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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 12:23

(De Cannes) Quel film derrière les funestes polémiques ? « Hors la loi », de Rachid Bouchareb, a été montré ce matin à la presse avant la projection officielle dans la soirée. S'il est moins inspiré qu'« Indigènes », le film fait la lumière sur une période ambiguë des histoires française et algérienne à travers un drame familial.


Précédé par une douteuse polémique initiée par le député UMP des Alpes-Maritimes Lionnel Luca, le « Hors la loi », de Rachid Bouchareb, objet de tous les commentaires depuis plusieurs semaines, a enfin déroulé ses bobines vendredi au festival de Cannes. (Voir la bande-annonce)

Ambiance des grands jours dès potron-minet… Escadrons de gendarmerie installés partout sur la Croisette, fouille minutieuse des journalistes à l'entrée de la projection matinale de 8h30 (celui qui porte un blouson avec plusieurs fermetures Eclair est très, très emmerdé) et attente un rien fébrile dans la salle.

« Hors la loi » : lumière sur des zones d'ombre de l'Histoire

Quatre ans après « Indigènes », salué à Cannes par un prix d'interprétation collectif, Rachid Bouchareb poursuit son flash-back nécessaire, direction les zones d'ombre de l'Histoire nationale et le rapport de la France avec ses enfants d'Algérie, période coloniale.

Dans un cinéma français si souvent frileux et timide face à son passé qui ne passe pas, l'activisme de Bouchareb et de ses acolytes (en premier lieu Jamel Debbouze, co-producteur) fait judicieusement tache dans le paysage.

Contrairement à ce que laissait supposer l'indignation de Luca et consorts (consécutive à une lecture supposée du scénario), « Hors la loi » n'est pas consacré au massacre de Sétif, le 8 mai 1945.

Seul le début du film (un petit quart d'heure) met en scène les « événements » sanguinaires, longtemps dissimulés sous la chape de plomb de la mauvaise conscience nationale.

L'histoire racontée par le film prend ses racines le 8 mai et bien plus tôt encore (un prologue met en scène l'expropriation d'une famille algérienne en 1925) mais, d'un point de vue strictement fictionnel, elle commence après.

Bouajila, Zem, Debbouze : guerre fratricide

« Hors la loi » raconte l'itinéraire en leur temps de trois frères : Saïd, Messaoud et Abdelkader. Arrêté pour activisme suite au massacre de Sétif, ce dernier (Sami Bouajila, impeccable) croupit de longues années à la prison de la Santé, à Paris. Il y consolide son engagement aux côtés du FLN.

Messaoud (Roschdy Zem), soldat de l'armée française, combat en Indochine. Saïd (Jamel Debbouze), lui, décide de quitter l'Algérie et de s'installer en France. Il trouve « refuge » dans le bidonville de Nanterre et comprend rapidement que le meilleur moyen de faire du fric est de s'adonner à diverses magouilles du côté de Pigalle. Les trois frères se retrouvent, mais n'empruntent en rien le même chemin.

L'Irak vu par Cannes

Parano U.S.

Dans « Fair Game », Doug Liman évoque l'affaire Valérie Plame, histoire véridique de cet agent de la CIA qui découvre l'absence d'armes de destructions massives en Irak.

Résultat : une fiction gentiment paranoïaque qui n'invente rien, ouvre quelques portes déjà bien ouvertes, mais se laisse regarder sans déplaisir, en premier lieu grâce à la prestation de Naomi Watts et Sean Penn.

Un petit Loach

Avec « Route Irish », Ken Loach filme l'enquête dépressive d'un ex-mercenaire anglais engagé en Irak. Son meilleur pote est mort sur place et il cherche à comprendre pourquoi.

Loach semble embarrassé par son intrigue et ses enjeux psychologiques.

L'enquête est laborieuse et les personnages -fait rare chez le metteur en scène- sont tout juste esquissés.

« Hors la loi » suit leur destin à Paris, jusqu'à la déclaration d'indépendance de 1962. Bouchareb, entre autres, met en scène l'activisme des militants FLN, prêts à tout pour entraîner leurs frères dans leur lutte. Impôt révolutionnaire, « pression » sur les compatriotes qui rechignent à militer et, pour certains, bossent en tant que fonctionnaires lambda pour la police française, assassinat des traîtres qui s'opposent à leurs options jusqu'au-boutistes.

Ambiguïté partout

Une cause juste justifie-t-elle tous les moyens ? La guerre exclut-elle tout sentiment ?

Si « Hors la loi » retrace une époque très peu fréquentée (euphémisme) par le cinéma français, montre les exactions policières et l'oppression, il cherche surtout à rendre compte des cas de conscience de ses personnages, aux prises avec une lutte à tout point de vue « fratricide ».

Les affrontements et contradictions qui rythment les relations entre les trois frères reflètent une période ambiguë.

Bouchareb ne s'adonne en aucun cas à la description de combattants indépendantistes parés de toutes les vertus. Plus subtil, le cinéaste donne à voir l'ambivalence déchirant son microcosme familial et, à travers elle, les difficultés à venir de l'Algérie indépendante.

De l'Algérie et des Algériens, dans leur pays et en France. De quoi alimenter plusieurs films à venir…

Même si « Hors la loi » souffre d'une certaine raideur didactique et, formellement, paraît moins inspiré qu'« Indigènes », son importance ne fait pas l'ombre d'un doute.

Quant aux polémiques déjà mentionnées, elles semblent encore plus absurdes après avoir découvert le film. Les manifestations organisées aujourd'hui à Cannes pour protester contre sa présence en compétition n'y changeront rien.

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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 12:15
obese-1

La « thrombine », ça vous dit quelque chose ? Comme moi, vous n'aviez sans doute jamais entendu parler de cet additif et, comme moi, vous voulez connaître le secret du surimi. Voilà la recette : un peu de plasma sanguin, un peu d'extrait musculaire, et hop ! Hum, les jolis bâtonnets de restes de viande !


Seuls les spécialistes s'intéressaient au sujet jusqu'à ce que les parlementaires européens, écolos en tête, entrent en guerre contre cette « colle » permettant d'agglomérer des morceaux de viande pour reconstituer de jolis « produits carnés ».


La Commission voulait harmoniser les législations nationales, puisque la thrombine est déjà autorisée en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas, mais les députés européens ont opposé leur véto.

Pourquoi ne pas faire du « surimi de viande » ? C'est ce qu'a demandé le social-démocrate allemand Jo Leinen :

« Un steak est un steak, un jambon est un jambon. »

Joint par téléphone entre deux avions, le pourfendeur de la malbouffe, le député Europe Ecologie José Bové, souligne que l'intérêt de cette colle est de « valoriser des déchets de viande » et « sans doute de dégager des marges intéressantes. On peut même faire du poulet carré ! » (Ecouter le son)

 

 

 

Normalement, depuis la crise de la vache folle, on ne considère plus l'utilisation de produits sanguins animaux comme anodine. Or la thrombine est un enzyme qui accélère la coagulation du sang et qui, mélangée avec de la thromboplastine issue des muscles des animaux, donne une sorte de colle alimentaire.

Déjà autorisée en France

Pourtant, la thrombine a été autorisée en France par un arrêté provisoire entre 2003 et 2005, ceci à la suite de deux avis positifs de l'Afssa, l'Agence de sécurité sanitaire des aliments. L'arrêté indiquait que :

« La présence de cet additif dans une denrée alimentaire est indiquée dans la liste des ingrédients par la mention “stabilisant : préparation enzymatique d'origine bovine/(porcine)”. Le consommateur doit être informé que la denrée alimentaire obtenue est reconstituée. »

Depuis qu'elle n'est plus autorisée, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) dit ne pas avoir constaté de manquements, mais fait remarquer qu'« il y a d'autres procédés pour coller les viandes ».

Pas de problème pour la sécurité ?

Outre l'aspect peu ragoûtant de la chose, qu'en est-il de ses effets sur la santé ? Saisie par la commission en 2005, l'Agence sanitaire européenne (Efsa) avait rendu un avis scientifique estimant que :

« L'utilisation de la préparation enzymatique basée sur la thrombine […] ne pose pas de problème du point de vue de la sécurité. »

C'est ce même avis qui devait déboucher sur la directive autorisant la thrombine.

Mais les députés craignent que le procédé, qui consiste à relier des morceaux de viande, puisse augmenter la superficie pouvant être affectée par une bactérie pathogène, comme la salmonelle.

Et, certains du risque de retrouver cette viande agglomérée et bon marché en quantité importante dans les restaurants, ils sont partis en guerre contre elle.

La fronde du législatif contre l'exécutif européen est sans précédent ces dernières années. Même si l'affaire n'est pas totalement gagnée, comme l'explique José Bové. (Ecouter le son)


 

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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 11:48

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Fakir link

C’est le point aveugle du débat économique. Une donnée clé, et d’autant mieux cachée par les grands médias : de toutes les richesses produites en France, les salariés récoltent aujourd’hui, d’après l’INSEE, 9,3 %de moins qu’en 1983 – autant qui va en plus aux actionnaires. Soit plus de 100 milliards d’euros par an…

« La part des profits est inhabituellement élevée à présent (et la part des salaires inhabituellement basse). En fait, l’amplitude de cette évolution et l’éventail des pays concernés n’a pas de précédent dans les 45 dernières années. »

D’où sont tirées ces lignes ?

On croirait une communication de la CGT ?

Ou un discours d’Olivier Besancenot ?


Au contraire : ce passage est extrait d’un article de la Bank for International Settlements. La Banque des Règlements Internationaux. Une institution qui réunit chaque mois, à Bâle, en Suisse, les banquiers centraux pour « coordonner les politiques monétaires » et « édicter des règles prudentielles ».

 

Dans leur Working Papers N°231, daté de juillet 2007 et titré Global upward trend in the profit share (« Hausse tendancielle mondiale de la part des profits »), eux insistent pourtant sur les « hauts niveaux de la part du profit inhabituellement répandus aujourd’hui », sur cette « marge d’une importance sans précédent », sur cette « preuve à la fois graphique et économétrique d’un fait particulier concernant le partage des revenus dans les pays industrialisés : une poussée à la hausse de la part des profits au milieu des années 80, ou son pendant : une poussée à la baisse de la part des salaires » et ainsi de suite sur vingt-trois pages. Ce sont donc les financiers eux-mêmes qui dressent ce constat, avec étonnement : jamais les bénéfices n’ont été aussi hauts, jamais les salaires n’ont été aussi bas, un déséquilibre inédit depuis au moins un demi-siècle, et vrai pour l’ensemble des pays industrialisés.


Et cette analyse ne souffre d’aucune contestation : d’après le Fonds Monétaire International, dans les pays membres du G7, la part des salaires dans le Produit Intérieur Brut a baissé de 5,8 % entre 1983 et 2006. D’après la Commission européenne, au sein de l’Europe cette fois, la part des salaires a chuté de 8,6 %. Et en France, de 9,3 %. Dans le même temps, la part des dividendes dans la valeur ajoutée passait de 3,2 % à 8,5 %. Un quasi-triplement.


Combien ça coûte ?


Enoncés ainsi, ces 9,3 % paraissent abstraits. Ils représentent en fait des montants colossaux – qui ont des conséquences très concrètes dans notre vie quotidienne. Qu’on les évalue, d’abord :

Le PIB de la France s’élève, aujourd’hui, à près de 2 000 milliards d’euros. « Donc il y a en gros 120 à 170 milliards d’euros qui ont ripé du travail vers le capital, calcule Jacky Fayolle, ancien directeur de l’IRES – Institut de Recherche Economique et Social.


- 120 à 170 milliards par an, alors ?

- Pour aller très vite, c’est ça. »

Même avec des estimations basses, le seuil des cent milliards d’euros est largement dépassé. Soit plus de dix fois le « trou » de la Sécurité sociale en 2007 (dix milliards, l’année d’avant la crise), cinq fois celui de 2009 (22 milliards d’euros, crise oblige). Une vingtaine de fois celui des retraites (7,7 milliards d’euros). Des « trous » amplement médiatisés, tandis qu’on évoque moins souvent celui, combien plus profond, creusé par les actionnaires dans la poche des salariés…


« C’est un hold-up géant dont on ne parle pas, ça ?

- Oui, tempère Jacky Fayolle, sauf que le mot hold-up est trop brutal pour parler d’un changement qui cumule tout un ensemble de facteurs : le poids du chômage, les politiques économique, les changements de la gouvernance des entreprises depuis une vingtaine d’années. »


Ces 9,3 % devraient, par le gigantisme des sommes en jeu, des centaines de milliards d’euros, ces 9,3 % devraient s’installer au cœur du débat.

Quand Nicolas Sarkozy intervient, à la télévision, et déclare « si nous voulons sauver notre système de retraite, nous ne pouvons plus différer les décisions. Tous les chiffres sont sur la table », un chœur devrait s’élever dans le pays citant un chiffre qui n’est pas « sur la table » : 9,3 %.

 

Quand le même revient à la télé, et déclare « Il faut plus d’argent contre Alzheimer, plus d’argent contre le cancer, plus d’argent pour les soins palliatifs, mais où est-ce qu’on les trouve ? où est-ce qu’on les trouve ? », on pourrait lui apporter la solution : qu’il retrouve ces 9,3 % dans les portefeuilles de ses amis du Fouquet’s.

Toute la contestation des « nécessaires réformes en cours » pourrait, inlassablement, s’appuyer sur ces 9,3 %. Or, c’est à l’inverse qu’on assiste : cette donnée majeure est quasiment effacée de la sphère publique, éclipsée dans les médias, à peine mentionnée par les politiques. Un point central de l’économie en devient le point aveugle.


C’est pourquoi Fakir vient apporter ses lumières…

Ce texte fait partie d’un hors-série spécial « hold-up tranquille » de quatre pages de Fakir, dont 50 000 exemplaires ont été distribués lors des manifestations du 1er mai dernier.

 

Devant le succès, une réimpression a été lancée, et il est possible de commander ce hors-série à un tarif ultra-compétitif : 1 000 exemplaires = 70 € 100 exemplaires = 12 € 50 exemplaires = 10 € 10 exemplaires = 6 €.


Les prix de La Poste ne sont pas du tout proportionnels au poids, donc autant en prendre beaucoup. Pour commander, envoyez vos chèques à Fakir – 21, rue Eloi Morel 80 000 Amiens.


URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Partage-de-la-valeur-ajoutee-le-hold-up-tranquille.html

Note :
Ce hold up n'est possible que par la baisse de résistance de la classe ouvrière depuis les années 80. Moins de jours de grèves, moins de luttes, moins de mobilisation, de l'individualisme, du "retour sur la famille" et des gouvernements "sociaux libéraux" à la manoeuvre.  Pour obtenir ce climat de dépression la bourgeoisie n'arrête pas d'innover: nouvelles idées de ses partis  politiques "travaillez plus pour gagner plus", "c'est la faute des musulmans", médias, nouvelles technologies, aide spontanée des dirigeants syndicaux, tout est bon pour faire baisser la confiance en soi des opprimés, "rien ne changera jamais" , "résignez-vous", divertisser-vous, fringuez vous, consommez, (enfin si vous en avez les moyens ou empruntez). Nous on gère.
La situation ne peut changer que par une remontée des mobilisations, aussi petites soient-elles, qui remette la pression sur les capitalistes.
Ils ne lâcheront rien sans des nouveaux Mai 68, pas par des bulletins de vote.
Les travailleurs grecs vont dans la bonne direction.
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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 11:34

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Etudiante iranienne

 



SOUMIA Salhi
8 mars 2010

Avant de commencer cette analyse du mouvement féministe algérien, je voudrais saluer la mémoire de Nabila et Katia, assassinées il y a quinze ans. Katia Bengana, lycéenne de 17 ans, assassinée le 28 octobre 1994 à Meftah, près d’Alger, pour avoir refusé de porter le hidjab et Nabila, architecte de 29 ans, assassinée le 15 février 1995 à Tizi Ouzou, parce qu’elle était la présidente de l’association féminine Tighri N’tmettouth, (le cri de la femme).


La présence des femmes dans l’Armée de Libération nationale, si minoritaire fut-elle, n’en a pas moins constitué une référence essentielle tout au long du combat des femmes algériennes pour leur émancipation. Alors que toutes les composantes du mouvement national exigeaient le respect du statut personnel traditionnel, cette présence a valorisé une symbolique de l’égalité des sexes et fourni aux mouvements des femmes depuis l’indépendance, un contingent de militantes aussi prestigieuses qu’intraitables sur le droit des femmes.


C’est parmi les moudjahidate que naquit la revendication d’une organisation propre aux femmes que le pouvoir a concédée, d’autant mieux qu’elle servait son image de pays progressiste à l’extérieur du pays. L’UNFA est créée, mais elle sera rapidement mise au pas. Elles ont été, malgré leurs limites, à l’origine d’un travail d’alphabétisation, de sensibilisation sur la contraception...

C’est autour de quelques-unes d’entre elles que s’organisaient les premières batailles, comme celle qui permit, en 1966, le rejet du premier projet de code de statut personnel inspiré de la charîa traditionnelle.


Elles seront aussi partie prenante de toutes les mobilisations, du printemps 1973 aux rassemblements de 1981, des coordinations de 90 aux actions les plus récentes.

 La révolte des femmes scolarisées

La scolarisation massive des filles bouleverse la routine traditionnelle. Les familles traditionnelles encouragent l’instruction des filles. Des centaines de milliers de lycéennes et d’étudiantes circulent dans un espace public où leur présence contrevient aux règles non écrites de la société patriarcale rigoriste. Elles se heurtent à l’agressivité des passants, mais elles protestent contre le harcèlement sexuel dans les transports, elles imposent leur présence dans certains cafés, elles développent des solidarités autour de détresses personnelles.


a mixité était réelle dans la majorité des écoles, collèges, lycées et dans les universités. Des enseignantes universitaires se révoltent contre leur exclusion des attributions de logement de fonction et leur maintien dans des chambres d’étudiantes.


Au printemps 1973, un collectif étudiant rassemble une centaine de femmes à l’Université d’Alger contre un projet de code de la famille. En janvier 1981, un rassemblement de 900 femmes dans un amphithéâtre de l’Université d’Alger obtient le retrait de l’autorisation de sortie du territoire, par un père ou un mari. D’autres rassemblements et coordinations se succédèrent jusqu’en décembre de cette année-là. Parmi les scolarisées, l’heure était à la révolte, au rejet de l’enfermement, des traditions...


Le même phénomène est observé dans l’émigration, les jeunes femmes rejetant les mariages arrangés ou forcés et craignant une codification juridique qui aurait consacré l’oppression traditionnelle.

 Des cercles aux collectifs

Une dizaine de cercles clandestins se constituent dans les principales villes en 1977, puis les activistes investissent des cadres officiels pour pouvoir agir publiquement. Le GTE (groupe de travail étudiant) de psychologie initie un ciné- club féminin à Alger, la section syndicale de sciences politiques organise un séminaire sur les droits des femmes, d’autres infiltrent une section de l’UNFA officielle... Des collectifs unitaires se constituent dans l’effervescence démocratique de 80 puis ce sont les rassemblements devant l’Assemblée nationale à l’automne 81, pour exiger le retrait du nouveau projet de code de la famille.


Les animatrices de ces protestations appartiennent à l’organisation communiste tolérée, le PAGS (Parti de l’avant-garde socialiste) et aux organisations clandestines de l’extrême-gauche trotskyste, principalement le GCR (Groupe communiste révolutionnaire) et l’OST (Organisation socialiste des travailleurs). Le soutien continu et déterminé des moudjahidate (anciennes de la guerre de libération), malgré leurs attaches politiques et parfois familiales avec les dirigeants du pays, a offert au mouvement un surcroît de légitimité et une protection précieuse.


Les divers noyaux constituaient un tissu commun, malgré les divergences politiques. Les revendications juridiques avancées par les moudjahidate (refus du tuteur, droit au travail, droit au divorce, mariage sans dot...) faisaient consensus. Les lignes de partage étaient fluctuantes. Les trois tendances pouvaient s’opposer ou faire front selon :


- la position par rapport au code de la famille, amendements pour la mouvance du PAGS, abrogation pour la mouvance des trotskystes ;

- l’idée qu’au-delà des droits juridiques, il faut œuvrer à transformer les pratiques sociales et les mentalités, alors que l’OST se limitait à l’abrogation du code de la famille ; (Ils mobilisaient dans la perspective de la constituante souveraine sous le slogan : « le peuple doit décider ».)

- le type d’action, travail de terrain, de proximité pour changer les pratiques sociales (mixité, pratique du sport, représentations des femmes dans les manuels scolaires, inégalité des salaires, discriminations professionnelles...) que partageaient les mouvances du PAGS et du GCR.

 Le reflux

Après 82, le champ politique se ferme, c’est le reflux. Les collectifs féminins s’affaiblissent. Le code de la famille est adopté, l’été 84 sans réaction notable. Les noyaux militants survivent modestement. L’expérience du groupe Ahlam, qui organise des ciné-clubs féminins massifs et maintient un fonctionnement régulier, servira de modèle dans les années qui suivent. L’atelier ARFA, qui animera la revue Présence de femmes, est installé la même année.


Une année plus tard, l’Association pour l’égalité devant la loi entre les femmes et les hommes est proclamée.

Ces différents noyaux maintiennent la célébration du 8 mars qui rassemble encore des centaines de femmes.

Dans cette phase de reflux, deux phénomènes vont contribuer à former une nouvelle génération de militantes féministes : les ciné-clubs féminins et le mouvement syndical étudiant autonome.

 Contre la montée intégriste

Au lendemain de la révolte populaire du 5 octobre 1988, le mouvement féministe s’engouffre dans l’ouverture politique. Les tentatives d’unifier les associations se heurtent à la volonté d’indépendance des familles politiques. L’association pour l’égalité devant la loi entre les hommes et les femmes, dite Egalité, l’association de défense et promotion des droits des femmes, dite Promotion et l’association pour l’émancipation de la femme dite Emancipation.


Les associations se créent plus massives qu’hier. L’association pour l’émancipation de la femme (AEF) rassemble près de 7000 femmes lors de la marche du 8 mars 1989 et essaime à travers une demi-douzaine de villes. Mais bientôt va se profiler une immense vague rétrograde qui submerge les quartiers populaires. La campagne contre « les femmes qui demandent quatre maris » et le discours misogyne sont l’essentiel du message du FIS. Et le mouvement se divise encore dans l’approche de cette adversité.


La floraison d’initiatives pour le droit des femmes se transforme bientôt en cadre de résistance contre l’intégrisme. En novembre 89, une rencontre nationale regroupe toutes les associations et débouche sur la mise en place d’une coordination régulière. En décembre un rassemblement de trois mille femmes provoque l’appel d’El Daâwa à faire marcher les femmes. 25 000 personnes au centre d’Alger qui effraient la capitale.

Les femmes ne baissent pas les bras. Le 8 mars 90, 2500 femmes sortent en manifestation, de l’Afrique, pour finir à 20 000 devant l’Assemblée nationale.


L’AEF est au cœur d’un processus d’alliances, le forum démocratique, qui tourne court.

 Face à l’hégémonie intégriste

Le raz-de-marée du FIS aux élections locales du 12 juin 90 met fin à cette dynamique. Désormais surmédiatisées, les associations féminines ne regroupent plus autant de monde. L’arrêt des élections en janvier 92 divise les rangs entre celles qui rejoignent le CNSA contre le danger intégriste et celles qui prônent l’autonomie des partisans de la démocratie. A mesure que la décennie devient sanglante, les féministes d’hier se divisent entre les éradicateurs et les réconciliateurs. Il s’agit de s’opposer au diktat vestimentaire des intégristes, de dénoncer les viols collectifs et la terreur misogyne.


Les réconciliatrices s’expriment plutôt sur des thèmes démocratiques d’opposition, notamment à l’étranger. L’opposition au code de la famille, demeurant le trait d’union de toutes. Les ateliers sur le code de la famille, proposés par la ministre de la Solidarité nationale et de la Famille, Mme Mechernène, impliquent la plupart des associations présentes dans le pays et débouchent sur une démarche d’amendements. L’hésitation du gouvernement à affronter le conservatisme dominant, à la veille d’échéances électorales, conduit ces associations à mener campagne de façon autonome pour 22 amendements. D’autres, comme l’AEF, ont conservé la revendication d’abrogation sans se désintéresser des questions soulevées par les amendements.


Il était difficile dans ce contexte dramatique d’exprimer un discours féministe autonome. Ce fut l’ambition du rassemblement « Agir ensemble » qui regroupa, vers la fin des années 90, la plupart des associations présentes dans le pays dans leur diversité. Mais cette réaffirmation identitaire des militantes féministes ne constituait pas un cadre de rassemblement de masse. En 1999, l’examen du rapport Algérie dans le cadre de la CEDA West a été l’occasion de faire un bilan équilibré loin des schématismes.

 La problématique des travailleuses

La scolarisation massive des filles, depuis l’indépendance, a produit l’entrée massive des femmes sur le marché du travail. Une femme sur trente travaillait en 1966, souvent avant le mariage ou après le divorce. Près d’une femme sur six travaille en 2009. Un juge sur trois, la moitié des personnels de l’éducation et de la santé et 40% de l’administration sont des femmes. Le code de la famille apparaît terriblement anachronique, alors que la Constitution et le reste de la législation proclament l’égalité. Cette irruption déstabilise la férule patriarcale radicalisée par la vague intégriste.


La proportion importante de femmes diplômées dans une société qui demeure patriarcale produit des effets pervers qu’on désigne pudiquement par la surqualification des femmes au poste occupé. La libéralisation de l’économie multiplie les contrats temporaires, et le travail au noir devient majoritaire. La CNFT-UGTA, commission nationale des femmes travailleuses de la centrale syndicale, multiplie les initiatives et les campagnes autour des questions centrales que sont désormais le harcèlement sexuel, le droit à la formation et à la promotion, la liberté d’accéder à la responsabilité politique, syndicale ou administrative et obtient la criminalisation du harcèlement sexuel par un amendement au code pénal.


En 2005, une série d’amendements au code de la famille reconnaissent l’apport économique de la femme et suppriment l’obéissance au mari. Mais son architecture demeure inégalitaire, malgré les quelques petits progrès pratiques sur le plan du mariage de la tutelle ou du divorce. Les femmes accèdent à de nouveaux métiers, à de nouvelles responsabilités et, en novembre 2009, un amendement constitutionnel impose une présence des femmes dans les institutions élues. Les femmes sont de plus en plus visibles et mêmes incontournables, mais les pratiques sociales sont encore très en retard.


Des études sur la réalité des femmes, des campagnes contre la violence à l’égard des femmes sont menées par des associations, des collectifs et des institutions. CNFT, Réseau Wassila, FEC, SOS femmes en détresse, AEF, Ciddef, Crasc, Cread, Cneap ... Un demi-siècle après l’indépendance, la légitimité du mouvement des femmes pour leurs droits juridiques sociaux et politiques est immense. Mais le chemin qui reste à parcourir est lui aussi immense.


Salhi Soumia, militante féministe et syndicaliste


Abréviations :

AEF : Association pour l’émancipation de la femme
ARFA : Atelier de recherche sur les femmes algériennes _ UNFA : Union nationale des femmes algériennes
CIDDEF : Centre de documentation et d’information sur les droits des enfants et des femmes
CNEAP : Centre national d’études et d’analyses pour la planification
CNFT-UGTA : Commission nationale des femmes travailleuses de l’Union générale des travailleurs algériens
CRASC : Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle
CREAD : Centre de recherche en économie et développement
CNSA : Comité national de sauvegarde de l’Algérie
FIS : Front islamique du salut
GCR : Groupe communiste révolutionnaire
OST : Organisation socialiste des travailleurs
PAGS : Parti de l’avant-garde socialiste


* Paru sur le site du PST :
http://membres.multimania.fr/pstdz/

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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 11:31



Maternité et services hospitaliers toujours menacée de fermeture à Carhaix. Projet fou d’ouverture d’une maternité porcine à Trébrivan commune distante de 10 km de Carhaix, mais située en Côte d’Armor. Casse des services publics d’un coté et cadeaux à l’agro-bizness de l’autre, voilà la situation ubuesque que nous vivons en Centre Bretagne.

A l’appel de l’association "Sous le vent, les pieds sur terre", entre 400 et 500 personnes se sont retrouvées à Trébrivan pour dire leur opposition au projet délirant de porcherie industrielle initié par les industriels de l’agro-bizness.


Dans une ambiance sympathique et festive l’après midi a débuté par les prises de parole d’ André Ollivro, porte parole de l’association Halte au marées vertes, suivi du Dr Claude Laisné, du CNRS qui ont brossé le tableau d’une Bretagne victime des méfaits de la pollution, engendrée par les industriels de l’agro-bizness. Suivirent le président de l’association Eaux et rivières et un représentant de la Confédération Paysanne.


Tous ont rappellé que les mêmes causes entrainant les mêmes effets,il serait illusoire de prétendre lutter contre les algues vertes et dans le même temps, tolérer en Centre Bretagne, une usine à produire des nitrates et autres polluants. Ce projet d’ "élevage" industriel de 900 truies, soit naissance et engraissement de 24000 porcelets par an est créé de toute pièce (quoique qu’en disent ses promoteurs !) sur une zone de terres humides.


Le projet de « maternité industrielle de Trébrivan montre à quel point le « Grenelle » de Boorlo est une vaste fumisterie destinée à donner un vernis écologiste à une politique entièrement subordonnée aux intérêts du capital et au productivisme de l'agro-bizness.


Cela ressemble à de la schizophrénie d'Etat, c'est en réalité la mise en œuvre du double discours du gouvernement sur l'environnement : faire payer aux contribuables la facture de la pollution et du nettoyage des plages souillées par les algues vertes sans s'attaquer aux causes.


Le projet de « maternité » porcine de Trébrivan est un exemple d'étape supplémentaire dans la main mise de l'industrie sur l'agriculture qui vise, à terme, à maitriser l'ensemble de la production alimentaire et donner à l'industrie la maitrise complète et entière de la filière alimentaire (de la production d'aliments pour bétail, OGM ou pas, à la vente et la transformation des carcasses, en passant par l'élévage intensif).


Pour le NPA la solution passe par la réhabilitation d'une agriculture paysanne, c'est à dire une agriculture débarrassée des parasites de l'industrie ( pesticides, engrais et autres, cultures et élevages intensifs donc productivistes...) . Une agriculture propre qui respecte l'environnement et les hommes, c'est possible et qui plus est, nécessaire.


Par sa présence massive à ce rassemblement, la population du Centre Bretagne montre sa détermination à refuser de voir Trébrivan et plus généralement le Centre Bretagne, devenir la victime d’industriels et de leur politique productiviste, prêts à tous les saccages aussi bien environnementaux qu' humains, pour assurer les profits d’une poignée d’actionnaires.


Pour le NPA Finistère : Laurence de Bouard, Louis Le Pape

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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 11:29


jeudi 20 mai 2010, par Politis.fr

Depuis le 19 mai, Denis Sieffert, directeur de la publication de Politis, et sept auteurs du texte « Claude Allègre, question d’éthique » sont mis en examen. Je soutiens Politis et les auteurs de cette tribune contre les tentatives d’intimidation de Claude Allègre. Je demande le retrait de la plainte, et je me prononce pour un débat public avec Claude Allègre sur les sujets abordés dans le texte incriminé.


Plus d’informations : Claude Allègre attaque Politis


http://www.politis.fr/Proces-Allegre-signez-la-petition,10573.html

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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 11:27

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En compétition officielle au Festival de Cannes, le second film de Rachid Bouchareb1, Hors-la-loi, est la suite d’Indigènes. C’est une fiction qui trace le parcours de trois frères et de leur mère, témoins de la répression sanglante des manifestations nationalistes algériennes de Sétif en mai 1945, leur arrivée en France et leur plongée dans le tumulte de la guerre de libération nationale. Projeté le 21 mai, ce film subit les foudres des nostalgiques de l’Algérie française.

Interviewé par Minute2, Lionnel Luca, député (UMP) des Alpes-Maritimes3, craignait « que ce film ne soit présenté dans la sélection officielle française » et n’a « eu de cesse que d’alerter le Centre national du cinéma (CNC) et les ministres concernés – Anciens combattants et Premier ministre. » Lionnel Luca, Christian Kerk et Bernard Brochand4 ont donc « mis la pression tout l’hiver  ». Finalement, Hors-la-loi figure dans la sélection algérienne et non française.


Comme d’autres5, Lionnel Luca n’a pu voir le film avant sa présentation le 21 mai. Ça ne l’arrête pas, puisqu’il qualifie Hors-la-loi de « révisionniste et négationniste »6 en s’appuyant sur le rapport du service historique de la Défense – commandé par le secrétaire d’État aux Anciens Combattants, Hubert Falco – qui recense « des erreurs », « des invraisemblances » et « des anachronismes » dans le scénario. Rachid Bouchareb précise sa démarche dans une lettre au Festival de Cannes7 : « Il faut qu’il soit possible que le cinéma aborde tous les sujets. Je le fais en cinéaste, avec ma sensibilité, sans obliger quiconque à la partager. » Pourtant, la campagne de dénigrement s’intensifie.


Quelques jours après l’ex-OAS et toujours responsable du cercle national des combattants du Front national, Roger Holeindre, la vice-présidente du FN, Marine Le Pen, déclare : « Présenté par le pouvoir algérien et honteusement financé par le ministère de la Culture et par nos chaînes publiques à près de 60 %, ce film n’est pas une œuvre cinématographique neutre mais une œuvre de propagande »8 et condamne « la publicité faite à une production étrangère hostile à la France ». Le groupe parlementaire d’études sur les rapatriés, présidé par le député UMP Elie Aboud, s’insurge contre « l’utilisation d’argent public pour insulter la République ».


Dans son édition du 30 avril, Mediapart nous informe qu’un comité « Pour la vérité historique - Cannes 2010 » « lance un appel aux parlementaires, aux élus, aux anciens combattants, aux harkis, aux pieds-noirs et aux sympathisants, pour se rassembler par milliers sur la “Croisette du 12 mai au 23 mai 2010’’ afin de demander à ce que les lois françaises soient appliquées en France “contre l’apologie du terrorisme et des crimes contre l’humanité".» Tandis que le site defrancisation.com nous apprend qu’un dépôt de gerbes, sans précédent, est organisé le 21 mai, devant le monument aux morts de l’hôtel de ville de Cannes, en présence de Bernard Brochand et de Lionnel Luca9.


Il est clair que les anticolonialistes ne doivent pas baisser la garde face aux nostalgiques du « temps béni » des colonies : lorsqu’ils s’attaquent à la liberté de création ou multiplient les stèles à la mémoire des terroristes de l’OAS ; lorsque le pouvoir politique réactive la guerre des mémoires et tente d’imposer l’écriture d’une Histoire officielle. Le point de vue10 signé par des créateurs et des intellectuels, dont Gilles Manceron et Benjamin Stora, contribue à ce combat.


Pour en revenir à la compétition cannoise, le jury serait bien inspiré de récompenser Hors-la-loi. Cela constituerait un sérieux revers pour Lionnel Luca, Marine Le Pen et leurs amis.


Gisèle Felhendler, Gabriel Gérard

1. Son premier film Indigènes a reçu le Prix d’interprétation masculine en 2006.
2. Minute, n°2458, 28 avril 2010.
3. Lionnel Luca s’est déjà illustré dans les débats sur la loi du 23 février 2005, portant entre autres, sur le « rôle positif de la colonisation ». Plus récemment, il enjoignait les supporters de l’équipe tunisienne de football qui sifflaient la Marseillaise à « rentrer chez eux ».
4. Bernard Brochand est maire UMP de Cannes.
5. La présidence de la République et le secrétariat d’État à la Défense et aux Anciens Combattants ont demandé au producteur de visionner le film avant la date de sa présentation officielle.
6. Le président algérien Abdelaziz Bouteflika déclarait,
le 29 juin 2005, à Tlemcen, que la loi du 23 février 2005 constituait « une cécité mentale » proche du « révisionnisme ».
7. Le Point.fr, 13 mai 2005.
8. « Hors la Loi » la réaction de Marine Le Pen, nationpresse.info, 15 mai 2010. Concernant le financement de cette
coproduction belgo-algéro-tuniso-française, même Lionnel Luca ne parle, dans Minute, que d’un financement à hauteur de 7 %.
9. Le frontiste Jacques Vassieux relaie sur Nationpresse l’appel du Cercle algérianiste – lié aux l’Adimad – à se rendre à ce rendez-vous, dans le cadre d’une « mobilisation nationale contre l’instrumentalisation du Festival de Cannes par Bouteflika et le FLN algérien ».
10. « Le film Hors-la-loi de Rachid Bouchareb : les guerres de mémoires sont de retour », Le Monde. 5 mai 2010.

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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 11:12

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Note: "Chapeau Rouge" ? Tsstsstss! Fallait s'appeler "Chapeau Rose" pour avoir une chance! Y a le Shériff de Nothingham  local qui fait une fixette sur les "rouges".

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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 11:09

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Justice vendredi 21 mai 2010 Ouest France

Christian Troadec, maire de Carhaix, a été entendu quatre heures par l'antenne de la police judiciaire, à Brest, ce vendredi.

 

Au centre de l’interrogatoire, la manifestation pour la défense de l’hôpital de Carhaix qui a eu lieu à Morlaix, le 3 juin 2008 et a rassemblé plusieurs centaines de personnes.


Massés devant les grilles du commissariat de police, une centaine de Carhaisiens, membres du comité de vigilance de l’hôpital, avaient fait le déplacement jusqu’à Brest pour soutenir leur maire au son du biniou. Un rassemblement pacifique qui s’est dispersé à la sortie de Christian Troadec en début d’après-midi.


Celui-ci considère toujours sa convocation comme « disproportionnée » par rapport aux faits qui lui sont reprochés : « La manifestation de Morlaix était une manifestation pacifique.

 

Elle s’est globalement bien déroulée et nous n’avons pas eu à déplorer de violences », souligne l’élu qui considère sa convocation comme «un acte politique».

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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 11:03

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22 mai 2010 - Le Telegramme

Les syndicats s'insurgent contre le nouveau statut des enseignants stagiaires, dès la rentrée. Un dispositif qui serait, selon eux, préjudiciable aux stagiaires, aux élèves et à l'enseignement.

 

«C'est une véritable usine à gaz, et dans le fond et dans la forme», s'insurgent les syndicalistes. Le dispositif prévu pour encadrer les enseignants stagiaires devrait fonctionner sous la forme d'un trinôme: tuteur, stagiaire, titulaire remplaçant. Le tuteur étant un enseignant en poste chargé de «former» le stagiaire et un titulaire remplaçant chargé éventuellement de remplacer les uns ou les autres quand ils sont en formation.

 

Une mise en oeuvre complexe que les syndicats enseignants redoutent et dénoncent. Inquiétude, d'abord, de voir arriver de façon massive des étudiants de première année de l'IUFM qui n'ont pas eu leur concours et qui prendront une classe en responsabilité pendant six semaines. «Ils peuvent se retrouver devant des élèves sans avoir bénéficié de stage ni de formation professionnelle. Et ils auront aussi la pression de leur examen final s'il s'agit d'étudiants en université (master 2, soit cinq ans d'études)», note Christian Kervoalen, du Snes-FSU.

Précarité et formation insuffisante

«Il n'est pas envisageable que des débutants fassent un service à temps complet pour leur première année d'exercice. Cette situation ne permet pas les allers-retours indispensables entre la pratique et la théorie, poursuit le syndicat. Qui dénonce aussi la précarité de ce nouveau statut et au-delà, le problème de sa formation: ce «compagnonnage» voulu par le gouvernement ne saurait se substituer à une véritable formation professionnelle dans les IUFM. Les tuteurs devront assumer cette fonction hors de leur temps de service (en soirée ou les fins de semaine). Préjudiciable pour les intéressés, cette nouvelle donne serait aussi source de grande instabilité pour les élèves. «Il faut imaginer une classe de CP avec trois, voire quatre intervenants dans l'année», souligne Lydie Colaert, de la CGT.

Bloquer les mutations

Autre effet pervers, selon les syndicats: les stagiaires vont occuper des postes vacants, ce qui bloquera les mutations. «On peut même le chiffrer, assure M.Le Coq, du Snes. Dans le second degré, ce sont ainsi 229possibilités de mutation qui seraient bloquées dans le département». Bref, cette réforme à venir fait grincer bien des dents. Même une partie du syndicat des proviseurs s'est prononcée contre. La FCPE soutient elle aussi le mouvement de fronde. «Nous refusons d'être tuteurs de ces stagiaires. Une fois de plus, c'est un passage en force, mais nous voulons que le gouvernement recule là-dessus.C'est le métier qui est en cause. Enseigner, c'est un métier qui s'apprend», concluent les syndicats.

  • Marie-Hélène Clam
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