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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 10:43


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Après que l’UMP n’a recueilli les voix que de 11 % des électeurs, Sarkozy s’effondre dans les sondages. Avec 30 % de satisfaits, il est au plus bas depuis son élection en 2007. Rien ne va plus pour ce gouvernement de plus en plus illégitime qui ne voit d’autre issue que… la fuite en avant.


Sarkozy a essayé de profiter de sa visite à Obama pour prendre sinon de la hauteur du moins de la distance vis-à-vis de la grogne qui s’exprime de plus en plus ouvertement dans son camp comme des rivalités qui le divisent. Après l’annonce par Villepin de la fondation de son propre mouvement, c’est Juppé qui s’est dit disponible pour l’élection présidentielle alors que, d’ores et déjà, Fillon et Copé sont sur les rangs…


Autant dire que Sarkozy a besoin de restaurer son autorité de chef d’État. Sans doute pour se rehausser, sans crainte du ridicule, il a félicité Obama pour sa réforme du système de santé ajoutant : « Ça nous pose des difficultés, ça coûte cher [...] mais on ne peut pas laisser les gens mourir comme ça. L’État ne peut pas se désintéresser de la situation de ceux qui n’ont pas les moyens d’aller à l’hôpital. »

 

Le donneur de leçons ne manque pas de cynisme, lui qui compte bien reprendre l’initiative en engageant une nouvelle bataille contre les droits conquis par les luttes des travailleurs, en particulier les retraites. Car ce sont bien les luttes des travailleurs qui ont imposé aux classes dominantes la Sécurité sociale et les retraites. Et c’est en engageant cette bataille qu’il espère conforter sa « majorité » tout en s’imposant, au nom du dialogue social, à la gauche libérale et syndicale.


Mais d’abord, faire taire les critiques et serrer les rangs ! La secrétaire d’État à l’Écologie Chantal Jouanno, qui s’était dite « désespérée » par l’annulation de la taxe carbone, a été vertement remise à sa place. « Le cap, il a été fixé en 2007 et je ne vois rien qui doive le modifier », déclarait le zélé Besson. Ce dont Fillon a cherché à convaincre les 200 parlementaires UMP sur 400 qui s’étaient rendus, lundi 29 mars, au séminaire de recadrage. « Nous allons poursuivre les réformes » et « resserrer, ajuster mais pas changer notre ligne politique » a martelé Fillon pour balayer les doutes. En ligne de mire, les attaques contre les retraites et la lutte contre les déficits.


Et, pour faire bonne mesure, Fillon a promis une loi sur le voile intégral allant « le plus loin possible sur la voie de l’interdiction générale dans le respect des principes généraux du droit ». Il entend ainsi souligner qu’il ne laissera pas la démagogie xénophobe et raciste au Front national. Là encore, pas de place pour le doute, garder le cap !


Sans aucun doute, Fillon le loyal, en tentant de s’imposer comme le véritable chef et le rassembleur de la majorité en déroute prépare sa propre candidature pour 2012 en prenant la posture de celui qui ne cède pas aux vents contraires. Il veut être celui qui aura conduit la réforme contre les retraites jusqu’au bout. Il compte pour cela sur les capitulations de cette gauche qui accepte par avance la réforme, sur Valls qui propose un « pacte national ».


L’heure est pourtant bien à la contre-offensive contre un gouvernement affaibli sans attendre quoi que ce soit d’une alternance électorale dans… deux ans. C’est dès aujourd’hui qu’il faut préparer la riposte en mettant à profit l’affaiblissement du pouvoir. C’est une bataille politique que seuls les travailleurs unis peuvent mener avec leurs propres armes, la grève, les manifestations.


Yvan Lemaitre


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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 10:17


 

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 Non à l'impunité d'hier et d'aujourd'hui ! Silvia Suppo, quand elle avait 17 ans, a été enlevée, torturée et violée dans le commissariat Cuarta de Santa Fe et dans le centre clandestin de détention connu sous le nom de La Casita, près de Santo Tomé. Enceinte suite aux viols, les militaires argentins l'ont fait avorter clandestinement en qualifiant d'"erreur ce qu'ils lui avaient fait subir". Son compagnon de l'époque n'est jamais réapparu. Il fait partie des 30.000 disparus de la dictature de 1976.

 


 Elle a été retrouvée inconsciente sur le sol de son magasin d'artisanat dans la ville de Rafaela le 29 Mars 2010, assassinée de douze coups de couteau, 33 ans après avoir été torturée et violée.


Cet assassinat conclut de manière tragique la semaine de la mémoire qui a été organisée en Argentine et dans le Monde 34 ans après le coup d'Etat des militaires argentins en 1976. 


En octobre 2009, Silvia avait témoigné de manière décisive dans le procès qui conduisit à la condamnation pour crimes contre l’humanité de l’ancien juge fédéral Victor Brusa et de plusieurs tortionnaires de la province de Santa Fe.

Elle devait encore témoigner dans des procès intentés contre ceux qui étaient impliqués dans la disparition de son compagnon Reinaldo Hattemer.

Elle avait reçu des menaces de plus en plus pressantes dans le but de la faire taire. Elle n'avait pas cédé. Elle est morte après trente trois ans de résistance.


Ce crime ne doit pas rester impuni. Il a été commis pour que les génocidaires ne soient plus inquiétés et condamnés. Il intervient après d'autres enlèvements de témoins dans les procès. Julio Lopez, témoin dans le procès Etchecolatz a été enelevé et reste disparu depuis traois ans et demi. Le gouvernement n'a jamais inculpé les auteurs de ce crime.


voir autre billet Non à l'impunité d'hier et d'aujourd'hui

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 10:07
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1er  avril  2010

 

Le séisme du 12 janvier a très clairement amplifié les problèmes socio-économiques structurels d’Haïti, tout en y ajoutant de nouvelles difficultés liées à cette conjoncture exceptionnelle : pertes en vies humaines et handicaps, dégâts matériels, choc psychologique… A l’heure actuelle, différentes stratégies sont proposées pour la reconstruction d’Haïti. Pourtant, ces projets ne reflètent pas les préoccupations et les besoins réels de la population. Cela dit, de tous les plans qui surgissent du gouvernement, de la classe politique, du secteur privé des affaires ou encore de la communauté internationale, pas un seul ne donne la parole au peuple haïtien, et en particulier aux mouvements sociaux. Il en ressort un décalage énorme entre ce que souhaitent les Haïtiens et ce qui est mis sur pied notamment par la communauté internationale.


La classe paysanne, moteur de l’économie haïtienne, est tout simplement exclue bien qu’elle représente près de 70% de la population. Il y a une raison à son exclusion des processus de décision et des choix politico-économiques. Le modèle capitaliste et néolibérale imposé à Haïti par les grandes puissances impérialistes (Etats-Unis, France, Canada…) et par les institutions financières internationales (Banque mondiale, Fonds monétaire international, Banque interaméricaine de développement…) repose sur la théorie des avantages comparatifs, chère à David Ricardo.

 

Dès l’indépendance, Haïti a été forcée de produire non pas pour sa consommation interne, c’est-à-dire pour la satisfaction des besoins de sa population, mais pour exporter vers le marché mondial, en particulier vers le marché de ces pays impérialistes. Aujourd’hui, rien n’a réellement changé. Les petits producteurs haïtiens subissent la concurrence déloyale des produits agricoles subventionnés des pays du Nord, Etats-Unis en tête. Ainsi, le riz en provenance des Etats-Unis a fini par détruire la production nationale à la suite de la vague de libéralisation des années 1980, ainsi que la production avicole (œufs et poulets). Aujourd’hui, le pays vit une dépendance alimentaire insupportable puisqu’il est obligé de mobiliser environ 70% des ressources de ses exportations pour l’importation de produits alimentaires.


Les nouvelles stratégies de reconstruction post-séisme se cachent derrière une certaine idée de modernisation de l’agriculture haïtienne, c’est-à-dire une agriculture capitaliste productiviste avec des capitaux étrangers et le remembrement des terres pour achever de bouter les paysans hors de leur terre. Il en résulte une dépossession des paysans qui n’auront d’autres choix que de venir renforcer les rangs des ouvriers des zones franches du secteur textile, dans la foulée des lois Hope I et II qui encouragent l’investissement privé états-unien dans ce secteur.

 

Bien que Bill Clinton ait reconnu il y a peu le rôle néfaste des politiques imposées par la communauté internationale (comme la réduction des droits de douane de 50% en 1980 à 3% aujourd’hui), les plans de reconstruction évitent soigneusement de mettre l’accent sur l’agriculture paysanne. Cette dernière est mise de côté au profit du développement des zones franches du secteur textile et du tourisme, considérés tout deux comme le meilleur moyen de développer le pays.

Ces zones franches sont clairement des zones de non-droit, où les patrons peuvent à leur guise exploiter les ouvriers.

 

La République Dominicaine était jusqu’à récemment le pays où les zones franches du secteur textile étaient les plus développées. Désormais, les autorités dominicaines se tournent plutôt vers le développement des nouvelles technologies et le rôle d’« atelier textile défiscalisé » est transmis à Haïti. Construite sur des terres arables, seule la zone franche de la Compagnie de développement industriel (CODEVI), à Ouanaminthe, est en activité dans le pays pour l’instant. Mais les projets d’en créer d’autres sont bien réels. Pour la communauté internationale et le gouvernement haïtien, les zones franches de sous-traitance représentent l’avenir d’Haïti, comme l’illustre bien le rapport Paul Collier, professeur d’économie à l’université d’Oxford. Cette logique opposée aux intérêts du peuple haïtien sert ceux des multinationales étrangères qui trouvent en Haïti une main d’œuvre «  très bon marché », proche du marché nord-américain.

 

Ces ouvrier(e)s travaillent par quotas. Ils sont payés à la tâche donc leur journée peut aller jusqu’à 12h de travail, et cela pour environ 580 gourdes par semaines (soit environ 5 dollars). De plus, la zone n’est pas du tout adaptée pour accueillir autant de nouveaux travailleurs et les habitations de fortune, sans eau ni électricité, se multiplient aux alentours. Enfin, ces ouvriers sont payés chaque semaine, si bien que dès qu’ils reçoivent leur paie, ils doivent déjà rembourser leur dette accumulée pendant la semaine, notamment pour se nourrir le midi. En général, après les dépenses vitales, il ne reste que 10 gourdes à chacun. Autant dire qu’il est impossible d’avoir une vie décente dans ces conditions.


Il n’y a pas que les ouvriers et les paysans qui souffrent du modèle économique imposé depuis des lustres. Les étudiants, et notamment ceux de la Faculté des sciences humaines, sont mobilisés pour faire prendre conscience des inégalités criantes engendrées par le capitalisme. Le secteur de l’éducation, notamment le secteur universitaire public, a été dévasté par le séisme du 12 janvier. Pourtant, ces étudiants sont toujours debout et se battent pour qu’émerge un nouveau modèle de société, où les besoins réels de la population haïtienne sont pris en compte. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’ils subissent une importante répression, notamment de la part de la Minustah, force d’occupation de l’ONU aussi illégitime qu’inefficace.

L’enjeu de ce que l’on appelle à tort « la reconstruction » n’est autre pour les Haïtiens que de déconstruire l’ancien système avant même de jeter les bases d’une logique radicalement différente.

 

Les luttes des mouvements sociaux haïtiens convergent vers un nouvel Haïti, débarrassé du modèle capitaliste néolibéral à l’origine de l’appauvrissement et de l’exclusion de la majeure partie des Haïtiens. Malheureusement aujourd’hui, on ne peut pas dire que les Haïtiens aient leur mot à dire. Aucune consultation populaire n’a été effectuée, contrairement à ce que réclament les mouvements sociaux et les Haïtiens. Au lieu de cela, le gouvernement haïtien et la communauté internationale préparent l’approfondissement de la logique néolibérale tout en légitimant une occupation militaire et humanitaire du pays. Mais le peuple haïtien, bien que meurtri, n’est pas prêt à se laisser faire. La souveraineté politique, économique et alimentaire, mais aussi l’égalité des chances et le droit à une vie décente, ne sont pas que des slogans : ils sont des revendications fortes, porteuses des combats à venir.






* Sophie Perchellet est vice-présidente du CADTM France (www.cadtm.org).
Elle a effectué une mission à Haïti centrée sur le thème de la reconstruction, du 17 mars au 1er avril 2010.

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 10:01

Par LCR le Mercredi, 31 Mars 2010 PDF Imprimer Envoyer

 

 

La Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR) dénonce énergiquement le vote intervenu sans réel débat en Commission de l'Intérieur de la Chambre, concernant l'interdiction du niqab et de la burqa dans l'espace public.


Des arrêtés communaux interdisent déjà de se dissimuler le visage dans les lieux publics, sauf en période de carnaval. Le vote intervenu mercredi matin n'est en réalité qu'une pitoyable gesticulation islamophobe, sexiste et liberticide qui s'attaque à un phénomène marginal.


La LCR attire l'attention des organisations syndicales, de défense des droits humains et des libertés démocratiques: si cette loi passe la rampe, elle ira gonfler les dispositifs liberticides et antidémocratiques déjà en place.

Selon le projet de loi adopté, toute personne ayant «le visage masqué ou dissimulé en tout ou en partie, de manière telle qu'elle ne soit pas identifiable» dans l'espace public sera passible d'une amende de 15 à 25 euros et/ou d'un emprisonnement d'un à sept jours.


Ainsi, un manifestant ou un gréviste qui, à l'occasion d'un rassemblement public ou d'un piquet de grève, se masque partiellement le visage pour éviter la répression patronale ou policière pourra parfaitement être poursuivi. C'est sur base de ce type d'interdiction légale que les autorités danoises ont arrêtés ou bloqués pendant des heures des manifestants pacifistes lors du contre-sommet de Copenhague en décembre dernier.


Tout comme les projets d'interdiction du port du foulard à l'école, cette loi ne sert fondamentalement qu'à faire diversion par rapport aux véritables problèmes que sont la dégradation de l'emploi, du logement, de la santé, de l'éducation et des transports publics en cette période de crise capitaliste.


La LCR tire la sonnette d'alarme: en instrumentalisant et en dévoyant la laïcité et la lutte contre l'oppression des femmes comme le fait cette loi, c'est le racisme et le sexisme qui sont en train de marquer des points inquiétants dans la société.


Cette loi qui prétend défendre la dignité des femmes va tout simplement interdire aux femmes concernées de circuler librement dans la rue, au risque de les enfermer dans leur maison.


Comble de l'hypocrisie, elle est votée par des partis au pouvoir qui bafouent quotidiennement les droits des femmes en démantelant les services publics, en réduisant les budgets sociaux, aux associations féministes ou en développant la précarité.


S'il y a urgence à défendre la laïcité et les droits des femmes, pourquoi ne pas interdire les rassemblements publics contre le droit à l'avortement, comme celui auquel participait Monseigneur Léonard dimanche dernier? Or, dans ce cas là, aucun de nos «ayatollahs» pseudos-laïcs ne s'est précipité pour légiférer. Deux poids, deux mesures?


La LCR est scandalisée de voir les partis traditionnels MR, CDH, PS et y compris Ecolo, stigmatiser une communauté et tomber ainsi dans le piège orchestré par l'extrême-droite.


Si l'objectif de ces partis est de glaner des voix sur le dos d'une communauté dont une partie n'a toujours pas le droit de vote, faut-il rappeler que l'électeur préfère toujours l'original à la copie?


L'exemple de la France - où le Front National a opéré une spectaculaire remontée aux élections régionales en bénéficiant de la campagne islamophobe et raciste orchestrée par le gouvernement Sarkozy – devrait pourtant faire réfléchir nos apprentis-sorciers.


La LCR met en garde: l'histoire fournit trop d'exemples montrant que la stigmatisation permanente et la violence verbale contre une communauté pavent le chemin pour la violence physique contre celle-ci. La vague islamophobe est de plus en plus haineuse et elle a déjà tué dans d'autres pays. Danger!


Pour la LCR, l'émancipation des femmes musulmanes – et de toutes les femmes - sera l'oeuvre de ces femmes elles-mêmes, pas de l'Etat belge. La LCR est solidaire de leurs combats contre toutes les formes d'oppression, ici et ailleurs.


Quant à la laïcité, elle se définit selon nous par la séparation entre l'Etat et les pouvoirs religieux, pas par l'interdiction des signes religieux individuels dans l'espace public, qui doit être pluraliste et respecter les convictions de chacun-e.

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 09:56


 

 

 

 

 

 

 

 

 



(vidéosurveillance, fichage biométrique, ADN, criminalisation des luttes, Edvige...) -

Samedi 3 Avril 20h30 - Maison des associations.

Organisé par le collectif contre une politique sécuritaire à Pontivy


Contre la logique sécuritaire, soyons rebelles et résistants !


La même équipe municipale qui accueille la Biennale du Livre d’Histoire de Pontivy, dont le thème est cette année « Rebelles et résistants », a voté pour l’installation de caméras de vidéosurveilance dans les rues de la ville. Le Collectif contre une politique sécuritaire à Pontivy s’interroge sur ce paradoxe : saluer la mémoire des personnes réprimées pour leur lutte pour la liberté et parallèlement mener une politique liberticide ; faire partie d’une « gauche » qui se réclame d’une Histoire de conquête des libertés et pratiquer une politique sécuritaire promue par un gouvernement de droite.


Pourquoi nous nous opposons aux caméras :


Surveiller et enregistrer constamment les activités des personnes sur l’espace public est attentatoire aux libertés individuelles :
En cas de retour d’un quelconque totalitarisme, le pouvoir aura à sa disposition des outils de surveillance tels que toute résistance sera très difficile. Qu’en diraient les résistants d’hier ?
Cela va à l’encontre des efforts de responsabilisation individuelle et de solidarité qui permettent de prévenir les actes dérangeants pour la société. C’est se décharger sur un gadget technologique inefficace de notre responsabilité collective. C’est laisser croire qu’on peut donner des réponses purement technologiques à des problèmes sociaux. Cela laisse présager d’une évolution de la société où les personnes sont considérées comme un troupeau humain à gérer plutôt que comme des individus libres.
Cela signifie que nous sommes tous des coupables en puissance, et non plus des présumés innocents jusqu’à preuve du contraire. Cela participe donc d’une évolution inquiétante du droit (inversion de la charge de la preuve).


En plus de toutes ces raisons éthiques de s’opposer aux caméras, il y a des raisons bien plus pragmatiques :


Selon les études scientifiques menées jusqu’à maintenant, les caméras ont pas ou peu d’effet sur la délinquance, en tous cas rien qui pourrait justifier les dépenses engagées.
le coût des caméras est supporté par tous alors qu’elles ne concernent que quelques zones (heureusement !) et que les actes de délinquance pourraient n’être que déplacés.


D’où vient cette mode des caméras soutenue par le gouvernement actuel au travers de subventions ?


D’une dérive politique qui touche quasiment tout le champ politique, qu’on pourrait qualifier de droitisation, voire de « Lepenisation des esprits » ? D’une montée en puissance des intérêts privés dans l’espace public : le marché de la sécurité privée est en pleine expansion ces dernières années. Les lobbies du secteur (conseil, développement et vente de matériel) ont une influence croissante sur les politiques publiques locales et nationales. Ils ont en effet compris que des caméras achetées par une ville, c’est une énorme publicité gratuite pour leur matériel et leurs méthodes : si la municipalité en installe, si le gouvernement en fait la promotion, il est bien plus facile de convaincre les entreprises et les particuliers de s’équiper.


En résumé, une technique de lutte contre la délinquance à l’efficacité très contestée va être mise en place sous l’effet d’une mode sécuritaire impulsée aux plus hauts échelons de l’Etat, et servant également les intérêts de certains lobbies. La vidéosurveillance participe d’une limitation immédiate des libertés individuelles. Elle favorise l’acceptation du contrôle permanent de l’activité des individus ; cette logique va donc à l’encontre de la responsabilisation de chacun et des actions de prévention et d’éducation, méthodes certes moins spectaculaires, mais ayant aussi moins d’ « effets collatéraux » destructeurs du lien social et des libertés.


Collectif contre une politique sécuritaire à Pontivy


Venez vous informer et débattre à la projection-débat organisée ce samedi 3 avril à 20h30.

Projection de courts-métrages : « Les Écrans sécuritaires »


http://anars56.over-blog.org/articl...

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 09:45

 Melenchon-Buffet

À peine le second tour des élections régionales passé, les états-majors politiques s'investissent avec fébrilité dans la préparation de la consultation suivante, celle de la présidentielle de 2012.

C'est le cas de la droite, mais aussi celui de ce que l'on appelle la gauche, écologistes inclus. En ce qui concerne ces derniers, la plupart des personnalités qui se sont coalisées au sein d'Europe Ecologie se sont ralliées peu ou prou à la proposition fourre-tout de Cohn-Bendit, consistant en la mise en place d'une « coopérative politique », formule d'autant plus commode que son contenu reste à inventer.

 

Le même Cohn-Bendit a déjà lancé un autre débat, qui a le mérite de mettre le doigt sur le réel enjeu qui tracasse tous ces milieux : faut-il s'orienter vers la présentation d'un candidat écologiste au premier tour de cette présidentielle, ou ne vaut-il pas mieux ne pas le faire, pour obtenir du PS en contrepartie 50 postes d'élus aux élections législatives qui suivront ? Voilà une perspective qui tranche avec les discours hypocrites sur l'urgence qu'il y aurait de préserver la planète. Il est encore plus urgent, semble-t-il, de préparer l'avenir d'au moins cinquante notables ou futurs notables écolos. Il est prématuré de dire si ce marchandage verra le jour, mais cette proposition a le mérite d'illustrer ce qui fait vibrionner ce petit monde politicien.

Il en va de même dans cette autre coalition, non moins politicienne, qui réunit le PCF, le Parti de Gauche de Jean-luc Mélenchon et la Gauche unitaire, incarnée par Christian Piquet, ex-dirigeant de la LCR, qui s'est détaché du NPA.

Sa principale composante, le PCF, tirant le bilan des régionales, s'estime satisfait d'avoir maintenu et même d'avoir dépassé de 0,48 % le score réalisé par le Front de Gauche aux européennes de 2004. Mais dans le même temps, il a perdu la moitié de ses élus dans les Conseils régionaux, dont le nombre passe de 185 à 95. Ce qui n'est pas sans importance, pour un parti qui est devenu, au fil des années, de plus en plus un parti de notables, au détriment de sa composante militante.

 

C'est ce recul qui explique en partie la décision prise par un certain nombre de ses personnalités, tels Patrick Braouzec ou Pierre Zarka, de le quitter, attirés semble-t-il par des formations qui leur paraissent sans doute électoralement plus porteuses, comme Europe Écologie ou une mouvance « de gauche », mieux à même de négocier avec le PS sans avoir à se soumettre aux décisions des instances dirigeantes du PCF.

Quant à la deuxième composante du Front de Gauche, elle n'a pas perdu de temps non plus pour afficher ses ambitions, en particulier celle de son chef de file. Mélenchon s'est empressé de proposer que le Front de Gauche établisse un accord, un « paquet électoral » dit-il, impliquant des candidatures communes, uniques donc, aux futures élections sénatoriales de 2011, à la présidentielle de 2012 et aux élections législatives qui suivront. Une façon pour Mélenchon, vedette et principal bénéficiaire de son alliance avec le PCF, de se positionner pour postuler à être le candidat représentant le Front de Gauche dans la compétition pour l'Élysée.

La direction du PCF explique qu'il serait préférable de discuter préalablement d'un programme, mais se garde bien de préciser quels devraient être les points forts de ce programme, se contentant de fixer pour juin prochain un congrès exceptionnel.

Dans ce véritable champ de manœuvre qu'est devenu le terrain des discussions et des débats des uns et des autres, on peut constater qu'il n'est jamais question des intérêts des travailleurs et des classes laborieuses. On ne pourrait mieux faire la démonstration que, pour ces politiciens, c'est bien le cadet de leurs soucis.

Jean-Pierre VIAL

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 09:37


jeudi 01 avril 2010

Une centaine de personnes ont manifesté hier après-midi devant l'inspection académique du Finistère afin de protester contre les effets de la réforme de la formation des maîtres.

« La feuille de route de l'inspection académique pour la rentrée est claire : toutes disciplines confondues, c'est 63 stagiaires à temps plein qu'il faut placer dans le département dans les collèges et lycées, affirme Jean-Marc Cléry du Snes. Résultat : les droits élémentaires des enseignants en terme de mutation sont bafoués. »


Selon les syndicats (Snes, Sud-éducation, FO, CGT éduc'action, Sgen-CFDT), ces stagiaires devront passer 18 heures par semaine dans les classes. « Cela leur laisse peu de temps pour étudier, ajoute le syndicaliste. Beaucoup devront mettre en place les nouveaux enseignements d'exploration en seconde. C'est une lourde responsabilité. »


Par ailleurs, « ces postes devraient être mis au mouvement, ajoute Jean-Marc Cléry. Les mutations deviennent donc très difficiles dans de nombreuses disciplines puisque les places sont réservées pour les stagiaires.

 

De plus, les remplaçants n'ont plus aucune perspective. Et puis, les faut trouver des tuteurs pour tous ces stagiaires ce qui n'est pas évident puisque l'inspection académique n'a pu communiquer que les deux tiers de sa liste des postes bloqués. » Une délégation a été reçue. Et une pétition circule dans les collèges et lycées du département.

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 09:26

1 avril 2010  


Toutes les antennes de l'Association tutélaire du Ponant (ATP) du Finistère, qui gère des mesures de tutelles auprès de majeurs protégés, étaient fermées, hier après-midi. Une première depuis sa création en 1979. 70 salariés grévistes -de Châteaulin, Morlaix, Concarneau, Quimper-, sur les 130 que compte l'ATP ont manifesté, dans le calme, devant le siège, rue Voltaire, à Brest. En cause, selon la CFDT, les difficultés des relations avec la directrice, en poste depuis cinq ans.

«Un climat de peur»


«Il n'existe aucune communication avec la direction. Nous avons le sentiment d'être méprisés, surveillés. Le climat ne cesse de se dégrader alors que nous étions unies», témoignent des grévistes. «Nous travaillons dans le social. Or, on nous demande de gérer une association comme une entreprise».

 

Licenciements successifs, démissions de représentants du personnel et une nouvelle procédure de licenciement en cours minent le quotidien. «Ce dernier licenciement touche une déléguée qui, dans son rôle, a, en CHSCT, dénoncé auprès d'un membre du conseil d'administration une situation de peur au travail», rapporte la CFDT.

 

«Nous réclamons l'annulation de cette nouvelle procédure, l'indemnisation d'un préavis de deux personnes licenciées pour inaptitude et une discussion plus sereine avec la direction». Une délégation du personnel a été reçue par le conseil d'administration qui n'a pas statué, proposant un autre rendez-vous à 11h, aujourd'hui. «Nous ne discutons pas sous la pression, avec une manifestation sous les fenêtres».

  • Karine Joncqueur
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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 09:10

 

1 avril 2010


Ce n'est pas un canular du 1er avril. Le Bro gozh ma zadoù, l'hymne breton, aurait été écrit en 1895 par William Jenkyn Jones, un pasteur protestant gallois qui vivait à Quimper. François Jaffrenou, l'auteur déclaré de ce chant et nationaliste patenté, serait donc un imposteur.


Le samedi 9 mai 2009, à l'occasion de la finale de la Coupe de France Rennes-Guingamp, AlanStivell s'empare du micro du Stade de France pour chanter le Bro gozh ma zadoù. Le célèbre barde est sans doute loin de penser que l'hymne national breton qu'il entonne est né, en 1895, dans l'esprit de William Jenkyn Jones, un pasteur protestant méthodiste ayant choisi la Cornouaille bretonne pour terre de mission.

C'est ce que veut démontrer Daniel Quillivic, un enseignant bigouden retraité. «François Taldir Jaffrenou, secrétaire de l'Union régionaliste bretonne et qui a ensuite collaboré à l'Heure Bretonne, journal pro nazi et antisémite, a copié les paroles écrites par le pasteur. J'ai toutes les preuves en main», avance-t-il, ses archives sous le bras.


Flash-back. Nous sommes en 1882. Le pasteur gallois William Jenkyn Jones arrive en mission dans le Sud-Finistère, pour délivrer les habitants du «joug papal». Il s'établit à Quimper avec sa famille. Il yrestera 43 ans, jusqu'à sa mort. Il apprendra très vite le breton. Une langue qu'il maniera à la perfection, puisqu'il laissera à la postérité des dizaines de cantiques écrits en breton. «William Jenkyn Jones a ouvert quatre temples à Quimper, Lesconil, Léchiagat et Douarnenez, explique Daniel Quilllivic, issu d'une des familles bigoudènes ayant décidé de suivre la doctrine protestante. Il avait aussi pour souci constant de lutter contre l'alcoolisme. Fléau qui, à cette époque, entraînait un impressionnant cortège de misère».


Exalter la fierté des Bretons


Pour le prêtre, il faut exalter la fierté des marins et des agriculteurs qui constituent la grande majorité de la population. «C'est dans cet esprit qu'il a composé le Bro va zadoù kozh (le pays de mes ancêtres). En hommage aux Bretons et à la Bretagne», précise Daniel Quillivic.


Il s'agit, en fait, d'une adaptation de l'hymne national gallois, le Hen Wlad Fy Nhadau(vieille terre de mes pères), composé en 1856 par Evan James. Le chant sera publié en 1895 dans un recueil de cantiques baptisé Telenn ar c'hristen (la harpe des chrétiens). Deux ans plus tard, naîtra la version de FrançoisTaldir Jaffrenou, le Bro gozh ma zadoù(Vieux pays de mes pères) qui deviendra l'hymne de l'Union régionaliste bretonne en 1904.


La version du pasteur copiée


Selon Daniel Quillivic, François Taldir Jaffrenou, qui a revendiqué jusqu'à sa mort, en 1956, la paternité du Bro gozh, se serait inspiré directement de la version du pasteur. Et non pas de l'original gallois. «Il se contredit dans ses écrits, poursuit l'enseignant. En 1952, en pleine polémique sur les droits d'auteur, il explique l'avoir composé en 1899 au pays de Galles. Plus tard, il dira que c'était en 1897, à Saint-Brieuc».


L'enseignant a poussé très loin la comparaison des trois textes. Il en ressort que la version Jaffrenou, en ce qui concerne les deux premiers couplets, est on ne peut plus proche de celle du pasteur. «Jaffrenou connaissait la version de Jenkyn Jones. Grâce à François Vallée, son professeur, un grammairien renommé. Ce dernier entretenait une correspondance régulière avec Jenkin Jones qui lui faisait parvenir ses écrits pour d'éventuels conseils».


De son vivant, le pasteur Jenkyn Jones ne s'est que très peu battu pour faire reconnaître ses droits sur le Bro gozh ma zadoù. Le 16 janvier 1904, il écrivait:«Je ne comprends pas cette ambition de faire sa réputation avec la propriété d'un autre. Car tôt ou tard, la déloyauté se fait jour».

  • Didier Déniel

Note 1 du blogueur :

 

Il est absolument nécessaire que l'on trouve ce genre d'article de vulgarisation dans la grande presse.


1/ Parce que l'histoire de Bretagne n'est nulle part enseignée à l'école puisqu'il faut une seule histoire "nationale" donc française (lire Suzanne Citron ).

2/ Parce qu'on y apprend au détour d'une ligne que Jaffrennou comme pas mal de ces "militants" penchaient pour les régimes autoritaires. Ce qui fait hurler les militants bretons, surtout de gauche, quand on ose l'évoquer.

3/ Parce que cela prouve que cet hymne est connu et accepté par la population, quoi qu'on en dise...
4/ Car mettre "tout sur la table" désarme aussi tous ceux qui veulent jeter le bébé ( l'identité, la langue, la culture bretonne, l'hymne et le drapeau ) avec l'eau du bain ( l'attitude du "mouvement breton" pendant la guerre de 1939 45).

 

Lien: Taldir Jaffrenou ( link) et soutien de la LVF (Wikidédia) link

 

Note 2:

 

Les commentaires valent leur pesant de Kig ha fars! En gros une majorité de "gens de gauche" assez violents dans la forme, qui appelent comme toujours à dissimuler au nom de la jurisprudence-mouvement breton: "on efface tout"! Exactement comme pour l'église catholique et ses "erreurs".

 

On devrait remettre les compteur à zéro parce que les miltants bretons actuels seraient passés par Diwan, votent Génération Ecologie et pas FN. Pourquoi leur coller cet "héritage", tous les jeunes assument-ils ces saloperies ? Il vaut mieux donc tout leur cacher!


Ces commentateurs voudraient tout effacer au motif qu'on "sait déjà tout çà"! Or c'est faux! VOUS messieurs les râleurs savez bien des choses, mais vous vous gardez bien de le dire. Et comme rien n'est enseigné de façon neutre nulle part, en particulier dans les écoles, collèges et lycées (par peur de fabriquer des autonomistes), il ne se dit que la version officielle de l'Emsav qui ramène tout à du "culturel innofensif". Ce n'est pas nouveau de ramener à des querelles de personnes ou d'orthographe des conflits sociaux. Il s'agissait bein de liquider le "front populaire"! Que "dans certains milieux" on ait ses sources, soit. Mais n'empêchez pas les autres de connaître leur histoire !

 

  • YannBer
    Et bien, on en est encore à ce niveau!!
    Bonjour à tous,

    Pourquoi pas, s'il y a des personnes qui veulent remonter à la source de la source, qu'elles s'en satisfassent, mais doivent-elles s'en contenter. Nous sommes maintenant en 2010, et je voudrai adresser deux messages: le premier pour les gens qui aiment bien titiller les bretons et mettre à plat leur culture: Bécassine, c'est fini, la seconde guerre mondiale, elle est bien derrière nous, humanisites, nous le sommes, une culture, nous en avons une, et une vraie. Le Bro Gozh est un acquis que nous développerons. Le second est pour ceux qui continuent de se justifier par rapport à ces petits rétracteurs: l'heure n'est plus à la réaction, à la remise systématique en cause, mais à l'entreprise et au développement de notre région. Conservons notre énergie car les jacobins ont énormément d'imagination.

    Kenavo, Yan Ber
    Ajouté le 01 avril 2010 à 23h02
  • douz...
    botulique ?
    Tes ancêtres bretons étaient celtes , comme Astérix !!!!!!!!!!!!
    Ajouté le 01 avril 2010 à 20h25
  • YLN
    encore un....
    qui s'empresse de lever le doigt studieusement pour faire l'intéressant sur le thème éculé de ces vilains bretonnants tous forcéments d'odieux nazis et qui plus est plagiats lamentables, et gna gna gna. Pour le coup, je me demande s'il ne faut pas repousser l'age de départ à la retraite de certains enseignants, l'oisiveté ne leur réussit vraiment pas.
    Ajouté le 01 avril 2010 à 19h32
  • Breizhatao35
    et alors
    certainement plus beau que la marseillaise qui est un hymne qui incite a la guerre et à la violence! fier d'être breton et du Bro Goz...........
    Ajouté le 01 avril 2010 à 18h46
  • botul
    allons'z'enfants
    s'il croit détenir un scoop il n'a qu'à le vendre à l'AFP ;-)) dire qu'il a enseigné toute sa vie j'epère que c'est pas l'histoire ...je les croyais disparus avec la 3ème république tous ces "hussards noirs" qui ont appris à tous les petits indigènes du temps béni des colonies que leurs ancêtres étaient Gaulois et et qu'il fallait qu'un sang impur abreuve leurs sillons ...;-(((
    Ajouté le 01 avril 2010 à 17h25
  • Gambetta
    Pays de nos pères
    Chacun connait le BRO GOZ, et sait qu'il est l'hymne gallois, cornique et breton qui soulève l'enthousiasme par sa beauté.
    Jaffrenou est noté sur les partitions comme l'auteur du texte, et chacun s'en fiche.
    La Bretagne a été plus résistante que la France Vichyssoise et la langue bretonne a souvent permis de duper les allemands.
    Assez de ces vieux croutons qui veulent insulter la Bretagne dans son hymne.
    Savent t'ils aussi que la Marseillaise résulte de deux plagiats, parole et musique?
    GAMBETTA
    Ajouté le 01 avril 2010 à 14h18
  • Gambetta
    Pays de nos pères
    Chacun connait le BRO GOZ, et sait qu'il est l'hymne gallois, cornique et breton qui soulève l'enthousiasme par sa beauté.
    Jaffrenou est noté sur les partitions comme l'auteur du texte, et chacun s'en fiche.
    La Bretagne a été plus résistante que la France Vichyssoise et la langue bretonne a souvent permis de duper les allemands.
    Assez de ces vieux croutons qui veulent insulter la Bretagne dans son hymne.
    Savent t'ils aussi que la Marseillaise résulte de deux plagiats, parole et musique?
    GAMBETTA
    Ajouté le 01 avril 2010 à 14h17
  • j.an...
    Rien de neuf
    C'est étonnant de faire une page entière sur une information connue par tout le monde depuis des lustres.

    Voir l'article sur Wikipedia: http://fr.wikipedia.org/wiki/Bro_gozh_ma_zado%C3%B9

    Voir aussi l'article documenté de Gwyn Griffith journaliste gallois et spécialiste de cet hymne : http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=16131

    On peut se demander quelles sont les arrières pensées de ce M. Quillivic qui enfonce ainsi des portes ouvertes ....
    Ajouté le 01 avril 2010 à 12h48
  • kwrlii
    me 'gar ma bro!!!
    moi je n'ai pas honte de notre hymne national.et de plus en plus de bretons en sont fiers, ar vretoned 'zo tud kalet ha kreñv, n'eus pobl ken kalonek a zindan an neñv.
    Ajouté le 01 avril 2010 à 11h18

  • Satisfaction...
    ...De constater que ce trésor de notre patrimoine breton n'a rien à voir avec ces collaborationnistes fachisants qui ont pourri notre histoire et entâchent encore lourdement aujourd'hui la reconnaissance et la valorisation de notre magnifique patrimoine culturel notamment linguistique. Taldir Jaffrénou
    n'était donc qu'un minable imposteur ... Porquez !
    Ajouté le 01 avril 2010 à 11h13
  • gwen...
    on le savait
    on apprend rien du tout... tout le monde le sait ça, et alors, il est beau comme hymne non?
    Ajouté le 01 avril 2010 à 09h23
  • douz...
    Ma Zadou
    Nous aurons moins honte de ce texte considéré par certains comme un hymne breton .
    Ajouté le 01 avril 2010 à 08h19

Note 3 :


Tout cela fait penser que la Bretagne se trouve finalement dans une situation "post guerre civile" d'il y a 70 ans! Comme l'Argentine, le Chili, l'Afrique du Sud. Chacun devrait y mettre du sien et rien n'est facile pour la "réconciliation", car chacun a souffert. Moui...

 

 

Or notre guerre civile n'a pas opposé des bandes de force presqu'égales  (comme dans les balkans) , mais l'immense majorité de la population à 2 ennemis (qui n'en faisaient qu'un): la collaboration française et la collaboration bretonne. La mémoire de la collaboration française ne pose plus de problème (contrairement à l'Ukaine, la Lettonie où les vieux SS paradent),  ses héritiers sont disqualifiés, il n'en va pas de même de la collaboration bretonne. On n'en est pas à la situation Ukrainienne ou Lettonnne, mais il y a eu des anciens fachos décorés de l'Hermine!

 

Que ce soit de la part du mouvement dit "nationaliste traditionnel" que du mouvement " progressiste", la ligne de défense est la même: "Foutez nous la paix bande de fouille merde!" Bizarre non? 

 

 

On ne peut s'empêcher de penser que pour nos amis "culturels" finalement, pas question de critiquer les partisans du nazisme (ce qu'ils acceptent pour la France), mais au mieux de mettre résistance et "antirésistance " sur le même plan, dos à dos!  Combien de gens ne mettent-ils pas encore sur le même plan "exactions de la résistance" avec les "exactions pour la bonne cause" de certains bretons. Certaines victimes des maquis ( ou de vengeances individuelles) sont devenus des martyrs dans certains milieux. C'est ce que visent à imposer la violence des réactions à ce genre d'article. Distiller un doute qui ne profite qu'aux nazis! (Comme toutes les autres tentatives révisionnistes).

 

Il est pour la plupart des "défenseurs de la langue bretonne" absolument impossible d'appeler un chat un chat et Roparz Hemon (et d'autres) des collabos. Ils ne collaboraient pas, ils défendaient la langue bretonne, point!  Ce qui vaut tous les "aménagements moraux". On ne peut employer que "victime des circonstances" , "tellement dévoué à sa langue, aveuglé il ne s'abaissait pas à savoir qui dirigeait la Bretagne à cette époque", "purs esprits patriotes ne faisant pas de politique".

 

Ce n'est pas avec ce genre de dissimulations , genre église catho voire pays de l'Est, qu'on va faire avancer la cause de la langue et du reste. Il restera toujours une méfiance face à ces zones d'ombre jalousement protégées pour conserver des images d'épinal. 

 

Comme disait Chirac : il y a encore comme une saine rupture à effectuer!

 

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 09:03

p1

1 avril 2010


En conflit avec l'Église de son pays qui lui a refusé un avortement thérapeutique, une maman polonaise va faire baptiser sa fille à Brest, grâce à la solidarité d'un réseau de femmes militantes.

  

«Tueuse d'enfants». C'est ainsi qu'une partie de la presse polonaise a qualifié Alicja Tysiac, certains rédacteurs n'hésitant pas à la comparer aux pires criminels nazis. Le crime de cette maman? Avoir voulu avorter, pour raison de santé, d'un troisième enfant non désiré. Atteinte d'un lourd handicap oculaire, Alicja a perdu encore un peu plus d'acuité lors de sa deuxième grossesse. Quelques mois plus tard, quand elle se retrouve une troisième fois enceinte, elle opte pour une interruption volontaire, après avis d'ophtalmologistes lui prédisant une cécité totale si la grossesse va à son terme. Une décision pas facile pour cette maman, catholique convaincue et pratiquante.

Église et pouvoir en cheville


En Pologne, le droit à l'avortement, adopté en 1956, a été aboli en 1993 par les «libéraux» et le Parti national chrétien, arrivés au pouvoir. Aujourd'hui, les seules interruptions de grossesse théoriquement admises sont celles justifiées par les risques encourus par la maman ou l'enfant. Bien que prescrite, l'intervention d'Alicja ne sera pourtant jamais pratiquée. Elle n'a pas trouvé de médecin acceptant de la réaliser. Un signe, parmi d'autres, de la toute-puissance des autorités religieuses (80% de la population est catholique) et de son étroite collaboration avec le pouvoir en place.


Plainte pour diffamation


Julia est donc née, en novembre2000. Mais l'Église catholique a refusé le baptême de la petite, alors que le sacrement des deux premiers enfants d'Alicja avait été accordé sans problème. Une sorte de vengeance. Car la maman lui a fait l'affront de porter plainte. Pour diffamation contre le magazine «Gosc Niezielny» et sa société d'édition appartenant à l'épiscopat silésien, auteurs d'articles haineux à son encontre. Ils avaient même poussé le vice jusqu'à dévoiler publiquement l'adresse de la maman, qui a préféré déménager pour assurer la sécurité de sa famille. Le 23septembre 2009, une juge de Katowice condamnait la revue et l'archevêché de Silésie à publier des excuses et verser des dommages et intérêts d'un montant de 10.000 €. Le jugement en appel, initié par l'Église, a confirmé la première décision, le 5mars dernier. L'affaire n'est pas terminée. Le magazine s'est en effet pourvu en cassation le 22mars dernier.


Cérémonie le week-end prochain


Révoltées et émues par la situation d'Alicja, accueillie une première fois en 2007 et aujourd'hui pratiquement aveugle, les Brestoises du groupe «Rien sans elles» ont décidé de lui offrir une petite éclaircie, en permettant à Julia d'être baptisée dans le Finistère. La famille fera donc le déplacement de Pologne le week-end prochain. Pour éviter d'éventuelles manifestations, le lieu, le jour et l'heure sont tenus secrets. L'évêque de Quimper a donné son accord pour la tenue de la cérémonie.


Alicja sera présente samedi, à15h30, salle des syndicats à Brest, pour une table ronde sur «L'opposition politique, sociale et religieuse au droit à l'avortement en Europe».

  • Alain Coquil
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