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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 09:31

Quimper (29). La chambre d'agriculture bloquée demain par trois syndicats minoritaires

1 avril 2010 

 

L'Apli, la Confédération paysanne et la Coordination rurale ont annoncé leur intention de bloquer demain la chambre d'agriculture du Finistère détenue par la FDSEA. Les trois syndicats minoritaires entendent ainsi intervenir alors que s'y tiendra une assemblée générale devant adopter la création des AOP, association d'organisation de producteurs.


"Les OP syndicales ont du mal à être imposées aux paysans via la Loi de modernisation de l'économie. C'est pourquoi ce passage pourrait se faire en force par le biais des chambres d'agriculture. Les chambres dont demandé au gouvernement la possibilité de créer des AOP" estiment les trois organisations.

Agriculture vendredi 02 avril 2010

Deux cents producteurs de lait des quatre départements bretons se sont invités à une réunion de la chambre d’agriculture du Finistère, à Quimper, ce midi, à l’appel de l’Apli (association des producteurs de lait indépendants), de la Confédération paysanne et de la Coordination rurale.


Ils s’opposent à la création des AOP, association d’organisation de producteurs, que la chambre, détenue par la FDSEA, souhaitait adopter. « Cette chambre est la première en France à déclarer les hostilités en voulant mettre en place les organisations de producteurs, c’est-à-dire en voulant nous mettre en concurrence les uns les autres. Nous nous voulons une agriculture solidaire », explique Gilles Guillou, producteur morbihannais et représentant de l’Apli.


Les agriculteurs sont aussi opposés à la contractualisation et au transfert de propriété, un projet dans les tuyaux. « Cela veut dire que les agriculteurs ne seront plus propriétaires de leur lait. Ça appartiendra aux laiteries. C’est du vol. Une atteinte au droit à la propriété. »


Sur des banderoles : « Trahison. Élus, paysans en col blanc, vous avez des comptes à rendre. » Derrière ce projet, les producteurs dénoncent la main de la FDSEA. « Ce syndicat est là pour défendre ses intérêts. Point. Ils se foutent de la base. Ils sont coupés de la réalité. N’écoutent plus rien. Nous, nous voulons que la démocratie s’exprime », lance Hervé Le Roy, autre agriculteur morbihannais et membre de l’Apli.

Venus avec une quinzaine de tracteurs, les producteurs ont fait irruption dans la salle de réunion de la chambre d’agriculture, quatre d’entre eux portant un cercueil siglé « sincère contractualisation ».


Pendant deux bonnes heures, ils ont débattu avec Jacques Jaouen, le président (FDSEA) de la chambre d’agriculture du Finistère. Un débat houleux. Au cours duquel Jacques Jaouen a tenu à rappeler que « le projet d’organisations de producteurs n’est qu’une proposition ». Il a promis « d’en débattre sur le terrain », au cours de réunions en mai et juin, avant de le valider.


Jacques Jaouen ne se dit pas, par ailleurs, opposé à la création d’un office européen du lait, une instance de régulation européenne, pour lequel militent l’Apli et le syndicat de l’Organisation des producteurs de laits (OPL).

Présent, le préfet du Finistère, Pascal Maihos, a promis de faire remonter au ministère de l’agriculture « toutes les interrogations et les inquiétudes » des producteurs. Il a affirmé que « l’État sera attentif à leurs propositions ».


Pour les représentants de l’Apli et de l’OPL, c’est une victoire. « Je note que M. Jaouen adhère à la création d’un office du lait. C’est une avancée conséquente. Je m’en félicite », souligne Laurent Bertho, vice-président de l’OPL.

La manifestation s’est terminée dans le calme par un casse-croûte sur place.

 

Quimper (29). La chambre d'agriculture bloquée par environ 200 agriculteurs 

2 avril 2010  


Comme annoncé hier, environ 200 agriculteurs, venus de tout le Finistère et des départements limitrophes, bloquent depuis ce matin 11 h 30 les accès à la chambre d'agriculture du Finistère. Une partie d'entre eux s'est invitée dans les locaux où se tenait une réunion. Ils en sont ressortis à 13 h 25.


 

L'Apli, la Confédération paysanne et la Coordination rurale ont mis leurs menaces à exécution et bloquent donc depuis ce matin, 11 h 30, la chambre d'agriculture du Finistère, à Quimper (29), détenue par la FDSEA et présidée par Jacques Jaouen.

Les trois syndicats minoritaires entendent ainsi intervenir alors que s'y tient une assemblée générale devant adopter la
création des AOP, association d'organisation de producteurs. "Les OP syndicales ont du mal à être imposées aux paysans via la Loi de modernisation de l'économie. C'est pourquoi ce passage pourrait se faire en force par le biais des chambres d'agriculture. Les chambres dont demandé au gouvernement la possibilité de créer des AOP", estiment les trois organisations.

 

 

2 réactions

  • reflexion
    Cela fait déjà 10 mois ....

    Des "coups de gueules" durs ont démarrés en mai 2009 .... des violences en juin ...... épandage du lait à l'automne ...... les solutions possibles de sortie de crise, on les attend encore .....
    Rien, rien, absolument rien n'a changé dans la philosophie des responsables du développement agricole de notre pays. Pourtant, la raison principale de la détresse du monde agricole est dans ce modéle absurde qui bâtit une agriculture à base de capitaux...... le monde de la finance et de la rentabilité économique n'a pas d'état d'âme devant les situations de désespoir.
    Quand une philosophie du bon sens arrivera-t-elle à mettre de l'humanité au centre des décisions à prendre ???
    Ajouté le 02 avril 2010 à 21h31
  • jacq...
    labourages et patûrages...

    Cela doit rester les mamelles de la France comme disait Sully, un ministre qui n'avait pas fait l'Ecole Nationale des Anes (ENA) mais qui savait que la souveraineté alimentaire d'un pays est primordiale !
    Paysans...ne vous laissez pas tondre la laine sur le dos.
    Ajouté le 02 avril 2010 à 19h33
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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 13:14

 
jeudi 1er avril 2010 (23h26)

de Marcelo Wesfreid

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


L’eurodéputé, ragaillardi par les régionales, cherche à obtenir le soutien des communistes pour être candidat en 2012. Levée de boucliers... et de faucilles.


Jean-Luc Mélenchon a beau avoir réussi ses régionales, il est mécontent. Le Parti communiste, son allié dans 17 régions sous la bannière du Front de gauche (7 % des voix), n’a pas répondu à sa proposition de candidature commune à la présidentielle. Il veut d’abord régler la succession de Marie-George Buffet et ne définira sa stratégie élyséenne qu’en juin 2011.


C’est tard, trop tard, s’impatiente Mélenchon, qui se verrait bien porte-drapeau de cette "autre gauche" : "Quand on a trouvé une personnalité capable d’entraîner l’électorat, comme cela a été mon cas, il est regrettable que le premier réflexe du PCF soit de temporiser ou de chercher à me démolir."


En camping-car à la Fête de L’Humanité


Deux rythmes, deux histoires. "Buffet représente un parti qui existe depuis presque un siècle alors que ma formation, le Parti de gauche, a été créée il y a seulement un an", pointe l’eurodéputé. Si la Place du Colonel-Fabien fait de la résistance, c’est qu’il ne lui a pas échappé que l’ancien socialiste, orateur hors pair, convoite depuis des mois ses sympathisants. A la Fête de L’Humanité, en septembre 2009, Mélenchon s’est littéralement installé sur place : il a loué un camping-car et dormi près des stands.


Il était encore parmi les militants, à la gare du Nord, à Paris, en octobre, le jour du lancement de la nouvelle formule du quotidien communiste. A Creil (Picardie), au cours de la campagne, il est resté devant la gare à écouter les doléances des cadres locaux du PCF. Cinq minutes avant de reprendre le train, il s’est emparé d’une poignée de tracts et les a distribués - pour un peu, il oubliait les électeurs...


Dans les conseils régionaux, les élus de sa mouvance n’ont brigué aucune vice-présidence. Pas question d’avoir les mains liées. Marie-George Buffet s’étrangle : "Fait-on de la politique pour changer la vie ou pour garder une liberté de ton?"


Mélenchon suit une stratégie : pour gommer son passé d’ancien ministre de Lionel Jospin, il tente un dépassement par la gauche, histoire d’enfermer les communistes dans une image de gestionnaires. Lui, pêle-mêle, prône "la mise sous séquestre de l’usine Molex", décrète un "jour de deuil" pour la Poste, préconise une CSG sur les revenus de la finance. A la Saint-Valentin, il a fait distribuer des cartes postales "J’aime les services publics."


Cette tentative d’OPA pour le moins inamicale, le PCF - déjà miné par les démissions - tente de la minimiser. "Regardez le classement des personnalités politiques de Paris-Match, lance Marie-George Buffet. Je suis loin devant lui en termes de bonnes opinions." La secrétaire nationale peine même à prononcer le nom de Mélenchon et préfère avancer l’idée d’un hypothétique Front populaire du xxie siècle. "Trouvons une personnalité consensuelle qui puisse éviter la crispation", propose, de son côté, le député André Chassaigne.


Autant dire, un trèfle - rouge - à quatre feuilles. "Déjà, avant 2007, les collectifs antilibéraux avaient passé des mois en vain à discuter pour dénicher une figure incontestée, rappelle Alexis Corbière, un proche de Mélenchon. A l’arrivée, les candidatures s’étaient multipliées." Cette année-là, le PCF avait fini par se ranger, comme d’habitude, derrière un candidat maison. Mélenchon met d’avance un tel scénario au pilon : "Pour quelle performance électorale ?" Marie-George Buffet n’avait pas dépassé les 2 %.


http://www.lexpress.fr/actualite/politique/melenchon-veut-depecer-le-pc_859883.html

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 13:11

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La section Sud Santé Sociaux de l'hôpital de Carhaix appelle les personnels hospitaliers et la population à se rassembler jeudi 8 avril, à 16h, au tribunal de Quimper, en soutien aux manifestants convoqués, dans le cadre des manifestations pour la défense des services de chirurgie et de maternité.

 

Sud Santé «rappelle que, plus que jamais, les services de maternité et de chirurgie sont menacés de fermeture. Le projet médical présenté en décembre dernier n'est qu'un leurre: vigilance et résistance sont nécessaires».


source : http://letelegramme.com/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/carhaix/sud-sante-sociaux-appel-a-manifester-a-quimper-03-04-2010-854936.php

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 13:01
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Par Matilde Dugauquier, Ilya Boudraïtskis le Samedi, 03 Avril 2010 PDF Imprimer Envoyer

 

L’attentat qui a eu lieu dans le métro de Moscou ce lundi 29 mars est le premier de cette ampleur depuis les évènements de février 2004 (1). Depuis ces attaques les autorités russes n’avaient cessé de déclarer que la situation dans le Caucase du Nord était stabilisée et la menace terroriste anéantie. Mais la réalité est toute autre.


On peut affirmer que le terrorisme n’est plus la panacée de la seule Tchétchénie; il s'est disséminé dans toute la région et s’est même répandu au-delà (2). Dès lors, il semble que l’objectif des terroristes ait été de démontrer aux autorités et à l’ensemble de la population russes qu’aucun problème n’a été réglé dans le Caucase et que les relations avec le pouvoir central sont toujours aussi chaotiques.


Par cet attentat - ainsi que par l’explosion du train reliant Moscou à Saint-Pétersbourg en novembre dernier – il s’agit pour eux de contredire la rhétorique du pouvoir qui veut que le Caucase soit désormais une zone pacifiée et en pleine reconstruction.


Malgré ces faits avérés et vu l’absence d’alternative politique en Russie, il est évident que la seule réponse aux événements de ce lundi proviendra du pouvoir en place, et que celui-ci tentera de les utiliser pour faire grimper sa quotte de popularité et renforcer le contrôle policier (3).


Cependant il y a de bonnes raisons de penser que cette tactique du gouvernement ne peut plus obtenir les mêmes résultats que par le passé. La rhétorique anti-terroriste n’a plus les mêmes effets sur la population qu’il y a 7 ou 8 ans. Il suffit de jeter un œil sur les ressources internet de la société civile – sondages, blogs… - pour ce rendre compte que les russes jettent plus volontiers la pierre pour ce qui est arrivé aux autorités qu’aux terroristes islamistes du Caucase. C’est toute la politique du gouvernement dans cette région – la plus pauvre du pays – qui est aujourd’hui remise en cause.


Mais pour que les idées d’opposition qui germent en Russie puissent s’exprimer, il est important que la population comprenne qu’elle ne doit pas se contenter de penser, et qu’elle peut aussi agir. En effet, à l’heure actuelle, la société russe n’a aucune conscience de l’incidence que ses actions peuvent avoir sur celle du gouvernement et de la manière dont elle peut changer le cours des choses.


Ainsi, une éventuelle réponse de la gauche ne peut provenir que de l’unité d’action des différents mouvements sociaux et représentants de la société civile, dans le cadre de leur auto-organisation.


A Moscou, Ilya Boudraïtskis (membre du Mouvement socialiste « Vpered », section russe de la IVe Internationale) et Matilde Dugauquier (membre de la LCR belge)


(1) Des explosions dans le métro moscovites avaient alors tués près de 40 personnes et avaient blessé 150 autres.

(2) Les kamikazes qui ont perpétré l’attentat de lundi étaient originaires d’Ingouchie, région voisine de la Tchétchénie. Le terroriste responsable de l’attentat de novembre était pour sa part d’origine bouriate…

(3) On pense notamment à la fameuse loi anti-extrémisme qui favorise la répression des mouvements sociaux à travers tout le pays.

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 12:53

 Les parents manifestent

Éducation vendredi 02 avril 2010

Une quinzaine de parents d’élèves se sont rassemblés ce matin devant l’école de Kerjestin à Quimper pour dénoncer la fermeture de la classe d’inclusion scolaire (Clis) à la rentrée.

 

Pourtant, 11 enfants étaient déjà affectés dans cette classe en septembre par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH). L’effectif maximal au sein d’une Clis est de 12 enfants, tous porteurs de handicap. Les parents réclament l’annulation de cette fermeture. Ils s’interrogent également sur l’accueil de leur enfant l’année prochaine.

 

Une pétition circule au sein de l’établissement.

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 12:50


samedi 03 avril 2010  
Pascal Lareur, délégué central CFDT, travaille sur le site brestois de Thomson depuis 1992.

La direction de la filiale Grass Valley a annoncé un vaste plan social. Sur 73 postes, 26 sont supprimés à Brest.

Témoignages

« Cela fait quinze ans que je travaille chez Thomson Grass Valley. On est huit dans mon service, a priori, cinq vont partir. On ne sait pas encore qui. On s'y attendait mais quand la nouvelle tombe elle est quand même difficile à digérer. Ici, les gens sont démotivés. Premiers concernés, nous sommes les derniers informés ! Si je dois faire partie des 26 postes supprimés, je ne sais pas ce que je vais faire. Pas facile de se recaser à 42 ans. On verra. »


Le sentiment de la salariée de Technicolor (ex-Thomson) est partagé par Pascal Lareur, délégué central CFDT.

 

« Je travaille ici depuis 1992. C'est une boîte qui a eu un parcours compliqué, qui a subi beaucoup de réorganisations, de changements de noms. Au moins une dizaine ! Nous sommes écoeurés de devoir subir les stratégies d'un groupe. On ne sait pas ce que l'on va devenir. D'autant qu'il y avait un accroissement de la charge de travail depuis janvier. Ce qui n'était pas le cas l'an dernier. Les salariés ont du mal à comprendre. »


Vendredi, une trentaine d'entre eux ont manifesté de 9 h 30 à 11 h, « histoire de perturber le comité d'établissement extraordinaire qui s'y tenait, reconnaît le délégué central. Ils ont confirmé les 26 suppressions de postes. Des salariés ont exprimé leur amertume vécue depuis 15 mois. On nous a remis une note économique et financière. On a pris acte. » Un pique-nique revendicatif est organisé mardi midi en amont du comité central d'entreprise de jeudi et vendredi.


Dans un communiqué, la direction de Technicolor présente son projet de réorganisation. Elle y indique que « depuis la fin de l'année 2008, le marché mondial de la diffusion professionnelle sur lequel opère Grass Valley a enregistré une forte récession, de l'ordre de 30 % ».


 

Sophie MARÉCHAL

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 12:39

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2 avril 2010  


«De l'eau, potable et gratuite, pour tous» est devenue la priorité de la fondation France Libertés, que préside Danielle Mitterrand. Hier soir, devant quelque 150 personnes, elle a dénoncé le «modèle français» et prôné un retour àunegestion publique.



Vous avez créé la fondation France Libertés, en 1986, pour défendre les droits de l'homme. L'eau est devenue aujourd'hui le premier cheval de bataille de cette ONG reconnue d'utilité publique. Pourquoi?

 
Parce que sans eau, il n'y a pas de vie. L'accès à l'eau potable pour tous n'est pas un droit, c'est un préalable. Comment voulez-vous défendre les droits de l'homme si tout le monde meurt! J'ai reçu énormément de témoignages de gens s'inquiétant pour l'avenir de l'eau qui se pollue de plus en plus, s'inquiétant aussi d'un manque de programme véritable alors que c'est un enjeu majeur.

 

Chaque jour, 34.000 personnes meurent parce qu'elles n'ont pas accès à l'eau potable. Chaque année en France, onrecense 500.000 coupures d'eau pour non-paiement... C'est criminel. Nous avons donc pris lesujet à bras-le-corps, étudié la politique de l'eau à travers le monde, mené une véritable réflexion etconstruit un argumentaire sur un choix de société basé sur autre chose que les revenus et le profit. La mondialisation prive ceux qui n'ont pas d'argent. Nous nous battons pour que les vivants puissent continuer à occuper la planète.

Vous dressez un tableau très pessimiste?

 
C'est un constat: l'eau doit sortir des arcanes del'Organisation mondiale du commerce. C'est un don de la nature, chacun doit y avoir accès aumême titre et au même niveau, où qu'il soit dans le monde. Les États doivent inscrire l'accès à l'eau dans la Constitution pour freiner cette politique économique mondiale uniquement dictée par une logique de rentabilité.

Que dire du modèle public-privé français dela distribution de l'eau?

En délégant, les pouvoirs publics se sont éloignés des vrais problèmes, alors qu'ils en gardent la responsabilité pleine et entière. L'eau n'est pas une marchandise. Elle doit être gérée par les seuls pouvoirs publics dans l'intérêt général. L'eau est le patrimoine commun de l'humanité et un service public fondamental. Il faut résister aux lobbies tout-puissants qui nous mentent, faire front contre cette politique entrepreneuriale des multinationales. La France n'est pas un modèle. Et on peut faire autrement, ce n'est pas une utopie: la gestion de l'eau estuneaffaire publique à 85% aux États-Unis, à100% en Suisse, en Allemagne... À 15% seulement chez nous.

Vous dénoncez le manque de transparence des multinationales et parlez même de corruption?

 
Bien sûr. Là où il y a partenariat public-privé, la facture d'eau est très souvent plus élevée que dans les communes qui gèrent directement. Et la qualité du service n'est pas meilleure, loin de là, car l'entretien des réseaux n'est pas la priorité des multinationales. Et nous avons de nombreux exemples de surfacturations. À Brest, en 2006, par exemple, nous avons constaté que l'agence Veolia imputait plus de salaires qu'elle n'employait d'agents. Et ça, c'est monnaie courante. Que dire de la communauté urbaine de Lille, où un sérieux déficit a été pointé du doigt par la Chambre régionale des comptes?

Depuis 2002, date de création du mouvement des porteurs d'eau, autrement dit demessagers délivrant votre discours, votrefondation organise près de 110 débats sur l'eau par an. Avez-vous le sentiment d'être entendue?

On part de loin... Mais on sent une nette évolution depuis deux ans, le discours fait aujourd'hui écho. Je ne sais pas si on nous entend toujours, mais on nous écoute. Plusieurs grandes villes sont revenues àune régie directe, à l'issue du contrat dit d'affermage où ils avaient délégué cette compétence àune entreprise privée. Certaines collectivités prennent des initiatives et tentent des expériences de gratuité qui prouvent qu'on peut faire autrement. Cen'estpas ma modeste fondation qui va ébranler le colosse...

 

Mais le colosse est agacé. Et cette évolution des mentalités a, du coup, des répercussions sur le comportement de multinationales, qui baissent leur prix quand elles sentent une réelle menace d'un retour en régie possible là où elles étaient omniprésentes. Le record est détenu par Anglet où, pour conserver le marché, le groupe privé a baissé son prix de l'eau de 61% et celui des abonnements de20%... Nous avons beaucoup de grain à moudre mais on avance. La campagne de sensibilisation quenous menons est une démarche à long terme.

Brest devra décider de son futur mode degestion de l'eau d'ici la fin de l'année, mais on a l'impression que le sujet ne mobilise pas les foules?

Beaucoup de gens ne réalisent pas qu'ils se font arnaquer. Souvent, dans les copropriétés, l'eau estannexée aux charges. Les locataires n'ont donc pas de facture d'eau et ne savent pas combien ilsdéboursent réellement pour ce service.

Avez-vous rencontré François Cuillandre, maire de Brest et président de BMO?

 
Je l'ai vu brièvement lors de ma venue, en 2006, mais il y a des choses qu'il ne veut pas entendre, jecrois. Le Collectif eau publique Brest-BMO l'a invité au débat, ce soir. Il n'a pas répondu...

  • Propos recueillis par Sarah Morio



Le statut de l'eau est à l'humanité ce que le système sanguin est à l'homme: un préalable à la vie»

  • Danielle Mitterrand, présidente de la fondation FranceLibertés.


 

1 réaction


Pétition en ligne
Une pétition pour un retour en régie directe, 100% publique, sur Brest-BMO est signable en ligne sur le site du collectif "eau publique Brest-BMO" http://www.eaupublique.infini.fr/

 

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 12:33

3 avril 2010


Le Collectif des associations de personnes handicapées du Finistère appelle à manifester mardi, à 14h, devant l'inspection académique du Finistère, au sujet de la prise de décisions de l'inspecteur d'académie concernant la scolarisation des enfants handicapés.

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 12:31


3 avril 2010 


La CFDT santé-sociaux du Finistère appelle les professionnels de la petite enfance et les familles à manifester jeudi prochain, à Quimper, de 10h30 à 13h, devant le conseil général du Finistère, rue Dupleix.

 

Le syndicat refuse la baisse de la qualité d'accueil et demande le retrait du décret modificatif sur l'accueil collectif des jeunes enfants, un plan de formation des professionnels de la petite enfance, l'exclusion des modes d'accueil collectif du champ de la directive «services» et le retrait du projet de loi créant les maisons d'assistantes maternelles.

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 12:29

3 avril 2010


La fédération ADMR du Finistère(140 salariés), placée sous sauvegarde par le tribunal de grande instance de Brest le 7décembre 2009, fonctionne sans directeur depuis le départ d'Élie Bidet - rupture conventionnelle de contrat -, début mars. Mercredi, Thierry Rivoal (directeur adjoint de la structure) a adressé un courrier à tous les salariés de la structure, les informant du recrutement d'un directeur par intérim. «Dans l'attente du recrutement définitif au poste de directeur de la fédération, les membres de la commission du personnel ont pris la décision de recruter un directeur par intérim en la personne de Michel Mauthé. Il prendra ses fonctions le 6avril».

Du Pas-de-Calais au Finistère

Michel Mauthé est en retraite de l'association «Entraide universitaire», dont il fut le directeur du pôle «Vie des établissements, vie financière». C'est un proche de Charley Trigano, «dont le rôle dans le Finistère est de cibler les problèmes économiques et comptables de la fédération et trouver des solutions», avait indiqué Thierry d'Aboville, secrétaire général de l'Union nationale (Le Télégramme du 6mars). MichelMauthé quitte tout juste le Pas-de-Calais - où il a officié après le licenciement récent du directeur de la fédération -, pour le Finistère.

  • Karine Joncqueur
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