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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 15:30

Seize postes en moins à la rentrée en Finistère

23 mars 2010


Quarante-quatre fermetures et 28ouvertures de classes seraient envisagées dans le premier degré finistérien à la rentrée 2010-2011. Le solde serait donc négatif de seize postes, selon un document de travail qui sera discuté lundi.


Cette perte de seize postes dans les écoles maternelles et primaires finistériennes correspond exactement au nombre de fermetures programmées dès janvier (Le Télégramme du 16janvier) au titre de la démographie. Selon ces premières prévisions académiques, le Finistère devait, en revanche, gagner neuf postes de décharges de direction. Ce qui ramène alors le solde négatif à moins sept postes à la rentrée 2010. Or, si le document de travail (ci-dessous) de la carte scolaire confirme ce niveau de dotations en décharge de direction, certains de ces postes seraient en réalité puisés dans les fermetures et transformations de postes, de remplaçants en particulier. Outre les 44 fermetures et 28ouvertures de classes, d'autres mesures seront examinées lundi par les acteurs de l'éducation dans le département. Parmi elles, des transformations de postes spécialisés et des regroupements d'écoles.

Manifestation samedi


L'inspection académique du Finistère prévoit de discuter de ce projet de carte scolaire avec les syndicats d'enseignants, lundi matin, lors d'un comité technique paritaire. Le conseil départemental de l'Éducation nationale devrait, quant à lui, émettre un avis dans la foulée, dans l'après-midi de lundi. Entre-temps, les principaux syndicats enseignants appellent à manifester, samedi, à 10h30, dans le centre de Quimper pour protester contre ces fermetures de classes envisagées. Sud-Education 29 a réagi le premier, hier. «La rentrée 2010 se fera de nouveau dans un contexte de classes surchargées, avec trop souvent des classes à plus de 25 enfants», regrette le syndicat. «On nous sert un discours qui met l'accent sur le suivi et la réussite de chaque élève et, dans les faits, on réduit tout ce qui permettrait la mise en place de ces intentions... Or, les premières victimes de ces classes surchargées sont les élèves en difficulté», a commenté, hier, Olivier Cuzon.

Les projets d'ouvertures



Écoles maternelles.
Plouzané:Anita-Conti, 1; Concarneau: centre-ville, 1; Brest: Vauban, 0,5; Saint-Evarzec: Léonard-de-Vinci, 0,5; Plonéour-Lanvern:bourg, 1.

Écoles élémentaires.
Douarnenez: Victor-Hugo, 1; Concarneau:centre-ville, 1; Sizun:bourg, 1; Clohars-Carnoët: bourg, 1; Melgven: bourg, 1; Lanvéoc: Yves-Offret, 1; Brest: Kérargaouyat, 1.

Écoles primaires.
Plougasnou:Kérénot (déplacement de Plougasnou bourg), 1; Saint-Jean-Trolimon: bourg, 0,5; Le Cloître-Saint-Thégonnec: bourg, 0,5; Lopérec:bourg,0,5; LeFolgoët:Paul-Gauguin, 1; Plouégat-Guerrand: bourg, 1; Plouénan:bourg, 1; LeTrévoux:bourg, 0,5; Lanrivoaré: bourg, 1; Plouarzel: Trézien, 1; Brest: la Pointe, 1; Concarneau (2 postes gagés), 2.

Écoles bilingues.
Milizac: Marcel-Aymé (primaire), 1; Landerneau:Le Tourous (élémentaire), 1; Plougonvelin: Roz-Avel (élémentaire), 0,5; Briec-de-l'Odet:Yves-de-Kerguélen (primaire),0,5.

Autres ouvertures.
UPI (collège de Landivisiau et LP de Carhaix), 2; poste de coordinateur auxiliaire de vie scolaire, 1; poste d'enseignant référent, 1; poste animateur Tice Quimper,0,5.

Les fermetures envisagées



Écoles maternelles.
Daoulas:Josette-Cornec, 0,5; Carantec:Les Cormorans, 0,5; Le Guilvinec: Jean-Le Brun, 0,5; Plourin-lès-Morlaix: ML-King, 1; Pleyber-Christ: R.-Desnos, 0,5; Mellac:Per-Jakez-Hélias, 0,5; Landerneau: Ferdinand-Buisson, 1; Scaër: Joliot-Curie, 0,5; Brest:Ferdinand-Buisson, 0,5; Briec: Yves-de-Kerguelen, 1.

Écoles élémentaires.
Concarneau: Beuzec-Conq, 1; Camaret-sur-Mer: Le Lannic, 1; Carhaix:Persivien, 1; Douarnenez: Marie-Curie, 1; Pont-de-Buis: bourg, 1; Plougonvelin:Roz-Avel, 1; Landerneau:LeTourous, 1; Saint-Pol-de-Léon: Jean-Jaurès, 1; Bannalec: bourg, 1.

Écoles primaires.
Ile-Tudy:bourg, 0,5; Concarneau:Le Lin, 4; Tréméoc: bourg, 1; Châteauneuf-du-Faou: P.-Sérusier, 1; Quimper: Emile-Zola, 1; Plougasnou: bourg (transfert vers Kérénot), 1; Landrévarzec: Anjela-Duval, 1; Rédené: bourg, 1; Bénodet: Kernevez, 0,5; Bourg-Blanc: bourg, 1; Plougastel-Daoulas: champ de foire, 1; Brest: Kérichen, 1; Brest: Kerhallet, 0,5; Gouesnou:Château d'eau, 1; Landivisiau: rue d'Arvor, 1; Douarnenez: Jules-Verne,1; Brest: Quizac, 1.

Enseignement spécialisé.
Brest: Paul-Langevin, 1; Quimper: Kerjestin, 1; Plouzané:Croas Saliou, 1; Pont-l'Abbé: Jules-Ferry, 1; Quimper:Edmond-Michelet, fermeture du poste G inoccupé, 1.

Autres.
Postes itinérants langues vivantes, 4:Quimper Est, Landivisiau, Quimper Cornouaille, Châteaulin; poste animateur sciences: 1.

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 15:26
Levote écolo en Bretagne
L'UMP en Bretagne
Le vote PS Envoyez cet article sur Blogmarks
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    23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 09:26
    cover-copie-2.jpg

    Bruno Gaudinat, directeur de centres sociaux à Châteauroux, a participé au processus de création du NPA dans l’Indre. Il fait partie des 57 faucheurs volontaires d’OGM qui viennent d’être condamnés par la cour d’appel de Versailles à trois mois de prison avec sursis, 1 000 euros d’amende chacun, plus 14 000 euros à verser solidairement à Monsanto.

    Par quel cheminement as-tu rejoint les Faucheurs volontaires ?


    Je m’étais porté volontaire en 2003, mais j’ai attendu avant de franchir le pas. En 2007, je trouvais injuste que ce soient toujours les mêmes qui payent. Mes enfants étant majeurs et soutenant ces actions, j’ai rejoint les faucheurs à Poinville (28).

    Comment s’est passée l’action à laquelle tu as participé ?
     


    Il faut préciser d’abord que plus de 90 % des OGM cultivés sur la planète fabriquent des insecticides ou absorbent des désherbants. Lorsque nous sommes arrivés sur la parcelle d’essai de Monsanto, nous étions attendus par une douzaine de gendarmes. Mais nous étions plus de 60, alors ils n’ont pas pu nous empêcher de neutraliser ce champ qui contaminait l’environnement avec la bénédiction de l’État. Nous nous sommes rendus en tant que « comparants volontaires » à la gendarmerie pour revendiquer nos actes et nous avons été placés en garde à vue. Certains d’entre nous ont refusé le prélèvement ADN et ont commis alors un second délit. Mais l’appel les a relaxés car « les officiers de police judiciaire les ont soumis à cette mesure de manière irrégulière ». C’est déjà une première victoire.

    Le tribunal de Chartres vous avait relaxés en mai 2008, vous voilà maintenant condamnés. Que s’est-il passé ?
     


    Nous avons été relaxés car nous avions agi pour l’intérêt commun. Nous avons interrompu une contamination avérée de l’environnement. Nous avons été reconnus en « état de nécessité », ce qui équivaut à de la légitime défense.
    La cour d’appel a considéré que l’atteinte à une propriété privée était condamnable, même si celle-ci met en danger l’environnement. C’est comme si on condamnait pour vol quelqu’un qui a retiré le pistolet des mains d’un tireur fou !

    Quelles sont les perspectives pour le combat contre les OGM ?
     


    Nous irons le plus loin possible : si la loi a une justification à mes yeux, c’est parce qu’elle doit protéger les plus faibles. Le droit à vivre dans un environnement sain, à ne pas se faire empoisonner en buvant un verre d’eau ou en mangeant du pain est inscrit dans notre Constitution, c’est un droit universel. Les cultures d’OGM en plein champ sont des atteintes aux libertés de consommer et de produire sans OGM. L’État ferme les yeux en donnant des autorisations sans études sérieuses. Je pense même aujourd’hui qu’il est complice : en 2007, la France était dans l’illégalité vis-à-vis de la réglementation européenne, ce qui ne l’a pas empêchée de faire appel !
    La cour de cassation devrait confirmer l’appel de Versailles, et c’est ce que j’attends, car pour saisir la Cour européenne il faut avoir « épuisé » tous les recours juridiques au niveau national. En posant cette question à l’Europe nous pourrons vérifier si la protection des citoyens prime sur les intérêts des transnationales.


    Avec ce combat contre les OGM cultivés en plein champ sans études sérieuses, il faudra aussi imposer l’étiquettage des produits contenant des OGM. Aujourd’hui, nous n’avons pas le droit de savoir ce que nous achetons ! Nos « responsables » considèrent qu’un aliment est bio même s’il contient entre 0, 1 et 0, 9 % d’OGM. C’est comme si le porteur d’un virus extrêmement contagieux crachait dans la soupière et qu’on vous forçait à manger ! Ils nous prennent pour des imbéciles, mais ça commence à se savoir.

    De quelle solidarité avez-vous besoin ?


    Tout est bon à prendre. L’aide financière, bien sûr, car les amendes à payer, les frais d’avocats sont très importants. Mais nous savons aussi combien la vie est dure : si la crise est déjà finie pour les traders et les banquiers, elle s’aggrave pour les ouvriers et les précaires. Tous les gestes de soutien sont donc les bienvenus : présence auprès des tribunaux, petits messages de soutien, participation aux différentes manifestations organisées tout au long de l’année... tous ces gestes nous donnent de l’énergie. Le combat est loin d’être terminé, car les puissantes transnationales tentent d’imposer leurs poisons par tous les moyens. La lutte continue, dans la rue... et dans les champs !


    Soutiens à l’ordre de Vigilance OGM 36. 49, allée de l’Hippodrome 36000 Chateauroux.

    Propos recueillis par Pierre Vandevoorde

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    23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 09:16

    Socialist_Party.JPG


    Dans une vie politique nord-irlandaise encore divisée entre nationalistes catholiques et unionistes protestants, l'extrême-gauche promeut une troisième voie singulière : celle du « socialisme ».


    Ce n'est pas le genre de parti à accaparer les médias nord-irlandais. Mais si, en vous baladant dans les rues de Belfast, vous remarquez des panneaux contre la guerre en Afghanistan, alors le Socialist Party est sûrement dans le coup. N'imaginez pas une couleur rose à la française, c'est bien de la gauche de la gauche qu'il s'agit.


    Paddy Meehan, 25 ans et « anticapitaliste », est engagé au Socialist Party depuis 2003, « quand 20 000 étudiants se sont rassemblés contre la guerre en Irak ». Il fait partie des « 3000 membres environ » que compte le parti, présent dans toute l'île irlandaise.

    Un lutin, comparé aux mastodontes que sont le Sinn Féin (côté républicain), le DUP ou l'UUP (côté unioniste). Et pourtant, Pady Meehan, admirateur du NPA français, y croit : « On va grossir à l'avenir. Les gens en ont marre ».


    « Ils suppriment nos services publics »


    Face à la crise économique, le jeune militant critique la politique « libérale » du gouvernement nord-irlandais, malgré le poids historiquement fort du secteur public dans la province (32% de l'ensemble des emplois) :

    « Ils suppriment nos services publics et le font payer aux travailleurs ! »

    Paddy Meehan, lui-même « au chômage depuis dix mois à cause de la crise », cite pèle-mêle : un projet de privatisation des transports en commun, des coupes d'effectifs dans le secteur de la santé et du service postal… Selon un économiste britannique, 10 000 emplois publics pourraient être supprimés en Irlande du Nord d'ici trois ans.

    Dans ce contexte, Pady Meehan est certain que son parti peut mener des combats à succès :

    « Le gouvernement avait un projet de créer des nouvelles charges en eau pour les locataires. En 2007, on a fait circuler une pétition qui a recueilli 100 000 signatures. Le gouvernement a dû la repousser à 2012. »

    Pourtant, « le socialisme a encore une très mauvaise image dans le monde
    anglo-saxon », rappelle Adrian Guelke, professeur de politique à la Queen's University de Belfast. Surtout qu'en Irlande du Nord, l'extrême-gauche a souvent épousé la cause républicaine pro-unification (c'est le cas d'un parti comme Eirigi).


    Il défend les Roms face aux « néo-nazis »


    Certains mouvements ont même opté pour la violence. L'Irish National Liberation Army, un groupe paramilitaire d'inspiration marxiste qui vient de désarmer en début d'année, s'était ainsi rendu coupable de dizaine de meurtres pendant les Troubles.

    Mais Pady Meehan rejette tout sectarisme :

    « On a des catholiques comme des protestants dans notre parti, et ce depuis le début. Notre but a toujours été d'unir la classe ouvrière des deux camps. Les hommes politiques sont très sectaires ici, et ne pensent qu'à se faire réélire… »

    Pady Meehan ne se bat pas que pour la défense des emplois, mais aussi celle des minorités. Il a ainsi participé, en automne dernier à Belfast, à une manifestation dénonçant la participation du leader du BNP, un parti raciste britannique, à une émission de la BBC.

    Avec « 160 personnes » présentes, l'évènement n'a pas vraiment fait bouger les foules. Ni les partis traditionnels, déplore Pady Meehan : « Ils n'ont pas du tout participé. Ils se fichent de ces questions… »


    Rêve d'une Irlande socialiste


    Pady Meehan doit également voler au secours de populations étrangères victimes d'attaques racistes :

    « L'an dernier, dans certains quartiers loyalistes, des Roms se faisaient agresser par des groupes néo-nazis. Comme la police ne faisait rien, on est venus protéger leurs domiciles à tour de rôle, pendant trois nuits. Les attaques ont finalement cessé ».

    Alors, quelle solution face la crise économique et sociale ? Révolution, bien sûr. Paddy rêve d'une fédération qui associerait Irlande et Grande-Bretagne en tant que « républiques socialistes“'. Et pour lui, l'élection d'un camarade du parti en tant que député européen, l'an dernier, n'est qu'un début :

    ‘On compte siéger au Parlement pour y jouer les agitateurs’.

    Mais pas facile de convaincre, dans une nation où la vie politique se résume encore à l'affrontement sectaire : ‘Beaucoup de gens nous disent qu'ils aimeraient bien voter pour nous, mais qu'ils ne veulent que ça fasse gagner le camp d'en face…’ Le grand soir n'est pas encore pour demain.

    Photo : une affiche du Socialist Party à Dublin (JB Allemand)

    Ailleurs sur le Web
    Note:

    Le Socialist Party est le plus "implanté" de l'extrême gauche irlandaise. Il a des élus, dont un député (TD) au Dail (parlement de Dublin) maintenant député européen. Il y a aussi le SWP -People before Profit et Socialist Democracy (4e Internationale)
    . L'union est un combat!
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    23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 09:12

    usa1.jpg

    Dans un billet du blog "Great America" consacré à des portrait de Républicains opposés à la réforme de la santé d'Obama, quelque chose de complètement épatant :

    "Suzan Kelleher, 67 ans, conductrice de car scolaire, venue de Pennsylvanie. Elle brandit une pancarte montrant Obama en barbu, coiffé d’un turban. Sous cette représentation un rien outrée, elle explique d’une voix tranquille : « Nous croyons en l’Amérique. Ici, c’est à chacun de se débrouiller pour faire son chemin. Nous ne voulons pas que le gouvernement nous dicte quoi faire. Moi, à 67 ans, je dois encore travailler parce que ma retraite était placée en bourse : j’ai perdu 400 000 dollars avec la crise. Mais je préfère ce système, je travaillerai jusqu’au bout s’il le faut. Nous voulons rester un pays libre, pas sombrer dans le communisme »."

    N'est-ce pas extraordinaire ?
    N'est-ce pas absolument prodigieux d'en arriver à un tel point de joyeuse aliénation ?

    Cette femme a donc vraisemblablement travaillé jusqu'à un âge fort honorable. Elle a cru dans ce si joli système, elle a épargné - beaucoup, quand même, 400 000 bucks, a t-elle hérité à un moment ? -, son épargne a été volatilisée par ce même système adoré, et elle sera donc obligée désormais de bosser jusqu'à ce qu'elle en crève...et elle continue à le soutenir, parce que l'alternative dans sa tête de vieille toupie faisandée, c'est le "communisme".

    N'est-pas quelque part admirable ?
    Oui, admirable en vérité, parce qu'une idéologie qui parvient à ce point à convaincre des anonymes, des millions de personnes à travers le monde, de se transformer en esclaves consentants qui soutiennent avec enthousiasme le système même qui les spolie, décidément et quelque part, on ne peut s'empêcher de l'admirer.

    Au delà du cas individuel de cette Suzan Kelleher, elle est le symbole vivant de ce syndrome de Stockholm à échelle planétaire qui voit des millions de dominés se faire les partisans les plus enthousiastes de ceux qui les ruinent, qui les étranglent, qui détruisent leurs vies. Des décennies et des décennies de propagande individualiste, d'encouragement à l'égoïsme, de fariboles sur le "rêve américain" et d'anticommunisme hystérique ont fini par créer des milliers et des milliers de Suzan Kelleher, produits parfaits à la finition impeccable, prêts à se faire hacher sur place pour sauver ce qui précisément les opprime, et surtout pivots indispensables, essentiels, pour que perdure cet état de domination non seulement acceptée, mais bel et bien désiré et surtout : aimé...

    Parce que ne nous y trompons pas : sans les Suzan Kelleher, sans les anonymes laborieux et enrégimentés et aliénés comme elle, impossible au capitalisme de se maintenir durablement. Impossible de maintenir une organisation économico-politique d'une telle injustice sans y faire participer activement des pans entiers de ceux-mêmes qui subissent cette injustice. Il ne suffit pas de faire se résigner des majorités pour qu'elle soient écœurées de la politique, il faut aussi enrégimenter des minorités suractives qui soutiendront cette injustice becs et ongles leur vie durant. Et feront retomber toutes les galères de leur existence sur un "communisme" d'autant plus effrayant qu'il sera fantasmé omniprésent en tant que menace permanente à combattre.

    Où l'art de faire voter les pauvres pour les riches.

    On ne comprendra rien au capitalisme sans se pencher sur les Suzan Kelleher.
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    23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 08:57

    lundi 22 mars 2010

    Entretien avec Éric Toussaint, président du CADTM, par Manuel Torres [1]


    Comment évaluez-vous la situation des mouvements sociaux?


    Problématique. Il est fondamental d’avoir un diagnostic correct de la situation qui, à mon avis, est la suivante. Nous avons la plus grande crise du système capitaliste depuis 80 ans et les réponses sociales ne sont pas à la hauteur. Lorsque la crise a éclaté, en 2007-2008, les intellectuels pro-capitalistes ont tremblé car il se sont rendu compte qu’il s’agissait d’un crise systémique. On a parlé de crise capitaliste, de refonder le capitalisme parce qu’ils craignaient réellement une réponse de grande ampleur -et cela ne s’est pas encore produit.


    C’est vrai qu’il y a des signes positifs comme ceux donnés à Belén au Forum Social Mondial (FSM) en janvier 2009 : 14.000 participants, la grande majorité des jeunes qui cherchaient à participer dans les ateliers les plus radicaux. Les déclarations finales des mouvements indigènes, des femmes, de justice globale, etc... sont très radicales. Mais ce ne sera pas un forum social mondial qui pourra changer la corrélation de forces, mais plutôt les luttes réelles dans les pays où la crise est plus forte, dans ceux qui ont un poids dans l’économie mondiale. A ce niveau, les réponses sociales aux Etats-Unis et en Europe sont jusqu’à présent limitées, comme si les gens étaient paralysés par les coups qu’ils reçoivent, par le chômage, etc.


    C’est un diagnostic préoccupant !


    Oui, et cela pousse à l’action les mouvements sociaux qui constituent une force réelle (Via Campesina, des réseaux comme la marche mondiale des femmes, le Comité pour l’Annulation de la Dette dans le Tiers Monde (CADTM), les organisations indigènes, etc.). Ils ont le très grand défi d’organiser des stratégies d’actions. On n’y est pas encore arrivé, mais il y a eu, à la fin janvier, la réunion mondiale des mouvements sociaux à San Paulo, hors du contexte des forums sociaux, où a été organisé un séminaire [1] pour faire une balance de nos stratégies et pour impulser un mouvement.

    Les gouvernements de gauche les plus avancés, comme ceux de Bolivie, Équateur ou Venezuela, n’ont pas pris non plus de fortes initiatives. Ils ont émis des déclarations intéressantes comme celle du Sommet de Copenhague, mais on est en train de perdre un temps précieux pour, par exemple, lancer la Banque du Sud sur des critères cohérents, ou avancer avec le SUCRE (système unique de compensation régionale qui éliminerait l’influence du dollar sur les pays de l’ALBA), ou donner plus de cohérence à l’ALBA. Il y a beau de discours et de rhétorique, mais les faits et les décisions ne suivent pas cette ligne.


    Que manque-t-il pour qu’il y ait une mobilisation convaincante en cette époque de crise du système?


    Si nous parlons de l’Europe ou des Etats-Unis, le mouvement syndical joue un rôle important pour mobiliser ou ne pas le faire. En Europe la Confédération des syndicats, en Espagne les CCOO et UGT, en France la CGT et la CFTD, les syndicats anglais : aucun ne veut de grandes mobilisations. Ils pensent que s’ils mettent en marche le train des luttes, celles-ci prendront un caractère plus radical qu’à d’autres époques. Les directions syndicales ne sont pas prêtes à assumer les risques d’une confrontation avec les gouvernements. Ils s’accrochent à l’espoir que les plans de sauvetage des banques vont réussir à sortir de la crise en une ou deux années, et cela c’est une erreur.


    Nous avons vu un exemple au début 2009 dans les mobilisations en France qui ont eu une participation similaire à celles obtenues en mai 68. Les gens voulaient continuer avec les mobilisations et les directions syndicales ont décidé que non. Il y eut beaucoup de frustration, pourtant les gens n’ont pas été capables de se convoquer eux-mêmes au niveau de tout un pays en coordonnant les secteurs publics et privés.

    Il existe une disposition à la mobilisation s’il y a un plan d’action de la part des directions syndicales. Sans une participation syndicale forte et sans grands mouvements spontanés comme il y a eu à la fin des années 60, début des années 70, qui étaient la fin de la grande ère de prospérité économique, les gens pouvaient aller en grève avec l’idée de vaincre. A présent, pour vaincre, il manque un plan d’action fort.


    Il n’y a nulle part de capacité d’action?


    Les endroits où il y a une grande mobilisation sont les pays périphériques comme en Amérique Latine qui, pour moi, constituent l’épicentre de la résistance, comme les organisations indigènes en Équateur ou au Pérou. La stratégie nous oblige à faire un travail de sensibilisaion, à ouvrir le débat sur la stratégie dans le contexte du FSM, même avec les confédérations syndicales qui en font partie. Les organisations paysannes doivent aussi proposer une solution à la crise alimentaire au niveau international en implémentant des politiques de souveraineté alimentaire.


    Croyez-vous que la passivité des syndicats européens est due à la crainte de sortir d’un modèle de production lié à la consommation, ce qui impliquerait un changement radical dans la forme de travailler et de s’organiser?


    Je ne crois pas que ce soit cela la raison principale. Je pense que celle-ci se trouve dans les directions bureaucratiques qui ne veulent prendre aucun risque et préfèrent chercher la voie de la négociation et, comme ils craignent la dynamique que preuvent prendre de grandes mobilisations, ils préfèrent essayer de négocier avec le patronat et les gouvernements. Ce n’est pas tellement leur vision du mode de production, parce qu’à présent tout le monde se rend compte que ce modèle de consommation, ce modèle extractiviste -qui produit même un changement climatique- n’est pas bon. Ce qui se passe, c’est que les gens ne sont pas très révolutionnaires au niveau des idées. Le problème principal est de se rendre compte que maintenant, pour arriver à quelque chose, cela implique un niveau d’affrontement. Je ne parle de prendre le pouvoir mais bien de mener de longues grèves d’opposition frontale au patronat ou, même, de renverser un gouvernement -ce qui ne se fait pas depuis 30 ou 40 ans.


    Il y a aussi eu des déroutes importantes...


    Dans le contexte du FSM, nous avons eu des problèmes depuis 2003 jusqu’à l’année passée (et nous n’en sommes pas encore sortis). Deux pays clés dans la construction du mouvement altermondialiste sont l’Italie et le Brésil. En Italie, le parti de la Refondation Communiste est entré dans le gouvernement de Romani Prodi, de caractère social-libéral. Cela a provoqué une démoralisation et une déroute politique de la Refondation Communiste qui a perdu la représentation parlementaire. Les mouvements sociaux italiens n’ont pas la même capacité que lorqu’on a lancé le premier forum social européen en novembre 2002 à Florence, avec une marche d’un demi-million [de participants] contre la guerre. Ou à Genève en 2001. Ou au Brésil où la ligne de Lula, appuyée par le principal syndicat, est de caractère social-libéral. Cela a eu des conséquences au FSM mais aussi au niveau de la fédération des mouvements sociaux, qui est plus radicale mais qui a été affectée par l’orientation politique des gouvernements et les déroutes politiques de ces mouvements sociaux.


    L’introduction dans des gouvernements de gauche en Amérique Latine de personnes liées aux mouvements sociaux n’entraîne pas un abandon du modèle extractiviste. Cela vaut la peine, au vu de ces résultats, qu’ils entrent pour faire partie d’un gouvernement?


    Il est fondamental, pour les mouvements sociaux dans des pays comme la Bolivie, le Venezuela ou l ’Équateur, de maintenir une capacité de mobilisation indépendante vis-à-vis du gouvernement pour être capable d’exercer une pression sur lui. Ce doit être possible sans s’affronter, mais plutôt en exerçant une pression sur lui, le stimuler en l’incitant à adopter des initiatives plus avancées. Mais si cela ne fonctionne pas, il faut alors affronter la politique du gouvernement. Les personnes des mouvements sociaux ne devraient pas accepter de charges ministérielles pour maintenir ainsi la capacité de mobilisation.


    Il faudrait chercher une relation dialectique constructive d’appui et de pression pour aller dans la bonne direction. Si cela ne fonctionne pas, ils doivent se mobiliser comme l’a fait la CONAIE en Équateur lorsque le gouvernement n’a pas pris en compte la position des indigènes. Les mouvements sont obligés de consulter leurs bases et, si celles-ci le décident, de se mobiliser.


    Même si on tente d’impliquer les mouvements sociaux dans des tentatives de renversements -ce qui est une stratégie de Correa. Si le gouvernement n’écoute pas lorsque les putschistes décident d’agir, les mouvements sociaux ne l’appuyeront pas. Il y a un secteur du gouvernement qui le comprend mais, pour l’instant, il est influencé par la secteur plus conservateur. On peut signer des accords et appuyer les bonnes résolutions d’un gouvernement, mais on doit exercer une pression et, si c’est nécessaire, l’affronter pour obtenir un changement d’orientation politique.


    Quelles alternatives existe-t-il au-delà des mobilisations et de l’affrontement? Est-il nécessaire d’arrêter de reconnaître la structure de l’Etat et d’appliquer le modèle approprié de développement des peuples?


    Non. Je crois qu’une stratégie comme par exemple celle des Zapatistes correspond à une organisation qui de fait -bien que ce ne fût pas leur souhait- est marginale dans la vie politique de Mexico et est dans une situation d’autodéfense plus que de défense. Une stratégie de mobilisation non seulement me paraît fondamentale, mais il faut aussi construire des instruments de pouvoir populaire venant de la base -dans le style, là oui, des Zapatistes, ou des indigènes organisés au sein de la CONAIE. Mais aussi d’autres secteurs comme par exemple les travailleurs de manufactures, qui doivent avoir une politique de contrôle ouvrier. Cela implique de tenter de créer une dualité de pouvoir dans l’entreprise capitaliste. Questionner de manière structurelle et permanente le pouvoir de décision des chefs d’entreprises -qu’elle soient privées ou de l’Etat. Dans le cas de gouvernements qui nationalisent les entreprises, la production doit être organisée par les travailleurs -et non une bureaucratie ou les technocrates.


    Eric Toussaint


    [1]. Dans Els Quaderns d’Illacrua a la Directa n° 171
    [2]. Séminaire sur l’Assemblée des Mouvements Sociaux, São Paulo, Brésil, 21-23 Jan 10

    Traduction : Armando García


    Source : Amérique Latine des peuples


    Quelques-uns des ouvrages d’Eric Toussaint :
    La Bourse ou la vie. La finance contre les peuples

    Banque mondiale : le coup d’Etat permanent

    Banque du Sud et nouvelle crise internationale
     


    L’Équateur à la croisée des chemins. Abolir la dette pour libérer le développement humain (en espagnol)
    60 questions, 60 réponses sur la dette, le FMI et la Banque Mondiale

    [NdT. Pour plus de renseignements, consulter le site du CADTM > Publications > Livres et brochures]

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    23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 08:50



    Mais heureusement Jean Luc Hees (président de Radio France ) s'est excusé!
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    23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 08:47
    LIMOGES, 21 mars 2010 (AFP) - Les deux seuls représentants du NPA élus dimanche sur une liste commune avec le PCF et le Parti de gauche dans le Limousin, qui a obtenu 19, 10% des voix, siégeront dans "une démarche qui se veut constructive", a affirmé l'un d'eux.

    La liste PCF-PG-NPA, conduite par Christian Audouin (PCF), obtient 6 des 43 sièges (3 pour le PCF, 2 pour le NPA et 1 pour le Parti de gauche), contre 27 pour la liste PS-EE du président sortant Jean-Paul Denanot (47, 95%) et 10 pour la liste UMP de Raymond Archer (32, 95%).
    Stéphane Lajaumont, porte-parole du NPA en Limousin et l'un des deux élus, a fait part de sa "satisfaction", saluant notamment le résultat de la liste PCF-PG-NPA en Haute-Vienne (21, 47%) qu'il a qualifié de "camouflet pour le PS local".

    Selon lui, la liste s'était maintenue au second tour en raison du refus de la fédération PS de Haute-Vienne d'accueillir des représentants du NPA sur une liste commune.

    Les deux élus NPA au conseil régional, Stéphane Lajaumont, 39 ans, professeur d'histoire et syndicaliste, et Véronique Momenteau, 45 ans, agent technique de laboratoire de l'Education nationale, ne seront "pas dans la politique du tout ou rien, pas dans l'alignement", a indiqué M. Lajaumont.

    "On a une démarche qui se veut constructive mais claire politiquement.
    Quelque part, on reste des militants mais dans un autre lieu d'intervention", a-t-il ajouté, rappelant que le NPA avait deux élus à la municipalité de Limoges.

    alu/dhe/ha/ei

    Source : http://www.npa2009.org/content/regionales-limousin-partis-fg-npa-dans-le-limousin-deux-npa-elus-dans-une-demarche-construct
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    23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 08:41

     

     

     

     

     

     

    Eric Zemmour ayant eu des propos déplacés et sommaires sur le lien entre la délinquance, les arabes et les noirs dans une émission télévisée de Laurent Ruquier, ce dernier a pris des timides et tardives distances. Le CSA s’émeut. Des sanctions sont en vue. Elles ne compromettront pas la carrière de Zemmour ni la réputation de la chaîne.


    La bourgeoise vénézuélienne qualifie de « macaques » et de « negritos » Hugo Chávez et les pauvres des bidonvilles qui surplombent Caracas. Les médias vénézuéliens ne sont pas en reste.


    Sur l’écran de la télévision RCTV (dont on nous fait croire depuis mai 2007 qu’elle a été fermée par le gouvernement bolivarien) on a pu lire au bas de l’écran des choses subtiles comme : « Ce nègre macaque communiste doit quitter le gouvernement » et : « Ce nègre communiste doit mourir ». Les sites des médias vénézuéliens laissent les bloggeurs en faire impunément leur miel.


    La presse du monde entier est un relais complaisant qui rapporte le surnom animalier, sans rien y trouver à redire. Parfois, les sites Internet français non « modérés » y ajoutent l’injure scato comme sur Agora-vox : « Eh bien oui Chávez est une grosse merde, ici en bolivie son surnom est le macaque majeur, Morales étant le macaque mineur » (par georges 21, le 13 septembre 2008).


    Hugo Chávez en plaisante dans son émission dominicale en direct « Aló presidente » : « Evo me dit : « Ils m’appellent le macaque ». Je lui réponds : « Mais moi aussi, ils m’appellent le macaque. Nous sommes deux macaques, ha ! ha ! »


    C’est à ce rire satanique et à ce culot de parler en direct avec le peuple qu’on voit que la république bolivarienne est une dictature (ou pas loin, lisez notre presse).


    A l’opposé, la France, patrie des droits de l’Homme, adopte une position équilibrée. Prête à condamner Chavez s’il appliquait la loi sur les injures à chef d’Etat, elle compense cette rudesse potentielle par l’absolution d’une classe politico-médiatique vénézuélienne (et blanche) qui crache en permanence contre un peuple et son gouvernement légitime des injures que Zemmour n’oserait pas proférer chez nous.


    Théophraste.

    22 mars 2010
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    23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 08:37

    Réflexions sur le soulèvement palestinien qui vient

    Au cours des dernières semaines, la question palestinienne a occupé, à plusieurs reprises, le devant de la scène médiatique. A l’heure où nous écrivons, deux événements cristallisent l’attention : le mini-scandale diplomatique consécutif à l’annonce par le Ministère israélien de l’Intérieur, en pleine visite du Vice-Président des Etats-Unis Joe Biden, de la construction de 1600 nouveaux logements dans les colonies de Jérusalem ; la reprise des affrontements, à Jérusalem et dans plusieurs villes de Cisjordanie, entre manifestants palestiniens, pour la plupart très jeunes, et forces de sécurité israéliennes.


    Décalage


    Certains ont semblé surpris. Ne parlait-on pas, depuis plusieurs mois, d’une « accalmie », propice à la « remise en route du processus négocié » ? La reprise des visites d’émissaires européens et états-uniens ne laissait-elle pas supposer qu’enfin, le « processus de paix » allait pouvoir redémarrer ? Les deux protagonistes (Autorité Palestinienne et Gouvernement israélien) n’avaient-ils pas déclaré, chacun de leur côté, qu’ils étaient prêts à « faire des concessions » en vue d’un « retour à la table des négociations » ? Enfin, la population palestinienne ne bénéficiait-elle pas d’une « amélioration de ses conditions de vie », élément favorable à un « retour de la confiance » et à des « discussions en vue d’un accord global » ?


    Les récents événements ont révélé à quel degré la rhétorique diplomatique était en décalage flagrant avec la réalité du terrain et à quel point les évolutions de la situation en Israël et dans les territoires palestiniens étaient en totale contradiction avec ce que véhiculent nombre de gouvernements et de médias occidentaux. Car ce qui s’est produit ces dernières semaines n’est pas un accident : les projets israéliens de colonisation de Jérusalem-Est et les manifestations palestiniennes ne sont pas des dérapages qui viendraient contredire une logique de fond « globalement positive ». Ce sont bien au contraire les expressions les plus visibles des tendances lourdes à l’œuvre au Proche-Orient.


    Pour comprendre ce qui se trame en ce moment en Israël et dans les territoires occupés, il est indispensable de s’élever au-dessus du chaos des événements et de revenir sur la nature profonde du conflit qui oppose Israël au peuple palestinien. Il ne s’agit évidemment pas de dire que « rien ne change » et de se débarrasser de l’actualité, mais bien d’analyser cette actualité en la situant dans l’histoire du conflit, afin de percevoir ce qu’elle nous révèle quant aux probables évolutions de la question palestinienne.


    La fiction du « processus de paix »


    Les mots ayant un sens, il convient d’interroger l’idée même de « processus de paix », qui revient comme une ritournelle dans l’actualité proche-orientale. Dans son acception la plus courante, le « processus de paix israélo-palestinien » se serait ouvert au début des années 1990, et se serait matérialisé par la signature des Accords d’Oslo (1993-1994) qui promettaient, selon nombre de commentateurs et diplomates, « la fin du conflit israélo-palestinien ». Ce « processus de paix » aurait été à plusieurs reprises « interrompu », mais il existerait toujours, suspendu au-dessus des événements, attendant d’être « relancé ».


    La réalité est bien différente, et les Palestiniens nous l’ont rappelé à au moins deux reprises au cours des 10 dernières années. En septembre 2000 tout d’abord, lorsque la population de Gaza et de Cisjordanie s’est soulevée pour exprimer sa colère contre la poursuite de l’occupation israélienne, de la colonisation et de la répression. En janvier 2006 ensuite, lorsque les Palestiniens ont élu, lors du scrutin législatif, un parlement largement dominé par le Hamas, organisation politique alors ouvertement hostile au processus négocié et prônant la poursuite de la résistance, y compris armée, contre Israël.


    Les Palestiniens étaient-ils devenus fous ? Non. Les Palestiniens, contrairement aux diplomates, vivent en Palestine. Ils ont vu le nombre de colons implantés en Cisjordanie et à Jérusalem doubler entre 1993 et 2000. Ils ont vu sortir de terre des centaines de barrages israéliens et des dizaines de routes réservées aux colons, qui ont subordonné le moindre de leurs déplacements au bon vouloir des autorités israéliennes. Ils ont vu Jérusalem coupée du reste de la Cisjordanie. Ils ont vu la Bande de Gaza coupée du reste du monde. Ils ont vu, à partir de septembre 2000, une répression israélienne sans précédent, des milliers de maisons détruites, des dizaines de milliers d’arrestations, des milliers de morts et des dizaines de milliers de blessés. Ils ont vu un mur, qui les enferme dans des ghettos. Ils n’ont vu ni paix, ni processus.


    Les Accords d’Oslo : l’occupation par d’autres moyens


    « Depuis le début, on peut identifier deux conceptions sous-jacentes au processus d’Oslo. La première est que ce processus peut réduire le coût de l’occupation grâce à un régime palestinien fantoche, avec Arafat dans le rôle du policier en chef responsable de la sécurité d’Israël. L’autre est que le processus doit déboucher sur l’écroulement d’Arafat et de l’OLP. L’humiliation d’Arafat, sa capitulation de plus en plus flagrante conduiront progressivement à la perte de son soutien populaire. L’OLP va s’effondrer ou succomber à des luttes internes. (…). Et il sera plus facile de justifier la pire oppression quand l’ennemi sera une organisation islamiste fanatique » [1].


    Ces lignes, écrites en février 1994 par l’Universitaire israélienne Tanya Reinhart, semblent, a posteriori, prophétiques. Mais Tanya Reinhart n’avait rien d’une medium : elle avait compris, avant d’autres, ce qu’était réellement le processus d’Oslo. Quiconque lit de près les textes signés à partir de 1993 se rend bien compte qu’il a affaire à tout autre chose que des « accords de paix ». Les questions essentielles comme l’avenir de Jérusalem, le sort des réfugiés palestiniens, les colonies israéliennes… sont absentes des accords et sont renvoyées à d’hypothétiques « négociations sur le statut final ». On n’y trouve pas non plus mention du « retrait » de l’armée israélienne des territoires occupés, mais seulement de son « redéploiement ».


    Quelles qu’aient été les intentions ou les illusions des négociateurs palestiniens quant à un hypothétique « Etat palestinien », la vérité d’Oslo est ailleurs : Israël, qui occupe alors toute la Palestine, s’engage à se retirer progressivement des plus grandes agglomérations palestiniennes et à en confier la gestion à une entité administrative conçue pour l’occasion, l’Autorité Palestinienne (AP). L’AP doit prendre en charge la gestion de ces zones et faire la preuve qu’elle est capable d’y maintenir le calme, au moyen notamment d’une « puissante force de Police » [2]. Tout « progrès » dans le processus négocié est subordonné aux « bons résultats » de l’AP dans le domaine sécuritaire. L’occupation et la colonisation se poursuivent, et l’AP est chargée de maintenir l’ordre dans la société palestinienne. L’ordre colonial, donc [3].


    Les contradictions d’Israël et du sionisme


    Les Accords d’Oslo n’ont été, dans leur logique, qu’une réactualisation d’un vieux projet israélien connu sous le nom de « Plan Allon ». Du nom d’un Général travailliste, ce plan, soumis au Premier Ministre israélien Levi Ehskol en juillet 1967, entendait répondre à la situation nouvelle créée par la Guerre de juin 1967, au terme de laquelle Israël avait conquis, notamment, toute la Palestine. Ygal Allon avait identifié, avant beaucoup d’autres, les contradictions auxquelles Israël et le projet sioniste seraient tôt ou tard confrontés, et se proposait de les résoudre le plus pragmatiquement possible.


    Lorsqu’à la fin du 19ème Siècle le jeune mouvement sioniste se fixe pour objectif l’établissement d’un Etat juif en Palestine, 95% des habitants de ce territoire sont des non-juifs. Convaincus que l’antisémitisme européen révèle l’impossibilité pour les Juifs de cohabiter avec les nations européennes, les sionistes préconisent leur départ vers la Palestine afin qu’ils y deviennent majoritaires et puissent y établir leur propre Etat. Le premier Congrès sioniste (1897) entérine donc le principe de la « colonisation systématique de la Palestine », à une époque où nationalisme sur une base ethnique et colonialisme ont le vent en poupe.


    C’est en novembre 1947 que l’ONU adopte le principe du « partage de la Palestine » entre un Etat juif (55% du territoire) et un Etat arabe (45%). Les Juifs représentent alors environ 1/3 de la population. Les armées du nouvel Etat d’Israël vont conquérir militairement nombre de régions théoriquement attribuées à l’Etat arabe : en 1949, Israël contrôle 78% de la Palestine. Afin que soit préservé le caractère juif de l’Etat, les non-Juifs sont systématiquement expulsés : 80% des Palestiniens, soit 800 000 d’entre eux, sont contraints à l’exil. Ils n’ont jamais pu retourner sur leurs terres.

    La Guerre de 1967 a été une « Guerre de 1948 ratée ». Si la victoire militaire israélienne est incontestable et si Israël contrôle 100% de la Palestine, cette fois-ci les Palestiniens ne sont pas partis. Or Israël prétend être un Etat « juif et démocratique » : attribuer des droits aux Palestiniens, c’est renoncer au caractère juif de l’Etat ; ne pas leur en attribuer, c’est renoncer à ses prétentions démocratiques. Allon propose donc d’abandonner les zones palestiniennes les plus densément peuplées en leur attribuant un semblant d’autonomie tout en conservant le contrôle sur l’essentiel des territoires conquis : quelques îlots palestiniens au milieu d’un océan israélien.


    De la guerre des pierres à l’Intifada électorale


    C’est la philosophie du Plan Allon qui guide les gouvernements israéliens dans les années 70 et 80, même s’ils repoussent autant que possible le moment où ils accorderont quelques droits aux Palestiniens. La 1ère Intifada (déclenchée fin 1987), soulèvement massif et prolongé de la population de Cisjordanie et de Gaza, change la donne. Au tournant des années 90 la question palestinienne est un facteur d’instabilité au Moyen-Orient, zone stratégique sur laquelle les Etats-Unis veulent assurer leur emprise après la chute de l’URSS. L’administration US contraint Israël à négocier : ce sont les Accords d’Oslo, qui « offrent » aux Palestiniens… un semblant d’autonomie sur les zones les plus densément peuplées.


    Ytzak Rabin, souvent présenté comme « celui par lequel la paix aurait pu arriver », était pourtant très clair : « L’Etat d’Israël intégrera la plus grande partie de la Terre d’Israël à l’époque du mandat britannique, avec à ses côtés une entité palestinienne qui sera un foyer pour la majorité des Palestiniens vivant en Cisjordanie et à Gaza. Nous voulons que cette entité soit moins qu’un Etat et qu’elle administre, de manière indépendante, la vie des Palestiniens qui seront sous son autorité. Les frontières de l’Etat d’Israël (…) seront au-delà des lignes qui existaient avant la Guerre des 6 jours. Nous ne reviendrons pas aux lignes du 4 juin 1967 » [4].


    Il ajoutait plus loin qu’Israël annexerait la majorité des colonies et conserverait la souveraineté sur Jérusalem, sa « capitale une et indivisible », et sur la Vallée du Jourdain.

    La population palestinienne a rapidement constaté qu’Israël n’avait pas l’intention de renoncer à contrôler la quasi-totalité de la Palestine : la colonisation s’est accélérée, les expulsions se sont multipliées et les Palestiniens ont été de plus en plus cantonnés dans des zones encerclées par l’armée et les colonies. Tandis que la situation de la population s’est dégradée, une minorité de privilégiés, membres ou proches de la direction de la nouvelle Autorité Palestinienne, s’est considérablement enrichie et a coopéré avec Israël de manière ostensible dans les domaines sécuritaire et économique : en septembre 2000, les Palestiniens se soulèvent de nouveau.


    La « 2ème Intifada » est écrasée par Israël, qui va en outre marginaliser Yasser Arafat, considéré comme trop réticent à signer un accord de reddition définitive. Israël et les Etats-Unis favorisent l’ascension de Mahmoud Abbas (Abu Mazen) qui participera, par exemple, à un sommet avec Bush et Sharon, en juin 2003, alors qu’Arafat est enfermé à Ramallah. A la mort du vieux leader, Abu Mazen est mal élu Président de l’Autorité Palestinienne en janvier 2005 (participation relativement faible, pas de candidat du Hamas). Abu Mazen ayant besoin d’une légitimité parlementaire pour faire accepter un accord avec Israël, des élections législatives sont organisées en janvier 2006. La victoire du Hamas est sans appel : par son vote, la population a clairement signifié son refus de toute capitulation et sa volonté de continuer à lutter.


    La fin de la parenthèse d’Oslo


    La victoire du Hamas a révélé le caractère totalement irréaliste du « projet Oslo », entendu comme la possibilité de régler la question palestinienne par la constitution de cantons administrés par un gouvernement indigène qui serait à la fois conciliant avec Israël, légitime et stable. Mais la « communauté internationale » n’a rien voulu entendre : boycott du gouvernement Hamas, soutien au blocus israélien sur Gaza, reconnaissance du « gouvernement d’urgence » nommé par Abu Mazen en Cisjordanie… Les Etats-Unis et l’Union Européenne continuent à agir comme si un « retour à Oslo » était possible et souhaitable.


    Or, comme on l’a vu, c’est précisément le « Processus de paix » qui a débouché sur la « deuxième Intifada » et sur la prise du pouvoir par le Hamas, alors seule organisation capable d’allier à la fois soutien matériel à la population, critique du processus négocié et poursuite de la résistance à Israël. Lorsque certains parlent d’un indispensable « retour à la situation d’avant septembre 2000 », on a envie de leur demander si ce n’est pas précisément « la situation d’avant septembre 2000 » qui a provoqué… le soulèvement de septembre 2000 !


    Les tergiversations et gesticulations diplomatiques actuelles traduisent en réalité un constat d’échec. Chacun prend progressivement conscience de la fin de la parenthèse d’Oslo, et tandis que certains s’acharnent aveuglément à vouloir ressusciter un cadavre, d’autres cherchent des solutions alternatives : de la proclamation d’un Etat palestinien sans frontières à une administration jordanienne des cantons palestiniens, en passant par l’envoi de troupes de l’ONU à Gaza, les idées fusent, même les plus fantaisistes. Cet empressement à « trouver une solution » résulte en réalité d’une compréhension, même partielle, des deux logiques réellement à l’œuvre sur le terrain : le renforcement de l’emprise israélienne sur la Cisjordanie et Jérusalem ; la remobilisation de la population palestinienne. Un cocktail explosif.


    Le renforcement de l’emprise israélienne


    Parlons de Jérusalem, tout d’abord. L’attention se focalise sur la construction de 1600 nouveaux logements. Et alors ? Oubliés, les 200 000 colons qui vivent à Jérusalem et dans sa périphérie ? Oubliées, les dizaines d’expulsions et de démolitions de maisons palestiniennes au cours de ces derniers mois ? Les 1600 nouveaux logements ne sont pas un accident, ils s’inscrivent dans une logique assumée depuis 1967 : la judaïsation de Jérusalem et son isolement du reste des territoires palestiniens, pour contrer toute revendication de souveraineté palestinienne sur la ville.


    Parlons, ensuite, de la Cisjordanie. Si l’afflux des aides internationales a permis à l’Autorité Palestinienne de Ramallah de payer les fonctionnaires, il est très audacieux de parler d’une reprise économique réelle. Le PIB palestinien a globalement augmenté en 2009 mais demeure inférieur de 35% à celui de 1999. En outre, cette augmentation globale dissimule des disparités flagrantes : le secteur du bâtiment a certes progressé de 24%, mais la production agricole est en chute de 17%...

    De plus le contrôle israélien sur la Cisjordanie n’a pas été remis en cause : « L’appareil de contrôle est devenu de plus en plus sophistiqué et efficace quant à sa capacité à affecter tous les aspects de la vie des Palestiniens (…). L’appareil de contrôle comprend un système de permis, des obstacles physiques (…), des routes interdites, des interdictions d’entrée dans de vastes parties de la Cisjordanie (…). Il a transformé la Cisjordanie en un ensemble fragmenté d’enclaves économiques et sociales isolées les unes des autres ». C’est la Banque Mondiale qui le dit, dans un rapport de février 2010 [5].


    Enfin, depuis l’annonce d’un « gel temporaire » de la colonisation en novembre dernier, Israël a autorisé la mise en chantier de 3600 logements, poursuivant une politique qui a vu, l’an passé, le nombre de colons installés en Cisjordanie augmenter de 4.9% tandis que l’ensemble de la population israélienne ne croissait que de 1.8%. Last but not least, le 3 mars dernier Netanyahu déclarait que même en cas d’accord avec les Palestiniens, il était exclu qu’Israël renonce à son contrôle sur la vallée du Jourdain…

    Parlons, aussi, de Gaza. Sous blocus, les Gazaouis vivent une catastrophe économique et sociale sans précédent. En l’espace de 2 ans, 95% des entreprises ont fermé et 98% des emplois du secteur privé ont été détruits. La liste des produits interdits à l’importation est un catalogue à la Prévert : livres, thé, café, allumettes, bougies, semoule, crayons, chaussures, matelas, draps, tasses, instruments de musique… L’interdiction d’importer du ciment et des produits chimiques empêche la reconstruction des infrastructures détruites lors des bombardements de 2008-2009, qu’il s’agisse des maisons ou des stations d’épuration, avec les conséquences sanitaires que l’on imagine.


    Vers une troisième Intifada ?


    Comment s’étonner, dès lors, que la colère monte chez les Palestiniens ? Les récents événements font suite à de nombreuses initiatives qui, bien que n’ayant guère eu d’écho médiatique, témoignaient d’une remobilisation de la population palestinienne. Entre autres : de multiples manifestations, dans les villages autour de Béthléem ou d’Hébron, contre les extensions des colonies et les confiscations de terres ; des défilés hebdomadaires, dans les villages de Ni’lin et Bi’lin, contre la construction du Mur et les expropriations ; 3000 manifestants à Jérusalem, le 6 mars, contre les projets de colonisation et les expulsions…


    La répression contre cette remobilisation a fait un saut qualitatif au cours des derniers mois. Les manifestations ont été systématiquement dispersées à coup de gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc. Le nombre d’arrestations et d’incursions israéliennes a augmenté de manière spectaculaire depuis le début de l’année 2010. Les autorités israéliennes ont récemment décrété que les villages de Bi’lin et Ni’lin, symboles de la lutte populaire et non-violente, auraient dorénavant le statut peu enviable de « zones militaires fermées » chaque vendredi (jour de manifestation), et ce pour une durée de 6 mois.


    Sommes-nous au début d’une « 3ème Intifada » ? Il est probablement trop tôt pour répondre à cette question, mais il est néanmoins évident que nombre de conditions sont réunies pour qu’une fois de plus les Palestiniens protestent de manière visible et massive contre le sort qui leur est fait. Les divisions actuelles au sein du Mouvement National palestinien et la faible structuration politique de la société palestinienne, atomisée par les « années Oslo », interdisent d’envisager un soulèvement du même type que celui de 1987. On peut au contraire s’attendre à des confrontations entre les forces de sécurité palestiniennes de Cisjordanie, supervisées par le Général états-unien Keith Dayton, et les manifestants.


    Mais les Palestiniens des territoires occupés, et notamment les plus jeunes (50% de la population palestinienne a moins de 15 ans), ne se laisseront pas intimider par quelques uniformes, qu’ils soient palestiniens ou israéliens. Et il est certain qu’ils ne se contenteront pas de « négociations indirectes », faisant l’impasse sur l’essentiel (l’occupation de la Cisjordanie, le blocus de Gaza, Jérusalem, les colonies, le sort des réfugiés, les prisonniers) menées par un Mahmoud Abbas décrédibilisé et inaudible. Les événements de ces derniers jours l’indiquent clairement : nul ne peut prédire avec certitude dans quels délais, mais la population palestinienne se fera de nouveau entendre.



    [1] Article de février 1994, cité dans T. Reinhart, Détruire la Palestine, éditions La Fabrique, 2002, p. 42.

    [2] Déclaration de principes sur les arrangements intérimaires d’autogouvernement (DOP), article 3.

    [3] Pour une analyse plus détaillée des Accords d’Oslo, on pourra se reporter à mon article Retour sur… Les Accords d’Oslo en ligne sur mon blog.

    [4] Address to the Knesset by Prime Minister Rabin on the Israel-Palestinian Interim Agreement, 5 oct 1995, disponible (en anglais) sur le site du Ministère des Affaires Etrangères israélien.

    [5] Checkpoints and Barriers : Searching for Livelihoods in the West Bank and Gaza, disponible (en anglais) sur le site de la Banque Mondiale.

    Julien Salingue - Contretemps
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