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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 10:59

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21 mai 2010 à 19h51 Le Télégramme Envoyez l'article à un ami


La campagne de lutte contre les algues vertes a démarré en Bretagne. Les ramassages s’annoncent records dans le secteur de Saint-Michel-en-Grève.    


 

>> Le dossier de la rédaction sur les algues vertes


«     Quelque 3.700 tonnes ont été ramassées depuis début mai contre 1.700 tonnes l’année dernière, à la même époque, a déclaré Jean-Claude Lamandé, vice-président de Lannion-Trégor agglomération.  Nous ramassons de façon systématique sept jours sur sept. Nous voulons éviter tout nouvel incident lié à une fermentation des algues sur la plage ».

 
Ces tonnages ne signifient pas forcément que l’échouage des algues vertes est plus important, mais plutôt que le ramassage est effectué de manière plus intensive. Au total, l’agglomération table sur le ramassage de 30.000 tonnes cette année contre 25.000 en 2009, sur les communes de Saint-Michel-en-Grève, Tréduder, Plestin-les-Grèves et Trédrez-Locquémeau.

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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 10:58

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21 mai 2010 à 16h14 - Le Télégramme


Il est sorti du commissariat Colbert à Brest sous les vivats d'une centaine de sympathisants, vers 14 h 20. Christian Troadec, le maire de Carhaix, avait rendez-vous aujourd'hui à 10 h avec les enquêteurs de la Police Judiciaire, sur demande du procureur de Morlaix. Les policiers l'ont donc entendu quatre heures durant sur les événements survenus en mai 2008, à Morlaix .
 

Dans le cadre de la mobilisation pour la défense de l'hôpital de Carhaix, l'élu était en première ligne lorsque des opposants au projet de suppression de la maternité s'étaient rassemblés devant la sous-préfecture, puis à la gare SNCF, perturbant la circulation des trains.

"Etat revanchard"
 


" Les policiers m'ont interrogé sur les événements. Ils cherchent visiblement à identifier des manifestants ", a commenté Christian Troadec à l'issue de son audition. " Ça a été long, car je leur ai rappelé le contexte des faits. C'est l'Etat qui a créé le désordre en décidant de supprimer l'hôpital, dans la plus complète illégalité. C'est la deuxième fois que je suis convoqué, alors que nous sommes plus de deux ans après les les faits. C'est une volonté politique d'un état revanchard qui n'a pas accepté que les tribunaux nous donnent raison ".

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 10:56

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 10:12

 

Par Eros Sana (21 mai 2010)


Par un intense lobbying auprès du Parlement, les semenciers profitent du projet de loi sur la modernisation de l’agriculture pour asseoir leur contrôle sur les semences et les plantes. Objectif : faire des paysans qui replanteraient les fruits de leur récolte des délinquants. La bataille législative s’annonce rude.


 

© Réseau semences paysannes


 

Les sénateurs ont commencé à discuter ce 18 mai de « modernisation de l’agriculture », nom du projet de loi déposé par le ministre de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche, Bruno Lemaire. Alors que le modèle agricole est confronté à une profonde crise, le texte n’apporte pas vraiment de solutions. Sauf peut-être pour les semenciers.


Ces entreprises contrôlent le secteur des semences : un chiffre d’affaires annuel de 2,3 milliards d’euros, dont la moitié est réalisée par le leader français du secteur (avec Monsanto ou Syngenta), Limagrain. Ces opérateurs économiques considèrent le vivant en général - ici les semences et les plants, sources de toute activité agricole - comme une banale marchandise. Le contrôle et la commercialisation des semences servent à maximiser les rendements et les profits tout en rendant « captifs » les clients : les agriculteurs.


Agriculteurs captifs


Aux Etats-Unis, cette captivité passe notamment par les brevets, sur les OGM par exemple ou sur telle variété de tomate calibrée. En Europe, l’industrie préfère asseoir son contrôle sur le monde paysan par d’autres moyens : les certificats d’obtentions végétales (COV). Moins connus et moins décriés que les brevets sur les variétés de céréales ou de légumes, ces certificats peuvent s’accompagner d’un brevet sur des gènes manipulés.

 

Ils sont considérés par les semenciers comme « un titre de propriété ». Ils interdisent « à quiconque la production et la vente des semences de la variété sans l’accord de son propriétaire, l’obtenteur ». Bref, la graine que vous plantez dans votre potager ou les semences qu’un paysan compte réutiliser l’année suivante appartiennent aux semenciers. Et cela, avec la bénédiction de nombreux sénateurs.


Car le lobby des semenciers, le Groupement national interprofessionnel des semences et plants (GNIS), a arpenté les couloirs du Sénat. Il a convaincu plusieurs honorables parlementaires de déposer une série d’amendements pour renforcer le contrôle par les grands groupes sur les semences paysannes, celles que produisent et s’échangent les petits exploitants.


Graines de lobbyistes


Les lobbyistes des semenciers sont très efficaces. Leurs amendements sont passés, quasiment sans modification, de leurs bureaux aux pupitres du Sénat. Certains sénateurs n’ont pas hésité à jouer les coursiers pour déposer ces amendements. Ceux-ci sont complexes, techniques, encore plus difficiles à lire et à comprendre que les habituelles dispositions de loi.

 

En résumé, il s’agit d’étendre les protections, donc le droit de propriété, qu’offrent les COV, non seulement aux semences commercialisées mais aussi au fruit de leur récolte. Pour l’instant, un certificat d’obtention végétale « concerne exclusivement le matériel de reproduction ou de multiplication », explique le Réseau semences paysannes qui monte au créneau contre ces amendements. Autrement dit, il s’applique à une variété précise de plante qui pousse dans un champ, et non à la récolte de cette plante.

 

Que se passera-t-il en cas d’adoption de ces amendements ? Quand un agriculteur achètera et plantera des grains de blé Limagrain, les grains que ce blé produira appartiendront à la multinationale, ainsi que la farine ou le pain fabriqués à partir de ce blé si l’agriculteur reproduit ses semences à la ferme sans payer de royalties à Limagrain.


Si les semenciers insistent tant pour que le droit français évolue, c’est pour faire condamner les agriculteurs qui ne leur verseraient pas ces royalties. Tous les paysans qui réutiliseraient leur récolte seront ainsi accusés de contrefaçons, ceux qui ont réutilisé une variété protégée comme ceux qui n’utilisent que leurs propres semences issues de leurs propres sélections. Ils seront traités comme de vulgaires fabricants de faux sacs Vuitton ou de fausses lunettes Ray Ban ! Bref, ils seraient condamnés pour avoir « contrefait à l’usage » de certaines semences.


Paysans délinquants


C’est ici que l’on atteint le comble de la mécanique capitaliste appliquée au monde agricole. Les gros semenciers recherchent davantage de profits et plus de pouvoir sur le vivant. Forts de leur puissance de feu financière et politique, pour éviter que des filières indépendantes se développent, type Kokopelli ou Réseau semences paysannes, ils tentent de criminaliser toute alternative. Ils font des paysans qui n’entreraient pas dans le moule commercial des délinquants.

 

Or c’est de la pratique paysanne que sont issues les variétés protégées par les COV. Les semences, que les industriels revendiquent aujourd’hui comme étant leur propriété, sont toutes issues de variétés qui ont été sélectionnées, conservées et améliorées par des pratiques paysannes ancestrales. Les industriels semenciers tirent directement profit de cette pratique, mais ils n’ont jamais versé le moindre centime pour ces avantages.


Si ces amendements sont adoptés, les dommages ne seront pas seulement financiers pour les agriculteurs. Il leur sera encore plus difficile de diminuer l’usage des pesticides et des engrais chimiques, rendus nécessaires par la culture des semences commerciales. Il sera plus compliqué de tendre vers l’autonomie énergétique, ou d’adapter leurs cultures aux conditions locales et au changement climatique.


Le Parlement s’est laissé, à de nombreuses reprises, transformer en simple chambre d’enregistrement pour les intérêts de lobbys particuliers, industriels et financiers.

 

Il revient désormais à un curieux attelage d’empêcher l’adoption de ces amendements : les partis de gauche, Verts en tête, avec le Parti socialiste et le Parti communiste, des organisations de la société civile, comme le Réseau semences paysannes ou la Confédération paysanne, voire même le ministère de l’Ecologie. Dans les contradictions réelles qui parfois animent le gouvernement Fillon - Sarkozy, il n’est pas sûr que le ministère de l’Ecologie et du Développement durable accepte ce que tolèrent ses collègues du ministère de Agriculture.


Eros Sana

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 09:57
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20 avril 2010
 

Bien qu’hostiles au voile intégral, nous refusons la loi Sarkozy, démagogique, inutile, et discriminatoire.


Malgré l’avis négatif du conseil d’État, Sarkozy persiste et signe dans sa volonté de faire adopter par le Parlement une loi visant à interdire le port du voile intégral en France. Pourquoi cet entêtement, cette précipitation à réformer  ?

 

La «  laïcité et la République  » sont-elles à ce point mises en danger alors que tout le monde s’accorde à dire que cette interprétation fondamentaliste de l’Islam ne concerne que quelques centaines de femmes en France  ?

 

En vérité, le gouvernement UMP cherche à retrouver de la légitimé, après la raclée des régionales. Il cherche, dans la foulée du débat sur l’identité nationale, à ressouder son électorat, à séduire à nouveau celui du Front national. Le «  tout sécuritaire  » pour masquer l’injustice sociale, le racisme pour diviser les classes populaires confrontées à la crise, voilà la recette de la droite.


Le procédé est aussi grossier que vieux comme le monde. Chaque fois que la crise menace de souder la masse des victimes contre la poignée de responsables, la figure du bouc émissaire ressurgit. Derrière cette politique se dissimule par amalgames successifs une stigmatisation de tous les musulmans, assimilés à des intégristes. C’est une des formes du racisme. Elle s’ajoute à l’oppression et à la précarité pour des millions de jeunes, de travailleurs et de chômeurs.


Le refus de l’instrumentalisation est un argument qui suffirait à lui seul pour s’opposer à cette loi. Mais même du point de vue des motivations «  officielles  », défendre l’oppression dont sont victimes ces femmes est pour le moins contreproductif. On n’émancipe pas par la force. Le fait divers de l’automobiliste portant le niqab verbalisée à Nantes préfigure les dérapages qui vont avoir lieu alors même que la loi n’a pas été votée.

 

Brice Hortefeux a demandé la déchéance de la nationalité française de l’époux de l’automobiliste, déversé dans tous les médias les préjugés racistes classiques sur la polygamie ou les allocations familiales comme seule ressource de «  ces familles  ». Quant aux intégristes musulmans, cela leur a permis de se victimiser, d’en profiter pour développer leur propagande pour la charia.


Le voile est une forme d’oppression des femmes. La burqa et le niqab sont au cœur d’un projet fondamentaliste et intégriste contradictoire en tous points avec nos valeurs. Mais c’est d’abord en luttant toutes ensemble pour le droit à disposer de leur corps que les femmes s’émancipent.

 

Ce gouvernement ose invoquer les droits des femmes alors que le droit à l’avortement, à un véritable emploi, à une retraite complète, est remis en cause par les politiques libérales et que l’inégalité salariale entre les hommes et les femmes est entretenue. Ce gouvernement ose invoquer la laïcité alors qu’il subventionne largement l’enseignement privé confessionnel.


Alors que les arguments ne manquent pas pour s’opposer clairement à cette loi, le PS tergiverse, ce qui accroît les marges de manœuvre du pouvoir.

Notre combat est celui de la solidarité. Solidarité avec les femmes qui ne veulent pas qu’on leur impose le port d’un voile, quel qu’il soit. Et solidarité avec les victimes de toutes les formes de racisme et d’exclusion. Et c’est aussi celui de l’unité du monde du travail face à ceux qui précarisent, licencient, exploitent et discriminent.


Fred Borras


* Paru dans Hebdo TEAN # 56 (20/05/10).

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 09:50
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18 mai 2010
 

En moins de deux ans, dans des interventions soigneusement calculées pour recevoir une large couverture médiatique, deux cardinaux du Québec ont demandé de rouvrir le débat sur l’avortement.


En septembre 2008, le cardinal Jean-Claude Turcotte, de Montréal, a remis sa médaille de l’Ordre du Canada parce que le Dr Henry Morgentaler allait la recevoir à son tour… La semaine dernière, le cardinal Marc Ouellet, de Québec, s’est joint au congrès du groupe Pro-vie (sic) à titre d’invité d’honneur. Il a déclaré à plusieurs reprises, depuis une semaine, qu’il fallait refaire le débat sur l’avortement. Selon lui, l’avortement est un crime en toutes circonstances, y compris dans les cas de viol.


Affirmant des convictions dont la sincérité ne saurait être mise en doute, ces chefs religieux catholiques profitent d’une conjoncture sociopolitique favorable au conservatisme et aux religions pour essayer de redonner à leur institution une influence qui a décliné sensiblement depuis quelques décennies. Cette forme d’opportunisme ne diffère pas tellement de celle des politiciens et politiciennes, qui se font discrets quand le vent leur est contraire et s’enhardissent dès qu’il tourne à leur avantage.

 Conjoncture favorable à la misogynie

La « conjoncture favorable » à ces prises de positions excessives de la part de prélats de l’Église catholique comporte plusieurs facettes.

On pense d’abord à la présence au Vatican d’un pape intégriste qui, depuis son élection, a multiplié les interventions réactionnaires, dont certaines étaient carrément méprisantes pour les femmes et pour les homosexuels. Il a radicalisé le discours conservateur traditionnel de l’Église catholique, un discours où la sexualité occupe une place centrale.

 

La sexualité des femmes, surtout. Elle semble causer un problème épineux à cette Église, comme aux autres, toutes définies et gouvernées par des hommes. Il est singulier que des hommes qui ont fait le choix du célibat se sentent concernés par la vie sexuelle des femmes au point de s’attribuer le droit de la régenter et d’intervenir dans les décisions politiques d’un pays.

Contraception, avortement, relations sexuelles hors mariage, lutte contre le sida, en fait, toutes les Églises sont mal à l’aise à l’égard de ces questions.

 

Elles se raidissent devant ce qu’elles ne comprennent pas, quitte à trahir la doctrine humaniste qu’elles prétendent défendre, et jusqu’à adopter des attitudes criminelles. Il est en effet plus criminel qu’humain de répandre, au sein de populations catholiques pauvres et privées d’information, des propos mensongers sur le condom et la prévention du sida, comme le pape Benoît XVI et plusieurs de ses fidèles l’ont fait à quelques reprises dans des pays en développement, afin de décourager l’usage de ce préservatif.

 

Il est aussi criminel de faire pression ou de harceler les autorités politiques du monde, y compris celles de l’ONU, afin d’empêcher le recours à des moyens de contraception et à l’avortement dans des conditions sûres, alors que des millions de femmes sont mortes et d’autres mourront des suites d’IVG pratiquées clandestinement ou dans des conditions sanitaires inadéquates. Quand on veut être pris au sérieux en affirmant défendre la vie humaine, il faudrait tenir compte de ces réalités.


Le discours anti-avortement n’est pas nouveau dans l’Église catholique. La présence d’intégristes, comme le cardinal Ouellet, non plus. Avouons toutefois qu’attiser le feu sur la question de l’avortement, précisément à ce moment-ci, peut s’avérer profitable pour l’Église catholique du Québec et du Canada. Provoquer un tollé par des propos outranciers sur l’avortement peut en effet détourner l’attention du scandale de prêtres pédophiles sur lequel le Vatican a longtemps fermé les yeux, un scandale dont les médias et l’opinion publique ont fait grand cas au cours des derniers mois, au point où l’Église catholique se dit victime de diffamation…


Autre facteur important de la conjoncture favorable à la sortie du cardinal Ouellet et des adeptes de Pro-vie (sic) : la présence à Ottawa d’un Premier ministre ultraconservateur, qui prête l’oreille à tout grenouillage religieux depuis qu’il est au pouvoir, et qui compte des militants anti-choix au sein de son gouvernement. Il les encourage même à présenter des projets de loi privés visant à criminaliser l’avortement, alors qu’il déclare publiquement ne pas vouloir rouvrir le débat. Le Premier ministre Stephen Harper s’est employé depuis son élection à tenter de faire taire les groupes de femmes, à les empêcher de sensibiliser et soutenir la population féminine en les privant de subventions, tandis qu’il récompensait les groupes religieux de l’appui qu’ils lui ont donné. Voilà de quoi stimuler la hardiesse des religieux les plus conservateurs au Québec et au Canada.

 Tolérer l’intolérance

Toutefois, le retour en force de l’idéologie conservatrice au Parlement canadien et du discours catholique intégriste sur la place publique prend lui-même racine quelque part. C’est la population elle-même qui fournit le terreau favorable à la croissance de ces tendances. Le ramollissement, pour ne pas dire l’aplatissement, d’une partie de l’élite intellectuelle et de la classe politique canadienne et québécoise face aux exigences de citoyens et de citoyennes d’autres confessions religieuses constitue la toile de fond sur laquelle progressent les visées conservatrices, souvent misogynes.


J’insiste : ramollissement et aplatissement. Je ne rappellerai pas toutes les courbettes d’institutions publiques québécoises, approuvées par une partie des féministes et des intellectuels qui n’ont de progressistes que le nom, devant les demandeurs d’accommodements ou de dérogations aux règles et principes fondateurs de la société québécoise. Ces demandes, souvent fondées sur des valeurs rétrogrades et sexistes, ont été présentées et acceptées au nom de la « liberté de religion » qui, dans les faits, prime sur l’égalité des sexes, bien qu’on s’en défende. Des tenants intégristes de l’islam et du judaïsme ont obtenu gain de cause, y compris le droit de mépriser des femmes en refusant d’avoir affaire à elles dans un contexte professionnel (SAAQ, police à Montréal). D’autres ont obtenu des privilèges dans le domaine scolaire pour motif de croyances religieuses, sans compter d’autres formes d’accommodement.


Alors, pourquoi des intégristes catholiques n’oseraient-ils pas eux aussi remettre ouvertement en question la liberté et les droits des femmes, pourquoi maquilleraient-ils leur misogynie quand ils constatent que cette misogynie est valorisée chez d’autres ? Pourquoi la hiérarchie de l’Église catholique ne chercherait-elle pas à retrouver son influence d’antan puisqu’on déroule le tapis rouge devant d’autres groupes religieux ? Si la tolérance dictée soi-disant par la « liberté de religion » vaut pour les uns, pourquoi ne vaudrait-elle pas pour les autres ?


On dira peut-être que le fait de chercher à retirer aux femmes le droit à des services d’avortement n’a rien de comparable au refus d’avoir affaire à des femmes dans des services publics ou d’imposer à des femmes d’une religion donnée un marquage, même une armure qui nie leur liberté et leur intégrité, en restreignant parfois leur sécurité (niqab et burqa). Pourtant, oui, il existe un rapport entre ces attaques contre les droits des femmes. C’est une affaire de degrés dans la répression et la misogynie, dans le contrôle des femmes, de leur corps, de leur sexualité. D’ailleurs, intégristes catholiques, islamistes et judaïstes s’entendent très bien sur ces questions. Ils font preuve d’une grande tolérance mutuelle et d’un esprit œcuménique exemplaire quand il s’agit de s’unir pour condamner les femmes et tenter de contrôler leur sexualité, comme ils le font dans des commissions des Nations Unies.


Des présidentes d’organisations féministes et des porte-parole politiques ont estimé que les propos du cardinal Ouellet dénotaient son « insensibilité ». Oui, le cardinal Ouellet se montre « insensible » à la situation des femmes violées et à la condition des femmes en général. C’est révoltant, et ce n’est pas la première fois qu’il exprime cette insensibilité. Mais ne fait-on pas preuve aussi d’insensibilité quand on refuse de dénoncer les chefs religieux d’autres confessions qui contrôlent le corps des femmes et le font passer pour un « danger public » en l’enfermant dans une prison ambulante, au nom de soi-disant principes religieux ? Dans le cas du droit à l’avortement, comme dans le fait de contraindre les femmes à cacher leurs cheveux ou même toutes les parties de leur corps, les cibles sont les mêmes : le corps, la sexualité et la liberté des femmes.


Peut-on d’un côté défendre le droit des unes à exprimer librement leur sexualité, à « disposer de leur corps » et à choisir le moment de leurs grossesses, et, de l’autre, tolérer les contraintes (même de mouvement) et les violences imposées au corps des femmes sous prétexte que ces femmes appartiennent à d’autres confessions religieuses et qu’il faut faciliter « leur intégration » ? Comment peut-on s’affirmer féministe, c’est-à-dire soucieuse de l’égalité et de l’intégrité des femmes, dénoncer la misogynie et l’insensibilité d’un cardinal tout en se taisant devant la misogynie et l’insensibilité des autres doctrines religieuses qui privent certains femmes de droits reconnus à l’ensemble des femmes et des hommes du Québec ? (Ne serait-ce que de circuler librement sans avoir de chaperon).

 Misogynie ambiante

La toile de fond de toutes ces attaques contre les femmes, peu importe de quel côté elles proviennent, c’est la misogynie qui ose aujourd’hui laisser tomber ses masques parce qu’un antiféminisme très militant lui a préparé la voie depuis plusieurs années. Une misogynie qui s’exprime dans un contexte de tolérance tout azimut, même de tolérance de l’intolérable. Pas étonnant qu’on invoque si aisément les lois divines pour justifier le contrôle des femmes et de leur corps.

 

On tolère presque tout au nom de la religion, un peu moins toutefois quand les prétentions proviennent de fidèles de la religion dominante au Québec. Comme on ne risque pas de se faire traiter de racistes ou de xénophobes, on n’hésite pas à dénoncer cette religion, tout en faisant l’autruche face aux méfaits des autres groupes repligieux.


Les pionnières de l’obtention du droit de vote, celles qui ont gagné la reconnaissance juridique des femmes mariées, une place en politique, le droit à la contraception, au travail rémunéré, l’équité salariale, le droit d’être considérées comme des personnes à part entière, toutes ont aussi rencontré la misogynie du clergé et de l’élite politique sur leur chemin. Les discours de Mgr Villeneuve et d’Henri Bourassa sur la place des femmes dans la société, ou plutôt, la place qu’ils voulaient bien leur attribuer (c’est-à-dire à la maison), en étaient profondément imprégnés. Tout cela au nom de la « suprématie de l’homme », qui tenait soi-disant son autorité de Dieu.


Aujourd’hui, les cardinal Ouellet et les Stephen Harper du pays reprennent le flambeau, en se faisant à leur tour les interprètes des volontés divines. Faut-il en rire ou en pleurer ? Je pense que nous avons manqué de vigilance, occupé-es que nous étions à lutter sur trop de fronts à la fois. Nous avons cru que jamais plus une religion n’oserait imposer ses volontés en sol québécois. Nous nous sommes trompées... Ce n’est pas une, mais plusieurs religions qui tentent d’imposer insidieusement leurs lois à la société québécoise. Et je ne parierais pas sur la résistance massive de la population québécoise à long terme.


Micheline Carrier



 Réactions de « la classe politique féminine »

Plusieurs hommes et femmes de différents milieux (politique, médiatique, féministe, syndical, religieux, médical) ont réagi aux propos du cardinal Ouellet. Les médias ont affirmé : « La classe politique réagit fortement ». Pardon… Il aurait fallu dire « la classe politique féminine », car dans les milieux politiques tant à Ottawa qu’à Québec, ce sont des femmes qui ont réagi fortement. Parmi les chefs de parti à l’Assemblée nationale et à la Chambre des communes, seule Pauline Marois a réagi. Les autres ont laissé des femmes de leur parti aller seules au front. Malaise d’hommes ? Ou prudence d’hommes politiques qui savent que la pérennité d’un pouvoir dépend souvent des alliances avec d’autres pouvoirs ? Préserver maintenant les alliances leur est peut-être plus utile pour l’avenir qu’affirmer haut et fort leur solidarité avec les femmes.

***

Le lendemain de la publication de cet article, soit le mercredi 19 mai, les députés de l’Assemblée nationale à Québec ont demandé au premier ministre Stephen Harper de clarifier ses intentions relativement au droit à l’avortement. Les député-es québécois ont voté à l’unanimité en faveur d’une motion réaffirmant le droit des femmes à l’interruption de grossesse. Dans La Presse du 20 mai, le journaliste Joël-Denis Bellavance rapporte que le Premier Ministre Harper empêcherait que l’avortement soit criminalisé. Est-ce une stratégie pour calmer l’opposition ou le Premier Ministre Harper a-t-il vraiment l’intention de freiner les ardeurs de ses député-es « pro-vie » (sic) ? La vigilance est de mise, compte-tenu de promesses passées non tenues de M. Harper dans d’autres domaines.


Lecture suggérée : « Nous avions jadis les mêmes ennemis : le patriarcat et les lois divines », par Féministes laïques algériennes et iraniennes


* Mis en ligne sur Sisyphe, le 18 mai 2010. :
http://sisyphe.org/spip.php?article3598

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 09:37

vendredi 21 mai 2010

Un incontournable ! Quatre jours pour se retrouver autour de concerts, des arts de la rue, des cultures urbaines, dans les « ruelles » du village associatif.

Décidément, Penhars (et Kermoysan en particulier) est en vedette par les temps qui courent : sortie d'un livre sur une aventure collective pour les habitants (lire par ailleurs l'article sur Changement de point de vue), visites collectives du chantier de la future MPT et de la salle de spectacle Le Terrain blanc ; et voici maintenant la programmation de la fête de quartier. Quatre jours en juin de rencontres festives et amicales, entre discussions, pots, repas, arts de la rue, spectacles sous chapiteau, projections d'images...

Mercredi 2 juin


Journée d'ateliers et de spectacles pour les enfants et leurs familles, de 10 h à 20 h. On peut venir partager son pique-nique. À 11 h 30 et à 18 h, double concert des Honeymen (Du blues dans mon quartier, sous chapiteau). Jimmy et Elmor Jazz, avec Mich « Rusty » Pronost à la batterie, nous racontent l'histoire du Blues et nous font partager leur plaisir de le jouer.


Jeudi 3 juin


La thématique sera sportive, avec les grimpeurs de l'Odet, ainsi que les ateliers sportifs et de spectacle de cirque, la New school. Avec une première partie à 20 h 15, puis à 21 h 15, une prestation de la compagnie Lézartikal (50 minutes), Une goutte de vertige. Un spectacle aérien dans lequel la logique des déplacements s'inverse : le mur devient sol, le sol devient mur. On sort tout renversé de cette prestation vertigineuse. Tout cela au hall des sports de Penhars.


Vendredi 4 juin


Les cultures urbaines seront en vedette au village associatif du terrain vert. Au menu : à 18 h 15, une nouvelle intervention de la formidable compagnie Carnage production, intitulée GIGN. Leur force d'intervention (la fausse) a déjà accompli 500 missions un peu partout dans le monde, devant plus de 500 000 spectateurs. Des descentes en rappel, des centaines de chutes, quelques entorses, quelques vitres cassées, quelques bides et des milliers d'éclats de... rire.


À 19 h 15, une prestation des élèves du Local musik, du pôle de danse hip-hop P2 h et de la New school (rap et hip-hop), avant, à 21 h, le concert d'Alonzo (membre de Psy 4 de la Rime). Un premier album personnel après déjà trois disques d'or avec son groupe. Tout cela suivi à 22 h 15 par le show de danse hip-hop de la compagnie professionnelle Ultimatum step.

Enfin, c'est Youssoupha qui terminera la soirée à partir de 23 h, un conteur passionné et un rappeur dans toute la noblesse du terme. Il nous propose une sorte de carnet de route entre Afrique et New-York.


Samedi 5 juin


De 13 h à 14 h 30, parade sur le quartier, méga collectif déambulatoire ; de 14 h à 17 h, jeux et animations (le quartier en scène) et restauration au village associatif. À partir de 17 h : arts de la rue, La folle journée du 8 juin 1936, par la compagnie Sucre d'orgue ; à 18 h, Ekilibr(s) par la compagnie les Colporteurs ; à 18 h 45, le retour du GIGN de Carnage production ; puis de nouveau Sucre d'orgue avec cette fois, Rétro vocce à 19 h 45.


À 20 h 30, retour de la voltige poétique d'Ekilibr(s), suivie par Triplettes, autre prestation de haut vol au trapèze à 21 h. Enfin, à 22 h, une visite attendue sur la scène du chapiteau : celle de Mouss et Hakim, les deux frères du collectif toulousain qui a vu naître Zebda, 100 % collègues ou Motivés. Une musique qui dessine un vrai pont entre tradition d'Afrique du Nord (tendance berbère) et cultures urbaines. Ils seront 9 sur scène.

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 09:25

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 09:21


21 mai 2010 - Le Télégramme


«Faire cotiser les profits»: c'est ce que préconise Attac pour le financement des retraites. Une solution exposée par Thomas Coutrot, coprésident du mouvement, mercredi soir, à Trégunc.


«Il faudrait faire payer par l'impôt ceux qui ont les moyens». Lancée par l'un des auditeurs réunis au Sterenn mercredi soir, cette suggestion n'a pas dû déplaire à Thomas Coutrot. Invité par plusieurs associations du pays de Concarneau, le coprésident d'Attac France était venu animer une conférence-débat sur la réforme des retraites. Un sujet à la une de l'actualité qui a attiré une centaine de personnes. Pour certaines impatientes d'entendre les propositions de l'un des deux dirigeants du mouvement altermondialiste.

Inquiétudes link


Les interventions de la salle révélaient une inquiétude réelle face à une situation des retraites de plus en plus préoccupante. «Que veut-on? Avoir des personnes âgées qui auront une vie décente ou les laisser mourir ? » s'est exclamée une auditrice.

 

Ces craintes, Thomas Coutrot les exprime à son tour. «Il est temps que le gouvernement entende la pression de l'opinion publique». Pour ce leader d'Attac, pas question d'allonger la durée du temps de travail, «vu les conditions actuelles, les gens ne pourront pas continuer après 60 ans». Et l'économiste qui rappelle «que le vieillissement de la population ne date pas d'hier,» de souligner «l'hypocrisie d'une telle proposition» alors que «60% des travailleurs âgés de 55 à 60 ans sont au chômage».

 

«Il faut faire autrement» suggère Thomas Coutrot, évoquant l'appel lancé par son mouvement et la fondation Copernic, pour faire entendre les exigences citoyennes sur les retraites (*), texte qui a déjà recueilli plus de 50.000 signatures électroniques. Dans la bouche de l'altermondialiste, faire autrement signifie «faire cotiser» les profits. «Il faut instaurer une cotisation sur les dividendes au même titre que les salaires» martèle-t-il.

Divergences avec le PS


C'est également du côté des profits que le Parti socialiste suggère, depuis mercredi, de trouver des sources de financement. Mais les déclarations de Martine Aubry, quoique jugées «plus raisonnables que les précédentes» par Thomas Coutrot, ne le satisfont pas complètement. «Le PS veut taxer les banques, pourquoi pas, mais ça n'a pas de sens que si c'est pour alimenter le fonds de réserve des retraites, un fonds de capitalisation!» commente le co-président d'Attac, pour lequel «il est primordial de ne plus subir la pression des marchés financiers».

(*) http://www.exigences-citoyennes-retraites.net/

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 09:11

20 mai 2010 Le Télégramme


Les cours n'ont pas lieu aujourd'hui à l'AFOBAT 29 à Quimper.

 

Dans le cadre d'une journée nationale de grève des centres de formation de bâtiment à l'appel de la CGT et de la CFDT, la cinquantaine d'enseignants et l'équipe éducative a participé ce matin à une manifestation dans le centre de Quimper.

 

Depuis quatre mois, l'équipe pédagogique conteste le licenciement,estimé injustifié, d'un animateur. La réintégration de ce dernier a été la première revendication exprimée ce matin.

 

Elle figure aussi parmi la plateforme de revendications qui doit être discutée mardi à Paris lors d'une réunion du comité centrale de coordination de l'apprentissage.

 

Des délégations des CFA du Morbihan, des Côtes-d'Armor, d'Ille-et-Vilaine et de Loire-Atlantique ont participé au cortège quimpérois.

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