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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 10:10


vendredi 02 avril 2010

L'association des anciens salariés de l'entreprise douarneniste a décidé de faire appel à un avocat.

Pas question de se laisser abattre. Licenciés, début septembre, après la liquidation de leur entreprise, les anciens salariés d'Asteel, à Douarnenez, ont décidé de se battre. Hier soir, lors de l'assemblée extraordinaire de l'association Avenir ¯ qui regroupe une soixantaine d'entre eux ¯ ils ont décidé, à une large majorité, de faire appel à un avocat. Et pas n'importe lequel.

Me Brun, installé à Reims, est devenu, en moins de vingt ans, l'un des plus illustres défenseurs des salariés opprimés. Il est notamment parvenu à faire annuler des plans sociaux chez Moët et Chandon (250 salariés), Total (250 licenciements) ou encore Michelin (450 emplois) et à faire condamner de nombreux groupes pour violation dans la procédure de licenciements.

18 mois de procédure


C'est, d'ailleurs, à la suite d'une série de reportages qui lui étaient consacrés au journal de France 2, qu'une ex-salariée d'Asteel a décidé de le contacter. L'avocat a étudié le dossier et ses conclusions semblent accablantes pour le groupe Asteel.

 

« Même si la société de Douarnenez était juridiquement indépendante, elle était adossée à un groupe qui avait des moyens », résume Me Brun. L'avocat a pointé plusieurs points litigieux, notamment le fait que le plan social était « insuffisant » et la recherche de reclassements dans le groupe, « inexistante ou trop tardive ».


« Je suis très confiant, conclut l'homme de loi. Le dossier Asteel est clair et transparent. Il n'y a pas à faire jurisprudence. » Juste à faire preuve d'un peu de patience. La procédure devrait durer 18 mois. Si les salariés licenciés obtiennent gain de cause, ils peuvent espérer obtenir « entre 12 et 48 mois d'indemnisation ».

 

« Mais c'est d'abord une question de principe, explique une ex-salariée. Le groupe a de l'argent, c'est normal qu'il paye. Ce qui n'est pas normal, c'est qu'on n'ait touché que le minimum légal et que ce soit à l'État de payer. »


 

Nicolas EMERIAU.
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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 10:01

 

Vidéo Le Télégramme

Les retraités manifestent pour leur retraite

vendredi 02 avril 2010

Les retraites ont été revalorisées hier. Pas assez, estime la CGT. Environ 90 anciens ont manifesté hier matin à Quimper.

Moyenne d'âge des manifestants : 65 ans. Harnachés de poissons en papier aux couleurs de la CGT, ils étaient environ 90 à défiler dans les rues de Quimper, le matin du 1er avril. La revalorisation de 0,9 % des retraites au lieu de 1,2 %, « faible inflation oblige » explique le gouvernement, a du mal à passer.
« Ce n'est pas un poisson d'avril, hélas », soupire un militant. 0,9 % en plus, ce n'est toujours pas assez pour vivre, estime Marie-Andrée Bernard. « Le minimum vieillesse est en dessous du seuil de la pauvreté, martèle la responsable du collectif des retraités de l'union locale CGT de Quimper. Là, on va encore vers un appauvrissement des personnes. » Une pétition a été remise au préfet de la capitale de la Cornouaille à la fin de la marche.

Sous les drapeaux rouges, ça marche lentement et ça discute sec. Des pensions, bien sûr. Elle tourne autour de 1 300 € en moyenne. Mais aussi de la hausse du prix du gaz. « On n'est pas des rentiers, s'énerve Jean Guyomarch. Pour ce retraité de la Poste, cette mesure est une nouvelle injustice. Les gens se chauffent moins, ils ont froid chez eux. La retraite de certains ne dépasse pas 810 € ! »


Un vieux musicien guilleret entame un air de scottish à l'accordéon. Ses voisines de manif fredonnent à côté de lui. « J'ai appris cette chanson à l'école », se remémore une ancienne. Elle était alors loin de s'imaginer défiler pour « pouvoir vieillir dignement », comme le clame Michelle Jezequel. Cette ancienne salariée de France Télécom a la rage contre le système. « Quand on voit l'opulence des uns, et la misère des autres, c'est scandaleux. Qui pourra se payer une maison de retraite ? C'est minimum 1 500 €. On est obligé de se retourner vers le patrimoine, vers les enfants... »


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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 09:56


2 avril 2010 - 


Le Conseil départemental de l'Éducation nationale (CDEN) se tenait, hier, à l'Inspection académique de Vannes.

 

En début de réunion, les syndicats ont indiqué qu'ils souhaitaient que, «dans le respect de l'ordre des choses», les discussions concernant la carte scolaire du premier degré soient reportées après le Comité technique paritaire départemental (CTPD) qui a lieu aujourd'hui. Le préfet, qui présidait la séance, a tenu compte de la remarque et accepté de disjoindre le second et le premier degré. Le CDEN pour le premier degré a été reporté à mardi prochain, 17h.

Collèges, lycées: difficultés dans les Segpa

Les discussions se sont tout de même poursuivies ensuite sur la carte scolaire dans les collèges et lycées du département. «C'est une gestion du pire», explique Claire Herlic, présidente de la FCPE (Fédération des conseils de parents d'élèves des écoles publiques) du Morbihan.

 

«On nous annonce des dotations horaires réduites pour les établissements, ce qui aura, entre autres, pour conséquence, l'impossibilité de dédoubler les groupes. On nous annonce aussi une baisse des dotations pour les Segpa (Section d'enseignement général et professionnel adapté). Une Segpa sera ainsi répartie sur trois établissements du côté d'Hennebont, sans direction. Il n'y a pas de création de poste».

 

Autre point d'achoppement: la réforme des lycées. «Il a été fortement question des professeurs stagiaires qui vont enseigner mais ne seront pas présents à la rentrée car ils seront en formation. C'est tout de même important d'être là dès le premier jour pour bien prendre en main sa classe d'emblée».

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 09:28

 

vidéo Le Télégramme
vendredi 02 avril 2010

Nouvelle journée de grève jeudi au Centre de formation des apprentis du bâtiment. Cette fois-ci, des délégations des autres CFA bretons étaient dans la manifestation.

Deux mois après le licenciement de Nicolas Gallais, le centre de formation des apprentis du bâtiment Afobat n'est toujours pas sorti du conflit social qui en a découlé. Rappelons que l'animateur a été licencié car on lui reproche d'avoir laissé sans surveillance un apprenti grippé qui se trouvait à l'infirmerie.

La grève, qui a repris jeudi pour 24 heures, a été suivie par la quasi-totalité des animateurs et enseignants. Deux jours avant, une entrevue avait eu lieu entre un délégué syndical et le directeur sans permettre de débloquer la situation.


Les trois autres CFA du bâtiment de la région administrative avaient eux aussi déposé des préavis de grève pour des motifs qui leur étaient propres, mais avec l'idée de manifester eux aussi à Quimper en solidarité. Finalement, les syndicats des CFA de Vannes et de Rennes ont retiré leur préavis la veille « après avoir obtenu des avancées sur le droit d'expression ».

 

Des délégations des trois CFA de Rennes, Vannes et Saint-Brieuc étaient cependant présentes ainsi qu'une dizaine d'apprentis majeurs de l'Afobat.

Nicolas Gallais en tête, le cortège a porté les quatre banderoles des quatre CFA le long des quais avant de revenir vers la préfecture où une délégation composée de Marie-Pierre Bariou, secrétaire du comité d'entreprise, et Joël Le Bozec, délégué syndical, a été reçue par Maurice Barate, directeur de cabinet du préfet, et Monique Guillemot, directrice adjointe du Travail, qui a reçu une mission de médiation de la préfecture après avoir été missionnée par le tribunal.

 

« La situation n'a pas évolué, Mme Guillemot a repris contact avec la direction en espérant une évolution quelconque, rapporte Joël Le Bozec. On nous a mis en présence d'un licenciement abusif qu'on ne peut pas admettre. »


Le logo de la Région


« Ça peut déboucher sur d'autres journées de solidarité, assure Serge Torzec, délégué syndical CGT du CFA de Rennes, où la moitié des salariés s'étaient déclarés grévistes avant la levée du préavis. On a déjà connu un licenciement abusif à Rennes il y a quinze ans. S'il faut revenir, on sera là. » Naig Le Gard, conseillère régionale UDB, manifestait également : « On aimerait une mise à plat des relations entre l'Afobat et le conseil régional qui est le premier financeur. On ne peut pas rester en dehors du conflit alors que le courrier de licenciement par le président du Conseil d'administration portait le logo de la Région. On le dit de la place où nous sommes. »


Nicolas Gallais paraissait plutôt rasséréné du soutien des autres CFA, tout en confiant les difficultés matérielles liées au licenciement alors que sa famille attend la naissance d'un petit garçon : « Ce sera à la fin du mois, en même temps que les prud'hommes. »


Une nouvelle journée de grève pourrait avoir lieu la semaine prochaine alors que le conseil d'administration de l'Afobat doit se réunir jeudi.

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 09:24

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1 avril 2010 


 

Non, il ne s'agit pas d'un poisson d'avril. Ce midi, une manifestation symbolique et loufoque était organisée au centre-ville de Saint-Brieuc, par la Compagnie Bococo. Grimés et masqués, Jean Kergrist, André Ollivro et leurs amis ont simulé la vente aux enchères des dossiers d'extension d'élevages porcins et avicoles, "bloqués à la préfecture des Côtes-d'Armoc'h pendant les dernières élections régionales". Des élevages que ces derniers considèrent comme étant la principale cause des problèmes environnementaux que connaît la Bretagne depuis des décennies. Notamment de la prolifération des algues vertes.


Brûlés faute d'acquéreurs

 
Devant une Chantal Jano portant gants de boxe et kimono de karateka (toute ressemblance avec une personne existante, exerçant éventuellement des fonctions au sein du gouvernement Fillon, étant purement fortuite...), les joyeux drilles, mais au discours on ne peut plus sérieux, ont bien tenté de vendre ces quelque 150 dossiers sur la place de la Résistance. En vain. Faute d'acquéreurs, ils ont fini au feu. Un acte symbolique. Et une manière originale d'inciter la préfecture à faire de même...

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 09:04

blog fun -pauvre caisse noire

 

2 avril 2010 


Les inégalités se sont creusées entre Français les plus aisés et le reste de la population entre 2004 et 2007, relève l'Insee, dans une étude qui paraît aujourd'hui.


Alors qu'elles ne représentent qu'1% de la population, les personnes à très hauts revenus perçoivent 5,5% des revenus d'activité, 32% des revenus du patrimoine et 48% des revenus exceptionnels déclarés (plus-values, levées d'options).

 

Le nombre de personnes riches est en forte augmentation: entre 2004 et 2007, 70% ont gagné 500.000 euros par an et 28% plus de 100.000 euros par an. Le niveau de vie annuel moyen des personnes vivant en France métropolitaine s'est établi en 2007 à 21.080 euros, soit environ 1.760 euros par mois, contre 20.750 en 2006 (1.730 euros par mois). Ce sont les 50-64 ans qui sont les mieux pourvus, avec près de 25.000 euros annuels.

Les «chocs» familiaux


A l'autre bout du spectre, en 2007, le seuil de pauvreté correspondait à un niveau de vie de 908 euros par mois et concernait 13,4% de la population, soit huit millions de personnes. Les familles monoparentales et les chômeurs restent particulièrement exposés au risque de pauvreté monétaire. «Plus de 30% des personnes vivant au sein d'une famille monoparentale sont ainsi confrontées à la pauvreté», note l'Institut de la statistique et plus du tiers des personnes appartenant à un ménage immigré vit sous le seuil de pauvreté.

 

Les événements familiaux, comme le décès d'un proche ou le départ d'un enfant du foyer (le ménage perd des prestations familiales voire des aides au logement) constituent les premiers facteurs de basculement dans la pauvreté.

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 09:00

 

 

2 avril 2010


Après 22 mois de chômage, de combat sur le terrain et de déboires juridiques, les salariés de Dandy Pontivy ont obtenu gain de cause, hier, devant la cour d'appel.


Le 11 mars 2008, les 235 salariés de l'entreprise de découpe de volaille de Pontivy apprenaient que leur usine allait fermer. La «maison-mère» finistérienne, Unicopa, venait d'être rachetée par la coopérative ligérienne Terrena, mais Dandy ne faisait pas partie de la vente et devait disparaître avec le dépôt de bilan du groupe. Trois mois plus tard, à la «petite pause de 10heures», le directeur du site prenait la parole devant les ouvrières pour leur apprendre que c'était fini, et qu'elles pouvaient rentrer chez elles immédiatement.

Sur le terrain et au tribunal


Elles ne sont pas rentrées: pendant huit jours et autant de nuits, elles ont occupé les ateliers où elles avaient, pour la plupart, passé trente ans de leur vie. Dans le même temps, la résistance s'organisait sur le plan juridique, pour tenter de démontrer l'illégalité de la reprise incomplète d'Unicopa par Terrena. Le premier jugement, une ordonnance de référé du tribunal de Lorient, a été favorable aux salariés, représentés par l'Union locale CGT de Pontivy. Mais le jugement au fond, rendu ensuite par le tribunal, n'est pas allé dans le même sens et a conclu à la légalité de la transaction.


«L'apparence d'une société autonome»


C'est ce jugement qui a été annulé, hier, par la chambre prud'homale de la cour d'appel. Elle a considéré que Dandy «n'a que l'apparence juridique d'une société autonome» et n'a donc pas pu faire l'objet d'un traitement à part lors de la vente à Terrena. En conséquence, «la clause excluant (Dandy) de la cession est réputée non écrite», et les licenciements sont annulés: les salariés de Dandy-Unicopa sont devenus de facto salariés de Dandy-Terrena, à compter du jour de la vente, et ils le sont toujours. Mais ils ne pourront pas être réintégrés dans leurs ateliers: ces derniers ont été vendus entre-temps à un couvoir.


Pourvoi de Terrena


La réaction de la direction de la coopérative ligérienne n'a pas tardé : «Bien qu'elle ne contraigne pas Terrena à réintégrer les salariés concernés, cette décision est de nature à fragiliser le travail important réalisé par l'ensemble des équipes depuis deux ans pour pérenniser les 800 emplois repris à Unicopa en juin 2008. C'est pourquoi, Terrena a choisi de contester cette décision et de se pourvoir en cassation». Mais rien d'inquiétant pour MeLarzul, l'avocat des Dandy : «L'arrêt de la cour est extrêmement minutieux dans sa rédaction, très précis et détaillé dans l'énoncé des faits». Bref, il n'y voit aucune faille, aucun risque de revirement en cassation.


Quoi qu'il en soit, Terrena doit envisager l'indemnisation des salariés. La coopérative va également se trouver en situation difficile lors de l'audience du conseil de Prud'hommes de Lorient, qui se penchera, le 24septembre, sur la demande d'indemnités de licenciement formulée par les salariés.

  • Alain Le Bloas

«On a gagné parce qu'on s'est battues»

2 avril 2010


Elles étaient au bord des larmes lorsqu'elles ont entendu la présidente de la chambre prud'homale prononcer les mots qu'elles espéraient tant: Evelyne, Maryvonne, Martine et Marie-Thérèse, les quatre ouvrières-combattantes de Dandy, n'avaient pas osé y croire. Elles y croyaient si peu qu'elles en sont restées muettes de stupeur durant plusieurs minutes avant d'enfin laisser éclater leur joie.

 

Elles vont toucher de l'argent? «C'est logique que chacun récupère ce qui lui est dû», répond Evelyne. «Mais ce n'est pas ça qui compte, on a touché le chômage et nous ne sommes pas dans le besoin. Ce qui est important, c'est la fierté. Quand on nous a annoncé la fermeture immédiate en nous renvoyant chez nous comme des moins que rien, elle en avait pris un coup, la fierté! Après 37 ans dans l'usine, vous pensez quel choc ça a pu être». Hier, l'humeur était à la fête.

 

Alors Martine se laisse aller à une pointe d'humour: «Me voilà à nouveau salariée, c'est bien ma chance de retrouver du travail maintenant alors que je suis à la retraite depuis un mois!» Si elle en rit pour ce qui la concerne, elle apprécie avec plus de gravité la situation de ses amies ouvrières qui n'ont pas encore droit à la retraite.

 

«Sur les 235, presque personne n'a retrouvé du travail», rappelle-t-elle. «Les rares qui en ont trouvé ont dû se contenter de petits boulots précaires, le plus souvent à temps partiel». Maryvonne, de son côté, laisse libre cours à son côté petit soldat. «On a gagné, parce qu'on s'est battues», lance-t-elle. «Ce n'est pas tombé comme ça».

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 14:38

humour noir mamie

samedi 27 février 2010


Le chômage de masse, la précarité, le déficit des retraites, de la santé, du budget de l’Etat, ne sont que les multiples symptômes d’une même maladie.

 

Celle de l’explosion des inégalités au cours des 30 dernières années, suite aux dérégulations qui ont laissé le champ libre à la goinfrerie sans bornes des dirigeants des grands groupes financiers et de leurs principaux actionnaires.

Nous sommes des syndicalistes, des salariés, des économistes, des sociologues, des retraités. Les retraites et le chômage concernent toutes les générations. La désinformation permanente sur ces deux dossiers, volontaire ou involontaire, est dangereuse pour notre démocratie.

 

Ensemble nous souhaitons ouvrir une brèche dans ce mur de la désinformation.


Nous n’acceptons pas que les jeunes soient les premières victimes de la prochaine « réforme » des retraites. Repousser l’âge minimal de départ à la retraite ou augmenter le nombre d’annuités nécessaires aggraverait encore le chômage des jeunes qui est déjà de 24% parmi les jeunes « actifs ». Le chômage étant ce qu’il est, mieux vaut un senior de 60 ans à la retraite qu’un jeune de 23 ans au chômage. Nous n’acceptons pas que les femmes, déjà lourdement pénalisées tout au long de leur vie au travail (salaires inférieurs, temps partiels imposés...) le soient encore au moment de prendre leur retraite (manque d’annuités…). Nous n’acceptons pas que la France se dirige vers un système de retraites à l’anglo-saxonne basé sur l’individualisme et la logique financière.


Nous n’acceptons pas l’idéologie du « travailler toujours plus » qui accentue les inégalités et peut conduire, parfois, aux pires extrémités. Nous n’acceptons pas la répartition actuelle des patrimoines et des revenus. Des « réformes » irresponsables ont déjà été mises en œuvre. En 2007, le gouvernement a encouragé les heures supplémentaires, en les exonérant de cotisations sociales. En 2008, il a autorisé le cumul d’une retraite à taux plein et d’un salaire à temps complet ou partiel, sans limite de revenus.

Le chômage de masse est la cause des déficits sociaux et de la crise

Le chômage de masse n’est rien d’autre qu’une répartition imposée du temps de travail, entre ceux qui se ruinent la santé au travail et ceux qui n’ont pas d’emploi, ou seulement des petits boulots précaires. La persistance d’un chômage élevé depuis 30 ans a instauré un rapport de force défavorable aux salariés et conduit à une répartition intenable des richesses créées (60 % pour les salaires, 40 % pour les profits). La répartition autoritaire et imposée du temps de travail est donc la cause première de la crise.

C’est ce qu’expliquait en novembre 2008 l’économiste Michel Aglietta dans La crise d’un modèle de croissance inégalitaire

«  Les évolutions des salaires réels et de la productivité ont été déconnectées, entraînant une modification de la répartition des revenus. Comment entretenir dans ces conditions la croissance dans les pays riches ? Il a fallu déconnecter la dépense et le revenu, en stimulant la consommation par le crédit. [...] La croissance ne pouvant plus être dopée par l’endettement, il va falloir que le revenu salarial se remette à progresser en ligne avec la productivité. Pour le dire autrement, le degré d’inégalité atteint dans les sociétés occidentales est devenu un frein à la croissance. [...] Il faudra revenir sur les cadeaux fiscaux systématiques qui ont été faits aux plus riches pendant des années.  »

Expliquer, proposer

Nous devons expliquer aux « 18 – 45 ans », que seul un système de retraite intégralement par répartition et à prestations définies peut leur garantir, le moment venu, une pension de retraite correcte. En effet, la caractéristique principale de la retraite par répartition est sa sécurité, puisque son financement repose sur un indice peu aléatoire, la masse salariale globale. Dans 30 ou 40 ans, il y aura toujours des dizaines de millions d’actifs qui cotiseront pour payer les retraites.


Nous appelons chacun à exiger que toutes les propositions de financement des retraites soient débattues dans la transparence. Par exemple :

- suppression des avantages fiscaux et sociaux accordés à l’épargne salariale par capitalisation
- suppression de quelques autres exonérations sociales et fiscales puisque leur montant total s’élève à 140 milliards d’euros par an (Libération du 28 janvier)
- cotisations sociales sur l’ensemble des revenus liés aux salaires (intéressement, participation, primes diverses, stock-options …)
- élargissement de l’assiette des cotisations à l’ensemble de la valeur ajoutée des entreprises et aux revenus des placements financiers
- augmentation de la progressivité de l’impôt sur le revenu
- les 10 milliards d’euros versés chaque année dans les systèmes d’épargne retraite en capitalisation devraient dorénavant être versées pour la répartition
- pas de pension inférieure au Smic. Indexation des pensions sur l’évolution des salaires

Nous appelons chacun à exiger une autre répartition du temps de travail. Par exemple :

- abrogation des exonérations de cotisations sociales sur les heures supplémentaires
- rétablissement des contingents annuels autorisés d’heures supplémentaires
- majoration des cotisations chômage sur les heures dépassant les 1600 heures annuelles
- incitations au retour à 35 heures et à la semaine de 4 jours
- suite à la démolition de la loi sur les 35 heures, plus de 2 millions de salariés subissent le contrat de travail en jours, sans aucune référence horaire, avec tous les dangers en termes de santé et d’emploi. Arrêtons cette dérégulation qui se justifie au plus pour quelques dizaines de milliers de cadres
- hormis pour ceux ayant de faibles pensions, le revenu cumulé d’une pension et d’un salaire ne devrait pas être supérieur au dernier salaire d’activité à temps complet


En 2006, c’est ensemble (jeunes, étudiants, salariés, retraités …) que nous avons empêché la généralisation de la précarité que le gouvernement voulait nous imposer avec le CPE.


En 2010, c’est ensemble (jeunes, étudiants, salariés, retraités …) que nous défendrons le droit de chacun à un véritable emploi et le droit à une retraite par répartition à prestations définies.


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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 10:52

 



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NPA QUIMPER - dans NPA
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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 10:46


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Bien que venant deux jours après le deuxième tour des régionales, la journée d’action du 23 mars a été un succès.

 
Plusieurs dizaines de milliers de manifestants à Paris, plusieurs centaines de milliers dans l’ensemble du pays. De nombreux débrayages et grèves, notamment dans les grandes entreprises du privé, dans l’Éducation nationale, à la poste, à la SNCF, la RATP et les transports urbains de province.


Presque partout la CGT constituait la plus grande partie des cortèges avec une présence significative de la FSU et Solidaires. Et, surtout, une grande diversité de colères. Suppressions de postes et conditions de travail mobilisent dans la fonction publique. Salaires et conditions de travail pour les salariés des transports en y ajoutant les fermetures de sites pour des milliers de travailleurs du privé. La question des retraites étant finalement le concentré des attaques contre les travailleurs : de meilleurs salaires, des emplois pour tous et toutes, de meilleures conditions de travail sont les vraies solutions au financement des retraites.


Cela n’a pas arrêté les ardeurs contre-réformatrices du gouvernement et du patronat. Dans la foulée on apprenait que le Medef avait commandé une étude au COR sur les effets de l’allongement des cotisations à
45 annuités et le report de l’âge légal de départ à 65 ans et l’âge de départ sans décote à 70 ans ! Le représentant de la CGT, au plus fort de sa colère, a déclaré ne pas avaliser de telles propositions. Les organisations syndicales auraient pu en profiter pour arrêter de cautionner ces justifications de la contre-réforme et quitter ce COR décidément mal embouché !


Autre grand « acteur » patronal, l’UIMM (patrons de la métallurgie) confirme ses revendications : un premier étage financé par l’impôt, pour « tous ceux que les accidents de la vie (maladie, chômage, précarité), pénalisent dans leur droit à pension » ! Un deuxième étage d’assurance-vieillesse, financé par les cotisations et un troisième étage consistant « en un complément facultatif d’épargne personnelle, voie que l’État se doit d’encourager ».


Le nouveau ministre parle d’équité, mais surtout réfléchit au niveau où placer les différents curseurs (annuités, âge légal, cotisations) pour ne pas fâcher trop de monde en même temps comme un vulgaire Juppé.
Quant au Parti socialiste, il a repris l’initiative, dans le mauvais sens, avec François Hollande qui estime qu’il faut : « une réforme des retraites..., faire en sorte qu’il n’y ait pas d’impayés pour les générations qui viennent ou que nous soyons obligés d’emprunter »... « sans doute faut-il allonger la durée des cotisations à mesure que l’espérance de vie s’allonge ». Mais, « on peut très bien, tous les cinq ans, regarder ce qu’est l’espérance de vie et la pénibilité pour les métiers – parce que ça change – et puis on fixe des règles qui s’appliquent en fonction de la durée de vie ».


Au final tous s’accordent pour nous faire travailler plus et toucher moins de pension. À nous d’imposer nos solutions : un emploi et plus de salaires pour toutes et tous. Et, pour cela, ne pas attendre le 1er Mai pour construire la mobilisation indispensable pour stopper ce gouvernement déjà défait dans les urnes.


Robert Pelletier

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