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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 10:27

autocollant-gaspare 19-02-2011

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1 février 2013

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Alors qu'avait lieu, mercredi, le quatrième rendez-vous de la concertation au sujet de la centrale au gaz, les élus opposés au projet ont claqué la porte de la réunion. Ils dénoncent un manque de considération et un débat tronqué.

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Représentant le collectif des élus opposés au projet de centrale au gaz, dans la zone du Vern, Alain Somme (Plougourvest) et Éric Georgelin (Lampaul-Guimiliau) ont décidé de mettre fin à leur participation aux rendez-vous de la concertation. Mercredi, avant que ne débute la réunion, ils s'en sont expliqués dans un communiqué qu'ils ont lu aux différents intervenants (1).

Plusieurs « ratés »

« Nous pensions que notre responsabilité d'élus était d'assurer une présence contradictoire lors de ces rendez-vous. Mais dès le départ, il nous a fallu être insistants pour être conviés... trois heures avant le début de la première réunion. « Il s'agit d'un oubli, c'est réparé », avait alors noté Mme Claisse, représentante de la mairie de Landivisiau. À l'issue du deuxième rendez-vous, un compte rendu complètement erroné a été publié. Certes, nous avons reçu les excuses de Direct Énergie. Mais ce compte rendu a mis plusieurs jours avant d'être retiré du site internet, où il était visible. Pour le troisième rendez-vous, nous n'avons jamais reçu d'invitation. Un problème d'adressage semble en être à l'origine. Nous voulons bien faire crédit aux organisateurs de ce nouveau « raté », cela peut arriver. Mais comment expliquer qu'Angélique Horellou n'ait pas, non plus, reçu d'invitation ? »

« Nous ne voulons plus servir d'alibi »

« Nous avions pleinement conscience, dès l'origine, du risque de ne servir que d'ingrédients dans le plan de communication, établi par les porteurs du projet. Il nous semblait, toutefois, que notre présence était souhaitée. Il est maintenant évident pour nous que seuls les acteurs qui ont le vif souhait ou intérêt à la construction d'une centrale à Landivisiau ont leur place autour de la table de la « concertation ». Le projet de Direct Énergie- Siemens, celui des représentants de la majorité municipale de Landivisiau et de la communauté de communes du pays de Landivisiau, c'est la construction d'une centrale à cycle combiné gaz sur le territoire. Point ! Nous n'y avons pas notre place. Nous ne voulons plus servir d'alibi ». « Portés par les encouragements et les fissures que nous voyons apparaître dans l'unanimité apparente des élus du territoire, nous poursuivrons, néanmoins, notre mobilisation. Et nous appelons à la délocalisation, à Landivisiau, du « grand débat sur l'énergie ». En cohérence, nous ne participerons pas à la visite prévue de la centrale de Bayet ».

1. Présente à la réunion au titre du groupe municipal minoritaire de Landivisiau mais également membre du collectif d'élus, Angélique Horellou s'est associé à ce texte et a, elle aussi, quitté la salle.

Une attitude « vivement regrettée »

Maire de Landivisiau et président de la communauté de communes du pays de Landivisiau, Georges Tigréat a réagi au départ du collectif d'élus des rendez-vous de la concertation, « instance de dialogue » installée à l'initiative de la CCPL. À travers un communiqué, il indique que « tous les autres membres présents, élus du conseil régional, du conseil général, de la communauté de communes, de la ville de Landivisiau, de la CCI, ainsi que l'association Gesper regrettent vivement cette attitude. Ce refus du dialogue et cette nouvelle politique de la chaise vide ne sont pas compréhensibles. Puisque des questions ont été posées, pourquoi refuser d'écouter les réponses ? La clarté des arguments exposés dérange-t-elle les opposants ? En tout cas, ce départ précipité n'a pas empêché la poursuite des échanges une fois de plus très constructifs. Pour tous les participants, l'objectif commun est clair : pas question de laisser s'installer la désinformation. Toute la population, sans exception, a droit à une information complète, de qualité et totalement transparente ».

« Pas responsable »

« Comme à l'accoutumée, nous avons répondu aux questions posées », souligne, de son côté, Direct Énergie, qui ajoute que « les représentants du collectif ont annoncé leur refus de participer au voyage d'étude d'une centrale en activité, voyage pourtant réclamé lors des rendez-vous précédents ». « Gaspare refuse de participer à la conférence bretonne de l'énergie, les opposants au projet landivisien refusent les rendez-vous de la concertation... Ce n'est pas responsable », conclut l'industriel.

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 12:45

humour+malades

Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 179 (24/01/13)

 

 Prévue dans le cadre du récent accord sur la « sécurisation de l’emploi », cette disposition n'est pas une contrepartie qu’auraient obtenue les syndicats signataires en échange de quelques faveurs accordées au Medef !

 

Est-ce un progrès ? Examinons l'accord. En 2016, tous les salariés auront donc une couverture complémentaire d’entreprise, mais leurs familles, sauf disposition plus favorable accordée par l’employeur, n’en bénéficieront pas. La Sécurité sociale par contre remboursera toutes les personnes à charge d’un assuré social. Mais aucun syndicat n’a, hélas, revendiqué l’intégralité des remboursements par la Sécu.

 

De plus, les chômeurs un an après le départ de l’entreprise, les retraités, les jeunes ne seront pas concernés, alors que ce sont les catégories qui renoncent le plus aux soins faute de moyens financiers. Les prestations et le montant des remboursements seront fixés par des accords de branche ou d’entreprise : les inégalités sur le territoire seront donc maintenues.

 

Enfin, le texte fait référence à un panier de soins, une vieille revendication patronale qui a pour objet de contenir dans ce « panier » les actes et prescriptions remboursés. En l'absence d’accord, le panier est défini ainsi : remboursement limité à 100 % de la base de la Sécu et à 125 %. pour les prothèses dentaires et l’optique. Bien souvent les assurés seront donc moins remboursés qu’avec leur mutuelle actuelle. Le renoncement aux soins sera ainsi renforcé.

 

Les seuls gagnants : le Medef et les assurances

 

En effet, la part de la cotisation versée par l’employeur ne pourra pas dépasser 50 %. C’est moins que dans beaucoup de contrats collectifs actuellement en vigueur. L’accord précise que « les partenaires sociaux laisseront aux entreprises la liberté de choisir l’organisme assureur de leur choix ». C’est un boulevard pour les assurances (comme le montre la croissance de leur chiffre d'affaires, bien supérieure à celle des mutuelles…). Le montant moyen des remboursements de la Sécu ne cesse de se réduire et la part patronale des cotisations de diminuer en raison notamment des exonérations. Cet accord va renforcer cette dynamique : la Sécu va continuer à reculer au profit des complémentaires, en premier lieu des assurances.

Ce recul social d’ampleur doit être combattu. Pour que personne ne soit exclu des soins, il faut une Sécurité universelle, remboursant tous les soins à 100 %.


S. Bernard

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 12:31

par Olivier Poche, le 30 janvier 2013


Mardi 22 janvier, les instituteurs parisiens se sont massivement mis en grève et ont défilé contre le projet de loi pour la « Refondation de l’école », présenté le lendemain au Conseil des ministres.

 

Si le mauvais traitement médiatique que les grévistes ont eu à subir a été d’inégale gravité [1], la tonalité d’ensemble laisse à penser que l’alternance n’a rien enlevé aux grands médias de leur goût pour « La Réforme », de leur dégoût pour ceux qui La refusent, ni surtout de leur capacité à donner des leçons en lieu et place d’informations.

Certes, qui aurait eu le loisir, l’envie et la patience de tout lire, tout écouter et tout voir de ce que journaux, radios et télés ont pu dire de cette grève serait sans doute parvenu à se forger une vision d’ensemble et à recueillir des informations détaillées sur ses tenants et aboutissants… Il n’en demeure pas moins qu’un « citoyen lambda », se contentant d’un ou deux médias pour s’informer sur la réforme proposée, la concertation qui l’a précédée, et la mobilisation des instituteurs qu’elle a entraînée, n’en retirera bien souvent qu’une vision tronquée et incompréhensible, fustigeant les grévistes – et s’exprimant, comme il se doit, dans cette langue automatique du journalisme par temps de grève, que nous connaissons malheureusement si bien.


« Incompréhensible » : c’est un des leitmotive éditocratiques devant la mobilisation des instituteurs parisiens, dont le caractère massif pouvait en effet surprendre.

 

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 11:57

Par Vicenç Navarro  |  30 janvier 2013       Vicenç Navarro

À l’occasion de la sortie en salle de Lincoln, le film réalisé par Steven Spielberg, Mémoire des luttes publie un article inédit en France, et dont le propos sera, à n’en pas douter, absent de la plupart des commentaires et des critiques proposés par les grands médias. Qui sait que le seizième président des Etats-Unis fut très proche des idées socialistes et des revendications du mouvement ouvrier ? Et qu’il liait indissociablement la question de l’abolition de l’esclavage à celle de l’émancipation de la classe ouvrière tout entière ? On verra en quoi l’adaptation de Steven Spielberg déforme l’histoire, et les raisons idéologiques et culturelles de ce parti pris.


Cet article est publié en français et dans sa version originale en espagnol (sur le site Publico). Il est accompagné de la lettre de félicitations que reçut Abraham Lincoln le 30 décembre 1864 de la Première Internationale pour sa toute récente réélection. Ce document d’histoire – réelle, elle – fut rédigé par Karl Marx.


Le film Lincoln, produit et dirigé par l’un des réalisateurs les plus connus des Etats-Unis, Steven Spielberg, a provoqué un regain d’intérêt pour la figure d’Abraham Lincoln.

 

Un président qui, comme Franklin D. Roosevelt, a marqué la culture étatsunienne et l’imaginaire collectif. Ce personnage politique fait figure de garant de l’unité du pays après la défaite des Confédérés qui aspiraient à la sécession des Etats du Sud vis-à-vis de l’Etat fédéral. Il s’est également distingué dans l’histoire des Etats-Unis en abolissant l’esclavage et en offrant la liberté et la citoyenneté aux descendants des immigrés d’origine africaine, à savoir à la population noire dite « afro-américaine ».


Lincoln a également été le fondateur du Parti républicain. Un parti qui, à l’origine, n’avait pas grand chose à voir avec la formation actuelle, fortement influencée par un mouvement – le Tea Party – chauvin, raciste et particulièrement réactionnaire, derrière lequel se cachent des intérêts économiques et financiers déterminés à éliminer l’influence du gouvernement fédéral sur la vie économique, sociale et politique du pays.


Le Parti républicain du président Lincoln était au contraire une organisation fédéraliste qui considérait le gouvernement central comme le garant des droits humains. Parmi ces derniers, c’est l’émancipation des esclaves, thème majeur de Lincoln, qui fut le principal cheval de bataille du président. L’abolition de l’esclavage permit aux individus asservis d’acquérir le statut de travailleurs propriétaires de leur propre travail.


Mais Lincoln, avant même de devenir président, considérait d’autres conquêtes sociales comme faisant partie des droits humains. Parmi elles, le droit du monde du travail à contrôler non seulement son travail, mais aussi le produit de son travail. Le droit à l’émancipation des esclaves transforma ces derniers en individus libres salariés, unis – selon lui – par des liens fraternels avec les autres membres de la classe laborieuse, indépendamment de la couleur de leur peau. L’ambition de rendre l’esclave libre et celle de faire du travailleur – qu’il soit blanc ou noir – le maître non seulement de son travail, mais aussi du produit de son travail, étaient aussi révolutionnaires l’une que l’autre.

 

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 11:14

30 janvier 2013 à 16h13 

 

GDF Suez et ses concurrents contestaient plusieurs arrêtés limitant les tarifs du gaz en 2011 et en 2012. Le Conseil d'Etat leur a donné raison. Conséquence : l'opérateur historique pourrait facturer à ses clients un nouveau rattrapage. Cela pourrait se traduire par une augmentation de 23 euros en moyenne sur les factures, selon la ministre de l'Ecologie.

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Le rattrapage sur les factures de gaz coûtera au total, en moyenne, 23 euros supplémentaires pour un ménage se chauffant au gaz, a annoncé Delphine Batho. Concernant un éventuel échéancier, "le gouvernement veillera à ce que les opérateurs mettent tout en oeuvre pour que l'impact de ce rattrapage soit le plus limité possible et le plus étendu dans le temps afin d'être soutenable".


La ministre de l'Ecologie avait confirmé la semaine dernière qu'un nouveau rattrapage, s'il devait avoir lieu, serait étalé sur 18 mois, comme un précédent de 38 euros, qui a commencé à être facturé aux consommateurs de gaz en décembre dernier.


Pour les clients utilisant le gaz à seule fin de cuisson, le second rattrapage représente environ 1,50 euro, selon le ministère.


Le Conseil d'Etat a annoncé ce mercredi avoir annulé trois arrêtés visant à geler ou limiter les tarifs du gaz, l'un datant de l'ère Fillon tandis que les deux autres ont été pris par le gouvernement Ayrault en juin et septembre 2012.
Ces deux derniers arrêtés avaient augmenté de 2% les tarifs du gaz, soit bien moins que le niveau jugé nécessaire par le régulateur du secteur. "Ces décisions du Conseil d'État étaient attendues et prévisibles au regard de ces précédentes décisions", observe Delphine Batho.

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http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/prix-du-gaz-encore-un-rattrapage-en-vue-sur-les-factures-30-01-2013-1989222.php


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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 11:06

cgt-fsu-solidaires

29 janvier 2013 à 21h11 

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Pour la première fois depuis l'élection de François Hollande, les 5,2 millions de fonctionnaires du pays sont appelés par trois syndicats à cesser le travail ce jeudi afin de faire part au gouvernement de leur impatience, notamment en matière de pouvoir d'achat.

 

La CGT, FSU et Solidaires, qui totalisent 40% des voix chez les agents, ont déposé des préavis de grève pour les trois versants de la Fonction publique (Etat, Territoriale et Hospitalière). Ils entendent signifier qu'ils attendent des gestes concrets en matière salariale, la dernière augmentation générale remontant à 2010, mais défendent aussi des revendications concernant l'emploi ou la journée de carence (non indemnisée) en cas d'arrêt maladie.


"On a attendu longtemps"

 
Quelque 120 rassemblements et manifestations sont prévus dans l'ensemble de la France, dont une manifestation à 14 heures à Paris à partir de Port-Royal. Quatre rassemblements sont par ailleurs programmés dans le Finistère, et Saint-Brieuc a déjà communiqué sur son service minimum d'accueil. "Les agents attendent un signe de changement du gouvernement", a expliqué Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, pour qui "la fonction publique se sent oubliée". 
Depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir il n'y a "aucun signe tangible, concret, qui nous permette de penser que les choses vont s'améliorer", estime pour sa part Denis Turbet-Delof (Solidaires). "Tout le monde souhaitait le changement (...). On a attendu longtemps. Maintenant, il faudrait peut-être penser un peu aux agents".


"Contraintes budgétaires"

 
La ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu a admis mardi "une situation difficile pour les fonctionnaires", mais a aussitôt rappelé "les contraintes budgétaires". "Attention, on est sur le même bateau", a-t-elle dit. 

Avec ce mouvement, les syndicats espèrent peser sur une réunion consacrée aux carrières et rémunérations prévue le 7 février avec Marylise Lebranchu, qui doit permettre d'entrer dans le vif du sujet après la phase de bilan. Pour Jean-Marc Canon, responsable du premier syndicat de fonctionnaires, la CGT, la situation en matière salariale est "absolument catastrophique" et exige des "mesures urgentes".


"Cela ne peut pas durer comme ça"

 
"Cela ne peut pas durer comme ça", affirme-t-il. "Même si tout le monde connaît très bien le contexte économique, tout le monde estime que ce gouvernement doit être en capacité de donner un signe", estime Bernadette Groison, pour qui "c'est aussi la reconnaissance de la fonction publique" qui est en jeu.
Les syndicats réclament une revalorisation du point d'indice qui sert de base au calcul des salaires et n'a pas bougé depuis 2010. Mais la marge de manoeuvre budgétaire de Mme Lebranchu est pratiquement nulle, le gouvernement prévoyant de maintenir quasiment stable la masse salariale de l'Etat d'ici 2015 - 80,6 milliards d'euros en 2013 -. Or une hausse de 1% du point d'indice augmente de 800 millions d'euros cette masse salariale et de 1,8 milliard celle des administrations publiques, selon la Cour des comptes.


Menace d'une mobilisation "beaucoup plus large"


Pour illustrer la nécessité d'une revalorisation, M. Canon souligne que 945.000 agents sont payés au Smic ou juste au dessus, la dernière augmentation du salaire minimum ayant obligé le gouvernement à revaloriser leur salaire. Il n'exclut pas une "mobilisation beaucoup plus large si les choses restent en l'état", assurant que "les mots d'ordre mis en avant sont très largement partagés par la plupart des syndicats de la Fonction publique", certains ayant choisi d'attendre la réunion du 7 février pour "voir ce qu'il y a dans l'escarcelle de la ministre". 
Les syndicats mettent également en avant la question de l'emploi, inquiets des suppressions de postes qui doivent permettre des créations dans les ministères prioritaires (Education, Justice, Police). Ils réclament également l'abrogation de la journée de carence instaurée par le gouvernement Fillon, faisant valoir qu'à l'époque le parti socialiste l'avait vigoureusement dénoncée.

  • AFP

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/fonctionnaires-jeudi-premiere-greve-de-la-presidence-hollande-29-01-2013-1988025.php

 

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Fonctionnaires.-Ce-jeudi-premiere-greve-de-la-presidence-Hollande_55257-2159124_actu.Htm

 

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 11:02

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31 janvier 2013 à 10h48 

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La direction de Goodyear France annonce un projet de fermeture de son usine de pneus d'Amiens Nord. Une perspective qui menace 1.173 postes.

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"La fermeture de l'usine est la seule option possible après cinq années de négociations infructueuses", explique la direction. Elle précise que le projet de fermeture avait été présenté au comité central d'entreprise et qu'il fera l'objet d'une consultation des représentants du personnel.

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A la veille de cette annonce du fabricant de pneus, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, estimait  qu'il était "possible d'éviter le pire" pour le site d'Amiens-Nord.

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http://www.letelegramme.com/ig/generales/economie/goodyear-projet-de-fermeture-de-l-usine-d-amiens-nord-1-1173-postes-menaces-31-01-2013-1990253.php

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http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Goodyear.-La-direction-projette-de-fermer-l-usine-d-Amiens_6346-2159178-fils-tous_filDMA.Htm

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 10:54

Aude Merlin enseigne le russe à l'université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand. Elle a travaillé avec Daniel Mermet à la série d'émissions de "Là-bas si j'y suis" (France Inter) consacrée à la bataille de Stalingrad.

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Deux février 1943 : la victoire des armées soviétiques sur les six armées fascistes à Stalingrad retentit dans toute l'Union soviétique, et dans toute l'Europe. C'est le plus gros revers subi par les armées fascistes (allemande, roumaine, italienne, hongroise) depuis le début de la Seconde Guerre mondiale, la "grande guerre patriotique" pour les Soviétiques. Après 180 jours et 180 nuits de bombardements, de combats de rue acharnés, de prises et reprises successives de points stratégiques comme le "Mamaev Kourgane" (colline surplombant la Volga), après... près de trois millions de morts, Soviétiques et fascistes confondus, enterrés à la hâte dans des fosses communes, le cours de la guerre est inversé et l'Armée rouge délivre une à une les capitales d'Europe centrale, jusqu'à Berlin.


Bataille charnière


Dans cette "grande guerre patriotique", la bataille de Stalingrad, une des plus grandes boucheries de toute l'histoire de l'humanité, reste une charnière temporelle pour tous les témoins survivant et pour nombre d'historiens. Pour les vétérans, l'historiographie occidentale usurpe l'ampleur de cette bataille, insistant plus volontiers sur l'importance des débarquements alliés anglo-américano-canadiens de juin et août 1944. Le premier coup vraiment porté aux armées nazies l'a bien été par les Soviétiques, sur le front de l'Est. Et (mais) à quel prix !


C'est là qu'un autre pan de cette histoire se dévoile peu à peu, encore largement empreint cependant de tabous d'autant que tous les symboles activés par Vladimir Poutine Poutine pour rassembler la société russe s'articulent, précisément, sur un patriotisme héritier du soviétisme...

 

En témoignent, par exemple, la reprise de la mélodie de l'hymne soviétique pour forger le nouvel hymne russe ; la glorification de l'armée russe, après les humiliations subies en Afghanistan, puis en Tchéchénie en 1996 : le 23 février est actuellement jour férié, fête de l'armée russe, comme il était fête de l'Armée rouge à l'époque soviétique. A partir de 2003, le 2 février, jour de la victoire de Stalingrad, est également férié. Pour le plus grand bonheur des vétérans et des autorités de Volgograd, bastion d'un soviétisme trempé, où l'on voit régulièrement ressurgir la tentative de rebaptiser la ville "Stalingrad". Argument des uns et des autres : "Il y a bien, à Paris, une place Stalingrad" ; "Sans Staline, l'Europe vivrait à l'heure nazie ! C'est lui et son génie militaire qui ont permis la victoire sur le fascisme"...

 

Génie militaire qui, entre autres, coûta la vie de 40 000 officiers de l'Armée rouge, "purgés" quelques mois avant l'entrée des troupes hitlériennes sur le territoire soviétique. La victoire ayant supplanté le reste, le changement de nom, en 1961, lors de la déstalinisation enclenchée par Khrouchtchev, est pour eux un déni historique... A l'écoute, sur place, de récits réellement héroïques de vétérans (femmes pansant jour et nuit des soldats en sang prêts à repartir au front, combats au corps à corps dans un silo à grain en feu...), on s'interroge : cette résistance populaire fut-elle le fait d'un réel patriotisme, aux confins d'un mysticisme que certains historiens attribuent à la convergence entre les racines du collectivisme russe incarné par le Mir - structure agricole de production collective -, par les fondements religieux de l'orthodoxie, et par le patriotisme version soviétique ? Ou la dimension répressive joua-t-elle un rôle décisif dans l'"élan populaire" ?


La face cachée


Difficile, bien entendu, de grever les "leçons de courage" que donnent les vétérans aux jeunes dans les écoles, rappelant qu'il faut être "prêt à défendre sa patrie" : ainsi, peu d'allusions à l'oukaze 227 signé par Staline en août 1942, qui interdisait à tout soldat soviétique de faire un pas en arrière. Oukaze qui coûta la vie à 13 500 soldats soviétiques, uniquement à Stalingrad, et qui décréta la formation de "bataillons disciplinaires", envoyés en première ligne de front et surveillés à l'arrière par des sections du NKVD exécutant les ordres de fusillade avec zèle.

 

Difficile de rappeler la colère d'un père reniant son fils, Iakov Djougachvili, parce qu'"il n'y pas de prisonniers, il n'y a que des traîtres". Les centaines de milliers d'"ennemis du peuple" ne méritant alors plus que d'être exécutés, ou envoyés purger leur peine dans les camps du Goulag dès la (leur) libération... Difficile d'évoquer les 50 000 "Hiwis" (Hilfswillige), auxiliaires volontaires venus se battre côté allemand, de même que les "Vlassovtsy", du nom du général Vlassov, passé, dès 1941, avec armes et bagages du côté hitlérien, dans l'espoir de libérer la Russie du bolchevisme. Difficile encore d'évoquer les Cosaques, dont une partie, encore traumatisée par la "décosaquisation" des années 1930, n'hésita pas longtemps entre les deux camps en 1941-1942.

 

Difficile de rappeler que cette victoire n'appartient pas qu'aux Russes, mais que des bataillons entiers de Kirghizes, de Kazakhs, des Tadjiks, maîtrisant encore très mal le russe, étaient envoyés stopper l'ennemi nazi sur le front de Stalingrad ; tout comme des Caucasiens, (Ingouches, Karatchaïs, Tchétchènes, Balkars) qui furent à leur retour "récompensés" par la déportation. Difficile, enfin, de marteler une autre phrase du généralissime : "nos soldats ne défendent pas une ville vide", sans penser aux familles vivant sous des tapis de bombes, dans l'interdiction d'être évacuées.


Au hasard des rencontres et des mises en confiance, des bribes de mémoires émergent de la face cachée des mythes...

 

Cette femme douce et souriante, qui, égrenant ses mots, finit par réaliser que son envoi au STO en Allemagne nazie, pour fabriquer des bombes qui tomberaient sur ses frères, était, pour elle, l'occasion d'être évacuée de cette ville en feu. Deux de ses amies, expliquant qu'à leur retour en Union soviétique, les suspicions portées sur ces "ennemies du peuple" leur valaient des obstacles au travail... certaines d'entre elles allant jusqu'à ne jamais dévoiler à leur mari qu'elles avaient dans leur trajectoire ces trois années de stigmate... Tabous encore trop lourds, opacité des mémoires. Faces cachées des guerres, impropres à perpétuer les mythes car les ciselant trop vite, mais banalités du quotidien des guerres et de la survie individuelle...


2 février 2003 : Vladimir Poutine dépose une gerbe à la gloire des soldats tombés au champ d'honneur soixante ans avant ; puis il passe devant le moulin Gilgard, laissé en l'état après la bataille, carcasse bombardée. Survient alors l'image d'un autre chaudron, chaudron d'aujourd'hui, un peu plus au sud, où l'on tue et massacre. Une femme dit : "Stalingrad bombardée en 1942, c'est Grozny aujourd'hui."

Aude Merlin

- L'émission "Là-bas si j'y suis" de Daniel Mermet, consacrée à Stalingrad, diffusée début mars, peut être réécoutée sur le site de France Inter, http://www.radiofrance.fr/chaines/france-inter01/emissions/labas/, pendant une semaine après sa diffusion.
- Nous vous conseillons l'ouvrage d'A. Beevor, "Stalingrad", Ed. de Fallois, Paris, 1998.

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http://orta.dynalias.org/archivesrouge/article-rouge?id=4185

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 10:23

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 09:56

 

dimanche 20 janvier 2013

John Brown était un de ces rudes travailleurs américains que leur éducation dans une société libre rend propres aux occupations les plus diverses.

Élevé comme trappeur dans les forêts de l’Ouest, il se fit successivement tanneur, berger, marchand de laines, fermier ; souvent aussi il changea de résidence, habitant tour à tour le Connecticut, l’Ohio, l’État de New-York, la Pennsylvanie et dans ses voyages de commerce, il traversa même l’Atlantique pour visiter l’Angleterre, la France et l’Allemagne. Revenu d’Europe en 1849, il s’établit près du village de North-Elba (New-York), dans un froid vallon des montagnes d’Adirondack, et là, aidé de sa vaillante femme et de ses dix enfants, il se mit à défricher le sol et à soigner le bétail.

Mais ce paysan était en même temps un citoyen.

Plein du sentiment de ses devoirs envers la société, il voulait, avant toutes choses, travailler au bonheur de ses compatriotes, contribuer pour sa part à la grande œuvre de l’amélioration du genre humain. La haine de l’injustice le pénétrait, et, dans ses conversations, il ne cessait de rappeler les souffrances des faibles et des opprimés. Il élevait ses enfants à la mission de redresseurs de torts, il avait fait du dévouement héroïque à la cause des malheureux, l’âme même de la famille, le génie du foyer domestique.

Et cependant, autour de lui, dans les libres communes des États du Nord, il ne voyait guère que des indices de prospérité. Les cultivateurs, ses voisins, gagnaient honnêtement leur subsistance, et jouissaient de la liberté la plus complète, des écoles étaient ouvertes dans tous les villages environnants ; la paix existait sur tout le territoire fédéral, la misère y était presque inconnue, les progrès matériels de la nation étaient sans exemples dans le monde. La plupart des Américains, égoïstement fiers de leurs libertés, pensaient que tout allait pour le mieux dans la meilleure des républiques.

Il est vrai, la nation blanche des États du Nord, était plus heureuse que ne l’avait encore été aucune nation de la terre, mais les noirs qui passaient comme des ombres à côté des citoyens, n’étaient que des parias méprisés, et dans les États du Sud, c’est par millions que se comptaient les esclaves Africains.

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Qui était Elysée Reclus, géographe et anarchiste? 

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Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

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Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


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Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

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  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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st nnonon

 

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