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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 10:44

 



La vraie vie

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 10:37

 

 

 

Origine: le NPA de Pologne

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 10:27

Une autre voix sur le président polonais, celle du Comité de salut public :

 

Qu'un Lech Kaczynski se soit crashé en avion est plutôt une bonne nouvelle qui donnerait envie d'encourager Sarkozy à prendre plus souvent un Tupolev pour ses voyages.

 

Mais par delà l'hommage convenu et d'une rare complaisance pour une crapule morte - 20 mn de JT de TF1 hier soir, tout de même...un président de gauche sud-américain décédé dans les mêmes circonstances aurait-il eu droit à tant d'égards larmoyants ? -, c'est le portrait du défunt qui est fait par la Pravda Sarkozyste qui devient frappant quand à ce qu'il sous-entend de la mutation de la Réaction en cours.

"Conservateur et nationaliste, Lech Kaczynski affichait ses principes moraux. Il n'aimait pas les homosexuels et condamnait l'avortement. Il n'eut cependant aucun scrupule à s'acoquiner avec une radio intégriste (Radio Maryja) ouvertement xénophobe et antisémite -ce que lui même n'était pas- ou à s'allier à des partis extrémistes peu recommandables.(...)

 

 

la suite:link

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 10:08

humour noir mamie

C'est déjà sur l'âge du départ qu'a buté la création d'un régime de retraite pour les ouvriers en 1910.

 

JULES GUESDE. - Messieurs, ce n'est pas par plaisir, c'est par devoir que j'aborde la tribune ce soir et vous demande quelques minutes de votre attention. J'ai écouté tous les orateurs ou à peu près qui sont intervenus dans la discussion générale. Je n'en ai trouvé aucun qui ait osé faire l'éloge de la prétendue réforme qu'on nous demande de voter. Tous ont fait des réserves, tous ont indiqué des tares qu'ils ont considérées comme extrêmement graves, et ils ont ajouté : "Malgré cela, nous voterons la loi."


Certains ont dénoncé l'âge de la retraite : soixante-cinq ans. C'est à peu près, en effet, la retraite pour les morts, au moins dans certaines industries, dont aucun ouvrier n'arrive à une pareille vieillesse. D'autres ont insisté sur l'insuffisance des retraites qu'il s'agit d'organiser, et, quand on pense qu'elles vont d'un minimum qui n'atteint même pas six sous, à un maximum qui ne dépassera pas dix-neuf sous, je comprends très bien que la grande œuvre dont parlait M. Viviani, qu'il vous priait de confirmer après la confirmation du Sénat, paraisse, je ne dis pas à un certain nombre de mes collègues, mais à l'immense majorité ouvrière, comme une parodie de retraites.


Certains ont signalé le danger - nié, il est vrai, par d'autres - de la capitalisation; ils ont vu - et j'en suis - dans les millions prélevés sur la classe ouvrière et additionnés à ceux de la classe patronale, que l'on devra faire fructifier, auxquels il faudra faire rapporter (les intérêts, ils ont vu là un péril sérieux, étant donnée la société dans laquelle nous vivons, et où les Panamas ne sont pas l'exception, mais la règle, l'état de santé d'un régime basé sur le profit. (Rires sur divers bancs à droite. - Applaudissements sur quelques bancs à l'extrême gauche.)


Je n'invoquerai pas, à l'appui, les derniers scandales, parce que je veux être court, simple et limiter mon intervention à ce que ma conscience exige. Je laisse donc de côté les critiques déjà faites ou à faire et je m'arrête à cet article 2 qui, en instituant un prélèvement sur les salaires ouvriers, aggrave la misère ouvrière, rend plus pénible aux travailleurs le poids du jour et réduit les ressources familiales déjà insuffisantes.

 

Oui, cette somme de 9 francs par homme, de 6 francs par femme et de 4 frs. 50 par enfant, qui peut être doublée ou triplée par la présence à l'usine de deux ou trois enfants de douze, treize, quatorze ans, oui, ces 20 ou 30 francs peuvent manquer et manqueront à la vie ouvrière. Ils peuvent être la mort pour le " petit ", malade, auquel il deviendra impossible de procurer chez le pharmacien les médicaments nécessaires. (Protestations à gauche et au centre.) Et présenter une pareille diminution des moyens d'existence de tonte une classe comme une réforme, alors que c'est, laissez-moi employer le mot... (Nouvelles protestations à gauche. - Parlez ! parlez ! à l'extrême gauche.)


J'ai toujours eu l'habitude de parler librement dans cette Assemblée, et personne ne saurait m'accuser d'avoir jamais manqué de respect à un seul de mes collègues. (Applaudissements à l'extrême gauche.)


Si je mets quelque passion dans mes paroles, c'est que je ne parle pas pour parler, et lorsque je crois qu'il y a un crime qui est sur le point de se commettre, j'ai le droit et le devoir de me mettre en travers de ce crime.

Je disais que ces 80 millions par an enlevés à la classe ouvrière constituent un prolongement et une aggravation de l'exploitation patronale. Après l'employeur qui prélève sur le produit du travail ouvrier le plus qu'il peut, un maximum de bénéfices, de dividendes et de profits, vous voudriez, vous, pouvoirs publics, vous, élus du suffrage universel, ajouter une nouvelle prise à la prise déjà opérée : c'est ce qui me paraît impossible, et si j'osais aller jusqu'au bout de ma pensée, je vous dirais : Vous ne pouvez pas doubler le vol patronal d'un vol législatif. (Applaudissements sur quelques bancs à l'extrême gauche.)


Je peux me tromper, mais je me montre tel que je suis.

Lorsque je suis venu au socialisme, tel que je l'ai conçu, tel que je l'ai pratiqué, tel que je l'ai répandu le plus possible, qu'ai-je dit aux travailleurs ? Que le socialisme consiste essentiellement à mettre fin au prélèvement opéré sur le produit du travail de chaque jour par le patronat, c'est-à-dire à laisser entre les mains du producteur la totalité de son produit. Je leur ai dit : C'est là le but suprême et c'est dans la société nouvelle, lorsque la propriété des moyens de production sera devenue commune, administrée par tous les travailleurs au bénéfice de tous les consommateurs, avec lesquels ils ne feront qu'un, que ce régime pourra fonctionner.


Mais, en attendant, ce que nous devons, nous, socialistes, c'est vous aider, dans le partage du produit qui est la loi de la société capitaliste, à augmenter votre part et à réduire celle de l'employeur.


C'est là notre devoir et nous l'accomplirons jusqu'au bout. C'est ainsi que vous nous avez toujours vus nous dresser à côté et à l'appui des prolétaires réclamant une augmentation de salaire, c'est-à-dire demandant à conserver dans leurs mains une partie un peu moins maigre, un peu moins dérisoire, des richesses qu'ils sont seuls à créer.

 

Et pour la première fois, moi, socialiste, je viendrais, après avoir dit et redit pendant quarante ans : " Tout le produit du travail doit appartenir au travailleur dans la société renouvelée, et, dans la société actuelle, il lui faut reprendre le plus possible de ce que lui prend le capitaliste " ; je viendrais dire à ce travailleur : " Il faut réduire vos salaires ! C'est moi qui vais les réduire. " Je mettrais, moi, socialiste, ma signature au bas de cette réduction ! Non, non, c'est impossible.

 

Et en vous parlant de la sorte, je reste dans les termes où j'ai toujours été à cette tribune, où j'ai toujours pu m'exprimer librement. J'ai eu des adversaires, je n'ai même eu que des adversaires ; mais j'ai toujours pu les saluer comme ils m'ont salué eux-mêmes et je profite de ces rapports qui ont existé entre nous dans le passé pour aller aujourd'hui jusqu'au bout de ma protestation. Ce n'est pas d'hier, ce n'est pas d'aujourd'hui, c'est toujours que j'ai compris et réclamé les retraites ouvrières et paysannes sans prélèvement aucun sur le salaire, sans diminution de moyens d'existence déjà trop au-dessous des besoins les plus stricts, C'est ainsi que je me souviens qu'en 1894 j'ai déposé une proposition de loi dont le premier article était ainsi conçu :

- " Toute retenue sur les salaires en vue des caisses de secours ou de retraite est interdite. "

Cette affirmation, je n'ai cessé de la répéter devant vous et de la développer :

" Accepter que ce soit à des retenues sur les salaires que soit demandé le moyen de parer aux maladies et à la vieillesse ouvrière, ne saurait être admis par un socialiste. Le salaire suffit à peine aux besoins de chaque jour du salarié et contraindre ce dernier, pour ne pas manquer de tout à un âge qu'il n'est rien moins que sûr d'atteindre, à se priver sa vie active durant et à priver les siens du strict nécessaire, ce n'est pas améliorer sa condition, mais l'aggraver. "

Et j'ajoutais :

" C'est à l'employeur, à celui qui profite du travail qu'incombe l'obligation de prévoir Ies mauvais et les vieux jours des travailleurs et d'y pourvoir. De pareilles dépenses rentrent, sans conteste, comme la réparation et le renouvellement de l'outillage, dans les frais généraux de l'entreprise. C'est à la charge exclusive de l'exploitant que doivent être mis les ouvriers tombés malades ou usés à son service. "

C'était ma conviction d'hier, d'avant-hier, de toujours et de partout. Et elle n'a pas changé. Mais je ne viens pas ici, remarquez-le bien, vous pousser à la suppression de cette loi, si mauvaise que je la juge. Je viens vous proposer un moyen qui, selon moi, peut permettre de donner une raison d'être à une réforme qu'il m'est interdit d'accepter telle qu'elle est, qui paye avec de la fausse monnaie la dette que l'ensemble de la société a contractée vis-à-vis de la classe qui est sa providence, qui pourvoit à tous ses besoins et en dehors de laquelle il n'y aurait pas de vie sociale possible.


Je crois qu'il y aurait un moyen de faire disparaître ce qui est intolérable pour moi et pour plusieurs de mes collègues et d'aboutir tout de même à une loi de retraites qui pourrait être complétée et améliorée à bref délai. Ce serait de voter ma proposition ainsi conçue :


" La Chambre décide qu'il y a lieu de faire disparaître du projet de loi sur les retraites tous les prélèvements sur les salaires ouvriers et à demander les 80 millions ainsi disparus soit au monopole des assurances par l'État, soit à des impôts spéciaux n'atteignant que les privilégiés du capitalisme industriel et terrien. "


Outre ma signature, cette proposition porte celles de mes amis Bouisson, Lecointe, Etienne Rognon, Willm, Durre, Mille, Marietton, Vincent Carlier, Alexandre Blanc, Nicolas, Melin, Selle, Delory, Ghesquière, Betoulle, Allard, Thivrier, Constans, Roblin, Compère-Morel, Bedouce et Cadenat.


Qu'est-ce que nous vous proposons ? Simplement de continuer la discussion de la loi en faisant disparaître ce prélèvement sur les salaires ouvriers qui, pour nous, est criminel, homicide, et qui, dans tous les cas, m'obligera à voter contre votre loi.

 

Nous vous proposons de discuter tous les autres articles, d'aller jusqu'au bout du projet et de charger le Gouvernement qui est sur ces bancs de préparer d'ici la prochaine législature un projet d'impôt spécial, ou une monopolisation d'Etat qui comble le déficit de 80 millions que la suppression de la contribution ouvrière aura creusé dans votre loi, laquelle n'aura pas subi la moindre atteinte et ne subira pas le moindre retard, puisqu'elle pourra être complétée et votée d'ici la fin de mai, alors que M. Viviani lui-même vous l'a déclaré, ce n'est que dans le budget de 1911 que les retraites pourront être définitivement organisées et entrer en fonction.


Donc, pas d'ajournement, mais un grand soulagement pour la conscience humaine. Cette suprême satisfaction de se dire : nous ne nous sommes pas penchés sur les petits, sur les pauvres, sous prétexte de leur venir en aide, simplement pour fouiller dans leurs poches et les dévaliser. Avouez que ce sera quelque chose si nous échappons à un pareil cauchemar, à une pareille responsabilité !

 

C'est pourquoi j'insiste, pour que, dans l'article en discussion, vous supprimiez seulement la partie correspondante à la contribution ouvrière obligatoire. Pour le reste, continuez à discuter et à voter la loi, ce n'est pas moi qui m'y opposerai, si mauvaise, une fois encore, que je puisse la trouver. (Applaudissements à l'extrême gauche.) Mais effacez de votre projet de retraites ce qui le rend absolument intolérable.


Tout à l'heure, quand j'entendais M. Viviani parler de l'assurance qui a été instituée en Allemagne, non pas seulement contre la vieillesse, mais contre l'invalidité et contre la maladie, savez-vous à quoi je pensais ? C'est que, au moment où le Reichstag a été saisi de cette triple loi par Bismarck, il ne s'était pas trouvé un seul député socialiste pour la voter. Voilà comment et pourquoi le socialisme se développe de l'autre côté des Vosges...

On a parlé ensuite... Je vous demande pardon, j'aime mieux m'arrêter. (Parlez ! parlez !)


J'insisterai donc, avec votre permission, sur un point. A l'appui des 80 millions de salaires enlevés aux travailleurs, M. Viviani a fait remarquer que, grâce à cette contribution forcée, ce sera la première fois, que la dignité ouvrière aura été sauvegardée, l'ouvrier ne s'étant pas courbé pour recevoir. Il a parlé des ouvriers anglais, qui seraient au régime de l'aumône, paraît-il, parce que, dans les pensions de retraite instituées il y a peu de temps, aucun versement ouvrier n'a été introduit, le ministre des finances ayant répondu à ceux qui voulaient obliger les ouvriers à apporter leur quote-part : " La classe ouvrière paie déjà bien assez ; c'est elle qui, directement ou indirectement, alimente le budget tout entier. Nous ne saurions exiger d'elle une contribution particulière ".

La dignité du prolétariat consisterait donc, pour M. Viviani, à se laisser dépouiller et dévaliser. Alors que ce qui est vrai, c'est que tout ce que vous pouvez lui attribuer n'est et ne peut être qu'une restitution, c'est un acompte sur le TOUT qui lui est dû (Très bien ! très bien ! sur divers bancs à l'extrême gauche) et qu'il aura à reprendre lorsqu'il sera suffisamment organisé et fort. (Applaudissements sur divers bancs à l'extrême gauche.)

Excellente citation,qui vient à propos. Malgré la grande différence des contextes,la pensée de Jules Guesde est toujours d'actualité. Et ses successeurs,rue de Solférino,feraient bien de s'en inspirer...

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 10:06
Par Isabelle Lucas  Lundi, 12 Avril 2010


 

L’initiative du comité «financer l’avortement est une affaire privée – alléger l’assurance maladie en radiant les coûts de l’interruption de grossesse de l’assurance de base» a déjà récolté 20 000 signatures en un mois, «succès» inquiétant.

 

Une raison supplémentaire, s’il en fallait, pour mener campagne sans relâche. Que lancer une initiative visant à radier le remboursement de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) de l’assurance maladie soit de l’ordre du possible révèle la fragilité du droit à l’avortement. Dans leurs discours, les tenants de l’ordre moral se gardent bien de formuler des attaques frontales contre ce droit acquis de hautes luttes.


Cependant, l’accès matériel à une IVG reste un facteur crucial dans le choix qu’ont les femmes de laisser croître ou non l’embryon qu’elles portent en elles. En ce sens, c’est bien un coup droit qui leur ait asséné essentiellement par des hommes (19 hommes pour 8 femmes dans le comité) rattachés en majorité à l’UDC et au PDC. Les membres du comité ne sont pas quelques illuminés réactionnaires. Leurs attaques décomplexées sont bien le signe d’un contexte propice au retour en force des valeurs les plus conservatrices, dont l’initiative anti-minarets a ouvert la brèche. Racisme et sexisme, les deux faces d’une même médaille, prennent de l’envergure dans un contexte de crise.


Coûts de la santé, un prétexte


Cette initiative réaffirme la domination des hommes sur les femmes mais aussi celle des riches sur les pauvres, des suisses sur les non-suisses et des adultes sur les enfants. En effet, les femmes les plus précarisées paieront les frais les plus élevés: migrantes, très jeunes, peu éduquées et pauvres. Les mieux loties, pour autant qu’elles portent en elles l’omo oeconomicus, pourront toujours souscrire à une complémentaire en prévision du risque, soutien Elvira Bader (conseillère nationale PDC). Pour les autres, il faudra payer de sa poche.


Un avortement coûte entre 1 000 et 2 000 frs, une somme énorme pour celles qui peinent à boucler les fins de mois mais des pacotilles pour l’assurance maladie. En effet, l’IVG ne représente que 0,02% du coût total de la santé. L’argument du coût est donc totalement dénué de fondement. Pour Elvira Bader: «Ne plus rembourser l’avortement doit pousser les femmes à prendre conscience de ce qu’elles font. Elles avorteraient moins facilement si elles payaient l’intervention de leur poche». En France, où la contraception est gratuite, le nombre d’avortement n’a pas diminué.


Une morale hypocrite


C’est donc bien le rappel à l’ordre moral et la volonté d’affaiblir le principe de solidarité de l’assurance maladie qui sont au cœur de la campagne. La maternité renvoie tantôt à l’œuvre de Dieu: «Chaque enfant mis au monde apporte, non seulement à la famille, mais aussi à l’Etat, tant de bien qu’on ne peut en aucune manière l’évaluer en monnaie» (Peter Föhn, conseiller national UDC) tantôt à la part du diable (le «meurtre abominable» dénoncé par l’association Mamma sur son site internet par les mots d’une angélique fillette).

 

Valérie Kasteler-Budde (PEV, co-présidente du comité) évoque, pour sa part, une «solidarité morbide» et considère que «la question est de savoir si je veux ou non participer au pot commun qui rembourse une intervention que mon éthique condamne». Ne prépare-t-elle pas le terrain pour supprimer de l’assurance de base les soins auxquels ont droit, les sidéens, les fumeurs, les alcooliques et pourquoi pas les femmes battues?


En Suisse, une femme sur 5 ou 6 aura au moins un avortement dans sa vie. Le taux d’IVG reste l’un des plus bas du monde et il est stable depuis plus de dix ans. Pour Maïté Albagly, secrétaire générale du Mouvement français pour le planning familial: «Il subsistera toujours un nombre incompressible d’IVG: les femmes ne sont pas des machines, et on ne peut pas leur demander de maîtriser parfaitement leur fertilité sur trente-cinq ans! ». En Suisse, le planning familial met l’accent sur les risques probables d’une telle initiative. Notamment, le recours aux méthodes «do it yourself » (médicaments achetés au marché noir ou sur internet), comme en Italie qui finissent le plus souvent à l’hôpital.


Pourquoi les femmes avortent-t-elles?


Les raisons les plus souvent citées sont une relation de couple difficile, l’incompatibilité de la formation ou de l’exercice d’une profession avec un enfant. La clause de détresse, qui doit être invoquée au cours des douze premières semaines pour pouvoir avorter, est peu mentionnée. Selon une jeune mémorante, cette notion est «un compromis politique destiné à rassurer ceux qui craignent une banalisation de l’avortement». Les témoignages de femmes mettent systématiquement en avant la question de la culpabilisation provenant non seulement de l’entourage mais également du personnel soignant. Il existe encore des médecins qui leur font payer, par la douleur et l’humiliation, leur décision d’interrompre leur grossesse.


Le droit à l’avortement, ébréché en Suisse par cette initiative, l’est de façon très poussée en Europe de l’est et aux Etats-Unis. Cette tendance nécessite une lutte non seulement pour maintenir les acquis mais encore pour exiger que les pouvoirs publics injectent massivement des fonds dans la prévention comme c’est le cas aux Pays-Bas. Il est également indispensable que les moyens contraceptifs deviennent accessibles gratuitement pour toutes les femmes quel que soit leur âge ou leur statut administratif ou politique.


Paru dans le quinzomadaire suisse « solidaritéS » n°165 (26/03/2010)

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 09:55

 

12 avril 2010 Le Télégramme


Les victimes de l'amiante ne sont pas prêtes à lâcher un centimètre carré de terrain. C'est en substance ce qu'a rappelé l'assemblée générale de l'Association départementale des victimes de l'amiante (Addeva) du Finistère et des Côtes-d'Armor, réunie samedi à Brest.

 

Riche de plus de 1.400 adhérents mais durement touchée par les 32 décès d'amiante en 2009, l'association présidée par Étienne Le Guilcher entend faire à nouveau feu de tout bois pour accélérer le rythme de la justice et prêter une attention spéciale aux dossiers qui grossissent substantiellement l'ordre du jour du tribunal des affaires de sécurité sociale.

Marine marchande et droit pénal


Pour ce faire, l'assemblée a une nouvelle fois invité MeMichelLedoux l'avocat par qui le scandale a éclaté publiquement il y a une dizaine d'années. Lui non plus ne désarme pas et entend bien se servir des nouvelles dispositions de la loi pour porter encore plus avant le scandale de l'amiante. «Jusqu'à maintenant, les marins de commerce ne pouvaient pas soulever la faute inexcusable de l'employeur en raison d'une loi de 1938 qui le leur interdit.

 

Depuis qu'il est possible de soulever devant un tribunal l'exception de constitutionnalité, nous travaillons sur des dossiers de marins de commerce que nous présenterons à Brest afin que le tribunal saisisse le Conseil constitutionnel pour qu'il reconnaisse le caractère discriminatoire de cette loi», explique le plaideur.

 

Ces dossiers devraient être audiencés dans les mois à venir. Me Ledoux entend encore appuyer sur la gâchette pénale depuis que le pôle santé a procédé à des mises en examen en matière d'amiante qu'il avait lui-même initiées. «Le juge d'instruction vient de procéder à l'audition des hauts fonctionnaires du ministère du Travail, en qualité de témoins. Nous avons une belle preuve d'énarchie et de gens au courant de rien. La haute fonction publique, quoi», sourit presque l'avocat.

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 09:52

 

12 avril 2010


Le feu vert à l'exploitation de la maternité porcine collective de Trébrivan, donné jeudi par le préfet, satisfait la chambre d'agriculture des Côtes-d'Armor. Pas l'UDB qui le dénonce... vertement.


«Je salue cette conclusion qui met un terme à un dossier auquel la chambre d'agriculture a apporté un soutien sans faille», indique, ainsi, dans un communiqué, son président Olivier Allain. Il s'explique : «Ce projet, porté par cinq agriculteurs aux exploitations modestes, est un modèle en termes d'approche environnementale, sociale et territoriale.

 

Il consiste à mettre aux normes ces élevages, sans augmentation de cheptel, avec un mode d'organisation collectif pour le naissage des porcelets. La pertinence de cette réflexion permet de réduire de 12% la production d'azote actuelle et de 65% les rejets d'ammoniaque, d'assurer la pérennité d'exploitations toujours plus respectueuses de l'environnement qui individuellement n'en auraient pas les moyens...Pourtant, des voix s'élèvent pour contester cette démarche vertueuse. Ceux-là même qui exigent que l'agriculture soit irréprochable quant à la préservation des milieux et d'un tissu rural vivant (...). Notre société n'est pas à une contradiction près. Gageons que la raison l'emporte sur l'idéologie».

L'UDB: «Après nous, le déluge»

Pour sa part, l'Union démocratique bretonne, est de ces voix qui contestent : «Cette annonce du préfet Fargeas a de quoi surprendre. Ce même préfet dans, son rapport confidentiel d'août dernier, indiquait que la prolifération des algues était due à l'azote et aux effluents (lisier ou autres).

 

Et aujourd'hui, il souligne que ce projet n'a rien à voir avec la question des algues vertes, ignorant (?) les conclusions de la cour d'appel de Nantes qui a condamné l'État, à deux reprises, pour sa responsabilité avérée dans le fléau des algues vertes», s'étonne sa porte-parole Mona Braz. «Or, le taux de pression azotée de la SCEA de Kerana de Trébrivan est de 110 kg à l'ha.

 

C'est, certes moins que les 170 kg autorisés par la loi, mais encore trop pour atteindre les objectifs de 2015 (...)». Et elle pose une question: «Les maires qui ont accepté les plans d'épandage sur les territoires des communes de Trébrivan et alentours, sont-ils conscients de leur responsabilité?». Avant de constater : «L'attitude de l'État est donc de continuer à accompagner un système qui, non seulement pollue intensément, mais détruit socialement. Bref, après nous, le déluge».

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 09:30
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En réunissant plus de deux mille personnes dans les rues de Lyon cet après-midi, la manifestation antifasciste organisée par le Comité vigilance 69 a été un succès.
Sous haute protection policière et avec un service d’ordre efficace aucun incident ne s’est produit en dépit des provocations de quelques dizaines de jeunes militants d’extrême-droite à proximité de Saint-Paul.

Derrière une large banderole « Ripostons au fascisme », énormément de jeunes, beaucoup d’anarchistes et où flottent nombre de drapeaux de la CNT, du Parti de gauche, du NPA, du MRAP ou encore du Mouvement de la jeunesse socialiste étaient présents.

David de la Confédération Nationale du travail, anarchiste mais intervenant au nom de l’ensemble du Comité, a rappelé le contexte de ce rassemblement : « Depuis quelques mois à Lyon, les fascistes tentent d’imposer leur parole en usant de violences. Nous sommes là pour dénoncer ces pratiques […] la meilleure réponse contre ces quelques dizaines de personnes c’est une réponse populaire, massive et politique ».

L’orateur faisait allusion à divers incidents récents comme les agressions contre les manifestants de gauche lors de la venue d’Eric Besson à la préfecture du Rhône pour un débat sur l’identité nationale ou encore de syndicalistes à Saint-Jean ou de sans papiers.
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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 11:28

 

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 10:54
Communiqué du NPA.

Nous venons d’apprendre le licenciement de Stéphane Lhomme, salarié du réseau Sortir du Nucléaire (RSN) en date du 8 avril 2010.
La crise interne qui avait éclaté à l’automne 2009 avait conduit à une assemblée générale houleuse en février dernier. Décision avait été prise de renouveler à 100 % le conseil d’administration du RSN, malgré le fonctionnement statutaire qui prévoit un renouvellement par tiers. Le but de l'élection de ce nouveau Conseil d'administration était d’apaiser les tensions, de remettre le RSN sur des rails de fonctionnement collectif, de préparer les débats sur le fonctionnement au sein du réseau et la tenue d'une AG exceptionnelle en juin .


Depuis février, les tensions ne se sont pas atténuées. La décision de licencier Stéphane Lhomme est un nouveau pas franchi pour exacerber ces tensions et voir une frange du mouvement antinucléaire s’éloigner du réseau. Après une mise à pied conservatoire, le licenciement est prononcé pour « plusieurs manquements graves au droit du travail et à ses fonctions ».

De ces manquements au droit du travail, rien n'est dit, au prétexte d’une confidentialité qui dessaisit les adhérents et les organisations membres du RSN de toute possibilité de se faire un avis et de trancher sur une affaire aussi grave. Une douzaine d’administrateurs s’arroge un droit pour lequel elle n’a pas été mandatée puisque la feuille de route qui leur avait été donné lors de l'AG du 6 février précisait que « l’ensemble du personnel salarié du Réseau sera conservé pour la totalité du mandat du CA provisoire dans le respect du code du travail et des ressources financières ».


Ce Conseil d'administration provisoire décide pour les 857 associations ou partis politiques qui composent le "Reseau sortir du nucléaire" et il règle d’avance les débats qui auraient du avoir lieu à l’AG de juin.
Au-delà des éventuels désaccords d’orientation, qui sont l’objet des AG annuelles, le licenciement par une organisation qui œuvre à une vie meilleure et une société débarrassée des scories du monde actuel, est un évènement particulièrement inquiétant.


Pour le NPA, ce licenciement est inacceptable. Par conséquent, le NPA demande la réintégration de Stéphane Lhomme dans son statut de salarié au RSN et le soutiendra dans les démarches qu’il entreprendra pour défendre ses droits.

Le 9 avril 2010.


Pétition de solidarité : http://www.mesopinions.com/Solidarite-avec-Monsieur-Stephane-LHOMME-petition-petitions-5f6fbc2b94c63dd29d2468cdcf4dc4ca.html

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