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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 09:41



Au Centre de tri postal de Rennes, 320 personnes travaillent au courrier, de jour comme de nuit, par petites équipes aux horaires différents. Malgré les difficultés à se rencontrer, cela fait plusieurs semaines que le mécontentement s'exprime dans différents services.

Le travail est avant tout physique : on charge et décharge avions et camions, on manipule des caisses et on trie du courrier au rythme des machines. La dégradation imposée par la direction de La Poste se traduit par de nombreux arrêts maladie de longue durée à cause de problèmes de dos ou de tendinites. Beaucoup de travailleurs se retrouvent inaptes à la manutention au bout de quelques années. Les remplacements pour congés maternité ou départs en retraite sont de plus en plus rares et en plus la direction prévoit la suppression de 14 emplois.

Face à cette situation, des assemblées générales improvisées en début de service se sont tenues au milieu du mois de mars en équipe de nuit et au service de relevage de jour. Lors de ces réunions, beaucoup dénonçaient l'absurdité du manque d'effectif alors « qu'il y a des chômeurs dehors qui pourraient être embauchés ! »

Les mêmes problèmes se posant dans tous les horaires, un préavis de grève a été déposé à l'initiative de la CGT, suivie par Sud, FO et la CFDT pour le 7 avril avec appel à un rassemblement de tous les effectifs dans l'après-midi du 8 avril.

Celui-ci a réuni une centaine de grévistes et plusieurs équipes étaient en grève à plus de 80 %. Cette mobilisation tombait juste au moment où la direction venait de rajouter au travail du Centre de tri de Rennes les trafics de Vannes et Saint-Brieuc en prévision de la création d'une plate-forme industrielle du courrier qui doit entraîner la fermeture des Centres de Vannes et Saint-Brieuc, fin 2011. Aucun emploi supplémentaire n'est prévu pour faire face à ce surcroît de travail !

Pour la direction, la productivité et la préservation du chiffre d'affaires de La Poste compte bien plus que nos conditions de travail. Cela explique que face à cette attitude une partie des grévistes aient tenu à continuer la grève au moins jusqu'au week-end. Et lors du rassemblement la majorité décidait de prévoir un nouveau préavis au cours du mois d'avril.

Personne n'a envie d'en rester là et les travailleurs sont de plus en plus nombreux à ne pas vouloir laisser la direction organiser ses mauvais coups sans réagir.

Correspondant LO

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 09:37

 Des opposants responsables... à l'égard du patronat

Alors que le gouvernement démarre sa série de « concertations » en vue de porter un nouveau coup aux retraites et que le patronat réclame avec de plus en plus d'insistance d'avoir toujours moins à cotiser, le Parti Socialiste commence à faire mine de s'opposer à la prochaine « réforme » des retraites.

Ainsi son porte-parole officiel, Benoît Hamon, a affirmé le 12 avril que l'allongement de la durée de cotisation reviendrait obligatoirement à la diminution des pensions, que l'âge légal de la retraite doit rester à 60 ans, qu'il faut abonder les caisses de retraite en augmentant les cotisations patronales, soit en taxant les revenus financiers jusque-là exonérés, soit en faisant porter les cotisations sur la richesse produite et pas sur les salaires versés, soit les deux.

Voilà au moins un ton différent du consensus régnant, y compris au PS, sur la prétendue « indispensable » réforme des retraites dont les travailleurs devraient se résigner à payer les conséquences.

Mais si Benoît Hamon s'oppose aux projets de la droite concernant cette réforme des retraites, c'est toutefois sans dire quels moyens il envisage pour l'empêcher de passer. Et surtout il n'est qu'une des voix d'un parti dont la position officielle n'est pas encore fixée.

Martine Aubry, qui avait commencé par dire qu'il était normal de travailler jusqu'à 62 ans, promet maintenant de réunir des spécialistes qui y réfléchiront. Avant que la loi ne soit votée au Parlement ? Avant qu'elle ne soit appliquée ? Ou seulement avant l'élection présidentielle de 2012 ?

De plus, bien des responsables socialistes, à commencer par Hollande et Valls, candidats à la candidature pour 2012, font entendre un autre son de cloche. Partant encore une fois de l'idée qu'une réforme serait indispensable, ils se prononcent, eux, pour l'allongement de la durée de cotisation. Ils tiennent en fait dès maintenant à se positionner en hommes politiques « responsables », prêts à demander aux travailleurs de faire les sacrifices indispensables... à la sauvegarde des profits patronaux. D'autant que tout ce qu'aura fait ou plutôt défait la droite quant aux retraites, un éventuel gouvernement socialiste n'aura plus à le faire.

C'est ce qui s'était passé avec la réforme Balladur qui, en 1993, avait commencé à augmenter le temps de cotisation au-delà de 37,5 ans et à faire passer la base de calcul des dix aux vingt-cinq meilleures années, entraînant une baisse progressive des pensions. Cette réforme, cette attaque contre les retraites, votée par une majorité de droite, avait été appliquée par la majorité et le gouvernement de gauche élus en 1997, le gouvernement Jospin, qui n'avait rien trouvé à y redire.

Et cela illustre bien mieux la politique du PS sur les retraites que tous les discours de circonstance de ces jours derniers et toutes les discussions d'experts.

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 09:35



La campagne orchestrée depuis des mois contre les retraites vient de grimper d'un ton, pour accompagner l'offensive annoncée par le gouvernement.

À la suite de ses entretiens avec les leaders des confédérations syndicales, le 12 avril, le ministre Eric Woerth a donné le la : il ne saurait être question de « négociations » : « On en parle depuis des années. Maintenant il faut agir ». Et de leur livrer un calendrier ponctué par la publication de divers « documents », la mise en place de divers « groupes thématiques », de nouvelles rencontres avec les « partenaires sociaux », avant d'aboutir, pendant l'été, à une présentation au Conseil des ministres puis au Parlement, dans l'idée d'un vote à la rentrée.

Un calendrier trop court, d'après les responsables syndicaux, comme François Chérèque qui souhaiterait « aller au fond des sujets », ou pour Bernard Thibault qui regrette que « le gouvernement refuse de créer les conditions d'un vrai débat sur les retraites dans le pays ». Et Jean-Claude Mailly de déplorer une « concertation » qui prend la forme d'une « confrontation »...

Et pourtant qu'y a-t-il d'étonnant à ce que le nouveau ministre du Travail, comme on l'y attendait, lâche les chiens de la prétendue « réforme » des retraites, l'élection régionale à peine oubliée ? Les bénéficiaires de celle-ci ne sont pas à chercher bien loin : les trois organisations patronales reçues par Woerth affichent leur satisfaction. Pour elles, il ne saurait être question de toucher aux revenus du « travail » - entendez : aux bénéfices -, ni d'une « taxation supplémentaire », précise le représentant de la CGPME, qui apprécierait une augmentation de la durée du travail, indexée sur l'espérance de vie.

Quant à Laurence Parisot, accompagnée pour le Medef d'un dénommé Pilliard - cela ne s'invente pas ! -, elle affecte un certain mystère sur ses propositions concrètes, tout en insistant sur la nécessité de préserver la « compétitivité du site France ». Il ressort néanmoins d'une réunion du Medef, commentée par Les Échos, que celui-ci verrait d'un bon œil une attaque tous azimuts visant à « travailler sur les différentes bornes d'âge et les durées de cotisation, tout en tenant compte de l'évolution de l'espérance de vie », le tout incluant une « harmonisation avec le régime de retraite de la fonction publique ».

Recul de l'âge légal de départ, augmentation du nombre de trimestres nécessaires à une retraite à taux plein, alignement à la baisse du calcul des pensions et refus d'augmenter les cotisations... patronales : tels sont les objectifs de l'offensive du patronat, appuyée par l'artillerie gouvernementale.

Dans un contexte politique où l'équipe sarkozyste juge urgent de donner des gages au monde de la finance, tout en resserrant les rangs de l'UMP derrière « un président qui tient ses promesses même s'il coule dans les sondages », cette attaque contre les retraites est une attaque brutale contre des millions de salariés, chômeurs, retraités et futurs retraités.

À celle-ci, le monde du travail se doit d'opposer une riposte d'envergure. Et le premier objectif doit être d'imposer le retour aux 37,5 annuités de cotisation et à l'indexation des pensions sur les salaires, et non sur un indice d'inflation trafiqué.

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 09:29

vendredi 16 avril 2010

Kris, le scénariste d'Un homme est mort, connaissait bien Pierre Cauzien, victime et témoin du 17 avril 1950, le seul à avoir eu accès aux archives de la manifestation, tenues secrètes pendant 60 ans.

La réalisation d'Un homme est mort, qui raconte l'histoire du film tourné à Brest sur la mort d'Édouard Mazé par le cinéaste René Vautier, s'est étalée sur quatre années de recherches, de repérages et de rencontres. La plus marquante fut celle de Pierre Cauzien. Quel témoin en or ! Un esprit vif, une mémoire ultra précise, un humour sans aucune amertume.


Amputé d'une jambe, à 26 ans, après avoir été blessé par balle le 17 avril 1950, il n'a pourtant jamais obtenu réparation. Victime et témoin, Pierre estimait que, pendant près de 60 ans, « on avait laissé le doute planer dans l'opinion, refusé de faire la lumière sur les responsables de ce drame social, camouflé un crime d'État en fait divers ».


Quand l'enquête s'est conclue par un non-lieu, « faute d'éléments concrets », il a tout essayé pour obtenir justice pour lui « et les victimes de la répression policière. » Il avait écrit à Gaston Defferre, ministre de l'Intérieur.


Dossier n°141W33


Après des décennies de non-recevoir, il a fini par obtenir, grâce à une dérogation présidentielle, l'accès aux archives départementales, pour quelques heures, avec interdiction de divulguer les informations. En cachette, il avait fébrilement pris des notes.


Après sa lecture, aux archives, du dossier n°141W33, sous-titré « Mort d'Édouard Mazé, tué par les forces de l'ordre », Pierre Cauzien était tout à la fois excité, écoeuré et abasourdi. Excité de voir enfin sa parole et la vérité corroborées par les preuves contenues dans les archives : les témoignages des gendarmes (de la brigade de Châteaulin) qui disent avoir tiré « pour sauver leur peau », le témoignage du capitaine Kerhoas et celui, remarquable de duplicité, du plus haut gradé présent, le commissaire Le Goan. Et le bilan des victimes parmi les forces de l'ordre : 36 policiers blessés, le plus gravement atteint souffrant d'une fracture du bras. En face, un mort, deux amputés, des dizaines de blessés.


Il était aussi écoeuré de voir que tous les responsables, jusqu'au plus haut niveau, étaient parfaitement informés, 48 heures après la manifestation, de la réalité des faits. Et que tous ont continué de mener tranquillement leur carrière tandis que les travailleurs manifestants, traités avec mépris, ont longtemps été stigmatisés. Comme Pierre, que le toubib de l'Arsenal surnommait « l'handicapé clandestin ».


Enfin, il était abasourdi par les rapports, anonymes, des renseignements généraux sur les réunions syndicales de l'époque : « En lisant ces rapports, j'ai eu des flashes de mémoire, je nous revoyais discuter, racontait-il. J'ai réalisé à quel point nous avions été infiltrés. »


Contre la mort, contre l'oubli


En 2011 sortira l'album Contre la mort, contre l'oubli, en hommage à Pierre Cauzien. Ce n'est pas la suite d'Un homme est mort, c'est une chronique de vie douce-amère, une nouvelle histoire promise à un homme devenu un ami. Alors que son militantisme a bouleversé sa vie, Pierre, délégué CGT et membre du PCF, n'a jamais renoncé à son combat humaniste.


Le livre inclura des témoignages historiques inédits, un DVD d'Avril 1950, de Bénédicte Pagnot, ainsi que le dernier documentaire de Vautier, consacré à la censure. Avec Etienne Davodeau, nous avons convenu que les droits d'auteur de Contre la mort, contre l'oubli iraient pour moitié à René Vautier, pour l'autre à Pierre Cauzien.

 

Lui, il nous a demandé de reverser ses droits au Secours populaire. Quelques jours avant sa mort, en 2009, Pierre regrettait de ne « pouvoir tenir jusqu'à l'ouverture des archives »... Cet album sera un testament collectif.

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 09:26
Social jeudi 15 avril 2010


Ils sont venus du Loiret (Orléans) pour manifester leur mécontentement devant le site de la Janais.

 

40 des 83 salariés licenciés de l’entreprise Proma basée à Gien ont voulu crier leur colère. Leur entreprise sous-traitante de rang 2 a été mise en liquidation judiciaire le 11 mars dernier.

 

Celle-ci livrait des armatures de sièges à la société Lear qui les transmettaient ensuite à PSA. « Quand on est sous-traitant de sous-traitant, on n’est pas entendu. Pourtant, les pièces arrivent bien chez PSA », se désespère Sylvie Geerts, déléguée CFDT.

 

Pour se faire entendre, les manifestants ont lancé et cassé des pièces devant le site dans un brouhaha de ferrailles. La direction n’a pas accepté de les recevoir. Dans l’après-midi, ils devaient se rendre à Guipry sur le site de l’usine Lear.

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 09:18

toc-toc

 

16 avril 2010


Hier, l'antenne brestoise de l'Adapei a dénoncé la décision de fermer trois Clis dans le Finistère. Des mamans ont témoigné de la nécessité pour les enfants de ces classes spécialisées.


«Nous dénonçons la décision de l'Inspection d'académie de fermer trois Classes d'inclusion scolaire (Clis) dans le Finistère (Kroas- Saliou à Plouzané, Paul-Langevin à Brest et Kerjestin à Quimper».

 

Daniel Meunier, membre de l'Association des parents et amis des personnes handicapées mentales (Adapei), est remonté: «Après enquête, nous nous sommes aperçus que ces classes seraient pleines à la rentrée prochaine. Ça pose un problème d'accès au droit à la scolarisation. Nous voulons faire jouer toutes les voix de recours qui sont à notre disposition pour faire changer cette décision. Nous avons besoin d'un avocat par Clis.

 

Dans le Finistère, il y en a dix. Nous lançons un appel à des personnes qui voudraient nous aider». Pour Daniel Meunier et Marie Le Bihan, membres de l'Adapei, l'analyse de l'Inspection d'académie serait contestable. «On nous annonce une fermeture sous trois ans qui serait indolore. Ça fera 120 places en moins, or il ya actuellement une liste d'attente de 118 enfants dans les IME. Les Clis sont un besoin pour les enfants qui souffrent de troubles cognitifs. Ils n'arrivent pas à entrer dans les apprentissages au même rythme que les autres».

Des mamans témoignent


Aux côtés de Marie et Daniel, Cécile Jégou et Cathy Balcon, deux mamans, témoignent, abondant le propos. «À 11 ans, Hervé, mon fils, diagnostiqué autiste, a, pour la première fois cette année, intégré une Clis, à Kerhallet. Il est encadré par une enseignante spécialisée et une infirmière. C'est, pour nous parents, un changement radical. L'an dernier, il était déscolarisé. En déprime. Il a même fait une tentative de suicide. En classe, il n'était pas dérangeant ? son handicap n'est pas forcément visible? mais il n'apprenait rien. Aujourd'hui, c'est le jour et la nuit, assure Cécile. Je n'ai plus à la maison une bombe à retardement. Il s'estposé, ne se sent plus isolé avec d'autres élèves comme lui. Son esprit s'ouvre. Il s'investit dans la lecture. Il est prêt à aller au collège mais dans une classe protégée...».

«Nous voulions une école ordinaire»

Eliaz, le fils de Cathy, âgé lui de 10 ans, souffre de trisomie 21. «Il y a un an, il était scolarisé en CP à Plouguerneau, avec le soutien d'une AVS. Ça n'a pas fonctionné. Eliaz a été déstabilisé. Il a fini sous les meubles de la classe. On nous a suggéré de le mettre dans une Clis. In extremis, nous avons trouvé une place à Ploudalmézeau et là, c'est le bonheur. Il est même accueilli dans d'autres classes, en art plastique, en breton. Il a été accepté... Aujourd'hui, il écrit, il lit. Il se met même aux mathématiques. S'il le pouvait, Eliaz irait même à l'école le dimanche. Et pourtant, nous avions tellement envie, pour lui, d'une école ordinaire...».

Une réunion est programmée à l'antenne de l'Adapei (8,rue Brizeux), le mardi 27 avril, à destination des parents et des sympathisants des Clis.

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 16:47

humour noir mamie

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 12:48


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La loi n’impose pas aux femmes de porter le voile. Mais la pression de la société semble plus efficace. Un climat de terreur empêche tout débat sur sa légitimité religieuse.


15.04.2010 |  Dalal Bizri | Al-Mustaqbal


Je me promène dans le souk de l’Azbakya entre les étals de livres. Je ne cherche pas un ouvrage en particulier. Mais je me mets à imaginer ce marché et ses environs il y a un siècle. L’ancien opéra, l’hôtel Al-Charq et la rue Adli. Comme je poursuis ma balade, un jeune en tenue islamique s’approche de moi, venu d’un autre temps, tranquille et léger. Il me tend un petit livre, comme il me lancerait une fleur. Le titre de l’ouvrage est “Le voile de la femme musulmane”. Cette invitation à porter le voile est la plus délicate qui puisse m’être faite dans les rues du Caire.

Tandis que Soumaya me raconte tous les jours ses mésaventures avec les porteuses de niqab (voile intégral), qui ne se laissent pas dissuader par le fait qu’elle soit chrétienne puisque sa religion est considérée comme une déviation, dans mon cas, l’injonction de porter le voile dans les lieux publics m’est souvent faite par des hommes. Que de fois l’ai-je entendue, dans le centre-ville, de la bouche d’hommes adultes ou de gamins chahuteurs. Mais elle peut aussi venir des femmes. La première fois, avec mon amie française Christine, qui a de longs cheveux blonds. Nous approchions de la station de métro lorsque j’ai entendu derrière moi des murmures, puis j’ai reçu un coup sur la nuque. Un groupe d’adolescentes voilées qui sortait de l’école m’a crié : “O femme, voile-toi !” On peut imaginer l’altercation qui a suivi cette agression et le scandale provoqué par l’attroupement des curieux. Christine est restée imperturbable. Elle n’était pas visée par les insultes et n’a pas reçu de coup sur la tête.


“C’est peut-être parce que je ne me sens pas concernée par ce qui arrive à cette société, sans doute parce que je suis une étrangère, parce que ma joie de vivre au Caire atténue les problèmes”, m’a-t-elle dit. Bizarrement, personne ne s’est approché d’elle pour la questionner sur le voile, ni la bousculer… Même pas une petite tape. Pourquoi moi, alors ? Sans doute parce que l’apparence de Christine la range parmi les étrangers, les vrais khawagat (Européens), et donc parmi les personnes protégées. Un autre jour, sur le quai du métro, des adolescents, des garçons cette fois, m’ont crié : “Perruca ! perruca !” Tous les passagers se sont joints aux jeunes pour un véritable festival de sermons. Des dizaines de regards étaient braqués sur moi, avec mes cheveux découverts, comme si j’étais nue.

Au cours d’anglais, les élèves sont des femmes venant du monde entier : Japonaises, Espagnoles, Françaises… Outre moi-même, il n’y avait qu’une autre Egyptienne, prénommée Amal, qui portait le voile. A la fin de la formation, notre enseignante nous a invitées à fêter notre réussite chez elle. Amal m’a demandé agressivement si j’étais musulmane. Je lui ai répondu par l’affirmative, ce qui l’a énervée davantage. “Alors, pourquoi ne portes-tu pas le voile ! ? Pourquoi ?” Les autres femmes se sont tournées vers nous pour comprendre ce qui se passait. Pendant qu’Amal poursuivait ses invectives, je le leur ai expliqué, tout en tâchant de garder mon calme. “En quoi cela la regarde-t-elle ? Qui est-elle pour te l’ordonner ?” demandaient les autres. Cela n’a pas empêché Amal de poursuivre son délire sur le voile, le Jugement dernier, la religion… jusqu’à gâcher la fête.

Le voile n’est pas encore imposé par la loi, mais c’est pire. Il s’agit d’une volonté collective “librement” consentie, d’un climat de terreur… Les organisations égyptiennes de défense des droits de l’homme ont beau répéter que le voile doit être un “choix personnel”, l’emprise des religieux a réussi à clore le débat. Quand on demande publiquement à une femme voilée pourquoi elle porte le voile, elle répond : “Parce que Dieu l’a voulu ainsi”, ou : “Parce que ma religion m’ordonne de le faire.” Mais, en privé, dans une conversation entre deux femmes, les réponses sont aussi diverses que les personnes…


Hoda porte le voile pour des raisons non religieuses, car elle ne considère pas que les versets du Coran l’imposent comme un devoir, mais pour une question d’identité. Alors, pourquoi le porte-t-elle ? Parce qu’elle estime qu’elle se trouve dans une confrontation culturelle avec l’Occident. Quant à Rania, elle a commencé à porter le voile quand elle vivait en Arabie Saoudite. Là-bas, porter le voile est “naturel”, explique-t-elle. Il ne faut pas se distinguer des autres.

 

Nourane, qui milite dans une association, porte le voile parce qu’elle sent que les gens ne l’écouteraient pas si elle n’était pas voilée. Dina, elle, s’est voilée pour trouver un mari. “Toutes mes amies étaient voilées sauf moi, raconte-t-elle, sans doute parce que ma famille est libérale. Un jour, je me suis aperçue qu’elles s’étaient toutes mariées. J’ai donc décidé de me voiler pour ­trouver un mari.” Kawthar est une militante de l’islam politique, qui s’oppose aux Etats-Unis et à Israël. Mounira s’est réveillée un beau matin et a pris la décision de porter le voile. Quant à Loubna, une ancienne gauchiste, elle le porte “en attendant que la tempête islamiste passe”.

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 10:36

 



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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 10:33

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Pour mettre en échec la contre-réforme libérale des retraites concoctée par Sarkozy et son gouvernement, un front unitaire de la gauche antilibérale est indispensable.


C’est donc Éric Woerth, nouveau ministre du Travail, qui donnait lundi 12 avril le coup d’envoi de la contre-réforme libérale des retraites, lors d’une première réunion de « concertation » avec les « partenaires sociaux » reçus successivement rue de Grenelle.On nous dit qu’elle fut « tendue », les organisations syndicales refusant d’emblée le calendrier proposé par le gouvernement. Il est vrai que le Medef et l’UMP piaffent d’impatience et aimeraient bien liquider, au plus tard pour septembre, un des acquis fondamentaux du mouvement ouvrier, misant sur la période des vacances d’été et sur un mois de décervelage de masse à l’occasion de la coupe du monde de football pour faire leur hold up. Sarkozy a l’intention de faire de la contre-réforme des retraites le point d’orgue de son quinquennat.


Sa réélection s’avérant chaque jour un peu plus incertaine, ses jours à l’Élysée sont désormais comptés et il lui reste peu de temps pour mettre en œuvre une politique antisociale de « sortie de crise ». Seule sa capacité à mener à bien le dossier des retraites pourrait rehausser son image au sein d’une majorité lassée par les échecs répétés du gouvernement (travailler plus pour gagner plus, vaccins contre la grippe A H1N1, taxe carbone, bouclier fiscal…).


Mais Sarkozy et son gouvernement, qui viennent d’essuyer une cuisante raclée aux élections régionales, ne disposent pas d’une légitimité suffisante pour prétendre s’attaquer seuls à notre système de retraite. Celui-ci constitue, au-delà des conjonctures économiques, un bien commun à tous les salariés fondé sur la solidarité entre générations. Pour parvenir à ses fins, le pouvoir devra compter sur le ralliement d’une partie de la gauche libérale, notamment du Parti socialiste qui multiplie les discours contradictoires : Martine Aubry déclarait en janvier accepter le principe du départ à 61 voire 62 ans, pour être contredite quelques jours plus tard par Henri Emmanuelli qui voit là « un très mauvais signal, un très mauvais symbole ». Benoît Hamon, porte-parole du PS, récent signataire de l’appel Attac Copernic, s’est vu désavoué par sa direction nationale dimanche 11 avril.


Les déclarations du front unitaire des organisations syndicales – pourtant indispensable au lancement de la mobilisation – cachent mal la fragilité de cette unité et des orientations contradictoires présentes au sein de l’intersyndicale. Il faudra tôt ou tard que chacun exprime sa stratégie et ses exigences revendicatives face aux propositions gouvernementales et à la montée en puissance de la campagne médiatique libérale.

 

C’est à un véritable travail de pédagogie populaire que les antilibéraux, les anticapitalistes et les équipes militantes de la gauche syndicale doivent se livrer sans tarder. Comme en 2005, lors du référendum sur le projet de Traité constitutionnel européen, nous ne devons pas craindre la confrontation avec les prétendus experts et les vrais gougnafiers qui vont polluer le débat !


Oui, nous mènerons de front la bataille d’idées avec une défense intransigeante des principales revendications que sont : le départ à 60 ans à taux plein, le retour aux 37, 5 annuités de cotisation que nous a volées Balladur, un taux de remplacement d’un minimum de 75 % du salaire, et pas de pension inférieure à 1 500 euros net par mois !
L’appel de la fondation Copernic et d’Attac signé par 400 personnalités : chercheurs, enseignants, économistes, philosophes, écrivains, militant-e-s politiques, associatifs, syndicalistes constitue une base solide pour créer partout des structures de mobilisation unitaires.


Le NPA s’active d’ores et déjà à la mise en place de ces collectifs partout où il est présent. Il mettra également toutes ses forces pour faire du 1er Mai une journée de manifestations massives contre Sarkozy et son gouvernement, contre le racisme pour la régularisation des sans-papiers et pour la défense de nos retraites.


Non, nous ne battrons pas en retraite !


Alain Pojolat

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