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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 07:49

Pot-d-adieu

27 mars 2010


Demain, à l'appel d'une quinzaine de collectifs et d'associations, une grande marche sera organisée à pointe de La Torche, à Plomeur, dans le Pays bigouden, pour dénoncer l'utilisation des pesticides.

Alerte à l'ouest, le Groupement des agriculteurs bio, S-Eau-S, Eau et rivières de Bretagne ou encore le Syndicat des apiculteurs de Bretagne, le panel des protestataires est large, mais souhaite avant tout s'adresser au grand public.

 Les organisateurs de la marche voient dans les pesticides un véritable problème de santé publique, aux allures de terrible bombe à retardement.

Associations et collectifs demandent à ce que les décisions du Grenelle de l'environnement soient appliquées, et notamment la diminution annoncée de 50% de pesticides dans l'agriculture.
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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 07:45

toc-toc

27 mars 2010


Les syndicats enseignants ont annoncé, hier, leur intention de boycotter le comité technique paritaire départemental, qui devait plancher lundi matin sur la carte scolaire 2010-2011 dans le Finistère.


FSU, Sgen-CFDT, Snudi-FO, SUD-Education, et l'Unsa considèrent «qu'ils n'ont pas eu assez de temps», une semaine depuis la transmission du document de travail par l'inspection académique, «pour préparer la réunion, examiner au fond les propositions de fermetures et ouvertures de classes formulées par l'inspection académique».


Les organisations syndicales envisagent toutefois de siéger au conseil départemental de l'Éducation nationale (CDEN) programmé lundi, à 16h, en préfecture.


Cette instance plus politique devrait étudier les cartes scolaires des 1er (maternelle et primaire) et 2e degrés (collège). Ce sera l'occasion pour les syndicats, la FCPE (parents d'élèves), la Ligue de l'enseignement et les délégués départementaux de l'Éducation nationale de «demander aux élus et au préfet de faire remonter la nécessité d'accorder des moyens supplémentaires au département pour préparer la rentrée dans de moins mauvaises conditions».


Une manifestation sur le même thème reste prévue, ce matin, à Quimper.

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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 07:42

27 mars 2010 


Deux ans après le lancement du mouvement «Ni pauvre, ni soumis» (NPNS), leurs représentants font le même constat «d'extrême pauvreté des personnes en situation de handicap ou atteintes de maladie invalidante».

 «Pire encore, ces personnes déjà en situation difficile doivent désormais payer des frais supplémentaires (hausse du forfait hospitalier, franchises médicales, fiscalisation des indemnités du travail, déremboursement de certains médicaments...)», indique le collectif.

Répétant qu'il est inacceptable de laisser durablement sous le seuil de pauvreté des personnes en raison de leur handicap ou de leur état de santé, le collectif NPNS lance un appel à tous les citoyens touchés ou révoltés par cette situation d'injustice sociale à manifester partout en France, aujourd'hui.

 Une manifestation est prévue à Rennes.
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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 07:35

cancres.jpg


27 mars 2010 


La carte scolaire sera officiellement annoncée vendredi prochain par Philippe Couturaud, l'inspecteur d'académie.


La veille, il aura rendu ses derniers arbitrages. Les syndicats ont donc décidé de montrer leur mécontentement dans les jours précédents.


«Trente-neuf écoles vont être touchées par des fermetures. Il n'y aurait que douze ouvertures», explique Martine Derrien, pour le Snuipp.


«La plupart des fermetures vont encore toucher cette année les écoles maternelles car les enfants de deux à trois ans ne sont plus comptabilisés. On va se retrouver avec des classes de 32 à 33 élèves.


L'élémentaire va également souffrir et l'on sera aussi confronté à des classes surchargées avec plus de 28 élèves.»


Les enseignants, parents et élus sont donc appelés à venir occuper symboliquement, mardi, à 17h, les écoles dans l'ensemble du département. Une motion qui sera lue lors du rassemblement sera ensuite envoyée au préfet.


Autre action, prévue cette fois mercredi, à 17h30, à la veille du conseil départemental.


Enseignants, parents et élus iront manifester devant chaque inspection départementale à Lorient, Vannes, Hennebont, Pontivy, Auray, Questembert et Ploërmel.

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 10:51

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Comuniqué du NPA.

La commission de régulation de l'énergie (CRE) a validé l'augmentation des prix du gaz de 9, 7% à compter du 1er avril.


Avec la privatisation de l'énergie et la constitution du groupe GDF-Suez, la commission de régulation vole de ses propres ailes et s'est affranchie du feu vert du ministère de l'économie alors même que l'état détient encore 35% des actions du groupe GDF-Suez.


L'opacité la plus complète règne quant aux modalités qui président à l'augmentation des prix du gaz puisque celui-ci n'est plus aligné sur les tarifs du pétrole brut mais prend en compte le coût des infrastructures. 11 millions d'abonnés vont voir leur facture de gaz s'alourdir alors que GDF-Suez affiche des bénéfices à la hauteur de plus de 3 milliards d'euros.


Pour le NPA, cette augmentation qui remet en cause le droit à l'énergie pour des millions de consommateurs, ayant des petits budgets, est inacceptable et scandaleuse. Le droit à l'énergie doit échapper aux appétits du privé, pour lesquels la multiplication des profits, pour accroître les dividendes versés aux actionnaires, est la règle de conduite.


C'est pourquoi, en plus des mobilisations contre l'augmentation prévue du prix du gaz il faut populariser l'exigence d'un secteur 100 % public de l'énergie sous le contrôle des salariés et des usagers qui auront le contrôle des variations de tarifs.


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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 10:48



Plusieurs dizaines de milliers de manifestants à Paris, plusieurs centaines de milliers (800 000 selon la CGT) dans l’ensemble du pays ont sifflé la fin de la trêve électorale. Les grèves très importantes à la SNCF, dans les hôpitaux et surtout dans l’Éducation nationale et les nombreux et importants débrayages dans le privé ont bien montré que beaucoup de salariés ne se contentaient pas de la défaite électorale de la majorité de droite. Encore une grève que Sarkozy va bien être obligé de voir !


Partout les motifs de mobilisation ne manquent pas. Depuis des semaines, les salariés se battent contre les suppressions de postes, le développement de la précarité et la réduction des budgets dans les services publics, notamment dans les hôpitaux (à Paris et dans de nombreuses autres villes), dans l’Éducation nationale (en Seine-Saint-Denis, à Paris, etc.), la casse du service public de l’emploi avec la mise en place de Pôle Emploi.
Dans les entreprises du privé, les luttes contre les licenciements, les fermetures de sites (de Total et Philips à des dizaines de petites ou moyennes entreprises), la multiplication des statuts précaires et des emplois à temps partiel n’ont pas cessé depuis des mois.


Les salaires et les conditions de travail provoquent régulièrement des explosions aussi bien dans les « bastions » de l’automobile (Renault, PSA) que dans des secteurs peu habitués aux luttes, tels que le commerce (Ikea, Ed, Carrefour), le transport (DHL) ou la restauration rapide.
La multiplication des séquestrations de patrons ou de cadres, les grèves locales de longue durée, l’engagement souvent massif des jeunes travailleurs montrent bien que pour beaucoup la coupe est pleine, que la régression sociale est devenue insupportable.


L’appel unitaire de cinq centrales syndicales (CGT, CFDT, FSU, Solidaires, Unsa) et celui, séparé, de FO cachent mal les divergences sur les questions essentielles, notamment sur les réponses à apporter face aux attaques contre nos retraites. Le tract d’appel de la CGT aux manifestations englobant les questions des salaires, de l’emploi et des retraites met d’autant plus en évidence l’absence de perspective de construction d’une mobilisation durable. C’est ce qui laisse sceptiques militants et salariés sur la volonté de la confédération d’affronter le pouvoir sur ces questions.
D’ailleurs, les faibles remontées de la préparation de la mobilisation communiquées par les syndicats et les structures régionales (unions locales et départementales) illustrent bien les hésitations des équipes militantes devant la stratégie confédérale.


La « grande victoire », obtenue par les confédérations, que serait le report à septembre du vote par le Parlement de la contre-réforme des retraites ne nous donne que les mois de juillet et août en plus pour mobiliser !
C’est donc dès maintenant que la mobilisation doit se construire. Tout d’abord en labourant le terrain du débat pour rendre illégitime toute nouvelle attaque contre le système de retraites et en rendant crédibles nos réponses pour assurer son financement : augmentation des salaires, éradication du chômage, augmentation des cotisations patronales.


Ensuite en construisant, d’abord localement, de façon unitaire, la mobilisation qui peut prendre appui sur des entreprises, des branches, des professions, boostée par la colère, le ras-le-bol, le rejet des politiques patronales et gouvernementales.


Le remplacement de Xavier Darcos, ministre précédemment chargé du dossier retraites, par Éric Woerth, responsable de la mise en place de la destructrice Révision générale des politiques publiques (RGPP) ne changera rien à la volonté du gouvernement d’imposer sa contre-réforme. Moins que jamais il y a matière à temporiser, à discuter avec ce pouvoir illégitime et discrédité aux yeux de millions de travailleurs. Mais seul le rapport de forces bâti sur les mobilisations, les manifestations et les grèves pourra le faire reculer.


Robert Pelletier

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 10:46


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Après les mobilisations des établissements d’Île-de-France, les personnels de l’Éducation ont saisi la journée du 23 mars pour relancer leur mobilisation. La lutte contre les suppressions de postes et la réforme de la formation des enseignants est à la croisée des chemins.

Après la réussite de la grève du 12 mars dans les collèges et les lycées, alors que les établissements découvrent l’ampleur des dégâts et se mobilisent localement pour réclamer des postes au rectorat, la mobilisation semble s’essouffler.


Le 18 mars, ils n’étaient plus qu’un millier entre Odéon et la rue du Bac à l’appel de l’intersyndicale de l’académie de Créteil et de l’assemblée générale des grévistes d’Île-de-France. Une soixantaine d’entre eux se sont retrouvés à la Bourse du travail pour discuter des suites du mouvement. S’ils ne désarment pas, l’ambiance était un peu morose et les perspectives incertaines.


Le collège Gabriel-Péri d’Aubervilliers, qui a voté la grève reconductible pour la semaine du 22 au 26 mars, veut raviver le mouvement par la « grève marchante », qui, début février, avait fait le succès de la mobilisation. Des actions « coup d’éclat » en direction de la population, comme celles du mardi 16 mars à la gare du Nord et aux Halles (Paris), et des manifestations locales, comme celle très réussie de Saint-Denis, ont été proposées.


L’assemblée générale des grévistes a appelé à manifester en masse le 23 mars, journée d’action interprofessionnelle, et à venir nombreux après la manifestation discuter des suites à donner au mouvement : « Les retraites, les salaires et l’emploi sont attaqués dans tous les secteurs par la même politique de restrictions budgétaires et par le même type de réformes rétrogrades qui entendent en finir avec les services publics, les statuts, les conventions collectives et le code du travail.


Nous pensons que c’est tous ensemble que nous pourrons y faire échec et gagner sur des revendications unifiantes. Nous voulons attirer l’attention de l’ensemble des travailleurs, des citoyens de ce pays, sur la démolition systématique du service public d’éducation, qui ne sera bientôt qu’un champ de ruines, si nous ne nous donnons pas, ensemble, les moyens de stopper cette agression. » 


De nombreuses actions étaient prévues le matin du 23 mars dans les villes limitrophes de Paris : AG, occupations d’écoles, défilés, manifestation départementale.

Mais il faut des perspectives pour après. L’absence de relais véritable jusqu’ici dans les autres académies, la frilosité des directions syndicales au niveau national et la difficulté à étendre de « la maternelle à l’université » ont découragé de nombreux enseignants pourtant prêts à en découdre il y a encore une semaine.


Car s’ils ne veulent plus perdre une journée de salaire à défiler sous un ballon et sont prêts à se lancer dans un mouvement dans la durée, ils ne veulent pas non plus le faire « pour la gloire ». Si la majorité des grévistes s’y refuse encore, certains pensent déjà à des revendications plus locales, et recentrées sur les seules conditions d’enseignement en Seine-Saint-Denis. Cet essoufflement n’est peut-être qu’un palier, inévitable sans doute à cause de la durée du mouvement dans le département.


Car la colère est bien réelle et la dynamique du 23 mars peut redonner souffle et espoir. Par ailleurs, d’autres secteurs, comme la SNCF, appellent à la reconduction dès le 24. La sanction du gouvernement aux élections régionales est aussi un facteur à prendre en compte et dont les grévistes peuvent tirer profit.


Anne Lafran

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 10:43


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Samedi 27 mars, à l’exemple de ce qui s’est passé en décembre pour Berlusconi, un « No Sarkozy Day » est organisé en France avec manifestation, artistes de rue et concert gratuit.

Le 5 décembre 2009, plus de 350 000 Italiens demandaient dans les rues de Rome la démission de Silvio Berlusconi au cours d’un « No Berlusconi day ». Le « No Sarkozy day » a vu le jour en France suite à cette belle démonstration de nos voisins. En effet, peu de temps avant le « No Berlusconi Day », des utilisateurs de Facebook tentaient déjà de se regrouper dans l’idée de demander la démission de Sarkozy.


Au lendemain de la manifestation italienne, l’idée a grandi et le groupe sur Facebook a changé de nom pour se transformer en « No Sarkozy day ! 27 mars 2010 objectif 1 million », l’idée n’étant plus de réclamer sa démission – assez irréaliste – mais plutôt d’envoyer un signal très clair disant non à la politique menée. Ce n’est pas l’homme qui est visé, mais le responsable politique, plus exactement la politique dont il est responsable. La date du 27 mars enfin fixée, il était temps de s’organiser concrètement.


Afin de centraliser toutes les initiatives, le site www.no-sarkozy-day.fr, géré par une équipe indépendante de tout syndicat ou parti politique, voit le jour. Tout le monde peu apporter sa contribution à cette journée. En allant sur le site, on peut télécharger les tracts pour les diffuser massivement afin d’associer un maximum de personnes à l’initiative.


Celle-ci, ni politicienne ni partisane, doit fédérer tous ceux qui y adhèrent, indépendamment des structures existantes, partis ou syndicats. Un mois après la publication en ligne de l’appel pour un No Sarkozy Day, 120 blogueurs ont relayé le mouvement et plus de 8 800 personnes ont signé l’appel. 380 000 membres sont entrés dans le groupe Facebook consacré à cette journée, sans compter les groupes locaux. Aujourd’hui, on peut estimer que 1 500 personnes se sont réellement investies pour cette mobilisation, même s’il existe encore des difficultés à concrétiser les bonnes volontés issues d’Internet.


Dans les jours à venir, les organisateurs s’attendent à une augmentation du trafic sur le site internet qui accueille déjà en moyenne 5 000 visites par jour et un engouement plus massif de la part de tous ces gens usés par la politique menée par le gouvernement. Autour de l’événement, des réalisations diverses voient le jour afin de faire « buzzer » : vidéos, visuels d’affiches, autocollants... Si on peut regretter la tendance à la marchandisation de l’événement, on ne peut nier le fait que cette journée prend une certaine ampleur, du moins sur le net.


Mais qu’en sera-t-il samedi ? La manifestation prend peu à peu forme. À Paris déjà, le parcours a été déposé. Tout commencera à 14 heures, place de la République. Tout le long du parcours, des artistes de rue accompagneront la manifestation, notamment avec un char musical mis en place sur un 19 tonnes.


À 19 heures, des assemblées ouvertes seront organisées, place d’Italie, pour réfléchir à la suite du mouvement. Ensuite, un grand concert gratuit sera donné après 20 heures. Le No Sarkozy Day parisien se veut en effet particulièrement rassembleur et festif. Mais partout en France, un même enthousiasme est palpable. Le mouvement, autogéré, pourra ainsi prendre la forme d’un festival, d’un mur d’expression, d’un rendez-vous de prises de parole selon les villes... Bref, tout ce qui s’annonce sera riche et diversifié. Mais justement, dans cette effervescence antisarko, que peut-on espérer de cette journée ?


On reproche déjà ici ou là, l’absence de perspective du No Sarkozy Day. Pourtant les organisateurs ne perçoivent cette journée que comme un point de départ, une étincelle pour la suite. Le rassemblement, qu’ils espèrent massif, sera l’occasion de se regrouper, au-delà des divergences politiques, toutes et tous.


Une association, L’onde violette, a été créée afin de donner un cadre juridique à l’organisation et pour permettre un après 27 mars. Par le biais d’assemblées générales populaires, de cahiers de doléances, l’objectif est de redonner le pouvoir au peuple en touchant tous les milieux.


Le 27 mars, le No Sarkozy day, offre à la rue une possibilité de se faire entendre, puisqu’il est de notre devoir de nous rassembler pour dire non à ceux qui prétendent nous gouverner. « Les perspectives, comme l’explique Benjamin Ball, l’un des organisateurs du mouvement, c’est tous ceux qui seront dans la rue qui les poseront ». Faisons-nous confiance, et faisons de cette journée une vague de poings levés, en participant au No Sarkozy Day ou à la manifestation en soutien à la Palestine ou encore à celle – « Ni pauvres, ni soumis » – qui proteste contre la dégradation des conditions de vie des personnes handicapées.


Coralie Wawrzyniak

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 10:26


Par Agnès Rousseaux (26 mars 2010)

L’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail vient de publier une première évaluation des risques liés aux nanomatériaux. Chaussettes sans odeur, ciments, aliments… Les nanotechnologies commencent à se diffuser dans les produits de grande consommation. Sans réglementation, ni études.




Les autorités publiques se doivent d’« agir sans attendre au nom du principe de précaution » pour réduire les risques liés aux nanomatériaux. C’est ce que recommande une étude de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) publiée ce 24 mars. Le constat est peu rassurant : « De grandes difficultés ont été rencontrées pour identifier des produits contenant des nanomatériaux manufacturés. » Et même lorsqu’un produit utilisant des nanotechnologies est clairement référencé, « l’accès aux données qui le caractérisent est très limité ». Bref, l’Afsset ne sait pas grand chose concernant l’ampleur de la diffusion de nanoparticules et leurs éventuelles conséquences sur la santé et l’environnement.


Surtout, « le manque de données épidémiologiques, toxicologiques et écotoxicologiques ne permet pas de mener actuellement une évaluation complète des risques potentiels liés aux nanomatériaux manufacturés contenus dans tous les produits de consommation courante ». L’Afsset souligne l’urgence de faire progresser les connaissances sur ce sujet. Seules 2% des études publiées sur les nanomatériaux concernent les risques pour la santé et l’environnement.


Nanochaussettes anti-odeur


Le rapport recense cependant plusieurs centaines de produits de grande consommation contenant des nanomatériaux. L’étude a porté plus spécifiquement sur quatre d’entre eux : la chaussette antibactérienne (nanoparticules d’argent), le ciment autonettoyant et le lait solaire (nanoparticules de dioxyde de titane) ainsi que la silice alimentaire à l’état nanométrique, utilisée dans le sel ou le sucre.


Résultat ? Pour les nanoparticules d’argent, « il est extrêmement difficile de prédire les impacts environnementaux ». Pourtant, ces particules sont contenues dans plus d’un quart des nanoproduits existants sur le marché. Mais « l’argent nanoparticulaire n’a pas fait l’objet d’études importantes en France », et « aucun essai de toxicité aiguë et/ou chronique, de toxicocinétique par voie cutanée (voie d’exposition considérée), n’est disponible ». Alors même que le danger des nanoparticules d’argent est « avéré chez certaines espèces animales »...


Précisons que la toxicité de l’argent, en cas de rejet important dans l’eau, est reconnue. Si la pollution par l’argent est avérée, quid des nanoparticules d’argent ?


Concernant le ciment contenant du dioxyde de titane, « le risque, s’il ne peut pas être évalué, ne peut pas être exclu en particulier chez les personnes souffrant d’une pathologie respiratoire ». Un scénario aussi dramatique que celui de l’amiante se profilerait-il ? « Risque non-exclu » est le terme récurrent de ce rapport de 207 pages. Problème : l’absence de données empêche les autorités sanitaires de conclure : « Bien qu’il y ait des indications de l’existence de danger potentiel pour certaines nanoparticules, pour les quatre cas étudiés, le manque de données ne permet pas d’estimer correctement le risque associé ».


Étiquetage nécessaire


L’Afsset préconise cependant une série de mesures. Tout d’abord, rendre obligatoire la traçabilité des nanomatériaux, notamment par une obligation de déclaration par les industriels, et par un étiquetage clair pour informer les consommateurs. Cet étiquetage devrait également informer sur les risques de dispersion et de persistance dans l’environnement (comme dans le corps humain). L’Afsset recommande également l’harmonisation des cadres réglementaires français et européens pour la déclaration et l’autorisation de mise sur le marché, notamment une révision de la directive européenne REACH appliquée aux produits chimiques produits [1].


L’exposition aux nanomatériaux manufacturés ne concerne pas seulement les consommateurs, mais aussi les employés de l’industrie et des laboratoires, ainsi que « les populations riveraines des installations industrielles », en contact chronique avec les nanomatériaux. L’Afsset va même jusqu’à préconiser « l’interdiction de certains usages des nanomatériaux pour lesquels l’utilité est faible par rapport aux dangers potentiels ». Bref il y a du boulot, et on attend que gouvernement et parlement s’y attellent.


Face à ce chantier jugé « considérable », l’agence prévoit de produire un outil simplifié pour quantifier les risques (grille de cotation). Elle coordonne aussi le projet européen « Nanogenotox », impliquant 18 organismes et 13 pays. Ce projet vise à « identifier la toxicité sur les gènes et l’ADN de 14 nanomatériaux ». Vu l’augmentation rapide des produits contenant des nanoparticules, c’est un minimum !

Agnès Rousseaux

Notes

[1] Mais en quantité supérieure à une tonne, ce qui limite fortement son application aux nanomatériaux.

En savoir plus

Le rapport de l’Afsset : Évaluation des risques liés aux nanomatériaux pour la population générale et pour l’environnement

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 10:23

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Par Ivan du Roy (25 mars 2010)


Un sondage de l’institut CSA pour Liaisons Sociales analyse le vote aux élections régionales en fonction de la proximité syndicale.


Cette enquête, réalisée auprès d’un échantillon de 2000 personnes, révèle quelques petites surprises. Si les sympathisants des syndicats s’abstiennent plutôt moins que les autres, les cadres de la CFE-CGC sont parmi les plus nombreux à ne pas être allés voter au 1er tour (avec ceux de FO).


Une attitude qui tranche avec le profil type des abstentionnistes : peu diplômés, avec des petits revenus et issus des classes populaires. Mais cet abstentionnisme des cadres s’explique d’une autre manière : c’est également parmi la CFE-CGC que l’on retrouve le plus grand nombre de votes pour Sarkozy en 2007, donc la plus grande cohorte de déçus. Les listes de droite arrivent cependant encore en tête chez les sympathisants CFE-CGC et CFTC. C’est chez cette dernière que l’on retrouve le plus de voix pour le Modem (9%).


Les sympathisants de la CGT, de la CFDT et de Solidaires (Sud) ont, au contraire, très majoritairement choisi une liste de gauche. Le syndicat le plus écolo est Solidaires (26% pour Europe écologie) devant la CFDT. Le Front de gauche n’a attiré que 16% des sympathisants CGT.


C’est d’ailleurs à la CGT que le PS réalise son meilleur score (42%), tout syndicat confondu, y compris la CFDT. Enfin, si les listes de gauche – principalement PS – arrivent en tête au sein de FO, c’est chez les proches de ce syndicat que le FN réalise son meilleure score, avec 17%.


Ce sondage permet de montrer les grandes tendances politiques à l’œuvre dans le monde du travail. Problème : l’étude n’indique pas, sur l’ensemble des personnes interrogées, combien se déclarent proches d’un syndicat.

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