Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 11:01

 

Partager cet article
Repost0
13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 10:36

Manifestation après la fermeture d'Egunkaria en février 2003, à Saint-Sébastien (Egunkaria/DR)

 

(De Madrid) Accusés en 2003 d'appartenir à l'ETA, les cinq responsables du quotidien basque Euskaldunon Egunkaria ont été acquittés lundi à Madrid. Au nom du droit à la liberté d'expression, le juge critique la décision prise à l'époque de fermer le journal.


Il est l'heure de déjeuner, lundi, et Txema Auzmendi, 60 ans, s'excuse d'une voie amusée au téléphone depuis le Pays Basque : « Pardon, j'ai la bouche pleine. »


Une telle sérénité surprend alors que moins d'une heure plus tôt, le verdict est tombé dans le dossier Egunkaria, le seul journal rédigé entièrement en basque lorsqu'il avait été fermé par sur ordre de la justice en février 2003.

Ancien secrétaire du conseil d'administration du journal, Txema Auzmendi risquait quatorze ans de prison et ses confrères, Joan Mari
Torrealdai, Iñaki Uria, Martxelo Otamendi et Xabier Oleaga, entre douze et quatorze ans.


Tous étaient accusés par deux associations -Dignité et justice et l'Association
des victimes du terrorisme- d'appartenir à l'ETA et de soumettre leur publication à la ligne ordonnée par le groupe terroriste, qui aurait en outre utilisé le journal pour « se financer et blanchir des capitaux ».

Le parquet s'était distancé de l'accusation en demandant au tribunal de classer l'affaire. Certains des anciens accusés affirment en outre avoir été victimes de tortures lors de leurs arrestations en 2003.

Lourde atteinte à la liberté d'expression

Txema Auzmendi explique :

« J'ai bien dormi dimanche soir. J'avais la conscience tranquille car je sais que je ne suis pas un délinquant, mais c'est vrai que la sentence à venir était toujours là, comme une épée de Damoclès. »

Après sept ans de procédure, les 33 pages du verdict ont finalement été dévoilées lundi, vers 13 heures. Elles démontent les affirmations de l'accusation et comportent en outre des mots durs envers la décision du juge d'instruction de l'époque, Juan del Olmo, de fermer temporairement le quotidien.

Une décision qui « n'était pas habilitée directement par la constitution », souligne aujourd'hui le verdict, et qui avait à l'époque suscité une grande émotion au Pays basque, rapportée par la presse internationale.

Présidée par le juge Javier Gómez Bermúdez, la salle numéro 6 de l'audience nationale espagnole affirme ainsi que la fermeture, même provisoire, d'un quotidien représente « la plus grande restriction, suspension ou annulation radicale de tous les droits concernant l'émission et la réception d'information et d'opinion », affectant du même coup les droits des « éditeurs, professionnels de l'information, rédacteurs de presse, collaborateurs », mais aussi des « abonnés, lecteurs habituels et occasionnels -et de la société même. »

Dans le cas du journal Egunkaria, la fermeture a particulièrement porté préjudice aux « lecteurs en euskera (basque) qui ne pouvaient compter que sur cette publication quotidienne », du coup essentielle au « pluralisme, la plus grande valeur de notre système, aux côtés de la liberté », avance le verdict.

« Pas la moindre relation avec l'ETA »

Il conclut que l'accusation n'a pas pu prouver que les « inculpés ont la moindre relation avec l'ETA, ce qui implique leur acquittement ».

Le juge n'a pas trouvé non plus de signe de financement « illicite » du journal et affirme que rien :

« [Ne] démontre qu'il ait défendu les postulats du groupe terroriste ETA, reçu des ordres de celui-ci ou que ses dirigeants, spécialement les inculpés, aient été désignés, liés, aient collaboré ou obéi à ce groupe. »

L'ancien directeur du journal, Martxelo Otamendi, s'est réjoui hier auprès du quotidien El Correo d'un verdict qui, selon lui, innocente particulièrement les cinq inculpés mais blanchit aussi « l'entreprise Egunkaria » et ses « lecteurs, actionnaires, abonnés et annonceurs »

Plaintes pour tortures

Manifestation contre la fermeture du journal Egunkaria en février 2003 à Saint-Sébastien (Egunkaria/DR)

 

Ce dernier a d'autre part dénoncé l'Etat espagnol auprès de la Cour européenne des droits de l'homme pour avoir archivé sa plainte, ainsi que celles d'autres inculpés, qui affirmaient avoir été victimes de tortures au moment de leur arrestation en 2003.

Dans le verdict publié lundi, les juges soulignent que les tortures dénoncées par les inculpés sont « compatibles avec ce qui a été exposé dans le rapport médico-légal élaboré » dans le centre de détention. Mais qu'elles ne peuvent pas être démontrées par manque de « contrôle judiciaire suffisant et efficace des conditions d'isolement. »

Txema Auzmendi assure lui n'avoir pas été victime de torture physique. Le calme de ce sexagénaire se fissure toutefois lorsqu'il se souvient de la garde à vue passée en isolement à Madrid, après son arrestation :

« Je n'avais pas peur de la prison, j'avais travaillé avec de jeunes incarcérés et je connaissais le milieu, mais d'être maintenu en isolement sans défense… Ça a été très dur et il en reste quelque chose. »

L'accusation peut encore faire appel du verdict. Une autre plainte visant le journal pour fraude fiscale est encore en cours d'instruction.


Photos : manifestation contre la fermeture d'Egunkaria en février 2003, à Saint-Sébastien (Egunkaria/DR)

Partager cet article
Repost0
13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 10:18

Par Matilde Dugauquier, Ilya Boudraïtskis le Lundi, 12 Avril 2010


 

 

 

Les événements qui ont secoué la petite république du Kirghizistan – cinq millions d’habitants – bien qu’ils soient imparfaits, sont porteurs d’espoir pour un pays, voire pour toute la région, caractérisée par des régimes népotiques peu soucieux de la dégradation des conditions de vie de la population.

 

Ce mercredi 7 avril à Bichkek, capitale du Kirghizistan, des manifestants ont affronté les forces de l’ordre et prit d’assaut le Parlement, s’emparant ainsi du pouvoir et forçant le Président Kourmanbek Bakiev à prendre la fuite et à se réfugier dans sa ville natale d’Osh, au sud du pays. Plusieurs dizaines de personnes ont trouvé la mort sous le feu des policiers, quelques 1 000 autres ont été blessées et le palais présidentiel a été mis à sac par des pilleurs profitant de la situation.


Depuis lors, c’est l’ex-ministre des affaires étrangères et représentante de l’opposition Rosa Otounbaïeva qui occupe le poste de chef du gouvernement par interim. Des élections qu’elle promet démocratiques devraient avoir lieu d’ici six mois. Dans cette ex-république soviétique d’Asie centrale, aujourd’hui l’une des plus pauvres de la région, cela faisait des mois que le pouvoir en place était critiqué pour ses dérives autoritaristes.

 

La tension était montée d’un cran avec la fermeture de 3 journaux d’opposition dans le courant du mois de mars. Le mardi 6 avril, des manifestants se sont emparé d’un bâtiment gouvernemental à Talas, ville du nord-ouest du pays, créant un précédent qui a ouvert la voie à la prise de pouvoir par la population dans la capitale.


Force est de constater que les événements qui ont eu lieu mardi et mercredi ont énormément de choses en commun avec un modèle de révolution auquel on a plus assisté depuis longtemps: ils comportent des éléments ayant trait à une révolution de classe. Au Kirghizistan, cela n’avait pas été le cas en mars 2005 lors de la «révolution des tulipes» (1) qui avait porté le président Bakiev au pouvoir.

 

En effet, après cette «révolution», celui-ci avait presque instantanément adopté une politique répondant uniquement aux intérêts de l’oligarchie du pays et octroyé d’importantes propriétés à des membres de sa famille. Les représentants politiques l’ayant soutenu activement pendant sa campagne avaient rapidement rejoint l’opposition, qui prit alors la forme d’une coalition de partis bourgeois rongée par des conflits d’intérêt claniques et familiaux.


En revanche, ces 6 et 7 avril, c’est un véritable soulèvement populaire contre l’oligarchie qui s’est produit. La population est descendue dans la rue pour protester, entre autres, contre la hausse des prix du logement et la privatisation de secteurs tels que l’eau et l’électricité. Ces revendications étaient bien au cœur des manifestations qui ont abouti sur la prise du Parlement ; celles-ci n’avaient pas pour but d’instaurer un nouveau régime démocratique, mais bien de faire entendre des exigences concrètes.


Deux éléments sont à mettre en avant qui témoignent du caractère révolutionnaire du soulèvement de la semaine dernière : l’auto-organisation des manifestants d’une part, et la création d’organes de pouvoir d’autre part. Alors que la « révolution des tulipes » émanait d’en haut, de la classe dirigeante, cela n’est soit pas du tout le cas ici, soit d’une manière tout-à-fait détournée. Les leaders de l’opposition eux-mêmes ne s’attendaient pas à de tels débordements et ont pris peur face à l’ampleur de la mobilisation.


En outre, les kouroultaï – assemblées populaires traditionnelles - qui se sont formés suite au renversement du gouvernement ne peuvent certes pas être considérés comme des soviets en tant que tels, mais ils s’y apparentent en ce qu’ils constituent une forme d'organe de pouvoir.

 

À Talas, après avoir assailli le bâtiment de l’exécutif, la population a élu son propre gouverneur régional. À Bichkek, se sont ces mêmes assemblées populaires qui assurent le maintien de l’ordre : les forces de police ont été obligées de battre en retraite devant la colère des manifestants et se sont refugié dans un bâtiment de l’opposition. Les kouroultaï protègent notamment les magasins des pilleurs qui s’en donnent à cœur joie dans la capitale depuis quelques jours.


Cependant, on ne peut toujours pas affirmer que ce qui vient de se passer au Kirghizistan est une révolution à proprement parler. Pour qu’une révolution ait lieu, toutes les institutions qui constituent la base du pouvoir doivent être remplacées par d’autres, totalement neuves.

 

Toute conservation des instruments du pouvoir renversé amène automatiquement à ce que le nouveau pouvoir en place doive répondre des engagements de ses prédécesseurs et continue d’agir avec la même logique néolibérale. C’est particulièrement vrai pour un pays comme le Kirghizistan qui, du fait de son extrême pauvreté en ressources naturelles et de son faible développement industriel, se trouve dans un état semi-colonial et de dépendance impérialiste ; à la croisée des intérêts russes, chinois et américains.


À Bichkek, les nouvelles autorités ont d’ores-et-déjà commencé à agir à la manière de l’ancien gouvernement. Il ne fait aucun doute que Rosa Otounbaïeva est une représentante de l’élite politique kirghize : elle appartenait déjà à l’élite du parti pendant la période soviétique – quand elle était également professeur de philosophie marxiste-léniniste – , à l’indépendance elle a été ambassadrice du Kirghizistan à Washington puis à Londres et a, pendant toute sa carrière, rempli de nombreuses missions pour l’ONU. Sa principale tâche aujourd’hui est de rassurer les grandes puissances ayant des intérêts au Kirghizistan quant au contrôle de la situation dans le pays.


Suite au renversement du président Bakiev, les États-Unis ont interrompu leurs vols en direction de leur base militaire kirghize de Manas, point de passage obligé du ravitaillement de la FIAS (Force internationale d’assistance et de sécurité) en route pour Kaboul. Cette base stratégique faisant l’objet d’un contrat de bail non négligeable et nécessaire à l’économie du pays (60 millions de dollars par an), le nouveau premier ministre kirghize s’est empressé d’assurer aux autorités américaines qu’elle continuerait à fonctionner normalement sous le nouveau régime.

 

En ce qui concerne la Russie, celle-ci a déjà envoyé un nouveau contingent sur sa propre base militaire, à Kant, non loin de Manas et de l’aéroport civil. De plus, le numéro deux du gouvernement provisoire se trouve actuellement à Moscou pour des pourparlers sur une éventuelle aide économique de la Russie (2).


Malgré tout cela, des évènements tels que ceux qui ont eu lieu au Kirghizistan ne peuvent rester sans conséquences. La population a acquis une certaine expérience, et il faut dire que le refoulement des forces de police de toute une ville et la prise d’un palais présidentiel sont des moments qui ne s’oublient pas facilement, même une fois l’ordre rétabli.

 

Ainsi, bien que le soulèvement du 7 avril ait manqué d’une véritable force politique, un vent de révolution a bel et bien soufflé à Bichkek ce jour-là. Et il y a fort à penser que ce manque va être compensé par l’apparition d’une véritable organisation et d’une structure, car la population a démontré qu’elle n’avait plus confiance en la classe dirigeante. Dès lors, le nouveau gouvernement devrait sentir la pression venant d’en bas et faire des pas en avant. L’annulation de privatisations décidées par le président déchu Bakiev a déjà été annoncée.


Il convient de souligner également la réaction pour le moins préoccupée de la république voisine du Kazakhstan, qui a fermé sa frontière commune avec le Kirghizistan – située non-loin de Bichkek – et limité l’accès à internet pour ses citoyens (sur le serveur youtube il est littéralement impossible de consulter des vidéos liées aux événements de Bichkek). En outre l’Ouzbékistan et le Kazakhstan envisagent l’envoi de troupes sur les lieux, ce qui témoigne de la crainte d’une éventuelle « contamination » du reste de la région, où la situation sociale n’est pas beaucoup plus réjouissante qu’au Kirghizistan.


La « révolution des tulipes » répond au modèle des « révolutions des fleurs », ou « révolutions de couleurs », soulèvements réputés « populaires » et « spontanés » dont la première a eu lieu en Serbie en 2000, et qui sont en fait financées par des compagnies et ONG occidentales, dans le but d’installer des dirigeants prêts à servir leurs intérêts. S’y apparentent également la « révolution des roses » de Géorgie en 2003 et la « révolution orange » d’Ukraine en 2005.


La base de Manas est vue d’un très mauvais œil par la Russie et la Chine car elle constitue la seule infrastructure militaire permanente des Etats-Unis en Asie centrale. L’année dernière, Moscou a tenté de convaincre le président Bakiev de la fermer en échange d’un prêt de 2 milliards de dollars d’aide au développement.

 

Le bail américain ayant été revu à la hausse, la base a continué de fonctionner. Cependant, l’entente avec la Russie est capitale pour le Kirghizistan : jusqu’en 2008 la manne constituée par l’argent envoyé par les émigrés kirghizes de Russie représentait 45% du PIB du pays (Ces chiffres sont en nette diminution du fait de la crise). La Chine est également un grand bailleur de fond du Kirghizistan. À l’heure actuelle, les caisses du pays seraient pratiquement vides.


A Moscou, Matilde Dugauquier (LCR Belgique) et Ilya Boudraïtskis (Mouvement socialiste Vpered, Fédération de Russie)

Partager cet article
Repost0
13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 09:58

nuclear_explosion-1-.jpg
mardi 13 avril 2010

La semaine dernière, à Brest, le général Bernard Norlain était l'invité de l'Université européenne de la paix.

Trois questions à...

Bernard Norlain, général de réserve, directeur de la Revue de la Défense nationale.


Un monde sans armes nucléaires est-il imaginable ?


Oui, c'est imaginable et, surtout, absolument nécessaire dans le contexte stratégique actuel. Deux phénomènes le caractérisent. D'une part, la prolifération nucléaire avec la multiplication des pays qui possèdent ce type d'arme. D'autre part, la banalisation de l'arme atomique, ce qui signifie des perspectives d'emploi. Aujourd'hui, il y a un accroissement considérable du risque de conflit nucléaire.


En théorie, le nucléaire est pourtant l'arme dissuasive par excellence, celle du non-emploi...


En France, on est passé de la dissuasion du faible au fort, du temps de l'Union soviétique, à la dissuasion du fort au faible, ou du fort au fou. Cela conduit à l'emploi en premier de l'arme nucléaire, aux frappes préemptives et à une utilisation offensive. On parle désormais d'usage de l'arme nucléaire contre des centres de commandement ou de décision, et non plus seulement de frappes anti-cités. C'est la fin du tabou nucléaire. Or, personne ne peut dire qu'on saura contrôler cette réaction en chaîne. La seule solution, c'est un désarmement nucléaire général et total.


Obama annonce que les États-Unis n'utiliseront pas l'arme nucléaire contre un pays qui ne la possède pas. Est-ce une avancée significative ?


Je pense que oui. C'est une évolution importante dans la mentalité américaine. Cela veut dire qu'il n'y aura pas de nouvel Hiroshima. Obama a mis en marche une dynamique. Il dit aussi que les États-Unis ne développeront pas de nouvelles armes. C'est fondamental. Le processus de désarmement sera très long. Au moins 15 ou 20 ans. Raison de plus pour annoncer dès maintenant l'objectif.


 

Propos recueillis par Olivier MÉLENNEC

Partager cet article
Repost0
13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 09:45

868203_nono_298x224.gif

 

Bravo Nono! Au fait c'est l'Humanité ou le Télégramme?

Nono a acheté le même siège éjectable que Stéphane Guillon?

Partager cet article
Repost0
13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 09:40

617909_alguesok.jpg 

13 avril 2010 à 07h15


Le projet de la maternité porcine de Trébrivan, dont le feu vert a été donné jeudi par le préfet, continue à soulever des protestations. Dernière en date, celle de l’association "Halte aux marées vertes", d’Hillion.


Samedi, lors de leur assemblée générale, ses membres ont adopté, à l’unanimité une motion contre cet élevage de 883 truies. «Le préfet, reconnaissant que cette installation sera en zones d’excédents structurels disqualifie de lui-même ce projet», estime Michel Guillemot, son président.

Une décision a annuler
 


Dans cette motion, l’association «dénonce les cinq communes (sur les sept consultées), qui ont donné un avis favorable, et lui demande de revenir sur leur décision».

 

Par ailleurs, elle demande au préfet d’annuler sa décision. Elle lui rappelle «les termes sévères du jugement du 3 novembre 2009 de la Cour d’appel administrative de Nantes, à l’égard des services de l’État.

 

Il avait indiqué le lien de causalité entre les carences fautives des autorités de l’État, responsable de la protection des eaux et de la lutte contre toute pollution».

Partager cet article
Repost0
13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 09:37

p1-copie-1.jpg

13 avril 2010 à 07h20

 

Edouard Mazé, un ouvrier de 27 ans, a été tué d'une balle en pleine tête par les forces de l'ordre, le 17 avril 1950, en marge d'une manifestation ouvrière. A l'occasion du 60e anniversaire de cet épisode tragique qui a profondément marqué la mémoire brestoise, la CGT organise samedi prochain à Brest une commémoration.


Quelques jours après les faits, plus de 80.000 Brestois avaient suivi les obsèques du jeune syndicaliste, abattu dans des conditions sur lesquelles pèsent toujours aujourd'hui de lourdes interrogations. L'événement avait aussi provoqué beaucoup d'émotions à l'échelle nationale. Il avait notamment joué un rôle dans la démission de l'Abbé Pierre du groupe parlementaire du MRP au sein duquel il siégeait alors en tant que député.

 

un-homme-est-mort.jpg
 

 

"Un homme est mort"  


Un rassemblement est organisé samedi à 9 h 45, rue Kerabécam, au centre-ville, à l'endroit même où Edouard Mazé avait été atteint par le coup de feu mortel.

 

A 10 h 30, un dépôt de gerbe sera effectué sur la stèle qui lui est dédiée, à proximité de la Maison du Peuple. Il sera suivi de la lecture par le scénariste Kris, auteur de la BD "Un homme est mort" consacrée à cet épisode, d'une archive interdite de toute exploitation depuis 60 ans.

 

A partir de ce 17 avril 2010, de nombreux documents, y compris sensibles, deviennent consultables par le public. Des révélations sur cette affaire pourraient ainsi survenir prochainement.

 

Mort d'Edouard Mazé : commémoration samedi à Brest
Social lundi 12 avril 2010

Le 17 avril 1950, rue Kerabécam à Brest, les forces de l’ordre tirent sur des manifestants qui réclament une augmentation de salaire. L’un d’entre eux, Édouard Mazé, 27 ans, ouvrier du bâtiment syndiqué à la CGT, est tué d’une balle dans la tête. Six autres personnes sont blessées par balles, d’autres sont violemment frappées à coups de crosse.


L’événement a marqué la mémoire ouvrière brestoise.

 

Samedi 17 avril 2010, la CGT commémorera les 60 ans de la mort d’Édouard Mazé.

 

Un rassemblement aura lieu à partir de 9 h 45, rue Kerabécam, suivi d’un dépôt de gerbe sur la stèle de granit installée place Edouard-Mazé, en face de la Maison du peuple.

 

Kris, co-auteur de « Un homme est mort », fera une lecture publique de documents d'archives jusqu'ici interdits d'accès.

Partager cet article
Repost0
13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 09:12
ldd.jpg
Soutien à Claudia Contreras Contreras


 
Jeudi, 08 Avril 2010

La ligue des droits de l'Homme de Châteaulin centre Finistère porte son soutien à Mme Claudia CONTRERAS CONTRERAS épouse Goardou qui est sous la menace d'une expulsion rapide.

 

Madame Contreras Contreras vit en France depuis 2004, travaille en CDI, est intégrée dans la vie locale et associative et a toujours fait preuve de respect des règles démocratiques. Elle participe à la vie économique, sociale et humaine de Châteaulin.

 

Elle souhaite poursuivre sa vie à Châteaulin.

 

Son arrêté d'expulsion est à partir du 10 avril 2010 à minuit

 

 

La Ligue des Droits de l'Homme de Châteaulin a décidé de créer un comité de soutien auquel vous pouvez adhérer :

 

> J'adhère au comité de soutien

 

> Si vous représentez un collectif, une association, une collectivité, un parti politique,.. Merci de nous adresser un courrier à :


Ligue des Droits de l'Homme

Maison Pour Tous

5, quai Robert Alba

29150 CHATEAULIN

 

ou par courriel : contact@ldhchateaulin.org Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 

 

Soutiens déjà reçu :   

 

Mr Christian Ménard (Député du Finistère, Maire de Châteauneuf-du-Faou), Mr Jean-Jacques Urvoas (Député du Finistère), Mr Richard Ferrand (Conseil Régional de Bretagne, Conseil Général du Finistère), le Parti Socialiste (canton de Châteaulin), le NPA, l'association Polysonnance (Maison Pour Tous de Châteaulin), l'association RAPASS (Run Ar Puñs), le Théâtre du Miroir, LDH Brest, CFDT (Syndicat Général Agroalimentaire du Finistère), Mme Yolande Boyer (conseillère municipale de Châteaulin), Mr David Caron (conseiller municipal de Châteaulin), SNES-FSU Finistère, association Expression Citoyenne, LDH Dinan, CFDT du Conseil Général, collectif CGT Châteaulin, Daniel Le Bigot (adjoint au Maire de Quimper), Ligue de l'enseignement-fol du Finistère, Yannik Bigouin (conseiller régional de Bretagne), LDH Saint-Brieuc, Mr Jean-Pierre Bigorgne (Vice Président de Quimper Communauté), Mme Monique Prevost-Guerer (conseillère municipale Douarnenez), Mme Marie Madeleine Le Bihan (conseillère municipale Rosporden), Mme Marie France Deffay (présidente d'IDES, conseillère municiapale Moëlan sur mer), Mr Yohann Nedelec (Maire du Relecq-Kerhuon), Mme Sylvaine Vulpiani (Conseillère Régionale), Mr Kofi Yamgnane (Sursaut Togo),

 

 

 


Partager cet article
Repost0
12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 11:42

02095

 

Communiqué:

 

La Mairie de Paris s’apprête à inaugurer une «Esplanade David Ben Gourion» sur les quais de Seine, en présence du Président israélien Shimon Pérès. Il s’agit, selon le Conseil de Paris, de«rendre hommage à une personnalité exceptionnelle» et «d’honorer la mémoire d’un des plus grands hommes du 20ème Siècle».


Ce projet est une véritable provocation. Le NPA constate et regrette que cette décision résulte d’un vote unanime des groupes de la majorité municipale (PS, PCF, Verts).


Ben Gourion, 1er Premier Ministre de l’Etat d’Israël, est celui qui supervisa, entre 1947 et 1949, l’expulsion de 800 000 Palestiniens, qu’il commenta en ces termes: «Nous devons tout faire pour nous assurer que les Palestiniens ne reviendront jamais; les vieux mourront et les jeunes oublieront».


Qui plus est, à l’heure où Israël poursuit sa politique coloniale, raciste et meurtrière à l’égard des Palestiniens, ce geste ne peut être compris que comme un soutien explicite à un Etat criminel. On se demande si la Mairie de Paris a entendu parler du Rapport Goldstone, qui établit qu’Israël s’est rendu coupable de crimes de guerre, voire de crimes contre l’humanité, à Gaza.


Le NPA condamne sans réserve ce projet honteux et se joindra aux initiatives visant à le dénoncer. L’Etat d’Israël et ses dirigeants ne doivent pas être aujourd’hui honorés mais isolés, boycottés, comme le préconise la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanctions (BDS), dans laquelle le NPA est pleinement investi.


Le 11 mars 2010

 

une élue municipale démissionne du groupe socialiste

à Bertrand Delanoë


Ceci est ma lettre de démission du groupe socialiste et apparentés du
19 ème arrondissement.


J’ai été élue lors des dernières municipales, sur la liste conduite par
Roger Madec, dont le beau slogan de campagne était ” Vivre ensemble dans
le 19 ème “.


Nous avons eu depuis des désaccords. Je m’en suis expliquée.

Aujourd’hui, je ne peux cautionner, par mon appartenance au même groupe,
la décision de la Mairie de Paris d’inaugurer une “promenade Ben
Gourion”, en présence de Shimon Péres, président de l’état d’Israël.


C’est un soutien politique fort qui est envoyé au gouvernement
israélien, après tant d’autres (refus de faire de notre jeune
compatriote Salah Hamouri un citoyen d’honneur de Paris, refus
d’attribuer une rue à Yasser Arafat, contrairement à Itzak Rabin, alors
qu’ils ont reçu ensemble le prix Nobel de la Paix…).


Ce soutien politique, un an après les massacres de Gaza, alors que cette
bande de territoire palestinien est toujours sous blocus hermétique,
empêchant toute reconstruction, alors que la colonisation s’accélère à
Jérusalem-Est, ne peut qu’indigner tous les citoyens attachés à la Paix
et à la Justice.


J’ai été élue pour améliorer le “Vivre ensemble"dans notre République où
tous les citoyens sont égaux,  pas pour répondre aux demandes
d’organisations communautaires.


Bien sûr, je ne participerai pas à cette inauguration et j’appelle tous
mes camarades élus du Conseil de Paris et des Conseils d’arrondissements
à prendre la même décision.


Catherine Guillaume, conseillère du 19ième arrondissement.

Partager cet article
Repost0
12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 10:45

 

Partager cet article
Repost0

Contactez le NPA du Finistère

 

faou

 

UNE-190.JPG

 

cgt-gg.jpg

 

affiche_Peillon_Fioraso_BAT_0_0.preview.jpg

 

encart npa taille normale

 

 

nukleel-nam-bo-ket.jpg

accueil
*

Brest

06 42 22 96 37

brest.npa@gmail.com

 

Quimper

06 59 71 42 21

quimper.npa@gmail.com
 

Le blog sur les

questions maritimes

L'autre grenelle de la mer

 

Le blog de solidarité avec

les camarades arabes

Revolution arabe 

 

fermoez-fesse.jpg

Recherche

Actions !

Pour plus de détails voir les liens: 

 

diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

sortir-copie-1.jpg


manifestants-hopital-SUD-copie-1


Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


foto2-205-ebf3f

 

Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

laniion.jpg

  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

anti-r-1-r-copie-1.jpg

 


robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

nddk.jpg

 

yy.jpg

 

st nnonon

 

grece.jpg