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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 09:59
Par Sandra Demarcq et Robert Pelletier le Mercredi, 16 Juin 2010 PDF Imprimer Envoyer

 

 

Après la journée du 27 mai qui a été réussie, la bataille pour les retraites en France est à la croisée des chemins. Les collectifs unitaires qui se constituent dans beaucoup de villes sont la voie pour construire le puissant mouvement d’ensemble qui permettra de gagner.


Les détails de la réforme des retraites ne seront annoncés que le 20 juin. Mais le gouvernement, à la veille de la journée de grève et de mobilisations du 27 mai, avait déjà proclamé la fin de l’âge légal de départ à 60 ans et son report à 62, 63 ans voire plus. Il confirme que la prétendue concertation n’est que du flan pour endormir l’ensemble du mouvement ouvrier et qu’il a fermement décidé de faire payer la facture de la crise à la majorité de la population. La réforme des retraites fait partie d’un vaste plan d’austérité qui consiste à nous faire travailler plus longtemps.


Nous en savons suffisamment pour comprendre que l’épreuve de force est engagée. Ou plutôt qu’elle est engagée du côté du Medef, du gouvernement et de l’UMP. Malheureusement, en face, les salariés, les chômeurs, les retraités et les jeunes sont loin d’être en ordre de bataille.


La journée de grève et de manifestation du 27 mai a été réussie. La grève a été bien suivie et les manifestations plus nombreuses que le 1er Mai. Mais des doutes sont apparus sur la possibilité de faire reculer le gouvernement et des questions sont posées sur les suites. Plus que des questions se posent sur la volonté des directions des grandes organisations syndicales d’organiser véritablement la résistance à la hauteur de la guerre sociale engagée non seulement en France mais à l’échelle de l’Europe contre les retraites, les salaires et les droits sociaux.


Dans toutes les villes, départements, régions, se construisent des collectifs unitaires sur la base de l’appel, initié par la fondation Copernic et Attac, des chercheurs et des responsables politiques et syndicaux. Des centaines de militantes et militants d’origines diverses, syndicales, associatives ou politiques, se mettent à agir ensemble, à distribuer des tracts, coller des affiches, discuter, convaincre, organiser des débats, des meetings, à militer contre la destruction du droit à la retraite. Ce réseau s’étend et prend de l’ampleur.


Patronat et gouvernement veulent nous imposer une société qu’on peut résumer en trois slogans : «travailler plus pour gagner moins», «malheur aux pauvres, aux plus âgés, aux plus usés», «jeunes, abandonnez tout espoir». La construction d’une mobilisation générale qui prenne à contre-pied leur modèle de société est à l’ordre du jour. Il est clair qu’une seule journée de mobilisation ne suffira pas. Il faut trouver le chemin des convergences et des luttes. Comme nous l’avions fait contre le Contrat première embauche (CPE). Le travail de mobilisation à la base peut changer le rapport de forces, réchauffer le climat dans les entreprises, dans les quartiers, dans la jeunesse et convaincre qu’on peut se battre et gagner. Il faut aussi que cette résistance se voie, s’entende et se mesure dans la rue et sur les lieux de travail.


Au lieu de sauter de journée en journée – une nouvelle journée de mobilisation est annoncée par les organisations syndicales le 24 juin – un puissant mouvement de grèves et de manifestations doit être construit pour faire reculer ce gouvernement. Une démonstration de force dans une énorme manifestation nationale serait aussi un pas dans ce sens. Aujourd’hui, il y a deux possibilités  : soit Sarkozy passe en force et, comme l’a fait Margaret Thatcher en Grande-Bretagne, casse le mouvement social pour des années, soit il se prend un retour de boomerang grâce à une large mobilisation populaire. La partie reste ouverte.


Sandra Demarcq


Intervention de Christine Poupin (NPA) sur les retraites au Meeting international du Front des Gauches à Bruxelles


 


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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 09:43

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17 juin 2010 - Le Télégramme


Le 7 juin, le conseil de prud'hommes de Vannes a requalifié les contrats à durée déterminée de deux agents des bureaux de Poste de Lorient et Riantec en contrats à durée indéterminée.

 

«La Poste a fait signer les contrats plus de 48 heures après le début de l'embauche. Le Code du travail dit que dans ce cas, c'est un CDI», précise le Syndicat Sud PTT.

 

Le jugement ajoute que la relation de travail perdure au-delà de la date de l'audience. «Pourtant, lorsqu'elles se sont présentées le 12 juin, La Poste a refusé de leur donner du travail», déplore Sud PTT.

 

De son côté, la direction de la Poste précise qu'au moment de l'audience (le 26 avril), les deux agents étaient encore en CDD alors qu'ils ne l'étaient plus lors du délibéré:

 

«Les Prud'hommes n'ordonnent pas de maintenir les agents sur leurs postes mais de verser une indemnité de requalification, ce que la Poste s'est engagée à faire».

 

Le syndicat dénonce de manière générale «l'emploi de centaines de CDD dans le Morbihan» par La Poste et soutient le mouvement de grève illimitée des postiers de Lanester pour réclamer une tournée supplémentaire: «Ils sont constamment en dépassement d'horaires.

 

Alors quand on fait le parallèle avec les deux jugements des prud'hommes... ». La direction de La Poste précise, pour sa part, qu'elle s'est engagée depuis 2006 dans une politique en faveur de l'emploi et pérenne: «Dans le Morbihan et le Finistère, 95% des postiers sont en CDI».

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 09:26


17 juin 2010 à 08h31 Le Télégramme

Condamnés en première instance par le tribunal correctionnel de Nantes, six jeunes militants de la réunification bretonne comparaissaient, hier, devant la cour d'appel de Rennes.

 

Elle rendra sa décision le 13 juillet. Dans la nuit du 30 décembre dernier, les six militants, tous membres du collectif «44=Breizh», avaient barbouillé l'hôtel de région de Nantes ainsi que des trains régionaux portant le logo des Pays-de-la-Loire.

 

Interpellés dans les heures qui ont suivi, ils ont été jugés en février et condamnés à deux mois de prison avec sursis et à une lourde indemnisation pour la remise en état des surfaces barbouillées: 11.500€ pour la SNCF et 20.900€ pour la région des Pays-de-la-Loire.

 

Lors de l'audience d'hier, ils étaient soutenus par quelques dizaines de militants de Bretagne réunie, venus devant le parlement où ils ont accroché des Gwen ha du, grillé des saucisses et diffusé de la musique.

 

Note du blog:

Si quelqu'un connaît la position commune des Npa 22 29 35 44 56 sur la réunification...

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 09:15

mediapart270310

 

Les militants d’AC Quimper avaient l’habitude d’être inviter aux AG des grévistes de feue l’ANPE. 


Le lundi 14 juin, ce sont les militants CGT Pôle Emploi de pôle emploi qui sont venus rejoindre l’occupation de l’Antenne de Carhaix, la coordination des chômeurs de Bretagne composé de d’AC Quimper, du comité CGT Chômeurs Rebelles du Morbihan, du MPCL de Rennes et du collectif pour la justice sociale de Brest. 


Devant cette belle unité, ils demandent un directeur adjoint de recevoir les chômeurs qui se présenteront cet après midi, lui-même ; pour qu’il n’y ai pas de radiation, pour assurer les suivis des rendez vous donnés aux chômeurs de la communauté de communes, de débloquer tous les envois du courrier de radiation et de permettre à tous les salariéEs de rejoindre l’assemblée générale qui a lieu dans le Hall d’accueil et sans sa présence. 

Cela a donné  lieu à une AG commune et un communiqué de presse commun sur la base des revendications suivantes :

  • Le retrait du suivi mensuel obligatoire
  • Le retrait de l'offre raisonnable d'emploi
  • La fin des convocations
  • La fin des radiations
  • La suppression du 3949, le retour aux numéros de téléphone ligne directe des agences
  • La fin des évaluations en milieu de travail, des actions de formation préalables au recrutement
  • Le maintien des privés d'emploi dans leur catégorie d'emploi
  • Le retrait des lampes UV de contrôle de l'authenticité des papiers d'identité
  • La fin des pressions sur le personnel de Pôle Emploi : primes, objectifs quantitatifs, pression sur les CDD
  • La fin de la privatisation de Pôle Emploi, des prestations privées, des opérateurs privés de placement
  • L'embauche de personnel à Pôle Emploi pour accompagner, aider, indemniser, et non pas fliquer les privés d'emploi
  • La titularisation des CDD à Pôle Emploi, via un emploi décent
  • Le retrait de la plainte de Pôle Emploi à l'encontre du copain de Rennes qui avait participé à l'action du 3 mai 2010

A 17h30 le collectif, les militants CGT de pôle Emploi  et salariés rejoint entre autres par des militants du NPA dont Laurence de Bouard, porte parole du Finistère, décident d'occuper l'agence Pôle Emploi de Carhaix tant que ces revendications n'auront pas été satisfaites, et attend la venue d'un responsable régional de Pôle emploi le lendemain. 


Le Maire de Carhaix viendra avant son bureau de conseil municipal les soutenir et discuter avec la direction et les forces de l’ordre. 

Ils seront dans un premier temps entendu par une conseillère technique qui n’a aucun pouvoir sauf de s’engager par écrit qu’il n’y aura aucune radiation ce jour et de débloquer tous les envois du courrier de radiation.

Dans un second temps, elle sera mandatée par la direction régionale, pour leur répondre, encadrée par les forces de l’ordre.

Après avoir exigé le repli des gendarmes armés pendant l’entretien, un dialogue de sourd s’instaure, l’assemblée générale redemande la venue du responsable régional. 


Vers 22h00, les gendarmes évacueront violemment les occupants. 

Après avoir trouvé un hébergement, pour la nuit sur Carhaix, la coordination des chômeurs de Bretagne réinvestiront l’antenne de Pôle Emploi dés 9 h30 le lendemain.

La coordination sera reçue par le directeur départemental de Pôle Emploi, M. Poulaille. 
Il  avait comme consigne de sa direction de fermer le site de Carhaix à tout prix, alors que l'agence pouvait très bien rester ouverte pendant l'occupation. 
Le plus important pour la direction de Pôle Emploi était de discréditer la mobilisation, et d'éviter tout rapprochement entre les privés d'emploi et les agents. 


M. Poulaille a donc décidé d'envoyer... Les poulets. 
Evacuation par la police, et fermeture de l'agence vers 13h20.
 

Un prochain rendez vous a été  obtenu pour le 22 juin à 16h30 à Brest.

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 15:42
Derry mural

Des actes « injustifiés et injustifiables ». Le premier ministre britannique David Cameron n'a pas mâché ses mots« Bloody Sunday »devant la Chambre des communes, lors de la publication du rapport Saville, qui a fait la lumière sur le (dimanche sanglant). Le 30 janvier 1972, quatorze civils avaient été tués par l'armée britannique, lors d'une manifestation pacifique à Derry.

 


La tragédie avait provoqué un point de non-retour dans le conflit, en précipitant de nombreux jeunes volontaires dans les rangs de l'IRA. Elle est du même coup devenue, pour les républicains, le symbole de l'oppression britannique et du combat pour la justice.


Si le gouvernement britannique avait implicitement reconnu, depuis longtemps, que les victimes étaient toutes innocentes, rien n'était encore officiel. Et une grosse part d'ombre pesait sur le déroulement des évènements. Les soldats britanniques affirmaient avoir répondu à des tirs de membres de l'IRA dissimulés dans la foule, ce que réfutaient les représentants des victimes.

« Profondément désolé »

Après douze ans d'enquête et l'audition de centaines de témoins, le rapport a donné raison aux victimes, et de manière éclatante. Sans se voiler la face, David Cameron a rappelé les fautes imputées aux soldats : il n'y eut aucune sommation. Les tirs ne répondaient à aucune agression. Plusieurs des victimes furent tuées alors qu'elles allaient apporter de l'aide aux blessés.

Satisfaisant pour Mickael McKinney, frère de William, tombé à 27 ans sous les balles britanniques : « C'est un bon jour pour notre ville, on a eu gain de cause sur la plupart de nos demandes ».


En revanche, le juge Saville a écarté l'hypothèse d'une tuerie programmée par le gouvernement et l'armée, que défendaient certains républicains.


Note du blog:


C'est évidemment aussi ma conviction. L'armée anglaise avait affaire à une situation préoccupante : de véritables zones libérées en ville et à la campagne. Elle a lancé la plus grande opération militaire depuis la seconde guerre mondiale en Europe pour les briser: l'Opération Motorman. Elle n'a jamais été neutre dans le conflit, frappant uniquement les "catholiques" nationalistes (pacifistes) ou républicains (pro-Ira). Elle a toujours eu l'habitude de faire des exemples : Chypre, Palestine, Afrique. Les manuels en service en 1969-72 étaient encore ceux des conflits "non européens" qui comprenaient le nettoyage de certaines zones et le regroupement des paysans pour "asphyxier" les guérilleros. Les troupes venaient de mater des "sauvages", ils avaient encore des dictionnaires pour s'adresser à des asiatiques. On n'en était pas encore aux méthodes sofistiquées de guerre secrète, contre "l'ennemi intérieur" qui emploient infiltration, renseignement, écoutes. Et on a utilisé un régiment anonyme envoyé sur les lieux et rétiré aussitôt après.

La vraie question est: "Si l'armée et la puissance britannique n'ont vraiment aucun intérêt en Irlande, pourquoi se donnent-ils tant de mal, dépensent-ils tant d'argent et salissent-ils leur image de marque?"

La réponse est: "Parce qu'ils ne peuvent lâcher un bout d'Irlande pour des motifs stratégiques". Il n'y a pas de danger, ce qui est la version officielle de la présence anglaise, pour les droits démocratiques des protestants menacés par les catholiques ! Ils ne seraient pas plus menacés en Irlande. Celle-ci intègre parfaitement ses protestants, ses juifs (le maire de Dublin) , ses chinois etc alors que les pogroms sont encore fréquents au Nord, contre catholiques et immigrés, dans la démocratie britannique!

Il y a comme un problème!

 

Le rapport indique que malgré des erreurs de l'état-major britannique quant à la conduite des opérations, le drame est venu d'une « perte de contrôle » de la part de certains sous-officiers et soldats britanniques.

Et pourtant, en se disant « profondément désolé », David Cameron endosse, au nom de son gouvernement, une partie de la responsabilité du massacre. (Voir le sujet de Sky News, en anglais)

 

On ne peut pas s'empêcher de penser aux excuses de Jacques Chirac en 1995 quant à la rafle du Vél d'Hiv, même si l'Etat français était cette fois directement impliqué.

Courage politique

On peut se dire que voilà un moyen pratique pour Cameron de redorer son blason, après le scandale des notes de frais ayant touché son gouvernement. On peut aussi le créditer d'un certain courage, celui d'affronter la vérité en face. Lors de notre rencontre en mars, Mickael McKinney m'avait confié sa peur de voir le rapport enterré à des fins politiques :

« Si les conservateurs gagnent les prochaines élections, j'ai peur de voir ce rapport caché, ou pire, modifié. »

D'autant plus que les Tories sont alliés avec un parti unioniste nord-irlandais, dont l'électorat, très réservé quant au Bloody Sunday, voue par ailleurs un soutien sans bornes à l'armée britannique.

Dès son élection, David Cameron avait soulevé des craintes quant à son éventuel manque de neutralité, alors que Gordon Brown avait parfaitement joué son rôle d'arbitre face aux différents acteurs politiques nord-irlandais.En se plaçant sans concession du côté des victimes républicaines, David Cameron envoie un message clair à ses détracteurs.

« Cameron a été très bon »

Il atténue par la même occasion la désastreuse réputation des Tories quant à la gestion au Bloody Sunday : c'était avec la bénédiction d'un gouvernement conservateur que la première « enquête » Widgery, bâclée, avait faussement lavé l'armée de toute responsabilité.


Et plus tard, tant Thatcher que Mayor avaient laissé pourrir la situation, alors que la population républicaine réclamait que justice soit faite. Il avait fallu l'arrivée au pouvoir du travailliste Tony Blair, en 1998, pour qu'une vraie enquête soit ordonnée.


Mickael McKinney l'a d'ailleurs clairement avoué : « Je dois l'admettre, Cameron a été très bon. Je pense qu'il était vraiment sincère dans ses excuses. Son geste va contribuer à apporter la paix en Irlande du Nord. »

Mais David Cameron a l'occasion de faire bien plus encore. Car parmi les conclusions qu'il a égrenées, l'une a une incidence fondamentale pour la suite : certains soldats britanniques ont menti. Menti dans le témoignage qu'ils ont donné au juge Saville, lors de l'élaboration de l'enquête.

Et ils pourraient bien être poursuivis pour leur implication réelle dans le drame. La situation est inédite car lors de leur audition, ils avaient été assurés de l'anonymat de leur témoignage.

Le plus dur reste à faire

Mais les anciens paras de l'armée britannique impliqués dans le Bloody Sunday, très virulents dans leur défense, ne se laisseront pas juger aussi facilement, près de quarante ans après les faits. Surtout étant donné l'aura et le soutien qu'ont les anciens combattants au Royaume-Uni, notamment dans l'électorat conservateur. Pour Mickael McKinney, le combat n'est pas terminé :

« On pourra en finir quand tous les soldats responsables de ce massacre seront jugés pour leurs actes. »

Le feuilleton du Bloody Sunday, loin d'être fini, entre donc dans un autre chapitre. Et l'attitude de David Cameron sera à suivre attentivement. S'il encourage la poursuite de tels procès, il pourra peut-être définitivement effacer la rancœur de la population républicaine nord-irlandaise envers le Royaume-Uni, l'armée britannique, et les Tories. Et porter un coup fatal au conflit nord-irlandais.


Mais l'enjeu est risqué : se couper du soutien de la population unioniste en Irlande du Nord et peut-être de celle d'une partie de son propre électorat.

C'est peut-être le prix à payer pour que David Cameron puisse marcher sur les pas de John Hume et David Trimble.


► Mise à jour à 22h13. Ajout de la réaction de Mickael McKinney, frère de l'une des victimes.

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 11:39
mercredi 16 juin 2010 Ouest France

L'occupation des locaux de l'antenne Pôle emploi de Carhaix par une trentaine de « chômeurs en grève » organisé en coordination régionale, a pris fin mardi en début d'après-midi. Après avoir passé la nuit sur la ville, ils étaient encore une trentaine, mardi matin, à demander à être reçue en délégation par Dominique Poulaille, directeur territorial de Pôle emploi Finistère.

Après plusieurs heures d'échange et de tractations parfois tendues, devant l'intervention de la gendarmerie, les chômeurs ont finalement évacué les lieux sans difficulté.

 

Ils étaient venus défendre de nombreuses revendications, dont l'absence radiations durant leurs précédentes journées de « grève du 3 au 7 mai dernier, la suppression du serveur téléphonique 39 49 ainsi qu'une « une journée blanche dans toutes les agences Pôle emploi permettant une rencontre avec les conseillers et l'annulation des radiations ayant eu lieu durant le mouvement qui a commencé en mai. »


De coups de téléphones en tractations, les manifestants ont finalement obtenu et accepté le principe de rencontrer Nadine Crinier, directrice régionale de Pôle emploi Bretagne, le 22 juin prochain au cours d'un premier comité de liaison qui réunira également les syndicats et les associations de chômeurs.

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 11:36

mercredi 16 juin 2010 Ouest France

Peu ou pas de communication à la sortie du comité d'entreprise extraordinaire de la Fédération ADMR,mardi matin à Guipavas. Le silence des responsables alimente l'inquiétude des salariés.

Mardi 9 h. Deux cents personnes piétinent devant la salle de l'Alizé à Guipavas. Un petit vent frais balaie l'assemblée et fait claquer les drapeaux CFDT. Même les chants diffusés par le haut-parleur de la voiture du syndicat ont du mal réchauffer l'ambiance. « La première chose qu'ils ont faite, c'est de baisser les volets roulants ». Marie-Lou Roudaut, du secteur santé sociaux à la CFDT montre de la main les bureaux occultés.

De la réunion, qui va durer trois heures, rien ne transpirera, ou pas grand-chose. Quid du bilan économique de la fédération et des 91 associations locales (3 700 salariés) ? Quid aussi des 51 postes de la Fédération à reclasser dans les associations locales qui pourraient fort bien se transformer en licenciements ?


À la sortie, les dirigeants sont muets et regardent leurs chaussures. Les représentants du CE s'avouent astreints à la confidentialité par l'administrateur judiciaire. Ils craignent toutefois de voir leur nom cité « parce qu'on sait jamais, après on aurait du mal à trouver du boulot ailleurs... »


Vendre l'immobilier ?


La fédération ADMR est un poids lourd de l'aide à domicile. La structure « pèse » 60 millions de chiffre d'affaires, mais les salariés se plaignaient encore hier d'un fonctionnement « opaque » propre à aggraver l'inquiétude. Elle « use » aussi ses présidents à un rythme effréné. « Deux s'y sont succédé en un mois ce qui n'est pas fait pour rassurer », rappelle Marie-Lou Roudaut.

Ce nouveau comité d'entreprise n'échappe pas à la règle. Les comptes de la fédération n'ont pas été présentés, pas plus que le plan de réorganisation ou un éventuel plan social. D'après un délégué syndical, les efforts de gestion et les premières mesures prises en urgence cet hiver commenceraient à porter leurs fruits. Ainsi, les pertes seraient « acceptables, de l'ordre de 1 % ».

Il faudra songer aussi à éponger le passif qui s'élève à 1,7 million d'euro en 2009. « La fédération est propriétaire de ses locaux. La vente de l'immobilier rapporterait 1,5 million d'euros ». Pas sûr, toutefois, que ce soit le bon moment pour vendre.


En signe de solidarité, les salariés de l'ADMR de Plouguerneau et celle de Kerlouan (qui regroupe Guisseny, Saint-Frégant et Kerlouan) se sont rassemblés. Une requête d'unité économique et sociale initiée par le syndicat sera présentée cette semaine au tribunal d'instance afin de regrouper les ADMR dans la même structure. Une démarche qui pourrait prendre plusieurs années.


Dans ce climat d'incertitude, la communication des comptes a été repoussée au mois d'octobre.


« C'est calme, voyez, il n'y a presque que des dames. Ce n'est pas une manif de l'industrie ! », confie une déléguée CFDT à six gendarmes venus prendre discrètement le pouls de la manifestation. À l'heure de la dispersion, ils repartiront plus rassurés que les salariés.

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 11:34

mercredi 16 juin 2010

L'usine et ses 185 salariés seraient vendus à l'américain Mercatech. Objectif : l'assemblage de panneaux solaires. Mais la diversification a toujours échoué. Hier, les salariés étaient en grève.

En grève

FO et la CGT de Jabil ont appelé à la grève hier. Selon Serge Roudaut (FO), on comptait « 70 % de grévistes » à la fabrication et moins dans le secteur administratif. L'une des grévistes rappelle que depuis les divers plans de licenciements, « les gens qui ont choisi de rester sont dans des conditions difficiles ». Un autre ajoute : « On ne croit plus au père Noël. » Ils demandent des garanties sur les indemnités en cas de nouveaux licenciements.


Le solaire à la rescousse


Hier était présenté le projet de rachat de Jabil par la société d'investissement américaine Mercatech. Celle-ci reprendrait l'activité actuelle, c'est-à-dire l'assemblage de centraux téléphoniques pour Alcatel. La nouveauté vient d'un projet d'assemblage de panneaux solaires photovoltaïques. Le plan prévoit que d'ici 2013, cela représente un tiers du plan de charge.


Serge Roudaut ne cache pas ses doutes : « Jabil fait déjà du photovoltaïque en Pologne et en Hongrie. On nous a toujours répondu que ce n'était pas la stratégie d'en faire en Europe de l'ouest. »

Surtout, tout va trop vite selon Isabelle Lorrain-Guillou, secrétaire CGT du comité d'entreprise. « Il faudrait parler d'avenir en trois semaines ». Ceci, alors que le montage financier s'annonce « très complexe ».


Jabil à la dérive


En 2007, la fabrication des cartes électroniques de centraux téléphoniques pour Alcatel est partie en Chine. C'était 75 % de l'activité de l'usine de Brest. Jabil ne compte plus que 185 salariés sur 693 en 2002. La diversification a échoué. Le contrat Etrali France Télécom (appareil pour les salles de marchés) arrive à terme. Les équipements pour sièges d'avions ont cessé. Alcatel se désengage mais reste le gros client.


« On perd 20 000 € par jour », assure Serge Roudaut. Jabil ressemble de plus en plus à une coquille vide. Les lignes neuves de fabrication de circuits ne tournent que « 5 jours par mois ». « On fait surtout de l'emballage », précise une salariée. Les cartes viennent de Chine, les câbles de Pologne, les coffrets métalliques de Hongrie. « Nous, on met des étiquettes Made in France ».


Que va faire Alcatel ?


Pourquoi un fonds américain lance-t-il cette activité solaire en France alors que « la Chine mène une offensive énorme et produit à perte » ? Mystère. La question se pose de savoir si l'équilibre du projet repose sur des aides publiques.


L'autre inconnue, c'est Alcatel. Dans le projet présenté, les centraux téléphoniques restent le coeur de l'activité à Brest. Mais rien ne semble plus lier la multinationale à son ancienne usine. Et encore moins avec un nouveau repreneur.

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 11:30


16 juin 2010 - Le Télégramme


Les salariés de l'ADMR 29 attendaient beaucoup du CE extraordinaire, organisé hier à Guipavas: la présentation du plan social et de la réorganisation du réseau devait en dire plus sur leur avenir. Un espoir vite déçu.


 

Hier, 180 salariés et bénévoles du réseau ADMR 29 - fédération et associations locales- ont manifesté leur désarroi sous les fenêtres du comité d'entreprise extraordinaire organisé à Guipavas. Les dirigeants du réseau devaient présenter aux élus du CE le plan de licenciement et le plan de réorganisation du réseau d'aide à domicile, en proie à de lourdes difficultés financières. Un courrier, envoyé par la fédération aux présidents d'associations locales, évoquait récemment le chiffre de 51 licenciements à venir, sur 135salariés fédéraux. «On veut savoir enfin ce qui nous attend», réclame une manifestante. Mais la réunion tourne court. «Les dirigeants n'ont pas pu nous fournir les comptes certifiés de la fédération. Il nous est impossible de prendre position sur les plans. Nous avons demandé un ajournement du CE», expliquent les élus, en ressortant de la salle.

«Notre tour ensuite?»

Parmi les manifestants, une auxiliaire de vie de Plougasnou tient une banderole: «Marre d'être pris pour des cons».
Solidaire avec les salariés de la fédération, elle s'inquiète aussi pour son ADMR: «Les licenciements concernent les encadrants qui interviennent chez nous: avec quelles répercussions sur notre travail? Les bénévoles ne pourront pas reprendre la charge. Et si ces licenciements ne suffisent pas, ce sera ensuite notre tour?». «On a un sentiment de dégoût, grimace une secrétaire de la fédération. Beaucoup de salariés apprennent les informations par les journaux. On est les laissés pour compte». Parmi les manifestants, certains veulent garder l'anonymat. «Je suis à la recherche d'un emploi, raconte l'un d'eux. Même si la situation se redresse, l'ambiance au sein du réseau, le manque de communication... Ça ne me donne pas envie de rester».

Besoin des professionnels

Bénévole, Gisèle, 56 ans, témoigne: «On a besoin de professionnels compétents: pour monter les dossiers d'aide à la personne, gérer les salariés. Nous, on n'arrive plus à suivre». Pour elle, le bénévole doit se cantonner au lien avec les personnes aidées. «Depuis la professionnalisation, on travaille beaucoup mieux. Avoir des professionnels, c'est une chance, souligne une salariée de Plouzané, même si aujourd'hui, on aboutit à une crise». «Une en 60 ans d'existence, ça va encore», sourit sa voisine.
Les usagers, eux aussi, s'inquiètent de la pérennité du réseau, ajoute Gisèle: «Certaines personnes âgées suivent le dossier ADMR de très près. Elles savent que sans aide-ménagère, ce sera la maison de retraite».

  • Aurélie Le Pape
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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 11:07
Derry_mural.jpg

En 1972, Belfast Ouest et Free Derry constituaient des "zones libérées" d'une future Irlande Unie et l'armée britannique n'a eu de cesse que de briser ces zones autogérées qui lui échappaient complètement.(blog)


France Info - 06:05

Les conclusions de l’enquête publique menée sur le "Bloody Sunday" en Irlande du Nord sont rendues publiques aujourd’hui. Le 30 janvier 1972, 14 catholiques étaient tués par l’armée britannique à Derry. 38 ans plus tard la vérité va, enfin, être connue.

  Le Premier ministre britannique, David Cameron, présente aujourd’hui le rapport sur le massacre du Bloody Sunday :  14 catholiques sont morts le 30 janvier 1972 tués par l’armée, le reportage d’Hervé Amoric.  (1'50")
   

  

Le dimanche 30 janvier 1972, c’est jour de manifestation à Derry. Des catholiques, qui réclament l’indépendance de l’Ulster,

 

(note du blog: c'est de la pure invention! Personne à par des protestants extrémistes voulant copier le Rhodésie, actuel Zimbabwe, ne voulaient l'indépendance des 6 comtés d'Ulster rattachés au Royaume Uni! Les nationalistes veulent l'Irlande Unie et les Unionistes le statut quo avec le Royaume Uni et surtout aucune égalité de traitement avec les "papistes"!)

 

défilent dans les rues de cette ville d’Irlande du Nord. Le pays est tiraillé par un conflit interreligieux entre catholiques indépendantistes et protestants unionistes.


Autre invention, le conflit est politique, pour le rattachement à l'un ou l'autre pays, pas de motifs religieux à la base!

 

L’intervention de l’armée tourne au drame. Les parachutistes britanniques ouvrent le feu. 13 manifestants sont tués, un quatorzième décèdera cinq mois plus tard des suites de ses blessures.

Une enquête est immédiatement ouverte. Rapidement, elle exonère l’armée. Elle estime que les militaires n’ont fait que riposter au feu des manifestants. Pourtant, sur les lieux, aucune arme n’est retrouvée, aucun soldat n’a été blessé.

Ce Bloody Sunday, ce dimanche sanglant, traumatise durablement la population d’Irlande du Nord. Les violences entre catholiques (et armée anglaise qui ne s'est jamais battue contre les protestants )et protestants cesseront en 1998 avec l’accord de paix dit du Vendredi Saint, où un gouvernement biconfessionnel (c'est bien cela le drame! le conflit continue sous d'autres formes, la laicité n'est pas à l'ordre du jour!) est installé au pouvoir.

Un rapport à haut risque

L’enquête sur le Bloody Sunday est alors rouverte. Elle est confiée au juge Mark Saville et est présentée par la presse comme la plus importante de l’histoire judiciaire britannique. Elle a coûté 230 millions d’euros.
Ses conclusions seront présentées tout à l’heure aux parlementaires par le Premier ministre David Cameron. Un rapport, pour l’instant tenu secret, qui risque, de nouveau, de déchainer les passions entre les deux communautés.

Selon l’historien Paul Bew, qui a été consultant pour l’enquête, le dossier devrait affirmer l’innocence des victimes, reconnue en 1992 par le Premier ministre britannique d’alors John Major, et établir que l’armée est en tort mais n’avait rien prémédité. Les conclusions de la commission Saville pourraient déboucher sur des poursuites au sein de l’armée avec des accusations de meurtres.

Entré dans la culture populaire avec la chanson du groupe irlandais U2  (qui se défend d'avoir écrit pour un camp) puis le film du cinéaste britannique Paul Greengrass, le "Bloody Sunday" symbolise aux yeux des nationalistes irlandais l’arbitraire de l’ennemi britannique.

Baptiste Schweitzer, avec agences

Note: l'armée anglaise n'a rien prémédité? Hélas! Un régiment britannique a été déployé pendant la nuit et a été aussitôt rapatrié , si ce n'est pas de la préméditation!

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