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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 12:26

 

3 avril 2010


Hier, avaient lieu les négociations entre les organisations syndicales et l'inspecteur d'académie du Morbihan sur son projet de carte scolaire. Il y aura des ajustements. La carte scolaire définitive devrait être connue en milieu de semaine prochaine.


Cela fait déjà quelques semaines que quelques-unes des classes concernées par des fermetures de postes ont commencé à se mobiliser. Après plusieurs rassemblements départementaux en début de semaine et une première phase de négociations avortée jeudi (Le Télégramme d'hier), les négociations ont pu réellement commencer, hier matin à Vannes. Autour de la table, l'inspecteur d'académie et les organisations syndicales. Sur la table, le projet de carte scolaire dessiné (ci-dessous le document de travail) par l'inspecteur qui prévoyait alors 32 suppressions de postes et 15créations.

Des évolutions possibles


«Les négociations se sont déroulées dans un climat correct», expliquent les syndicats à l'issue de ce comité technique paritaire. «Nous avons fait des propositions et l'inspecteur d'académie nous a dit qu'il pourrait y avoir des évolutions, des situations sur lesquelles il pourrait revenir». Parmi ces situations, «celles des deux écoles de Lanester pourraient être réétudiées. À Brec'h, la fermeture d'une classe en monolingue à l'école Pont Douar (ouverture d'une classe en bilingue dans le même temps) pourrait également faire l'objet d'un nouvel examencomme les cas de Concoret et Ménéac que nous avons aussi soulignés», précisent les syndicats.

Conseil départemental mardi

Des organisations syndicales qui ont également demandé à l'inspecteur d'envisager des ouvertures à Saint-Guyomard («nous aurions 53 élèves pour deux classes»), de réétudier le cas de Rieux qui est annoncé avec une ouverture d'un demi-poste actuellement. «Il y a aussi une très forte poussée des effectifs à Noyal-Muzillac, nous aimerions que ce soit pris en compte». Des ajustements sur lesquelles Philippe Couturaud, l'inspecteur d'académie va désormais plancher d'ici mardi. Date à laquelle il recevra, à l'occasion du conseil départemental de l'Éducation nationale (CDEN), les élus, les organisations syndicales et les représentants des parents d'élèves. La carte scolaire définitive devrait être connue en milieu de semaine.

15,5 ouvertures de postes prévues

Dans les classes monolingues.

 
À Plouharnel, à l'école primaire de l'Océan (+0,5); à Lauzach, à l'école primaire La Farandole (+0,5); à l'école primaire de Noyalo (+0,5); à Séné, à l'école maternelle Françoise-Dolto (+1); à Surzur, à l'école primaire Victor-Hugo (+0,5); à Hennebont, à l'école primaire du quartier de Langroix (+0,5); à Lorient, à l'école élémentaire de Kerfichant (+1); à Camors, à l'école primaire Les Lutins (+1); à Plescop, à l'école maternelle Françoise-Dolto (+0,5); à Pluvigner, à l'école primaire Joseph-Rollo (+0,5). À l'école primaire de Locmalo (+0,5) et à l'école primaire de Persquen (+0,5); à l'école maternelle de Larmor-Plage (+0,5); à l'école primaire de Gourhel (+0,5). À Baud, à l'école maternelle du centre (+0,5); à Damgan, à l'école primaire Henri-Matisse (0,5); à Férel, à l'école primaire Le Ruisseau blanc (+0,5); à Rieux, à l'école primaire l'EscargotBleu (+0,5); à Bréhan, à l'école primaire Robin-Foucquet (+0,5); à Vannes, à l'école primaire Beaupré Lalande (+1).

Dans les classes bilingues.

 
À Brec'h, à l'école élémentaire Pont-Douar (+1); à Sarzeau; à l'école maternelle Kerlohe (+0,5) et à l'école élémentaire Marie-Le Franc (+0,5); à Lorient, à l'école maternelle de Nouvelle-Ville (+0,5); à Vannes, à l'école élémentaire de Cliscouët (+0,5) et à Saint-Avé à l'école élémentaire Julie-Daubie (+0,5).

32 fermetures envisagées dans les écoles



Dans les classes monolingues.

 
À Auray, dans les maternelles Éric-Tabarly (-1) et Joseph-Rollo (-1); à Brec'h, en primaire(-1); à Ploemel, en primaire (-1); à Pluneret, en primaire (-1); à Quiberon, à l'école primaire Jules-Ferry (-1). À Arradon, à l'école primaire des Corallines (-1); à Sarzeau, à l'école primaire Marie-Le-Franc(-1,5); à Séné, à l'école primaire Albert-Guyomard (-0,5). À Hennebont, à l'école maternelle Jean-Macé (-1); à Inzinzac-Lochrist, à l'école maternellle Les Lucioles (-0.5); à Plouhinec, à l'école primaire Alecan (-0.5); à Port-Louis, à l'école primaire Kerzo (-0.5) et à Riantec, à l'école maternelle La Petite Mer(-0.5). À Lorient, à la maternelle de Kerentrech (-0.5), à la maternelle de Kéroman (-0.5), à la maternelle de Kersabiec (-0.5) et à la maternelle Pablo-Neruda (-0.5). À Plouray, en primaire (-0.5); à Pont-Scorff à la maternelle Pierre-Thomas (-0.5); à Lanester, à la maternelle Henri-Barbusse(-0.5) et à la maternelle Romain-Rolland (-1); à Ploemeur, à l'école élémentaire Jacques-Prévert(-1). À Concoret, à l'école primaire Le Taureau Bleu (-0.5); à Malestroit, à l'école primaire Paul-Gauguin (-1); à Mauron, à l'école élémentaire Félix-Bellamy(-1); à l'école élémentaire de Ménéac (-1); à Ploërmel, à l'école maternelle Françoise-Dolto(-0.5); au Sourn, à l'école maternelle Joseph-Métayer (-0.5); à Malguénac, à l'école élémentaire Colline aux ajoncs (-1); à Pontivy, à l'école maternelle Général-Quinivet (-0.5); à Ambon, à l'école maternelle L'Avocette (-1); à La Gacilly, à l'école élémentaire Jean-de-la-Fontaine (-1) et à la maternelle également (-0.5). À Saint-Avé, à l'école élémentaire Julie-Daubie (-1); à Vannes, à l'école maternelle Brizeux (-0.5), à l'école maternelle Jacques-Prévert (-0.5), à l'école maternelle Joliot-Curie (-1) et à l'école élémentaire de Cliscouët (-1).

Dans les classes bilingues.
À Gourin, à l'école maternelle Jean-Guéhenno (-0.5), à l'élémentaire Jean-Rostand (-0.5) et à Pontivy, à l'école élémentaire Jules-Ferry (-1).

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 21:21

 

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 14:59

 

A Crépy-en-Valois, des salariés de Sodimatex, au bord du désespoir, se sont retranchés jeudi matin, dans leur usine, menaçant «d'incendier une citerne de gaz» si la direction ne leur garantit pas de meilleures indemnités de licenciements. Le fabriquant de moquettes pour automobiles est touché en effet depuis un an par un plan social. Sur place et aux abords de l'usine, une centaine de gendarmes et des pompiers étaient mobilisés.
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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 14:55


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La crèche privée People and Baby se moque du code du travail. Les salariées qui ont fait grève pour de meilleures conditions de travail et d’accueil des enfants font l’objet d’une procédure de licenciement.

 
La crèche Giono, à deux pas de l’hôpital de la Pitié-Salpetrière, dans le 13e arrondissement de Paris, est une structure municipale dont la gestion a été confiée en 2006 à une entreprise privée, People and Baby. Cette entreprise gère à elle seule une soixantaine de crèches et emploie environ 800 salariés.

 

Accompagnant une logique de réduction de leur personnel et de privatisations, ces « délégations de services publics » permettent aux municipalités de se débarrasser à moindre coût de leurs obligations tout en arrondissant au passage les profits d’une petite « start-up » aux méthodes de management expéditives.


Sur le site de People and Baby, les édiles qui ont choisi l’externalisation de leur service public de la petite enfance ne s’embarrassent pas de détours dans l’argumentation de leur décision. Coût, rentabilité, souplesse dans la gestion du personnel : le discours est clair. Il faut faire des économies et déléguer au privé « plus efficace », tant pis si ce sont les salariées, les enfants et les parents qui payent la différence !


À Giono, l’équipe a décidé de réagir face à la dégradation des conditions de travail et d’accueil des enfants : six salariées (sur neuf) ont monté une section syndicale fin 2009. Outre le fait que le droit syndical n’a jamais été respecté (refus d’allouer un local et des panneaux d’affichage, ce qui est pourtant imposé par le code du travail), ces salariées ont essuyé de multiples tentatives de pressions et d’intimidation du patron : sanctions injustifiées, pressions pour faire accepter une rupture conventionnelle de contrat (le fameux licenciement « à l’amiable » mis en place par la loi du 25 juin 2008)…

 

À la suite d’une journée de grève le 1er mars, pour de meilleures conditions de travail et une autre conception des pratiques professionnelles dans la petite enfance, les grévistes se sont vues dès le lendemain notifier leur mise à pied conservatoire ! Celle-ci n’a bien entendu rien à voir avec l’exercice du droit de grève, le motif invoqué étant une « insubordination permanente » et des « manquements aux règles d’hygiène et de sécurité »… prétextes fallacieux, puisque ces problèmes n’avaient pas été évoqués dans de récents entretiens d’évaluation, et qui sera balayé par la médecine du travail, puisque l’employeur est responsable de la sécurité aussi bien des salariées que des enfants ! Mais celui-ci ne se sent visiblement pas concerné par le droit du travail, et, le 29 mars, quatre salariées ont reçu un courrier notifiant leur licenciement.


Un mouvement de soutien aux salariées de People and Baby se met en place, notamment autour d’un regroupement de parents et d’une intersyndicale. D’un point de vue juridique, une procédure en référé a été initiée pour rétablir les salariées dans leurs droits et l’inspection du travail a été saisie. Il faut bien sûr avant tout exiger la réintégration des salariées licenciées.

 

Mais au-delà du respect de leurs droits, la question du développement d’un véritable service public de la petite enfance (qui passe en premier lieu par une remunicipalisation des crèches confiées au privé), financé par les entreprises, pose également celle des droits des femmes, aussi bien dans les quartiers que dans les entreprises et dans les universités : celui-ci est en effet la condition première, pour les mères d’enfants en bas âge, de l’accès au marché du travail !


Après la mobilisation historique du 11 mars, le collectif Pas de bébé à la consigne appelle à une nouvelle journée de grèves et de manifestations le 8 avril dans toute la France, pour le retrait du décret Morano, et pour que petite enfance ne rime pas avec business !
Romain Hingant

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 14:51


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La réforme de l’assurance maladie d’Obama a finalement été votée par le Congrès malgré la résistance acharnée des républicains. Hypervalorisée par certains comme un « tournant historique », elle est pourtant loin de la promesse faite d’offrir un système de santé de qualité à tous.

Aujourd’hui, 46 millions d’Américains sont dépourvus d’assurance santé. Avec la nouvelle loi, à partir de 2014, l’adhésion à une assurance maladie deviendra obligatoire pour 32 millions de salariés supplémentaires, aidés par une subvention publique. C’est un progrès pour eux mais la réforme est loin des promesses du candidat Obama qui a édulcoré son projet pour essayer, en vain, d’obtenir l’assentiment des conservateurs.
 


Un des aspects majeurs de la réforme a été la bataille contre la prédominance des assurances privées. Le projet initial prévoyait de créer une assurance publique qui aurait concurrencé les assurances privées en les forçant à baisser leurs tarifs. Mais, face aux lobbies de l’industrie de la santé, il y a très vite renoncé. Il n’y aura pas d’assurance publique et les assureurs privés vont pouvoir profiter à plein de l’arrivée de millions de nouveaux assurés aidés par des fonds publics.

 

Les assurances feront passer des tests aux nouveaux arrivants et ceux présentant des risques (hypertension, cholestérol, diabète, etc.) pourront voir le montant de leur assurance doubler. Les assureurs garderont le contrôle de ce qu’ils garantissent et beaucoup d’assurés, une fois malades, s’apercevront qu’ils ne sont pas couverts pour la maladie qui les touche et continueront de se ruiner pour se faire soigner.


Le nouveau système sera très coûteux pour les contribuables aux revenus moyens (9, 5 % de leurs revenus), leur offrant une couverture restreinte (70 %) et il continuera d’enrichir l’industrie privée de la santé. Pour faire passer la loi, Obama a aussi dû accepter qu’aucun fonds public ne finance l’IVG. 20 millions de personnes ne seront toujours pas assurées, si l’on compte les sans-papiers, ce qui correspond à 23  000 décès évitables par an.


La réforme contient quelques mesures positives comme l’augmentation du financement des centres de santé et du système public Medicaid réservé aux plus pauvres mais celles-ci restent insuffisantes.


Les républicains et l’extrême droite ont mené une offensive virulente pour bloquer la loi, n’hésitant pas à caricaturer Obama comme un « socialiste » (un gros mot aux États-Unis), un ennemi intérieur, un raciste, Hitler, ou même l’Antéchrist annonçant la fin du monde.


Le système de santé américain, entièrement privé et fonctionnant sur la base du seul profit, n’est pourtant pas remis en cause. Comme le disent des médecins progressistes, on a donné de l’aspirine pour traiter un cancer. Les lobbies d’assurances et pharmaceutiques ont été récompensés de leurs efforts avec une loi qui protège leurs intérêts. Obama n’a pas tenu sa promesse de s’attaquer aux intérêts privés alors que son électorat se serait mobilisé s’il l’avait fait.


Les organisations de gauche, comme le syndicat des infirmières ou des associations de médecins, ont fait campagne pour remplacer le système des assurances privées par un système national d’assurance public unique, basé sur l’extension et l’amélioration du système Medicare, actuellement en vigueur pour les personnes âgées. Ils n’ont pas gagné mais ont su se faire entendre. Les sondages montrent que deux tiers des Américains et 59 % des médecins soutiennent cette approche. Un bon point de départ dans la lutte qui continue pour imposer une vraie réforme.


Jacques Radcliff

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 10:48


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Le conseil national du PCF a tiré son bilan des élections régionales. Le défi de marier une alternative à gauche avec la cogestion avec le PS des exécutifs régionaux reste entier.

Les résultats des régionales ont été décevants pour l’ensemble des formations qui se considèrent à la gauche du PS. On en discute au NPA mais aussi au PCF. Après les illusions antérieures sur la « dynamique du Front de gauche » et la possibilité d’« un score à deux chiffres », les résultats sont là : à peu près les mêmes qu’aux régionales de 2004 (là où le PCF n’était pas avec le PS) et qu’aux européennes.

 

Le seul intérêt de l’unité avec le Parti de gauche et d’autres petites organisations est d’avoir freiné la chute continue du PCF et… d’avoir projeté sur la scène médiatique Jean-Luc Mélenchon aux dépens de Marie-George Buffet. Quant au sauvetage des élus sortants, c’est un recul considérable puisque seulement 95 élus sont conservés sur les 178 sortants. Dans son rapport, Pierre Laurent est franc : « Nous ne pouvons banaliser cette perte d’élus.

 

Ce n’est pas à nos yeux le prix à payer pour notre stratégie. […] Cela marque une des limites du rassemblement que nous avons pour le moment réussi à construire. » Quels que soient ses débats, la stratégie du PCF reste celle d’un rassemblement majoritaire de toute la gauche pour gouverner les régions comme le pays car il ajoute : « Je veux redire ici que notre ambition politique est clairement la constitution de majorités politiques de gauche autour de projets réellement transformateurs. »


Nous avons pensé que, pour réaliser cela, la direction du PCF allait faire des listes communes avec le PS dès le premier tour. Dans les faits, le ralliement aura lieu mais uniquement au second tour avec d’ailleurs tout bénéfice pour le PS. Ce retard est dû aussi bien à l’existence du NPA qu’à la pression du PG et des militants PCF de plus en plus hostiles à la politique du PS. Aujourd’hui, dans la quasi-totalité des régions où il a des élus, à l’exception du Nord-Pas-de-Calais et du Limousin, le PCF cogère les exécutifs dans le cadre de la « gauche solidaire ».

 

Ainsi les clarifications à gauche s’opèrent plus vite que prévu. La direction du PCF qui avait pris soin de virer de ses listes la plupart des Refondateurs est confrontée à Mélenchon qui, sans rompre l’alliance, cherche en refusant de participer aux exécutifs, des alliés sur sa gauche pour favoriser sa candidature à la présidentielle.

 

Le PCF, très hostile, hésite entre une candidature qui serait marginale ou un ralliement à une candidature unique de la gauche face à Sarkozy qui lui permettrait d’éviter de se compter.


Pour compléter le tableau, la plupart des « Communistes unitaires » de la région parisienne viennent de décider de quitter le PCF, certains pour rejoindre la Fase dont ils étaient déjà plus ou moins membres. Parmi eux, beaucoup d’élus ou d’anciens comme Patrick Braouezec, Pierre Zarka, Francois Asensi, Pierre Mansat, Roger Martelli…

 

Ils reconnaissent l’échec de leur travail d’opposition interne mené pendant des années et dénoncent, à juste titre, le sectarisme d’un appareil bureaucratique. Pour eux, ce parti est fini et ne peut plus jouer de rôle dans la construction d’une force unitaire anticapitaliste, d’une « gauche de gauche unie » qui n’existe pas et qui devrait trouver d’autres formes qu’un parti classique. Ils en appellent au débat avec les militants unitaires et anticapitalistes, du PCF, du PS, du NPA et d’Europe Écologie. Mais, pour le moment, il ne se prononcent pas sur les problèmes de fond (programme, stratégie, rapport aux institutions, etc.). Des clarifications souhaitables et nécessaires.


Alain Krivine

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 10:38

 

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 10:32

Soirée autour des luttes du peuple Mapuche (Chili)

pour la Terre et la Liberté


Projection du documentaire "Apaga y Vamonos", réalisé en 2005, sur la lutte qui a opposé le peuple Mapuche à la multinationale espagnole Endesa.


Endesa, première entreprise hydroélectrique d’Espagne et d’Amérique Latine, veut construire la centrale "Ralco" dans la vallée du Ralco, sur le fleuve Bio Bio, fleuve qui démarque la frontière historique du territoire Mapuche (que les conquistadores espagnols n’ont jamais pu coloniser). Pour mener à bien son projet, Endesa doit déloger des dizaines de familles Mapuches qui vivent dans la vallée du Ralco, et ce malgré la Loi Indigène, censée protéger les territoires indigènes, et malgré la constatation de violation des droits de l’Homme, émise par un observateur de l’ONU.


Les Mapuches qui se mobilisent pour lutter contre cette catastrophe sociale et écologique seront systématiquement persécutés, jugés et condamnés d’après une loi antiterroriste, mise en place par le dictateur Pinochet.

La projection sera suivie d’un débat sur la situation actuelle du Peuple Mapuche, animé par un étudiant en sciences politiques qui a travaillé avec les Mapuches à l’Observatoire citoyen de Temuco au Chili.


RDV le jeudi 8 avril à 20h00 au Papier Timbré (39 rue de Dinan, Métro Ste Anne)

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organisé par le groupe anarchiste La Digne Rage

www.anartoka.com/la-digne-rage

Source : http://www.rennes-info.org/Rennes-Soiree-sur-les-luttes

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 10:29


arton3911-09465.jpg Sanofi-Aventis a annoncé un bénéfice record pour l’année 2009 qui montre bien que les prix imposés par l’industrie pharmaceutique n’ont rien à voir avec les coûts réels. Act Up-Paris demande à la France de ponctionner ces bénéfices pour financer la Sécurité Sociale et invite les pays en développement à émettre des licences obligatoires sur les médicaments produit par le laboratoire français.

Sanofi-Aventis a annoncé le 11 février dernier un bénéfice record de 8,4 milliards d’euros pour l’année 2009.

 

Le géant de l’industrie pharmaceutique se place ainsi juste derrière Total parmi les multinationales françaises qui ont le vent en poupe. Le secteur des vaccins de Sanofi est celui du groupe qui a connu le bond le plus important l’année dernière, avec un chiffre d’affaires de 465 millions d’euros grâce au vaccin H1N1. Le PDG de Sanofi a d’ailleurs déclaré que les bénéfices du laboratoire seront similaires en 2010 à ceux réalisés en 2009 [1].


L’affichage d’un tel bénéfice montre bien que les prix imposés par l’industrie pharmaceutique n’ont rien à voir avec les coûts réels :

 

une telle marge serait impossible sinon. L’argumentation des compagnies pour justifier de brevets qui durent 20 ans et bloquent la concurrence des génériques est donc infondée : pour qui ne le croyait pas, Sanofi en offre elle-même la preuve.

Dans la lutte contre le VIH/sida, l’industrie pharmaceutique prétend que les coûts liés à la recherche justifient du prix des médicaments.

 

Les bénéfices de l’industrie pharmaceutique ne cessent de progresser, et pourtant, pour la plupart des personnes vivant avec le VIH dans le monde, il reste impossible de se soigner avec les molécules les plus récentes.

 

Dans bien des pays encore, on se soigne avec de la triomune [2], une molécule qui n’est même plus recommandée par l’OMS et dont les effets indésirables et la toxicité sont reconnus par touTEs. Sanofi donne la preuve que ces prix et les brevets sont injustifiés.


C’est pourtant au nom de la défense de ses brevets, de l’innovation et de la recherche, que Sanofi avait fait pression sur le gouvernement français et sur la Commission Européenne pour menacer la Thaïlande de mesures de rétorsion quand celle-ci avait pensé émettre une licence obligatoire [3] sur des médicaments anti-sida d’Abbott (2006) et sur le Plavix, un anticoagulant de Sanofi (2008).

Dans la foulée, Peter Mandelson, alors commissaire européen, avait menacé la Thaïlande de rétorsions économiques de la part de l’UE si le pays utilisait son droit d’émettre une licence obligatoire et produisait un générique du Plavix.


Act Up-Paris dénonce le double jeu criminel de l’industrie pharmaceutique et ses pressions sur les gouvernements qui impactent directement les décisions prises en matière de santé publique. Et ce, d’autant plus que le groupe annonce ce jour des licenciements malgré ses bénéfices !

Act Up-Paris exige :


- de Sanofi-Aventis, qu’il renonce à l’ensemble de ses brevets ;

-  de la France, qu’elle ponctionne les indécents bénéfices de Sanofi-Aventis pour les reverser à la Sécurité Sociale.

Act Up-Paris appelle les pays en développement à émettre des licences obligatoires sur les médicaments de Sanofi-Aventis pour produire - comme le droit le leur permet - des médicaments à bas prix accessibles à touTEs.

Notes

[1] voir article dans Libération

[2] voir par exemple le site d’Action Traitements

[3] Contourner un brevet pour produire des génériques du médicament, comme le permettent les accords de l’OMC sur la propriété intellectuelle (TRIPS)

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 10:19


par Serge Halimi

Les Français sont vraisemblablement plus nombreux à connaître le nombre de minarets en Suisse (quatre) et de « burqas » en France (trois cent soixante-sept (1)) qu’à savoir que le Trésor public a perdu 20 milliards d’euros à la suite d’une décision « technique » de l’exécutif.

Il y a dix-huit mois en effet, au lieu de subordonner son sauvetage des banques en perdition à une prise de participation dans leur capital, laquelle ensuite aurait pu être revendue avec un joli bénéfice, le gouvernement français a préféré leur consentir un prêt à des conditions inespérées… pour elles.

 

Vingt milliards d’euros de gagnés pour leurs actionnaires, c’est presque autant que le déficit de la Sécurité sociale l’an dernier (22 milliards d’euros). Et quarante fois le montant de l’économie annuelle réalisée par l’Etat lorsqu’il ne remplace qu’un fonctionnaire partant à la retraite sur deux.


Le rétablissement électoral du Front national, et plus généralement de l’extrême droite en Europe, n’est pas tout à fait étranger à cette distribution de l’attention publique entre la poutre des polémiques subalternes qu’on enflamme et la paille des sujets prioritaires dont on prétend qu’ils sont trop compliqués pour le commun des mortels. Le fiasco des élections régionales derrière lui, M. Nicolas Sarkozy va s’attaquer à la « réforme des retraites ». L’enjeu social et financier étant considérable, on sait déjà que le gouvernement français s’emploiera à distraire la galerie en relançant le « débat sur la burqa ».


Riposter à cette manœuvre n’impose certainement pas de s’enfoncer sur son terrain boueux en donnant le sentiment de défendre un symbole obscurantiste. Encore moins de taxer de racisme les féministes — hommes et femmes — qui légitimement le réprouvent. Mais comment ne pas juger cocasse qu’une droite qui a presque partout associé son destin à celui des Eglises, du patriarcat et de l’ordre moral se découvre soudain éperdue de laïcité, de féminisme, de libre-pensée ? Pour elle aussi, l’islam accomplit des miracles !


En 1988, M. George H. W. Bush succéda à Ronald Reagan après une campagne d’une démagogie insigne, au cours de laquelle il réclama que soit criminalisé le fait de brûler la bannière étoilée — un acte commis entre une et sept fois par an…

 

Avec le courage qu’on imagine, plus de 90 % des parlementaires américains adoptèrent une disposition répressive allant en ce sens — laquelle fut annulée par la Cour suprême.

 

Au même moment éclatait l’un des plus grands scandales de l’histoire économique des Etats-Unis, celui des caisses d’épargne déréglementées par le Congrès, que des aigrefins avaient pillées, enhardis par des sénateurs dont ils avaient financé les campagnes. En 1988, nul ou presque n’avait évoqué le péril d’une telle arnaque, bien qu’il fût déjà connu. Trop compliqué, et puis la défense du drapeau occupait les esprits.


Le contribuable américain a payé 500 milliards de dollars le scandale des caisses d’épargne. On découvrira bientôt ce que cache réellement la « burqa ». Et combien cela coûte.

 

http://www.monde-diplomatique.fr


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