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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 10:56

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7 mai 2010 - Le Télégramme


Une centaine de professionnels de la petite enfance et de jeunes parents ont manifesté une nouvelle fois, hier matin, à Quimper, pour protester contre le décret sur l'accueil collectif projeté par Nadine Morano, secrétaire d'État chargée de la Famille et de la solidarité auprès du ministre du Travail.

Huit bébés pour un encadrant

«Nous ne sommes pas là pour nos salaires ou nos retraites. Nous sommes là pour les enfants». Thierry Grimonprez, représentant de l'Arpe (Association des responsables petite enfance) exprime le sentiment général partagé par les professionnels de la petite enfance regroupés au sein du collectif «Pas de bébés à la consigne».

 

La proposition gouvernementale d'augmenter les capacités d'accueil dans les crèches et haltes-garderie prévoit, disent les professionnels, un taux d'encadrement d'un pour huit enfants contre cinq jusqu'à présent. «Comment fera-t-on pour prendre huit bébés dans les bras?», interroge Martine Lefou, directrice d'une structure multi-accueil, à Dirinon.

 

« On crée des places n'importe comment, sans se soucier de sécurité. On n'aura plus le temps de s'occuper des enfants», déplore-t-elle. «Le gouvernement, reprend Thierry Grimonprez, ne veut pas entendre les professionnels de la petite enfance. Il veut réduire le nombre de diplômés dans les crèches, réduire les temps de formations. L'approche quantitative ne doit pas se faire au détriment de l'approche qualitative». Deux motions ont été remises au conseil général et à la préfecture.

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 10:50

 

7 mai 2010 - Le Télégramme


Polémique à Pordic, où une zone humide sera bientôt recouverte par une zone commerciale. Deux associations dénoncent un projet contraire au plan de lutte gouvernemental contre les algues vertes. La mairie souligne la parfaite régularité de l'opération.


«On dépense des millions d'euros pour faire des inventaires, des diagnostics et des études sur les zones humides qui ne servent à rien.Parce que, dans la réalité, la destruction continue. On se moque du monde!» Gilles Huet, le président d'Eau et rivières de Bretagne, est «consterné». Il y a un mois, le responsable associatif a appris que les travaux d'aménagement sur la zone de Keribet, à Pordic, avaient débuté.

 

Seulement, le 11 mai prochain, cette même zone de Keribet va être classée en zone humide. «Les zones humides ont la particularité d'être saturée d'eau une grande partie de l'année», poursuit Gilles Huet. «Elles jouent un rôle d'éponge en période hivernale, mais elles ont aussi une fonction d'épuration pour éliminer les nitrates (en partie responsable de la prolifération des algues vertes,NDLR). Leur présence est indispensable dans la reconquête de la qualité de l'eau en Bretagne».

«Le règne de l'impuissance»


Selon le militant associatif, les travaux actuellement en cours à Pordic vont avoir pour premier effet de détruire la zone humide de Keribet. Alors même que le plan de lutte gouvernemental contre les algues vertes (rendu public en début d'année) préconise de protéger les zones humides existantes et de reconquérir celles qui ont été détruites. «Nous avons interpellé tout le monde: Saint-Brieuc Agglomération, le maire de Pordic, le syndicat mixte environnemental du Goëlo et de l'Argoat, les services de l'État...

 

Partout, on nous répond: "Vous avez raison mais on ne peut pas, on ne peut plus". C'est le règne de l'impuissance», ne décolère pas Gilles Huet. Pour les associations de défense de l'environnement, le début des travaux est d'autant plus incompréhensible que, dès le 26 mars 2009, le commissaire enquêteur chargé de donner son avis sur les travaux d'aménagement de la zone de Keribet soulignait «qu'une partie importante de l'emprise foncière de la future zone commerciale serait concernée par la présence de zones humides».

Une opération «tout à fait réglementaire»


Et l'avis favorable rendu par ce même commissaire enquêteur comportait une réserve: «Faire procéder à des vérifications du terrain permettant de s'assurer que le projet pourrait être aménagé de manière à ne pas perturber le fonctionnement hydrologique global des terrains concernés».

 

Ce qui a été fait, selon Gilbert Gapaillard, le maire de Pordic: «Avant d'obtenir le permis d'aménager, il y a eu toute une procédure afin de s'assurer que cette opération était faisable et réglementaire. Et l'ensemble de la procédure a été respecté. De plus, nous prendrons des mesures de compensation».

 

Et l'élu de conclure, un peu agacé: « Des zones humides, il y en a beaucoup en Bretagne. Ici, nous avons pris soin de décaler le projet pour épargner au maximum la zone humide. Notre opération est tout à fait réglementaire. Mais dans ce pays, j'ai de plus en plus l'impression que ce n'est plus le juge qui rend la loi, mais les associations».

 

Note: Sans commentaire!


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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 10:37

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La grève-séisme d'aujourd'hui et la manifestation la plus massive depuis la chute de la dictature militaire ont exprimé le NON le plus fort aux mesures du trio gouvernement-UE-FMI.

 

Au lieu de retirer ces mesures du Parlement, le gouvernement se sert sans honte du décès tragique de trois travailleurs de Marfin pour les monter en épingle, comme le fait le «Front noir» ND-LAOS[ND, Nouvelle Démocratie, le parti de droite, et LAOS, Rassemblement populaire orthodoxe, le parti d'extrême droite qui soutient activement les mesures du gouvernement du PASOK, le parti socialiste grec).

 

Les larmes de crocodile de Vguenopoulos[le patron de Marfin Bank], qui a obligé ses employés à travailler enfermés à clé dans un bâtiment sans protection incendie, ont la même valeur que les condamnations du premier ministre sur les «manifestants assassins».


C'est le gouvernement qui est responsable de ces morts, ainsi que la police et le patronat. Le gouvernement, enfermé dans sa tour de verre, avec les contrôleurs du FMI et de l'UE, a donné des ordres pour une attaque sans merci contre les centaines de milliers de manifestants qui ont assiégé le Parlement en criant aux députés: «Sortez de là, maintenant!».

 

L'orgie de la terreur policière a continué, en entravant l'accès des pompiers au bâtiment en feu. Des milliers de manifestants ont reçu des coups de matraque et des gaz lacrymogènes de Syntagma [la place du Parlement] jusqu'à Klafthmonos [une autre place du centre ville d'Athènes], pour les empêcher de s'approcher du «lieu sacré» du Parlement, où le gouvernement, avec ND et LAOS, veut imposer sans vergogne le pire coup d'État contre les droits des travailleurs et de la jeunesse.


Athènes, le 5 mai 2010


ANTARSYA (Antikapitalistiki Aristeri Synergasia gia tin Anatropi,

Front de la gauche anticapitaliste grecque)

 

Note: Antarsya est un des deux regroupements anticapitalistes grecs avec lesquels le Npa a des relations et dont est membre la "lcr" grecque, l'autre étant "Syriza".

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 10:34

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Alors que la population subit la crise capitaliste, la Belgique traverse à nouveau une crise politique et institutionnelle majeure. C’est une diversion par rapport aux vrais problèmes et une menace grave pour les conditions d’existence de la majorité de la population.

 
Le sort de l’arrondissement de Bruxelles-Halle-Villvorde, à l’origine de la crise politique, est à des années-lumière des préoccupations des travailleurs. Pourtant, la démission du gouvernement et les élections législatives anticipées qui devraient suivre risquent de faire le lit de ceux qui veulent détricoter les solidarités sociales au profit des fausses solidarités identitaires et nationalistes.

 

Le patronat flamand a un ambitieux projet de développement pour la Flandre, devenue une des régions les plus prospères d’Europe. Son atout est le port d’Anvers, le troisième du monde, autour duquel joue le dynamisme des entreprises flamandes. Ce projet implique une offensive contre le mouvement pour améliorer la flexibilité du travail et la mobilité de la main-d’œuvre et surtout remettre en cause le système national de sécurité sociale, créé en 1944.


Après la crise des années 1970, les restructurations ont laissé un champ de ruines industrielles en Wallonie, déjà frappée par la crise charbonnière. En Flandre, la crise dégagea le terrain pour l’expansion d’un capitalisme
régional basé sur des PME dynamiques, les banques et l’investissement des multinationales. Aujourd’hui, alors que le vieux sillon industriel wallon reste gangrené par un chômage massif, l’économie flamande craint la pénurie de main-d’œuvre. La superstructure institutionnelle n’est plus en adéquation avec la réalité du capital et la classe dominante est incapable de se hisser au niveau de la gestion de l’État dans son ensemble. La réforme de l’État des années 1980-90 s’est accompagnée d’aberrations dans la répartition des compétences.


La situation de Bruxelles

 
Capitale, seule région bilingue, est particulièrement intenable : insuffisance de ressources, morcellement en dix-neuf communes, territoire étriqué.
Pendant des décennies, la Flandre a été pour la Belgique une réserve de main-d’œuvre à bon marché. Elle a connu le sous-développement, l’émigration, le mépris de la langue et des gens. Aujourd’hui, la situation économique s’est inversée et, si les Flamands ne sont plus opprimés, on ne peut nier les pesanteurs historiques.


Même si le patronat flamand n’a pas choisi de jouer la carte de l’extrême droite, le danger que représente le parti fascisant Vlaams Belang (25 % des voix en Flandre) ne peut être sous-estimé. La social-démocratie flamande, déboussolée par le passage de son électorat populaire au Vlaams Belang, ne voit d’autre perspective que d’accompagner le projet néolibéral pour la Flandre.


La gauche paie la faute historique de la social-démocratie belge qui a refusé d’embrasser la cause légitime du peuple flamand. Faute d’alternative à gauche, celui-ci a été récupéré par la droite dont le revanchisme est à la mesure des humiliations subies.


Dans la classe ouvrière, la non-prise en charge des revendications démocratiques flamandes a laissé le champ libre à la hiérarchie catholique qui a mis sur pied un syndicat chrétien, la CSC, pour faire contre-poids au syndicat socialiste FGTB. Depuis lors, la CSC domine la classe ouvrière en Flandre, tandis que la FGTB reste plus puissante en Wallonie. Au sein du monde du travail, une ligne de partage organisationnelle s’est ainsi ajoutée à la ligne de partage linguistique.


La crise belge se situe dans la politique néolibérale du tout au marché et ses sous-produits idéologiques : arrogance de l’argent, glorification de l’inégalité sociale, banalisation de la xénophobie, rupture des solidarités sociales.
La solution du mal belge passe par une politique sociale et économique permettant de résorber l’inégalité de développement entre le nord et le sud du pays. Une telle politique passe par une redistribution des richesses et une relance de l’investissement public, donc par une rupture avec la logique du marché. Le mouvement ouvrier affaibli est également confronté au défi de sauver le système de sécurité sociale. Cette bataille ne peut être gagnée que dans l’unité des travailleurs, wallons et flamands, FGTB et CSC.


Jacques Radcliff
(à partir des informations de www.lcr-lagauche.be et en particulier de l’analyse de Daniel Taruno : Pour comprendre la crise belge.)

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 10:25

 

remercie le plateau de kervir

soutient les parents de Kerjestin

 


6 mois

9 décembre 2009

La Mairie de QUIMPER annonçait la fermeture de 3 écoles publiques.

4 mois plus tard

La Mairie ferme le chapitre, les écoles restent ouvertes.

UN GRAND MERCI A VOUS TOUS

6 mois plus tard

Nous vous invitons à partager un pot de l’amitié

à l’école du Petit Parc

RENDEZ-VOUS

dimanche 9 mai

Impasse Le Noac’h

 

Un pédibus musical partira de la mairie Annexe d’Ergué Armel à 10h30

 

CHORALE DES ENFANTS DE L'ECOLE à 11h

POT DE L'AMITIE à 11h30

SUIVI

GRAND PIQUE-NIQUE MUSICAL

(prévoir sa nappe à carreaux et son panier repas)

APRES-MIDI MUSICAL

 

SOLIDARITE

Cette journée, placée sous le signe de la fête sur le plateau de Kervir, sera aussi l'occasion d'apporter de nouveau publiquement notre soutien aux parents d'élèves de la clis de Kerjestin QUIMPER. Un temps de parole leur sera réservé.

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 10:18


La gauche française solidaire de la révolte du peuple grec

Par Agnès Rousseaux, Ivan du Roy (7 mai 2010)


Partis politiques de gauche et syndicats français dénoncent les propositions du FMI et de l’Union européenne pour la Grèce. En témoignage de solidarité avec les manifestants grecs, un rassemblement était organisé le 5 mai à Paris. Thomas Coutrot (Attac), Annick Coupé (Solidaires), Jacques Muller (Verts) et Martine Billard (Parti de Gauche) nous expliquent, en images, pourquoi il est nécessaire aujourd’hui de soutenir la révolte du peuple grec.


 

 

En solidarité avec le peuple grec, qui exprime « un profond sentiment d’injustice et de révolte » face « un plan d’austérité inefficace », plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées le 5 mai, à Paris, devant les bureaux de la délégation de la Commission européenne en France. A l’initiative d’Attac et avec le soutien de nombreuses organisations (CGT finances, Solidaires, FSU, PCF, NPA, Parti de Gauche, Verts,…), cette mobilisation veut dénoncer la politique du FMI et de l’Union européenne, « injustice et inefficace », et le plan d’austérité qui « touchera surtout les couches sociales moyennes et les moins favorisées ».


Pour Attac, « ce véritable « plan d’ajustement structurel » dépasse en férocité ceux que le FMI a l’habitude d’imposer aux pays en difficulté. Sans pouvoir dévaluer sa monnaie nationale, la Grèce va essayer de payer sa dette et de rétablir sa compétitivité par la seule déflation salariale et sociale, au prix d’une récession d’autant plus violente ». Avec pour conséquence : « chômage, baisse des salaires et des retraites, précarité, insécurité », un coût « exorbitant pour la population ». Des rassemblement similaires ont été organisés devant les ambassades grecques ou les représentations de l’Union européenne, dans plusieurs capitales européennes.

Agnès Rousseaux et Ivan du Roy

Note:
La photo c'est le KKE (PC grec stalinien, n'est pas très représentatif de "l'unité" face à la crise. Il manifeste systématiquement à part , il a son propre regroupement "fractionnel" dans les syndicats. Il a comme objectif, l'unité nationale, on dirait "républicaine" en France, avec la bourgeoisie "nationale". Ce qui l'a amené à être au gouvernement avec la droite sous Karamanlis.
Le premier mai à Athènes d'après le Npa:
1er Mai ont montré la radicalité, puisque même les plus bureaucrates parlaient samedi de faire payer la crise aux patrons et aux spéculateurs, pas aux travailleurs.
Mais l'un des obstacles principaux se voyait très clairement dans la tragique division athénienne : un gros cortège du courant KKE (PC) à 500 mètres du rassemblement syndical (direction Pasok), très clairsemé puis, plus loin, un cortège massif de Syriza (Synaspismos et groupes anticapitalistes), et encore plus loin, le cortège le plus important, selon des reportages télé, celui de syndicats de base et d'Antarsya (regroupement anticapitaliste), au total peut-être 30 000 personnes !
Or, il est clair que dans la très difficile situation où les travailleurs hésitent entre résignation devant les obstacles et envie de se mobiliser, la confiance qu'apporte l'unité dans les luttes sera un facteur décisif ! C'est un enjeu pour la grève générale du 5 mai.
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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 09:56

 

 

 

vendredi 7 mai 2010

La situation de la Grèce est très grave,

 

mais elle risque aussi de frapper peu à peu l’ensemble des pays européens. C’est ce que l’on peut retenir à la lecture des médias alternatifs sur cette crise.

 

 

 

 


Le focus est ainsi pointé sur l’énorme injustice qui consiste, pour le système financier internationale, à vouloir faire payer la crise de la dette aux classes moyennes et aux populations les plus pauvres.

 

Le Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-monde estime que le cas grec constitue un ballon d’essai sur ce qui pourrait devenir la règle en Europe et qui a été expérimenté dans les pays du Tiers-Monde à travers les plans d’ajustements structurels : les règles du FMI s’imposeraient ici aussi avec une destruction des mécanismes de couverture sociale et d’accès aux droits au profit d’une dérégulation des marchés .


Si les médias dominant sont obnubilés par la question du renflouement des caisses des Etats en déficit et l’obligation de mettre en place des plans de rigueur, le principal problème pointé, notamment par ATTAC ou les syndicats, est celui d’une logique de financiarisation du monde qui s’accompagne d’un renoncement des chefs d’Etats à garder le contrôle sur le système

 

économique. Nous en arrivons à une sérieuse crise de la démocratie qui est d’autant plus grave, que les Etats ont réduit leur marge de manoeuvre par une baisse de la fiscalité des classes les plus aisées.


L’autre point d’attention est celui des dépenses militaires annuelles de la Grèce, qui avec les tensions vis à vis de la Turquie ont dépassé, ces dernières années, les 3% du PIB soit le niveau le plus élevé de l’Union Européenne. Ces dépenses ont été faites au profit de pays exportateurs d’armes parmi lesquels la France, l’Allemagne et les Etats-Unis.


A consulter, la sélection d’articles pour en savoir plus sur la crise grecque à travers le web alternatif :

 

www.mdh-limoges.org

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 09:50


Vincent Bolloré voulait faire un « exemple » en attaquant en diffamation France Inter pour l'émission « Cameroun : l'empire noir de Vincent Bolloré ». Il a été suivi par la XVIIe chambre du tribunal de Paris : 1 000 euros d'amende pour la radio du service public et 1 euro symbolique pour les dommages et intérêts.


Jeudi 6 mai, il aura fallu cinq minutes à la présidente Anne-Marie Sauteraud pour sonner la cloche. France Inter et le journaliste Benoit Collombat (avec qui j'ai co-écrit un livre sur le patronat) ont été reconnus coupable de diffamation envers un particulier : Vincent Bolloré.

Jugement (assez) lourd :

  • 1 000 euros d'amende pour chaque prévenu,
  • 1 euro symbolique de dommages et intérêts,
  • 10 000 euros au titre de l'article 475-1 (les frais d'avocats).

Cette dernière somme étant loin des honoraires (124 059,87 euros) réglés par l'homme d'affaires à son conseil, maître Olivier Baratelli, et dont ce dernier réclamait le remboursement.

Sur six passages, quatre considérés comme diffamatoires

Sur le fond, le tribunal a pris ses grands ciseaux pour découper en tranches les 44 minutes de reportage diffusé dans l'émission dominicale Interception. Parmi les principales imputations qualifiées de diffamatoires, on retiendra notamment :

  1. Le fait que les « engagements financiers pris par Camrail lors de l'obtention de la concession en 1999, en particulier le versement à 603 employés d'une indemnité totale de 26 milliards » de CFA sont une obligation de l'Etat camerounais, pas de la société française ;
  2. qu'il est aussi diffamatoire de dire que Bolloré a « négligé gravement les investissements dans le domaine du transport des passagers » ou d'« utiliser abusivement le personnel du port autonome dans le cadre de la concession de dragage » ;
  3. ou encore de « ne pas assurer la sécurité minimale des salariés de la palmeraie exploitée par la SOCAPALM et les loger dans des conditions indignes ».

En revanche, les juges ont reconnu comme relevant du droit « au libre débat d'opinion sur un sujet d'intérêt général » les liens incestueux du groupe avec les autorités, en particulier :

« La nature de ces liens, l'influence acquise par le groupe Bolloré auprès du président Biya ou de ses proches, l'aide financière qu'il dispenserait à certains relais d'opinion (la fondation Chantal Biya, épouse du président de la République, ou telle radio catholique présentée comme proche du pouvoir). »

Pour les juges, l'enquête est bien « contradictoire »

Sur la méthode, le tribunal a rejeté les accusations de l'avocat de Bolloré, reprochant au journaliste de ne pas avoir contacté à temps ses clients.

L'avant-veille de la diffusion, Dominique Lafont, directeur Afrique du groupe, avait finalement accordé un entretien, non intégré à l'émission mais diffusé sur le site de France Inter.

Conclusion des juges :

« C'est à tort que les parties civiles font reproche aux prévenus d'avoir délibérément manqué au principe de l'enquête contradictoire, faute pour eux de les avoir mises en demeure de faire utilement valoir leur point de vue.

[…] les journalistes sont libres de leur méthode de travail et invoquent, en l'espèce, la difficulté de mener une enquête sur des grands groupes capitalistiques, le plus souvent soucieux de faire prévaloir une communication institutionnelle sur de libres investigations journalistiques. »

Enfin, le cas de la Socapalm, que nous avions détaillé lors de la seconde audience du procès, a été longuement examiné. Cette palmeraie exploitée par Bolloré et la famille belge Fabri connaît des conditions de travail assez pitoyables, surtout pour les journaliers payés à la tâche. Sur ce passage de l'émission, les juges ont retenu la bonne foi. Au total, Benoit Collombat n'est reconnu coupable que sur une seule imputation, celle de la Camrail.


Le communicant du CAC 40, Michel Calzaroni, nous l'avait dit à l'audience : en attaquant France Inter, « Vincent » veut faire un « exemple ». Calzaroni, sortant du prétoire :

« Nous ne laisserons plus les médias dirent n'importe quoi. Chaque fois que des propos diffamatoires seront prononcés, nous attaquerons. »

Voilà la presse avertie. Au prochain écart, direction la XVIIe chambre du TGI.


Source :

 

http://www.rue89.com/2010/05/06/presse-bollore-met-france-inter-a-terre-150442

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 09:47

La manifestation rejoindra un lieu réquisitionné offrant une alternative et un répit aux personnes sans-abri. Le Dal 35 appelle, tous les syndicats, organisations et partis politiques à soutenir cette action qui réclame pour tous une stricte application de la loi et le respect des droits fondamentaux.


A l’issue de la manifestation le cortège rejoindra ce lieu pour une nouvelle action. Pour assurer la réussite de cette action, nous sollicitons tous les syndicats, organisations et partis politiques à participer activement à l’action par une présence sur place ce week-end.

 

En particulier, nous vous sollicitons pour pouvoir assurer un roulement dans les permanences. Vous pouvez également participer par des aides diverses : matérielles, militantes ou financières.


Le calvaire pour 6 familles originaires du Caucase, expulsées par trois fois le même jour de lieux qu’elles comptaient occuper temporairement pour interpeller les pouvoirs publics sur les souffrances endurées, tant pour leurs enfants que pour eux-mêmes, illustre parfaitement la dérive actuelle.


Les nourrissons et les très jeunes enfants ne peuvent vivre et dormir à la rue !

N’en déplaise aux autorités il est de notre devoir de les secourir !


Dal35


Source : http://www.rennes-info.org/Le-Reseau-logement-organise-une

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 09:41

5 mai 2010

Le «  plan de sauvetage  » adopté par l’Union européenne (UE) et le FMI prétend mettre pendant trois ans la Grèce à l’abri de la spéculation des marchés financiers et empêcher sa «  faillite  ». Mais le carcan «  euro-FMI  » empêche les débats et mesures démocratiques qu’il faut imposer en Grèce et dans toute l’Europe  : l’ouverture des livres de compte (des États, des banques, des entreprises) et le bilan de faillite de l’UE néolibérale dont témoigne le recours au FMI...


Georges Papandréou a accepté un plan d’austérité sans précédent  : en contrepartie d’une aide de 110 milliards d’euros sur trois ans, l’État s’engage à réaliser 30 milliards d’euros d’économies. Les profits et marchés financiers sont épargnés alors que les services publics et les salaires doivent trinquer  !

Côté dépenses  : il s’agit de lancer une nouvelle offensive contre les services publics d’éducation et de santé – en diminuant un peu des dépenses militaires très au-dessus de la moyenne de l’Union européenne (UE) – mais gageons que la France, deuxième fournisseur d’armement de la Grèce, verra ses commandes protégées.

 

Une contre-réforme des retraites, pire que celle qui nous menace en France, est prévue. Les salaires des fonctionnaires seront baissés puis gelés  ; et dans le privé, les licenciements sont facilités en même temps que l’on introduit un revenu minimum pour les jeunes et les chômeurs de longue durée trouvant un emploi – ce qui multipliera les «  salariés pauvres  »...


Côté recettes  : les privatisations des transports et de l’énergie aggravent une Europe antisociale et désastreuse pour l’environnement. Au plan fiscal, on épargne les profits ou les exonérations dont bénéficie l’Église orthodoxe  ; mais l’impôt le plus injuste – la TVA – sera augmenté.


Le recours au FMI et à des financements bilatéraux par les États membres vise à sauvegarder l’architecture néo-libérale de l’UE  : absence de fiscalité européenne (le budget européen est plafonné à 1 % du PIB), priorité aux financements privés avec libre circulation des capitaux et «  critères de Maastricht  » [1].

 

Ceux-ci, réaffirmés aujourd’hui, ont été établis en 1992 pour que l’Allemagne accepte de renoncer au Deutsche Mark. L’ensemble a construit une UE de plus en plus dissymétrique. Les pays désignés avec mépris comme les «  PIGS  » (cochons en anglais), pour Portugal, Irlande/Italie, Grèce et Espagne (Spain) sont une «  périphérie  » de l’eurozone comme il existe celle de l’Est. Aux excédents commerciaux et à la faible inflation d’une Allemagne pratiquant les délocalisations vers l’Est et l’austérité salariale, correspondent une plus forte inflation, des déficits et endettements supérieurs ailleurs.


Les agences de notation «  évaluent  » ces déséquilibres. Elles qui portaient aux nues en 2007 ce qui s’est avéré être des «  titres pourris  » dans la crise des subprimes, se permettent aujourd’hui d’infliger de «  mauvaises notes  » dont s’emparent les marchés spéculatifs  : la Grèce, le Portugal et l’Espagne sont les plus fragiles – mais l’Italie a une dette supérieure à la Grèce et le déficit du Royaume-Uni dépasse les 10 %...

 

Dominique Strauss-Khan et l’Élysée grondent contre ces agences qui aggravent la spéculation sur l’euro. Mais les «  spéculateurs  » sont notamment les banques elles-mêmes. Celles de France et d’Allemagne détiennent 80 % de la dette grecque. La banque centrale européenne n’a pas le droit de prêter aux États, mais a prêté aux banques des montants faramineux à taux bas en pleine crise financière. Cet argent leur sert aujourd’hui à prêter, avec un taux supérieur, aux États... qui viennent de décider de prêter à leur tour à la Grèce, avec un bénéfice au passage...


Le FMI et les gouvernements de l’UE veulent que la Grèce serve «  de leçon  » européenne. Mais cette Europe-là doit être rejetée par des mobilisations qui imposent de vraies solidarités, et des «  critères de convergence  » visant la hausse des niveaux de vie et la protection de l’environnement. La monnaie et les financements sous contrôle public doivent être au service de la cohésion sociale. Le «  plan de sauvetage  » de la Grèce épargne les profits et les revenus financiers sur la dette. Il faut le refuser parce qu’il est aussi injuste que le sont les plans du FMI ailleurs – et inefficace  : l’austérité signifiera récession, cause première de déficit public – sans faire cesser la spéculation.


Les Islandais ont refusé de payer pour une faillite qui n’est pas la leur, lors d’un référendum en mars dernier. Il faut refuser de payer pour des dettes sans audit, transparence et débat sur ces dettes.


Catherine Samary et Hugo Harari-Kermadec


 
Notes

[1] Le déficit public sous les 3 % du PIB et la dette publique sous les 60 % concernent le budget de l’État, des collectivités locales et de la sécurité sociale  : fiscalité et retraites sont donc au cœur des enjeux. Mais l’UE a aussi interdit aux banques centrales de l’eurozone de financer les États...


* Catherine Samary et Hugo Harari-Kermadec sont membres Groupe de travail Économie du NPA.

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Dimanche 28 avril

Brennilis

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

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Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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