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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 09:48

 

Les OGM, c'est quoi ?

Conférence de Christian Velot, Maître de conférence en génétique moléculaire (Univ Paris-Sud XI), chercheur a l'institut de génétique et de microbiologie (centre scientifique d'Orsay). Dans cette conference donnée a Toulouse en 2005, il donne une explication scientifique très pédagogique de ce que sont les OGM. Cette video est en ligne car son auteur encourage sa propagation, mais elle fait par ailleurs partie d'un DVD qui coûte 10 euros et dont les recettes servent a soutenir le mouvement des faucheurs volontaires. Vous pouvez le commander sur le site de la Confédération Paysanne en suivant ce lien :

 

http://www.confederationpaysanne.fr/index.php?rubrique_id=12


ogm-trois845.jpg

La Commission européenne propose d’assouplir les règles d’autorisation des plantes génétiquement modifiées en échange d’un droit pour chaque État d’en refuser la culture sur son sol.


Sous des couverts démocratiques, cette tactique vise en fait à augmenter la culture et la consommation des OGM en Europe.


D’après les sondages, la majorité des citoyens européens ne veulent pas d’OGM, ni dans leurs champs ni dans leurs assiettes. De plus en plus d’États de l’Union européenne (UE) se montrent réticents à autoriser les OGM. La Commission européenne s’acharne donc à essayer de les imposer, pour le plus grand intérêt des multinationales de l’agroalimentaire. Elle vient d’autoriser trois variétés de maïs transgéniques de Monsanto ainsi que la pomme de terre transgénique Anflora de BASF, malgré l’opposition de nombreux pays.


Et trois nouvelles demandes d’autorisation de maïs OGM sont en attente (Bt11 de Syngenta, Bt 1507 de Pioneer, reconduction du Monsanto 810).
Pour sortir de ce qu’elle considère comme une « impasse » dans le dossier des OGM, la Commission prévoit une plus grande flexibilité dans les procédures d’autorisation de culture et de commercialisation. Son projet cherche à aider ceux qu’elle considère comme les « victimes » du système actuel : les entreprises de biotechnologie et les agriculteurs favorables aux OGM… Il s’agit de permettre d’accélérer les autorisations par l’Europe, avec moins de contrôles, en échange de la création d’une clause de sauvegarde pour chaque État membre qui serait libre d’autoriser ou non la culture et le commerce des OGM sur son territoire.


Ce n’est qu’un nouveau marché de dupes pour imposer ce que la majorité de la population refuse.


La possibilité d’interdire sur un territoire la culture d’OGM existe déjà par le biais des clauses de sauvegarde, comme celles mises en place par la France pour le maïs Mon810. Ces clauses, basées sur des éléments scientifiques, ont été systématiquement contestées par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa), responsable des expertises au niveau européen.


Si les arguments utilisés pour interdire la culture ou l’importation d’OGM portent sur la coexistence avec les plantes non OGM ou les impacts socio-économiques, ils peuvent être considérés comme politiques et non scientifiques. De ce fait, ils peuvent faire l’objet d’une attaque de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Ce genre de procédures a déjà été engagé par l’OMC contre l’UE, à la demande des États-Unis et du Canada. Avec cette possibilité d’interdiction nationale, la Commission renvoie sur les États membres de telles procédures engagées à l’OMC.


Le projet de la Commission permettra aussi de favoriser les importations d’OGM en Europe. La Commission aurait ainsi toute liberté pour autoriser ces importations, pour synchroniser les autorisations européennes avec les autorisations états-uniennes. Elle éviterait ainsi le renvoi des importations d’OGM non autorisés en Europe, comme ce fut notamment le cas avec les riz transgéniques en 2006 et 2007.


Elle pourrait aussi en profiter pour écarter les États membres des procédures d’autorisation en modifiant le système de vote et, par exemple, en n’impliquant plus le conseil des ministres européens et ne consultant jamais le Parlement. Quant à la population, il ne lui resterait qu’à obéir : mange et tais-toi !
Commission Agriculture du NPA

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 09:41

Par David Servenay | Rue89 | 28/06/2010 | 19H03

« Le patron suprême, c'est le ministre », dénoncent-ils, en plus d'un manque de moyens dans la lutte contre la fraude.

François Baroin et Eric Woerth, l'actuel et l'ancien ministre du Budget (Gonzalos Fuentes/Reuters).

 

 

Pas d'information, pas de blocage, pas d'initiative : la défense d'Eric Woerth pourrait s'appeler « opération muraille de Chine ». Muraille entre l'ex-ministre du Budget et son administration, muraille encore entre Eric et Florence Woerth, chargée de gérer les placements de la contribuable Liliane Bettencourt. Faux, répondent les agents du fisc, les interventions politiques sont légion.


Aussi étrange que cela puisse paraître, il n'existe aucun texte encadrant les relations du ministre du Budget avec son administration. Pourtant, à ce poste très politique, Eric Woerth fut, comme ses prédécesseurs, à la tête d'une véritable tour de contrôle de l'Etat.

Le contrôle fiscal est une procédure administrative. Chaque année, il s'en déroule :

  • environ 5 000 en contrôle interne, par l'analyse des renseignements livrés par les contribuables dans les déclarations de revenus,
  • 50 000 en contrôle externe, réalisés en fonction d'éléments divers -dénonciations, transmissions judiciaires ou douanières, etc.

Dans les faits, voici comment un agent expérimenté décrit son travail :

« Il n'y a pas de texte officiel pour décrire la relation entre le ministre et son administration, il y a des règles non-écrites.

La hiérarchie est directe : tout dossier sensible soit être signalé au directeur local, qui transmet ensuite à la direction générale, pour savoir si l'agent part en vérification.

Après, en fonction de la complexité et de la sensibilité, le dossier atterrit au cabinet du ministre. »

Il faut savoir que les agents du fisc ont la capacité à la fois d'initier les poursuites et de les exécuter. Autrement dit, le feu vert (ou rouge) de la hiérarchie joue un rôle direct sur le déroulement de la procédure.

« S'il n'y a pas d'aval politique, le cas ne sera jamais vérifié »

Une direction est chargée des cas les « plus complexes et sensibles » : la Direction nationale de vérification des situations fiscales (DNVSF). Elle s'attaque aux particuliers ayant un gros patrimoine, de préférence lorsqu'ils sont domiciliés à l'étranger.

La DNVSF compte treize brigades, plus une brigade de programmation, avec cinq à sept vérificateurs par brigade. Elle a une compétence nationale pour suivre à la trace ces gros contribuables. Comme pour tous les contrôles fiscaux, confie notre vieux routier, les agents de cette direction sont étroitement surveillés :

« Pour les contrôles de la DNVSF, s'il n'y a pas d'aval politique, le cas ne sera jamais vérifié. Et il n'y a pas de trace, un peu comme un procureur de la République qui classe sans suite, en fonction de “ l'opportunité ” des poursuites.

Il n'y a pas de procédure, mais un coup de téléphone suffit. Parfois aussi, on envoie un mail et on n'a jamais de réponse. Il suffit de laisser traîner quelques mois et c'est prescrit. »

En matière fiscale, la prescription est de trois ans.

« Dans la pratique, le patron suprême, c'est le ministre »

Officiellement, les syndicats des impôts restent prudents sur le cas Woerth. A l'image d'Alexandre Derigny, secrétaire fédéral de la Fédération CGT des finances :

« Normalement, un ministre n'a pas à s'ingérer dans un contrôle fiscal en cours. Le contrôle est mené par l'administration, ce n'est pas un politique qui peut le stopper. Dans la pratique, le patron suprême, c'est le ministre. »

La DNVSF est-elle un cas particulier ?

« Leurs contrôles sont ciblés : gros patrimoine, situation complexe, pluri-activités, domiciliation fiscale à l'étranger…

Il y a des cellules de programmation qui utilisent des indices qui peuvent laisser entendre qu'il y a des problèmes. Cela va de la classique lettre de dénonciation, au gars qui roule en Porsche en déclarant un train de vie différent. »

Un millier de fonctionnaires seulement contre la fraude fiscale

Pour les syndicats, l'un des enjeux de l'affaire Woerth -l'homme était plutôt considéré jusqu'à maintenant comme un ministre actif- est de mettre en lumière la faiblesse criante des moyens dédiés à la fraude fiscale. Alexandre Derigny (CGT) :

« La législation en vigueur est très complexe et peu adaptée pour être efficace. Le véritable enjeu est de rendre efficace le contrôle fiscal international.

Nous avons des doutes quant à la volonté politique de chasser les fraudeurs importants. Il suffit de regarder le nombre d'agents à la DNVSF, une centaine sur 130 000 agents à la DGFIP [la Direction générale des finances publiques, ndlr]. »

En ajoutant la Direction des vérifications nationales et internationales (DVNI) et la Direction nationale d'enquêtes fiscales (DNEF), cela représente à peine un millier de fonctionnaires.

En 2008, confronté au scandale du Lichtenstein, Eric Woerth avait promis de créer un service judiciaire fiscal. Cette super task force antifraude, associant officiers de police judiciaire (OPJ), agents du fisc et douaniers, serait sous la tutelle du ministère de l'Intérieur. Plus sûr que le ministère de la Justice ou Bercy.

Photo : François Baroin et Eric Woerth, l'actuel et l'ancien ministre du Budget (Gonzalos Fuentes/Reuters).

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 09:36

Mondialisation


Par Maxime Combes (23 juin 2010)


Les « grands » de ce monde se réunissent à Toronto, au Canada pour un nouveau G20 dès le 26 juin. Vont-il enfin se décider à taxer la finance folle, à mettre en œuvre des mesures face à l’épuisement des ressources naturelles et au réchauffement climatique ? Rien n’est moins sûr au vu des positions ultra réactionnaires affichées par le pays hôte. En parallèle, les mouvements sociaux nord-américains tiennent un « Sommet des peuples » à Toronto puis se retrouvent pour un Forum social à Détroit.


© Basta !

 

 

Le Canada accueille le G8 [1] puis le G20 [2], ce qui est une première. Les dirigeants des huit nations les plus puissantes de la planète se retrouveront les 25 et 26 juin à Huntsville, petite ville au milieu des lacs et des forêts. Ils sont attendus le 26 en fin de soirée à Toronto pour entamer le sommet du G20.


Journalistes confinés et policiers par milliers


Pendant le G8, la grande majorité des journalistes restera confinée au centre de presse de Toronto, à 200 km d’Huntsville où résideront chefs d’État et ministres. Pour permettre aux envoyés spéciaux de faire comme s’ils y étaient et aux télés de retransmettre de belles images de la région des lacs, le gouvernement d’Ottawa a investi 1,8 million de dollars canadiens (1,5 million d’euros) dans la création d’un lac artificiel. Tout y est : quai, canoës décoratifs, bar, réplique de la Bourse de Toronto, et grand écran projetant les sauvages paysages de l’Ontario… Les 3.000 journalistes prévus sont supposés attendre les dépêches officielles cantonnés dans ce décor. Seule une poignée sera autorisée à se rendre à Huntsville pour filmer et photographier les officielles accolades. En pleine crise financière, dépenser 1,5 millions pour un lac qui durera 72h, et sera ensuite vidé et démonté, passe mal.

 

C’est sans compter le coût global de l’organisation des deux sommets : un milliard de dollars canadiens pour le « sécuriser ».

Des milliers de policiers et de militaires sont mobilisés pour l’occasion. Une immense zone rouge inaccessible paralysera le centre ville de Toronto. La gare centrale sera fermée pour l’occasion. Poubelles, boîtes aux lettres, abris bus ont été supprimés dans une immense zone à proximité de la zone rouge. De nombreux arbres en bordure des trottoirs ont même été déracinés de crainte que les branches puissent servir d’armes aux manifestants.

 

Aux habituels gaz lacrymogènes, gaz au poivre et canons à eau, il est prévu d’utiliser une nouvelle arme de maintien de l’ordre : le « Long range accoustic device » (LRAD), un canon à ultrasons expérimenté contre des manifestants lors du G20 de Pittsburgh en septembre 2009. Pourtant, jusqu’ici, ce ne sont que des militants, certes déterminés, mais pacifistes et créatifs qui affûtent leurs stratégies pour interpeller l’opinion publique mondiale. Une fois de plus, il semble que les droits démocratiques élémentaires ne sortiront pas grandis de la gestion ultra-sécuritaire déployée par le gouvernement canadien.


« plus à droite que Bush »


Car le Canada est dirigé par un gouvernement « plus à droite que Bush » préviennent les militants altermondialistes rencontrés. Le gouvernement du conservateur Stephen Harper est le pire cancre en matière de lutte contre le réchauffement climatique : il a rejeté tout engagement contraignant pour réduire ses émissions de gaz à effets de serre alors que celles-ci ont augmenté de près de 30 % depuis 1990. Le Premier ministre canadien combat également avec la plus grande fermeté toute proposition visant à réguler le système bancaire et financier. Ce G20 ne devrait donc pas entériner la moindre décision sur la question. Harper propose au contraire aux pays européens de prendre exemple sur le système bancaire canadien, épargné jusqu’ici, oubliant que celui-ci a été fortement soutenu par les pouvoir publics avant même que la crise des subprimes ne se déclenche. Il nie même la responsabilité des spéculateurs dans la crise qui se propage en Europe : « A la base, la crise ici ne trouve pas racine dans le secteur financier, mais plutôt dans les finances de certains gouvernements », explique-t-il.


Préférant en rester à un G8 « directoire de la planète » (sans intégrer les nouvelles puissances comme le Brésil, la Chine ou l’Inde), Harper souhaite que les pays du G20 aux forts déficits publics s’engagent sur des plans d’austérité budgétaire de 10 ans. Il préconise de reprendre dans la déclaration du G20 la nouvelle doctrine du FMI et ses nouveaux plans d’ajustement structurel déguisés : « Assainir les finances publiques d’une façon qui ne nuise pas à la croissance ». Par ailleurs, alors que le Canada est fortement concerné, le gouvernement d’Harper n’a toujours pas ratifié la déclaration de l’ONU sur les droits des peuples autochtones. A l’échelon fédéral, le gouvernement multiplie les « attaques contre les institutions démocratiques, les pratiques démocratiques et les droits et libertés » selon la coalition « Pas de démocratie sans voix ». Elle a été lancée le 14 juin par plus d’une centaine d’organisations alarmées « par la dangereuse détérioration des droits fondamentaux et de la démocratie au Canada ». Pour Michel Lambert, directeur de l’ONG québécoise Alternatives, le gouvernement veut normaliser la société civile pour qu’elle s’aligne sur les priorités gouvernementales ou qu’elle « disparaisse ».


Taxer la spéculation ? À l’Ouest, rien de nouveau


Au regard des velléités du pays hôte ou des bilans des engagements pris lors des G8 et G20 passés, les ONG et mouvements sociaux ne peuvent que s’inquiéter. Les pays riches sont capables de débloquer plusieurs milliers de milliards de dollars pour sauver les banques et le système financier. Mais ils n’ont toujours pas réussi à réunir les 18 milliards qu’ils manquent pour tenir leurs propres engagements pris lors du G8 de Gleneagles (Ecosse) en 2005 en matière d’aide au développement. Lors du G20 de Pittsburgh (septembre 2009), promesse avait été faite de mettre fin aux subventions dédiées à la production de combustibles fossiles. Au Canada, ces subventions s’élèvent à 2 milliards de dollars par an, notamment dans le cadre de l’extraction de pétrole des sables bitumineux.


Concrétiser ces engagements à Toronto aurait du sens. C’est peu probable alors qu’il n’est toujours pas certain que les défis climatiques et environnementaux soient à l’ordre du jour. Le G20 de Pittsburgh avait chargé le FMI d’établir des préconisations pour que le système bancaire et financier contribue au coûteux et considérable effort qui a permis de les sauver. Sous l’action d’Harper et de la faible détermination des puissants de ce monde, le début de consensus qui semblait se nouer sur une taxe bancaire, pourtant bien éloignée des préconisations du mouvement altermondialiste, s’est effondré.


Sommet des Peuples à Toronto et Forum social de Détroit


La déclaration finale des chefs d’état du G8 devrait se limiter à des considérations générales, le plus souvent contradictoires avec leurs politiques réelles. Harper veut ainsi faire du G8 un sommet de la « responsabilité » devant s’intéresser à la paix et la sécurité, mais également à la santé des femmes de la planète. En refusant par ailleurs de financer les programmes de soutien à l’accès à l’avortement des femmes dans les pays du Sud, le gouvernement canadien a déclenché de très nombreuses réactions et manifestations auxquelles les autres chefs d’État ne pourront rester indifférents. Pour Alexa Conradi, porte-parole de la Marche mondiale des femmes au Québec et présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), Harper « érode simultanément les droits des femmes dans les pays les plus pauvres et les droits des femmes ici même au Canada ».

 


 

Manifestation à Ottawa


Pendant que les employés de 32 grands hôtel de Toronto menacent d’entamer une grève pendant le G20 si leurs conditions de travail et rémunérations ne sont pas améliorées, un Sommet des peuples s’est tenu les 18, 19 et 20 juin à Toronto. Organisé par une coalition extrêmement large, allant des ONG environnementales et de développement aux groupes prônant les actions de désobéissance civile, en passant par les syndicats et les Églises, le Sommet des Peuples permet de rendre visible les exigences des mouvements sociaux. Parmi ces revendications, une taxe sur les transactions financières, l’annulation de la dette illégitime des pays pauvres, une gestion démocratique des ressources naturelles respectant les droits des peuples autochtones ou la remise en cause des politiques libre-échange (notamment face au nouvel accord UE-Canada actuellement en cours de négociation) figurent en bonne place. Lors de la séance d’ouverture, devant 500 personnes, Maud Barlow – auteur et militante canadienne, fondatrice du projet Planète bleue - rappelle combien les dirigeants du G20 servent les intérêts des classes qu’ils représentent et non ceux des population. Seule une mobilisation de masse, déterminée, peut, selon elle, inverser la donne. Rendez-vous est donc pris pour la manifestation du samedi 26 juin et de nombreuses actions de rue. De l’autre côté de la frontière, à Détroit, le 2ème Forum Social des Etats-Unis devrait confirmer le dynamisme de la société civile nord-américaine.


Maxime Combes

Dans le cadre du projet Écho des Alternatives.

Notes

[1] Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie, Canada, Etats-Unis, Japon et Russie.

[2] Le G20 comprend les pays du G8 plus l’Afrique du Sud, l’Arabie Saoudite, l’Australie, le Brésil, la Chine, la Corée du Sud, l’Inde, l’Indonésie, le Mexique, la Turquie et l’Union européenne.

En savoir plus

Les mobilisations autour du G20 de Toronto

Le Sommet des peuples

Le Forum Social des Etats-Unis

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 09:19

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scandale d'état

Les médias sarkozistes ne passent jamais l'enregistrement prêté à Bettencourt et ses proches

la révélation du site Mediapart

la voici

où on apprend que Sarkozy “c'est pas cher”, que Eric Woerth “c'est pas cher”, et on s'interroge sur l'attitude de  Sarkozy qui couvre son ministre. La video brute et celle commentée

Fillon menace les journalistes

“conséquences en termes judiciaires..”

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 09:15

 

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 09:06

Social lundi 28 juin 2010 Ouest France 

À l’appel de l’Intersyndicale CFDT-CGT-FO de Technicolor (ex-Thomson), des salariés de l’activité Grass Valley ont débrayé toute la journée.

 

Lors de leur assemblée générale, ils ont voté la reconduction du mouvement pour demain.


Les grévistes réclament le retrait du plan de compression d’effectifs qui est, à leurs yeux, « massif et excessif ». 26 suppressions de postes étaient envisagées au départ. 23 aujourd’hui sur un effectif de 73 personnes à Brest.


Ils soutiennent que « les négociations, qui se poursuivront mardi 29 et mercredi 30 juin, et qui portent sur les aspects économiques et le Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), en l’état, sont inacceptables ».


Selon l’intersyndicale, la direction « doit absolument revoir le nombre de suppression de postes qui est surdimensionné par rapport à la situation économique actuelle ».

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 13:36

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La  journée de grève et de manifestation du 24 juin contre le projet de loi sur les retraites  marque un tournant dans la mobilisation.  Le nombre de grévistes dans le secteur privé, comme dans le public, les deux millions de manifestants dans tout le pays, tout indique qu’un saut qualitatif important a été franchi dans la construction du rapport de forces. Malgré la date tardive, les cortèges ont été partout beaucoup plus importants que le 27 mai, de deux à trois fois plus nombreux. L'ensemble des manifestants avait un seul mot d'ordre : “ Retrait du projet de loi ”. Il est clair que le projet de loi présenté par le gouvernement a provoqué un choc, un sursaut. 
 


Le 24 juin  a redonné confiance et  indique que tout est encore possible.

Ce gouvernement est illégitime


Le gouvernement misait sur la coupe du Monde de Football et  l’approche de la période estivale  pour “ endormir ” la majorité de la population : il en est pour ses frais ! Face à cette mobilisation d'ampleur, le gouvernement reste droit dans ses bottes. Selon Fillon et Woerth, “ aucune mobilisation ne réglera le problème démographique que pose la question des retraites ” affirmant ainsi que la mobilisation “ ne change évidemment rien à la volonté du gouvernement ” d'augmenter l'âge légal du départ à la retraite.


Et pourtant, on le voit : ce gouvernement est de jour en jour plus illégitime. Après avoir été sanctionné dans les urnes, il est rattrapé par les affaires comme le montre l'affaire de fraude fiscale Bettencourt - Woerth, symbole des liens privilégiés entre ce gouvernement de droite et les classes dirigeantes capitalistes.

Construire une riposte d'ensemble vers la grève générale


Pour faire échouer ce gouvernement, il faut taper encore plus fort. Pendant l’été, les initiatives doivent se poursuivre dans tout le pays comme le proposent les collectifs unitaires Attac-Copernic avec les rassemblements des “ lundis au Soleil ”. Mais aussi autour du 13 juillet, lors de la présentation en conseil des ministres du projet de loi.


Les manifestants du 24 juin n’étaient pas dans la rue pour un baroud d’honneur, un petit tour et puis s’en vont. Cette journée n’est qu’un début.  Une idée gagne du terrain : il est possible de se battre et, pourquoi pas, de faire reculer ce gouvernement, imposer le retrait du projet de loi ! Mais, pour cela, il faut préparer un mouvement d’ensemble, une grève générale, un affrontement avec ce gouvernement. C’est le rapport de forces qui obligera le gouvernement à céder.

 

Dans ce sens, c’est lors du démarrage du débat parlementaire en septembre que nous devons construire une mobilisation encore plus forte pour faire échouer ce gouvernement qui, à l’inverse de Robin des Bois, vole les pauvres pour donner aux riches.

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 10:09
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Les conclusions de la commission d’enquête sur le Bloody Sunday ont enfin été révélées. Ainsi, les mensonges qui ont servi de ligne de défense à l’État britannique depuis 38 ans apparaissent enfin.

Il a fallu 921 témoins et 5 000 pages de rapport pour établir une vérité déjà connue : aucune des quatorze personnes assassinées le 30 janvier 1972 à Derry, en Irlande, par les parachutistes britanniques ne représentait un danger potentiel et rien ne justifiait leur exécution.

 

Cependant la responsabilité de l’État et de l’armée est écartée, alors qu’elle est pleinement engagée dans la préparation de l’opération, quel que soit le degré exact de préméditation, jusque dans le choix de couvrir et justifier les actes commis, pendant 38 ans. Mais il faut mesurer l’importance des déclarations de Lord Saville, en charge de la commission, pour les familles de ceux qui étaient jusque-là considérés comme responsables de leur propre mort et plus largement pour toute la population de Derry, qui les a accueillies avec un légitime sentiment de victoire.

Divisions et répressions
 


Au terme de la guerre d’indépendance en 1921, les Irlandais obtiennent la constitution d’un dominion (1) amputé des six comtés de l’Ulster (sur 9) , où une fraction importante de la population est dite « unioniste », au sens de fidèle à une unité maintenue avec le Royaume-Uni, et protestante. Cette indépendance très partielle divise la population au Sud, entraînant une guerre civile qui s’achève en 1923.

 

La nature de l’État qui se met en place au Sud – notamment la place centrale qu’y occupe l’Église catholique – et les privilèges dont bénéficient les protestants au Nord face à une population catholique discriminée sur les plans économique et démocratique, maintiennent une division volontaire entre protestants et catholiques peu favorable à une fraternisation, au Nord, de deux prolétariats dont les conditions sont pourtant proches.


À partir de 1968 émerge en Irlande du Nord un puissant mouvement des droits civiques qui exige l’égalité entre catholiques et protestants. Il s’oppose au gouvernement unioniste de l’Ulster. Le niveau d’affrontement s’accroît progressivement, la population catholique se trouvant menacée par les militants loyalistes(2) et le RUC(3).

 

À Derry, des barricades s’élèvent et la ville est déclarée zone libre par ses habitants. Le gouvernement unioniste d’Irlande du Nord, Stormont, sous forte pression de l’extrême droite loyaliste, est incapable de satisfaire la moindre revendication de la population catholique et la situation lui échappe. L’État britannique décide donc d’envoyer des troupes en août 1969, censément pour protéger les catholiques et contraindre Stormont à trouver les moyens d’un accord avec le mouvement des droits civiques. Très vite, l’armée britannique apparaît pour ce qu’elle est : l’organe chargé de maintenir l’ordre unioniste lorsque la répression locale ne suffit pas.

 

En août 1971, l’internement est réinstauré, permettant à l’État britannique d’emprisonner sans procès, l’idée étant de se débarrasser des fauteurs de trouble, notamment les membres de l’IRA, pour résoudre la situation. Cette pratique soude en fait la population catholique et contribue à permettre à l’IRA de s’implanter dans les zones urbaines, dont elle était à peu près absente jusque-là.


Cette fuite en avant produit Bloody Sunday. Stormont est en situation difficile, la rupture avec la population catholique est plus profonde que jamais, la communauté protestante ne voit pas sa loyauté récompensée, puisque le gouvernement ne résout ni les problèmes de sécurité ni les difficultés économiques. Dès lors, l’idée d’une offensive brutale et décisive contre la communauté catholique et en particulier la forteresse de Derry gagne du terrain.


Le 30 janvier 1972, l’association des droits civiques organise une manifestation pacifique contre l’internement, modifiant même le parcours pour éviter tout risque d’affrontement sérieux. Mais lorsqu’une partie des manifestants se retrouve face à une barricade de l’armée britannique, les parachutistes font irruption dans la rue et tirent à vue sans sommation, tuant quatorze personnes.

 

La fumée est à peine dissipée sur le Bogside (le quartier catholique de Derry) que l’armée est déjà en train d’élaborer la version officielle de l’État britannique, légitimée par un simulacre d’enquête conduite par Lord Widgery qui conclut que les parachutistes n’ont fait que riposter à des tirs de l’IRA et éliminer des porteurs d’explosifs. Or, aucune arme n’a été retrouvée sur les lieux pas plus que de traces d’explosifs sur les victimes, et aucun coup de feu décrit ne correspond aux coups de feu réellement tirés.


Le massacre entraîne d’importantes mobilisations partout dans le monde, aliène encore un peu plus la communauté catholique du Nord au Royaume-Uni, renforce l’IRA et amène Londres à reprendre le contrôle direct de l’Irlande du Nord.


Il a fallu 38 ans et une campagne intransigeante des familles des victimes et de leurs soutiens pour battre en brèche la version officielle. Reste maintenant, et c’est une autre affaire, à traduire les bourreaux en justice, en particulier ceux qui se situent au plus au niveau de l’État et de l’armée.


Ingrid Hayes


1. État autonome sur le plan de la politique intérieure mais demeurant au sein de l’Empire britannique. L’Irlande ne quitte le Commonwealth qu’en 1949. (note: et devient une république )
2. Favorables au maintien de l’Ulster au sein du Royaume-Uni (comme les unionistes, ceux-ci utilisent la terreur contre les civils catholiques qui ne sont pas tous "nationalistes-pacifiques" et encore moins "républicains-violents").
3. Royal Ulster Constabulary, police d’Irlande du Nord de 1922 à 2001.

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 09:43

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28 juin 2010  - Le Télégramme


Les travaux pour l'établissement de la ligne à très haute tension (THT) partant de l'EPR en construction à Flamanville (Manche) ont été déclarés d'utilité publique par un arrêté publié hier au Journal officiel.


 Il donne ainsi le feu vert à un projet contesté par de nombreux élus et riverains. La ligne aérienne de 400.000 volts Cotentin-Maine de 160km doit traverser 64 communes de quatre départements: Calvados, Manche, Mayenne et Ille-et-Vilaine. Fin 2009, la commission d'enquête publique avait rendu un avis favorable, mais subordonné aux résultats d'une enquête de santé publique.

«Le volet santé délaissé»


«On va continuer à se battre et attaquer la déclaration d'utilité publique qui est illégale car aucune étude épidémiologique n'a été réalisée. Le volet santé a été totalement laissé de côté», a indiqué Christophe Gosselin, vice-président de l'association Manche sous tension. Les élus et membres d'associations environnementales ont réclamé dès le début du projet une étude épidémiologique sur les effets sur la santé de ceux qui vivent à proximité, humains et animaux.

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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 11:08

 


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8 h 45


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Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

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  Concert à Lannion

 

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Dimanche 28 avril

Brennilis

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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