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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 10:43

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Les services du Premier ministre ont qualifié de « basses polémiques dénuées de tout fondement » les propos du leader des Verts, Cohn-Bendit, selon lesquels le gouvernement français aurait, à la mi-février, conditionné la levée de fonds destinés à la Grèce à la poursuite du paiement des contrats d'armement avec la France.

Le gouvernement aurait obligé la Grèce à maintenir un contrat de 2,5 milliards d'euros sur des frégates françaises, un contrat de 400 millions d'euros sur des hélicoptères et un contrat sur plusieurs avions à 100 millions d'euros pièce. Cohn-Bendit affirme tenir son information directement du Premier ministre grec, le socialiste Papandreou, même si celui-ci ne pourrait pas faire autrement que de démentir le chantage exercé par Sarkozy et Fillon à son égard.

Quant au gouvernement français, s'il dément, il ne va pas jusqu'à rendre compte de l'évolution des contrats d'armement en cours avec la Grèce.

Pourtant, des informations ont été publiées sur les engagements des différentes banques françaises à l'égard de la Grèce qui atteindraient 53 milliards d'euros, dont 30 milliards pour le seul Crédit Agricole, ce qui les expose davantage que les banques allemandes par exemple.

 

Quelle est la part des contrats d'armement dans la dette grecque détenue par les banques françaises ? Mystère. Le site Internet de l'ambassade de France à Athènes reconnaît que les contrats d'armement ne doivent pas être négligeables puisque la Grèce fait partie de la vingtaine de pays où la France dispose sur place d'un « attaché d'armement », en plus d'un attaché militaire.


Ces ingénieurs militaires « sont répartis uniquement dans les pays où les relations bilatérales en matière d'armement sont développées de manière significative ». Ils relèvent directement de la Direction générale de l'armement, dont l'une des missions consiste à « développer la relation d'armement à l'international ». En Grèce, « actuellement, cette action porte notamment sur les avions de combat pour lesquels la France a proposé le Rafale, le domaine maritime avec la frégate Fremm et les hélicoptères de secours et de recherche ».

Ce n'est donc pas de la « basse polémique » que de s'interroger sur la part des prêts français à la Grèce qui iront gonfler les bénéfices de Thales ou Dassault. Ce ne serait pas la première fois qu'un prêt - ou même un don - à un pays dont la population doit se serrer la ceinture est une aide liée à des contrats qui bénéficient à des sociétés dont le siège se situe parfois à quelques encablures de l'Élysée ; c'est même quasiment la règle.

 


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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 10:27

Erémeï Aïpine, écrivain Khanty (DR)

 

Après Katyn, le Kazym. Un autre massacre. Par la même Armée rouge. Avant le massacre des milliers de Polonais à Katyn au printemps 1940, pendant l'hiver 1933-34 des milliers d'Ostiaks (ou Khantys) du Kazym (un des affluents de l'Ob dans le nord de la Sibérie) avaient été massacrés. Mitraillés, battus à mort, noyés.

Une tragédie emblématique des peuples du Nord

Si Poutine est venu s'incliner à Katyn, achevant un processus de reconnaissance des faits entamé depuis la perestroïka, ce n'est pas demain la veille que le gouvernement russe reconnaîtra officiellement le massacre du Kazym pourtant attesté par les historiens et des témoignages. Ni qu'un Président russe demandera pardon comme l'ont fait les peuples nordiques pour les Saames, cousins des Ostiaks (même groupe de langue finno-ougrienne).

Le massacre du Kazym ne fut pas le seul méfait de l'Etat soviétique à l'encontre des « peuples du Nord ». Nombre d'éleveurs de rennes récalcitrants et de chamans prirent le chemin du Goulag. Mais les événements du Kazym, le temps d'un hiver, concentrent la tragédie d'un peuple du Nord et, partant, de tous les autres.

Le prisme d'une mère en temps de guerre

C'est cela qu'expose l'écrivain Erémeï Aïpine dans un roman, « La Mère de Dieu dans les neiges de sang », en racontant le destin d'une mère dont le mari est massacré par « les Rouges » au début du roman et qui va errer avec ses enfants dans une fantomatique guerre au-delà du cercle polaire.

Ses enfants disparaîtront un à un, sauf le dernier, le roman s'achevant par la mort de la mère à la fin de cet hiver maudit. Aïpine écrit en russe et s'adresse d'abord aux lecteurs de Russie en leur offrant une figure attachante de mère, personnage emblématique.

Le discours-poème d'Aïpine à la tribune de l'ONU

Dans le monde des autochtones sibériens, Erémeï Aïpine est une grande figure. En 1990, on créa à Moscou l'Association des peuples du Nord, de la Sibérie et de l'Extrême-Orient.

Vladimir Sangui, un écrivain Nikh (peuple de l'île de Sakhaline) en fut le premier président. Le Khanty (les Khantys étaient autrefois appelés les Ostiaks) Aïpine lui succéda trois ans plus tard et se fit connaître à la tribune de l'ONU en décembre 1994, quand s'ouvrit la décennie internationale des peuples autochtones, en prononçant un discours qu'Anne Victoire Charrin, dans sa préface, qualifie avec raison de « légendaire ».

De fait, c'est un long et beau poème. Aïpine évoque des peuples de l'empire russe qui ont disparu, d'autres qui sont sur le point de disparaître et d'autres qui, pour être toujours là comme le sien, ont longtemps été méprisés, bafoués, condamnés au silence.

Un livre épique et pédagogique

Ces peuples colonisés par les Russes depuis plusieurs siècles relèvent aujourd'hui la tête, timidement, quand ils n'ont pas été assimilés. Ils retrouvent petit à petit leur langue, leur monde spirituel (ou ce qu'il en reste), font connaître leur culture souvent cantonnée via la soviétisation à une stérile folklorisation, ils se réapproprient leur Histoire.

C'est à ce mouvement que participe ce livre, à la fois épique et pédagogique, mêlant des faits documentés à d'autres imaginés, une symbiose bien dans l'esprit de ces peuples du Nord où la légende est comme le vestibule d'un réel proche de l'irréel, la nature, souvent extrême, n'y étant pas pour rien.

A la fin 1933, raconte Aïpine, « selon des informations officielles » (mais ce terme en Russie est à prendre avec des pincettes), 80 familles ostiakes et samoyèdes (on dirait aujourd'hui khantys et nénètses) du haut Kazym se réunissent pour élire un nouveau chef et décident de se battre contre les Rouges « jusqu'à la mort » s'ils viennent.

La profanation par les Rouges (l'Armée rouge) de l'île sacrée, territoire des ancêtres, aura été un facteur déclenchant.

Goya dans le grand Nord sibérien

Après avoir enterré son mari, mort pour rien, mort parce qu'il était ostiak, la Mère des Enfants (les majuscules sont de l'auteur) s'en va donc errer dans son pays glacé avec ses enfants. Chemin faisant, elle va découvrir les horreurs et les désastres de la guerre. Des scènes à la Goya. Sauf qu'on est dans le grand Nord.

Les hommes et les rennes sont massacrés par des tirs de mitraillettes, cet Ostiak est déshabillé, jeté dans l'eau glacée et achevé avec un gourdin taillé dans un mélèze, cet autre est pendu par les pieds et abandonné à lui-même, cette jeune fille sous un tchoum (la tente des Ostiaks et des Samoyèdes) est retrouvée par la Mère des Enfants, nue, achevée par balle après avoir été violée.

La mort attend ses enfants en cours de route sous la forme d'un aéroplane qui les tire comme des lapins. D'abord la fille Anna, puis, plus tard, le fils Roman. La mère, armé d'un fusil, arrive toutefois à abattre un « monstre cracheur de pierres de feu ».

Seul avec son dernier enfant en bas âge, réduite à « ramper », affamée, elle se perce le sein pour donner à boire à sa progéniture, reprenant ainsi la légende de l'homme de l'oiseau kars que nous conte aussi Aïpine. Elle meurt dans un état hallucinatoire

D'où viennent les Ostiaks ?

Chemin faisant, Aïpine nous en dit beaucoup sur l'histoire de son peuple, remontant jusqu'aux Ougriens qui se divisèrent en trois groupes, l'un allant vers le Danube (les Hongrois), un autre vers le « le bout de la Terre » (les Saames) et le troisième allant vers le nord « au soleil de midi tombant », les Ostiaks.

Au cours du roman apparaît un personnage d'homme blanc, réfugié dans le grand Nord sous un tchoum ostiak. Un rescapé de l'armée blanche, admirateur de la famille impériale et très croyant (il construit une chapelle dans la forêt).

A travers lui, Aïpine dresse un portrait flatteur du tsar Nicolas massacré lui aussi par les Bolcheviks. Sa vision contamine celle des Ostiaks et en particulier celle de la Mère. Il fait de ce « représentant de Dieu sur terre » un protecteur des Ostiaks. Alors qu'il explique la symbolique du blanc chez ce peuple, il peint la Mère des Enfant rêvant de recouvrir les enfants du tsar de pèlerines blanches ornées de motifs ostiaks.

Les diables rouges et le « bon » tsar

L'insistance de l'auteur sur ce thème du bon tsar laisse songeur. D'autant qu'il passe rapidement sur la conquête de l'Est par les Russes au temps des tsars, qui n'a pas été d'une grande tendresse. Le pillage de ces régions riches en fourrures et aujourd'hui riches en gaz et pétrole n'a pas commencé avec les Bolcheviks. Ni les ravages de la vodka.

Hormis un éphémère commandant épris de doute qui épargne la Mère des enfants au début du roman, la diabolisation des Bolcheviks est totale et va de paire avec une idolâtrie systématique de la famille impériale. Et le roman tombe dans les travers qu'il dénonce par ailleurs.

Aïpine est plus à l'aise et sa plume plus avenante lorsqu'il décrit les mœurs de son peuple, la façon dont la Mère des Enfants s'adresse aux morts d'un bout à l'autre du livre, digne comme la mère de Gorki et allant avec son traineau et ses rennes, comme la mère de Brecht avec sa carriole.

« Elle suivait les traces de la guerre. Et la guerre se déplaçait sur la Terre », écrit Aïpine. La terre des Ostiaks est majuscule.


► Erémeï Aïpine « La Mère de Dieu dans les neiges du sang » - Traduit du russe (Sibérie) par Anne-Victoire Charrin et Anne Coldefy-Faucard, Editions Paulsen, 328 pages, 23 €.

 

 

Note:

A quoi bon protester encore contre l'usage du terme "bolchévick" pour faire un amalgamme avec ceux qui osent encore vouloir remettre en cause le capitalisme ? Parce que nous n'aurons de cesse d'affirmer qu'en 1933 34 les bolchévicks, sans apostrophes, étaient dans des camps, avant d'être exterminés aux procès de Moscou de 1936. Il y a eu une contre révolution, un "thermidor " comme celui de 1793 en France qui a remis en selle la bougeoisie et liquidé les sans culottes. Une nouvelle "classe" à pris le pouvoir, les bureaucrates du parti et de l'état. Ces contre révolutionnaires, dont le chef était Staline, ont commis des crimes tellement immenses, qu'ils ont rendu l'idée de "changer de société", les termes "communistes" et "société socialiste" indédécents. 

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 10:10

 

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 09:52

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Oscar FORTIN

dessin : les Commandements du Pape Benoit 
: 1-votre sexualité nous regarde,
2-notre sexualité ne vous regarde pas (Marc Murphy)

Il y a toujours quelque part une goutte qui fait déborder le verre. Cette goutte sera pour plusieurs cette série de scandales à caractère sexuel commis tout autant par des prêtres et des religieux que par ceux qui les ont couverts de leur autorité. Il s’agit évidemment de quelque chose de très sérieux qui ne peut, sous aucun prétexte, faire l’objet d’un traitement de faveur.

 

Cette goutte n’est toutefois pas la seule et n’est peut-être pas la plus importante. Je veux parler de celle du double langage qui génère par sa nature même la suspicion et la méfiance. Je vais illustrer mon propos par quelques exemples.


Le premier exemple est celui de deux prêtres, Yorio et Jalics, œuvrant en Argentine dans les années 1970. Lorsque les militaires, en 1976, s’emparent, par la force des armes, du Gouvernement, ils ont été vite repérés rapidement et identifiés comme des personnes nuisibles. Leur supérieur d’alors, le père Bergoglio, jésuite, aurait invité ces deux prêtres à « faire très attention » en raison de leur réputation de subvertir l’ordre social. Une manière, selon toute vraisemblance, de les protéger contre les militaires. Les deux prêtres en question passèrent outre à cet avertissement et retournèrent là où les appelait l’Évangile, c’est à dire dans les bidonvilles. Ils furent vite arrêtés et mis en prison. Ils y restèrent plusieurs mois.


Yorio, après sa libération, se rendit à Rome où le jésuite colombien Candido Gavina, très bien informé, lui apprit, de source autorisée (l’ambassadeur argentin près le Saint-Siège) que les forces armées avaient arrêté ces deux religieux suite à la plainte de leur supérieur religieux qui les présentait comme des guérilleros. L’Ambassadeur argentin confirma même cette information par écrit.


Quant à Jalics, il se réfugia par la suite aux Etats Unis. Bergoglio, son supérieur, s’opposa à son retour en Argentine ! Ce dernier le fit savoir aux évêques argentins susceptibles d’accueillir le religieux dans leur diocèse. Qui plus est, il alla même jusqu’à conseiller à Anselmo Orcoyen, le directeur national du culte catholique, de refuser la demande de passeport avancée par Jalics ! Un document existe à cet égard.


Ce père Bergoglio est devenu par la suite évêque puis cardinal. Lors du dernier conclave on parlait de lui comme d’un futur pape. Il se défend, toutefois, en disant que ces méchantes affirmations visent à le discréditer comme papabile. En fait, quelle que soit l’intention ce sont les faits qui parlent. Et très clairement.

 

Dans une biographie très documenté du cardinal, avec des preuves à l’appui, Horacio Verbitsky en a établi la véracité.

Nous savons que les militaires qui dirigèrent l’Argentine durant toutes ces années sont actuellement en prison dont certains font toujours l’objet d’accusations graves. Par contre de nombreux collaborateurs sont toujours libres comme l’air.


«  L’ancien dictateur, qui instaura en 1976 un régime tenu pour responsable de la mort ou la disparition de 30.000 personnes par les organisations des droits de l’Homme, doit aussi être jugé à partir du 20 septembre à Buenos Aires pour 33 vols présumés de bébés d’opposants. Actuellement en détention, il est aussi poursuivi pour sa participation au Plan Condor, opération mise sur pied par les dictatures d’Argentine, du Chili, du Paraguay, du Brésil, de Bolivie et d’Uruguay pour éliminer leurs opposants dans les années 1970. »


Ce visage d’une Église, alliée discrète, mais efficace, des régimes répressifs et oligarchiques de l’Amérique latine des 70 dernières années a trouvé, avec l’élection de Jean-Paul II, en 1978, un allié de premier ordre. Ce dernier n’a pas tardé à condamner la théologie de libération et à mettre au pas les prêtres et les chrétiens qui s’en inspiraient. Reagan n’a pas eu à lui tordre les bras pour s’en faire un allié indéfectible dans sa lutte contre le Gouvernement sandiniste auquel participaient trois prêtres.


D’ailleurs le financement des Contras, cette force de mercenaires au service de l’administration Reagan, demeure toujours un mystère à moitié déchiffré. Plusieurs se souviendront également de sa visite au Chili où il eut l’occasion d’exprimer certains égards à l’endroit du dictateur Augusto Pinochet et de se garder de condamner la répression sanglante ayant causé la mort, la torture et l’emprisonnement de milliers de personnes. Lors de sa visite au Salvador, il est allé se recueillir sur la tombe de Mgr Romero, cette évêque assassiné au moment où il célébrait l’eucharistie. Il n’a pas été ému outre mesure et ses commentaires ont été plein de retenu. Il ne fallait surtout pas le donner en exemple.

 

Si cet assassinat eut été réalisé en Pologne, il aurait vite été dénoncé et l’évêque martyr aurait été consacré par les honneurs de la canonisation. Même, après 30 ans, ces honneurs ne semblent pas être pour bientôt. Son exemple n’est toujours pas de nature à aider la « cause ».


Le cas tout récent, au Honduras, du cardinal Rodriguez Maradiaga qui s’est allié aux putschistes pour déloger, le 28 juin dernier, le président légitimement élu, Manuel Zelaya, et l’expédier, manu militari, hors du pays ne fait que prolonger cette longue tradition d’une autorité ecclésiale qui parle des pauvres sans en être et qui s’allie aux oligarchies avec lesquelles elle s’accommode bien.

 

Ce cardinal, un autre que les observateurs considéraient comme successeur potentiel de J.P.II, s’est bien gardé de dénoncer la tricherie d’une fausse lettre de démission tout comme de condamner avec vigueur la violence, la répression et les assassinats des opposants à ce coup d’État militaire. Dites-moi : quelle crédibilité peut avoir cet homme pour parler de démocratie, de liberté, de justice, de vérité et de respect de la personne humaine ? Comment peut-il parler de Jésus de Nazareth et des Évangiles sans trahir l’un et l’autre ? Ce n’est certainement pas son titre qui fait la différence.


Je termine en me référant au cardinal Marc Ouellet, de Québec, que je viens d’écouter à l’émission de « Mongrain en parle » sur LCN. Il était interrogé en relation au contenu d’une conférence donnée récemment à des médecins catholiques. Il avait été question, entre autres, d’avortement et d’euthanasie. Il a évidemment rappelé que la doctrine de l’Église est une doctrine de vie et qu’elle est sacrée, personne n’ayant le droit d’y porter atteinte. Il a donc été question de femmes enceintes qui décident de se faire avorter et de personnes mourantes voulant écourter leurs souffrances.

 

Dans ses commentaires et réflexions, deux points ont particulièrement retenus mon attention : d’abord un langage « de bonne conscience » qui ne vise pas directement la mort, mais qui en accepte le fait, et en second lieu un silence complet sur les guerres et les famines qui tuent par millions des personnes humaines sans qu’il y ait des campagnes, lancées par l’Église, pour en dénoncer les calamités ainsi que ceux qui les rendent possibles. Il est vrai que l’animateur ne l’a pas interpellé sur ces réalités.

 

À ce que je sache, l’Église canadienne, dont il est le primat, soutient la guerre en Afghanistan et consent par le fait même à ce qu’il y ait des vies humaines qui soient supprimées par les armes de nos soldats. Ces vies sont toutes aussi sacrées que celles de l’embryon dans le sein de la mère ou du mourant qui veut accélérer sa fin.


Dans le cas de l’euthanasie, il a soutenu le fait que s’il n’est pas possible moralement de donner la mort à un patient, il est toutefois possible d’en soulager la souffrance, même si la médication a pour effet d’en écourter la vie. Ce genre de langage peut devenir une passerelle permettant de couvrir à peu près n’importe quoi. Il y a là comme une hypocrisie. C’est comme jouer avec les mots pour donner bonne conscience.

 

Je pense que le discours de l’Eglise doit porter sur le développement des meilleures conditions favorisant l’épanouissement de la vie. En ce sens elle ne peut, d’une main, bénir les armées dont la mission est de tuer et, de l’autre, condamner les femmes qui se font avorter. Elle ne peut se complaire avec les puissances qui dépouillent les deux tiers de l’humanité par des politiques et des systèmes économiques injustes et en même temps prêcher la solidarité avec ces déshérités de la terre. Dans les deux cas, elle doit avoir un discours qui se tienne et un engagement cohérent avec ce dernier.


Oscar Fortin
Québec, le 6 mai 2010

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/L-autorite-morale-de-l-Eglise-un-double-langage.html
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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 09:42
francais3
8 mai 2010

 

L’ANARCHIE EST UNE LUTTE POUR LA VIE ET NON PAS POUR LA MORT


En Décembre 2008, durant les événements qui ont suivi l’assassinat d’Alexandros Grigoropoulos, le mouvement anarchiste-antiautoritaire avait répondu aux appels fascistes des medias pour le « retour à la normalité, l’ordre et la sécurité » avec le cri poignant suivant : « Vous parlez des vitrines, nous parlons des vies ».


Quelle sorte d’hypocrisie dangereuse fait que certains parlent aujourd’hui des mesures défectueuses, de la sécurité inadéquate du bâtiment de la banque face aux incendies, et non pas de ces vies qui ont été perdues ? Quelle sorte de renversement orwellien fait que certains parlent de cet incident tragique comme d’un simple court-circuit ?


Nous ne nous rendons pas compte que cette hypocrisie soit à la base équivalente à celle des assassins d’OTAN qui parlaient des « dommages collatéraux » ?


Nous ne nous rendons pas compte que le cynisme et la cruauté évidents et bien connus d’un grand capitaliste, qui a ‘emprisonné’ ses employés dans la banque, ne puissent pas expier la mort des trois êtres humains ?


Nous ne nous rendons pas compte que si on adopte les conduites de la bête contre laquelle on se bat on devient un avec lui ?


Si les anarchistes luttent pour quelque chose, s’il ya quelque chose que les hommes doivent défendre à travers la lutte, cela c’est la Vie, la Liberté et la Dignité. Si nous luttons pour quelque chose, nous luttons pour un monde où la mort n’aura plus de pouvoir…


Pendant une manifestation au centre de Salonique le 6/5 plusieurs gens, anarchistes et antiautoritaires, ont crié à plusieurs reprises : « il s’agissait d’un assassinat, nous n’avons pas des illusions, Vgenopoulos et l’Etat sont des assassins ». Peut-être une telle réflexion est pour quelques uns adoucissante. Pourtant, est-ce qu’ils comprennent sur le fond le contenu et les prolongements de cette réflexion ?


Nous ne savons pas ce qu’il s’est passé au bâtiment de Marfin le midi de 5/5/2010 et peut-être nous ne le saurons jamais. Nous savons, par contre, qu’au moment où nous avons tous entendu la nouvelle, personne d’entre nous n’a exclu comme une éventualité impossible l’annonce des procureurs de medias ! Et cela est également tragique.


Parce que si avec notre conduite nous ne pouvons rendre totalement inconcevable (et tout d’abord à nous–mêmes) le fait qu’un tel acte puisse provenir des individus qui viennent du même milieu que nous, alors, dans ce cas là, nous avons déjà ouvert la voie pour que de telles tragédies puissent se produire (par irresponsabilité meurtrière, malveillance vicieuse ou même préméditation frauduleuse).


Durant une révolte généralisée il y a toujours des morts ; il s’est passé ainsi à Los Angeles, il s’est passé ainsi en Argentine. Pourtant, personne n’a jamais envisagé d’attribuer ces morts à un courant politique organisé de désobéissance.


Le fait que les trois personnes assassinées de Marfin Banque se mettent sur le dos de l’Anarchie montre qu’il y a ici des grandes responsabilités. Et qui peut ignorer la tolérance envers des logiques qui méprisent la vie humaine ?

 

Même si on répète qu’il y a des années que les anarchistes adroits incendient des banques et que personne n’a jamais été mis en danger… Même si on accuse Vgenopoulos qu’il a emprisonné les employés dans la banque, qu’il a négligé les mesures de sécurité de la banque contre le feu etc. … la responsabilité ne nous abandonne pas.


S’il y a même un nombre restreint de gens qui s’autodéfinissent comme des anarchistes et qui, par contre, sont irresponsables à un tel niveau pour incendier des bâtiments avec du monde dedans, c’est là la racine de la responsabilité.


Pire encore, si de cette manière-là on a ouvert le chemin pour la conspiration la plus grande dans l’histoire de la Grèce contemporaine après la chute de la Junte militaire, les conséquences – à long terme – sont évidemment plus graves encore que la tragédie des trois personnes assassinées.


Et la réponse ne peut pas être la protestation que « l’ennemi n’a pas des scrupules ». Nous savons ce qui s’est passé à Piazza Fontana, nous savons ce qui s’est passé à Scala de Barcelona.


La réponse ne peut être autre que celle de l’opposition massive qui s’enracine dans tous les lieux sociaux dans toute la Grèce, avec persévérance, avec du travail laborieux, avec fraternité, mutualité, solidarité. La réponse ne peut être autre que celle de la lutte pour la vie et non pas pour la mort.


Editions-Revue Panoptikon, Editions des Etrangers, Editions Stasei Ekpiptontes, Editions Exarcheia, Mavro Piperi tou Euvoikou, Revue Nychtegersia


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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 09:39
Par Front des Gauches le Jeudi, 13 Mai 2010 PDF Imprimer Envoyer

Le « Front des Gauches » vient de voir le jour : dernier-né des formations en lice pour les élections anticipées qui se tiendront ce 13 juin, il rassemble des militants syndicaux ou associatifs et six organisations de gauche radicale : le Parti Communiste (PC),  le Parti Socialiste de Lutte (PSL-LSP),  la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), le Parti Humaniste (PH), le Comité pour une Autre Politique (CAP) et Vélorution. Ces partis se présenteront ensemble, avec plusieurs candidat-e-s d'ouverture, sur la liste « Front des Gauches » à la Chambre et au Sénat.


Une union aussi large est inédite et surprenante dans un délai aussi court et devant de tels obstacles. Présenter cette liste n’était pas gagné d’avance, surtout dans les conditions anti-démocratiques imposées par les partis au pouvoir. En effet, pour des « petits partis », se présenter aux élections relève du parcours du combattant ! Victimes d’un black-out médiatique, il leur faut aussi récolter des signatures en un temps record. Les parrainages d'électeurs nécessaires pour présenter des listes à la chambre ont été récoltés en 48 heures. Finalement, la veille du dépôt des listes, des signatures d'élus ont été obtenues pour que le "Front des Gauches" puisse se présenter partout, au sénat et à la chambre.


Le « Front des Gauches » symbolise, notamment à travers sa liste bilingue à Bruxelles-Hal-Vilvorde, le refus des surenchères nationalistes ou communautaires. Alors que les partis traditionnels cherchent à diviser les travailleurs et travailleuses du nord et du sud du pays, les six organisations de la gauche radicale ont décidé de s’unir pour présenter ensemble une autre voix à gauche. Une alternative qui refuse que les crises — financière, sociale, écologique — soient payées par les victimes et non par les véritables responsables capitalistes : patrons, gouvernements et financiers.


C’est une justice sociale, écologique et fiscale que le « Front des Gauches » défendra pour répondre aux vrais problèmes, qui seront au cœur de sa campagne : licenciements, chômage, précarité, racisme, discriminations, dégradation de l’environnement, guerres, … Devant le risque de l’abstention  ou du vote d’extrême droite, le « Front des Gauches » a pour objectif de montrer qu’une véritable alternative de gauche, qui exprime l'opposition et l'écœurement par rapport à un système fondamentalement injuste, peut exister face aux partis institutionnels.


Les listes du « Front des Gauches » pour la Chambre seront emmenées par quatre femmes et deux hommes : Céline Caudron (LCR) dans le Hainaut, Pierre Eyben (PC) à Liège, Anja Deschoemacker (PSL-LSP) à Bruxelles-Hal-Vilvorde, Annick Letecheur (PH) à Namur, Laurent Batlhazar (CAP) dans le Brabant wallon et Nicole Cahen (PC) dans le Luxembourg. Robert Tangre (PC) tirera la liste du Sénat.  Une conférence de presse aura lieu sous peu pour présenter cette initiative politique.


Contacts :


Parti Communiste : Pierre Eyben, 0477/20.29.53, www.particommuniste.be, info@particommuniste.be Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Parti Socialiste de Lutte/Linkse Socialistische Partij : Anja Deschoemacker, 0473/92.28.33, www.socialisme.be, info@socialisme.be Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Ligue Communiste Révolutionnaire : Céline Caudron, 0474/91.64.59, www.lcr-lagauche.be, info@lcr-lagauche.be Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Parti Humaniste : Gilles Smedts, 0497/54.27.41, www.partihumaniste.be, ph_hp_belgium@yahoo.fr Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

Comité pour une Autre Politique : Laurent Balthazar, 0485/03.19.68

Vélorution : Reginald de Potesta de Waleffe, 0472/50.01.90, www.velorution.be, info@velorution.be Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


Quelques premiers échos médiatiques suite à ce premier communiqué:

RTL : Six partis d’extrême gauche en cartel sur la liste «Front des gauches»

RTBF : Le Front des Gauches, nouvelle formation pour le 13 juin

Actu24.be : La gauche radicale se rassemble en un "Front des Gauches"

RTL : La gauche radicale se rassemble en un "Front des Gauches"

7 sur 7 : La gauche radicale se rassemble en un "Front des Gauches"

 

Note: La principale organisation, le PT (parti des travailleurs) pro Chinois (si si sans rire) ne fait pas partie du front.

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 09:35

Les  Bus du Nord bloquent Lille !

le marché en passe d'être vendu à Veolia par le conseil général

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 09:32

Irlande 

Right to Work Protest at Dail Tuesday

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 09:30

“Kanellos”

un chien héros de la protestation sociale en Grèce

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 09:26

USA,

des lycéen(ne)s d'une petite ville protestent contre les lois racistes de l'Arizona

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diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

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Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


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Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

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  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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