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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 10:50

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Olivier Besancenot et Pierre-François Grond
Tribune publiée dans Le Monde du 14 mai


Ce qui se passe en Grèce nous concerne tous. La population paye une crise et une dette qui ne sont pas les siennes. C'est le tour du peuple grec, demain d'autres suivront tant les mêmes causes produiront les mêmes effets si nous nous laissons faire.


D'abord et avant tout, exprimons notre solidarité pleine et entière à la population qui souffre d'un plan d'austérité sans précédent, doublé d'un mépris et d'une arrogance qui confinent au racisme. Les grèves, les manifestations sont légitimes, nous les soutenons. Ce n'est pas la crise du peuple grec, c'est la crise du système capitaliste mondial. Ce que subit le peuple grec est révélateur du capitalisme d'aujourd'hui. Le plan dicté par l'Union européenne et par le Fonds monétaire international (FMI) foule aux pieds les règles les plus élémentaires de la démocratie.

Si ce plan est appliqué, il produira un effondrement de l'économie et des revenus de la population sans précédent en Europe depuis les années 1930. Est éclairante également, la collusion des marchés, des banques centrales et des gouvernements pour faire payer à la population la facture des errances du système. M. Sarkozy ose encore parler de la nécessaire régulation du marché alors que toutes les mesures qu'il fait appliquer sont plus que jamais libérales.

 

Un consensus droite-gauche mortifère accompagne le mouvement. Le plan est conçu par des gouvernements européens de droite et de gauche... et par Dominique Strauss-Kahn, directeur du FMI, institution qui sévit dans le tiers-monde depuis des décennies, et qui s'attaque désormais à l'Europe. Un plan qui est appliqué par un gouvernement socialiste, celui de Papandréou et dont le versant français est adopté par l'UMP... et les députés PS réunis.


La crise de la dette grecque est le troisième étage d'une crise plus globale qui a commencé, à l'été 2008 aux Etats-Unis. La spéculation financière menée par les principales banques occidentales a mené le monde au bord du gouffre et plongé l'économie dans la récession. Le chômage qui explose, les revenus et le pouvoir d'achat en berne en sont les principales conséquences. Les Etats ont sauvé ce capitalisme financier, ont ressuscité les banques, relancé le capitalisme à coups de centaines de milliards d'euros et de dollars, faisant ainsi exploser dettes et déficits ; mettant en difficulté les Etats les plus fragiles, comme la Grèce.


Désormais les marchés, une fois la crise digérée, s'attaquent à la dette des Etats et spéculent sur l'avenir des plus faibles. Quelle leçon de choses sur l'amoralité d'un système capable, en une année, de survivre grâce à la perfusion de l'Etat et de plonger ensuite celui-ci dans une punition spéculative. Une spéculation qui se lance à l'assaut de l'Espagne en attendant d'autres victimes. Lorsqu'il a annoncé, le 5 mai sur TF1, des mesures douloureuses imminentes pour "éviter un endettement comme la Grèce", le premier ministre, François Fillon, annonce aussi un plan d'austérité, dont la remise en cause du droit à la retraite à 60 ans ne constitue qu'un élément.

 

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De fait, trois années de gel des dépenses publiques vont entraîner le blocage des salaires pour les fonctionnaires ainsi que des suppressions d'emplois dans les hôpitaux, les écoles et les autres services publiques, dont la population a besoin face à la catastrophe sociale engendrée par la crise. Au contraire, le boulier fiscal, qui gratifie un petit millier de privilégiés du remboursement de 376 000 euros en moyenne, voit son avenir garanti.
Deux poids, deux mesures. La voie grecque plébiscitée par les gouvernements européens consiste à s'attaquer aux droits sociaux.

 

Parce que selon les règles du capitalisme mondialisé qu'appliquent ces gouvernements, l'Europe est en train de perdre la compétition mondiale face aux Etats-Unis et aux pays émergents. Leur solution pour regagner de la compétitivité vise à remettre en cause le niveau de vie et la protection sociale acquise en Europe par des décennies de mobilisation du mouvement ouvrier. Une spirale vers le bas sans fin. Et dire qu'on nous a vendu les traités de Maastricht, le traité constitutionnel, ou encore le traité de Lisbonne, comme les prémisses d'une construction européenne sociale et protectrice ! Quelle foutaise lorsqu'on rapporte cette promesse à la purge imposée aux Grecs - purge vendue à 5 % d'intérêt par ailleurs... Les banques européennes pourront continuer à s'enrichir sur le plan d'austérité grec, alors qu'elles sont les principales responsables du chaos économique mondial. Du coup, voter un tel "plan d'aide" sur les bancs de l'Assemblée n'a rien d'un geste humanitaire. Le PS, en ralliant le choix du gouvernement, se range au côté de la finance et non des opprimés.


Comme quoi l'UE, faute d'être solidaire, sait jouer les usurières sur le dos de la misère d'un peuple. La déclaration commune de M. Sarkozy et Mme Merkel pour sauver la zone euro en renforçant la "surveillance budgétaire" des Etats en infraction avec les objectifs du pacte de stabilité, en est une illustration. Dans l'Europe libérale, les pouvoirs publics ne s'autorisent à transgresser le pacte de stabilité que lorsqu'il s'agit d'ouvrir le robinet d'aides publiques pour les banques. L'humanité peut attendre.


Pourtant, jamais la nécessité d'une Europe sociale, solidaire, écologique, anticapitaliste ne s'est fait sentir de façon aussi urgente. Aucun des problèmes posés ne trouve sa réponse dans les frontières nationales. Nous sommes tous et toutes des travailleurs grecs soumis aux mêmes logiques. La dette des Etats est le produit de vingt-cinq années de libéralisme, de défiscalisation des entreprises, du capital et des dividendes des actionnaires, des plus riches. Vingt-cinq années de baisse continue des "fameuses charges" qui pèseraient sur employeurs et nantis. Cette crise n'est pas la nôtre. En Grèce comme partout en Europe, il ne faut pas la payer.


C'est pourquoi nous exigeons l'annulation de la dette grecque. Refuser les plans d'austérité, dessaisir les banques du contrôle qu'elles exercent sur l'économie et sur la société, substituer à la Banque centrale européenne (BCE) un service public bancaire européen unique, qui ait le monopole des crédits, se battre pour l'annulation des dettes, c'est militer pour la vraie construction européenne : celle des peuples et des travailleurs, de la convergence de leurs luttes, pour une Europe solidaire, sociale et écologique. Faute d'entamer cette rupture pour construire une autre Europe, la logique souverainiste et nationaliste, avec son cortège de xénophobie, risque de prendre le dessus. La course de vitesse a débuté.


A l'époque, pour passer à la monnaie unique, tous les gouvernements libéraux, de droite comme de gauche, ont su imposer des critères de convergence économique drastiques. L'heure est venue d'imposer des critères de convergence sociaux avec un smic européen, un droit de veto des travailleurs européens et de leurs organisations contre les licenciements, et des droits sociaux et démocratiques fondés sur les législations nationales les plus favorables. Un tel projet doit être porté par une nouvelle force politique au-delà des frontières, une gauche anticapitaliste européenne qui se construit pas à pas. La leçon grecque est à méditer par toute la gauche radicale.


Partout, cette dernière est tiraillée par un choix : assumer une indépendance vis-à-vis de la social-démocratie ou s'inscrire dans une majorité de gestion avec la gauche libérale. Nous voulons tous battre la droite en Europe, comme en France, et cela implique de créer les voies d'une alternative face à celles de l'alternance programmée, déjà baptisée en France par le PS : "Gauche solidaire"... Solidaire des spéculateurs, en l'occurrence sur le dossier grec.

Olivier Besancenot et Pierre-François Grond sont membres du comité exécutif du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA).

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NPA QUIMPER - dans NPA
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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 10:37

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C’est ce qu’on appelle une attaque au bazooka. Dans le numéro 2952 de l’hebdomadaire d’extrême droite, Rivarol, Marc George, l’ancien bras droit d’Alain Soral, donne un grand entretien à Jérôme Bourbon, directeur la rédaction. L’ancien secrétaire général d’Egalité et réconciliation (E&R) y déclare sa flamme pour la candidature de Bruno Gollnisch à la présidence du FN: “Bruno Gollnisch est le fils politique de Jean-Marie Le Pen”.


Mais ce n’est pas l’essentiel de l’entretien. Marc George, avec la neutralité plus que bienveillante de Jérôme Bourbon (qui n’a jamais caché son hostilité à Marine Le Pen) se livre à une descente en règle de Mme Le Pen. Il se fait l’apotre d’une ligne “pure et dure”. Et ce, dans des termes tellement outranciers qu’ils ne peuvent, in fine, que servir les intérêts et conforter le plan de communication de la vice-présidente du FN.


On y apprend ainsi, dixit Marc George, que: Marine Le Pen “est fondamentalement antifasciste, droit-de-l’hommiste.” Ou encore :“Marine Le Pen n’est pas politiquement structurée, elle n’a pas les fondamentaux nationalistes (…) Il se trouve qu’elle est l’héritière de Le Pen, elle aurait sans doute aimé être l’héritière de Régine”.


Les colonnes où s’expriment Marc George ne sont pas neutres. Rivarol, créé en 1951 pour partie par d’anciens collaborateurs, est un journal qui a toujours défendu Pétain, qui, parmi les premiers, a ouvert ses pages aux négationnistes, et dont certains rédacteurs ont été condamnés pour “incitation à la haine raciale”. L’on notera aussi que ce journal se fait l’écho des annonces de décès des anciens de la division SS Charlemagne.

Tenant donc d’une ligne très “1940″, Rivarol a adopté au début des années quatre vingt dix un parti pris anti-juif virulent, désormais à la limite de l’obsessionnel. D’ailleurs le numéro dont nous parlons ici a pour titre de “Une”: “L’ère de la judéocentrie”.


“Elle est incurable”


Une obsession que partage visiblement Marc George, qui dénonce les “accointances judéomanes”(sic) de Mme Le Pen. Ainsi, déclare-t-il: Marine Le Pen,  “croit à l’histoire officielle de la seconde guerre mondiale, elle pense que le peuple juif est un peuple victime et elle sait qui a le pouvoir. Si elle gagne, elle ira en Israël comme elle a déjà tenté de le faire, elle ira à Yad Vashem rallumer la flamme, au Vel-d’Hiv’ demander pardon non pour elle-même mais pour son père et pour la France, ce qui est particulièrement abject. Lorsqu’il s’agit de la seconde guerre mondiale, Marine Le Pen trouve parfaitement normal que la France soit présentée comme étant complice d’un génocide, comme étant une nation raciste, collaborationniste, délatrice. Ce qui est un ignominie, une infamie. C’est totalement insupportable. Marine Le Pen ne fait pas que se soumettre à cette idéologie antifrançaise. Pire, elle y croit. Elle est donc totalement incurable”.


Au passage, Marc George revient sur la crise qui a secoué E&R en février et sur son divorce d’avec Alain Soral . “Egalité et réconciliation avait atteint un niveau de développement qui commençait à nous rendre gênants et dérangeants aux yeux du système” (re-sic). Marc George explique qu’Alain Soral “souhaitait qu’Egalité et réconciliation fut une association essentiellement consacrée à la promotion de sa personne et de son oeuvre, ce qui n’était pas mon cas (…) Soral a pris l’initiative d’une crise afin d’amener E&R à la mesure qui le satisfaisait, c’est-à-dire celle d’un fan club.”


M. George affirme qu’Alain Soral aurait pris position pour Gollnisch en septembre 2009 avant de changer d’avis et donne cette version: “Son “ami” (…) Philippe Péninque, proche conseiller de Marine Le Pen, lui a laissé entendre que s’il ne gênait pas la vice-présidente du FN, s’il se contentait d’être un simple trublion, il n’aurait pas trop de souci à se faire pour son avenir.” Marc George présente M. Péninque comme “un représentant typique de l’extrême droite libérale et sioniste”. Ce qui, pour le moins, est aller un peu vite en besogne.


Aujourd’hui, Rivarol qui affiche des positions de plus en plus radicales, assure Bruno Gollnisch de son soutien, notamment par les écrits de Jérôme Bourbon, par ailleurs membre de l’Oeuvre française et sédévacantiste. On peut s’interroger sur le bénéfice que M. Gollnisch peut retirer d’un tel appui qui recèle un vrai risque de marginalisation.


Bref, à l’insu des protagonistes, les prises de position de Marc George et Jérôme Bourbon en faveur de Bruno Gollnisch, pourraient avoir des allures de baiser qui tue.

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 10:12

Alrededordelfuego Castelao

16 mai 2010 à 08h26 - Le Télégramme  


Après 1.200 km parcourus à travers la Bretagne, la Redadeg est arrivée à Pontivy, hier, en fin d'après-midi.

 

Plus d'un millier de coureurs ont accompagné le dernier relais. C'est une famille bretonnante demeurant Bieuzy qui a mené le bâton à son point final. Natacha et David étaient entourés de leurs quatre petits âgés de 9 ans à 2 mois, avec qui ils échangent exclusivement en breton. Avant les concerts et fest-noz, le comédien Goulc'han Kervella a dévoilé le message écrit par ses soins, soulignant l'importance de parler la langue bretonne au sein de la famille, pour en assurer la transmission.

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 11:20

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8 mai 2010 - Le Télégramme


Jeudi, au 16e jour du conflit qui l'oppose aux facteurs de Brest Rive-droite, la direction du centre de distribution du courrier du secteur avait quitté la table des négociations. Mais, hier matin, elle ade nouveau reçu les organisations syndicales. « À l'issue de ces échanges, un accord sur une nouvelle organisation du travail au sein de l'établissement a été trouvé avec des avancées des deux parties», a communiqué la direction.

Retour à la normale en fin de semaine prochaine

«De leur côté, les facteurs ont accepté une organisation avec le nombre de tournées que nous leur proposions (27 au lieu de 28 actuellement). De notre côté, nous avons proposé un nouveau schéma organisationnel sans transfert d'activité supplémentaire. Ces avancées permettent de mettre en place une organisation du travail conforme aux réalités économiques du centre de distribution du courrier de Brest Rive-droite.

 

Les facteurs reprendront le travail lundi. Concernant la distribution, un retour à la normale est attendu pour la fin de semaine prochaine», a indiqué la direction. Les postiers se sont, eux, montrés plus réservés quant aux conditions de reprise du travail.

 

«Les négociations ont d'ailleurs continué l'après-midi sur un autre point du préavis qui concerne les méthodes de management et le dialogue social dans cet établissement. Le personnel se prononcera par vote, lundi matin, àla prise de service de 7h30, sur l'acceptation ou non des propositions de la direction sur les points de préavis de grève et sur les conditions de reprise du travail pour écouler les milliers d'objets en souffrance».

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 11:14

15 mai 2010 -Le Télégramme


Douze organisations morbihannaises (*) ont décidé de s'engager dans les états généraux du service public, lancés en décembre au niveau national.

 

Première initiative de ce nouveau comité du Morbihan des états généraux du service public: une soirée-débat, mercredi, à Lorient sur le thème «Où va le service public?», abordée à travers le témoignage de trois représentants de France Télécom, Pôle emploi et de La Poste.

 

Ce collectif départemental, le premier en Bretagne, s'inscrit dans la campagne nationale qui veut «faire de 2010 une année de débats et de mobilisation pour des services publics efficaces et démocratiques». Joël Bouglouan, de la FSU 56, signataire du comité, explique: «Ces organisations veulent travailler, agir et mobiliser ensemble face à la multiplication des attaques contre les services publics: non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux, réforme du système de santé, privatisation de La Poste, réforme de la carte judiciaire, décret sur les conditions d'accueil dans les crèches, réformes de l'Education nationale, Pôle emploi... Ces choix politiques sont contestés par les usagers, les personnels et de nombreux élus».

* CGT santé action sociale, FSU, Solidaires, Attac, LDH, TPMS 56, Fase, Gauche unitaire, les Verts, PCF, PS et PG.

 

Pratique Soirée-débat mercredi, à Lorient, à la salle Agora-Courbet (foyer des jeunes travailleurs), à 20h.

 

Note: Le Npa n'y est pas?

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 11:11


15 mai 2010 - Le télégramme


Le conseil général ne subventionnera plus les cinq cafés-concerts costarmoricains. Conséquence directe, deux d'entre eux vont stopper la programmation musicale. Les trois autres vont diminuer leur nombre de dates...


Juliette, Anaïs, Gilles Servat, Alexis HK ou Pauline Croze: cinqartistes, parmi tant d'autres, passés par les cafés-concerts des Côtes-d'Armor. Leurs cadets pourront-ils eux aussi faire leurs armes dans les bistrots? Rien n'est moins sûr.

«Nous ne pouvons pas faire autrement»


Il y a un peu plus de deux semaines, les cinq associations costarmoricaines (lire l'encadré) qui organisent des concerts dans des bars ont appris que les subventions versées par le conseil général ne se seront pas reconduites l'an prochain. Motif invoqué par les services départementaux: la Réforme générale des politiques publiques (RGPP) et les transferts de compétences entre l'État et les conseils généraux.


«Ce n'est pas notre choix. Il nous est imposé par le gouvernement», se défend Christian Provost, le vice-président socialiste du conseil général, en charge de la culture. «Nous sommes en difficulté, donc obligés de faire des coupes dans le budget. On peut considérer que ces cinqcafés conventionnés font partie du service public culturel. Mais ce sont quand même des lieux privés. Au pire, ils ne feront plus de musique mais continueront leur activité de bar. C'est un peu dramatique mais nous ne pouvons pas faire autrement».

Pas de bénéfices lors des soirées-concerts


Les conséquences de la décision du conseil général n'ont pas tardé. D'ores et déjà, deuxbars (Le Piccadilly et le Toucouleur) ont annoncé qu'ils n'y auraient plus de concerts chez eux l'an prochain. Et les trois autres vont être obligés de diminuer le nombre de soirées, tout en augmentant les tarifs (jusqu'ici compris entre 3€ et 10 €). «On touche encore aux petits et à ceux qui ont le moins de ressources», déplore Yvette Bellet, du Toucouleur, à Trégastel. «Au cours de ces soirées, aucun d'entre nous ne réalise de bénéfices, si ce n'est celui du plaisir partagé avec le public», embraye GuénaëleRouzic, de l'association Badaboum (organisatrice de concerts au Piccadilly, à Saint-Brieuc).


71 concerts 180 artistes employés


«Pourquoi cette inégalité de traitement avec les autres structures? Ces 15.000 €, c'est une goutte d'eau dans le budget du conseil général», insiste YvainLemattre, du Pixie, à Lannion. «L'an passé, à nous cinq, nous avons organisé 71 concerts, employé 180 artistes et attiré 4.200 spectateurs. Cela représente trois saisons culturelles dans une salle.

 

Cette décision va engendrer moins de travail pour les artistes. Notamment pour les artistes départementaux qui ont tous écumé nos lieux. Ce qui leur permettait d'avoir suffisamment de dates pour garder leur statut d'intermittents du spectacle». Pour le Lannionnais, désormais, une question se pose: «Est-ce que le conseil général souhaite une politique culturelle qui ne soit qu'un outil de communication du département? Ou bien désire-t-il promouvoir une programmation avec des prises de risques, dans des lieux de proximité et de convivialité, tout au long de l'année?».

  • Julien Vaillant

Cinq associations et cinq bars conventionnés

Les cinq associations conventionnées par le conseil général pour organiser des concerts dans des bars sont: Asso Trégor, au Pixie, à Lannion; Liv an noz, au Toucouleur, à Trégastel; Dans la gueule du loup, au Kerganer, à Lanloup; Les coquins d'accord, au Chaland qui passe, à Binic; Badaboum!, au Piccadilly, à Saint-Brieuc.

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 11:00

Austérité? Quelle austérité (The Independant)

Aucun des deux grands partis n’a obtenu la majorité aux élections législatives. La bataille urgente est l’adoption d’une nouvelle loi électorale et la mobilisation contre les plans d’austérité.

Les libéraux-démocrates (lib-dems) n’ont obtenu que 25 % des voix (10 % des sièges) et le Royaume-Uni se retrouve avec un Parlement sans majorité pour la première fois depuis 30 ans. Les trois partis avaient tous un plan d’austérité dans leur programme. Quel que soit le nouveau gouvernement qui émergera des négociations en cours, les travailleurs doivent donc se préparer à mener le combat.
 


Les lib-dems, en position d’arbitre, ont l’occasion unique, depuis plusieurs générations, de faire modifier le scandaleux système électoral uninominal majoritaire à un tour qui garantit le pouvoir aux deux grands partis, au grand mépris du vote des électeurs. S’ils ne la saisissent pas, ils seront de nouveau mis pour longtemps aux oubliettes.


Le dirigeant des lib-dems, Nick Clegg, a négocié avec les conservateurs pour obtenir une réforme électorale en échange d’un soutien. C’est un jeu très dangereux car rien n’arrêtera les conservateurs dès qu’ils auront réussi à revenir au pouvoir. Ils feront un compromis non sincère avec les lib-dems et essaieront de se débarrasser d’eux au plus vite à l’occasion d’élections anticipées.

 

Ils feront ensuite tout pour revenir à l’ancien système électoral dont ils ont profité pendant la plus grande partie du xxe siècle. Leur priorité est aussi de mettre en œuvre rapidement des coupes budgétaires qui vont coûter des millions d’emplois. Les conséquences seront désastreuses, certes pour la classe ouvrière, mais aussi pour les lib-dems s’ils s’y associent.


L’autre possibilité pour les lib-dems est de s’allier au New Labour et aux partis nationalistes (Écosse, Pays-de-Galles). Ensemble, ils ont obtenu 14 millions de voix contre 10 millions pour les conservateurs. Les lib-dems sont plus proches du New Labour que des conservateurs et le New Labour leur a déjà proposé un changement rapide de la loi électorale appuyé par référendum et même la démission de Gordon Brown.


Sans appeler à une telle coalition, on ne peut être indifférent au fait que les lib-dems s’allient aux conservateurs ou contre eux. En effet, une coalition entre lib-dems et travaillistes constituera une menace moins immédiate et durable que le retour au pouvoir des conservateurs, même au travers d’une coalition ou d’un gouvernement minoritaire.

 

Les travaillistes et les lib-dems ne représentent pas les intérêts de la classe ouvrière, ils sont plutôt le deuxième choix de la classe dominante qui n’a pas pu imposer les conservateurs. Si une telle coalition se mettait en place, elle subirait la pression des marchés internationaux et des médias tenus par les conservateurs pour appliquer les coupes budgétaires qu’ils ont prévues.


C’est pour cela qu’il est très important de mobiliser dans les organisations syndicales, dont la majorité est restée passive face à l’austérité, pour réagir à toutes les privatisations de services publics et aux restrictions budgétaires. Les déficits budgétaires créés par la crise bancaire doivent être comblés par l’annulation des dépenses inutiles comme les missiles nucléaires Trident, les guerres comme celle d’Afghanistan, la création de cartes d’identité, etc., accompagnée d’une énergique taxation des grosses entreprises, des banques et des riches.


Il ne faut pas laisser la bataille pour une loi électorale à représentation proportionnelle aux mains des lib-dems mais construire un large mouvement de masse avec le mouvement ouvrier sur cette question fondamentale.


Alan Thornett. Traduction Jacques Radcliff

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 10:58


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La défaite de la droite aux élections régionales de Rhénanie du Nord/Westphalie ouvre des perspectives à la gauche du parti social-démocrate.

Les deux partis de droite de la coalition dirigeante d’Allemagne, l’Union chrétienne démocrate (CDU) et les libéraux (FDP), ont perdu l’élection régionale de Rhénanie du Nord/Westphalie du 9 mai. La région est fortement touchée par la crise économique et le chômage atteint 20 % dans certaines parties de la Ruhr.


Suite à cette défaite, la droite a perdu la majorité parlementaire à la chambre haute du Parlement représentant les régions, le Bundesrat, équivalent du Sénat français. Pour autant, cette défaite de la droite ne correspond pas forcément à un basculement massif vers la gauche. L’abstention de 66 % a encore progressé et le parti social-démocrate (SPD) a perdu 2, 6 % des voix par rapport à 2005, son plus mauvais résultat depuis 1950.

 

Une partie du résultat serait dû, selon les sondages, au ressentiment des électeurs envers le prix qu’ils auront à payer pour le « sauvetage » de la Grèce alors qu’ils subissent eux-mêmes la crise. Un tel ressentiment peut être exprimé aussi bien par une droite nationaliste anti-européenne que par des électeurs de gauche qui refusent de faire les frais de la crise capitaliste. On peut noter à l’appui d’une poussée à gauche que l’extrême droite fait un très faible score (1, 4 %).  


Les Verts font 12 % et gagnent 5, 9 % depuis 2005. Die Linke réalise 5, 6 %, gagnant 2, 5 %, et disposera maintenant de onze députés dans la chambre haute. Deux camarades de la fraction de gauche de Die Linke ont été élus en Rhénanie du Nord/Westphalie, Wolfgang Zimmermann et Michael Aggilidis.
Dans la région, les négociations vont se faire dans le sens d’une coalition entre le CDU et le SPD ou dans le sens d’un regroupement SPD, Verts et Die Linke. Il y a une poussée populaire pour que cette dernière coalition se réalise malgré la résistance du SPD.

 

Mais Die Linke en Rhénanie du Nord/Westphalie n’est pas Die Linke à Berlin ou à Brandenburg, elle se situe nettement plus à gauche et va très probablement résister à la tentation de coalition, tout en s’efforçant de faire payer au SPD et aux Verts l’échec des négociations. Die Linke propose un programme d’urgence régional. Wolfgang Zimmermann a déclaré : « Nous avons toujours dit que nous étions prêts à parler avec le SPD et les Verts, mais il s’agit du contenu, et nous voulons un véritable changement politiquement dans l’intérêt de la majorité de la population. »


Les prochaines semaines vont donc être décisives. Un autre choix possible serait de constituer un gouvernement régional minoritaire du SPD et des Verts avec des « majorités alternantes » en fonction des sujets. Mais le SPD et les Verts auront du mal à accepter une telle proposition au nom de la sacro-sainte « stabilité ».


Correspondant

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 10:55

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Après l’énorme mobilisation du 5 Mai et malgré le drame des trois victimes dans l’incendie d’une banque, les travailleurs grecs se sont retrouvés à plus de 10 000 le lendemain pour refuser le plan d’austérité.


Après un 1er Mai tourné contre le « gouvernement Pasok-FMI-Union européenne », l’enjeu de la grève générale du 5 mai n’était pas tant l’ampleur, attendue, de la grève, mais la force et le caractère des manifestations : les travailleurs allaient-ils rester chez eux, résignés par le harcèlement médiatique sur les mesures inévitables, le discours sur la patrie en danger, mais aussi par le manque de confiance dans des directions syndicales liées au Pasok, avec en prime une division du mouvement ouvrier ?


La réponse de la rue a été sans appel : à Athènes, les plus grosses manifs depuis au moins 2001, quand la mobilisation avait fait reculer Simitis (Pasok) sur son projet de casse des retraites. D’immenses cortèges dans Athènes, mais aussi de grosses manifs ailleurs, avec partout un refus catégorique de payer « leur » crise, et en prime des jets d’œufs sur des locaux du
Pasok, largement élu contre la droite en septembre et prenant les pires mesures anti­sociales depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

 

À Athènes, les mobilisations ont montré deux traits importants : l’ampleur de la manifestation a rapproché les différents cortèges, trop souvent séparés ces derniers temps et on a remarqué quelques cortèges en pointe, comme celui d’Olme (enseignants du secondaire) et les syndicats de base qui agissent depuis des semaines pour la mobilisation générale.

 

Et l’exaspération : ainsi, face au Parlement, des milliers de travailleurs ont crié leur rage envers des politiciens qui les méprisent, la droite ou le Pasok, sans oublier l’extrême droite… très fidèle alliée du Pasok avec qui elle a voté les mesures antiouvrières. Et ces manifestants se sont confrontés à visage découvert avec les MAT (CRS) protégeant l’Assemblée.


Rien à voir avec l’événement qui a endeuillé cette immense mobilisation : la mort de trois employés de banque, asphyxiés par la fumée de l’incendie provoqué par des cocktails molotov jetés par quelques encagoulés. Sur les responsabilités du très puissant patron de la banque Marfin, sur celles du gouvernement et sur l’exploitation du drame, les communiqués de la Fédération des travailleurs des banques (OTOE) et du regroupement anticapitaliste Antarsya* sont clairs.

 

Mais il faut aussi le dire très nettement : il s’agit d’un crime contre des travailleurs, dont les auteurs ne pouvaient pas ignorer la présence dans les murs. Alors, il ne faut pas laisser la mouvance qualifiée d’autonome étouffer, comme fin 2008, les mouvements de masse. C’est un enjeu crucial qui suppose que la mobilisation construise ses outils de contrôle démocratique, en particulier des comités unitaires contre le plan dit de stabilité.


Après cette tragédie, les flics se sont lancés dans une violence incontrôlée, asphyxiant Athènes de leurs armes chimiques et mettant en état de siège le quartier d’Exarcheia, avec entre autres la mise à sac du local du Réseau pour les Droits politiques et sociaux (Diktyo), blessant gravement une militante. Pourtant, malgré cette terreur et malgré le choc des trois victimes, plus de 10 000 travailleurs se sont retrouvés devant le Parlement le lendemain, pour crier non au vote des mesures.


C’est dire que la mobilisation est profonde et doit être, sans attendre, renforcée.


A. Sartzekis

*Le communiqué d’Antarsya met en cause la responsabilité du patron de la banque Marfin « qui a obligé ses employés à travailler enfermés à clé dans un bâtiment sans protection incendie » et celle du gouvernement « qui a donné des ordres pour une attaque sans merci contre les centaines de milliers de manifestants [...] entravant l’accès des pompiers au bâtiment en feu ».

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 10:45

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 Contre le manque d'emplois

Après la grève du 7 avril dernier, plus d'un tiers des postiers du centre de tri de Rennes Airlande ont tenu une nouvelle fois à dire leur ras-le-bol les mercredi 6 et jeudi 7 mai. CGT et FO avaient déposé un préavis de grève sur ce site ainsi qu'au centre de tri d'entraide situé à dix minutes.

Un barbecue installé à l'entrée d'Airlande a permis à plus d'une centaine de personnes de venir discuter de la situation de l'emploi qui se dégrade dans tous les services (maladies non remplacées, retraites non remplacées...). En attendant l'ouverture d'une Plate-forme industrielle du courrier (PIC) fin 2011, une partie des trafics des Côtes-d'Armor et du Morbihan a été rajoutée à Rennes sans emplois supplémentaires.

Le 7 mai en début d'après-midi, une soixantaine de grévistes ont finalement décidé d'occuper les couloirs de la direction pour lui dire son fait. Plusieurs collègues de différents horaires n'ont pas hésité à prendre la parole pour dénoncer l'absurdité d'une politique qui, plutôt que d'embaucher, dégrade la qualité de service (plusieurs milliers de courriers restent en souffrance chaque nuit) et la santé des postiers.

 

La direction, mal à l'aise, n'a pu que tenter d'expliquer que son travail principal consistait à faire des économies et à préserver le chiffre d'affaires de La Poste. La réponse a fusé de l'assemblée des grévistes : « Que l'on économise d'abord sur les gros salaires et le train de vie des directions ! ».

En tout cas, celles et ceux qui ont participé à cette action prennent conscience de leur force collective. Force dont nous aurons besoin très prochainement, face à une direction qui envisage encore des dizaines de suppressions d'emplois avant l'ouverture de la PIC.

Correspondant LO

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