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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 09:43

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 08:49

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20 avril 2010 Le Télégramme


Les opposants au projet de maternité porcine de Trébrivan vont passer à la vitesse supérieure. Après les divers communiqués dénonçant l'autorisation donnée par le préfet, une manifestation est prévue à Trébrivan le dimanche 9 mai, à partir de 16h, place de l'Église.

 

Elle est conduite par l'association Nature et patrimoine du Centre-Bretagne (NPCB), basée à Plouray (56). Son président, Erwan Chotard, lance un «eau-secours!» et sonne «l'alerte rouge après le feu vert du préfet». Il organise, ainsi un opéra-apéro géant de protestation afin de «lutter pour la dignité du paysan et du citoyen».

 

Il le réaffirme: «L'élevage industriel ce n'est pas de l'agriculture. Ce n'est que de la vulgaire production de matière animale. Après le remembrement, la désertification rurale?».

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 08:44

 

20 avril 2010 Le Télégramme


Quatre jours après la démission de Christian Maguet, Yves Derrien a été désigné, hier soir, nouveau président de l'ADMR du Finistère. Il a, par ailleurs, annoncé «une réduction des effectifs au niveau de la fédération».


Président du centre de soins infirmiers de l'ADMR de Bénodet depuis 2004, Yves Derrien, ingénieur à la retraite âgé de 65 ans, assurait déjà la présidence par intérim de la fédération depuis le départ de Christian Maguet, jeudi dernier. «Pas d'ambiguïté, je ne serai pas président de l'ADMR», avait-il pourtant expliqué dans la foulée de sa prise de fonctions «temporaire». Faute de désigner un nouveau président, la fédération prenait le risque de se voir placée sous contrôle judiciaire.

 

«Je ne voulais pas qu'il y ait un vide à la tête de notre fédération», a, pour sa part, déclaré Yves Derrien, hier soir, comme pour justifier ce brusque revirement de situation. Jusqu'à quand restera-t-il à la tête de l'ADMR? «Je ne sais pas. Seul l'avenir nous le dira», a-t-il ajouté, avant de faire part de son désir «de travailler dans la continuité de Christian Maguet».

Des salariés fixés lors du prochain CE

Par ailleurs, Yves Derrien a expliqué n'avoir qu'un seul objectif: «Réussir à maintenir notre activité. On sait que c'est possible. Maintenant que la réorganisation de la fédération est lancée, on doit pouvoir atteindre l'équilibre financier. On espère pour cela le soutien de nos différents partenaires (conseil général, Cram)». Cet équilibre financier, «qui ne pourra pas être atteint avant 2011», passera toutefois par «une réduction des effectifs au niveau de la fédération».

 

Quelle sera l'ampleur du plan social? «Il est trop tôt pour le dire. Un dossier de restructuration sera transmis au comité d'entreprise le plus rapidement possible pour consultation», a encore déclaré Yves Derrien. Actuellement, la fédération de l'ADMR du Finistère emploie 135 personnes. Ces dernières devraient être fixées sur leur sort dans les semaines à venir, très probablement début mai, lors de la tenue du prochain comité d'entreprise.

«Chasse au gaspi»


Plus généralement, le nouveau président a indiqué que «tout le monde devait maintenant faire la chasse au gaspi. Que ce soit dans la gestion des plannings ou dans celle du taux d'improductivité. On ne peut pas continuer à perdre de l'argent sur les prestations effectuées. Mais pour cela, il faut qu'on se remette en cause».

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 09:14
 de deux défenseurs de l’Hôpital de Carhaix.

Ce ne sont pas des criminels qui comparaissaient le 8 avril devant la justice, à Quimper, mais deux résistants qui ont tout simplement refusé d’accepter l’inacceptable.

 

Sans leur combat militant, sans la saine révolte de la population de Carhaix, il n’y aurait plus aujourd’hui ni maternité ni chirurgie dans l’hôpital de leur ville. D’autant moins criminels que, dans son jugement du 25 juin 2008, le tribunal administratif de Rennes avait donné raison aux Carhaisiennes et aux Carhaisiens en ordonnant la réouverture des services fermés.


Le ministère public a éprouvé bien des difficultés pour étayer une accusation fondé sur un dossier vide, qui ne tient pas debout, qui ne se base que sur des suppositions selon lesquelles lorsqu’on est présent à une manifestation où des pneus brûlent, on est susceptible d’avoir allumé le feu !


Les copains sont sortis de la salle du tribunal sous les applaudissements après que la juge a annoncé que le délibéré sera rendu le 27 mai à 13h30. Malheureusement, les logiques exclusivement financières du capitalisme font que le combat n’est fini, ni à Carhaix, ni à Pont-l’Abbé, ni à Douarnenez, ni ailleurs.


Ce sont tous nos services publics de proximité (santé, éducation, poste…) qui sont partout sacrifiés.


Aujourd’hui, au soutien de résistants comme les deux citoyens en lutte qui comparaissaient, demain auprès de tous ceux qui se lèvent contre les diktats de l’État sarkoziste, le NPA est prêt à pousser à nouveau la catapulte, symbole du combat victorieux de Carhaix et de sa population.


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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 09:03

19 avril 2010 -

Samedi, dans le cadre d'une journée de mobilisation nationale, paysans et sympathisants se sont mobilisés, à Questembert, pour dénoncer le système de la grande distribution.


Samedi, dans le cadre d'une journée de mobilisation dans différentes villes de France dont Questembert, paysans et sympathisants se sont mobilisés sur le parking du Carrefour Market pour dénoncer le coût social, environnemental, économique et sanitaire du système de la grande distribution et montrer que d'autres modes de consommation sont possibles.

 

«En 25 ans, la grande distribution (hypers, supers, supérettes, discounters...) a absorbé près de 90% du commerce de détail. Avec six centrales d'achat en France, elle exerce une pression sans faille sur les prix à la production», souligne un des paysans.

 

«De 1978 à 2005, les prix agricoles à la production ont diminué de près de 50%. Dans le même temps, les prix à la consommation sont restés stables en termes réels, venant gonfler les profits du commerce qui sont passés de 38 à 46%. Tandis qu'en 2009, les revenus des paysans ont connu une baisse moyenne de 34% en termes réels, après un autre recul de 20% en 2008», expose Francis Roy, responsable de la Confédération paysanne de Questembert.

 

Le 17 avril, c'est une date qui commémore le massacre de 19 paysans du Brésil par la police militaire alors qu'ils réclamaient l'accès à la terre. Depuis ce sinistre 17 avril 1996, chaque année à la même date, des actions sont menées par des organisations paysannes membres de Via Campesina pour la reconnaissance du droit à la souveraineté alimentaire.

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 08:52

 

Passage en caisse / lundi 19 avril par Jacques-Marie Bourget

Édouard Leclerc, le séminariste devenu épicier puis mammouth de la distribution, est accusé d’avoir été collabo pendant la guerre. Et il vient de se faire décorer de la Légion d’honneur par Nicolas Sarkozy


Ça fait du bruit dans Landerneau. Édouard Leclerc, le séminariste du coin devenu épicier, est accusé d’avoir été collabo pendant la guerre. Si la vieille histoire s’est réveillée, c’est que Leclerc vient de se faire décorer de la Légion d’honneur par Nicolas Sarkozy ; une médaille qui, à son revers, ne porte pas « Au bon beurre » mais « Honneur et patrie ».


Un journaliste et éditeur, Bertrand Gobin, estime qu’il n’y a pas assez d’honneur dans cette Légion-là. Gobin publie sur Internet l’histoire d’un Édouard Leclerc, âgé de bientôt 18 ans, rendant trop de visites à l’officier Schaad au siège de la Gestapo.


En 1944, Leclerc est emprisonné à Quimper. Sa famille, convaincue qu’il va être fusillé, mobilise l’aide d’une relation, Pierre Branellec, qui connaît des membres du comité de la libération du Finistère. Branellec confirme : les faits sont si graves que Leclerc risque la mort.


Tout s’arrange quand on conseille au jeune homme de jouer le fou. Il ne sera pas jugé car « irresponsable de ses actes », c’est ce qu’écrit la cour de justice au père de François Pengam, un résistant fusillé à 19 ans, qui estime Leclerc pas clair. Depuis, chaque fois que l’épicier a demandé une décoration, elle lui avait été refusée.

Edouard Leclerc - JPG - 23.5 ko
Edouard Leclerc
Dessin de Magnat

Notons qu’Antoine Veil, le mari de Simone, présent lors de la remise du ruban à son vieil ami, joue de malchance. Dans le passé, Antoine a déjà été confronté à un douteux compagnonnage au coeur du conseil d’administration d’Union de transports aériens, celui de Jean Leguay, adjoint du préfet René Bousquet, et représentant de la police de Vichy auprès des Allemands.

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 08:34

Andrea DUFFOUR

Depuis l’alerte google Alternatives au capitalisme j’ai récemment découvert l’existence de MARINALEDA, une commune de 2645 habitants en Andalousie « où Marx vivrait s’il était encore en vie, avec zéro chômage, zéro policier et des habitations à 15 euros par mois » (1). Une alternative au capitalisme réalisée à moins de 2000 km de chez nous et qui fonctionne depuis plus de 30 ans sans que je n’en aie jamais entendu parler ? A la première occasion, c’est donc sac à dos, train, bus et autostop que j’irai pour vérifier si cette belle utopie existe vraiment…


Comme c’est Pâques, je tombe en pleine Semana Santa. Au village voisin on m’avertit : « Leur maire est un fou, quand nous autres, Espagnols, faisons des processions religieuses, eux ils font la fête pendant 5 jours »

J’apprends que la fête de la paix qui tombe durant la Semaine Sainte y est effectivement une tradition depuis plusieurs années et beaucoup de jeunes de Sevilla, Granada ou Madrid ont rejoint les villageois. Des lectures, des films ou une conférence, en solidarité avec la Palestine, ainsi qu un appel au boycott des produits israéliens ouvrent les soirées de concerts et de fête. Pour les nuits, l’immense complexe poly-sportif reste ouvert pour loger les visiteurs de l’extérieur. Une première auberge est en construction.

En tant que membre de l’association de solidarité Suisse-Cuba, je m’étais déplacée pour voir s’il existait effectivement une expérience socialiste un peu similaire à la révolution cubaine ici en Europe et j’en ai eu pour mon compte.


Le droit à la terre et au travail


A Marinaleda aussi, il a fallu d’abord passer par une réforme agraire. « La lutte révolutionnaire du peuple cubain a été une lumière pour tous les peuples du monde et nous avons une grande admiration pour ses acquis », m’explique Juan Manuel Sanchez Gordillo, maire communiste, réélu depuis 31 ans. Il était le plus jeune édile d’Espagne en 1979. En 1986, après 12 ans de luttes et d’occupations où les femmes ont joué le rôle principal, ce village a réussi à obtenir 1 200 ha de terre d’un grand latifundiaire, terre qui a aussitôt été redistribuée et transformée en coopérative agricole de laquelle vit aujourd’hui presque tout le village. « La terre n’appartient à personne, la terre ne s’achète pas, la terre appartient à tous ! ».


A la ferme de la coopérative, EL HUMOSO, les associés travaillent 6.5h par jour, du lundi au samedi, ce qui donne des semaines de 39 h. Tout le monde a le même salaire, indépendant de la fonction. 400 personnes du village les rejoignent pendant les mois de novembre à janvier (olives), et 500 en avril (habas, haricots de Lima).


La récolte (huile d’olive extra vierge, artichauts, poivrons, etc.,) est mise artisanalement en boite ou en bocal dans la petite fabrique HUMAR MARINALEDA au milieu du village où travaillent environ 60 femmes et 4-5 hommes en bavardant dans une ambiance décontractée. Le tout est vendu principalement en Espagne. Une partie de l’huile d’olive part pour l’Italie qui change l’étiquette et la revend sous un autre nom.

 

« Nous avons la meilleure qualité, mais malheureusement, c’est eux qui ont les canaux pour la commercialisation » m’explique un travailleur de la ferme. Avis donc aux magasins alternatifs de chez nous pour leur proposer un marché direct…

Les bénéfices de la coopérative ne sont pas distribués, mais réinvestis pour créer du travail. Ça a l’air si simple, mais c’est pour cela que le village est connu pour ne pas souffrir du chômage. En discutant avec la population, j’ai pourtant appris qu’à certaines époques de l’année, il n’y a pas assez de travail dans l’agriculture pour tous, mais que les salaires sont tout de même versés. Comme à Cuba, l’habitation, le travail, la culture, l’éducation et la santé sont considérées comme un droit. Une place à la crèche avec tous les repas compris coûte 12 euros par mois. A nouveau, ça rappelle Cuba où l’éducation est gratuite, depuis la crèche jusqu’à l’université.


Les maisons auto-construites


Plus de 350 maisons ont déjà été construites par les habitants eux-mêmes. Il n’y a pas de discrimination et l’unique condition pour une attribution est de ne pas déjà disposer d’un logement. La municipalité met à disposition gratuitement la terre et les conseils d’un architecte, Sevilla fait un prêt des matériaux. Les maisons ont 90m2, deux salles d’eau et une cour individuelle de 100m2 où on peut planter ses légumes, faire ses barbecues, mettre son garage ou agrandir en cas de besoin.

 

Comme dans certaines régions à Cuba, un groupe de futurs voisins construisent ensemble pendant une année une rangée de maisons mitoyennes sans savoir encore laquelle sera la leur. Une fois le logement attribué, les finitions, l’emplacement des portes, les ouvertures peuvent être individualisées par chaque famille. Le loyer se décide en réunion du collectif. Il a été arrêté fixé à moins de 16 euros par mois. Les constructeurs deviennent ainsi propriétaires de leur maison, mais elle ne pourra jamais être revendue. (En dehors de l’auto-construction, j’ai rencontré une famille qui loue à 24 euros par mois ainsi que la seule ouvrière de la fabrique Humar Marinaleda qui vient de l’extérieur et qui paye, elle, 300 euros pour son logement. Les personnes qui souhaitent vivre à Marinaleda doivent y passer deux ans d’accoutumance avant une décision définitive).


Le coiffeur, qui fait plutôt partie de la minorité de l’opposition, est propriétaire de sa maison et se plaint de devoir travailler quand même. A ma question, pourquoi il ne vend pas sa maison à une des nombreuses familles espagnoles qui aimeraient venir rejoindre ce village, il dit qu’il y a tout de même aussi des avantages de rester ici. (L’opposition serait financée par le PSOE, Partido socialisto obrero espagnol, selon certaines sources).

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MARINALEDA - http://www.npa2009.org

Ce samedi de Pâques, les intéressé-e-s sont invités à la mairie pour une petite conférence. Le maire nous explique son point de vue sur différents points avant de répondre à nos questions. En voici quelques extraits ou résumés :


S’organiser


« Il faut lutter unis. Au niveau international, nous sommes connectés avec Via campesina, puis nous nous sommes organisés syndicalement et politiquement », nous communique le maire. Esperanza, 30 ans, éducatrice de profession, conseillère sociale bénévole de la municipalité, m’avait déjà expliqué ceci la veille au « syndicat », bar et lieu de rencontres municipal : « Ici, nous avons fait les changements depuis le bas, avec le SAT, syndicat de travailleurs d’Andalousie, anciennement SOC, syndicat fondé en 76, juste après Franco, et avec la CUT, collectif unitaire de travailleurs, parti anticapitaliste ».


Pas de gendarme


« Nous n’avons pas de gendarmes ici - ça serait un gaspillage inutile » Les gens n’ont pas envie de vandaliser leur propre village. « Nous n’avons pas de curé non plus –gracias à Dios ! » plaisante le maire. La liberté de pratiquer sa religion est pourtant garantie et une petite procession religieuse timide défile discrètement, sans spectateurs, dans le village en évitant la place de fête.


Le capitalisme


« La crise ? Le système capitaliste a toujours été un échec, la crise ne date pas d’aujourd’hui. L’avantage de la crise : le mythe du marché est tombé (...) Les réalités sont toujours les mêmes : quelque 2% détiennent 50% de la terre (…). Ceux qui veulent réformer le capitalisme veulent tout changer pour que rien ne change ! Dans le capitalisme, on a des syndicats de régime et non pas des syndicats de classe, il y a beaucoup d’instruments d’aliénation, pas de liberté d’expression, seulement la liberté d’acquisition (...) A Marinaleda, nous serons les premiers quand il s’agit de lutter et les derniers à l’heure des bénéfices. »


Démocratie


« Nous pratiquons une démocratie participative, on décide de tout, des impôts aux dépenses publiques, dans des grandes assemblées. Beaucoup de têtes donnent beaucoup d’idées. Nos gens savent aussi qu’on peut travailler pour d’autres valeurs qu’uniquement pour de l’argent. Quand nous avons besoin ou envie, nous organisons un dimanche rouge : par exemple certainement dimanche après cette fête, il y aura assez de jeunes volontaires qui viendront nettoyer la place ou préparer un petit déjeuner pour les enfants et tout ceci pour le plaisir d’être ensemble et d’avoir un village propre (…). La démocratie doit être économique et sociale, pas seulement politique. Quant à la démocratie politique, la majorité 50%+1 ne sert à rien. Pour une vraie démocratie, il faut au moins 80-90% d’adhérents à une idée. D’ailleurs, toutes nos charges politiques sont tous sans rémunération ».


Luttes futures et amendes…


Le maire appelle à participer à la grève générale annoncée par le SA pour ce 14 avril, en solidarité avec les sans terres en Andalousie qui ne bénéficient pas encore de leur droit à la terre et aussi pour nos revendications à nous. Il préconise aussi la nécessité de nationaliser les banques, l’énergie, les transports, etc. Nous devons 20-30 millions de pesetas (? euros?) d’amendes pour nos luttes différentes…


La culture, les fêtes


« Nous faisons beaucoup de fêtes avec des repas communs gratuits, et il y a toujours assez de volontaires pour organiser tout cela. La joie et la fête doivent être un droit, gratuites et pour tous. Ce n’est pas la mayonnaise des médias qui vont nous dicter ce qui doit nous plaire, nous avons une culture à nous. »


Expérience sociale unique en Europe


Avec un sol qui n’est plus une marchandise, mais devenu un droit pour celui qui veut le cultiver ou l’habiter, une habitation pour 15 euros par mois, du sport ou la culture gratuits ou presque (piscine municipale 3 euros pour la saison), un sens communautaire de bien-être, je pense pouvoir dire que Marinaleda est une expérience unique en Europe. Chaque samedi d’ailleurs, le maire répond également aux questions des villageois présent-e-s à la maison communale sur la chaîne de la TV locale. Cela nous rappelle l’émission « Alô présidente » de Hugo Chavez, un autre leader pour lequel Gordillo a exprimé son admiration.


La désinformation


Apaga la TV, enciende tu mente - Eteins la TV, allume ton cerveau, ce premier mural m’avait frappé, il se trouve jusqu’en face de la TV locale… A ma question en lien avec la désinformation, Juan Miguel Sanchez Gordillo me fait part de son plan d’écrire un livre sur « Los prensatenientes » – la demi-douzaine de transnationales qui possèdent les médias dans le monde. « Pendant que la gauche écrit des pamphlets que personne ne lit, la droite économique, la grande bourgeoisie, installe chez toi plein de canaux de télévision racontant tous les mêmes valeurs et propageant la même propagande mensongère. (…) Au niveau de l’information, l’éducation est très importante » et, en ce qui concerne le programme national de l’éducation, cela ne lui convient pas. Jean Manuel Sanchez Gordillo me confie donc qu’il compte venir bientôt en Suisse pour étudier notre système d’éducation qui est organisé au niveau cantonal... Probablement il pense que nous sommes une vraie démocratie avec des programmes scolaires indépendants du pouvoir…


Des expériences alternatives au capitalisme qui font peur


Par rapport aux médias, la question que je me pose à nouveau est la suivante : Pourquoi l’expérience de Marinaleda est si mal connue en Espagne ainsi qu’auprès de nos édiles ? Pourquoi Cuba, cas d’école au niveau mondial en ce qui concerne la désinformation, mérite un budget annuel de 83 millions de dollars de la part des Etats-Unis, consacrés uniquement au financement de la désinformation et des agressions contre ce petit pays ?

Y aurait-il des alternatives au capitalisme qui fonctionnent depuis longtemps et qui font si peur à certains ?


Andrea Duffour
Association Suisse-Cuba
http://www.cuba-si.ch

Pour plus d’information : http://www.marinaleda.com


(1) Nouveau Parti Anticapitaliste, http://www.npa2009.org, article du 10.1.2010

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 08:26


Jean-Michel Krivine *


La liste des 27 otages fusillés de Châteaubriand

La liste des 27 otages fusillés de Châteaubriand

Qui étaient les hitléro-trotskistes ? Il s’agit là d’une appellation qui ne dit probablement rien à beaucoup de lecteurs d’Inprecor, car il fallait être en âge de militer dans les années 1940 et 1950 pour avoir l’occasion de s’y heurter. Elle fut utilisée à cette époque par le Parti Communiste Français pour dénoncer les membres de la IVe Internationale. Sa naissance se fit à la Libération et sa disparition progressive après la mort de Staline, le « Petit Père des peuples » (1953), et surtout après le XXe Congrès du Parti communiste d’Union soviétique (PCUS), 1956.


Certains journalistes situent son début dans les années 1930 mais je pense qu’ils sont mal informés. Ancien militant du PCF (de 1949 à 1970), j’ai conservé beaucoup de littérature stalinienne. Je n’y ai pas retrouvé l’aimable expression dans d’anciens textes où elle eût mérité de siéger. L’exemple le plus convaincant, à mes yeux, est celui des trois Procès de Moscou (1936, 1937, 1938). Je possède les volumineux compte-rendus sténographiques des deux derniers (Piatakov, Radek, puis Boukharine, Rykov), édités à l’époque en français et à Moscou.


Si les mots « Trotski » et « trotskistes » se retrouvent dans de très nombreuses pages où ils sont martyrisés, le terme « hitléro-trotskiste » n’y figure jamais.


Un autre exemple. Prenons l’Histoire du Parti communiste (bolchevik) de l’URSS , rédigée par une « commission du comité central du PC (b) de l’URSS » (en fait, dit-on, par Staline) et publié en 1938. On y insulte copieusement les « trotskistes » mais pas les « hitléro-trotskistes ». Pas une seule fois.


Les fac-similés de La Vérité (1940-1944), journal trotskyste clandestin sous l’occupation nazie , ne mentionnent jamais l’appellation. C’est la même chose dans la brochure éditée en août 1945 par le Parti Communiste Internationaliste La lutte des trotskystes sous la terreur nazie : vers la fin, on y dit que la bureaucratie stalinienne « ment maintenant en nous traitant, de concert avec la bourgeoisie , d’“hitlériens”, de “diviseurs”, de “saboteurs”, de “provocateurs” », mais pas d’hitléro-trotskystes… Un chapitre s’appelle d’ailleurs « Nous sommes des “hitlériens”, des agents de la Gestapo ».


Il paraît vraisemblable que l’idée d’hitléro-trotskiser la IVe Internationale leur soit venue lorsqu’ils se sont fait traiter par la presse d’« hitléro-staliniens » après la signature du pacte germano-soviétique le 23 août 1939, rompu par les nazis au bout de presque deux années. Beaucoup de communistes ont eu du mal à s’en remettre.


La Vérité fut donc le premier organe clandestin résistant, sorti le 1er août 1940, alors que des cadres du PC (il ne s’appelait pas encore PCF…), sur ordre de Moscou, demandaient aux Allemands de pouvoir faire reparaître l’Humanité qui avait été interdite par Daladier en août 1939, juste après la signature du Pacte. Les Allemands étaient plutôt pour, mais Vichy bloqua le projet.


Après la Libération La Vérité n’obtint le droit de paraître qu’avec le numéro du 30 mars 1946. Ce qui retarda sa sortie légale et déchaîna la fureur du PCF c’est que l’organisation trotskiste avait refusé dès 1940 de se ranger sous la bannière anglo-américaine, derrière le général réactionnaire De Gaulle. Elle appelait certes à lutter contre le fascisme mais en demandant aux travailleurs de se préparer à prendre le pouvoir à l’issue de la guerre.

 

Par ailleurs elle se refusait à appliquer les mots d’ordre du PCF du genre « À chacun son Boche ! ». D’accord pour exécuter les SS, les officiers nazis, les types de la Gestapo mais pas les travailleurs sous uniforme. Plusieurs séries de tracts et de journaux en allemand furent publiés et distribués dans les casernes à des milliers d’exemplaires et une cinquantaine de soldats allemands (surtout en Bretagne) s’organisèrent, dont un certain nombre seront fusillés. L’action des trotskistes en direction des Allemands n’avait donc pas du tout la même orientation que celle du PCF avant l’entrée en guerre de l’URSS… ni même après…


Il est d’ailleurs intéressant de constater que lorsqu’il aurait dû parler de l’action résistante des trotskistes arrêtés en même temps que des communistes, ce fut le silence le plus complet : le 22 octobre 1941, 27 résistants étaient fusillés au camp de Châteaubriand. Parmi, eux il y avait 25 communistes et 2 trotskistes, Marc Bourhis et Pierre Gueguen, mis « en quarantaine » par les staliniens. Qu’en a dit le PCF  par la suite ? Jusqu’à la déstalinisation ce fut le silence le plus complet : en 1950 Marcel Cachin affirme encore que furent fusillés « 27 des nôtres », dont il donne la liste complète incluant Gueguen et Bourhis. Dans le manuel édité par le parti en 1964, Histoire du PCF, apparaît un discret changement : la liste des gens à exécuter aurait été modifiée par le ministre de l’Intérieur, Pucheu,  afin qu’elle comprenne presque exclusivement des communistes . « Presque exclusivement » et ne sont cités que six noms !


Une dernière note, personnelle : comme je l’ai signalé dans Inprecor, j’avais été « trotskisé » en 1946 (à 14 ans) avec mon adhésion aux Jeunesses Socialistes. Après que la direction du PS les eût dissous pour gauchisme, j’entrais au PCF en 1949, pour la « défense inconditionnelle de l’URSS » et… devins un bon militant stalinien, jusqu’à ce qu’un trotskiste, qui faisait de « l’entrisme » dans ma cellule de la Fac de médecine, finisse par me convaincre de reprendre mes positions de jeunesse. Je rejoignis la IVe Internationale en 1956 mais restai au PCF jusqu’en 1970. J’ai donc fait partie de cette assez rare catégorie des… « stalino-trotskistes » ! ■


* Jean-Michel Krivine, chirurgien retraité, est membre de la rédaction d’Inprecor. Il a successivement (et même simultanément) milité dans les Jeunesses socialistes (de 1946 jusqu’à leur dissolution par Jules Moch en 1947), le Rassemblement démocratique révolutionnaire (1948), le PCF (1948-1970) et la IVe Internationale (depuis 1956).


Bibliographie

► Michel Lequenne, Le trotskisme — Une histoire sans fard, Ed. Syllepse, Paris 2005.

► Yvan Craipeau, La Libération confisquée, Savelli/Syros, Paris 1978.

► Fac simile de La Vérité (clandestine - 1940 / 1944) et de Arbeiter und soldat, EDI, Paris 1978.

Les Congrès de la IVe Internationale, Tome 2 : L'Internationale dans la guerre (1940-1946), La Brèche, Paris 1981.

La lutte des trotskystes sous la terreur nazie, brochure éditée par le PCI août 1945.

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 08:22

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L’attitude récente de Jean-Luc Mélenchon à l’égard des journalistes nous donne l’occasion de revenir sur la (nécessaire) critique des médias.

Le président du PG s’est récemment fait remarquer dans les médias par deux prises de position qu’il n’est pas inutile de rappeler et de lier l’une à l’autre.

 

La première tient dans une défense d’Éric Zemmour, qui avait justifié les contrôles aux faciès en affirmant que « la plupart des trafiquants sont noirs ou arabes ». Mélenchon a déclaré : « Je connais Zemmour. Il ferait mieux de dire qu’il a dit une bêtise. Ce type n’est pas un raciste. C’est un brillant intellectuel, mais comme tous les intellectuels, il est têtu comme une mule. » Un « brillant intellectuel » Zemmour ? Sans juger de la qualité intellectuelle du polémiste (et de la fonction qu’il occupe dans le champ médiatique (1), on doit rappeler que celui-ci est l’auteur d’un ouvrage ouvertement sexiste – intitulé Le premier sexe (sic) – dans lequel il en appelait à un retour à la division traditionnelle des rôles sexués et justifiait l’existence des discriminations de genre. Était-ce nécessaire et urgent, pour le porte-parole d’une organisation de gauche, de venir à sa rescousse et de légitimer ainsi le discours d’un idéologue réactionnaire ayant toute latitude pour se défendre lui-même dans ses multiples interventions médiatiques (France 2, Le Figaro magazine, RTL, France Ô, Histoire, etc.) ?(2)


Le deuxième épisode l’a opposé à un étudiant en journalisme qui, lors de la campagne pour les élections régionales, l’interrogeait sur l’opportunité d’une « réouverture des maisons closes ».

Refusant de répondre sur ce point, et laissant entendre que la prostitution n’est pas une question politique, Mélenchon assénait : « Ça n’intéresse personne, sinon vous et votre sale corporation voyeuriste et vendeuse de papier. […] Avec moi vous parlez de choses sérieuses, vous parlez de politique et vos sujets de merde vous allez les faire avec des gens qui veulent répondre à la merde. C’est fini, tu fermes ta petite bouche, tu me parles de politique. Moi je te parle de médias et de ton métier pourri. […] Je veux parler du titre du Parisien, petite cervelle, pas de la prostitution ! ». En mêlant une juste critique de l’imposition par les médias de l’agenda politique et une haine – en partie mise en scène(3) – des journalistes, Mélenchon traîne la critique des médias dans la boue de l’anti-journalisme primaire et oublie que nombreux sont les journalistes à désespérer de la presse et de son inféodation aux pouvoirs économique et politique.

 

Combien de journalistes, précarisés par des directions uniquement soucieuses d’audimat ou de chiffres de vente, sont en effet condamnés à reproduire sans cesse les mêmes sujets formatés ou à endosser les logiques faciles du « scoop » ?


Au-delà, il faudrait mettre au premier plan – comme il arrive à Mélenchon de le faire – la question des facteurs qui expliquent l’état déplorable de la presse, son pluralisme anémié et son indépendance factice : l’appropriation de l’information par de grands groupes industriels et financiers, la soumission du secteur public au pouvoir d’État, la forte précarité dont les journalistes sont l’objet, l’urgence permanente dans laquelle ils travaillent, le pouvoir d’imposition des « éditocrates », la recherche par tous les moyens de la rentabilité immédiate, les conditions de formation des journalistes dans des écoles privées, etc.

 

Les médias se satisfont d’ailleurs très bien d’une critique d’humeur, qu’ils ont beau jeu de ramener à un procédé de communication politique ou, pire, à un refus quelque peu totalitaire de la liberté d’information.

Mais comment expliquer que tant de gens paraissent se satisfaire d’une telle critique et défendent une diatribe qui n’honore guère le président du PG ? Outre la défense du statu quo par les grands médias (qui s’acharnent bien entendu sur Mélenchon depuis quelques jours, généralement sans lui donner les moyens de se défendre4), c’est surtout qu’aucune organisation de gauche – et le NPA pas plus que les autres – n’a pris au sérieux et à bras le corps cette question en élaborant et en propageant une critique politique des médias. Celle-ci ne peut en effet se réduire, comme chez Bayrou lors de la campagne présidentielle de 2007, à une muleta que l’on agite pour conquérir une popularité à peu de frais.


Le champ médiatique constitue un obstacle spécifique pour toute politique d’émancipation en réservant la parole aux élites politiques et économiques, en rendant les luttes sociales invisibles ou en les réduisant à quelques clichés5, en proposant une lecture systématiquement compassionnelle des oppressions et en présentant comme utopique tout projet de transformation radicale de la société. À nous, y compris dans les grands médias, de populariser une critique et des propositions anticapitalistes dont pourraient s’emparer les mouvements sociaux – et les salariés du secteur ! – pour contester le pouvoir d’une minorité sur l’information et le débat public.


Léo Carvalho


1. www.acrimed.org/article3340.html
2. Ndlr : lire aussi Tout est à nous ! n°50
3. Voir l’article « Mélenchon pas les torchons et les serviettes » sur www.bakchich.info
4. www.acrimed.org/article3342.html
5. Voir l’article « Médias et Guadeloupe : une vérité bien ordonnée » sur www.npa2009.org

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 08:14

 

Video réalisée au Kan ar Bobl (festival de chant populaire). Les enfants de l’école publique bilingue breton/français de Kawan / Cavan (près de Guingamp) interprêtant en breton et en italien "Bella Ciao". Cela ravira Eric Besson et Jean Luc Mélanchon...
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