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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 10:07

 

24 juin 2010 - Le Télégramme

Le facteur cycliste a-t-il été verbalisé parce qu'il est noir, comme le suppose Sud-PTT? Ou bien a-t-il envoyé promener les policiers, comme le soutient le commissariat? À Rennes, c'est la guerre des casquettes...


A en croire le communiqué syndical de Sud-PTT, le facteur Rennais en uniforme a été arrêté par une patrouille de police au motif qu'il n'était pas maître de son véhicule. Comme il n'avait pas ses papiers, ils lui ont enjoint de se rendre au commissariat tout proche où il a soufflé dans l'éthylotest qui s'est révélé négatif. «Le facteur s'en tire avec une amende de 22€, car il aurait tenu son guidon d'une seule main au lieu de deux!», écrit le syndicat en ajoutant «un détail de taille: le collègue facteur est noir», Français d'origine africaine «comme on dit».

 

De quoi, pour le syndicat, «protester énergiquement contre cette entrave à l'exercice de la profession d'un service public, exiger que la direction de La Poste demande des explications au procureur de la République», et enfin, demander que «des excuses soient faites par les policiers au facteur pour les propos inadmissibles qui ont été tenus à son encontre». Selon le postier, dont les propos ont été recueillis par l'AFP, «au commissariat, ils m'ont dit: "T'es pas chez toi ici". C'est clairement raciste».

Sans les mains


Côté police, on avance une tout autre version des faits. Selon le commissaire Gicquel, le facteur roulait sans tenir son guidon, au milieu d'une voie de circulation, à un endroit où la chaussée était rétrécie en raison de travaux sur la piste cyclable. «Une voiture de police et un motard le suivaient, et lorsqu'ils ont pu le dépasser, les fonctionnaires se sont portés à sa hauteur pour lui dire de tenir son guidon», explique-t-il. «C'était un simple conseil de sécurité et de bon sens, mais le facteur a continué à rouler sans les mains, et a tenu des propos déplacés à l'encontre des policiers». Ces derniers qui, selon leur patron, «n'avaient pas du tout l'intention de verbaliser», ont alors décidé d'appliquer l'article R 417-10 du code de la route qui oblige tout cycliste à être en mesure «d'effectuer commodément et sans délai les manoeuvres qui lui incombent».

Le procureur et La Poste entrent dans la danse

Le fait de ne pas tenir son guidon est-il constitutif de l'infraction? «Si le contrevenant conteste l'amende de 22 €, il y a des procédures pour le faire», conclut le commissaire Gicquel. Une procédure que le facteur a engagée dès hier, en saisissant le procureur de la République. Du côté de la direction de La Poste, on observe un silence de précaution sur le fond du problème. Mais, si l'entreprise se garde bien de juger des torts et des raisons des uns et des autres, elle a spontanément décidé de soutenir son agent en le conseillant dans sa démarche auprès du procureur.

  • Alain Le Bloas
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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 10:00

touchepasamaposte

25 juin 2010 - Le télégramme


Bien sûr, il y a le problème des retraites, mais au bureau de poste de Châtelaudren, le motif premier de mécontentement n'est pas celui-là. La nouvelle restructuration mise en place depuis début juin est devenue une «pétaudière ingérable, laissant sur le carreau plusieurs préposés qui ont craqué nerveusement», déclaraient, hier, les manifestants.

 

Les facteurs ne refusent pas de travailler mais ne comprennent plus les directives. En 2010, un poste et demi a été supprimé, les quinze tournées sont désormais assurées par douze contractuels et huit fonctionnaires. Avec une population qui ne cesse de croître, la nouvelle organisation oblige les facteurs à se partager deux tournées les lundi et mardi, l'été, plus des semaines définies à l'avance par la direction.

 

Cette situation a conduit, hier, les facteurs locaux à engager une grève de 24 heures, suivie à quasiment 100%. Les préposés devraient renconter la direction mercredi prochain.

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 09:49


25 juin 2010 - Le Télégramme

Alors que la France était sous la menace d'une amende de plus de 28 millions d'euros par la Cour de justice européenne en raison de dépassements du taux de nitrates dans 37 captages d'eau potable, la Commission européenne a décidé, hier, de classer le dossier.


La Commission européenne a clôturé, hier, une procédure d'infraction contre la France au sujet de la pollution des sources d'eau potable par les nitrates en Bretagne, en saluant les efforts faits pour remédier à la situation. L'exécutif européen, garant du respect des traités de l'Union européenne (UE), «a accueilli favorablement les mesures prises par la France pour se conformer à ses obligations en vertu des règles de l'UE», souligne-t-il dans un communiqué.

 

«La France a mis en oeuvre son plan d'action et s'est ainsi en grande partie conformée à la réglementation», a ajouté la commission. Il s'agit d'un vieux contentieux entre Paris et Bruxelles. La France a été régulièrement épinglée ces dernières années pour ne pas respecter les lois européennes concernant la qualité des eaux destinées à la production d'eau alimentaire.

La France condamnée en 2001


Elle avait été, notamment, condamnée par la Cour de justice européenne, en 2001, pour violation des règles européennes dans ce domaine. Paris a donc été un temps sous la menace d'une amende de plus de 28millions d'euros, assortie d'astreintes journalières de 118.000 €, pour la pollution par les nitrates en Bretagne. Cette amende a toutefois été suspendue en 2007 après que la France eut adopté un plan d'action pour garantir le respect des limites de concentration en nitrates.

 

La commission a indiqué qu'elle continuerait malgré tout de veiller au respect de la réglementation, notamment en Bretagne. La norme européenne de qualité de l'eau est fixée à 50mg/l de nitrates. Fin 2009, grâce aux efforts français, seules trois sources d'eau potable présentaient encore des concentrations de nitrates légèrement supérieures à 50mg/l, a relevé la commission. Et, d'après les données relatives aux concentrations de nitrates couvrant la période janvier-avril2010, ces trois points de captage sont désormais pleinement conformes.

«Le problème n'est pas résolu»


«Il s'agit d'une bonne nouvelle pour les contribuables qui n'auront pas à payer l'amende, mais il ne faudrait surtout pas qu'elle dispense la Bretagne de poursuivre ses efforts» d'amélioration de la qualité des eaux, a déclaré le délégué général d'Eau et Rivières de Bretagne, Gilles Huet. Mais cette association de référence relève que dans 18 de ces 37 captages, la question de la pollution a été résolue par une fermeture pure et simple des sites. «On a ainsi fait sortir des captages du contentieux sans résoudre le problème fondamental de la qualité de l'eau», a regretté Gilles Huet. Pour les autres captages, «on constate globalement une légère diminution des taux de nitrates, mais toujours à un niveau élevé», a-t-il souligné. Par ailleurs, relève Eau et Rivières de Bretagne, le seuil des 50mg/l «reste très supérieur à celui exigé par la lutte contre les algues vertes, soit 5 à 10mg/l».


Finistère : encore des progrès à faire


La mission interservices de l'eau (Mise) a rendu public son cahier annuel. Il offre une radiographie de la qualité des eaux douces et littorales. Les concentrations moyennes en nitrates poursuivent leur diminution. La directive-cadre européenne sur l'eau force la France à atteindre un bon état des eaux en2015.

 

«Cet objectif est réalisable si une évolution constante des comportements se poursuit», estime le préfet Pascal Mailhos. Le Finistère doit notamment, selon lui, «contribuer à promouvoir une fertilisation raisonnée à l'échelle de chacun des bassins-versants concernés par le plan de lutte contre la prolifération des algues vertes». Ce plan prévoit cette année une enveloppe de 700.000 € de soutien pour les communes du Finistère et des Côtes-d'Armor. L'an passé, 28 communes finistériennes avaient procédé au ramassage de 41.000m³ d'algues vertes. Actuellement, 28.000t d'ulves peuvent être traitées, et 11.000 autres épandues dans le département. Alors que les volumes pourraient enfler avec l'obligation légale de ramassage, Pascal Mailhos espère, pour 2011, révéler où seront implantés des centres de traitement des algues ramassées. Ils seront financés à 80% par l'État.

Sur le front des nitrates,
grands responsables de la prolifération des algues vertes, la baisse de la concentration maximale et moyenne dans les eaux de surface se poursuit. Des dépassements de la concentration maximale admissible (50mg/l) sont toujours observés sur l'Horn, l'Aber Wrac'h et le Kermorvan. Quant aux eaux souterraines, la diminution continue aussi(32,7mg/l en 2006; 31,9mg/l en 2007; 31,7mg/l en 2008 et 30,9mg/l en 2009). «Restent deux zones délicates, le Léon et le Cap-Sizun, où les résultats sont moins bons, même si l'amélioration est notable», commente Pascal Mailhos.

Au tour des pesticides:
dans les eaux brutes (de surface), un seul dépassement a été constaté, sur l'Aber Wrac'h. Sur 91 captages d'eau souterraine contrôlés, la molécule la plus fréquemment rencontrée reste néanmoins la déséthylatrazine, composant de l'atrazine, interdite depuis septembre2003. Dans les eaux traitées, des «légers» dépassements de pesticide (au seuil de 0,1 microgramme/l) ont été enregistrés dans sept communes (une partie de Quimper, de Leuhan, Trégourez, Plouvien, Kernoues, Le Folgoët, Lesneven).

La qualité biologique de l'eau distribuée

est conforme dans 99,3% des 2.700 prélèvements. Pour la teneur en nitrates, dont la limite est de 50mg/l, des dépassements ponctuels ont été mesurés dans sept communes (Beuzec-Cap-Sizun, Elliant, Saint-Thurien, Kernilis, Loc-Brévalaire, Lanarvily).

Périmètres de protection des captages.

Pour le 31décembre, tous les captages souterrains devront être protégés. Actuellement, 145 des 189 périmètres de protection sont instaurés. «On va s'efforcer de tenir les délais», continue le préfet. À noter que la teneur en nitrates diminue quasiment deux fois plus vite dans ces captages protégés.

La Mission interservices de l'eau est composée des services de l'État oeuvrant dans le domaine de l'eau (Ddass, DDEA, DDSV...).

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 09:45

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25 juin 2010 à 08h19 - Le Télégramme


Une cinquantaine d'asssociations, regroupées au sein de Côtes-d'Armor Nature Environnement-Fapen, à l'origine d'une campagne de pétitions contre l'amendement Le Fur, organisent, demain, à 11 h, un «rendez-vous cochons» devant la permanence du député costarmoricain, rue des Augustins, à Lamballe.


Par ailleurs, ces associations viennent d'adresser la lettre suivante à Marc le Fur : «Au moment où les algues vertes arrivent sur nos plages, où les algues bleues prolifèrent dans nos rivières, où le plan gouvernemental algues vertes se met en place en Bretagne pour 120.000.000 €, où le Grenelle de l'Environnement s'applique, où l'Europe développe des actions pour la protection de l'environnement, vous prenez des dispositions contraires aux décisions du gouvernement et à vos propres engagements.

 

Par cet amendement que vous avez initié, vous porterez la responsabilité de voir la France une fois de plus condamnée par la Commission européenne. Soyez assuré, Monsieur le député, de notre résolution la plus ferme».

Un tour de Bretagne en train


Deux militants quimpérois de PARTage, pour PARTenariat autonome de la gauche et des écologistes, ont réalisé, aujourd'hui, un tour de Bretagne en train. Alain Uguen et Dominique Touret ambitionnent de poser les bases d'un réseau social citoyen autour d'Europe Écologie. Actualité oblige, ils tentent de mobiliser, eux aussi, contre l'amendement Le Fur sur la simplification des autorisations d'ouverture des élevages porcins.

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 09:42

Dans le Finistère


>> A Brest : entre 15.000 et 20.000 manifestants
>> A Quimper : 11.000 personnes dans la rue
>> A Morlaix : environ 6.000 participants à la manifestation
>> A Quimperlé : quelque 3.000 personnes défilent contre la réforme

Dans les Côtes-d'Armor


>> A Saint-Brieuc : plus de 10.000 manifestants dans les rues
>> A Guingamp : au moins 3.000 personnes mobilisées
>> A Lannion : environ 5.000 participants
>> A Dinan : plus de 2.000 manifestants

Dans le Morbihan


>> A
Lorient : environ 15.000 personnes dans les rues
>> A Vannes : 7.000 manifestants dénombrés
>> A Pontivy : 2.300 participants à la manifestation


A Rennes
: au moins 15.000 manifestants.

A Nantes :
au moins 15.000 personnes dans les rues.

A Saint-Nazaire
: au moins 10.000 manifestants dans les rues.

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 09:38
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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 11:54


mardi 22 juin 2010 (17h36)

On vous dirige, on se fout de vous, on vous contrôle, on bouffe pour vous, on bosse pour vous, on vous nourrit. La pyramide du système capitaliste

de Tom

Que ce soit Jack London ou George Orwell, le fait que les riches élites du capitalisme réussissent toujours à gagner dans leur éternelle confrontation avec la classe ouvrière est un thème qui revient constamment dans plusieurs romans.

Et aujourd’hui, les gens se rendent de plus en plus compte que ce n’est pas de la fiction mais bien la réalité.

Le contrôle absolu des grands médias de masse y est évidemment pour beaucoup.

Ainsi, il n’y a aucun doute que ce sont les médias qui font les présidents. Et les richissimes capitalistes contrôlent les grands médias.

Les défaites s’accumulent pour la classe ouvrière qui se laisse embarquer dans des guerres lointaines alors que la vraie guerre est dirigée contre elle.

Si les élites capitalistes sont si riches, c’est que ce sont des génies de la stratégie et qu’en plus ils n’ont pas de scrupules.

Dans ces conditions, ils peuvent dicter le jeu sans difficulté.

 

Réponse:

 

Si les élites capitalistes reussissent toujours , c’est parce qu’ils restent toujours fidéles à leurs "ideaux " ils ne lachent rien sur leurs fondamentaux ,ils sont unis entre eux ... Contrairement aux "élites "de gauche qui cédent petit a petit sur l’essentiel pour conserver les avantages que leur offre le systeme...

Il n’y a pas de mystère sur la dominance du "Mal" sur le "Bien". C’est l’argent ! et le manque de conscience politique du plus grand nombre qui font confiance à leurs élus et qui délèguent leur pouvoir en pensant que voter est suffisant ...


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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 11:41

Esther VIVAS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le changement est aujourd’hui une réalité indéniable. L’écho politique, social et médiatique du sommet de Copenhague, en décembre 2009, en a été la preuve. Un sommet qui a montré l’incapacité du système capitaliste lui-même de présenter une réponse crédible à la crise qu’il a provoquée.

 

Si le « capitalisme vert » s’est lancé dans la course du changement climatique, il apporte des solutions technologiques (énergie nucléaire, captage du carbone dans l’atmosphère pour son stockage, agro -combustibles, etc.) qui génèrent des impacts sociaux et environnementaux encore plus graves.

 

Il s’agit là de fausses solutions au changement climatique qui visent à masquer les causes structurelles qui nous ont conduit à la crise actuelle et qui veulent tirer profit de cette dernière. Elles mettent en lumière la contradiction entre les calculs à court terme du capital et les rythmes longs de l’équilibre écologique.


Dans ce contexte un mouvement capable de défier le discours dominant du capitalisme vert, d’indiquer l’impact et la responsabilité de l’actuel mode capitaliste de production, de distribution et de consommation ainsi que de lier la menace climatique globale avec les problèmes sociaux, est à l’ordre du jour. Copenhague a été, jusqu’à présent, la plus grande expression du mouvement pour la justice climatique. Il a coïncidé avec le dixième anniversaire des mobilisations contre l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) à Seattle.

 

Une mobilisation qui, sous la devise « Changeons le système, pas le climat ! », exprime la relation diffuse entre les justices sociale et climatique, entre la crise sociale et la crise écologique. Mais le succès des protestations à Copenhague contraste avec la faiblesse des manifestations à l’échelle mondiale, avec quelques exceptions seulement, comme à Londres.

La crise actuelle met en avant l’urgente nécessité de changer le monde et de le faire sur une base anticapitaliste et écosocialiste radicale.

 

L’anticapitalisme et la justice climatique sont deux luttes qui doivent être étroitement unies. Toute perspective de rupture avec l’actuel modèle économique qui ne tiendrait pas compte de la centralité de la crise écologique serait condamnée à l’échec. Toute perspective écologiste sans une orientation anticapitaliste, de rupture avec le système actuel, restera à la surface du problème et finalement ne serait qu’un instrument au service des politiques de marketing vert.


Freiner le changement climatique implique de modifier l’actuel mode de production, de distribution et de consommation. Les retouches superficielles et cosmétiques ne servent à rien. Les solutions à la crise écologique impliquent de s’en prendre aux fondements du système capitaliste. Si nous voulons que le climat ne change pas, il faut changer le système. Cela implique une perspective écosocialiste, ou écocommuniste comme l’indiquait Daniel Bensaïd dans un des ses derniers articles.

 

De même, nous devons combattre les thèses du néo-malthusianisme vert, qui culpabilisent les pays du Sud pour leur taux élevé de natalité et qui cherchent à contrôler le corps des femmes en minant notre droit de décider de notre corps. Combattre le changement climatique implique d’affronter la pauvreté : plus les inégalités sociales sont grandes et plus grande est la vulnérabilité climatique. Il faut reconvertir les secteurs productifs dont les impacts environnementaux sont graves (industries militaire, automobile, extractive, etc.), créer des emplois dans les secteurs sociaux et écologiquement justes tels l’agriculture écologique et les services publics (sanitaires, éducatifs, de transport), entre autres.


Arrêter le changement climatique implique de parier sur le droit des peuples à la souveraineté alimentaire. L’actuel modèle agro-industriel (délocalisé, intensif, kilométrique, dépendant du pétrole) est un des principaux générateurs des gaz à effet de serre. Parier sur une agriculture écologique, locale, paysanne et sur des circuits courts de commercialisation permettrait — comme le dit Via Campesina — de refroidir la planète. De même il faut intégrer les demandes des peuples premiers, le contrôle de leurs terres et des biens naturels, leur philosophie de respect de la « Pacha Mama », la « Mère Terre » et la défense de « vivre bien ». Valoriser ces contributions qui mettent en avant un nouveau type de rapports entre l’humanité et la nature est essentiel pour faire face au changement climatique et à la marchandisation de la vie et de la planète.


Dans une perspective Nord-Sud, la justice climatique implique l’annulation sans conditions de la dette extérieure des pays du Sud, une dette illégale et illégitime, et l’exigence de la reconnaissance d’une dette sociale, historique et écologique du Nord envers le Sud, qui résulte des siècles de spoliation et d’exploitation. Dans les cas de catastrophe, il faut promouvoir les mécanismes d’entraide populaire. Nous avons vu comment le changement climatique accroît la vulnérabilité des secteurs populaires, en particulier dans les pays du Sud. Les tremblements de terre à Haïti et au Chili sont deux des démonstrations les plus récentes.

 

Face à ces menaces les réseaux de solidarité internationale des mouvements sociaux, permettant une canalisation de l’aide immédiate et effective pour les populations locales, sont indispensables. L’initiative ne peut rester entre les mains d’un « humanitarisme » international vide de contenu politique.

La lutte contre le changement climatique implique de combattre le modèle actuel de production, délocalisé, « just on time », massif, dépendant des ressources fossiles, etc. Par suivisme, les bureaucraties syndicales légitiment les politiques du « capitalisme vert », laissant entendre que les « technologies vertes » créent des emplois et génèrent une plus grande prospérité. Il faut démonter ce mythe. La gauche syndicale doit mettre en question l’actuel modèle de croissance illimitée en pariant sur un autre modèle de « développement » en accord avec les ressources de la planète. Les revendications écologiques et contre le changement climatique doivent devenir un axe central du syndicalisme combatif. Les syndicalistes ne peuvent voir les écologistes comme leurs ennemis et réciproquement. Toutes et tous nous souffrirons des conséquences du changement climatique et nous devons agir collectivement.


Il est faux de croire que nous pourrions combattre le changement climatique en changeant seulement les attitudes individuelles, d’autant plus lorsque la moitié de la population mondiale vit la « sous-consommation chronique ». Il est également erroné de croire que nous pourrions lutter contre le changement climatique avec les seules réponses technologiques et scientifiques. Les changements structurels des modèles de production des biens, de l’énergie, etc. sont indispensables. Dans ce cadre les initiatives locales qui mettent en avant des pratiques alternatives au modèle dominant de la consommation, de la production, de l’énergie… ont un caractère démonstratif qu’il faut soutenir.


Naturellement, débattre de comment affronter le changement climatique implique de discuter de la stratégie, de l’auto-organisation, de la planification et des tâches qui sont devant nous si nous nous considérons comme anticapitalistes.


Esther Vivas


porte-parole de Izquierda Anticapitalista dans l’État espagnol.

 

Nous présentons ici son rapport introductif au débat sur la résolution « Le basculement climatique capitaliste et nos tâches ».

info : http://esthervivas.wordpress.com/fr...

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 11:29

manifestation-retraites 379
mercredi 23 juin 2010

Réformes des retraites : syndicats et partis appellent à se rassembler, jeudi, à 10 h 30, place de la Résistance.


CGT, CFDT, FSU, Solidaires et Unsa sont les organisations syndicales à l'origine de cet appel unitaire (exception faite de Force ouvrière). Des sections d'entreprises (Cegelec et Saupiquet pour la CGT) appellent à la grève. Le syndicat CGT Énergie Cornouaille organise un rassemblement à 9 h 30 au Cap Horn avant de rejoindre la manifestation interprofessionnelle.

La Fédération Pour une Alternative Sociale et Écologique (Fase) assure que « contrairement à ce qu'on nous rabâche, il n'y a pas de problème de financement des retraites. [...] Face à la voracité du capital, la Fase prône un autre type de développement qui garantit le droit à l'emploi et au temps libre, contre les inégalités qui conduisent aux retraites de misère pour les femmes, les ouvriers et les employés. Il faut baisser les durées du travail [...] »


Le Comité local du NPA dénonce : « Éric Woerth a annoncé la mise à mort de la retraite à 60 ans [...]. L'augmentation des cotisations des fonctionnaires équivaut à une baisse de salaire. L'âge limite est repoussé à 67 ans. Pour des millions d'hommes et de femmes qui ont connu chômage, précarité et interruption de leur travail cela signifie l'obligation de travailler jusqu'à 67 ans. Cette mesure va encore renforcer les inégalités qui frappent les femmes dont les pensions sont déjà largement inférieures à celles des hommes. Quant aux jeunes ce sont des retraites de misère que leur prépare la réforme. Cette journée (est une) première riposte d'urgence, point de départ d'un plan de mobilisation générale vers une grève générale à la rentrée. »


Pour la section du Parti socialiste « le report de l'âge de départ à 62 ans est une mesure idéologique qui ne règle pas les problèmes du financement des retraites, de même le gouvernement ne propose que des « mesurettes » de cotisations imposées aux hauts revenus et au capital alors que le gros des efforts est concentré sur les catégories populaires, les femmes et les personnes au parcours long et difficile. Aussi injuste qu'inefficace économiquement, la réforme proposée n'est qu'un signe et cadeau de plus fait aux marchés, aux plus privilégiés et à ses amis... Les propositions du PS montrent qu'une autre réforme est possible. »


Les Alternatifs estiment que « le retrait du projet de loi sur les retraites, c'est possible. Le recul de l'âge du départ à la retraite et du droit à la retraite à taux plein va toucher de plein fouet les classes populaires et toutes les personnes ayant été touchées par la précarité, notamment les femmes. [...] La mobilisation sociale est désormais décisive. Elle doit se poursuive dans les mois qui viennent, et s'amplifier encore et se généraliser en septembre. »


La section du PCF et les élus communistes du pays de Quimper prédisent que « le coup de poignard porté par le gouvernement à notre système de retraite va se traduire à la fois par un relèvement de l'âge du droit à la retraite, par la baisse des pensions, par un creusement des inégalités. »

 

Retraites : « une fausse solution »
mardi 22 juin 2010

L'union syndicale des retraités appelle à la mobilisation jeudi, pour protester contre le projet de réforme.

« C'est une fausse solution de maintenir les anciens au travail, proteste Marie-André Bernard, retraitée CGT, il faut créer de l'emploi, c'est la seule solution ! ».

L'avant-projet de loi présenté par Eric Woerth soulève l'indignation des syndicats. Le texte qui se voulait « responsable et juste », est qualifié au contraire « irresponsable et d'injuste » par les retraités syndiqués, ils parlent de « recul de société ». « Les retraites d'aujourd'hui et de demain sont liées par un système solidaire de répartition. Revenir sur ces acquis, c'est générer encore plus d'inégalités. La réforme ne fera que diviser les rangs de la société », explique la militante CGT.


Leur idée ? Conserver l'âge légal de la retraite à 60 ans et « aller chercher l'argent où il est, propose Marie-André Bernard, il faut taxer le capital, les stock-options. »


La CFDT, la CGT, FSU et FGR, s'unissent pour la manifestation de jeudi. « La protection sociale, le fond de solidarité, tout est remis en cause par le gouvernement, clame la retraitée CGT, Mais il n'est pas trop tard, il ne faut pas baisser les bras ».


Ils espèrent tous une grosse mobilisation à 10h30 jeudi 24 juin, place de la Résistance.

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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 11:39
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Censé stimuler des vocations, le stage de troisième reproduit les disparités sociales. Rue89 a comparé trois collèges.


Où les collégiens font-ils leurs stages ? Les entreprises sur lesquelles ces stages ouvrent les yeux ne sont pas les mêmes, qu'on vive dans le Ve arrondissement de Paris ou à Aubervilliers.

« Moi, en troisième, je rêvais d'un stage dans une pharmacie. Mais avec mon père, on n'en a trouvé aucune qui accepte, alors j'ai été en boulangerie. La plupart de mes copains aussi : c'était le plus facile. »

C'est Amadou qui parle. Il vient de Vitry, une banlieue délicate au sud de Paris. Kahina, qui fréquente aujourd'hui le même lycée que lui, à Ivry (Val-de-Marne), se flatte de s'être « débrouillée 100% seule »… pour atterrir dans le magasin de prêt-à-porter de la mère d'une copine :

« Bien sûr que si j'avais vraiment pu faire ce que je voulais, j'aurais fait autre chose. Ce dont j'aurais rêvé, c'est un stage dans un centre médico-social ou une mairie. Mais c'est comme ça. »

Chaque année, les élèves de troisième effectuent un stage d'observation en entreprise. Durée : deux à cinq jours. Les profs commencent à leur en parler à la rentrée, ils cherchent de leur côté. Plus ou moins épaulés par un parent, une voisine, un « ami de papa ».

Quand on la contacte pour obtenir la liste des stages de l'une de ses classes, une enseignante d'un établissement chic et tranquille du Ve arrondissement à Paris siffle un peu :

« Vous savez, ils ont mille fois plus de réseau que moi ! »

Cabinet d'avocats ou galerie marchande

Alors que ses ouailles dénichent, tout en souplesse et à 14 ans, des stages en cabinet d'avocats, dans des boîtes de production ou à l'Institut Pasteur, ses pairs en poste dans des milieux plus difficiles -ou moins citadins- se félicitent d'avoir fini par placer un tiers de la classe à la galerie marchande du coin.


Dans le centre-Bretagne, c'est plutôt chez le garagiste, à la PME de réparation de matériel agricole qu'ils passent la semaine. Parfois, à l'office notarial ou dans un laboratoire d'analyses médicales.

Vous vous méfiez des caricatures à gros traits ? Sur le papier, ce dispositif était, bien sûr, censé stimuler des vocations.


Grandeur nature, il transpire pourtant un déterminisme qui ne démode pas Pierre Bourdieu et ses travaux sur la reproduction des élites. Quarante-six ans après la publication des « Héritiers » et même si les mots ont changé, « égalité des chances » oblige.

Une prof bretonne y ajoute le manque d'entrain des élèves qui ne saisissent pas toujours l'occasion pour changer de milieu.

Les profs rongent leur frein

A Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), les collègues de la prof agressée à cinq mois de grossesse (et dont Rue89 avait publié le témoignage en avril) sont ravis de voir la question émerger. Comme si les enseignants rongeaient leur frein de longue date sur ce dispositif qui reproduit des disparités sociales.

La preuve avec la photo de trois classes de troisième d'horizons très différents :

  • Un collège du Ve arrondissement, à Paris
  • Un collège des Côtes d'Armor
  • Un collège d'Aubervilliers en Seine-Saint-Denis

Stages dans une classe d'un collège du Ve arrondissement de Paris



Stages dans une classe d'un collège des Côtes d'Armor



Stages dans une classe d'un collège d'Aubervilliers (Seine-Saint-Denis)


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Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

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Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


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Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

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  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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st nnonon

 

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