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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 09:36

Gideon LEVY

Qui prétend que l’humour juif a disparu en Israël ? Qui peut nier que même les organismes d’état les plus secrets ont leur moments de légèreté, entre les assassinats ciblés et les intrigues ? Si vous pensez que le processus de fascisation, d’isolation, de nationalisme et de militarisation d’Israël ne donne pas envie de rire, alors écoutez ce que Barak Ravid a relaté dans Haaretz, jeudi dernier.

Un clown espagnol - ça commence comme une blague, n’est-ce pas ? - a atterri en Israël. Pas n’importe quel clown, le plus grand clown d’Espagne, Ivan Prado. Il pensait traverser le contrôle des passeports rapidement (un citoyen espagnol, même clown, n’a pas besoin d’autorisation spéciale pour entrer dans l’état démocratique d’Israël) prendre ses bagages et aller à Ramallah.


Ce plaisantin voulait organiser un festival de clowns à Ramallah et pas ailleurs. Ce fut l’erreur de sa vie, une idée vraiment idiote. D’abord quel besoin les Palestiniens ont-ils de voir des clowns d’autres pays ? Ils en ont bien assez chez eux, merci ! Et de toutes façons de quoi pourraient-ils bien rire à Ramallah ?


En un clin d’œil, un expert du Shin Bet est apparu, un vaillant gardien d’Israël, pour emmener ce plaisantin et l’interroger sur ses liens avec des "groupes terroristes". Prado, ce stupide clown, a refusé de répondre. L’agent du Shin Bet (un clown moins connu) a sans doute pense qu’il avait été choisi pour sauver la journée.


Bref, après six heures d’attente pénible à l’aéroport international de Ben Gourion, un officiel du Ministère de l’Intérieur a dit à Prado : " Vous êtes expulsé. Prenez le premier avion pour Madrid, c’est la place des plaisantins comme vous". Ce qui a derechef changé Prado en Prophète de l’Apocalypse.

 

Aussitôt arrivé en Espagne, il a condamné Israël dans la presse locale, comparant le sort des Palestiniens à celui des Juifs dans la Pologne du temps de guerre. Exactement les blagues polonaises dont nous avons besoin. L’ambassadeur israélien à Madrid a envoyé un communiqué urgent à Jérusalem demandant :" Qu’est-ce que vous avez fait ?".

 

Le Ministère des Affaires Etrangères a répondu brièvement "Raisons de sécurité". La colère a secoué l’Ambassade qui souhaitait obtenir une information plus circonstanciée afin de pouvoir répondre aux médias espagnols convaincus que l’expulsion d’un clown pour des raisons de sécurité ne pouvait être qu’une plaisanterie.

 

Mais ni les services de sécurité du Shin Bet ni le Ministère de la Défense ne se donnèrent le mal de répondre à l’ambassadeur. "Cet homme a refusé de fournir une information complète aux agents de sécurité sur ses liens avec les organisations terroristes de Palestine en particulier" a dit le Shin Bet interrogé par Haaretz.


Ce qui signifie en clair : Prado, selon le Shin Bet qui sait tout, a des liens avérés avec les groupes terroristes palestiniens sinon il ne voudrait pas organiser un festival de clowns à Ramallah. Et en plus il a refusé d’avouer ces liens. Mais quels "groupes de terroristes" ? Le Jihad Islamique, ou les brigades des Martyrs d’Al-Aqsa peut-être ? Al-Qaida ? Les Forces Quds d’Iran ? Et quels liens ? Le clown voulait-il apporter de grandes quantités de rires à des éléments hostiles ? Des bombes de plaisanteries aux Jihadistes ? des vannes dévastatrices au Hamas ? "Vous trouvez peut-être cela drôle" a déclaré un représentant des Affaires Etrangères peu après, "mais l’incident a détérioré l’image d’Israël à l’étranger, notamment quand Israël a refusé de s’expliquer".


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Prado n’est pas le seul. Si tout cela n’était pas si insensé, grotesque et horripilant nous nous tordrions de rire. Mais des dizaines de visiteurs étrangers ont été refoulés de la même manière ces derniers mois, parce qu’ils étaient soupçonnés de sympathie envers les Palestiniens - une sérieuse offense sans nul doute. Ces personnes, n’écoutant que leur conscience, étaient venues soutenir les Palestiniens mais la Police de la Pensée de l’aéroport les a démasquées.

 

L’historien juif américain Norman Finkelstein a été expulsé parce qu’il soutient la solution d’un état pour résoudre le conflit du Moyen Orient et qu’il pense qu’Israël fait commerce de l’Holocauste. S’il avait demandé à remplir le formulaire de nouvel immigrant il aurait été accueilli à bras ouverts au titre de la Loi du Retour. Mais il vient en visite et ose critiquer ? Qu’on le renvoie tout de suite en Amérique !


Trois militants suédois d’un organisme de formation regroupant des Juifs et des Palestiniens ont été récemment expulsés aussi, ainsi qu’un journaliste américain qui a travaillé pendant des années pour l’agence d’information palestinienne Ma’an.


Quelqu’un a-t-il jamais entendu dire qu’une personne venue soutenir moralement ou financièrement les colons les plus extrémistes ait jamais été expulsée ? Je vous en prie, ne faites pas rire le Shin Bet ou le Ministère de l’Intérieur !


Gidéon Lévy

Haaretz, 9 mai 2010
http://www.haaretz.com/print-editio...

Traduction D. Muselet

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Expulser-un-clown-pour-des-mesures-de-Securite-C-est-une-plaisanterie-Haaretz.html
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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 09:31
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Le Grenelle 2 banalise les rejets radioactifs et entrave l’éolien



12 mai 2010

 

Le Réseau « Sortir du nucléaire » dénonce une régression de la protection de l’homme et de l’environnement suite à l’adoption de la loi Grenelle 2, dont l’article 94 quater supprime purement et simplement la procédure d’enquête publique pour toutes les demandes d’augmentation des rejets radioactifs et chimiques et des prélèvements d’eau des installations nucléaires [1].


L’industrie nucléaire a obtenu gain de cause : légaliser la banalisation des rejets radioactifs et chimiques [Voir le communiqué ci-dessous]. Areva et EDF vont pouvoir maintenant contaminer encore plus facilement l’environnement et les hommes. La mainmise de l’industrie nucléaire sur le pouvoir législatif prend encore de l’ampleur. Elle constitue un danger réel pour la démocratie.


Supprimer l’enquête publique, c’est refuser au public son droit légitime à être consulté sur l’augmentation des rejets radioactifs et chimiques et des prélèvements en eau. Ces augmentations ne seront plus soumises à une étude d’impact, c’est-à-dire à une évaluation des risques. Ce déni de démocratie est contraire à l’esprit de la convention d’Aarhus [2].


La loi Grenelle 2 accorde ainsi un chèque en blanc à l’industrie nucléaire pour contaminer l’environnement sans aucune restriction.


Le Réseau « Sortir du nucléaire » appelle instamment le gouvernement à retirer cette disposition lors du passage en commission mixte paritaire.

Avec la loi Grenelle 2, une installation nucléaire aussi polluante que les usines de retraitement de La Hague pourra augmenter ses rejets radioactifs sans enquête publique… alors qu’une porcherie industrielle est soumise à cette procédure pour augmenter significativement son cheptel ! [3]

Parallèlement, la loi Grenelle 2 consacre le durcissement de la législation pour le développement des parcs éoliens, en les plaçant sous le régime d’autorisation des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE).


Preuve est faite que le nucléaire entrave gravement le développement des énergies renouvelables. Force est de constater que la régression totale du droit de l’environnement a succédé aux promesses « vertes » du Grenelle 1, formulées à de seules fins électoralistes.


Le nucléaire était déjà exclu du Grenelle 1. Le voici maintenant installé sur le trône du Grenelle 2.


Réseau « Sortir du nucléaire », fédération de 878 associations, agréée pour la protection de l’environnement. http://www.sortirdunucleaire.org/



 

 

Grenelle 2 : feu vert pour la contamination nucléaire !

20/04/2010


Un amendement gouvernemental dans le projet de loi Grenelle 2 propose de supprimer purement et simplement la procédure d’enquête publique pour toutes les demandes d’augmentation des rejets radioactifs et chimiques et des prélèvements d’eau des installations nucléaires.(1)


Le Réseau « Sortir du nucléaire » s’indigne d’un amendement délirant au projet de loi Grenelle 2 qui exonèrerait toutes les installations nucléaires de base d’une enquête publique sur « un accroissement significatif » de leurs rejets radioactifs et chimiques, ainsi que des prélèvements d’eau, ce qui accroîtrait encore les dangers pour la santé de toutes les populations riveraines.


Si cet amendement était voté, une simple autorisation administrative suffirait pour augmenter les rejets polluants et toxiques et les prélèvements sur la ressource aquatique au lieu d’une procédure contraignante et longue aujourd’hui : l’enquête publique qui est accompagnée d’une étude d’impact.

La dispense d’enquête publique serait un déni de démocratie : les populations accéderaient très difficilement à l’information et ne pourraient plus donner leur avis sur ces augmentations.


Pour le Réseau « Sortir du nucléaire », cet amendement entraînerait la banalisation des pollutions nucléaires. Il constituerait un véritable blanc-seing donné à l’industrie nucléaire pour accroître discrètement les atteintes à l’environnement et aux êtres vivants, la pollution des milieux naturels et la mise en péril de la biodiversité des milieux aquatiques.


Pourquoi l’Etat souhaite-t-il faciliter les augmentations de rejets et de prélèvement d’eau ?


Le recours à un combustible nucléaire plus enrichi en uranium, pour produire plus d’électricité, conduit les réacteurs à rejeter beaucoup plus d’éléments radioactifs et chimiques dans le milieu ambiant (2).


Les installations nucléaires vieillissantes ne sont plus à même de maîtriser leurs rejets.


Dans les deux cas, il s’agit donc de privilégier la rentabilité des installations nucléaires au détriment de la santé des populations et de la protection de l’environnement.


Le fait que cet amendement s’inscrive dans le projet de loi Grenelle 2 montre que l’exécutif français est passé du stade de la promesse électoraliste verte à la régression totale du droit de l’environnement. Depuis l’annonce du Grenelle, le pouvoir exécutif a annoncé unilatéralement la construction de deux réacteurs nucléaires, tandis que le développement de l’énergie éolienne sera entravé par les préconisations du rapport Ollier. Il s’agit maintenant de diminuer sensiblement la contrainte réglementaire afin d’octroyer à l’industrie nucléaire un droit à contaminer l’environnement et l’homme.


Cet amendement confirme une fois de plus que le « Grenelle de l’environnement » favorise les intérêts de l’industrie nucléaire, en parfaite contradiction avec les ambitions écologiques affichées.

Contacts presse :
Marc Saint-Aroman : 05 61 35 11 06
Charlotte Mijeon : 06 75 36 20 20


SOURCE :
La proposition d’amendement concerne le point II de l’article 29 de la loi n° 2006-686 du 13 juin 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire.

Article 94 quater (Non modifié)

Après le II de l’article 29 de la loi n° 2006-686 du 13 juin 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire, il est inséré un II bis ainsi rédigé :

« II bis. – Un projet de modification de l’installation ou de ses conditions d’exploitation soumis à l’accord de l’Autorité de sûreté nucléaire qui, sans constituer une modification notable de l’installation, est susceptible de provoquer un accroissement significatif de ses prélèvements d’eau ou de ses rejets dans l’environnement fait l’objet d’une mise à disposition du public selon les modalités définies à l’article L. 122-1-1 du code de l’environnement. »

ASSEMBLÉE NATIONALE
Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 9 avril 2010.
PROJET DE LOI portant engagement national pour l’environnement,
TEXTE DE LA COMMISSION DU DÉVELOPPEMENT DURABLE ET DE L’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE
http://www.assemblee-nationale.fr/1...

(1) Article 94 quater
http://www.assemblee-nationale.fr/1...

(2) Par exemple, le programme actuel de gestion de combustible type Galice concernant les réacteurs 1300 MWé.


Notes

[1] article 94 quater

L’article modifie le point II de l’article 29 de la loi n° 2006-686 du 13 juin 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire.

Article 94 quater (Non modifié)

Après le II de l’article 29 de la loi n° 2006-686 du 13 juin 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire, il est inséré un II bis ainsi rédigé :

« II bis. – Un projet de modification de l’installation ou de ses conditions d’exploitation soumis à l’accord de l’Autorité de sûreté nucléaire qui, sans constituer une modification notable de l’installation, est susceptible de provoquer un accroissement significatif de ses prélèvements d’eau ou de ses rejets dans l’environnement fait l’objet d’une mise à disposition du public selon les modalités définies à l’article L. 122-1-1 du code de l’environnement. »

ASSEMBLÉE NATIONALE

http://www.assemblee-nationale.fr/1...

De fait, un accroissement significatif des rejets ou prélèvements d’eau n’est plus considéré comme un « changement notable » !

[2] La convention d’Aarhus impose la participation du public sur des décisions ayant des incidences sur l’environnement. Elle est transposée dans la directive européenne 2003/4/CE.

[3] Arrêt de la Cour Administrative d’Appel de Nantes, 26 juillet 2003, M. Guihot.

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 09:22
humour noir mamie
 
6 mai 2010
 

Gros succès du meeting unitaire de toute la gauche : conclusion du meeting par Gérard Filoche

En défense des retraites, jeudi 6 mai à la Bellevilloise, à Paris, salle trop petite, 400 à l’intérieur et 400 à l’extérieur


Il me revient de conclure ce meeting tout comme ce fut le cas pour le première initiative de ce type, que nous avions organisé ensemble le 4 décembre dernier, en défense de la non imposition des indemnités des accidentés du travail, avec Copernic, Attac, toutes celles et tous ceux qui sont à cette tribune… et comme la fois précédente, il me revient d’insister en faveur de l’unité réalisée, et de son importance. C’est précieux que dans cette salle, vous tous, et sur cette tribune, Cécile, Pierre, Razzy, Jean Luc, Olivier, Annick, Jean Marie, Willy… vous toutes et tous soyez ensemble. Que toutes les nuances se soient exprimées, soient présentes, L’unité est une construction, un combat, une pratique opiniâtre, elle est indispensable pour gagner et on peut, on doit, on va gagner.


Et pour cela, des meetings comme celui-là, on va en faire deux cent, et plus en France. Edwy, il n’y a pas seulement Marseille, mais Lyon, Toulouse, aujourd’hui trois nouveaux ont été connus, à Nice, Auxerre, Rouen, … tous ceux qui sont sur cette tribune vont faire le tour de France dans les semaines qui viennent, il y aura d’autres initiatives en juin à Paris, en septembre…

Regardez sur le site « exigences-citoyennes-retraites.net », la liste est impressionnante, jusqu’en fin du mois de juin… plusieurs par soirées… Ca prend.


On fera flèche de tout bois, dans cette campagne unitaire, par tous moyens d’action, en réclamant un référendum, en organisant une votation citoyenne, en soutenant la grève générale interprofessionnelle du 27 mai, en imposant le débat de fond, partout, pour désintoxiquer l’opinion des mensonges, des manipulations de la propagande gouvernementale. Il y a du travail a faire encore et encore dans les six mois à venir, pour expliquer, expliquer encore pourquoi c’est réaliste de défendre nos retraites à 60 ans.


Car si on écoute Parisot, et c’est rarissime que cette femme soit optimiste, on va tous vivre cent ans en 2050, il y en a qui voient des nains partout, elle voit des centenaires partout. Et elle voit des « trous » pire des « trous cumulés » dans le financement de nos retraites. Si on la croit, il y aurait 2600 milliards manquants en 2050… elle ne voit que les « trous cumulés » pas les recettes cumulées (car sinon elle décompterait 120 000 milliards de recettes sur la même période…).


Nous faire travailler plus, qu’est ce que cela veut dire quand s’étendent la souffrance au travail, le stress, les accidents cardiaques et vasculaires, vers 55/65 ans ? Or l’espérance de vie ne croît que d’un demi trimestre à partir de 60 ans, pas d’un trimestre comme ils le prétendent. A 60 ans il n’y a que ans 20 d’espoir de vie en moyenne. Est-ce trop pour en profiter ?

A partir de 55 ans, 2 maladies sur 5 sont liées au travail. A partir de 60 ans, c’est 3 maladies sur 5. La souffrance est telle que 2 salariés sur 3 sont inaptes, malades et qu’ils sont licenciés, écartés du travail par les employeurs à partir de 55, 56, 57 ans.


S’ils allongent les annuités de cotisations, cela frise l’escroquerie : car il y a deux salariés sur trois qui ne peuvent cotiser le nombre d’annuités exigées depuis la loi Fillon. Un sur trois cotise plus longtemps pour arriver à avoir tous ses trimestres, il faut arriver c’est vrai, pour y parvenir, dans ce cas, à 61, 62 ans…Mais la majorité des autres, 60 % n’y parviennent pas, et le dernier rapport de l’Insee, photographie du marché du travail de 2008, montre que la moyenne des trois tiers des salariés, a baissé, ce n’est plus 37,5 annuités cotisées, mais 36,5 cela a baissé !


Dans la vie réelle, pas dans les rapports bidons, pas dans les prospectives, mais dans la vie réelle, les salariés français travaillent en moyenne 36,5 annuités ! Alors quand on vous dit qu’il va falloir travailler 42, 43 annuités, c’est vous faire sauter à la perche sans perche. Ca ne marchera pas, bien sur.


Maintenir les « seniors au boulot » c’est du baratin (surtout quand 25 % des « juniors » sont sans emploi !). Christine Lagarde, elle, a affirmé, lorsqu’elle a suspendu le droit de ne plus rechercher d’emplois à partir de 57 ans, elle a expliqué « à 57 ans, on n’est pas foutu »… Est-ce à dire qu’on a droit à la retraite « quand on est foutu » ?


Les plus belles années de la retraite, c’est entre 60 et 65 ans. Les plus dures années au travail, c’est entre 60 et 65 ans. Et rappelons ce que dit l’Insee, sur l’espérance de vie « en bonne santé », la statistique est de 63 ans pour les hommes et de 64 ans pour les femmes… et de 59 ans pour les ouvriers.

Vous savez les assurances, celles qui vous mettent des prospectus dans vos boîtes à lettres pour remplacer la retraite par répartition par des fonds de pension individualisés, elles ont des tables de mortalité, c’est à dire qu’elles calculent que si vous travaillez un an de plus vous avez six mois de moins d’espérance de vie, si vous travaillez deux ans de plus vous avez un an de vie en moins…


En fait c’est grâce à la retraite à 60 si l’espérance de vie s’allonge, sinon si on travaille plus, on mourra plus tôt. Il faut donc garantir un niveau de retraite décent pour en profiter : 60 ans à taux plein, 75 % de taux de reversement, calculées sur les 10 meilleures années dans le privé, ou sur les 6 derniers mois pour les fonctionnaires, indexée sur les salaires, on y a droit.

Et pour financer cela, il ne faut pas escroquer les gens en prétendant augmenter d’impossibles « annuités » de cotisations, il faut, pour garantir la prestation et augmenter les salaires et les cotisations sociales. Le gouvernement bloque les cotisations, les recettes, les salaires, refuse de contrôler les licenciements, crée du chômage et veut bloquer la prestation, les retraites.


Nous voulons l’inverse, garantir la prestation, moduler les cotisations sociales, patronales, partager le travail, que tous cotisent, notamment pour y parvenir. Le COR a dit qu’avec 0,37 point de hausse annuelle des cotisations sociales on pouvait garantir nos retraites en revenant sur toutes les contre reformes depuis Balladur.

C’est cela que nous voulons. 60 à taux plein ! Travailler mieux, moins, tous ! Une vraie retraite à 60 ans, c’est possible, pas un mois de plus, pas un sou de moins !

Gérard Filoche


* Cet article a été publié le 7 mai 2010



 Retraites : être ou ne pas être pour l’allongement de la durée de cotisation

Manifestez le 1er mai : Pas un mois de plus, pas un sou de moins !
Relayons nous pour argumenter en défense de nos retraites, on va gagner, car le sarkozysme, en face, ment, trompe, mais ne tient pas debout devant la raison : Jean Jacques Chavigné nous le dit, il faut trancher


Etre ou ne pas être pour l’allongement de la durée de cotisation


C’est la question et il n’y a pas de réponse intermédiaire qui ménagerait la chèvre et le chou, les actionnaires et les salariés. Soit on est pour l’allongement de la durée de cotisation, soit on est contre. Affirmer le droit à la retraite à 60 ans c’est indispensable mais cela ne suffit pas.

Si l’on allonge la durée de cotisation, cela ne pourra pas se faire sans diminuer, de nouveau, le montant des retraites, contrairement à la fable sarkozyenne.


60 % des salariés du secteur privé ne sont plus au travail lorsqu’ils prennent leur retraite. Ils sont au chômage (indemnisé ou non), en maladie ou en invalidité. Leurs droits à la retraite sont donc restreints et le montant de leur retraite forcément diminué. Un allongement de la durée de cotisation accentuerait ce phénomène de paupérisation qui toucherait progressivement la grande majorité des retraités.


Si on refuse l’allongement de la durée de cotisation, il faut trouver le moyen d’équilibrer nos régimes de retraites sans diminuer le montant des pensions.

Cela ne peut se faire qu’en augmentant les ressources des régimes de retraites par répartition. C’est l’option que le gouvernement et le Medef ont, d’emblée, exclue du débat public. C’est cette option qu’il faut les obliger à prendre en compte.


Les chiffres du COR


Prendre prétexte des derniers chiffres du Conseil d’Orientation des Retraites (COR) pour ne pas prendre position sur l’allongement ou non de la durée de cotisation n’est pas tenable.


Soit on estime qu’il n’est pas possible de faire de prévision au-delà de 5 ans et dans ce cas il n’y a aucune raison d’allonger la durée de cotisation, le déficit actuel étant le produit direct de la crise 2008-2009 et non pas un déficit structurel.


Soit on prend au sérieux les chiffres du COR et ses prévisions à 40 ans. Il n’y a alors aucune difficulté à les retourner contre le gouvernement Sarkozy. Le COR prévoit, en effet, non seulement un « besoin de financement » de nos régimes de retraite d’un montant annuel de 115 milliards d’euros en 2050 (c’est la seule chose que Sarkozy a retenue) mais aussi un doublement du PIB en 40 ans, soit une augmentation de 1 950 milliards d’euros (constants, une fois neutralisée l’inflation) de la richesse nationale.


Ce qui signifie qu’une fois financé les 115 milliards d’euros du COR, il restera encore 1 800 milliards d’euros pour augmenter les salaires directs, financer l’assurance maladie, les investissements publics et les investissements privés productifs.


Le problème n’est donc pas un problème démographique mais bien un problème de répartition des richesses. Le gouvernement et le Medef veulent capter les fonds qui devraient revenir aux retraités au profit des actionnaires et de leurs dividendes. Cela nous ramène au choix initial : soit les actionnaires, soit les retraités.


Jean-Jacques Chavigné


* Cet article a été écrit publié par Gérard Filoche le 24 avril 2010



 

Interview de Gérard Filoche à l’Humanité « Les décisions collectives doivent l’emporter »


Un consensus national sur les retraites, tel que le propose Manuel Valls, est-il possible ?


C’est absolument impossible vu les propos du gouvernement. Avant même que la concertation s’engage, Éric Woerth a écarté toutes solutions ayant trait aux impôts, aux cotisations sociales et aux prélèvements qu’il qualifie d’obligatoires. Sarkozy prétendait que tout serait mis sur la table, ce n’est pas le cas. Comme l’a suggéré à un moment donné le COR, le meilleur levier à actionner serait la modulation des cotisations sociales.

 

Nous voulons une retraite à 60 ans avec 
un nombre d’annuités réaliste, c’est-à-dire moins 
de 40, puisque les Français travaillent aujourd’hui en moyenne 36,5 ans, selon l’Insee. Les pensions doivent être calculées en fonction des dix meilleures années de salaire et non sur vingt-cinq ans car cela entraînerait, selon l’Insee, une baisse des pensions. Les retraites doivent être indexées sur l’évolution des salaires, aucune ne devant être inférieure au smic. 
C’est un choix de société.


Comment interprétez-vous les divergences au sein du PS ?


Beaucoup de gens qui s’expriment ne représentent qu’eux-mêmes. Comment apprécier les positions du PS si ce n’est au travers des documents votés dans ses instances ? Les décisions collectives doivent l’emporter sur les propos individuels. 
Le texte voté au bureau national défend le principe de l’âge légal de la retraite à 60 ans.

 

Je veux bien croire que certaines personnes aient goût à se parjurer mais s’ils adoptent unanimement un tel texte, ils doivent respecter leur vote. Dans ce texte, tout n’est pas précisé, notamment le niveau des retraites. Le débat doit donc être ouvert. Deux Français sur trois n’atteignent pas les 60 ans en étant en situation de travail  : ils sont inaptes, ou au chômage, ou malades mais ils ne travaillent pas. La durée de cotisation a diminué, contrairement à ce qu’exigeait la loi Fillon. Puisque le PS défend les 60 ans et qu’il s’oppose 
à baisser le niveau des retraites, il ne peut accepter l’allongement des annuités. Ce serait contradictoire.


Le 21/04/2010


* Cet article a été écrit par Gérard Filoche, publié le 24 avril 2010



 Le COR prévoit un PIB de 3 900 milliards d’euros en 2040, le double du PIB d’aujourd’hui

Jean-Jacques Chavigné argumente sans relâche contre toutes les contradictions grotesques de la propagande officielle sarkozyste :


Avec une croissance de 1 % par an, le PIB serait multiplié par 1,5 en 40 ans et passerait de 1 950 milliards d’euros aujourd’hui à plus de 2 900 milliards d’euros en 2050. Ce qui, quand on y réfléchit, ne serait déjà pas si mal. Car avec un PIB qui augmenterait de 950 milliards d’euros (constants, une fois neutralisée l’inflation), il serait encore possible de financer les 115 milliards d’euros de besoins de financement prévus par le COR, tout en augmentant les salaires directs, en finançant l’assurance-maladie, les investissements publics et les investissements productifs des entreprises privées…


Pour que le PIB double en 40 ans, il faudrait une croissance (moyenne) annuelle de 1,75 %. Entre 1988 et 2008 (en 20 ans), le PIB de notre pays a augmenté, selon l’INSEE, de 48,37 %. Rien d’étonnant donc à ce qu’en 40 ans, il puisse augmenter de 100 %. Ce sont d’ailleurs les chiffres du COR qui intègrent ce doublement du PIB en 40 ans. Ces chiffres précisent, en effet, que le besoin de financement de 115 milliards d’euros représenteraient 3 % du PIB de 2050. Ce qui signifie (en multipliant donc 115 par 100 et en divisant le chiffre obtenu par 3) que le COR prévoit un PIB de 3 900 milliards d’euros du PIB en 2040. Cela n’est donc pas un acte de foi que de considérer que le PIB doublera en 40 ans, c’est simplement reprendre à notre compte les chiffres du COR sur lesquels prétend s’appuyer le gouvernement pour allonger la durée de cotisation et faire reculer l’âge légal de la retraite.


Sarkozy lui-même va bien au-delà de ces 1,75 % de croissance annuelle puisqu’il prévoit une croissance de 2,5 % dès 2011. Il faudrait quand même qu’il se décide à accorder ses violons.


La compétitivité dépend (essentiellement) de deux éléments. D’abord du coût des produits. Si les cotisations retraites patronales


augmentent le Medef et le gouvernement prétendent que le coût des produits ne pourra qu’augmenter et que la compétitivité des entreprises en souffrira. C’est faux, il suffit, s’ils sont de bonne foi, que les actionnaires acceptent que les dividendes qui leur sont versés diminuent du même montant que les augmentations de cotisations retraites patronales.

 

L’économie n’en souffrira pas car la propension à consommer de ces gens là est très faible (en fonction donc de leur revenu) et ils alimenteront beaucoup moins la demande que les retraités à qui l’on n’aura pas baissé le montant de leurs pensions. Au contraire, l’économie ne pourra que mieux s’en porter puisque ces dividendes sont, le plus souvent, placés de façon spéculative et risquent de nous faire replonger dans une crise encore pire que celle dont nous commençons à peine de sortir.


L’autre élément dont dépend la productivité est l’investissement productif. Mais l’augmentation des cotisations retraites patronales, si elles n’impactent que les dividendes (sommes versées aux actionnaires et qui sortent donc de l’entreprise), n’affecteront pas l’investissement productif (dépendant des sommes qui restent dans l’entreprise).


Les dividendes ont augmenté de 5,3 points de PIB entre 1982 et 2007, passant de 3,2 % à 8,5 % du PIB.. Cela représente 103 milliards d’euros pour la seule année 2010. 103 milliards d’euros qui ont été captés par les actionnaires aux détriments des salaires. Cela représenterait, selon le doublement du PIB prévu par le COR, 206 milliards d’euros en 2050.

 

Largement donc de quoi financer les 115 milliards de besoins de financement des retraites, selon le COR, sans toucher à l’âge légal de 60 ans et sans augmenter la durée de cotisation mais en remplaçant la rigueur salariale par la rigueur financière. Il restera encore aux actionnaires une part égale à 3,2 points du PIB, comme en 1982. Soit plus de 124 milliards d’euros (en 2050) « gagnés en dormant » comme le disait François Mitterrand. Ils n’auraient même pas à se séparer de leurs voitures de luxe et, s’ils devaient se plaindre, reconnaissons qu’il est quand même plus doux de pleurer sur les coussins d’une Mercédes que sur ceux d’une Clio.


JJC

* Cet article a été publié par Gérard Filoche le 23 avril 2010


  Interview dans « Metro » : « On peut payer les retraites dans ce pays ! »


Gérard Filoche, inspecteur du travail, est un ardent défenseur de la retraite à 60 ans, arguments à l’appui


Gérard Filoche est l’auteur de « Les nouveaux carnets d’un inspecteur du travail » (éd. Gawsewitch, paru le 9 avril) et de « Une vraie retraire à 60 ans c’est possible », avec Jean-Jacques Chavigné (éd. Gawsewitch, parution le 16 avril)


Pourquoi ferait-on travailler les gens plus vieux alors qu’on a 25% de jeunes au chômage ?

Pourquoi êtes-vous opposé à un départ à la retraite après 60 ans ?


Mais pourquoi ferait-on travailler les gens plus vieux alors qu’on a 25% de jeunes au chômage ? Les statistiques de l’Insee sont très précises : l’espérance de vie en bonne santé dans ce pays, c’est 63 ans pour les hommes et 64 ans pour les femmes. Pour les ouvriers, c’est 59 ans. A partir de 55 ans, deux maladies sur cinq sont liées au travail. A partir de 60 ans, c’est trois maladies sur cinq. Donc 60-65 ans ce sont les plus dures années au travail et ce sont les plus belles années de la retraite !

 

Si on mord là-dessus, on enlève quelque chose de fondamental aux gens. Certes l’espérance de vie s’allonge mais si elle s’allonge, c’est bien parce qu’on a la retraite à 60 ans ! Si vous faites travailler les gens au-delà, vous réduisez leur espérance de vie. Il faut retourner l’argument. Ce n’est pas pour rien que les assurances ont des tables de mortalité qui indiquent que, si vous travaillez jusqu’à 61 ans, vous avez six mois d’espérance de vie en mois. Et si vous travaillez jusqu’à 62, on vous retire encore un an.


Mais comment financer le système des retraites ?


On peut payer les retraites dans ce pays ! Il n’y a aucune problème de paiement parce qu’entre maintenant et 2050, même avec une très faible croissance, à 1 point, le Produit intérieur brut (PIB) va doubler mécaniquement. Après, tout dépend d’où cet argent sera affecté. Aujourd’hui 10 actifs ont en charge 4 retraités. S’ils en ont huit à charge dans 40 ans, où est le problème puisqu’à cette échéance, on aura deux fois plus d’argent au total ? Tous les calculs du Conseil de l’orientation des retraites se font à PIB constant. Jamais ils n’imaginent que le PIB augmente tout simplement parce qu’ils veulent s’accaparer les richesses et éviter qu’elles aillent dans les retraites !


Le « Travailler mieux, moins, tous » que vous défendez, c’est possible ?


Bien sûr. Un milliard d’heures sup – c’est ce que les Français font chaque année, dont une partie non payées – c’est l’équivalent de 600 000 emplois. Or, l’an dernier, on a mis 600 000 personnes en chômage partiel, contraint. Le travail est une comète en expansion infinie, il y en a pour tout le monde. Il suffit de mieux le répartir et d’encadrer les pratiques du patronat, avec le code du travail que le Medef et les politiques s’acharnent à détruire depuis six ans. Dès que vous faites passer l’idée qu’il faut travailler plus, vous donnez l’impression qu’il n’y a pas de limites. Or l’histoire du salariat depuis 160 ans c’est justement de défendre l’idée suivante : « il y a des limites, arrêtez de nous exploiter »


* Cet article a été publié le 14 avril 2010


 Conseil d’Orientation des Retraites : des chiffres qui se veulent effrayants mais qui, au contraire…

Les premiers chiffres du rapport du COR, loin de démontrer qu’une fatalité démographique ou financière pèserait sur nos retraites, démontrent, au contraire, que le financement de nos retraites ne dépend que du partage des richesses que la gauche et le mouvement social sauront imposer à la droite et au Medef.


Reprenons, le scénario C du COR, ce serait le plus pessimiste mais le plus « crédible » (allez donc savoir pourquoi) selon le Figaro.


1- Le COR parle de « besoins de financement », c’est le Figaro qui titre sur le « trou » de nos régimes de retraites en 2050. Un besoin de financement, la différence d’un « trou » peut, par définition, être financé. Cela nous renvoie au partage des richesses : diminuer le montant des retraites en allongeant la durée de cotisation et en repoussant l’âge légal ou maintenir et améliorer ce niveau en augmentant progressivement la part patronale des cotisations retraites.


2- Le COR estime que la productivité augmenterait de 1,5 % par an pendant 40 ans. Cela signifie donc que la productivité actuelle du travail serait multipliée par plus de 1,8 en 2050. Aussi le pétard dont nous menace le gouvernement est-il un pétard mouillé : « En 2010, il y a 1,8 cotisant pour 1 retraité ; il n’y en aura plus que 1,2 en 2050 et nous ne pourrons plus financer les retraites ».

 

 

En effet, avec une multiplication par 1,8 de la productivité du travail en 40 ans, selon le chiffre du COR, les 1,2 cotisants de 2050 produiraient autant que 2,2 cotisants aujourd’hui et donc beaucoup plus que les 1,8 du gouvernement. La question se ramène donc à savoir si ce sont les retraités ou les actionnaires qui profiteront de la part de l’augmentation de la productivité du travail qui devrait, dans un régime de retraite par répartition, revenir au financement des retraites.


3- Le COR estime qu’en 2050, le « besoin de financement » de nos régimes de retraites serait de 115 milliards d’euros (constants, une fois l’inflation neutralisée). Il précise surtout que ces 115 milliards d’euros représenteront 3 % du PIB de 2050. Ce qui veut dire (il suffit de faire une règle de trois) que le PIB en 2050 serait supérieur à 3 800 milliards d’euros. Le PIB annuel est aujourd’hui d’un peu plus de 1 900 milliards euros. Selon les chiffres du COR, ce PIB devrait donc doubler en 40 ans et augmenter de 1 900 milliards d’euros.

 

A qui peut-on faire croire qu’il serait difficile, dans ces conditions, de trouver 115 milliards du COR pour financer nos retraites ? Une fois ce financement assuré, il resterait encore 1 785 milliards d’euros pour financer l’augmentation des salaires directs, l’assurance maladie, la réduction du temps de travail, l’investissement public, les investissements privés productifs… A une condition, là encore, c’est que les actionnaires ne captent pas à leur profit, comme le prépare la contre-réforme du gouvernement Sarkozy et du Medef, la part de richesse qui devrait servir à financer nos régimes de retraites.


4- Le COR retient le chiffre de 7 % de chômage à partir de 2020. Le chiffre précédent était de 4,5%. Quel aveu de l’impuissance des politiques néolibérales à nous sortir du gouffre du chômage de masse ! Là encore, c’est la façon dont s’effectuera le partage des richesses qui décidera s’il faut financer les créations d’emplois ou les spéculateurs.


Le Medef, trouvant sans doute que 115 milliards d’euros en 2050, cela faisait chiche, avance le chiffre d’un « déficit cumulé » qui atteindrait 2 600 milliards d’euros en 2050. Il est vrai que Laurence Parisot voit des centenaires partout… Ce chiffre est repris, sans le moindre recul, par certains grands médias. Pourquoi, diable, le Medef n’a-t-il pas calculé « le déficit cumulé » en 2100 ? Cela aurait eu une autre allure.


Le Medef a cependant raison sur un point : il n’est plus possible de continuer comme avant. Il est urgent que les ressources des régimes de retraite augmentent. Comment penser, sans cela, pouvoir faire face à l’augmentation réelle (même si elle est éloignée des fantasmes de Mme Parisot) du nombre de retraités d’ici 2050 sans diminuer le montant de leurs retraites ? Il faut pour cela augmenter les cotisations retraites patronales et élargir leur assiette. Ce n’est pas aux salariés (ils l’ont trop fait) de se serrer la ceinture, mais bien aux actionnaires.


Jean-Jacques Chavigné, Gérard Filoche

* Cet article publié le 13 avril 2010



 Fin de la retraite à 60 ans ou mobilisation décisive ?

Il aura suffi de quelques mots pour que l’écho soit d’une ampleur considérable. En finir avec le droit à la retraite à 60 ans ? La réponse ne pourrait être que oui. D’une certaine manière, on assiste au même déferlement médiatique que lors du référendum sur le TCE. Un référendum social majoritaire sur cette question est donc l’horizon quasi naturel en réponse à la volonté d’allonger l’âge de départ en retraite.

 

La déferlante médiatique n’a qu’une fonction : faire sauter le tabou de la retraite à 60 ans, le tabou d’un régime à prestations définies et aller vers une retraite par points comme les Assurances savent en faire à partir des tables de mortalité.


Les dirigeants socialistes qui s’expriment en ce sens n’ont aucun mandat pour le faire. Ils ne mesurent donc pas le ravage qu’ils font ? Ils sont à côté de la plaque à ce point ? Ils tirent une balle dans le pied de la gauche en rendant illisibles les différences entre la droite et la gauche. Sur une question cruciale, une des plus importantes aux yeux de dizaines de millions de français. A quelques semaines d’une élection. A quelques mois d’une mobilisation sociale et d’une âpre négociation. Quelle illusion de croire qu’un consensus national est possible sur le sujet des retraites !


Il s’agit enfin d’un piètre exemple pour rénover à gauche et donner toute leur place aux militants. On ne peut que se féliciter que la direction du PS vienne rappeler dans une circulaire interne : « que la retraite à 60 ans est un droit qui doit être maintenu » et que « les militants trancheront nos propositions dans le cadre des conventions qui ont été programmées pour 2010 ».

Mais il ne s’agit pas seulement d’un droit qui doit être maintenu, il s’agit de défendre ce droit bec et ongles, de toutes nos forces ! dans une grande mobilisation unitaire ! Il s’agit de tenir la promesse solennelle votée à l’unanimité du congrès du PS de Dijon, promesse faite devant tous les Français, d’abroger la loi scélérate de Fillon de 2003 !


Pour le droit à la retraite à 60 ans, à taux plein, 75 % de reversion, pas de retraite inférieure au Smic


La droite explique : « cela ne sert à rien de débattre de l’âge légal de la retraite », car ce qui compte, c’est l’âge réel de départ en retraite. Mais en même temps, elle se félicite que le « tabou » de la retraite à 60 ans ait, selon elle, commencé à sauter, reconnaissant bien ainsi qu’il existe quelques liens entre les deux.


Le premier lien concerne le million de salariés qui ont acquis tous les trimestres de cotisations nécessaires à une retraite à taux plein mais qui sont condamnés à rester au travail jusqu’à 60 ans et, demain, jusqu’à 61 ou 62 ans si le verrou du droit à la retraite à 60 ans sautait.


Le deuxième lien concerne les retraites complémentaires et les projets du Medef.

 

En décembre 2000, le Medef avait annoncé qu’il s’opposerait à ce que l’ARRCO et l’AGIRC financent les retraites complémentaires du secteur privé entre 60 et 65 ans. La mobilisation de plus de deux millions de salariés l’avait alors contraint à reculer. Le passage de l’âge légal de la retraite de 60 à 61 ou 62 ans serait pour lui un solide levier pour l’aider à mettre son chantage à exécution lors de la prochaine négociation sur les retraites complémentaires, en décembre 2010.


Le troisième lien, c’est l’incompatibilité de l’allongement de la durée de cotisation et du maintien de la retraite à 60 ans.


  Pour que le droit à la retraite à 60 ans ne soit pas un vœu pieux, il faut, en effet, que les salariés puissent avoir suffisamment cotisé pour bénéficier d’une retraite à taux plein à l’âge où ils ont le droit de partir en retraite. Or, la réalité est bien loin des discours gouvernementaux. La durée moyenne de cotisations est restée aujourd’hui, dans la vie réelle, inférieure à 37 ans : 2 salariés du privé sur 3 ne sont plus au travail au moment de prendre leurs retraites.

 

Ils sont au chômage, en préretraite, maladie ou invalidité. Avec une durée de cotisations de 41 ou 42 années, ce serait plus des trois quarts des salariés qui seraient sans travail lorsqu’ils prendraient leur retraite. L’allongement de la durée de cotisation vide le droit à la retraite à 60 ans à taux plein de son contenu. Pour préserver ce droit, il faut poser le problème exactement à l’inverse de ce que fait le gouvernement et exiger que la durée de cotisation nécessaire à une retraite à taux plein n’excède pas la durée réelle des carrières.


Le gouvernement affirme vouloir un « débat loyal » sur les retraites. Il est bien loin du compte. Xavier Darcos affirme ainsi que les Français sont mal préparés à baisser les retraites et qu’il ne reste donc que la possibilité de prolonger la durée de cotisations. Pour que le débat soit « loyal » il devrait aussitôt préciser qu’augmenter la durée de cotisations quand la moyenne des carrières dans le secteur privé est inférieure à 37 ans, cela revient précisément à diminuer le montant des retraites !


Le gouvernement fait de l’ « emploi des seniors » sa priorité. Mais la contrepartie de cet « emploi des seniors », c’est le chômage massif des jeunes. Tout emploi qui sera occupé par un salarié qui devait être en retraite est un emploi pris à un jeune. C’est une donnée qu’il paraît également difficile de ne pas verser au débat.


Un débat « loyal » devrait aussi prendre en considération le fait qu’augmenter de plusieurs années la durée de travail sur une vie, c’est revenir sur des conquêtes sociales aussi fondamentales que les 35 heures et même les 40 heures. A quoi sert, en effet, de diminuer le temps de travail sur la semaine pour l’allonger sur l’ensemble de la vie ? N’est-ce pas aberrant lorsqu’il y a plus de 4 millions de chômeurs, dont un million en fin de droits, 600 000 chômeurs partiels contraints et 15 % de précaires ?


Un débat « loyal » devrait aussi préciser qu’en 40 ans, la richesse de la France (avec un taux de croissance modéré, de l’ordre de 1,7 % par an) doublera en termes réels (hors inflation), comme le soulignait le rapport du Conseil d’Orientation des Retraites de 2001.

 

Avec une augmentation de 1 700 milliards d’euros de la richesse nationale, en 2050, il deviendra beaucoup moins difficile de financer les 200 milliards d’euros supplémentaires (6 % du PIB) nécessaires au maintien des retraites telles qu’elles étaient avant les contre-réformes Balladur et Fillon. Il resterait quand même, une fois financé l’augmentation des retraites, 1 500 milliards d’euros pour les salaires directs, les investissements publics et privés… Que cette donnée essentielle soit totalement exclue du débat public remplit une fonction bien précise : permettre aux profits de capter la part de la richesse nationale qui devrait normalement revenir aux retraités. Tant pis si pour y parvenir il faut plonger dans la pauvreté la majorité des retraités dans les décennies à venir.


Le rapport du Conseil d’Orientation des Retraites en 2001, illustrait très clairement les options essentielles offertes à notre régime de retraite.


Première option : ne pas augmenter les cotisations retraites et ne pas diminuer le montant des retraites. Dans ce cas, il fallait augmenter de 9 ans la durée de cotisation.


Deuxième option : ne pas augmenter les cotisations retraites et ne pas allonger la durée des cotisations. Dans ce cas, le montant moyen des retraites diminuerait de 78 % à 43 % du salaire net. Soit pour un salaire net de 1 200 euros, une retraite de 516 euros et non plus de 936 euros.


Troisième option : ne pas allonger la durée de cotisation, ne pas baisser le montant des retraites mais augmenter de 15 points le montant des cotisations retraites entre 2003 et 2040.


Jamais la troisième de ces options n’a fait l’objet du moindre débat public alors que c’est de loin la solution la plus acceptable pour la grande majorité de la population. 15 points d’augmentation en un peu moins de 40 ans, cela représente 0,37 point d’augmentation des cotisations retraites par an pendant 40 ans.

 

A raison d’une augmentation de 0,25 point pour les cotisations patronales et de 0,12 point pour la part salariale des cotisations retraites, qui pourrait prétendre que cette solution n’est pas préférable à un allongement de 9 ans de la durée de cotisation ou à une baisse de 25 points du montant des retraites ? C’est la discussion et la prise en compte de cette troisième option qu’il faut imposer au Medef et au Gouvernement.


* Cet article a été écrit par Gérard Filoche avec Jean-Jacques Chavigné, publié le 24 janvier 2010 à 11:25


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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 09:20

 

 

pour les riches...

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 09:17

 

 

Au Québec! Ici on stigmatise les musulmans...

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 09:11


Trois jours après l’annonce du plan d’austérité en Grèce, François Fillon dégaine le gel des dépenses publiques pour trois ans.

 

Il s’attaque aux plus pauvres avec la baisse des aides sociales comme l’aide au logement ou l’allocation adulte handicapé. Il poursuit la destruction des services publics avec le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.


Toutes ces attaques viennent s’ajouter à la réforme des retraites et au recul de l’âge légal de 60 à 63 ans dévoilée par le gouvernement. Toutes proportions gardées, cette politique obéit à la même logique que le prétendu plan de sauvegarde refusé par le peuple grec en grève générale. La crise financière et économique sert de prétexte au gouvernement Fillon pour imposer une politique d’austérité qui était déjà dans les tuyaux.


Contrairement à ce que dit la propagande gouvernementale, la dette n’est pas due à trop de dépenses sociales, mais à des recettes insuffisantes. Depuis plus de 25 ans, les plus riches, les actionnaires, les grands groupes, ne paient pas assez d’impôts.

 

Les vrais responsables de la dette sont les grandes entreprises qui profitent des exonérations de cotisations sociales et des subventions publiques, ceux qui bénéficient du bouclier fiscal. Pour combler ce déficit, les États empruntent… aux plus riches qui encaissent les intérêts : 43 milliards cette année !

 

Quand, il y a quelques mois, les banques étaient au bord de la faillite les États les ont sauvées. Aujourd’hui ces mêmes banques qui font à nouveau des profits exorbitants mettent les États en faillite. Et il faudrait accepter des sacrifices pour rembourser ces profiteurs !


Réforme des retraites ou plan d’austérité, c’est la même logique : faire payer la crise du système capitaliste par les populations.


Une seule réponse, un mouvement d’ensemble, une mobilisation générale. C’est dans ce sens que doit se préparer la grève du 27 mai appelée par les organisations syndicales.


Christine Poupin

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 09:08

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Comme tous les ans, le 17 mai, la journée internationale de lutte contre l’homophobie permet de mettre en lumière les crimes et les inégalités que subissent les personnes LGBTI à travers le monde.

 

Ces dernières années, l’émergence de mouvements d’émancipation dans de nombreux pays du monde a donné une visibilité à ces luttes vitales contre la répression, les violences et la criminalisation des pratiques homosexuelles et de la transidentité.

 

Il est donc très important d’engager la discussion sur le type de solidarité que nous pouvons mettre en place avec ces combats. A l’heure de la mondialisation armée, cela implique de refuser l’instrumentalisation de nos combats par les rhétoriques du « choc des civilisations ». La lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie n’est pas soluble dans les logiques guerrières et « civilisatrices » des Etats impérialistes !


Mais cela implique également de regarder ce que nous devons faire concrètement, ici en France. Dans un contexte de crise du capitalisme, les vieilles recettes racistes et populistes sont réactivées : les gouvernants cherchent à diviser la population, à opposer français et immigrés.

 

Pour nous la régularisation de tou-te-s les sans papiers est aussi une revendication féministe et LGBTI. De la même manière,

la casse des services publics et la remise en cause des droits sociaux

font resurgir les discours de revalorisation de la famille comme cadre de solidarité « naturelle ».

 

En tant que personnes LGBTI, nous sommes en première ligne face à ces régressions, à l’heure où le Vatican réactive ses rhétoriques homophobes les plus réactionnaires. Enfin, alors que le ministère de la santé se targue hypocritement de vouloir « dépsychiatriser » la transidentité, l’émergence d’un mouvement autonome et déterminé des personnes trans, à travers l’AG trans d’avril dernier, est un encouragement pour nos luttes !

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 09:06


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Communiqué du 12 mai 2010 des 7 associations (AE2D, BV, CLCV, ERB, GMB, SDNC, VMA*) membres du collège « associations » de la CLI - Commission locale d’information - de Brennilis


 Inventaire radiologique nécessaire avant toute autorisation partielle .


L’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) veut soumettre une autorisation d’achèvement de démantèlement partiel de la centrale nucléaire de Brennilis. Les 7 associations (AE2D, BV, CLCV, ERB, GMB, SDNC, VMA)* membres du collège « associations » de la CLI - Commission locale d’information - de Brennilis tiennent à rappeler que ces travaux concernent la Station de Traitement des Effluents (STE) où s’est écrasé un fût de boues radioactives. Ils auraient du être achevés en 2001.

 

Malgré un décret en 2004 prolongeant l’autorisation, ces travaux n’étaient toujours pas terminés lors de l’annulation du décret de démantèlement complet en juin 2007, ce qui montre la difficulté de l’opération.


Les associations demandent que la reprise de ces travaux ne soit pas autorisée avant un inventaire radiologique complet du site, préconisation faite par la commission d’enquête dans son avis rendu public le 24 mars 2010. Depuis novembre 2007, les associations l’ont réclamé au ministre de l’environnement dans un courrier commun avec la CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendante sur la RADioactivité ).


Au vu des analyses des échantillons de la STE qui viennent d’être communiquées, les associations demandent une décontamination du chenal, recommandée aussi par la commission d’enquête, sur une profondeur d’au moins 60 cm et non 20 cm comme il est prévu. Elles s’interrogent sur le devenir des déchets qui seront issus du démantèlement de la STE, car ceux-ci contiennent des éléments à longue vie radioactive pour lesquels il n’existe aucun stockage.


L’association AE2D, avec l’appui des autres associations, demandait par courrier du 3 mai 2010 à Mr Maille, président de la CLI de la réunir au plus vite suite aux conclusions de la commission d’enquête et au décret de parution du décret de création de l’ICEDA (Installation de Conditionnement et d’Entreposage des Déchets Activés) du Bugey . Pour toute réponse, il lui a été annoncé une prochaine séance plénière fixée au 8 juillet. Comment ne pas l’interpréter comme une volonté de ne pas agir face à une ASN qui veut avancer tous azimuts, méprisant la demande de milliers de citoyens d’ouvrir un débat sur la question globale du démantèlement ?


Chantal Cuisnier 02 98 53 81 79


*Agir pour un environnement et un développement durables, Bretagne vivante, Consommation logement et cadre de vie, Eau et rivières de Bretagne, Groupement mammologique breton, Sortir du nucléaire Cornouaille, Vivre dans les monts d’Arrée


Sortir du nucléaire Cornouaille


53, impasse de l’Odet 299000 Quimper


http://sortirdunucleairecornouaille.org

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 08:47

12 mai 2010 à 18h51 - Le Télégramme


La course pour la langue bretonne est passée à Kemperle vers 11 h, puis Bannalec, Kemper avant de poursuivre direction Douarnenez, ce mercredi.


 

Kilomètre 480 depuis Rennes : ce mercredi, à 15 h 48, la Redadeg, à peu près précise au rendez-vous, entrait dans la ville de Quimper. C'est le relais pour la langue bretonne, parti de Rennes lundi. Les enfants des écoles, une bonne délégation du Conseil général, les pompiers, des sonneurs,  etc, ont accompagné les porteurs de relais.


Près de 150 devant la cathédrale


Précédé par les véhicules sécurité et le camion sono diffusant  la chanson entraînante de la Redadeg, le peloton suiveur s'est gonflé devant la cathédrale. Ils étaient alors près de 150 à encourager la petite Eloïse, choisie pour porter le relais. Il a été remis ensuite aux pompiers de Quimper qui avaient préparé leur show avec fumigènes, coups de trompe et grande échelle.


Le peloton s'est ensuite aménuisé pour retourner vers Pluguffan puis la campagne du pays bigouden. A minuit, le relais devrait passer à Douarnernez, pour atteindre la soupe à l'oignon à Saint-Rivoal à 6 h 30. L'arrivée est prévue samedi vers 17 h 30 à Pontivy après 1.200 km non stop à travers la Bretagne.


Site Internet : http://ar-redadeg.org

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13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 08:44

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13 mai 2010 - Le Télégramme


Des associations antinucléaires ont demandé, hier, un inventaire radiologique complet du site de l'ancienne centrale nucléaire de Brennilis avant une éventuelle reprise de son démantèlement partiel.

 

Cette déclaration intervient alors que l'Autorité de sûreté nucléaire a annoncé mardi qu'elle s'apprêtait à demander la reprise du démantèlement partiel de la doyenne des centrales françaises (Le Télégramme d'hier).

 

Le collectif, qui regroupe sept associations, souligne que la reprise du démantèlement concernerait notamment l'ancienne station de traitement des effluents du site, où s'était «écrasé un fût de boues radioactives».

 

«Nous ne sommes pas opposés à une poursuite du démantèlement, mais nous voulons des assurances sur ses modalités», a précisé une porte-parole, Chantal Cuisnier.

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