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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 11:16

30 avril 2010


La fédération ADMR 29, en procédure de sauvegarde depuis six mois, présente le 10 mai son plan de restructuration devant le tribunal de Brest. Hier, il ne figurait toujours pas à l'ordre du jour du Comité d'établissement, reporté finalement au 6 mai.

 

À dix jours du passage devant le TGI de Brest, le temps presse. Hier pourtant, à Saint-Ségal, le Comité d'établissement (CE) fédéral programmé ne s'est pas tenu: à 9h30, seuls les onze délégués ou représentants du personnel étaient présents.

CE: mésentente sur l'heure et le lieu


Yves Derrien, nouveau président fédéral, également président du CE, avait, lui, fixé rendez-vous à 14h à Ergué-Gabéric. «Nous nous sommes fiés à l'agenda du directeur de la fédération», se défendent les délégués du personnel. «En février, nous avions accepté que ce rendez-vous se tienne dorénavant à 14h mais aujourd'hui (hier), aucune salle n'était disponible». Un échange de mail, la veille, avec Yves Derrien, n'avait rien réglé. C'est donc l'inspection du travail qui, hier, a tranché. Faute de convocation écrite - à l'ADMR 29, il n'y en aurait jamais eu - comme le prévoit le droit du travail, le CE a été reporté au 6mai. «L'intérêt, pour tout le monde, est de travailler dans la concertation», indique Yves Derrien. «Si chacun se bloque sur ce qui est réglementaire, chacun aura raison et la construction ne se fera pas».

Le conseil général veut une visibilité à long terme

Car ce plan de sauvegarde de la fédération (135 salariés), assorti d'un plan social, doit être validé par le CA fédéral au plus tard le7mai, après présentation au CE. Le... 6mai, donc. Délai légalement trop court.



Mais Charley Trigano, missionné dans le Finistère par l'Union nationale pour contrer les actions du cabinet Price - officiellement en charge de l'audit du réseau ADMR 29 -, et celles de MeRobert, administrateur judiciaire nommé par le TGI de Brest, y travaille toujours.



Malgré l'avertissement des financeurs, dont le conseil général (CG), qui exigent que la restructuration du réseau se fasse hors Union nationale. «Ce dossier ADMR est à deuxniveaux», a estimé PierreMaille, président du CG, après le point d'étape réalisé le 16avril avec la gouvernance de la fédération et Me Robert. «Tant que nous n'avons pas de vision sur le plan de pérennisation, il ne sert à rien de s'engager. Il faut une visibilité sur le long terme». Il y a, d'une part, la restructuration du réseau finistérien (fédération et 92 associations). Entre janvier et mi-avril, il a encore perdu1,5M €. Un constat qui plaiderait en faveur de la demande de placement en redressement judiciaire de la fédération. D'autre part, il y a la problématique «Union nationale», autour de laquelle gravitent plusieurs sociétés privées, partenaires privilégiés de l'ADMR. Que devrait-il se passer dans dixjours au TGI de Brest? «MeRobert présentera son rapport établi au vu des éléments comptables que le cabinet Price prépare actuellement. Nous, nous serons représentés par notre avocat», informe Yves Derrien. Lequel? «Nous n'avons pas encore décidé». Le rôle devrait toutefois être tenu par MeNovel, avocat de l'Union nationale, plutôt que par MeMoallic, mandaté par le TGI dans le cadre de la sauvegarde. Le message des financeurs n'aurait alors pas été reçu par le conseil d'administration fédéral.

  • Karine Joncqueur

Elus du CE : «Une carence en informations »

À l'ADMR 29, on fait fi régulièrement des règles du droit du travail. Dans un courrier du 9avril, l'inspection du travail a décidé que soit retirée une note de service intitulée «Déplacements et ordre de mission» émise, à la fédération, le11février, par Christian Maguet, président d'alors, à la demande de CharleyTrigano. Chaque salarié de la fédération avait obligation de remplir un ordre de mission avant tout déplacement, signé de sa hiérarchie, avant de quitter son lieu de travail pour une action à l'extérieur. «Intenable, pour les salariés. On veut nous pousser à la faute professionnelle». Hier, l'ordre du jour du CE prévoyait la «modification du règlement intérieur applicable à la fédération en date du 29mars 2007, par l'introduction d'un nouvel article relatif aux déplacements professionnels». Figurait également un point dans lequel les élus dénonçaient une carence quant aux informations qui leur étaient délivrées, notamment sur la situation économique et financière (trésorerie prévisionnelle) et sur les filiales de l'ADMR (Filien, NSI, Adomi, Adyfor...).

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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 08:59

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pour enquêter sur le décès du conducteur 

29 avril 2010


Un juge d'instruction vient d'être nommé hier par ordonnance pour étudier la plainte déposée par la famille Morfoisse à la suite du décès de Thierry Morfoisse, un chauffeur qui transportait des algues vertes.  "Une première victoire"; selon André Ollivro, animateur du comité de soutien à la famille.


 

Lire également :
>>
Algues vertes : dépôt de plainte contre X pour homicide involontaire
>>
La famille Morfoisse va porter plainte
>> 
La famille Morfoisse veut la vérité
>> 
Les papiers de la rédaction sur les algues vertes


L'information a été transmise à Maître Cazo, avocat de la famille Morfoisse et est relayée par André Ollivro, animateur du comité de soutien à la famille Morfoisse. Il fait savoir qu'un juge d'instruction, Me Croizé, a été nommé par ordonnance pour étudier la plainte déposée le 22 avril dernier par la famille de Thierry Morfoisse, ce chauffeur mort l'été dernier après avoir déposé des algues vertes.  

"Compte tenu des faits, aucun dépôt de consignation n'est réclamé a la famille, précise André Ollivro qui commente que c'est vraiment une première victoire pour le comité de voir cette plainte acceptée et étudiée. Il conclut en indiquant que le comité souhaite maintenant que cela "conduise à la mise en place d'un bouclier sanitaire de source a la Mer".

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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 08:44

  comment cacher les vrais problèmes

Le ministère du Travail a lancé le 19 avril une campagne sur le thème des troubles musculo-squelettiques (TMS), ces maladies des articulations provoquées par la répétition des mêmes gestes des heures durant.

La campagne intitulée « mettre fin aux TMS dans votre entreprise, c'est possible » est censée « sensibiliser » les patrons mais elle commence par pointer du doigt les soi-disant responsabilités des salariés. Ainsi dans des spots diffusés à la télévision ou sur les radios on peut voir deux travailleurs, Carole et Hervé, qui ont mal au dos ou au poignet parce qu'ils portent des sacs et des cartons sans utiliser un chariot ou un monte-charge. C'est à croire qu'ils sont seuls responsables de leurs douleurs en faisant des gestes inadaptés et que leur patron n'y est pour rien.

Cela fait des années que le gouvernement prétend faire de la prévention dans le domaine des TMS, mais c'est un échec complet, la Caisse d'assurance-maladie indiquant que, depuis 1995, le nombre de nouveaux cas de TMS s'est accru de près de 13 % par an. Et encore ne prend-t-elle en compte que les TMS indemnisés et reconnus comme maladie professionnelle, au nombre d'environ 40 000 en 2008. Mais il y en a beaucoup plus car bien des patrons refusent d'admettre le lien entre les douleurs et le travail effectué : l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail estime ainsi que 25 % des travailleurs souffriraient de TMS en Europe.

Si les TMS augmentent, c'est tout simplement parce que les conditions de travail se dégradent et que les patrons ne font rien ou presque en matière de prévention. Entre aménager des postes de travail, ou permettre à des salariés de ne pas faire de gestes répétitifs toute la journée, ils ont vite fait de ne rien... faire et de laisser le soin à l'Assurance-maladie de prendre en charge les TMS pour la bagatelle de 847 millions d'euros en 2008.

Pour ne prendre que l'exemple d'une caissière d'un hypermarché, qui fait d'ailleurs l'objet d'un autre spot de la campagne, les patrons des Carrefour et autres Auchan savent pertinemment que la répétition des gestes quotidiens est seule responsable des TMS. Ils n'ont même pas besoin de lire l'étude de la faculté de Rennes qui a montré que, dans une seule journée de huit heures, une caissière soulève près de 17 articles par minute pour la lecture des code-barres et manipule plus de trois tonnes de marchandises, à raison d'un client toutes les deux ou trois minutes.

Ils le savent parfaitement, mais entre la santé des travailleurs et la recherche de la productivité maximale et de profits en hausse, les patrons ont choisi sans hésitation.

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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 08:42



Une conductrice nantaise vêtue d'une burqa et verbalisée de ce fait le 2 avril pour « conduite mal aisée » a contesté son amende de 22 euros au cours d'une conférence de presse donnée trois semaines plus tard. Le geste n'était pas innocent. Pour cette femme convertie à un islamisme extrémiste et son mari, il s'agissait manifestement de faire admettre que le port de la burqa est une chose anodine.

Mais ce simple fait divers est devenu par la volonté du ministre de l'Intérieur et, selon Le Parisien, du conseiller en communication de Sarkozy, une affaire d'État faisant les gros titres des médias plusieurs jours de suite.

En effet Hortefeux a déclaré que l'époux de cette contrevenante au code de la route était soupçonné de polygamie et de fraude aux allocations familiales. Pour faire bonne mesure, le ministre a ajouté que, si les faits étaient avérés, le coupable présumé serait déchu de la nationalité française. Besson, ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale, a bien commencé par remarquer que les délits concernés n'étaient pas passibles de déchéance nationale. Mais, ne pouvant pas contredire son collègue, il a fini par proposer, afin qu'on puisse « dénaturaliser » plus facilement, de faire modifier la loi !

Qu'y a-t-il donc de certain dans ce dossier ? Cet homme est manifestement un fieffé réactionnaire, partisan du voile intégral, c'est évident. Il n'est pas polygame, puisqu'il n'est marié civilement qu'à une seule femme. Il a certes plusieurs maîtresses en dehors de son épouse légitime mais, si on devait retirer la nationalité française à tous ceux qui sont dans ce cas, on dépeuplerait le pays. L'accusation de fraude aux allocations familiales n'est pas juridiquement prouvée.

Cet empressement d'Hortefeux (l'homme qui pense qu'un Maghrébin ça va mais, quand il y en a plus, bonjour les dégâts) à crier haro sur le présumé polygame ne sert que de prétexte à une campagne nauséabonde du gouvernement. À chaque discours gouvernemental contre les « dérives islamiques », à chaque fait divers monté en épingle, ce sont en fait l'ensemble des musulmans et, plus généralement, des immigrés et des descendants d'immigrés qui sont montrés du doigt. Du débat sur « l'identité nationale » jusqu'à cette affaire, Sarkozy, Hortefeux, Besson et consorts font feu de tout bois pour flatter les préjugés racistes.

Ce faisant, ils ne font pas de tort aux islamistes militants qui, de leur côté, font tout pour couper la population d'origine musulmane du reste de la population de ce pays. Ils font au contraire leur jeu.

Car il s'agit évidemment pour le gouvernement de plaire au public d'extrême droite dont il craint qu'il lui échappe. Et au-delà, il s'agit d'insinuer que les responsables de la crise sociale, ce seraient les immigrés et pas l'avidité des capitalistes.. La ficelle est énorme, mais les politiciens de droite ne font pas dans la finesse et pensent que plus c'est gros, plus ça marche.

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 11:08


Dans le cadre d’un projet pilote, les habitants d’un village déshérité ont reçu chaque mois l’équivalent de 10 euros. Deux ans plus tard, le bilan est vraiment positif, se félicite Herbert Jauch, le responsable du programme.

29.04.2010 |  Tobias Schwab | Frankfurter Rundschau

Une photo tirée du rapport sur l'expérience menée en Namibie

Une photo tirée du rapport sur l'expérience menée en Namibie

Herbert Jauch

Herbert Jauch

 

Ce chercheur spécialiste des syndicats a dirigé jusqu’en janvier 2010 l’Institut namibien des ressources et de recherche sur le travail (LARRI). Il est membre de la Basic Income Grant Coalition (BIG) de Namibie. Cette alliance, qui regroupe Eglises, syndicats, associations de jeunes et de femmes, a lancé le revenu minimum garanti en 2008. Grâce àce projet financé par des dons, les 1 000 habitants d’Otjivero âgés de moins de 60 ans ont reçu 100 dollars namibiens (10 euros) par mois pendant deux ans.


On débat dans de nombreux pays de l’instauration d’un revenu minimum garanti (RMG) qui ne soit assorti d’aucune condition contraignante. Pourquoi la Namibie a-t-elle pris les devants avec ce projet pilote ?

 
HERBERT JAUCH
La Commission d’orientation nationale a, dès 2002, recommandé le versement d’un revenu minimum à tous les citoyens pour mieux s’attaquer aux inégalités sociales. La Namibie est, selon les Nations unies, le pays qui présente les plus grands écarts de revenus au monde. Comme le gouvernement n’a pu se décider à instaurer un RMG, les Eglises et les syndicats ont lancé un projet pilote.

Pourquoi avoir choisi le petit ­village d’Otjivero ?
 


Nous voulions un endroit dans lequel il ne se passerait rien pendant au moins deux ans : pas de programme de création d’emplois, pas de projet d’aide au développement, pas de rentrées financières. Il ne devait y avoir que le revenu minimum, soit 100 dollars namibiens (environ 10 euros) par personne et par mois. Otjivero avait l’air d’être dans une situation tellement désespérée que nous avons pensé au début que le RMG ne servirait pas à grand-chose, hormis une légère réduction de la pauvreté.

Recevoir de l’argent sans condition, sans travailler, est-ce que cela peut faire bouger les choses ?
 


Ce sont des préjugés auxquels nous nous heurtons en permanence. Si les gens d’Otjivero ne travaillent pas, ce n’est pas parce qu’ils sont paresseux mais tout simplement parce qu’il n’y a pas de travail. Le fait est qu’ils n’ont pas dépensé cet argent pour s’acheter de l’alcool et qu’ils ne l’ont pas dilapidé pour rien.

Qu’en ont-ils fait ?
 


Nous avons pu observer une chose surprenante. Une femme s’est mise à confectionner des petits pains ; une autre achète désormais du tissu et coud des vêtements ; un homme fabrique des briques. On a vu tout d’un coup toute une série d’activités économiques apparaître dans ce petit village. Cela montre clairement que le revenu minimum ne rend pas paresseux mais ouvre des perspectives.

Vous auriez pu parvenir au même résultat avec des microcrédits ciblés.


Contrairement aux microcrédits et à beaucoup de programmes d’aide au développement classiques, le revenu minimum a un impact non seulement sur la production, mais aussi sur la demande. En Afrique, le pouvoir d’achat se concentre en général dans quelques centres, ce qui force les gens à quitter les campagnes pour les villes, où les bidonvilles finissent par s’étendre. Le RMG permet à des régions rurales de se développer, il crée des marchés locaux et permet aux gens d’être autosuffisants.

Quels effets avez-vous pu constater à Otjivero ?


Le nombre de personnes vivant au-dessous du seuil de pauvreté est passé de 76 à 37 %. Avant l’expérience, près de la moitié des enfants étaient sous-alimentés, aujourd’hui ils sont moins de 10 % ; 90 % finissent leur scolarité, avant, ils n’étaient que 60 %. Et la criminalité a baissé.

Pourquoi demandez-vous la création d’un RMG pour tous les Namibiens et pas seulement pour les pauvres ?


Cela demanderait beaucoup trop de travail et coûterait beaucoup trop cher de vérifier les besoins de chacun. De plus, il ne faut pas pénaliser les gens qui ont trouvé un travail ou qui se sont construit une existence. Celui qui gagne bien sa vie et qui est riche reverse le RMG à l’Etat par ses impôts.

La Namibie pourrait-elle se permettre de verser un revenu minimum à tous ses habitants ?


La Commission d’orientation l’a calculé depuis longtemps. Le RMG coûterait 5 à 6 % du budget national. Pour le financer, il faudrait relever légèrement le taux maximum d’imposition, qui est de 34 % actuellement, et la taxe sur le chiffre d’affaires. Le gouvernement pourrait également introduire des prélèvements sur les exportations de matières premières et lutter contre l’évasion fiscale.

Mais le versement du RMG serait très lourd à gérer.


Bien au contraire ! Les coûts de gestion représentent environ 10 %. A Otjivero, nous avons utilisé des cartes à puce personnelles pour l’identification des intéressés et ça s’est très bien passé. Et la poste namibienne affirme qu’il serait rentable pour elle d’ouvrir un bureau dans chaque ville en cas d’instauration du RMG. Même avec deux retraits d’argent sans frais par mois, ça vaudrait encore le coup.

Qu’est-ce qui empêche la Namibie d’introduire le RMG ?


Le gouvernement n’est pas encore tout à fait convaincu. Notre ministre de l’Economie a compris que le revenu minimum constituait un instrument simple et bon marché pour changer les choses. Il y a cependant des résistances du côté du ministère des Finances et de notre Premier ministre, qui émet encore des réserves.

L’expérience menée à Otjivero n’a-t-elle donc pas convaincu ?


La pression exercée par le Fonds monétaire international (FMI) n’est pas sans effet en Namibie. Le FMI a présenté des chiffres erronés sur le coût du RMG. Il prend par exemple en compte les plus de 60 ans, alors qu’ils ne sont pas concernés par le RMG. Il craint que la Namibie démontre que le RMG fonctionne. Ce système deviendrait alors très intéressant pour des pays comme le Brésil et l’Inde.

Comment réagissez-vous à cela ?


Nous faisons le tour du pays avec des gens d’Otjivero pour qu’ils racontent leur histoire. Et nous sommes soutenus partout ! Nous espérons pouvoir arriver à nos fins dans le courant de l’année prochaine. L’important, c’est que la pression de la base soit forte. Quand les électeurs l’exigeront, la SWAPO, le parti au pouvoir, ne pourra plus dire que ça ne l’intéresse pas.

 

Note:

 

Il est très intéressant de noter, que comme pour la Grèce, c'est le futur (?) président de la république qui applique des politiques ultra libérales s'opposant aux peuples. Et en s'appuyant sur un dogme religieux, issu du protestantisme des USA: il ne faut pas aider les pauvres, s'ils sont dans cet état, c'est que dieu l'a voulu. Aider les pauvres, c'est s'opposer à dieu, point barre! Et les même qui nous parlent de laïcité !

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 10:04

 

 

Energies renouvelables


Par Ivan du Roy, Sophie Chapelle (29 avril 2010)


Le projet de loi dit « Grenelle 2 » sera examiné par les députés à partir du 4 mai. Il est censé préciser la mise en œuvre des engagements pris deux ans plus tôt, lors du Grenelle de l’environnement. Mais les députés UMP préfèrent suivre le nouvel adage présidentiel : l’environnement, « ça commence à bien faire ! ». Ils mènent la charge contre la filière éolienne tout en allégeant les autorisations encadrant le rejet de matières radioactives.


 

 

 

Portes qui claquent, refus de signer, communiqués alarmistes… Chacun à sa manière manifeste son mécontentement à l’égard du projet de loi « Grenelle 2 ».

 

Ce texte sera examiné à l’Assemblée nationale à partir du 4 mai 2010. Adopté par le Sénat en octobre dernier, il doit préciser les modalités d’applications des engagements pris par le gouvernement lors du Grenelle de l’environnement.

 

Le renoncement à la mise en place de la taxe carbone avait déjà poussé Nicolas Hulot à « suspendre sa participation » fin mars. Depuis ce départ, le projet de loi est passé sous les fourches caudines de la « Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire ». Pas moins de 1.625 amendements déposés dont 619 adoptés. Et au final, une opposition qui vote contre le projet de loi lors de son examen en Commission le 8 avril. En cause, des amendements qui durcissent les règles d’implantation de l’éolien.


Lors du sommet de Copenhague, le ministre de l’Environnement Jean-Louis Borloo s’est engagé à ce que la France atteigne 23% d’énergies renouvelables d’ici 2020, contre 13% aujourd’hui [1], essentiellement d’origine hydraulique, le reste de la production s’appuyant sur le nucléaire et les centrales au fuel. Réaliser cet objectif suppose l’installation de 9.000 éoliennes sur le territoire national en 10 ans, contre 2.500 actuellement. Logique : la France détient le deuxième gisement éolien naturel en Europe, derrière la Grande-Bretagne.

 

Le secteur est d’ailleurs en pleine croissance. La filière revendique la création de 10.000 emplois en quelques années, notamment dans des régions durement frappées par la crise, comme la Picardie ou la Lorraine, « leaders » régionaux en terme de puissance installée.


Quand les éoliennes menacent « l’identité de la France »…


Le Syndicat des énergies renouvelables promet la création de 50.000 nouveaux emplois « non délocalisables » dans les dix prochaines années. L’énergie éolienne est certes tributaire des alizés. Sa production réelle d’électricité est donc très inégale (22% de la puissance installée en moyenne sur l’année) mais elle s’adapte parfaitement aux pics saisonniers de consommation. Lorsqu’il fait plus froid, d’octobre à avril, les vents soufflent aussi davantage. Cela en fait un pilier de la diversification énergétique capable, selon ses promoteurs, « d’endiguer la baisse de l’emploi industriel en France ». Problème : les députés UMP ne semblent pas considérer l’éolien comme un secteur d’avenir.


En cause, trois amendements qui seraient « de nature à compromettre fortement le rythme de développement de l’éolien », selon l’Union française de l’électricité (UFE). L’organisation professionnelle déplore l’application à l’éolien du régime des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). Les installations classées ICPEqui peuvent présenter des dangers ou inconvénients » en matière de commodité du voisinage, de santé, de sécurité ou de protection de l’environnement. Les éoliennes risquent donc demain d’être rangées dans la même catégorie qu’une décharge, un oléoduc ou une cimenterie… sont celles « 

 

Cet amendement semble répondre à l’intense lobbying mené par Valéry Giscard d’Estaing contre les éoliennes, qui estime qu’elles détériorent les paysages. Largement cité dans le rapport de la mission parlementaire sur l’énergie éolienne, conduite par le député UMP Patrick Ollier, l’ancien Président de la République évoque une région allemande « dévastée par une ceinture d’éoliennes » (bigre !) et rappelle que « dans le paysage se lit l’histoire et donc l’identité de la France ! ». On peut se demander pourquoi VGE ne s’est pas élevé quelques dizaines d’années plus tôt contre la construction des centrales nucléaires ou la multiplication des lignes à haute tension…


Pour les professionnels de la filière, rien ne justifie le classement de leurs mâts parmi les installations à risque. L’UFE rappelle que toute implantation suppose au préalable l’établissement de zones de développement de l’éolien, une étude d’impact, une enquête publique et un permis de construire. En moyenne, « la réalisation d’un projet prend près de 5 ans entre son initiation et sa mise en service ». L’application du régime ICPE pourrait donc allonger cette durée et noircir quelque peu l’image de l’éolien. Précisons également que, contrairement au nucléaire où personne n’a eu droit au chapitre, des habitants opposés à l’installation d’éoliennes dans leur commune peuvent plus facilement interpeller leurs élus.


Énergies renouvelables : mieux vaut jamais que tard


L’installation d’éoliennes pourrait également être soumise à l’établissement de schémas régionaux. Ceux-ci restent à définir, ce qui ne sera pas le cas avant 2011. Les associations environnementales ne récusent pas le principe d’une « planification régionale » qui permettrait d’éviter l’implantation chaotique d’éoliennes. Mais elles craignent qu’une vision « centralisatrice » et « technocratique » n’enlève toute marge de manœuvre aux régions et départements, à l’heure ou plusieurs collectivités territoriales sont particulièrement actives en la matière, comme la Bretagne qui souhaite développer les énergies marines. Or, les amendements issus des travaux de la mission parlementaire sur l’énergie éolienne ne vont pas vraiment dans le sens d’une planification locale. Le texte propose d’interdire purement et simplement les petits projets, en dessous de cinq éoliennes et d’une production théorique de 15 mégawatts. Si ce seuil est adopté à l’Assemblée nationale, la moitié des projets en cours seront supprimés, estime l’Union française de l’électricité. Il y a également fort à parier que l’obligation d’implanter de grands parcs éoliens risque d’engendrer des oppositions locales majeures.


« C’est une vision centralisatrice consistant à mettre l’énergie dans les mains de gros groupes puissants, regrette Raphaël Claustre du Comité de liaison des énergies renouvelables (CLER). En affaiblissant le rôle des élus locaux, les nouvelles mesures vont créer un fossé évident entre les projets éoliens et les citoyens qui composent les territoires ». Patrick Ollier assure lui s’être clairement prononcé « pour un développement contrôlé, réglementé et contingenté [de l’éolien] pour le rendre acceptable. » Le Syndicat des énergies renouvelables craint, de son côté, que le développement de l’éolien soit « brutalement interrompu ». Un étrange paradoxe alors que les députés eux-mêmes relèvent que « la filière française a pris du retard par rapport à certains pays, tels que le Danemark, l’Allemagne, les Etats-Unis, l’Espagne ou encore la Chine ». Un retard de plusieurs années, au même titre que les filières bois et photovoltaïque…


Les pollutions radioactives banalisées

 


Durcissement du régime juridique de l’éolien d’un côté, « feu vert pour la contamination nucléaire » de l’autre alerte le Réseau Sortir du nucléaire. L’énergie nucléaire était jusqu’à présent écartée des discussions du Grenelle de l’environnement. Mais « une disposition assez surprenante sur le nucléaire s’est malheureusement glissée dans la rédaction de ce texte », relève l’avocat en droit de l’environnement et de l’énergie Arnaud Gossement, ancien porte-parole de France nature environnement. De quoi s’agit-il ? Pour prélever davantage d’eau ou rejeter plus d’effluents chimiques ou radioactifs, une installation nucléaire avait besoin d’une enquête publique préalable.

 

Déposé en commission des affaires économiques au Sénat, un amendement propose de faire sauter cette réglementation et la remplace par une simple autorisation. Son auteur, Eric Diard est secrétaire national UMP en charge des énergies et de la croissance verte. Sa proposition a reçu un avis favorable. Elle est présentée comme un progrès en matière de transparence parce qu’elle « introduit une consultation obligatoire du public ».


Pour le Réseau sortir du nucléaire, c’est au contraire « un véritable blanc-seing donné à l’industrie nucléaire » et « un déni de démocratie », les populations ne pouvant plus donner leur avis sur ces augmentations. Cet amendement s’ajoute au régime dérogatoire qui autorise désormais le recyclage de certains déchets radioactifs dans les biens de grande consommation. « Le gouvernement n’a absolument pas revu à la baisse ses ambitions écologiques », rassure, le 14 avril, le Premier ministre François Fillon. Une appréciation somme toute logique pour un gouvernement qui considère qu’une centrale nucléaire est bien moins polluante et dangereuse qu’une éolienne.


Sophie Chapelle et Ivan du Roy

Notes

[1] Part des énergies renouvelables dans la consommation intérieure brute d’électricité en 2007.

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 09:38
charpalisr
27 avril 2010

Eric Marty s’interroge, dans une tribune publiée le 21 avril sur Le Monde.fr : « Le boycott d’Israël est-il de gauche ? » [Voir ci-dessous.].

 

Ce qui semble être une critique de la campagne BDS (Boycott-Désinvestissements-Sanctions) contre Israël excède en réalité largement son objet, et redéfinit les termes du conflit opposant Israël aux Palestiniens. L’argumentaire de M. Marty est aussi spécieux qu’original, et mérite un petit exercice de « sociologie littérale ».


L’hostilité à Israël serait le produit d’une « propagande antisémite systématique » dans les pays musulmans et d’un « flot paranoïaque d’imputations criminelles ». L’antisémitisme existe et nous le combattons, ainsi que l’instrumentalisation de la cause palestinienne par des adeptes de la théorie du « complot juif ». Mais nous combattons avec la même vigueur l’amalgame entre antisémitisme et critique d’Israël. Comment M. Marty interprète-t-il la récente enquête de la BBC, conduite dans 28 pays, dans laquelle seuls 19% des sondés apprécient positivement l’influence d’Israël ? Une opinion mondiale otage de la propagande antisémite ou une critique partagée de la politique d’Israël ?


M. Marty affaiblit la lutte contre l’antisémitisme en développant lui aussi une logique du « complot » et en défendant trois des aspects les plus contestés de la politique israélienne : la construction du mur, l’attitude de l’armée à Gaza lors de l’opération « Plomb durci », la situation des Palestiniens d’Israël.


« Il n’est pas vrai que la barrière, ou le mur, de séparation relève d’une politique de discrimination ». M. Marty balaie allègrement les avis d’Amnesty International, de la Croix-Rouge ou de l’ONG israélienne B’tselem. Il fait en outre peu de cas de l’avis de la Cour internationale de justice (juillet 2004), qui qualifiait le mur de « violation du droit international » et demandait à Israël de le « démanteler immédiatement ». Selon le dernier rapport de l’ONU, le mur serpentera sur 709 km, alors que la ligne verte n’en mesure que 320. Par endroit, il pénètre de 22 km en Cisjordanie (large de 50 km). 10% du territoire palestinien est annexé de facto à Israël, dont 17 000 ha de terres auxquelles les paysans ne peuvent quasiment plus accéder. Pour la seule partie nord de la Cisjordanie, 220 000 villageois sont affectés.


M. Marty envisage qu’il y ait eu des crimes de guerre à Gaza, mais c’est, ajoute-t-il, parce que « la guerre est criminelle ». Le droit international est plus exigeant, affirmant un principe que M. Marty écarte avec légèreté : tout n’est pas permis lorsque l’on fait la guerre.


Or, les témoignages et rapports d’ONG le confirment : Israël a enfreint le droit de la guerre en déversant des bombes au phosphore blanc (considérées, y compris par les Etats-Unis, comme des armes chimiques) sur des zones densément peuplées, en empêchant le personnel médical de secourir de nombreux blessés ou en utilisant des boucliers humains.

 

Les témoignages de soldats recueillis par l’ONG israélienne Breaking the Silence sont, à ce titre, éloquents. De surcroît, Israël, avec la complicité de l’Egypte, a bouclé la minuscule bande de Gaza (360 km2), empêchant les civils de fuir un déluge de fer et de feu. En violation totale du droit de la guerre, le blocus se poursuit, empêchant la reconstruction et aggravant les conditions sanitaires.


Il est dès lors indécent de vanter l’humanité de l’armée israélienne pour mieux décrier le Hamas qui aurait « sciemment exposé les populations civiles en s’abritant derrière elles ». Souvenons-nous que la même accusation fut portée contre le FLN algérien et le FNL vietnamien. Argument commode qui rend le Hamas responsable des morts israéliens et palestiniens, et occulte les chiffres gênants de l’opération « Plomb durci » : plus de 1 400 morts côté palestinien et 13 morts côté israélien (dont quatre tués par des « tirs amis »).


Enfin, M. Marty affirme que les Palestiniens d’Israël (1/5e de la population) ne sont pas victimes de discriminations institutionnelles, mais sujets à des « inégalités conjoncturelles », contredisant un rapport du Département d’Etat états-unien, daté de 2009, qui affirme que « les citoyens arabes d’Israël continuent de souffrir de formes variées de discriminations ». Ainsi, les dispositions sur le regroupement familial interdisent aux Israéliens d’être rejoints par leur conjoint si ce dernier est palestinien : dans un Etat au sein duquel un mariage entre un juif et non-juif ne peut être célébré, une telle loi n’est-elle pas par nature discriminatoire ? Et que penser du fait que 13 % des « Terres d’Etat », gérées par le Fonds National Juif, ne puissent être cédées qu’à des juifs ?


Israël a choisi un drapeau orné d’une étoile de David, un chandelier pour emblème et un hymne national qui débute par « Aussi longtemps qu’en nos cœurs/Vibrera l’âme juive » : les Palestiniens d’Israël, qui sont nés sur cette terre (avant même la création d’Israël pour les plus âgés) ont-ils le droit de penser que le choix de ces « symboles nationaux » indique qu’ils ne sont pas considérés comme des Israéliens à part entière, et de revendiquer qu’Israël soit une démocratie réelle, « un Etat de tous ses citoyens » ? Avigdor Lieberman, ministre des affaires étrangères israélien, a son avis sur la question : « S’il y a conflit entre les valeurs universelles et les valeurs juives, ce sont ces dernières qui priment. »


Alors non, on ne peut pas dire n’importe quoi pour défendre Israël. C’est au contraire un mauvais service à rendre aux Israéliens que de flatter une paranoïa entretenue par leurs dirigeants pour justifier leur fuite en avant.

La menace de « l’anéantissement physique », premier et ultime argument de M. Marty, est l’expression la plus aboutie de cette paranoïa.

 

Rappelons qu’Israël est la 1re puissance militaire du Moyen-Orient, la seule à détenir l’arme nucléaire et donc à avoir la capacité réelle d’anéantir un autre Etat. Dans le cas palestinien, l’argument frôle le ridicule : les Palestiniens ne possèdent ni armée, ni avions, ni tanks. La probabilité que le Hamas « anéantisse physiquement » l’Etat d’Israël est aussi élevée que celle de voir l’armée luxembourgeoise prendre le contrôle de Paris.


L’instrumentalisation de la mauvaise conscience occidentale envers un anéantissement réel passé (la Shoah) sert en fait à blanchir Israël. Ce qui inquiète réellement M. Marty est sans doute l’épuisement de cette argumentation, qui se concrétise dans la montée des critiques d’Israël. Et, ne lui en déplaise, ce qui est dénoncé n’est pas le « manque de vision » de B. Netanyahu, mais une politique conduite dans la durée par des gouvernements tant de « gauche » que de « droite », du « centre » ou d’« union nationale ». Une politique qui nourrit l’antisémitisme, quand l’Etat qui la mène affirme le faire au nom des juifs.


« Je me suis rendu dans les territoires palestiniens occupés et j’ai vu une ségrégation raciale [au niveau] des routes et du logement, qui m’a rappelé avec force les conditions que nous avons connues en Afrique du Sud à l’époque du système raciste de l’Apartheid ». Ces mots ont été écrits il y a trois semaines par l’archevêque sud-africain Desmond Tutu, Prix Nobel de la paix en 1984. Chacun devrait les entendre. A moins de vouloir ajouter la surdité à l’aveuglement.


par Julien Salingue, Nicolas Dot-Pouillard et Catherine Samary


* LEMONDE.FR | 27.04.10 | 18h53 • Mis à jour le 28.04.10 | 11h23.

* Julien Salingue est enseignant et doctorant en science politique à l’université Paris VIII, Nicolas Dot-Pouillard est chercheur en sociologie politique au European University Institute de Florence, et Catherine Samary est maître de conférences en économie à l’université Paris-Dauphine et à l’Institut d’études européennes de Paris VIII.


Point de vue : Le boycott d’Israël est-il de gauche ?

par Eric Marty


Israël est le seul Etat au monde à être menacé d’anéantissement physique de la part de puissances ou de factions étatiques (Iran, Hezbollah, Hamas…).

 

Ces menaces ont pour arrière-fond dans les pays musulmans en paix officielle ou en paix armée avec lui (Egypte, Liban, Syrie…), une propagande antisémite systématique, soutenue ou tolérée par les gouvernements, et qui vise, avec une rare violence, à faire du « complot sioniste » l’unique responsable de tous les maux intérieurs (la mode du « heavy metal », l’homosexualité, les pénuries de toutes sortes, la crise financière…).


Désormais, et avec une nouvelle intensité depuis la guerre de Gaza, s’ajoute le projet d’un boycott d’Israël en Europe, idée qui est devenue à ce point familière qu’elle trouve un écho favorable tantôt passif, tantôt actif dans des partis politiques français, comme le Parti communiste ou les Verts. Le mot d’ordre, il est vrai, n’est pas toujours assumé, mais, d’une manière peut-être plus dangereuse, l’idée s’est transformée en une sorte de lieu commun, latent à une certaine opinion de gauche, toujours avide de nouveaux objets susceptibles de satisfaire son aspiration à la sainteté.


Notons que, tout comme pour les menaces d’anéantissement militaire ou pour le flot paranoïaque d’imputations criminelles, Israël est, à l’heure actuelle, le seul pays au monde, à bénéficier, en Europe, du projet de sa mise au ban des nations, et de son exclusion radicale des échanges économiques, commerciaux, culturels, techniques, universitaires.

 

Ni la Chine, ni la Russie, ni l’Iran, ni tous ces autres pays où règne l’oppression la plus extrême, où la liberté d’expression est soit totalement bannie, soit trop dangereuse pour être pratiquée, où l’exploitation économique des masses est sans limite, où la discrimination raciale, sexiste, ethnique, politique est la norme naturelle aux yeux des gouvernants et des castes majoritaires, ne font l’objet d’un mouvement militant du genre de celui qui aujourd’hui vise Israël.

 

La lecture d’Internet montre à quel degré de criminalisation systématique Israël est aujourd’hui porté, et pose une question. Qu’est-ce que la gauche a à voir avec un boycott qui est essentiellement l’otage de mouvements pour qui le mot « émancipation », le mot « liberté », le mot « égalité » sont des mots bannis ?


Il n’est pas vrai que l’Etat d’Israël pratique l’apartheid de près ou de loin à l’égard des Israéliens d’origines musulmane, druze, bédouine, chrétienne. Ceux-ci ont les mêmes droits politiques, sociaux, sanitaires, économiques, éducatifs que les juifs. S’il y a des inégalités, celles-ci sont conjoncturelles et démenties par de nombreux contre-exemples.

 

Et bien sûr, et contrairement à ce qui se passait en Afrique du Sud, Arabes et juifs prennent les mêmes transports en commun, se transfusent le même sang, et ont des rapports sexuels qui ne sont soumis qu’aux préjugés culturels, familiaux et claniques qui règnent sans doute moins chez les juifs que dans les autres communautés.

 

Il n’est pas vrai que la barrière, ou le mur, de séparation relève d’une politique de discrimination : les faits parlent d’eux-mêmes ; depuis sa construction, les attentats criminels commis par des kamikazes fanatisés sont désormais impossibles ; et c’est dans cette heureuse impossibilité que le « mur » trouve son unique fondement. Il n’est pas vrai qu’Israël ait commis des crimes contre l’humanité à l’égard des populations palestiniennes lors de la guerre de Gaza : aucun soldat israélien n’a commis de viols, de meurtres délibérés de civils, d’assassinats de masse comme il s’en est fait au Congo, en Tchétchénie, au Soudan, pour ne parler que d’exemples récents.


Et si les pertes civiles israéliennes se sont révélées bien moindres que les pertes civiles palestiniennes, c’est tout simplement que les responsables israéliens, soucieux de la vie de leurs compatriotes, ont mis en place des systèmes d’alerte et d’abris, tandis que, de l’autre côté, les miliciens du Hamas, dans la logique de leur conception terroriste du combat politique, ont sciemment exposé les populations civiles en s’abritant derrière elles. S’il y a eu des crimes de guerre, c’est que la guerre est criminelle, et qu’aucune armée, même l’armée israélienne, qui la plupart du temps a pris mille précautions pour prévenir les civils des bombardements, par SMS, par radio, ne peut éviter les crimes.


La politique actuelle du gouvernement israélien n’est pas une bonne politique, même si, il ne faut pas l’oublier, jamais la Cisjordanie n’a connu une évolution politique et économique aussi prometteuse. Pour autant le gouvernement israélien ne fait aucun crédit à la paix. Ce n’est pas seulement la pression de tel ou tel minuscule parti religieux qui en est la cause, c’est à l’évidence le manque de vision du premier ministre israélien. Israël mérite-t-il pour autant une politique de boycott ? Non.

 

Car boycotter Israël serait non seulement en faire un Etat criminel, ce qu’il n’est pas, mais l’unique Etat criminel de la région. Ce serait sanctionner de manière démesurée un peuple et un Etat au prétexte d’une politique gouvernementale ponctuelle, quand bien même ce peuple et cet Etat ont su, par le passé, montrer, en restituant le Sinaï et Gaza, qu’aucun projet colonial ne pouvait leur être imputé comme fait de structure. Le boycott relève, si l’on se place d’un point de vue politique responsable, d’une profonde myopie politique : c’est, en fait, livrer Israël aux forces et aux Etats criminels qui l’entourent, sous le seul prétexte qu’il se défend trop maladroitement ou trop agressivement face aux menaces de destruction.


Lors des dernières élections régionales, certains ont été choqués de voir qu’un mouvement d’extrême gauche, le NPA, présentait une candidate qui portait le voile, affirmant par là sa foi musulmane. Mais personne n’a apparemment prêté attention au fait qu’elle portait également un keffieh autour du cou et qu’elle avait expliqué que son adhésion au NPA avait pour origine la campagne « antisioniste » de boycott à l’égard d’Israël. En votant pour cette candidate, votait-on pour le voile ou pour le keffieh ? Pour l’égalité entre les peuples ou pour la stigmatisation du seul Israël ?

 

Pour les deux en même temps ? Un tel fait est profondément allégorique. Le boycott, c’est cela. C’est prendre avec le keffieh, le voile, ou inversement le voile avec le keffieh. C’est, dans une sorte de pure adhésion à un clan, se refuser à penser politiquement une situation qui est essentiellement politique. C’est en s’identifiant par le boycott à un acte symbolique massif et grégaire, faire d’Israël l’unique bouc émissaire d’un conflit qui, ne l’oublions pas, a entre autres pour enjeu son élimination de la surface de la Terre.


* LEMONDE.FR | 21.04.10 | 17h12 • Mis à jour le 21.04.10 | 17h24.

* Eric Marty est écrivain, professeur de littérature contemporaine à l’université Denis-Diderot, Paris VII.

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 09:30
jeudi 29 avril 2010

Un comité de soutien au salariés licencié de l'Afobat vient de se constituer. Il sera le 1er mai parmi les manifestants.

« Nous nous constituons en comité de soutien pour faire davantage d'information sur ce qui s'est passé et exprimer notre indignation... » Le licenciement de Nicolas Gallais Duval, traduit, selon les membres du comité de nombreux dysfonctionnement en amont. Ils expliquent : le service de surveillance de nuit a été décommandé par le directeur.
Du coup, le directeur adjoint qui avait travaillé toute la journée a dû rester la nuit sur place. Mais il est parti un peu avant la relève du matin et c'est en arrivant que Nicolas Gallais Duval trouve un apprenti malade. Il est alors tout seul, appelle un médecin puis ne s'occupe plus du malade mais note l'incident sur un carnet de liaison. « Que pouvait-il faire de plus, il n'y a aucune procédure de prévue pour un tel cas, il a fait ce qu'il fallait, s'étonne Yann Berre. Il est le seul à avoir agi de manière correcte.»

Délit de dialogue social


Ce comité de soutien s'interroge aussi sur le point de départ d'un tel conflit qui aurait largement pu être évité. « Mais on est dans une structure dans laquelle on ne discute pas, et où les responsables n'ont de comptes à rendre à personne, c'est un délit de dialogue social », dit encore Yann Berre. Anaïg Le Gars, conseillère régionale mais qui ne le représentait pas à cette occasion, s'est également étonnée que cette collectivité qui finance l'Afobat à 50 % n'ait aucune place dans son conseil d'administration alors que c'est la règle dans les lycées. « Et si la direction de l'Afobat perd aux Prud'hommes le 26 juin, comme c'est probable, qui va payer ? Le conseil régional ! »

Des pétitions vont être proposées le 1er Mai, puis envoyées entre autres au conseil régional.

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 09:19

29 avril 2010 Le Télégramme


 

«Face aux menaces de démantèlement des associations de prise en charge des personnes aidées, face aux restructurations des associations, aux menaces de perte d'emplois, au désengagement de l'État en matière de budget, aux réformes menées au pas de charge, il est nécessaire de se mobiliser le 1er mai», indique la CFDT Santé-Sociaux, qui appelle les salariés du Finistère de son champ professionnel à participer aux rassemblements prévus à 10h30 à Brest, Morlaix, Quimper et Quimperlé.

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 09:16

29 avril 2010 -Le Télégramme 56


L'État est redevable de «plusieurs centaines d'euros» à des personnels du 1er degré de l'Éducation nationale qui sont amenés à se déplacer à travers le département avec leurs propres voitures, selon les syndicats Snuipp et Sud. Il s'agit des conseillers pédagogiques et de personnes affectées à diverses missions comme les Rased (réseaux d'aide aux enfants en difficultés ), l'informatique.

 

«Les frais de déplacements ne sont plus payés car les enveloppes sont épuisées», indiquent les deux syndicats qui avaient appelé à une manifestation, hier, devant l'Inspection académique à Vannes. Quelque 200 personnes seraient dans ce cas dans le Morbihan et continuent, cependant, d'utiliser leurs véhicules. Les syndicats craignent que les missions «soient à terme condamnées ».

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