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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 14:54
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Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 180 (31/01/12)
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Michel Sapin, ministre du Travail, relayé par les médias, a annoncé comme une bonne nouvelle qu'après 19 mois consécutifs de hausse, le nombre de chômeurs est resté quasi stable en décembre.

 

Selon les chiffres publiés vendredi dernier par le ministère du Travail, il n'aurait progressé que de 345. Le nombre de personnes recherchant un emploi, qu'elles aient travaillé ou non dans le mois, a augmenté de 10 200 pour atteindre 4 627 600 en métropole.

 

Le ministère ose parler de « stabilité » tout en précisant qu'elle « ne marque pas une inversion de la tendance à la hausse ».


Ces chiffres masquent la réalité. Ils ignorent tous les demandeurs d'emploi « invisibles », les radiés de Pôle emploi, soit pour défaut d'actualisation (209 700 en décembre 2012), soit pour radiations administratives (46 700, + 24, 5 % sur un mois). En 2012, Pôle emploi a radié plus de 1 200 000 chômeurs qui n'auraient pas mis leurs dossiers à jour, auxquels s'ajoutent environ 50 000 radiés pour non-respect des « règles de la recherche d’emploi »…


En fait, le chômage ne cesse de s’aggraver, en particulier de longue durée.

 

Le nombre de chômeurs inscrits depuis plus de 3 ans à Pôle emploi est aujourd’hui supérieur à un demi-million. À ces chiffres, il faut ajouter tous les demandeurs d'emploi oubliés des statistiques : les travailleurs en stage, en formation ou en maladie, mais dispensés de recherche d'emploi, les « contrats aidés »…


Au total donc, plus de 5 560 millions de chômeurs en France.


Et l'on apprend que les banques se portent à merveille. Elles viennent de rembourser avec deux ans d'avance un tiers des prêts que leur avait généreusement octroyés la BCE. Accumulation de masses de capitaux sans cesse croissantes d'un côté, chômage, misère, précarité et concurrence exacerbée sur le marché du travail de l'autre, une logique infernale de régression sociale.

 

Le plus court chemin vers un nouvel épisode aigu de la crise que l'on ne pourra éviter qu'en imposant la répartition du travail entre toutes et tous, une revalorisation des salaires et en mettant les financiers et les grands patrons hors d’état de nuire.


Yvan Lemaitre

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 14:21

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Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 180 (31/01/12)

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« 50 ans d’amitié » : le grand cirque officiel est lancé. Le traité de l’Élysée scella en effet à la réconciliation et le démarrage du moteur de l’unification européenne. Mais aujourd’hui, derrière les grandes proclamations, il y a la crise, dont le déclin inexorable de l’enseignement de la langue de l’autre est la manifestation tangible…

 
Depuis le début des années 80, les capitalistes français ont commencé à perdre des positions par rapport aux Allemands. Une augmentation considérable du déficit commercial entraîna un affaiblissement du franc. La menace d’un bradage de l’industrie planait. Mitterrand appuya sur le frein et engagea très tôt des discussions avec le gouvernement allemand (c'est-à-dire bien avant l’effondrement de la RDA) en vue d’aboutir à une monnaie commune à l’intérieur de la communauté européenne. C’est à ce moment que fut donné le coup d’envoi de l’union monétaire, et non pas comme on le dit parfois dans une tractation entre Mitterrand et Kohl lors de la chute du Mur, « réunification contre abandon du Mark ».


Tout en consentant un effort énorme en direction de ses nouveaux Länder de l’Est, le capital allemand a pu très largement bénéficier de la monnaie unique, en réussissant à imposer aux salariéEs des régressions. Ce fut le fameux Agenda 2010 du gouvernement SPD-Verts sous Schröder. L'excédent du commerce extérieur allemand avec la seule la zone euro est maintenant de l'ordre de 850 milliards d'euros.


Mais avec l’échec de l'euro comme contre-projet face au dollar, c'est la force qui poussait à intensifier la relation particulière entre la France et l'Allemagne qui disparaît. Du fait des trop grandes oppositions entre capitaux nationaux, la tendance en Europe est donc à la dispersion.


Le tournant


Jusqu'à maintenant l'Allemagne avait grandement bénéficié de l'union monétaire et pouvait limiter l'impact de la crise. Mais plus il y a de pays touchés, plus la crise s'approche de l'Allemagne. Le développement de la crise économique en France est un élément clé. Avec elle, sont progressivement sapées les bases de la relation privilégiée entre la France et l'Allemagne, car la France n’a tout simplement pas la capacité de poursuivre la politique de Merkozy de la même manière. Elle va donc faire tout son possible pour obtenir une mise en commun de la dette.


Un échec de l'euro serait un revers aux conséquences absolument dévastatrices pour le grand capital allemand et « l'amitié franco-allemande ». La monnaie allemande devrait être réévaluée d'au moins 30 %. Mais quoi qu’il en soit, les conditions qui permettaient une alliance privilégiée – et donc une politique européenne commune – entre la France et l'Allemagne sont en train de disparaître.

 

Reste la nécessité de construire une solidarité de combat des exploitéEs, par exemple dans la lutte commune contre les suppressions d’emploi dans l’automobile, chez Opel à Bochum comme chez PSA à Aulnay.


Pierre Vandevoorde

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 14:13
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Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 180 (31/01/12)

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François Hollande a prononcé ses vœux à la jeunesse le 23 janvier à Grenoble, ville où la ministre de l'Enseignement supérieur Geneviève Fioraso s'est illustrée dans son œuvre de rapprochement des universités et des entreprises.

 
Le même jour, Vincent Peillon a présenté son projet pour l'enseignement secondaire : des parcours individualisés et la mise en adéquation de l'orientation avec « les besoins prévisionnels des entreprises ». Loin de donner accès à des suivis personnalisés et à des enseignements adaptés aux besoins de chaque jeune, cette individualisation accentue les inégalités et l'adaptation aux besoins spécifiques d'un poste, voire d'une seule entreprise.

 

Des représentants patronaux siégeront même dans les conseils d’administration des lycées pour « aider » à proposer des projets. Et ce n'est sûrement pas avec les cours d'« éducation morale et laïque » que les élèves apprendront le droit du travail !


Chair à patron


Selon un rapport de l'Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP) rendu début janvier, 22, 5 % des 18-25 ans sont pauvres (contre 13, 5 % de la population). Hollande a beau annoncer une « réforme originale et lourde » sur l'accès au logement des jeunes, sa « garantie universelle et solidaire des risques locatifs » n'est rien d'autre qu'une amélioration du Loca-pass… qui existe depuis les années 50 !


Jean-Marc Ayrault a annoncé des mesures plus concrètes le 21 janvier, avec son « plan quinquennal » contre la pauvreté.

 

Dans la lignée des contrats « de génération » et « emplois d'avenir », le Premier ministre veut créer dans les zones urbaines sensibles des « emplois francs », c'est-à-dire exonérés de cotisations sociales. Un « contrat d'insertion » est également prévu pour 100 000 jeunes non qualifiés de 18 à 25 ans, qui s'engageront à accepter n'importe quelle offre d'emploi pour toucher 450 euros de RSA.


Les organisations les plus à l’offensive contre le Contrat première embauche (CPE) en 2006, notamment l'Unef, refusent toute initiative contre le gouvernement, quand elles ne le suivent pas carrément. Dans les lycées, les facs et les boites, il est temps de regrouper les jeunes qui refusent l'alternative chômage-précarité !


JB Pelé

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 13:06
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Par Eros Sana (4 février 2013)


Tout était en place pour que le Mali s’effondre et que le Sahel explose.

 

Affaibli par les politiques d’austérité du FMI, longtemps paralysé par la Françafrique, victime du réchauffement climatique et de multiples sécheresses, le Mali est devenu l’une des pièces centrales du nouveau grand jeu sahélien. Revendication touarègue, djihadistes enrichis par le narcotrafic, déstabilisation libyenne et ambiguïtés algériennes, financements occultes saoudiens, stratégie à court terme des États-Unis et de l’Union européenne...

 

Voici toutes les raisons de la guerre.

 

Nous sommes en 1960, le Mali accède à l’indépendance. Le premier président malien, Modibo Keïta, instituteur et panafricaniste, élu démocratiquement, a à peine le temps d’entamer une profonde réforme agraire avant d’être renversé en 1968 lors d’un coup d’état mené par Moussa Traoré, soutenu par la France. Durant les vingt-trois ans d’un règne sanglant, ce dernier bénéficiera constamment du soutien de tous les gouvernements français. La Françafrique dans toute sa laideur. Moussa Traoré recevra également le soutien du FMI et de la Banque Mondiale dont il appliquera les directives de « plans d’ajustement structurel ». Aggravant ainsi la situation économique et sociale de son pays.


Sécheresses, sous-développement et rébellion dans le nord


Moussa Traoré ne se contente pas d’appauvrir et d’affamer son peuple, il mène aussi une forte répression contre la minorité Touareg du Mali. Les Touaregs représentent environ 2% de la population malienne [1]. Ils sont également présents au Niger, au Burkina-Faso, en Mauritanie, en Libye et en Algérie. Ils connaissent parfaitement toute la bande sahélienne et gardent, pour un grand nombre d’entre eux, un mode de vie nomade. Ils refusent d’être incorporés dans des structures étatiques et restreints par des frontières nationales qu’ils contestent. Et revendiquent le Nord Mali – l’Azawad – comme territoire indépendant. Une spécificité niée par le découpage des frontières coloniales. Les principales organisations armées touarègues sont le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), Ansar Dine et un tout récent groupe issu de la scission de ce dernier, le Mouvement islamique de l’Azawad (MIA), dont le leader se revendique « malien et contre toute forme de terrorisme » [2]


Le réchauffement climatique


La longue lutte du « peuple du désert » s’analyse aussi par les enjeux climatiques : un siècle de détérioration des terres arables, grignotées par le désert malgré les « ceintures vertes », et de longues sécheresses, qui ont bouleversé le modèle pastoral des Touaregs. Les sécheresses de 1968, 1974 et 1985 affamèrent des milliers de Touaregs et les poussèrent dans les villes du sud du Mali. L’année 2012 n’a pas manqué à la règle et a été marquée par une grande sécheresse, amplifiée par le dérèglement climatique.


Peu de temps après le déclenchement de la deuxième rébellion touarègue de 1990, le dictateur Moussa Traoré est renversé par un autre militaire, Amadou Toumani Touré, dit ATT. Il met fin à la dictature ainsi qu’à la guerre contre la rébellion touarègue en signant les accords de Tamanrasset de 1992, qui prévoient la démilitarisation du nord, une décentralisation de l’État et des investissements pour aider au développement de la région, délaissée depuis deux décennies.


La dette et le FMI


C’était oublier la dette. La jeune démocratie malienne, menée par Alpha Oumar Konaré, est empêtrée dans le remboursement d’une dette de près de 3 milliards d’euros, équivalente au PIB annuel du pays. Une dette largement héritée de la dictature militaire : de 1968 à 2001, elle a été multipliée par 30 ! Près de 60% des recettes fiscales du Mali servent à payer le service de la dette (l’emprunt et les taux d’intérêt) au FMI, empêchant le paiement des salaires, aggravant les inégalités territoriales et la pauvreté. Il faut attendre 2005, pour que le G8 décide d’annuler la moitié de la dette du Mali. Trop tard…

 

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 12:42


dimanche 3 février 2013 - 19h47

 


Nous l’avions annoncé six mois à l’avance :

 

Nous n’avions rien à attendre de la "négociation" entre les représentants du patronnat et les syndicats de salariés. Ceci pour une raison simple : Sans rapport de force, on ne peut rien obtenir des patrons. Les patrons l’ont bien compris, eux, car le rapport de force, il leur est très favorable depuis plus de 30 ans maintenant... Sauf quand on se bouge le cul !


Radiographie des points-clef l’accord maudit signé par le patronnat et les syndicats à sa solde

Si l’accord est voté tel quel à l’assemblée :


L’accord organise la mobilité interne forcée.

 

Un accord d’entreprise pourra autoriser votre employeur à vous muter sur un autre poste, à vous envoyer à l’autre bout de la France. Si vous refusez, vous serez licencié pour motif personnel, perdant ainsi tout droit relatif au licenciement économique.


Travailler plus pour gagner moins, avant d’être viré :

 

En cas de chantage au licenciement, baisse de salaire, changement d’horaires et augmentation du temps de travail : Tout pourra être "négocié" avec des syndicats qui représentent 50% des salariés. En contrepartie, ils pourront "obtenir" que les licenciements ne s’appliqueront que 2 ans plus tard : ça c’est de la "négociation" !


Moins de justice pour les travailleurs :

 

La réparation pour les faits remontant à plus de 3 ans ne sera plus possible (sauf pour les cas de discrimination). Au lieu de 5 ans actuellement. Les victimes d’heures ou de salaires non payés, d’inégalités de traitement ou de harcèlement, voire les victimes de l’amiante, apprécieront.


Arrivée de la "fast-justice", qui se substituera à un vrai procès.

 

La conciliation serait transformée en négociation : Il s’agit de faire accepter au salarié une somme d’argent forfaitaire et amoindrie valant (soit-disant) réparation des préjudices liés à la rupture du contrat. Pas de débat contradictoire. Pas d’explication du patron. Pas de jugement des conseillers prud’homaux, qui ne traiteront plus l’affaire. Juste un petit chèque et casse-toi pauv’con.


Création d’un nouveau contrat CDI "intermitent" :

 

Les salariés pourraient alterner périodes travaillées et non travaillées avec une rémunération lissée sur l’année : Contrairement au CDD, ce contrat n’ouvrira pas droit à l’assurance chômage, ni prime de précarité. Dans les branches visées par l’accord, les employeurs d’entreprises de moins de 50 salariés pourront utiliser ce contrat sans contrainte.


Les employeurs pourront s’exonérer de respecter les procédures de licenciement collectifs,

 

qui sont autant de garanties que toutes les hypothèses sont étudiées avant de licencier : Par simple accord d’entreprise, voire, en l’absence d’accord, par simple document de l’employeur homologué par la direction du travail, un licenciement de 99 salariés sera réglé en 2 mois. De 500 salariés en 4 mois. Le patronnat n’aura plus à craindre des Fralib, Goodyear, ou PSA !


Les avancées... Bien maigres au regard de ce qui a été lâché aux patrons :


La complémentaire santé  : Peu de chance que les entreprises de moins de 50 salariés soient concernés. Il leur faudra un accord de branche étendu... C’est pas gagné ! Cette complémentaire ne pourra de toutes façons pas s’appliquer avant... 5 ans !

Taxation des contrats courts  : Seule très petite partie des contrats précaires sera taxée, et à un taux ridiculement bas. Au passage, 40 millions d’exonérations viennent s’ajouter aux 200 milliards d’aides versés tous les ans aux patrons.

Encadrement du temps partiel : Il sera de 24 heures minimum par semaine, mais les possibilités de déroger à cette durée seront multiples. La modulation des heures sera renforcée. Question : Comment on fait pour vivre avec 650 euros par mois ?

Un point commun à ces mesures "positives" : Elles sont renvoyées... A de nouvelles négociations : Aucune ne s’appliquera tout de suite. Alors que les mesures pourries, elles, s’appliqueront de suite.


POURQUOI TOUT N’EST PAS ENCORE JOUÉ


Cet accord de malheur doit être voté pour s’appliquer. La CGT, avec de nombreuses autres organisations, monte au créneau pour expliquer aux salariés le contenu de l’accord, et l’incidence dans nos vies au travail demain. Nous devons discuter, dans nos boîtes, dans nos quartiers, dans nos familles, du contenu de cet accord. Tant qu’il n’est pas voté, il est encore temps de s’y opposer. Pour nous. Pour nos enfants. Pour notre dignité.


Rappel : Quand on se mobilise, on peut gagner : 1936, 1968, le "contrat première embauche", le NON au traité constitutionnel. Localement, la SBFM, ou la mobilisation Brisset-Le Touze.


RIEN DE BIEN NE SE FERA SANS NOUS.

NE NOUS LAISSONS PRIVER DE NOTRE DROIT A UNE VIE DÉCENTE PAR LE PATRONNAT, ET LES SYNDICATS À SA SOLDE.

INFORMEZ-VOUS.

SUIVEZ, PRÈS DE CHEZ VOUS, LES MOBILISATIONS CONTRE CET ACCORD MAUDIT !


ANI du 11 janvier 2013 : Un accord Medef-CFDT-CGC-CFTC sur le dos des travailleurs

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 11:00

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4 février 2013 - 

 

N'allez pas dire à Christian Méheust que le combat Alcatel ne vaut pas d'être mené. Car vingt-sept ans après avoir reçu sa lettre delicenciement, ce n'est quemaintenant, à57 ans, que l'ancien délégué CGT est poussé vers la sortie.

Quand commence votre histoire chez Alcatel ?


Elle commence il y a trente-cinq ans, quasi jour pour jour. J'ai été embauché le 2 février 1978. À l'époque, je mettais en service des centraux téléphoniques. Je voyageais un peu partout dans l'Hexagone, notamment dans l'est de la France. En1981, j'ai décidé de construire à Lannion, parce qu'à l'époque, il y avait un « triangle » Alcatel entre les sites de Tréguier, Guingamp et Lannion. Ça ouvrait des perspectives. En1986, j'ai été sédentarisé sur le plateau télécoms. Sauf qu'après six mois à mon nouveau poste d'ingénieur, j'ai reçu ma lettre de licenciement ! Ça m'a fait drôle...

C'était il y a vingt-sept ans


Et aujourd'hui, je suis toujours là ! Enfin presque, car demain je quitte l'entreprise (l'interview a été réalisée mercredi 30 janvier, veille de sa dernière journée, NDLR). Je fais partie des 40 salariés concernés par l'accord GPEC(*). La page se tourne, mais si j'ai pu rester dans l'entreprise pendant encore vingt-sept ans, c'est bien parce qu'il y a eu des mobilisations syndicales et des négociations qui ont permis de sauver des emplois en Trégor. Des plans sociaux, j'en ai connus. Douze pour être précis! La direction est déterminée à supprimer 16 % des effectifs à Lannion.

Vous pensez que ça vaut encore la peine de se battre ?


Plus que jamais ! On ne peut pas rester de marbre et céder au fatalisme et à la résignation. La seule façon d'agir, c'est collectivement. La fenêtre de tir est assez courte. On a moins de six mois pour se retourner. Après, il sera trop tard. Si on ne le fait pas, on ne pourra qu'accepter le démantèlement du groupe, avec les risques que cela comporte pour la survie du site de Lannion.

D'où la manifestation pour l'emploi du 16 février ?


Tout le Trégor doit se mobiliser. L'enjeu économique est énorme pour le territoire. Pour les entreprises qui travaillent avec nous, mais aussi pour les commerçants, pour les artisans... Certes, les salariés d'Alcatel-Lucent apparaissent parfois un peu comme des nantis, mais derrière nous, il y a tout un tissu de PME. Défendre Alcatel-Lucent, c'est défendre l'emploi de tous. Si Alcatel-Lucent venait à disparaître, le bilan économique et social serait très lourd. À nous de montrer qu'on est bien vivants et qu'on a des choses à dire !

Quels atouts peuvent être brandis ?


J'en vois au moins trois. Primo, des compétences qui sont mal utilisées, notamment en terme de productivité. Ensuite, on a une cohésion du site et une histoire, liée à celle du Cnet, sur laquelle il faut miser. Nous avons des ingénieurs de qualité, on est capable d'être innovant, encore faut-il miser sur la recherche et développement (R & D) et sur le collectif de travail. Aujourd'hui, ce collectif, on le morcelle. Les projets sont découpés et éclatés sur le monde entier avec de la mise en concurrence entre sites et pays, ce qui entraîne une perte de visibilité. On ne sait plus pourquoi on travaille et où on va. Surtout quand on lance des projets pour les arrêter six mois après.

Quelle est la stratégie ?


La direction d'Alcatel-Lucent fonctionne par effet d'aubaine, sansperspective sur le long terme. Le groupe s'est financiarisé, mise sur les opportunités fiscales de tel ou tel pays, il considère que tout homme est interchangeable et fait fi des différences culturelles, des fuseaux horaires... Et puis, l'éclatement signifie aussi une administration qui s'alourdit, des couches managériales nécessaires à faire tourner l'usine à gaz... Bref, un énorme gâchis. Et, à chaque plan social, on affaiblit la force de travail.

Et le troisième atout ?


Notre troisième atout, c'est le contexte local. Tout d'abord la présence de France Telecom- Orange, et puis l'environnement politique. Les élus connaissent bien la situation, telle la députée Corinne Erhel. Tous sont d'accord entre eux pour défendre l'avenir d'Alcatel-Lucent. Ça compte. Mais au plan national, il va falloir peser sur le gouvernement pour qu'il s'implique davantage.  Le Trégor a l'expérience de la lutte sociale. Nous avons su nous mobiliser par le passé. À nous de convaincre.

*Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. Cet accord se traduit par le départ de seniors (40 postes), intégrés aux 140 emplois que la direction compte supprimer dans le cadre de son plan de restructuration dévoilé en décembre.

  • Propos recueillis par Arnaud Morvan

http://www.letelegramme.com/local/cotes-d-armor/lannion-paimpol/ville/alcatel-pousse-dehors-vingt-sept-ans-apres-04-02-2013-1993542.php

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 10:41

http://www.live2times.com/imgupload/event/10703/141010113915/normal/servin-et-casanova-exclus-du-pcfthorez2-.jpg

Le PCF du temps où il était à 25%

 

4 février 2013 à 10h32 

*

De nouveau, après la scission de 2010, le PC morbihannais se dit « rassemblé ». Mais dans le rouge financièrement, il va devoir vendre et même licencier.

*

Côté face, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes au sein de la fédération morbihannaise du Parti communiste français, qui tenait son congrès ce week-end, à Auray. Ça va mieux en le disant car dans un passé récent, ça n'a pas toujours été le cas. Début 2010, lors de la préparation des régionales, la famille s'était divisée entre ceux qui avaient choisi l'alliance au premier tour avec les socialistes (liste Le Drian) et ceux qui avaient suivi la position nationale, privilégiant le Front de gauche.

« Rassemblé et dynamique »


« Mais aujourd'hui, on a dépassé ces divisions », assure Joël Gallais, qui sera bientôt confirmé dans sa fonction de secrétaire départemental par la nouvelle équipe dirigeante (43 personnes), élue hier. « On a tourné la page et travaillé au rassemblement. Et la plupart de ceux qui travaillaient avec l'ancienne équipe sont là aujourd'hui. On a renoué avec des pratiques de base qu'on avait un peu oubliées, on a refait des stages de formation, on a fait deux belles fêtes de l'Huma Bretagne, bref, on est un parti rassemblé et dynamique. On est également en accord avec les orientations nationales. On valide la stratégie du Front de gauche et on estime que le gouvernement est sur un mauvais cap, plus à l'écoute du Medef que des salariés ».

Un déficit de 100.000 €


Côté pile, les 80 congressistes ont découvert une situation financière inquiétante. La fédération connaît un déficit structurel annuel de... 100.000 €. La somme, confirme Joël Gallais, « correspond aux cotisations que l'ancienne équipe dirigeante ne paie plus » depuis la scission.

Les anciens dirigeants « plus communistes »


Un vent de fronde a soufflé hier contre ces anciens camarades, au premier rang desquels le vice-président du conseil régional, Daniel Gilles. « Il faut dire haut et fort qu'ils ne font plus partie du parti », a clamé un délégué. « On ne va pas engager de procédure d'exclusion mais de fait, ils ne sont plus communistes », confirme Joël Gallais. La colère des militants a même un temps ricoché sur le sénateur Michel Le Scouarnec, qui ne verse plus ses indemnités à la fédération. Mais l'ancien maire d'Auray a été dédouané : « L'élu local verse au local, l'élu national verse au national ».

Quoi qu'il en soit, ce déficit structurel va contraindre la fédération à deux décisions drastiques.

Un immeuble vendu deux postes supprimés

 
Premièrement, deux des trois étages de l'immeuble de la fédération, rue Jules-Legrand, à Lorient (511m² au total), seront vendus. En plus du produit de la vente, il en résultera des économies de flux et de charges (10.000 € de taxes actuellement). Secundo, « la masse salariale va diminuer ». De 2,8 équivalents temps plein, la fédération passera à 1,3. Ce qui veut dire, concrètement, qu'un poste à temps plein et un autre à mi-temps seront supprimés. Une réalité que beaucoup de délégués avaient du mal à accepter, même si Joël Gallais tentait de minorer la portée de la décision en réfutant le terme de licenciement. « On va trouver la meilleure formule ».

  • Benoit Siohan

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/morbihan/morbihan-le-parti-communiste-rassemble-et-dans-le-rouge-04-02-2013-1993437.php

 

Les résultats électoraux du PCF depuis ses origines
*
Années Type d’élection Suffr. Expr. VOIX DU PC % Sièges
1924 L 9 000 000 886 000 9,84 26
1928 L 9 470 000 1 066 000 11,26 12 ou 14
1932 L 9 579 000 796 000 8 11
1936 L 9 847 000 1 502 000 15,26 72
1945 L (vote des femmes) 19 153 000 5 024 000 26,2 159
1946 (Juin) L 19 805 000 5 145 000 25,9 153
1946 (Nov.) L 19 216 000 5 430 000 28,3 182
1951 L 19 129 000 5 056 000 26,9 103
1956 L 21 500 000 5 514 000 25,9 150
1958 L 20 341 000 3 900 000 19,2 10
1962 L 18 334 000 3 996 000 21,8 41
1965 P Mitterrand candidat commun de la gauche
1967 L 22 389 000 5 039 000 22,5 73
1968 L 22 147 000 4 434 000 20 34
1969 P (Duclos) 22 200 000 4 780 000 21,5
1973 L 23 750 000 5 085 000 21,4 73
1974 P Mitterrand candidat commun de la gauche
1978 L (vote à 18 ans) 28 560 000 5 870 000 20,5 86
1979 E 21 350 000 4 153 000 20,5 19
1981 P (Marchais) 29 030 000 4 456 922 15,34
L 25 140 000 4 065 000 16,2 44
1984 E 20 700 000 2 270 000 11,28 10
1986 L 29 094 000 2 724 000 9,79 35
1986 R 2 873 234 10,35 178
1988 P (Lajoinie) 30 436 744 2 056 261 6,75
1988 L 24 432 095 2 765 761 11,3 27
1989 E 1 401 000 7,7
1992 R 24 431 676 2 017 590 8,1 140
1993 L 25 378 158 2 323 437 9,21 24
1994 E 19 415 186 1 341 128 6,91
1995 P (R. Hue) 30 462 633 2 632 460 8,64
1997 L 2 509 781 9,91
1998 R 21 412 454 très peu de listes PCF seul (unités)
1999 E 17 652 684 1 196 310 6,78 6
2002 P (R. Hue) 28 498 471 960 480 3,37
2002 L 25 246 045 1 216 178 4,82
2004 R (8 régions) 9 257 166 686 905 7,42
2004 E 17 168 681 900 293 5,24 2
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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 10:30

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4 février 2013 

 

Augmentation des ruptures conventionnelles, stagnation, voire baisse des salaires, restructuration de filières... les sujets de préoccupation des représentants du collectif Agro CGT sont nombreux.

Réunis vendredi matin à Saint-Brieuc, une dizaine de représentants du collectif Agro CGT du département ont fait le point sur leurs inquiétudes du moment. Ces représentants des salariés de l'agroalimentaire s'inquiètent, notamment, de l'accroissement du nombre de ruptures conventionnelles au sein des entreprises du département. Sans pouvoir avancer de chiffres précis, ils constatent de plus en plus de départs pour inaptitude au travail dans plusieurs entreprises, notamment celles qui, de par leur grande spécialisation, n'offrent pas de reclassements possibles à leurs salariés.

 

« Nous voyons de plus en plus de gens cassés par le travail dès 35-40 ans, avance Olivier Chartier, porte-parole du collectif.

 

Les cadences ont accéléré et les jeunes qui arrivent ne sont pas prêts à subir ces cadences ». Le collectif s'inquiète également pour la santé des femmes travaillant dans certaines de ces entreprises. Elles vont être mises désormais sur des postes de travail très physiques, comme celui de pareurs dans les abattoirs, qui se substituent aux désosseurs. Or, l'état de santé des ouvriers de l'agroalimentaire n'est pas suffisamment suivi, considèrent les représentants du syndicat qui regrettent le manque de médecins du travail dans le département.

La crainte de nouvelles restructurations

À ces inquiétudes de santé publique, s'ajoutent des craintes concernant l'emploi. Les filières porcs et volailles ne vont pas bien, rappelle le collectif. De nouvelles restructurations très importantes se préparent dans l'agroalimentaire breton et la filière lait, qui est celle qui se porte le mieux actuellement, ne devrait pas être épargnée par ces réorganisations, craignent-ils. Enfin, le collectif s'inquiète des problèmes d'approvisionnement de certains abattoirs qui tournent actuellement à un tiers de leurs capacités. Ce contexte n'est pas du tout favorable aux salariés de l'agroalimentaire breton, résume le collectif CGT qui entend désormais se battre contre les accords de flexibilité qui s'annoncent, dans les semaines à venir, dans leurs entreprises.

 

Anne Bure

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/cotesarmor/agroalimentaire-penibilite-la-cgt-tres-inquiete-04-02-2013-1993404.php

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 09:26
singenuk

2 février par Nicolas Sersiron


« Nous n’avons aucun intérêt économique au Mali », proclamait François Hollande, alors que notre pays était précisément engagé dans une guerre extractiviste, dont les motivations ne sont pas très différentes des guerres bushiennes au Moyen-Orient.

 

Slogans et mensonges sont semblables : lutter contre le terrorisme et apporter la démocratie.

 

L’avenir nous dira très vite si une réelle démocratie - un gouvernement qui fait passer les intérêts de son peuple avant celui des transnationales - remplace une des pseudo-démocraties ultra corrompues qui règnent dans la majorité des pays de l’Afrique subsaharienne.

 

Les peuples maliens et français applaudissent la délivrance, le tour de passe-passe est parfait. Pourtant, cette guerre, néo-coloniale ou post-coloniale selon l’inspiration, n’en reste pas moins une guerre étrangère où le gouvernement français a pour projet de maintenir l’asservissement d’un peuple et de ses territoires pour conserver la mainmise sur ses matières premières.

 

Il y a celles qui sont connues comme l’or du Mali et l’uranium du Niger, mais il y a aussi l’énorme potentiel des autres, cachées dans le sous-sol du Sahel.

 

La concurrence est rude avec l’atelier du monde en Asie, avec la puissante Amérique du Nord et avec toutes les multinationales demandeuses de matières premières. Dans cette course, dont les populations ne profitent pas, bien au contraire quand on pense aux pollutions subies, la France veut garder un acquis de longue date.
 
Une fois le Mali envahi par les djihadistes, ceux-ci seraient devenus trop puissants et trop dangereux pour qu’Areva puisse continuer à profiter tranquillement de l’uranium d’Arlit et d’Imouraren au Niger voisin, qui représente près de 40% du combustible des centrales françaises.

 

Est-ce un hasard si le nouveau président du Niger est un ancien cadre d’Areva ?

 

L’Allemagne, qui arrête ses centrales nucléaires, n’a fait aucun acte de solidarité pour soutenir l’engagement militaire de la France. Cela fait plusieurs siècles que notre pays participe activement au pillage des richesses de l’Afrique. Après le vol des Africains transformés en esclaves, ce fut, à travers la colonisation armée, le vol des richesses naturelles agricoles et minières.

 

Ensuite, après les indépendances, la continuité de ces pillages a pu être assurée grâce au mécanisme de la dette, quitte à assassiner ceux qui ne voulaient pas rester soumis, comme Thomas Sankara au Burkina Faso. Dans le système néocolonial, comme celui de la Françafrique, la violence des armes n’est jamais loin.

 

http://cadtm.org/Delivrer-les-peuples-pour-mieux

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 13:49

  greve-12-fevrier.jpg

 

Les fédérations FERC CGT, FNECFP FO, SUD ÉDUCATION, CNT, réunies le lundi 28 janvier 2013, soutiennent les initiatives qui ont déjà été prises et qui seront prises par les personnels et leurs organisations syndicales.

 

Elles appellent les personnels à se réunir et à construire la mobilisation par la grève le 12 février 2013
- Pour une amélioration des conditions de travail et de rémunération,
- Pour l’abandon du projet de loi d’orientation sur l’école,
- Pour l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires.

 

Le gouvernement ne rompt pas avec les politiques précédentes, les salaires des fonctionnaires ne sont toujours pas revalorisés, les conditions de vie et de travail continuent de se détériorer pour les élèves et les personnels.


- Le projet de loi d’orientation sur l’école ne répond pas aux besoins de l’école publique.

Nous ne pouvons pas nous satisfaire de voir que les fondements idéologiques mis en place par la loi Fillon de 2005, comme le socle commun, ne sont pas remis en cause par ce projet de loi sur l’école.

- Avec le pilotage des cartes de formation professionnelle, la prise en charge des services d’orientation par les régions et le transfert aux collectivités locales de missions dans le premier degré, un cap supplémentaire sera franchi dans une logique de territorialisation de l’école.

- Contrairement à ce qui est annoncé par Vincent Peillon, dans le premier degré, la réforme des rythmes scolaires va dégrader les conditions d’apprentissage des élèves et de travail des personnels.

Cette raison a conduit nos fédérations à voter contre le décret sur l’aménagement du temps scolaire qui nous a été présenté.

La publication, par le ministre, de ce texte rejeté par l’écrasante majorité des personnels et des collectivités territoriales est inacceptable.

 

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Ci-dessous, appel de la fédération des syndicats SUD Education

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Généraliser la mobilisation par la grève nationale

La fédération SUD éducation appelle l’ensemble des personnels :

 

- à la grève nationale dans l’éducation le mardi 12 février à l’appel des fédérations de l’éducation CGT, CNT, FO et SUD éducation,

 

- à se réunir en assemblées générales de grévistes pour débattre des revendications et décider de la poursuite de la mobilisation, qui peut passer par la reconduction de la grève là où c’est possible. Nous soutenons toutes les actions décidées démocratiquement par les personnels.

Loin de la « refondation » annoncée, les politiques éducatives du gouvernement s’inscrivent dans une grande continuité avec celles de ces dernières années. La programmation budgétaire est très en-deçà des besoins. La situation des élèves, les conditions de vie et de travail des personnels se dégradent. Certains projets actuels vont encore aggraver cet état de fait.

Les concertations se sont déroulées sans les personnels de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche. Le gouvernement cherche maintenant à imposer ses réformes en refusant de répondre aux revendications. Il veut passer en force même quand ses projets sont rejetés par les personnels et leurs syndicats.

La contestation commence à se développer, notamment avec la grève massive du 1er degré le 22 janvier à Paris, les nombreuses initiatives du 23, diverses actions locales, des motions d’assemblées générales, de conseils des maîtres-ses, de conseils d’administration…

Pour la fédération SUD éducation, il faut passer à une nouvelle phase de la mobilisation, par la grève nationale. Ce qui est à l’ordre du jour, c’est la construction d’un rapport de force permettant d’obtenir la satisfaction de nos revendications et des alternatives pour l’éducation. Seule l’intervention massive des personnels peut le permettre.

Nous exigeons l’abandon immédiat de réformes inacceptables :

- Retrait du décret Peillon sur les rythmes scolaires !

- Retrait de la régionalisation de l’orientation !

- Retrait de la décentralisation de la carte de l’enseignement professionnel !

 

Nous refusons toute territorialisation de l’éducation. Les projets de lois d’orientation doivent être abandonnés, le processus doit être reporté pour que les personnels puissent enfin y prendre part et pour que toutes les questions puissent être posées. Une tout autre loi d’orientation doit être élaborée, pour une école égalitaire et émancipatrice, dans le cadre d’un véritable service public national de l’éducation.

Nous revendiquons les bases urgentes d’une véritable refondation :

- Abrogation des contre-réformes du précédent gouvernement (masterisation, service minimum d’accueil, socle commun, livret personnel de compétences, réformes des 3 lycées, loi « Libertés et Responsabilités des Universités », AERES, Idex, Labex…) ;

- Amélioration des conditions de vie et de travail de tous les personnels : la titularisation sans condition de tous les précaires et l’arrêt du recrutement de précaires, la création d’emplois statutaires à la hauteur des besoins, une diminution du temps de travail, l’augmentation des salaires, l’abrogation du jour de carence ;

- Des conditions pour un véritable service public d’éducation et de recherche au bénéfice des élèves : une baisse des effectifs des classes et des groupes à tous les niveaux, la révision des programmes, le développement de RASED complets partout, une vraie politique d’éducation prioritaire, une carte scolaire garantissant la mixité sociale, la gratuité réelle de la maternelle à l’université, l’argent public doit être réservé à l’école publique…

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http://solidaires.saintdenis.over-blog.org/article-greve-nationale-le-12-fevrier-dans-l-education-114863311.html

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