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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 09:07

29 avril 2010 Le Télégramme


La manifestation prévue, à Landivisiau, le 1er mai, par l'association «Jeune Bretagne», invitant les jeunes travailleurs à s'exprimer derrière les identitaires bretons «face à la précarité et à une immigration incontrôlée», vient d'être interdite par le maire pour menace réelle à l'ordre public. Un arrêté a été pris en ce sens. En effet, compte tenu des réactions et d'un appel à une contre-manifestation simultanée, elle aussi interdite, la loi permet aux maires de prendre de telles dispositions.

 

Note:

Les identitaires (originaires du parti de Bruno Mégret avec un petit côté "Breiz") viennent d'acquérir une propriété dans le Tregor finistériens et comptent se developper à partir de ce lieu "d'exercices pour jeunesse virile", comme ils le font dans d'autres régions , Lille notemment. Un comité de vigilance a été mis en place pour surveiller leurs activités et les contrer.

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 09:47

Par Daniel Tanuro le Mardi, 27 Avril 2010


La crise politique dans laquelle la Belgique s’enlise reste inintelligible si l’on ne saisit pas l’interaction particulière entre les facteurs objectifs et subjectifs, entre l’Histoire longue du pays et les développements récents.

 

Or, il faut comprendre. On ne peut pas se contenter de dire que cette crise est celle de « ceux d’en-haut », que « ceux d’en-bas » ont « d’autres problèmes », etc. Il y a évidemment un élément de vérité dans cette affirmation, mais la crise pose des questions bizarres auxquelles il est impossible de se soustraire sans s’effacer du champ politique. Pour y répondre, il s’agit d’abord de comprendre pourquoi elles sont formulées.


En bonne logique matérialiste, il faut partir de l’évolution économique. De ce point de vue, les choses sont assez simples : le patronat flamand a un ambitieux projet de développement pour que la Flandre reste une des régions les plus prospères d’Europe.

 

Son grand atout : le port d’Anvers, le troisième du monde (le second après New York si l’on ne prend pas en compte les tonnages pétroliers transitant par Rotterdam). Mais Anvers est enclavé à trente kilomètres de l’embouchure de l’Escaut. Elle ne peut tenir son rang que moyennant de vastes programmes d’investissement dans la zone portuaire elle-même, dans l’arc entre Anvers et Zeebruges ainsi que dans l’ensemble de la périphérie vers Lille, les Pays-Bas et l’Allemagne). Le maintien du dynamisme économique des entreprises flamandes et de l’attractivité de la zone pour les multinationales en dépendent. Sur le plan social, cela postule une vaste offensive contre le mouvement ouvrier : réforme néolibérale de la sécurité sociale, flexibilité du travail, mobilité et formation de la main-d’oeuvre, immigration, politique des revenus, sans compter les répercussions sur l’aménagement du territoire, l’environnement, etc.

 

Il n’y a plus de capitalisme belge

 

Le point clé est que ce projet est celui du « nouveau » patronat flamand. La montée en puissance de cette fraction de la classe dominante a débuté après la seconde guerre mondiale. Son poids relatif s’est brutalement accru du fait du démembrement de la Société Générale (la holding fondée par Guillaume d’Orange avant même que le pays accède à l’indépendance), qui dominait l’économie du pays et pesait d’un poids déterminant sur les partis ainsi que sur l’Etat jusqu’au plus haut niveau (la monarchie).

 

L’inégalité de développement entre le Nord et le Sud du pays est un trait caractéristique des « provinces belges » depuis le 13e siècle. Avec ses investissements industriels répartis en Flandre et en Wallonie, la Générale l’a contrebalancé à sa manière, pendant quelques décennies au 20e siècle. Mais elle l’a fait d’une façon très particulière.

 

Après guerre, au lieu de s’appuyer sur ses fleurons industriels pour occuper quelques créneaux dans l’arène internationale, la Générale se borna de plus en plus à les instrumentaliser financièrement. La Belgique n’eut donc ni l’équivalent de Philips aux Pays Bas, ni celui de Volvo en Suède. Faute d’une politique d’investissement adéquate, les entreprises du groupe furent touchées de plein fouet par le retournement de l’onde longue expansive, dans les années 70.

 

Dans le Sud du pays, déjà frappé par la crise charbonnière, leur restructuration ne laissa qu’un champ de ruines. En Flandre, elle dégagea le terrain pour l’expansion d’un capitalisme régional basé sur ses PME dynamiques, sur ses banques (Kredietbank) et sur l’investissement par les multinationales.

 

L’homme d’affaires italien Carlo De Benedetti traita un jour la Société Générale d’incarnation d’un « capitalisme en bonnet de nuit ». C’était non seulement comique mais aussi très juste. Quoique contrée avec l’aide de Suez - appelée à la rescousse par l’Etat belge - l’OPA lancée par le patron d’Olivetti allait sonner le glas de la « vieille dame ». Depuis lors, c’est simple : il n’y a plus de « capitalisme belge ». On ne comprend rien à la crise actuelle si on ne commence pas par prendre en compte cette réalité.

 

La superstructure institutionnelle, en effet, n’est plus en adéquation avec la réalité du capital. Très liée historiquement à la Société Générale, la monarchie n’a pas de réel ancrage dans le nouveau patronat flamand. La réforme de l’Etat des années 80 et 90 s’est accompagnée d’un certain nombre d’aberrations dans la répartition des compétences, de sorte que les entités fédérées sont parfois handicapées dans la mise en oeuvre de politiques pleinement cohérentes, tandis que l’Etat central est déforcé sur certains plans. La situation de la région de Bruxelles Capitale est particulièrement intenable : insuffisance de ressources, morcellement en dix-neuf communes, territoire étriqué.

 

Enfin et surtout, le maintien du système national de sécurité sociale, créé en 1944, implique qu’un certain nombre de leviers ne peuvent pas être mis pleinement au service du projet patronal flamand. Les nationalistes du Nord du pays dénoncent les « transferts financiers » de la Flandre riche vers la Wallonie pauvre (en fait la solidarité des salariés plus nombreux et mieux payés de Flandre avec les allocataires sociaux plus nombreux en Wallonie). Cette agitation n’est que la traduction politique déformée du fait que le patronat flamand veut « réformer » la sécurité sociale en fonction de son projet néolibéral spécifique et pouvoir compter davantage sur la main-d’oeuvre disponible...en Wallonie.

 

Car les divergences de contexte sont là : alors que le vieux sillon industriel wallon reste gangrené par un chômage massif, l’économie flamande craint la pénurie de main-d’oeuvre. De tels écarts portent à conséquence quand il s’agit « d’aménager la fin de carrière », ou « d’activer les demandeurs d’emploi », par exemple.

 

Faut-il encore préciser que le blocage des négociations entre partis flamands et francophones n’a rien d’un affrontement gauche-droite ? La politique menée au niveau des entités fédérées wallonne, bruxelloise et francophone le prouve : les partis francophones sont aussi convertis au néolibéralisme que leurs homologues flamands. S’ils s’opposent aux demandes flamandes de scission de la sécurité sociale, ou de régionalisation des négociations contractuelles, c’est parce qu’ils craignent la déstabilisation politique qui pourrait résulter en Wallonie d’une nouvelle et brutale dégradation de la protection sociale [1], autrement dit parce que la politique néolibérale à mener au Sud du pays diffère de celle qui est à mener au Nord.

 

Les voies tortueuses de la politique

 

Tout cet arrière-plan s’exprime à travers la crise gouvernementale. Mais on sait que la politique ne parle jamais simplement le langage de l’économie. Les deux sphères sont reliées par des médiations particulières, et c’est ici que l’affaire se complique.

 

Dans le cas belge, le transfert passe par la question nationale, c’est-à-dire par la question flamande. Ceci donne lieu à une surenchère d’interprétations superficielles et impressionnistes. Prétendre que la question flamande se réduit à une « frustration culturelle », par exemple, c’est passer complètement à côté de l’essentiel. La question nationale, ici comme ailleurs, n’est que l’enveloppe de la question sociale. En forçant un peu le trait, on peut dire que la Flandre a été à la Belgique ce que l’Irlande était au Royaume-Uni : une réserve de main-d’oeuvre à bon marché et une source de produits agricoles à bas prix permettant de comprimer les salaires ouvriers.

 

Même sous-développement, même famine, même émigration. Même mépris de la langue et des gens. Qui, en-dehors de certains Anglais, oserait traiter les nationalistes Irlandais de « frustrés culturels » ? La situation économique s’est certes inversée : c’est la Wallonie qui est pauvre et méprisée aujourd’hui. Les droits nationaux des Flamands ne sont plus opprimés, le leader nationaliste Vic Anciaux lui-même l’admettait il y après de trente ans. Mais on ne peut nier les pesanteurs historiques. La gauche paie toujours pour la grande faute historique de la social-démocratie belge, qui a refusé d’embrasser la cause légitime du peuple flamand.

 

L’Allemand August Bebel avait pressé le POB de profiter du fait que les ouvriers flamands ne parlaient pas la langue de leurs exploiteurs. En vain : le parti de Vandervelde refusa de s’engager dans cette voie internationaliste. Déjà gangrené par la collaboration de classe, il préféra se couler de plus en plus confortablement dans le système institutionnel non démocratique, monarchique et... francophone . Un système mis en place par les grandes puissances pour jouer le rôle de tampon entre la France post-révolutionnaire et le Nord de l’Europe, sans que les deux peuples vivant sur ce territoire – Flamands et Wallons- ne soient consultés sur les formes de leur cohabitation.

 

Faute d’alternative à gauche, le mouvement flamand a été hégémonisé et récupéré par la droite, via le petit clergé, qui joua ici un rôle clé. Sa virulence rabique et son revanchisme typiquement petit-bourgeois sont à la mesure des humiliations et du mépris subis. Et ce n’est pas la seule conséquence de la faute historique du POB : dans la classe ouvrière, la non prise en charge des revendications démocratiques flamandes a laissé le champ libre à la hiérarchie catholique. En effet, à partir de l’encyclique Rerum Novarum, celle-ci sut mettre sur pied un syndicat chrétien, dont le but explicite était de faire contre-poids au syndicat socialiste. Depuis lors, le syndicalisme chrétien domine la classe ouvrière en Flandre, tandis que le syndicalisme socialiste reste plus puissant en Wallonie. Au sein du monde du travail, une ligne de partage organisationnelle s’est ainsi ajoutée à la ligne de partage linguistique.

 

Le nationalisme flamand à l’heure de la revanche économique et du libéralisme

 

Si la fin du capitalisme belge est la clé pour saisir les fondements objectifs de la crise, la compréhension des aspects subjectifs nécessite d’appréhender l’évolution du nationalisme flamand, dans le double contexte du triomphe économique de la Flandre et du triomphe idéologique du néolibéralisme. Ici aussi, il faut se garder des interprétations superficielles. Que ce nationalisme ne soit plus l’enveloppe d’une exploitation et d’une oppression, c’est une évidence.

 

Mais il est complètement erroné de voir dans l’unanimité des partis flamands autour des revendications autonomistes la manifestation d’une « fascisation » du Nord du pays sous la houlette du Vlaams Belang. Entendons-nous bien : le Vlaams Belang (25% des voix en Flandre) est un parti d’extrême-droite, le noyau de sa direction historique est fasciste et une fraction du patronat soutient ce parti. Le danger qu’il représente ne peut être sous-estimé.

 

Mais le patronat flamand, qui mène la danse, n’a pas choisi de jouer la carte de l’extrême-droite, qui impliquerait un affrontement avec le puissant mouvement ouvrier chrétien. Pourquoi le ferait-il ? Tous les partis « démocratiques » inscrivent leur action dans le cadre qu’il a tracé. La social-démocratie flamande, complètement déboussolée par le passage de son électorat populaire au Vlaams Belang, n’a d’autre perspective que d’accompagner le projet néolibéral pour la Flandre. Quant aux Verts, ils ont des états d’âme antinationalistes sympathiques, mais pas d’alternative sociale.

 

En vérité, c’est l’hégémonisation de la classe politique flamande par le néolibéralisme, pas par le fascisme, qui s’exprime dans le front flamand. D’où la surenchère nationaliste entre partis. Avec le basculement du centre de gravité économique au Nord du pays, le nationalisme flamand est devenu la forme idéologique du projet néolibéral dans le contexte spécifique de la Flandre.

 

C’est cette alchimie particulière qui explique comment la scission du dernier arrondissement électoral bilingue, Bruxelles-Halle-Vilvoorde, a pu devenir une question fétiche de la vie politique. « C’est nous les riches, maintenant, et nous allons enfin vous dicter notre loi » : voilà le sens symbolique du vote des seuls parlementaires flamands sur la scission de BHV, en commission de l’Intérieur de la Chambre.

 

Les francophones outrés parlent de « gifle ». L’arrogance, en effet, change de camp. Mais les Flamands ont pour eux une certaine logique : pourquoi maintenir cet arrondissement unitaire quand tout le pays est scindé sur une base linguistique, y compris la Province du Brabant dont les partis francophones ont refusé de faire une zone bilingue, en 1962 ?

 

On le voit : la crise belge se situe à l’intersection d’une série de facteurs historiques avec la politique néolibérale du tout au marché et ses sous-produits idéologiques : arrogance de l’argent, glorification de l’inégalité sociale, banalisation de la xénophobie, rupture des solidarités sociales. Vu le rôle de l’Union Européenne dans la mise en oeuvre de cette politique, il est vraiment trop drôle que certains francophones croient pouvoir dénoncer les Flamands au nom du modèle européen de coexistence dans la différence dont la Belgique, disent-ils, était l’illustration.

 

Quel modèle ? « L’intégration européenne fragilise l’Etat belge »: bien que le Monde Diplomatique ait posé ce diagnostic il y après de vingt ans (juillet 1988), personne ne semble vouloir comprendre que ce qui se passe ici n’est pas une verrue sur le nez de l’UE mais un produit particulier de sa politique.

 

Un produit de plus en plus difficile à gérer, d’ailleurs, du fait que la gouvernance libérale creuse de nouveaux fossés entre les peuples. C’est de cela, en fait, que la Belgique est une illustration : la formation de parlements et de gouvernements régionaux et communautaires chargés d’appliquer la politique néolibérale a certes permis quinze années de relative « paix communautaire », mais au prix d’une incapacité de la plus grande partie du personnel politique de la classe dominante de comprendre ce qui se passe « de l’autre côté », pour ne pas parler se hisser au niveau de la gestion de l’Etat dans son ensemble.

 

Pas d’issue sans rupture avec les mécanismes de marché

 

Fondamentalement, la solution du mal belge passe par une politique sociale et économique permettant de résorber l’inégalité de développement entre le Nord et le Sud du pays. Une telle politique passe par une redistribution des richesses et une relance de l’investissement public, donc par une rupture avec la logique du marché. C’est ce qu’avait compris l’aile gauche de la FGTB qui liait, à la fin des années 50, l’exigence du fédéralisme à celle des réformes de structures anticapitalistes (nationalisation de l’énergie et du crédit, notamment). Adopté par les congrès de 1954 et 1956 du syndicat socialiste, ce programme joua un rôle décisif dans la mobilisation ouvrière qui allait déboucher sur « la grève du siècle », au cours de l’hiver 60-61.

 

Après la grève, il tomba petit à petit dans l’oubli parce que la FGTB wallonne amorça un repli régionaliste dont on mesure aujourd’hui à quel point il devait mener dans une impasse. Vinrent ensuite les années 77-93 au cours desquelles la classe ouvrière, en dépit d’une résistance acharnée, subit une très lourde défaite, largement imputable à la politique de concertation et de division de ses appareils syndicaux.

 

Poussé sur la défensive, le mouvement ouvrier affaibli est aujourd’hui confronté à un nouveau défi : sauver le système de sécurité sociale. Cette bataille ne peut être gagnée que dans l’unité des travailleurs, wallons et flamands, FGTB et CSC, et en adaptant au contexte actuel la formule algébrique de 54-56 : il n’y a pas de fédéralisme qui vaille tant que la Wallonie, la Flandre et Bruxelles constitueront « un paradis pour les capitalistes ».

 

Le grand problème est que, pour aller dans ce sens-là, le mouvement syndical doit oser peser sur le plan politique, contester le carcan néolibéral de l’UE et celui de l’Etat Belgique. Cela va totalement à l’encontre de son glissement continu des vingt dernières années vers un « syndicalisme d’accompagnement des mutations ». Pourtant, il n’y a pas d’autre issue favorable à ceux qui, pour vivre, n’ont d’autre moyen que de vendre leur force de travail. Si cette bataille devait être perdue, les conditions de vie et de lutte en Belgique changeraient radicalement, et pour très longtemps.

 

(1) Dans le secteur des soins de santé, par exemple, une scission sur base des contributions fiscales des régions créerait un différentiel de 25% environ dans les moyens disponibles au Nord et au Sud du pays.




Débat: question nationale :

4-02-2008 Belgique: La Question Nationale en débat
31-12-2007 La question Belge
9-12-2007 La question nationale en Belgique en débat
3-10-2007 Contre une Belgique séparée en deux. Pour un fédéralisme ...
3-10-2007 La question de Bruxelles
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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 09:40

mardi 27 avril 2010

Ils protestent contre la fermeture de la classe d'inclusion scolaire qui accueille des enfants porteurs de handicap.

Une vingtaine de parents d'élèves ont occupé hier l'école Kerjestin. Ils protestent contre la fermeture de la classe d'inclusion scolaire (Clis) qui prend en charge des enfants porteurs de handicap.

 

« Pourtant, sept élèves sont déjà inscrits pour la rentrée sur un effectif de douze élèves maximum, affirme Patrick Chaud, président de l'association des parents d'élèves. Lors d'une entrevue récente avec quelques parents, l'inspection académique leur a proposé une place à Châteauneuf-du-Faou. C'est inacceptable. »


Les enfants perturbés


Sur des pancartes en carton, ils clament leur colère et leur désarroi. « Je ne sais toujours pas où ira mon fils l'année prochaine, déclare une maman. Cela le perturbe beaucoup. Il se dévalorise et régresse. Pourtant, il avait fait beaucoup de progrès ces derniers mois, notamment grâce à la compétence de l'institutrice spécialisée. »

 

Autre solution proposée aux parents par l'inspection académique : le retour dans une classe ordinaire avec l'aide d'une auxiliaire de vie scolaire. « Mon enfant est déjà passé par là, témoigne une autre mère de famille. Très vite, il a été orienté vers une Clis par la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Il était perdu dans la classe. Et souvent mis à l'écart. »


« Nous resterons ici jusqu'à ce que nous obtenions quelque chose de concret, ajoute, décidé, Patrick Chaud. Nous n'empêcherons pas les enseignants de faire cours. Les élèves peuvent regagner leurs classes. Mais nous restons sur place et nous occuperons le bureau du directeur. »

 

Les familles contestent les chiffres donnés par l'inspection académique sur les effectifs actuels dans les Clis de Quimper. « Les chiffres sont minimisés et surtout, on ne prend pas en compte les orientations qui peuvent être faites par la MDPH d'ici à septembre », précise le parent d'élève. En fin d'après-midi, les parents ont été reçus par un représentant de l'inspection académique. «Il n'en n'est rien ressorti», affirme Patrick Chaud. Et la mobilisation continue aujourd'hui.


À Plouzané aussi


« Pourquoi, dans d'autres départements, des Clis qui ne comptent pas plus de six élèves restent ouvertes et sont fermées ici, dans le Finistère ? demande une maman. Nous vivons cette inégalité comme une profonde injustice. » Hier, les parents de l'école de Kerjestin n'étaient pas les seuls à se mobiliser. Une autre action a été menée simultanément à Plouzané, également pour réclamer le maintien de la Clis, à Croas-Saliou.

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 09:35
mercredi 28 avril 2010

Si les négociations n'avancent pas, les syndicats de la Mutualité du Finistère et du Morbihan appelleront à une grève le 17 mai.

Les syndicats et la direction de la Mutualité, qui regroupe les établissements de santé du Morbihan et du Finistère, se sont réunis hier pour négocier les salaires et les conditions de travail.
S'ils n'arrivent pas à un accord, la délégation CGT-CFDT-UNSA-FO menace de lancer une grève le 17 mai. Sont concernés le centre de Kerpape à Ploemeur, qui avait fait grève début avril, la clinique mutualiste de Lorient, les maisons de retraite et centres de soins du Morbihan et du Finistère.

Selon Marc Bacci, délégué syndical, « les 2 000 salariés de la Mutualité ont perdu 16 % de pouvoir d'achat en 15 ans. Les premiers salaires sont inférieurs au Smic. » L'intersyndicale réclame une revalorisation des revenus, avec une priorité aux bas salaires. Elle exige aussi une amélioration des conditions de travail : « On nous met la pression en augmentant la charge de travail, sans accroître les effectifs, et parfois en les réduisant. Et la qualité des soins se dégrade. »


André Beaudic, directeur général adjoint de la Mutualité, a réitéré les mêmes propositions que début avril : revaloriser les bas salaires à 6,8 % au-dessus du Smic, et augmenter d'1 % le plafond de la prime d'ancienneté. Offre que la CGT et FO avaient déjà rejetée. « C'est le maximum que nous puissions faire. Notre budget est contrôlé. Les salaires se négocient au niveau national par la convention collective. »


Les salariés manifesteront cet après-midi lors du conseil d'administration de la Mutualité à Lorient.

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 09:20

28 avril 2010 -Le Télégramme


Les aides à domicile CGT -syndicat minoritaire- de l'ADMR ont fait un bilan de leur situation face aux difficultés que rencontre actuellement le réseau ADMR 29.

 

«Les personnels subissent de plein fouet les critères de gestion mis en avant par la direction de l'ADMR. La gestion du secteur de l'aide à la personne doit trouver une nouvelle forme qui permet de répondre aux réalités

d'aujourd'hui et de demain (...). La situation que connaît l'ADMR doit être prise comme une alerte pour l'ensemble du secteur au regard des besoins qui ne vont faire que progresser».

 

La CGT se dit favorable «à la création d'un service public adossé à l'associatif pour répondre aux besoins fondamentaux, sanitaires et sociaux(...)».

 

Le syndicat CGT appelle l'ensemble du personnel à se joindre aux manifestations organisées le 1ermai à partir de 10h30 à Quimper, Brest, Morlaix et Quimperlé.

 

Note:

 

Le NPA se prononce pour 2 nouveaux services publics: l'un pour la petite enfance et l'autre pour la vieillesse: "Nos mamies valent plus que leurs profits".

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 09:17

28 avril 2010 - Le Télégramme


Environ 130 personnes ont assisté à l'assemblée générale d'Eau et rivières, samedi après-midi, au Saint.


C'est en Centre-Ouest Bretagne, au Saint, que l'association Eau et rivières de Bretagne (ERB) a organisé son assemblée générale cette année, pour montrer son intérêt pour ce secteur de la Bretagne. Montrer son intérêt mais aussi ses inquiétudes et ses espoirs. Il a été rappelé qu'un projet d'implantation d'une méga-décharge par GDE (Guy Dauphin environnement) est envisagé à Plouray, qu'un projet de carrière est en cours à Arzano(Sud-Finistère), qu'un accord vient d'être donné pour l'installation d'une maternité porcine à Trébrivan, que les algues bleues prolifèrent et que les nitrates épandus dans les sols sont pointés du doigt dans l'apparition des algues vertes sur les côtes bretonnes. L'association note, par ailleurs, la volonté de WWF de classer l'Ellé en «rivière sauvage». La question de la qualité de l'eau et des rivières est donc particulièrement sensible dans le bassin-versant de l'Ellé.

1.400 adhérents

Le rapport moral du président, Camille Rigaud, indique qu'au lendemain du 40e anniversaire de l'association, celle-ci est toujours aussi déterminée pour agir pour une bonne qualité des rivières et zones humides.

 

Le riche rapport d'activité a rappelé les actions partenariales en réseaux(sur les thèmes de l'eau, risques sanitaires, éducation...), les actions pédagogiques, les participations à de multiples comités et commissions nationales, régionales, départementales sur des questions d'environnement (agriculture, déchets, mer...), les actions de communication, de formation et les actions en justice (marées vertes, Roundup).

 

Forte de ses 1.400 adhérents, dont 100 associations, ERB souhaite aujourd'hui poursuivre ses actions en multipliant ses interlocuteurs au niveau international et local, en mettant en place des réseaux, en agissant auprès des politiques et de la population, pour que des mesures soient prises collectivement pour un environnement en meilleure santé.

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 09:11

1ermailes38parGrandjouan

28 avril 2010 -Le Télégramme


Dans les Côtes-d'Armor, une intersyndicale associant la CFDT, la CGT, la FSU, Solidaires et Unsa appelle à «un grand 1er Mai unitaire».

 

Elle met, cette année, l'accent sur le maintien de l'emploi, l'amélioration des conditions de travail et du pouvoir d'achat ainsi que la pérennité du système actuel de retraites.

 

De son côté, la FGR-FP22(fédération générale des retraités de la fonction publique des Côtes-d'Armor) appelle, elle aussi, à rallier ces organisations syndicales le 1er mai.

 

À Saint-Brieuc, le rassemblement aura lieu au Parc des promenades à 10h30;

à Guingamp, sur la place du Champ-au-Roy à la même heure; et

à Lannion, à 11h, sur le parking de La Poste.

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 15:24

 

Plusieurs milliers de personnes, dont beaucoup de jeunes, ont manifesté le 25 avril à Beyrouth pour réclamer la laïcité, le mariage civil et un Etat de droit. Une exception dans un monde arabe travaillé par les conflits religieux et le confessionnalisme.


26.04.2010 |  Jeanine Jalkh | L'Orient-Le Jour


La manifestation a eu lieu à Beyrouth le 25 avril 2010

La manifestation a eu lieu à Beyrouth le 25 avril 2010


A Beyrouth, ils étaient 3 000 à manifester pour revendiquer un Etat laïc et affirmer qu'ils n'étaient plus d'accord pour jouer le jeu confessionnel. Ils étaient surtout venus faire acte de présence et clamer haut et fort que l'on ne peut plus les ignorer, ni ignorer leurs droits, revendiqués par plusieurs de leurs banderoles : "Le mariage civil, pas la guerre civile !", ou "Fatima et Tony s'aiment... Ça c'est un problème !", pouvait-on lire, une allusion claire au fait que le mariage civil n'existe pas au Liban. "L'important, c'est que tous les groupes marginalisés sont ici pour exiger un Etat pour tous", explique Hani, 24 ans. [Les défenseurs des droits des homosexuels étaient aussi très présents avec des drapeaux arc-en-ciel et des banderoles portant l'inscription "Homosexuels pour la laïcité".


Initié par un groupe de cinq jeunes Libanais qui aspirent depuis le mois de novembre dernier à mener le même combat qui a découragé leurs aînés de gauche, le rassemblement a fait boule de neige, grâce notamment au fameux réseau social Facebook et à un minimum de coordination, comme l'explique l'une des fondatrices du mouvement, Kinda Hassan. La spontanéité et le désir d'exprimer et de faire entendre leur ras-le-bol d'un système confessionnel a probablement été le second élément qui a déclenché l'initiative.

Aux cris de "Laïcité !", ils ont marché jusqu'au siège du Parlement pour défendre l'idée d'un Etat non confessionnel, tandis que les militants distribuaient des fleurs aux manifestants et aux forces de l'ordre.

La moyenne d'âge des participants était d'environ 25-30 ans, mais on a aussi remarqué la présence de jeunes couples, parfois issus de mariages mixtes, accompagnés de leurs enfants. On a pu voir aussi parmi les manifestants des militants de gauche de la génération précédente, venus applaudir, non sans nostalgie, ces jeunes qui avaient décidé de reprendre le flambeau. Une participation était d'autant plus notable que l'on pouvait reconnaître parmi eux plusieurs intellectuels.

Fait marquant, aucune personnalité politique, aucun parti, aucun leader spirituel ne figurait à ce rassemblement dont les organisateurs ont tenu, de toute évidence, à écarter toute exploitation ou récupération politique. Plutôt inédite, mais non moins significative, la présence de quelques diplomates qui s'étaient glissés discrètement parmi la foule – non pas par intérêt professionnel mais tout simplement pour soutenir l'initiative.

Caché derrière de grosses lunettes de soleil et un képi africain pour mieux s'assurer que son identité était bien camouflée, un diplomate européen s'empressait de souligner qu'il n'était "pas censé être là". "Je viens, malgré l'interdiction qui nous frappe en tant que diplomates, pour soutenir ce mouvement pour lequel j'ai énormément de sympathie. Par conviction, aussi, puisque je suis profondément laïc", dit-il.

Un autre jeune fonctionnaire d'ambassade, libanais cette fois-ci, qui a également tenu à garder l'anonymat, affirme être venu pour dénoncer la lourdeur des rouages administratifs qu'il doit subir à l'étranger, et, surtout, l'obligation de déclarer ses enfants comme appartenant à une communauté précise, malgré le fait qu'il soit laïc et marié à une étrangère. Ayant connu les affres des sélections effectuées sur base communautaire au sein des Affaires étrangères, il affirme, d'un ton survolté, qu'"il est temps que la méritocratie prenne le dessus si l'on veut construire un véritable Etat de droit, un Etat citoyen".

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 13:09

Enregistré dans : La Sarkozie — 25 avril, 2010 @ 2:14

  Alice au pays de Sarkozy

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 13:08

Enregistré dans : crise economique, anti capitalisme — 25 avril, 2010 @ 2:49

Eric Toussaint

40 000 milliards de dollars !

La crise financière de 1929

le lait était jeté dans les rivières

 

 

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L'autre grenelle de la mer

 

Le blog de solidarité avec

les camarades arabes

Revolution arabe 

 

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diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

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Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


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Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

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  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

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robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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st nnonon

 

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