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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 12:48

 

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 10:52

L’Université de Middlesex (Grande-Bretagne) offre un terrible exemple de ce qui se cache derrière le discours « comptable » sur les universités. En effet, la direction a décidé de fermer son département de philosophie… pour son absence de « contribution mesurable » selon les termes employés par le doyen.

 

Surtout, ce département de philosophie est un foyer de la pensée critique. Ainsi, la logique comptable signifie avant toute chose le démantèlement de tout ce qui pourrait représenter une contestation des bases de ce monde.

 

Face à la détermination des étudiants et du personnel qui occupent leur fac, la direction de l’Université a suspendu deux professeurs et deux étudiants (dont un opposant au régime iranien qui pourrait perdre son titre de séjour). Cependant, la mobilisation se poursuit et les soutiens se multiplient.

 

Les étudiants et travailleurs du supérieur en France doivent être solidaires et considérer ce qui se joue à Middlesex comme un avant-goût de ce qu’on leur prépare.

http://savemdxphil.com/

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 10:48
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Alors que le monde entier est encore sous le choc des (rares) images de l’arraisonnage sanglant du Marmara, le peuple israélien, dans sa grande majorité, se sent une fois de plus victime. Victime de l’antisémitisme mondial, victime de la haine d’Israël, victime des circonstances, victime de la malchance.

 

Victime et donc aussi brutal et agressif envers les quelques milliers de Juifs israéliens qui refusent de se joindre à l’hystérie collective et au sentiment victimaire : sur la plage d’Ashdod, où nous attendions les navires capturés par l’héroïque marine israélienne, nous avons dû nous replier devant la violence des habitants et, quelques heures plus tard, à Jerusalem où les passants ont tenté, à plusieurs occasions, de s’en prendre aux quelque quatre cents manifestants venus exprimer leur rage contre ce qu’on peut légitimement appeler un massacre prémédité. À Tel Aviv, par contre, un millier de manifestants ont pu protester dans le calme.

Comme c’est le cas chaque fois que l’État hébreu se piège et provoque l’ire internationale, la population fait front et s’aligne derrière ses dirigeants : comme le dit la chanson, « le monde entier est contre nous, c’est pas grave, on fera front ». Si les médias expriment des critiques, celles-ci sont essentiellement opérationnelles : le manque de préparation des soldats, l’équipement mal adapté à la mission etc. D’autant plus qu’il s’agit de l’unité d’élite numéro un de l’armée israélienne qu’Ehud Barak – toujours lui – envoie contre quelques centaines de civils non armés. Et les Rambos de Barak de se faire proprement rosser, en particulier par les nombreux Turcs qui se trouvent sur le pont.


Sur le fond, très peu de critiques : Israël, disent-ils en substance, avait le droit, voire le devoir d’empêcher cette violation de sa souveraineté, feignant d’oublier que Gaza n’est pas sous souveraineté israélienne, mais un territoire à la fois occupé et sous blocus. C’est d’ailleurs un des effets positifs de l’opération Free Gaza et de son dénouement tragique que de rappeler au monde entier que le million et demi d’habitants de Gaza sont les victimes innocentes d’un blocus qui dure maintenant depuis quatre ans, ce que n’a pas manqué de rappeler Catherine Ashton au nom de l’Union européenne.


Il reste à voir ce que l’Union européenne est prête à faire pour traduire ses positions de principe en actes et en pressions sur le gouvernement israélien.

La récente entrée d’Israël dans l’OCDE semble indiquer que dans le monde des actes, c’est plutôt le soutien à l’État criminel israélien qui est de mise, d’où l’importance accrue de la campagne civile internationale pour le boycott, le désinvestissement et des sanctions envers Israël (BDS).

Le dénouement sanglant de l’opération porte le sceau du ministre de la Défense, tueur en série de la classe politique israélienne, celui-là même qui, comme Premier ministre, avait été responsable du massacre d’octobre 2000. Ehud Barak doit être persona non grata sur le continent européen, et dans les pays où la compétence universelle est appliquée, traduit en justice dès qu’il met ses pieds sur le sol national. Cet abject personnage doit être mis au ban de tout ce qui se prétend être civilisé, parce qu’il représente un danger public au niveau planétaire.

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 10:45
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Un certain nombre d’arguments visant à justifier l’assaut sanglant contre la Flottille sont répétés en boucle depuis lundi. Comme on va le voir, ils ne résistent guère à l’examen :


1) Israël était dans son bon droit en arraisonnant les bateaux, y compris violemment

2) Les soldats israéliens ont été agressés et n’avaient pas d’autre choix que de «se défendre»

3) Les objectifs de la flottille n’étaient pas humanitaires: certains passagers étaient armés, il y aurait pu y avoir des armes à destination de Gaza

4) La Flottille a des liens avec le Hamas

5) L’aide humanitaire entre à Gaza par Israël


1) L’assaut s’est produit dans les eaux internationales. Les eaux territoriales sont limitées à 12 miles nautiques des côtes, limite que les bateaux étaient loin d’avoir atteinte. Qui plus est, la situation ne pouvait en aucun cas justifier l’emploi de la violence armée: l’article 51 de la Charte des Nations Unies définit de manière précise le droit à la légitime défense: «dans le cas où un Membre des Nations Unies est l'objet d'une agression armée». Or il n’y avait aucune menace militaire qui planait sur Israël.


2) Effectivement, certaines images montrent que des soldats israéliens ont pris des coups lors de l’assaut. Et alors? C’est l’armée israélienne qui a attaqué les navires, pas l’inverse. Des commandos armés investissent un bateau par la force, en violation du droit international: n’est-il pas logique que les passagers du bateau, qui sont dans leur bon droit, se défendent? Pour faire une comparaison, c’est comme si un pirate de l’air auquel l’équipage résisterait physiquement prétendait que c’est l’équipage qui l’a agressé. Qui plus est, comme l’ont fait remarquer nombre de commentateurs israéliens, le choix de faire débarquer de nuit, un par un, 14 membres d’une unité d’élite lourdement armés, ne pouvait que déboucher sur des incidents.


3) Israël n’a pu, à l’heure actuelle, montrer aucune arme à feu. Les seules images que l’on a pu voir, en boucle, ce sont quelques couteaux, des lance-pierres, des bâtons et des objets métalliques (barres, haches) comme on en trouve sur tous les bateaux… On peut facilement faire le pari qu’Israël ne trouvera pas d’armes à feu, à moins d’en déposer : les bateaux ont été fouillés de fond en comble à Chypre, qui n’aurait jamais laissé partir des armes, pour éviter tout incident avec Israël; les militants de la Flottille savaient qu’il était très probable qu’ils soient arraisonnés et n’auraient jamais pris le risque de transporter des armes; enfin, auraient-ils fait une telle publicité autour de la Flottille s’ils avaient voulu livrer clandestinement des armes?


4) Evidemment! La Flottille avait prévu de débarquer à Gaza. Or, jusqu’à preuve du contraire, le Hamas est l’organisation politique majoritaire au Parlement palestinien et c’est lui qui administre la Bande de Gaza: il est logique et conforme au droit international de s’adresser aux autorités locales et de se coordonner avec elles. Et juste une question: avec qui l’Etat d’Israël discute-t-il pour tout ce qui concerne Gaza, ou encore Gilad Shalit? La Flottille a donc fait comme tous ceux qui se rendent à Gaza ou qui veulent s’y rendre, qu’il s’agisse d’ONG, de représentants de l’ONU ou de parlementaires européens: elle a pris contact avec le Hamas.


5) Israël laisse, depuis quelques semaines, «un peu plus» d’aide humanitaire pénètre dans la Bande de Gaza. Mais, pour une population de 1.5 million d’habitants, les quantités sont dérisoires! Le Haut Commissaire de l’ONU pour les Droits de l’homme, Navi Pillay, déclarait le 31 mai : «Les augmentations marginales dans le volume des marchandises autorisées à entrer à Gaza sont de loin insuffisantes pour permettre à la population de mener une vie normale et digne».


Depuis 2007, ce sont 95% des entreprises qui ont fermé et 98% des emplois du secteur privé qui ont été détruits. Les centrales électriques fonctionnent par intermittence. Les restrictions drastiques sur les importations de ciment et de nombreux produits chimiques empêchent la reconstruction des infrastructures détruites lors des bombardements, qu’il s’agisse des maisons ou des stations de traitement des eaux usées, avec les conséquences sanitaires que l’on imagine.


Les derniers chiffres de l’ONU indiquent que 70% des Gazaouis vivent avec moins de 1 dollar par jour, que 80% de la population dépend des aides alimentaires internationales, ou encore que plus de 60% des habitants de Gaza n’ont pas accès à l’eau courante. Israël prétend que les produits humanitaires peuvent pénétrer à Gaza, mais a interdit tous ceux qui peuvent être «détournés à d’autres fins»… Selon les diverses estimations, 80% de l’économie de Gaza dépend des tunnels souterrains qui relient l’Egypte et la Bande de Gaza, dans lesquels au moins 150 Palestiniens sont morts depuis 2007.


Conclusion : Israël n’avait pas le droit d’intervenir là où il l’a fait, rien ne pouvait justifier une telle violence, les passagers n’ont fait que se défendre avec des armes de fortune. La Flottille entendait transporter de l’aide pour une population qui en a besoin et briser symboliquement un blocus illégal et criminel, dénoncé par nombre d’ONG et d’agences de l’ONU. Pour mettre toutes les chances de son côté, elle a voulu agir en toute transparence, n’avait aucune intention belliqueuse et s’est logiquement coordonnée avec les autorités palestiniennes locales.

Julien Salingue

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 10:43

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Le Conseil politique national (CPN) s’est réuni les 29 et 30 mai, en préparation du congrès de novembre.

Environ 130 membres du Conseil politique national (CPN) se sont retrouvés ce week-end à Clichy (Hauts-de-Seine). L’ordre du jour était centré sur la discussion des premiers projets de documents mis en débat. Il existe au sein du CPN une commission « programme », qui a proposé qu’un débat soit lancé sur quatre sujets : l’écologie, les questions stratégiques, l’internationalisme et le syndicalisme. Des contributions existent déjà sur les deux premiers sujets. Il reste à déterminer la manière dont les comités peuvent s’emparer de ces questions dans la préparation du congrès. À propos des statuts pour l’instant provisoires, l’objectif est l’organisation d’un premier aller-retour avec les comités, à partir d’un premier état des problèmes ou manques relevés.
Mais c’est sur deux autres textes que les échanges ont porté durant la journée du samedi, en séance plénière et en commissions parallèles.

 

D’abord un projet de texte intitulé « Nos réponses face à la crise », élaboré dans le cadre d’une collaboration entre des membres du Comité exécutif, du Groupe de travail économique (GTE), de la Commission d’intervention sur les lieux de travail (Cilt) et de la Commission écologie.

 

Il s’agit de tenter d’élaborer une réponse politique à la hauteur de la situation. Il a occasionné une discussion riche et intéressante, s’interrogeant tour à tour sur le contenu et la méthode. Comment articuler entre elles les différentes dimensions de la crise ? Faut-il vraiment tenter d’avancer des mesures d’urgence dans le cadre d’un plan anticrise, comme carte d’identité politique du NPA ? Faut-il au contraire se l’interdire au prétexte qu’il peut distiller des illusions sur la capacité de les imposer par en haut ou par une simple victoire électorale ? Que signifie aujourd’hui une démarche transitoire partant des préoccupations et des revendications immédiates des salariéEs ? Gageons que les comités s’empareront de la discussion, notamment dans le cadre des coordinations régionales ou départementales du mois de juin.


Ils débattront sans doute aussi du document d’orientation que devrait adopter le congrès, livrant une analyse de la situation actuelle et définissant la manière dont le NPA doit y intervenir. On n’est donc plus dans le débat de bilan. Pourtant la période précédente nourrit des désaccords et des divergences qui s’expriment aussi sur le terrain des thèses politiques. Dans le même temps, les discussions mûrissent, permettant d’éclairer à la fois l’ensemble des points qui font un accord très large et ceux qui donnent lieu à des lectures et des propositions divergentes, notamment à propos du paysage à la gauche de la gauche, du lien entre luttes et élections, du front unique ou plus généralement de la définition de l’identité du NPA comme parti.


Après un point financier qui confirme une difficulté assez répandue à faire remonter les cotisations nécessaires au fonctionnement du parti, un autre sur la deuxième Université d’été du NPA, une série de discussions ont eu lieu au sein de groupes de travail. L’un d’eux s’est penché sur la question de la presse du NPA et notamment de son hebdomadaire, dont la diffusion est aujourd’hui insuffisante. Cela s’explique sans doute par le fait qu’il n’a pas été approprié par le parti au moment de sa conception, mais beaucoup d’autres arguments sont avancés, de la crise de la presse au contenu du journal lui-même. La variété des points de vue semble indiquer la nécessité d’une remise à plat globale de sa conception et surtout de sa fonction.


La discussion s’est poursuivie à propos des porte-parole, bien que la proximité du congrès vienne télescoper le travail en cours. Le débat sur l’organisation et le contenu des coordinations régionales de juin indique des préoccupations différentes qu’il faut toutes prendre en compte : les questions d’orientation ne peuvent occulter la discussion sur « Nos réponses face à la crise » qui elle-même ne doit pas empêcher que les enjeux substantiels liés au fonctionnement et à la construction du NPA soient abordés avec sérieux.


Coralie Wawrzyniak, Ingrid Hayes

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 09:46

3 juin 2010 à 18h27 - Le Télégramme

Dans un courrier adressé aujourd'hui au recteur d’académie, le syndicat Sud-Éducation du Finistère attire son attention sur les signes religieux qui pourraient être présents dans les salles d’examen où planchent les lycéens.


 

Certaines épreuves se déroulant dans les locaux d’établissements catholiques. Citant le ministre de l’Éducation Luc Chatel (le 4 mai devant l’Assemblée nationale), le syndicat note que "l’organisation de l’examen du baccalauréat est évidemment soumis au principe de neutralité… les épreuves doivent se dérouler dans des salles où aucun signe religieux extérieur ostentatoire ne doit être mis en avant".


Une mise au point jugée bienvenue, après l’épisode bordelais de l’an dernier : "Un enseignant avait refusé de siéger dans la salle de délibération du jury du bac pro, car un mur supportait un crucifix", écrit le syndicat Sud 29. "Il s’est vu retirer un 30e de son salaire".


"Nous estimons que l’affichage de signes religieux dans les salles d’examen et les lieux attenants… est susceptible de perturber et d’influencer les candidats en cours d’épreuve", poursuit le syndicat en demandant au recteur de "garantir l’absence totale" de ces signes religieux. Et en invitant ses "mandants à signaler toute entorse au droit républicain".

 

Note:

ce qui est intéressant ce sont les commentaires. Les catholiques et les anti laicité (Sarko n'est pas religieux mais contre la laicité par calcul) ont un argument de choc : 2 000 ans de christianisme! Et oui, c'est pas pour en faire autant avec les juifs, musulmans et autres vishnou!

En Espagne où une partie de l'impôt va à l'église (ne rigolez pas ici ca fait peut être plus!) après des pétitions, on a pu choisir: donner aux ONG ou à la religion de son choix.
L'église a refusé de partager avec les autres religions. Donc l'état donne la même somme à l'église et doit contribuer aux autres religions et ONG. Comme quoi c'est  le mythe de la religion unique et obigatoire qui les fait marcher et donc il faudra toujours se battre.

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 09:15

Alrededordelfuego Castelao

 

4 juin 2010 à 08h05 Le Télégramme


Fanch Broudic, journaliste-chercheur vient d'être chargé d'une enquête sur l'enseignement du breton par le Rectorat d'académie en lien avec le conseil régional. Il fait le point sur les problèmes identifiés après ses premières enquêtes sur le terrain.


Quel est le constat de départ?
Pour la première fois, le nombre d'inscrits en classes bilingues (Diwan, public, privé) a dépassé les 13.000 élèves. Mais il y a une grosse perte entre le CM2 et la 6e. Seuls 20% continuent. Cela mérite réflexion.

L'offre est-elle suffisante en secondaire?

Théoriquement, l'offre existe. Elle n'est peut-être pas bien mise en place. Environ 5.000 collégiens sont concernés par le breton en option mais leur nombre est en baisse. Tout le monde trouve pourtant pertinent de la développer.

L'image du breton n'est-elle pas positive chez les jeunes?

Dans les classes bilingues, si. Mais les collégiens de l'enseignement général estiment souvent que le breton c'est le passé, que personne ne le parle.

Pointez-vous un problème de formation des enseignants?

J'ai découvert que de nombreux enseignants ont appris le breton en quelques mois. Sur leur niveau de compétence, il y a des points de vue contrastés. Je ne me prononce pas dans l'immédiat.

Manque-t-il des enseignants?

Oui, tous les postes ne sont pas pourvus aux concours de professeur des écoles. Il n'y a pas suffisamment de bretonnants qualifiés pour intervenir partout où on le demande. Pourtant, c'est l'enseignement qui offrira le plus de débouchés dans les années à venir.

Les conditions de travail des enseignants de breton sont-elles plus difficiles?

Le travail de préparation des cours peut être plus lourd, ne serait-ce que parce qu'il n'y a pas toujours tout le matériel pédagogique adéquat. Il faut donc plus d'implication de l'enseignant. D'un autre côté, il y a parfois moins d'élèves par classe.

Pourquoi ouvrez-vous un blog (*) ?

J'ai déjà rencontré beaucoup d'acteurs mais j'aimerai que le plus grand nombre puisse s'exprimer sur le sujet. Il s'agit de libérer la parole.

* http://studi.canalblog.com

  • Propos recueillis par Ronan Larvor
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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 10:13
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Par Pierre Haski | Rue89 | 02/06/2010 | 18H24



Quelle époque formidable ! La planète implose à cause de la dette publique, on rogne sur les dépenses de santé ou d'éducation, les problèmes alimentaires mondiaux sont loin d'être réglés, la pénurie d'eau menace…

 

Mais il est un secteur qui se porte à merveille : les dépenses militaires mondiales, qui enregistrent en 2009 une croissance de 8% sur l'année précédente et un bond spectaculaire de 49% depuis l'an 2000. Le XXIe siècle est bien parti.


Chaque année, le rapport du l'Institut international de recherches sur la paix de Stockholm (Sipri), rendu public mercredi et qui fait référence en la matière, fournit la même matière à s'indigner, ou tout au moins à regarder avec un brin de cynisme la façon dont tourne la planète.


Au total, les dépenses militaires planétaires se sont élevées l'an dernier à 1 531 000 000 000 dollars. Ne cherchez pas à prononcer ce chiffre, il est trop gros pour entrer dans notre domaine lexical. La somme est coquette aussi en euros, même avec la baisse de la devise européenne : 1 254 457 732 271 euros.


A eux cinq, les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies, qui sont censés être un peu les consciences du monde, couvrent 61% de cette somme, avec les Etats-Unis qui, à eux seuls, représentent près de la moitié de ces dépenses : 49%.

Plus fort encore, s'agissant des Américains, ils représentent 54% de l'augmentation des dépenses enregistrée entre 2008 et 2009, ce qui n'est sans doute pas près de s'arrêter avec l'accroissement des effectifs engagés en Afghanistan, parallèlement à la poursuite de la guerre d'Irak.

Les dépenses militaires grecques épinglées

Mais les cinq « grands » ne sont pas seuls fautifs : plus des deux tiers des états du monde ont accru leurs dépenses militaires l'an dernier, la plus forte hausse ayant été enregistrée dans la zone Asie-Pacifique.

Avec une pointe d'humour presque britannique, le Sipri souligne :

« Les effets profonds de la crise financière globale et de la récession économique n'ont semble-t-il eu que très peu d'effet sur les dépenses militaires mondiales. »

Cette question a été débattue lors de la crise grecque, ce pays ayant des dépenses militaires bien supérieures à la moyenne européenne en raison de ses relations tendues avec son voisin turc.


Le Sipri met en avant cinq pays -Etats-Unis, Chine, Russie, Inde et Brésil-, anciennes et nouvelles puissances du monde multipolaire, et souligne que pour eux, les dépenses militaires constituent un « choix stratégique important qu'ils sont prêts à réaliser même dans des périodes économiques plus difficiles ».

Dans le nouveau paysage mondial, le rapport du Sipri constitue un des baromètres permettant de savoir comment va la planète. La réponse est simple : mal.


A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 09:13

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Une nouvelle fois, le gouvernement israélien a écrit une page sanglante de la guerre qu'il mène au peuple palestinien, en faisant arraisonner par ses commandos, dans un assaut meurtrier, les navires qui se dirigeaient vers Gaza.

Plusieurs centaines de militants pro-palestiniens, de membres d'associations humanitaires et de personnalités, accompagnant la livraison de 10 000 tonnes de matériel destinées à la population de la bande de Gaza, voulaient ainsi attirer l'attention sur le blocus qui continue à cerner ce territoire palestinien.

Livrer une centaine de maisons préfabriquées, cinq cents fauteuils roulants électriques et du matériel médical à des Gazaouis étranglés depuis trois ans par ce blocus israélien qui n'autorise que le passage au compte-gouttes de quelques produits, c'était sans doute là la « provocation » qu'invoquent les représentants israéliens pour tenter, cyniquement, de justifier leur attaque meurtrière ! Car, quels que soient les prétextes à leur intervention, des allégations de « légitime défense » à la fable du « guet-apens » qui aurait été tendu au commando, les militaires israéliens ont délibérément tué au moins neuf personnes et en ont blessé plusieurs dizaines d'autres.

Cet acte commis sciemment, à la suite de toute une préparation des dirigeants politiques, des militaires, des services spéciaux, met en lumière la morgue et l'aplomb avec lesquels les dirigeants d'Israël entendent traiter la « question palestinienne ». C'est en affichant le mépris le plus total pour l'indignation que ne manqueraient pas de susciter, dans l'opinion publique internationale, leurs actes sanglants, qu'ils poursuivent, non seulement le blocus décidé il y a trois ans, après la victoire électorale du Hamas à Gaza, mais aussi leur guerre, ouverte ou sporadique, contre le million et demi d'habitants enfermés dans le champ de ruines qu'ils ont fait de la bande de Gaza.

C'est avec le même mépris, la même tranquille certitude d'être soutenus, sans défection depuis 1967, par les grandes puissances, qu'ils avaient mené, trois semaines durant, une guerre terrible aux Palestiniens de Gaza, il y a un an et demi, en décembre 2008 et janvier 2009. Plus de mille quatre cents morts, des milliers de blessés, tel avait été le bilan de l'opération « Plomb durci » au cours de laquelle les bombardements de maisons, d'écoles, d'hôpitaux, sous prétexte de débusquer des « terroristes », avaient surtout frappé la population civile !

Soutenus, ils l'ont été en fait, par tous ceux qui, devant l'indignation de l'opinion publique, blâmaient tout au plus la « disproportion » du pilonnage israélien, comme s'il ne s'agissait pas d'une guerre faite à tout un peuple au nom du droit du plus fort.

À nouveau, les dirigeants israéliens se soucient bien peu de « droit international », de « feuille de route » et de « processus de paix », et encore moins de la réprobation de l'opinion publique. Ils ont la certitude d'agir avec l'aval tacite des grandes puissances impérialistes. Si, pour le communiqué, celles-ci manifestent leur désapprobation vis-à-vis des méthodes ou de la « disproportion » de l'agression israélienne, elles n'en marquent pas moins, chaque fois qu'elles le peuvent, leur soutien aux gouvernants de cet État qui acceptent de jouer pour leur compte les gendarmes du Moyen-Orient. Ainsi Netanyahou était présent à Paris, il y a quelques jours à peine, dans le cadre d'une réunion ministérielle de l'OCDE, le groupe des trente-et-un pays les plus développés, dans lesquels Israël venait d'être admis.

La politique des dirigeants israéliens et la force militaire dont ils disposent sont trop utiles aux dirigeants occidentaux, dans une région du monde aussi stratégique et riche en pétrole que le Moyen-Orient. Cela mérite bien d'oublier que cet État occupe indûment les territoires palestiniens depuis plus de quarante ans, au mépris de toutes les résolutions de l'ONU et de tout ce que l'on nomme « le droit international« , qu'il affame un peuple et piétine ses droits les plus élémentaires !

La réprobation suscitée dans de nombreux pays où des manifestations de colère se sont déjà exprimées, a peu de poids, sans doute, pour l'instant, face à ces intérêts diplomatiques et économiques qui renforcent les Netanyahou et autres Lieberman. Mais en France, en Europe, aux États-Unis, mais aussi en Israël, les travailleurs ne peuvent que se sentir solidaires du peuple palestinien, indépendamment d'ailleurs de tout sentiment d'appartenance nationale ou religieuse. Il ne s'agit pas seulement de se sentir solidaires d'un peuple qui souffre, mais de condamner la politique des dirigeants occidentaux, qui est la principale responsable du maintien dans le monde de situations de tension et de guerre, comme celle du Moyen-Orient, et cela pour la défense de leurs intérêts.

Ce serait aussi l'intérêt de la population israélienne elle-même de rompre avec une politique qui dresse contre elle tous les peuples de la région, au lieu de chercher à vivre en paix avec ceux-ci, et d'abord avec le peuple palestinien, dans le plein respect de ses droits.

Dénonçant «l'attaque meurtrière de la flottille de la liberté pour Gaza par l'armée israélienne dans les eaux internationales», le Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens appelle à une manifestation samedi 5 juin à 15 heures à Paris, Place de la Bastille en direction de la Concorde


Lutte Ouvrière appelle ses militants et sympathisants à s'y joindre.

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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 09:10
Faits de société mercredi 02 juin 2010

Ce soir, sur la place Saint-Michel en haute ville de Quimperlé, quelque 70 personnes se sont rassemblées à l'appel du Mouvement de la paix. Ce dernier condamne « l'impunité dont jouit aujourd'hui Israël, privant le peuple palestinien de liberté en lui appliquant un régime d'apartheid ». Le Mouvement estime aussi qu'il faudrait désormais « appliquer un embargo total sur Israël, tant que le blocus n'est pas levé ».

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Dimanche 28 avril

Brennilis

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 Yves-Marie Le Lay,

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