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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 10:55
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Après le camouflet subi par l’UMP et ses alliés, Sarkozy veut reprendre la main sur les retraites. La réforme de trop ?

A
vec 36 % des voix au second tour contre 54 % pour la gauche, huit ministres têtes de liste battus, c’est une véritable déroute électorale que viennent de subir l’UMP et ses alliés.


Certes, en récupérant une partie de son électorat qui s’était abstenu au premier tour, la droite garde l’Alsace. Elle gagne la Réunion, grâce à la présence d’une liste PS contre le président sortant Paul Vergès, ainsi que la Guyane, mais la défaite n’en est pas moins cinglante pour elle. C’est un rejet massif de la politique de Sarkozy et de son gouvernement qui vient de s’exprimer, des mensonges et de la démagogie populiste de celui qui avait prétendu incarner la « France qui se lève tôt ».


Au soir du second tour, obligés de se rendre à l’évidence, les dirigeants de l’UMP ont été contraints d’admettre leur défaite, mais tous ont répété à l’envi qu’il fallait « poursuivre les réformes » et que le scrutin était régional, façon de nier la réalité, le désaveu de leur politique de casse des droits sociaux et démocratiques.


Les critiques qui fusaient déjà au sein des parlementaires de la majorité, n’ont fait que redoubler. Dominique de Villepin a fait annoncer par ses proches le lancement prochain de son propre parti. Jean-François Copé et bien d’autres reprochent à Sarkozy sa politique d’ouverture à gauche, dont les derniers épisodes, la nomination du socialiste Migaud à la tête de la Cour des comptes et de Charasse au Conseil constitutionnel, ont fait grincer des dents.


Le chef de file des députés UMP, Copé, qui se verrait bien, comme Villepin, présidentiable en 2012, a répété le soir du vote que la droite devait « revenir à ses fondamentaux » pour regagner l’électorat de 2007 – en partie retourné au Front national –, avec entre autres choses une loi interdisant la burqa.


Si bien que le remaniement ministériel, tout d’abord annoncé comme simplement « technique », s’avère plus important que prévu. Martin Hirsh, une des personnalités d’ouverture, quitte le gouvernement. Georges Tron, proche de Villepin, devient secrétaire d’État à la Fonction publique. François Barouin, proche de Chirac, qui avait dénoncé une ouverture « qui crée des courants d’air à droite », devient ministre du Budget. Et surtout, Éric Woerth devient ministre du Travail à la place de Xavier Darcos, qui a fait le plus mauvais score parmi les ministres (28 % en Aquitaine).


Sarkozy espère reprendre la main grâce à la réforme des retraites et Woerth lui apparaît le mieux placé pour cela. Resté à l’écart des élections régionales, il n’a pas eu à en subir la sanction et, surtout, ancien ministre du Budget, il reste l’homme de la lutte contre les déficits au nom de laquelle le pouvoir espère imposer sa réforme. Un thème sur lequel il y a de larges convergences avec le PS, Europe Écologie et même avec les directions des confédérations syndicales. Cette nouvelle provocation contre le monde du travail risque fort de se retourner contre lui.


Galia Trépère

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 10:52
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Les électeurs de la région PACA l’auront peut-être remarqué : un certain Jocelyn Zeitoun a été réélu conseiller régional sur la liste conduite par Michel Vauzelle.


Un problème ? Oui, un gros problème. Jocelyn Zeitoun est l’un des responsables d’une association nommée ABSI. ABSI ? L’Association pour le bien-être des soldats israéliens (sic) œuvre pour apporter soutien moral et financier à l’armée israélienne en organisant, entre autres, des galas de bienfaisance…


Bravo au Front de gauche, qui a accepté de figurer au côté de ce sinistre individu. Le PCF et le PG, qui affichent un soutien aux droits des Palestiniens, auraient été plus inspirés de lire la lettre ouverte de Pierre Stambul, membre de l’Union juive française pour la paix (UJFP), concernant la présence de Zeitoun sur la liste de Vauzelle, où il rappelle que « chaque fois que la gauche a trahi ses idéaux, elle a déçu pour longtemps et elle l’a payé très cher ».

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 10:49

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Le deuxième tour des élections régionales a confirmé la défaite cinglante de la droite. Mais plusieurs enseignements sont à tirer pour la suite des luttes contre le gouvernement Sarkozy.


La sanction de la politique de Sarkozy et de la droite au pouvoir est confirmée, c’est une défaite et les résultats sont une fois de plus sans appel : 35 % des suffrages à l’UMP contre 54 % aux listes d’union de la gauche dont la victoire est plus écrasante qu’en 2004.L’abstention est, pour ce deuxième tour, toujours très forte mais on a assisté à une légère remobilisation de l’électorat (48, 78 % d’abstention contre 53, 67 % le 14 mars).

La défaite n’en est que plus catégorique. C’est encore une fois un refus net et précis de la politique de casse sociale de Sarkozy et de Fillon. Mais plus que jamais, c’est le président de la République qui est désavoué, même si ses ministres et autres porte-parole de l’UMP expliquent sans rire que « l’électorat n’avait pas dit non aux réformes menées depuis 2007 ». Pour donner le change, en plus de la prétendue pause annoncée dans les réformes (d’ici 2011), le pouvoir vient d’annoncer un remaniement ministériel assez léger. Xavier Darcos en fait les frais, perdant ainsi le ministère du Travail. Il faut bien sanctionner quelques ministres qui ont failli.


L’ensemble des listes de gauche améliore le score de la semaine dernière. Des résultats que l’on n’avait pas vus depuis le début des années 1980. Les listes d’union de la gauche et le PS en particulier récoltent les fruits du « tout sauf Sarkozy », mais il semble que ces listes soient apparues (malgré la politique social-libérale dans les régions), pour une partie de l’électorat, comme crédibles et capables de s’opposer à la droite. Pour autant, on ne peut affirmer que ce succès électoral signifie, majoritairement, une approbation de la politique menée par le PS et ses alliés. L’abstention reste élevée par rapport à 2004 et demeure une des données importantes de cette élection, pour l’ensemble des partis politiques.

Autre élément intéressant à relever, les résultats lorsqu’on se retrouve en présence de triangulaires. Dans le Limousin, on peut se satisfaire de l’élection de deux camarades du NPA élus sur la liste NPA-Front de gauche qui s’était maintenue face au PS.

Le score réalisé par cette liste révèle qu’en présence d’un troisième choix à gauche, indépendant des socialistes, à côté du traditionnel tête à tête PS-UMP, il y a une amélioration par rapport au premier tour : de 13, 13 % le 14 mars, la liste passe à 19, 1 % (gagnant ainsi 20 000 voix). On constate la même situation en Bretagne, où la liste Europe Écologie s’était maintenue là encore face au PS.

Une autre donnée essentielle de ces élections, par ailleurs pas vraiment surprenante au vu du contexte dans lequel elles se sont déroulées, est la réaffirmation du FN dans le paysage politique. La politique sécuritaire, anti-immigrés, de chasse aux sans-papiers, en un mot raciste de ce pouvoir a servi le parti de Le Pen. Le FN, en réalisant 17 % de moyenne dans les douze régions où il se maintenait, réalise un score extrêmement inquiétant. Là où se présente le clan Le Pen, les résultats progressent en pourcentage comme en voix.

La défaite de la droite est de toute façon une bonne nouvelle. C’est aussi un encouragement à refuser la politique de Sarkozy, politique désavouée et sanctionnée dans les urnes et qui doit l’être maintenant dans la rue. Travailler à un troisième tour social, à des mobilisations fortes, déterminées et unitaires pour faire reculer le pouvoir, lui infliger une défaite sociale en particulier, sur le terrain des retraites, est une des tâches auxquelles s’attellera le NPA dans les prochaines semaines.

Myriam Martin
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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 10:32

25 mars 2010  


Une trentaine d'itinérants de l'Éducation nationale sur les 150 que compte le Finistère sont venus, hier, manifester à vélo devant l'inspection d'académie située à Ty-Nay à Quimper.

 Depuis juin2009, voire mars2009 pour certains, ces enseignants du premier degré se plaignent de ne pas avoir été remboursés de leurs frais de déplacement.

 Les itinérants sont ces conseillers pédagogiques, ces maîtres spécialisés en langue, des membres des rased (réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté) qui interviennent dans divers établissements scolaires. Pour se déplacer d'une école à l'autre, ils utilisent leur véhicule personnel.

 Un conseiller pédagogique a ainsi calculé qu'en un an, il aura avancé 1.400€. Du côté de l'inspection d'académie, on explique ce retard par un problème de logiciel informatique.

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Une trentaine de personnes, itinérants de l'Éducation nationale dans l'enseignement primaire, ont manifesté à vélo devant l'inspection académique mercredi. Manifestation symbolique : s'ils devaient compter sur le remboursement de leurs frais de déplacement pour remplir le réservoir de leurs voitures, ils ne pourraient mener leurs missions qu'à vélo.

 Conseillers pédagogiques, enseignants en langues étrangères, membres des réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased), depuis mars ou juin 2009, ils et elles sont au régime sec. « L'inspectrice d'académie nous assure que c'est un problème de logiciel » rapporte Frédéric, conseiller pédagogique en éducation physique.

 Les rendez-vous se multiplient. Rien n'avance. Je pense que le problème est surtout budgétaire ! » Lassés de cette situation, les manifestants ont laissé un courrier à l'inspection académique. « Nous souhaitons, cette fois, une réponse écrite. »

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 10:08

mardi 23 mars 2010

 

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Pour ceux qui veulent lire l'article, voir lien. nous ne partageons évidemment ca plaidoyer ( typiquement vieux PCF tendance Marchais)  viscéralement  anti unité. La grande question pour tout le monde est la suivante: qu'est-ce qui a marché en Limousin. Pourquoi le Limousin dérange-t-il ?


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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 09:34
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Les marchés financiers à l’assaut des droits sociaux en Europe

23 mars 2010

Attac est présente dans cette journée de mobilisation du 23 mars avec les salarié-es, chômeur-ses, retraité-es frappé-es par la crise et la précarité, alors que se prépare un plan d’austérité à l’image de celui que subissent les Grecs aujourd’hui.


Que se passe-t-il donc en Grèce ? 


Les Grecs, à entendre les médias, n’ont que ce qu’ils méritent. Ce sont de vilains tricheurs qui fraudent le fisc et maquillent leurs comptes publics. Sous pression de l’Union européenne, le gouvernement grec a augmenté la TVA et d’autres taxes sur la consommation, repoussé de deux ans l’âge de la retraite, baissé les salaires des fonctionnaires et arrêté de remplacer ceux qui partent à la retraite. Il s’agit de réduire drastiquement le déficit public, qui atteint près de 13 % du PIB en 2009.


La faute à Maastricht 


Il est vrai que l’économie informelle est importante en Grèce, et que les gouvernements successifs ont dissimulé l’ampleur des déficits publics. Mais cela n’a rien de nouveau, ni de surprenant. La crise grecque est en fait le résultat direct du traité de Maastricht, qui a jeté les bases de l’euro il y a près de vingt ans. Ce traité a prétendu imposer une monnaie unique à des pays aux structures économiques et sociales aussi différentes que l’Allemagne et la Grèce, sans développer de budget communautaire. Les fameux « critères de convergence de Maastricht » étaient fatals : ça devait mal finir.


Pourquoi la Grèce ? 


Depuis la création de l’euro, l’inflation est beaucoup plus forte en Grèce – en Italie ou en Espagne aussi d’ailleurs – que dans le reste de l’Europe. Les produits grecs deviennent trop chers pour être compétitifs à l’exportation. La Grèce a donc un déficit commercial croissant. D’autant plus que l’Allemagne s’est engagée en 2003 dans un véritable dumping social, en bloquant les salaires, en réduisant la protection sociale et en augmentant la TVA.

En outre, les taux d’intérêt de la Banque centrale européenne sont très bas à côté de l’inflation en Grèce : s’endetter à 3 % quand l’inflation est à 4 %, ça rapporte. D’où une flambée de l’endettement interne, des ménages et des entreprises. Là-dessus surviennent crise financière et récession, donc des déficits supplémentaires.


Enfin, pour résorber ses déséquilibres, la Grèce ne peut plus dévaluer sa monnaie : elle est prisonnière de l’euro. En même temps, sortir de l’euro, à court terme, serait une catastrophe pour les Grecs : inflation, chômage, déficits seraient encore aggravés...


Comment les spéculateurs en profitent ? 


Dans toute l’Europe la crise a provoqué des déficits publics énormes. Mais le traité de Maastricht (confirmé depuis par tous les traités dont celui de Lisbonne) a interdit aux États de se financer auprès de la Banque centrale européenne. Les gouvernements européens, comme les Grecs, doivent financer ces déficits en empruntant sur les marchés financiers.


Or les spéculateurs ont décidé que la Grèce risquait de faire défaut sur sa dette dans les années à venir. Ils exigent donc une prime de risque pour lui prêter de l’argent. Les taux d’intérêt payés par la Grèce sont trois points plus élevés que pour la France ou l’Allemagne. Pire encore, les fonds spéculatifs (hedge funds) s’attaquent désormais non plus seulement à la Grèce, mais à l’euro. Ils misent des sommes colossales pour faire baisser l’euro. Des sommes qu’ils ont empruntées pour pas cher à la Banque centrale européenne !


Pourquoi c’est notre problème ? 


Formidable, diront certains : si l’euro baisse, les produits européens seront moins chers et on exportera plus, c’est bon pour l’emploi... Et après tout, si la Grèce devait quitter l’euro comme l’a dit Angela Merkel, ce serait dommage pour eux mais ça ne nous dérangerait pas.


Eh si ! La crise de l’euro ne s’arrêtera pas avec la chute de la Grèce. La spéculation se reportera immédiatement sur un autre pays – l’Espagne, le Portugal, l’Irlande, l’Italie ou la France... Tous les pays amplifieront alors une surenchère anti-dépenses publiques afin de rassurer les marchés financiers. Adieu retraites, assurance maladie, prestations sociales, services publics...


La réforme des retraites : un gage pour la spéculation

 

C’est ainsi qu’on peut comprendre l’empressement de Nicolas Sarkozy à vouloir réformer les retraites, alors même que la situation démographique de la France est la plus favorable d’Europe. Nos élites veulent démontrer aux marchés financiers qu’elles n’hésiteront pas à faire payer la facture de la crise financière aux salariés, aux retraités et à l’ensemble de la population. Salarié(e)s, précaires, jeunes en formation, chômeurs en galère, nous sommes tous grecs !


Déjà les dépenses pour les services et l’emploi publics sont compressées, les retraites et la protection sociale sont menacées. Pourtant les entreprises du secteur financier ont fait d’énormes bénéfices (11 milliards d’euros pour les six banques françaises du CAC 40)...


L’austérité n’est la solution ni en Grèce, ni ailleurs.


C’est pourquoi Attac exige contre la spéculation financière :

 

- une taxe sur les transactions financières pour dégonfler la spéculation,
- l’interdiction de spéculer avec des titres qu’on ne possède pas (« vente à découvert »),
- la réglementation très stricte des produits financiers dérivés (« CDS »),
- la fin du recours des États à l’endettement auprès des marchés financiers, et le financement des déficits par la BCE,
- un plan d’urgence européen de solidarité avec la Grèce.


pour le financement des urgences sociales et écologiques : 

 

- une répartition équitable des fonds prélevés sur la spéculation : 1/3 pour les budgets sociaux, 1/3 pour la lutte contre la pauvreté et 1/3 pour la lutte contre le réchauffement climatique et pour l’adaptation au Sud,
- l’instauration d’un revenu maximum admissible (au-dessus duquel le fisc prend tout),
- l’augmentation des cotisations sociales employeurs pour les retraites, l’assurance-maladie, l’assurance-chômage...,
- la création d’un véritable budget européen, qui permette de développer les solidarités entre pays, au lieu du chacun pour soi qui va déboucher sur un effondrement européen.



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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 09:32


25 mars 2010

Comme on le dit en Limousin, «  c’est après la foire qu’on compte les bouses  ». C’est à partir de cet adage que nous pouvons faire un début de bilan.


Premier round  : débat dans les comités du Limousin afin de poursuivre les discussions unitaires avec les composantes de la gauche du PS. Près de 70 % des militant-e-s valident cette option.

Deuxième round  : débat avec le PCF et le PG pour un accord programmatique, la liberté de vote des élu-e-s et une répartition équilibrée des différentes composantes, dans un contexte où 80 % des militants du PCF ont voté pour des listes autonomes.

Troisième round  : une campagne unitaire de terrain, qui se termine par un résultat de premier tour de 13, 13 %.

Quatrième round  : discussion avec le PS sur la possibilité d’une fusion démocratique, en commençant préalablement par expliquer aux barons socialistes que nous étions prêts à discuter les points politiques sur lesquels nous pourrions être en accord, mais qu’en tout état de cause, la liberté de vote était incontournable. Refus de leur part de discuter, refus de la proportionnelle et d’intégrer le NPA.


Cinquième round  : nous refusons cette hégémonie et cette ségrégation politique. L’ensemble de la liste décide de partir sur une triangulaire. Une campagne rapide où l’ensemble des militant-e-s du PCF, NPA, PG, et des Alternatifs font bloc. Un meeting organisé en 48 heures avec près de 2 000 participants dans une ambiance survoltée et la présence de Jean-Luc Mélenchon, Alain Krivine, Patrice Bessac et Roland Meirieux. Le vote du deuxième tour se solde par 19, 1 % c’est-à-dire 20 000 voix de plus qu’au premier tour.


Avec deux élu-e-s, Stéphane Lajaumont et Véronique Momenteau, le NPA entre dans le conseil régional aux côtés des trois élu-e-s du PCF et de celui du PG. Pendant toute cette campagne, le NPA du Limousin a défendu le programme du NPA, ni plus ni moins, et s’est conduit comme un partenaire à la fois tenace sur ces principes et ses fondamentaux, mais également prêt au compromis, ce qui est une évidence quand on recherche l’unité. Au fur et à mesure de la campagne, une relation de confiance entre les différents partenaires s’est installée. Une double révolution culturelle pour le Parti communiste du Limousin. Accepter cette unité avec le NPA, puis accepter de rompre les derniers liens avec le PS alors qu’ils étaient sur une liste commune dans la mandature précédente.


On ne peut pas dire que cette union a fait le bonheur de la direction du PCF. En effet, comment expliquer que «  cette liberté de vote  » accordée par les militants du PC du Limousin au NPA était refusée dans d’autres régions qui recherchaient le même accord. De même, la direction du NPA pouvait difficilement nous soutenir avec vigueur, n’ayant pas défendu cette même «  liberté de vote  » dans les discussions nationales.


Alors oui, «  c’est possible  » comme le dit notre slogan, oui il faut «  tout changer  » y compris nos a priori et certaines habitudes d’un autre âge. Et «  rien lâcher  » sur nos valeurs, celles qui ont été la cohérence de cette campagne comme les mots de ces nombreuses personnes nous disant relever enfin la tête, être fiers de se battre pour la gauche, de pouvoir faire enfin un véritable choix qui donne de l’espoir pour l’avenir mais également pour le présent. «  Se faire honneur  » comme on le dit par chez nous et c’est avec l’ensemble du NPA que nous le partageons.


Christian Nguyen

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 09:18

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Un crime du colonialisme français


La famille du syndicaliste nationaliste tunisien Ferhat Hached, assassiné en 1952, vient de porter plainte pour apologie de crime de guerre contre Antoine Médéro. Celui-ci, ancien policier français, est aussi un ancien membre de la Main rouge, association clandestine réunissant agents secrets et extrême droite, organisatrice de l'assassinat. Auteur d'une histoire de cette officine, Médéro a affirmé en décembre 2009 dans une émission consacrée à l'élimination de Hached : « Je la trouve légitime. Moi, si c'était à refaire, je referais. »

Ferhat Hached avait rompu avec la CGT en 1944, au moment où sa direction s'engageait à fond dans la « bataille de la production » et prenait la défense de l'empire colonial français. En 1946, il avait fondé l'Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) qui, en 1948, comptait 100 000 adhérents. Contre les revendications ouvrières et les grèves, les autorités coloniales n'hésitaient pas à faire tirer sur les manifestants, comme à Sfax en 1947, où trente grévistes furent tués. L'UGTT luttait contre la domination coloniale sur ce pays et Hached était politiquement proche de Bourguiba, le leader du parti nationaliste Néo Destour.

Fin 1951, UGTT et Néo Destour appelèrent à une grève générale de trois jours. La répression s'abattit. Les principaux dirigeants nationalistes furent arrêtés. Bourguiba fut emprisonné pendant deux ans avant d'être exilé. Fin janvier 1952, le ratissage du Cap Bon par l'armée coloniale française fit 200 morts. La Main rouge, formée de colons extrémistes encadrés par des policiers ou des membres des services secrets, organisa des attentats et des assassinats. Hached fut laissé en liberté, du fait de sa grande popularité, mais le 5 décembre 1952, il fut victime d'un attentat.

Ni la répression ni le terrorisme n'allaient venir à bout du mouvement nationaliste tunisien. Une guérilla s'était développée à partir de cette année 1952. C'est même à propos de la Tunisie que l'on parla pour la première fois de « fellaghas ». Après que les nationalistes algériens eurent déclenché l'insurrection de la Toussaint 1954, les dirigeants français choisirent de tenter de conserver de toute force l'Algérie, mais finirent par accorder l'indépendance au Maroc et à la Tunisie.

 Ils trouvèrent en Bourguiba un dirigeant disposé à s'entendre avec eux, et l'indépendance tunisienne fut proclamée le 20 mars 1956. En 1958, l'armée évacua la Tunisie, après y avoir engagé au total 250 000 hommes depuis 1952. Elle conserva cependant la base navale de Bizerte. Une tentative tunisienne de récupérer la base se heurtera en 1961 à une répression qui fit des centaines de morts, la plupart civils, parmi les Tunisiens. Bizerte ne fut finalement évacuée qu'en 1963.

Si la plainte de la famille Hached est acceptée, les tribunaux français devraient avoir à évoquer la répression colonialiste française en Tunisie. Mais même si une partie du voile se lève, il aura fallu 58 ans pour que la vérité soit, ne serait-ce que très partiellement, reconnue.

Vincent GELAS
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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 09:15

DIV-VILLARD-1339-Vieux paysan breton en costume de travailAutrefois , il n'y avait pas de retraite (ici à Plogonnec) , et regardez comme ils étaient heureux! Arrêtez de demander tout à l'état et de causer des dépenses inutiles aux patrons qui ont mieux à faire avec leurs sous ! Prenez-vous en main quoi! Elevez vous même vos lapins, glanez le long des talus! C'était un conseil du Medef.

_____________________________________________________

On entend souvent dire que les salariés français seraient des « privilégiés » et que, partout ailleurs, en Angleterre, en Allemagne ou au Luxembourg, on travaille plus longtemps.

C'est ainsi qu'il y a quelques semaines, le Républicain Lorrain de Metz titrait sur sa une qu'au Luxembourg, « l'âge légal de la retraite est à 65 ans ». C'est vrai. Mais il omettait quelques détails qu'aucun journaliste lorrain un peu sérieux ne peut ignorer. Travailleur frontalier, je vais donc préciser un peu ces détails du système luxembourgeois.

Si l'on excepte les travailleurs qui ne peuvent justifier d'une carrière complète, deux cas de figure principaux peuvent se présenter.

À 60 ans, toute personne qui totalise 40 ans de cotisations et de périodes assimilées (périodes non cotisées, comme armée, études après 18 ans, apprentissage, etc.) bénéficie d'une retraite anticipée de plein droit équivalente à la retraite. C'est-à-dire presque tout le monde.

À 57 ans, toute personne qui totalise 40 ans de cotisations réelles bénéficie d'une retraite anticipée de plein droit équivalente à la retraite. En outre, il existe un dispositif légal supplémentaire, la « préretraite de solidarité « , qui permet à toute personne répondant aux conditions de la retraite anticipée à 60 ans de partir dès 57 ans avec 80 % de son salaire, à la condition obligatoire d'être remplacée dans l'entreprise par un jeune chômeur. Seule restriction, ce dispositif n'est valable que sous réserve de son intégration dans la Convention collective de l'entreprise. C'est le ministre du Travail en personne qui pousse syndicats et patrons à ce que ce dispositif soit davantage appliqué.

Bien évidemment, quelle que soit la situation du salarié, la décote, cet instrument barbare de vol à la tire unique au monde, n'existe pas au Luxembourg.

Enfin, on pourrait penser que ces dispositifs de départ prématuré se font au détriment du niveau des pensions. Pas du tout ! Car leur niveau se situe, à carrière équivalente, quelque part entre le double et le triple des retraites françaises...

Et pourtant, le gouvernement luxembourgeois a annoncé ces jours-ci que le système de retraites est actuellement équilibré, voire légèrement bénéficiaire. Comme quoi, c'est possible... Avec un taux de chômage bas et des salaires élevés, les recettes de cotisations sont élevées, et le système de retraites est à la fois équilibré et viable pour les bénéficiaires. Moralité, au lieu de supprimer des emplois par millions dans le public comme dans le privé, il faut en créer partout où il y a des besoins, c'est-à-dire partout.

Voilà donc ce qu'on appelle pompeusement, dans la presse française, la retraite luxembourgeoise à 65 ans, sur laquelle il faudrait prendre exemple pour dégrader les retraites françaises ! Chiche !!!... À condition, bien sûr, que le système soit repris en intégralité...

Un travailleur frontalier
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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 09:11
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C'est de Pékin que John Lipsky, le directeur général adjoint du Fonds monétaire international, le FMI, organisme financier au service des grandes puissances, a tracé les grandes lignes de l'austérité qu'il juge inévitable d'appliquer sans délai dans la plupart des pays du G7, à l'exception peut-être de l'Allemagne et du Canada.

« Les pays développés avec des déficits publics élevés [sont invités à] commencer dès aujourd'hui à préparer leurs opinions publiques aux mesures d'austérité qui seront nécessaires à partir de l'an prochain », affirme le numéro 2 du FMI.

 Ces mesures « devraient être entreprises maintenant par tous les pays qui auront besoin d'un ajustement budgétaire ». Autrement dit, pour continuer à soutenir l'économie - entendez : les capitalistes - de ces pays, donc les prêts à bas taux, subventions, exonérations et autres cadeaux, que Lipsky lui-même juge « approprié » de conserver encore un certain temps... il va falloir compenser rapidement le déficit par des mesures d'austérité.

En conséquence, il préconise de diminuer radicalement les dépenses de santé et de retraite, et de reculer l'âge de départ à la retraite. Ces mesures devraient également être complétées par des hausses d'impôts et la poursuite des réductions des dépenses publiques.

Comme toujours, le FMI intervient en soutenant les politiques d'aide des États aux capitalistes et aux banques, au détriment de la population laborieuse. Quand ce n'est pas par la voix de son numéro 2, c'est par l'action de son numéro 1, nommé depuis novembre 2007 sur suggestion de Sarkozy et qui n'est autre que l'ancien ministre des Finances de Jospin, le « socialiste » Dominique Strauss-Kahn.

Or c'est là le personnage que des sondages présentent comme l'éventuel challenger « de gauche » le mieux placé pour battre Sarkozy aux élections présidentielles de 2012. Un personnage qui à aucun moment n'a émis la moindre critique à l'égard de la politique de l'organisme qu'il dirige, qui consiste invariablement à faire payer aux populations les perturbations dues aux spéculations des maîtres de l'économie.

On est donc prévenu sur le type de politique de « réformes » qu'un tel personnage peut vouloir imposer, tout comme l'actuel locataire de l'Élysée.

Viviane LAFONT
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