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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 08:34

Les résultats des élections régionales marqués par un très fort taux d’abstention et par la défaite de la droite gouvernementale illustrent la défiance de plus en plus grande envers la démocratie « représentative » et traduisent un désaveu de la politique de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement.

Face à un pouvoir autoritaire qui met en œuvre la casse sociale, la chasse aux immigré-e-s et la division, avec notamment le débat sur l’identité nationale, nous avons besoin d’un puissant mouvement social qui ne compte pas sur un changement du personnel politique mais qui affronte les classes dirigeantes et le patronat et dessine une alternative au capitalisme.


Ce n’est certainement pas d’une majorité d’élus de « gauche » dans les conseils régionaux que viendra l’espoir. En effet, alors que la droite prépare une nouvelle attaque de grande ampleur contre les classes populaire avec une réforme des retraites, les principaux partis de la gauche institutionnelle, PS et Europe Ecologie, sont d’accord avec le principe d’un allongement de la durée de cotisation.


Pour s’opposer aux réformes en cours, affronter le capitalisme et les partis qui le servent, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes et sur nos capacités d’action. De nombreuses mobilisations sociales sont en cours ou en préparation, en défense des retraites, contre les licenciements, pour la régularisation des sans-papiers, pour les droits de femmes etc. Alternative libertaire appelle à les rejoindre et à les amplifier.


Alternative libertaire, le 21 mars 2010

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 08:31














LES PESTICIDES SONT PARTOUT


Dans l’air que nous respirons, dans l’eau des rivières où meurent poissons et batraciens, dans les pluies, dans la brume du matin, dans le brouillard qui nous enveloppe, dans les terres que nous cultivons, dans l’eau du robinet que nous buvons, dans la nourriture que nous mangeons. On en trouve jusque dans le sang du cordon ombilical et le liquide amniotique. Avant même de naître, nous baignons dans ces poisons.


LES PESTICIDES SONT DANGEREUX


De nombreuses études ont montré leur dangerosité pour la santé humaine : développement de cancers, stérilité, maladie de Parkinson, maladie d’Alzheimer et autres réjouissances. Ils détruisent la vie partout où ils sont utilisés — détruire la vie est d’ailleurs leur fonction — mettant en danger la biodiversité indispensable à notre espèce. Derrière les chiffres, il y a les drames qu’engendrent les maladies, ces maladies qui entraînent toujours plus d’utilisation de médicaments qui, à leur tour, vont aggraver la situation écologique puisqu’on en trouve des résidus dans les rivières.


LES PESTICIDES NE SONT PAS UNE FATALITÉ


Des agriculteurs qui s’attaquent aux industriels de l’agrochimie et gagnent leurs procès, des victimes (agriculteurs et particuliers) qui s’organisent pour agir contre les pesticides, des apiculteurs qui entreprennent des actions contre ceux qui massacrent les abeilles,… Un peu partout les victimes se rebiffent. Et elles ne sont pas seules : malgré une politique agricole qui encourage les pratiques polluantes, de plus en plus d’agriculteurs conventionnels se tournent vers une autre agriculture, celle qui leur permet de reprendre contact avec la terre.

Nous sommes partie prenante de ce mouvement qui prend de l’ampleur.

Si vous aussi vous avez fait le choix de la vie contre la chimie, de la santé contre l’empoisonnement, faites-le savoir en venant à la


MARCHE POUR UNE TERRE SANS PESTICIDES - dimanche 28 mars 2010 - 15h00 - Pointe de la Torche PLOMEUR - FINISTÈRE


www.alerte-alouest.info

AE2D - Alerte à l’Ouest - Bretagne vivante - Cap bio - Collectif eau pure - Eau et Rivières de Bretagne - GAB29 - Goyen environnement - L’eau et la terre - O.C.E - Réseau Cohérence - S-eau-S - Sauval - Syndicat des Apiculteurs Professionnels de Bretagne

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 13:52


Si on pouvait tenter une explication:

Il était une fois un grand dirigeant prolétarien, le Chi.
Il avait des tas de procédures contre lui. (Voir liste à la fin de la vidéo).
Et puis en 2002, crac, on nous bourre le mou au sujet du danger fasciste.
Pas un fascisme traditionnel, qui descend dans la rue en bandes armées pour casser de l'immigré ou du prolo en grève.
Pourtant à y réfléchir, y a déjà des bandes armées aux ordres du patronat qui font cela légalement...
Bref, on nous a inventé une espèce de fascisme virtuel. Et interdiction de ne pas participer à l'hystérie collective. "Raison garder"? Impossible! Faut pas s'abstenir entre le milliardaire raciste et "Super menteur".

Une seule solution, voter pour le Chi. Rendez-vous compte, c'est le grand dirigeant qui nous a sauvé du fascisme!  Cela vaut bien quelque menue monnaie, un effacement des ardoises, une retraite dorée.
Bien sûr, les gens qui ont voté "parce qu'il le fallait bien" et sans réfléchir siouplaît, n'ont pas vu leur situation s'améliorer comme lui depuis 2002, au contraire. Et si on avait monté ce show pour dissimuler que les "braves démocrates désintéressés qui nous ont sauvé du fascisme", eux, continuent de s'en mettre plein les poches! Nooooon!

Et en 2005 rebelote. On vote, mal, alors çà compte pas!  Circulez y a rien à voir!

Et on efface ce mauvais vote populaire par un bon vote des élus, qui eux ne se trompent jamais, qui s'y connaissent pour savoir ce dont le peuple a besoin. ( C'est pas comme le peuple) . On peut se dire au fond de la classe :  "Laissons les gérer tout cela, eux au moins on ne les reprendra pas comme des gamins".

Avouez que plein de gens peuvent se dire, après ces deux expériences, que çà fait un peu cirque électoral, tout çà! Et que l'ont se fout bien des problèmes réels, de salaires, de fin de droits, de précarité, de logement, de santé, d'éducation, de transports, d'environnement, de ceux qu'on amène ainsi à voter. 
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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 13:22

Bernard, Ferrara & Pestieau   
Carrefour a annoncé le licenciement de 1 672 personnes et menace l’emploi d’au moins 3 000 autres. Les syndicats refusent le changement de commission paritaire, la fermeture ou la franchisation des magasins et réclament le maintien des 15 000 emplois dans un groupe intégré. Solidaire a enquêté et retrouvé les chiffres qui révèlent une stratégie et une situation financière pas si moche que ça pour les actionnaires. Avec, à la manoeuvre, Bernard Arnault « LVMH », deuxième fortune de France.



Carrefour veut-il quitter la Belgique ?


La question est sur beaucoup de lèvres depuis l’annonce du plan ce 23 février : Carrefour veut-il vraiment rester en Belgique ? Et à quelles conditions ? Les travailleurs de Carrefour retiennent leur souffle.Le pouvoir d’achat de la population diminue. Chaque semaine, vous vous en rendez compte quand vous passez à la caisse de votre supermarché. Le gâteau à partager entre les géants de la distribution est donc plus petit, et chacun y va de sa stratégie pour garder au moins sa part de marché.     Le 30 juin 2009, Carrefour a tenu à Paris une journée investisseurs consacrée à la mise en œuvre de son plan de transformation. Objectif : « être le commerçant préféré » La Belgique, avec la France, l’Italie et l’Espagne fait partie du «G4» des plans d’avenir de Carrefour. Le G4 constitue un des piliers de la stratégie de développement de Carrefour.  


Extrait de l’introduction à la journée : « A l’horizon 2012, le groupe attend des gains totalisant 4,5 milliards d’euros, principalement centrés sur la France, l’Espagne, l’Italie et la Belgique. Pour y arriver, il faut des économies pour 3,1 milliards d’euros par la refonte du modèle de fonctionnement. »  


La Belgique fait donc partie des plans d’avenir de Carrefour. Mais sous quelle forme ? Vous aurez compris que la « refonte du modèle de fonctionnement » veut dire modification des pratiques commerciales et diminution de la masse salariale.

 

Vendre « Carrefour » à toutes les étapes


Carrefour veut rester en Belgique et compte augmenter son bénéfice, notamment en agissant comme le fournisseur en titre de tous les magasins de l’enseigne et en élargissant le nombre de franchisés (magasins ayant l’enseigne Carrefour mais géré par des indépendants). C’est en analysant cette stratégie dans son ensemble qu’on découvre comment Carrefour pompe de l’argent de ses magasins en Blegique pour les rapatrier dans les coffres de ses actionnaires.


D’abord, le groupe a décidé de mettre l’accent sur la promotion de ses propres marques. C’est ce qui lui rapporte le plus. Par exemple. Carrefour fait fabriquer du beurre sous la marque “Carrefour”. Elle vend le beurre à son magasin qui le revend avec bénéfice. Tout cela est inscrit dans la comptabilité du magasin. Carrefour au niveau central comptabilise des bénéfices au niveau de la première vente et ensuite de la vente en magasin. Le profit que le magasin va pouvoir faire va largement dépendre du prix d’achat à la centrale.


Si le prix d’achat à la centrale est plus cher, le magasin aura moins de marge de profit. Mais Carrefour fait du profit de toute façon. Le magasin peut même être en perte, Carrefour encaisse quand même du bénéfice grâce à ce magasin. Le problème de Carrefour n’est pas le manque de profit mais la volonté d’en faire plus. Cela peut expliquer pourquoi certains magasins font des pertes alors que les travailleurs se sont donnés à fond pour les faire marcher. Il est possible que l’écriture comptable d’un magasin affiche une perte, mais ce qui est sûr, c’est que Carrefour fait plus de 300 millions d’euros de profit. Pour le reste, il peut arranger les comptes pour mettre la pression, pour payer moins d’impôts, etc.


Autre formule, qui permet encore plus de gain, la franchise. Un indépendant investit pour ouvrir une superette et passe un contrat de franchise avec Carrefour. C’est-à-dire qu’il s’engage à vendre les produits que lui fournit Carrefour. Si son commerce marche bien, tant mieux. Si ça ne marche pas, il fait faillite, mais Carrefour est de toute façon gagnant. Dans ce genre de magasins, les conditions de salaire et de travail sont largement inférieures à celles des hypermarchés Carrefour. C’est la formule qui a la préférence du groupe en Belgique. Car si la marge générale chez Carrefour est de 4% dans la vente, la franchise tourne autour des 20% si on additionne la marge sur la vente des produits aux franchisés, la location immobilière et l’apport en capital du franchisé. C’est pas mal, et ça permet de ne pas devoir « se farcir les inconvénients » : investissements, syndicats, etc...

 

Carrefour et Mestdagh : l’œuf et la poule


Lors de l’annonce du plan de restructuration, la direction de Carrefour a parlé de l’éventualité de céder 20 magasins au groupe Mestdagh. Pourquoi ? Retournons un peu en arrière.


En 1995, le groupe familial Mestdagh s’allie au groupe français Promodes, propriétaire de la marque Champion, qui prend 25% des parts. En 1996, c’est l’ouverture du premier «  Champion » en Belgique. En 1999, Carrefour fusionne avec Promodes et reprend donc la participation de 25% dans Mestdagh. En  France, tous les Champion deviendront Carrefour Market. En Belgique, ils restent sous l’enseigne Champion.


Le groupe Mestdagh-Champion développe les magasins de proximité, seul secteur encore en hausse actuellement en Belgique. Carrefour lui a confié le monopole d’exploitation de sa marque Champion pour la Belgique. Mestdagh se fournit chez Carrefour : les deux enseignes ont conclu un accord de partenariat, un millier de produits vendus chez Champion sont labellisés Carrefour. Une reprise de certains magasins Carrefour par Mestdagh est donc très intéressante pour Carrefour, c’est l’assurance de la prolongation du partenariat.


Et c’est un peu l’histoire de l’œuf et de la poule : puisque Carrefour possède 25% de Mestdagh, s’il lui vend des magasins, il les vend un peu à lui-même. Opération tout bénéfice : Carrefour empoche les aides de l’état pour le plan social et continue à encaisser les bénéfices grâce à ses 25% chez Mestdagh. Carrefour est assuré de contrôler les prix des fournitures à Champion et les travailleurs qui passent chez Mestdagh se retrouvent d’office dans la commission paritaire 202, beaucoup moins avantageuse que l’actuelle commission paritaire de Carrefour.

 

Bernard Arnault, l’homme qui se cache derrière les licenciements


Il y a deux ans, Bernard Arnault, la deuxième fortune de France, ami intime de Sarkozy, débarque dans l’actionnariat de Carrefour. Pour ce milliardaire, Carrefour doit rapporter plus. Quitte à sabrer dans l’emploi.L’actionnaire principal de Carrefour, Bernard Arnault possède 14,5 milliards d’euros. C’est la deuxième fortune de France. Combien d’années doit travailler une caissière pour posséder autant ? Plus de 800 000 années de travail en laissant 1500 euros de côté chaque mois!


Dans la distribution, le rendement est en général faible mais stable. Autrement dit, si l’action rapporte peu, elle rapporte sûrement, car les gens devront toujours faire leurs achats de base (alimentation, vêtements,…). Cela intéresse donc beaucoup de petits actionnaires. Mais on rencontre aussi quelques requins de la finance chez Carrefour. Solidaire (25 février) vous a déjà présenté Robert Halley, 11e fortune de France et Jacques Badin, domicilié en Belgique pour échapper à l’impôt français sur la fortune. Depuis mars 2008, le premier actionnaire est le groupe de Bernard Arnault, qui, à travers les fonds Blue Capital et Colony Capital, détient 11 % des parts.


Arnault c’est aussi, pour ceux qui ne le savent pas, le groupe LVMH, leader mondial de l’industrie du luxe (Luis Vuitton, champagne Moet et Chandon, parfums Christian Dior,…). Personnellement, il possède 14,5 milliards d’euros. D’après le magazine Challenges, il est la deuxième fortune de France, juste derrière les Mulliez, propriétaires du groupe Auchan (tiens, aussi la grande distribution). Le Monde diplomatique (août 2008) révèle que son salaire chez Carrefour est de 3 millions d’euros, et qu’il a touché 335 millions d’euros de dividendes en 2007. De plus, il a perçu en tant que dirigeant de LVMH 4 millions d’euros en 2008, ce qui fait de lui le deuxième patron le mieux payé de France.


    Un investisseur comme Arnault espère un rendement beaucoup plus élevé et rapide. Ce qui explique la nouvelle stratégie de Carrefour, axée sur une diminution des coûts, d’une part, et une expansion là où ça rapporte le plus d’autre part. C’est pourquoi ils ont engagé comme PDG Lars Olofsson, ancien dirigeant du groupe agroalimentaire suisse Nestlé, le qualifiant de « professionnel ayant une connaissance intime du marketing, des produits de marques » (La Libre, 25 février).

 

Deuxième au monde, derrière Wal-Mart


« Malgré une grosse restructuration en 2007, Carrefour continue à perdre de l’argent », affirme la direction pour justifier la fermeture de 21 magasins. Mais le groupe Carrefour est-il si mal en point qu’il le prétend ?

En quarante ans, le groupe Carrefour est en fait devenu un leader de la distribution dans le monde. Il est le deuxième mondial, derrière le groupe nord-américain Wal-Mart, et premier en Europe. Actuellement, près de la moitié du chiffre d’affaire (44%) se fait en France, 37% en Europe (hors France), 12% en Amérique et 7% en Asie.


Il a fait 1,2 milliard d’euros de bénéfice net en 2008 et 327 millions d’euros en 2009. Même s’il diminue, le profit est toujours bien là. Le groupe est bien sûr coté en Bourse. Les comptes d’une multinationale (comme dans l’automobile) sont établis en fonction des objectifs du groupe. Les seuls chiffres qui sont « réels » sont ceux du groupe. Ce sont donc les chiffres de l’ensemble qu’il faut bien examiner pour pouvoir en tirer des conclusions. Car comme on l’a vu avec l’exemple du beurre (voir ci-dessus) il y a bien souvent des transferts de profits des filiales vers le groupe...


    Dans le monde entier, presque 500 000 personnes travaillent pour Carrefour, ce qui fait du groupe le 7e employeur mondial. Dans notre pays, le groupe représente 15 000 emplois ce qui fait de Carrefour le 4e employeur belge, derrière La Poste, la SNCB et Randstad. Les 15 000 travailleurs de Belgique ont réalisé ensemble un chiffre d’affaires commercial de 5,2 milliards d’euros en 2008 et 66 millions de bénéfice. Mais le centre de coordination de Carrefour a fait 391 millions d’euros de profit.

 

Source: Solidaire (1 et 2)

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 13:09
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Stuart Littlewood   

Ici, en Occident civilisé, nous haïssons les auteurs d’attentats-suicide avec passion. On nous enseigne que la manière convenable de faire sauter nos frères humains en mille morceaux est de le faire depuis les airs, à 12.000 mètres d’altitude. Ou, à défaut, envoyer des hélicoptères de combat Apache au niveau d’une rue pour tirer leurs missiles à guidage laser et canons de 30mm. Ou, à défaut, lâcher nos chars de combat pour déchiqueter et vaporiser l’“ennemi”, réduire ses maisons à un tas de gravats à coup d’obus à l’uranium appauvri et propager des malformations congénitales pour les générations à venir. De nos jours, nous n’avons même pas besoin de sortir de chez nous pour le faire. Nous n’avons qu’à entraîner nos petits gars futés à piloter des drones armés depuis leur confortable fauteuil.


 

B-52, F-16, Apaches, drones et chars… ça c'est bien. Tout matériel terrifiant donne à n’importe quelle sombre mission une supériorité morale qui suscite les hochements de tête approbateurs des élites gouvernantes dans les salons de Londres et de Washington.


Ce qui n’est pas acceptable, c’est de livrer l’explosif en personne, en faisant toute la route vers la cible, et regarder votre ennemi dans les yeux en appuyant sur le détonateur. Ça ne se fait pas.


« Il ne peut y avoir aucune justification, dans aucune circonstance, à prendre la vie d’innocents par le terrorisme. » Telles furent les paroles du chef du Parti démocrate libéral Charles Kennedy, en 2004, lorsqu’il a viré la députée britannique Jenny Tonge de son boulot de porte-parole pour avoir suggéré qu’elle pourrait envisager de devenir elle-même un suicide bomber si elle avait à vivre la situation des Palestiniens.


Les statistiques de l’organisme israélien B’Tselem éclairent sur la situation des Palestiniens. Entre 2000 et le début de la guerre éclair israélienne Plomb Fondu, à Gaza en décembre 2008, l’armée israélienne à la brillante réputation, équipée des armes les plus modernes que l’argent américain peut acheter, a tué 4.790 civils palestiniens dans leur patrie. Parmi eux, 952 étaient des enfants.


Oui, 952 jeunes vies palestiniennes horriblement supprimées, et leurs parents dévastés.

En réponse, les Palestiniens, avec leurs armes de jardinage, ont tué 490 civils israéliens, dont 84 enfants. Dans ce jeu vicieux du meurtre, les Israéliens mènent par 11 à 1.

Voici donc les « circonstances » au nom desquelles Kennedy a viré Jenny Tonge.


Le terrorisme le plus infect


Pendant le massacre Plomb Fondu – l’action de terrorisme d’Etat la plus infecte depuis des décennies – Israël a massacré au moins 350 enfants de plus, et depuis, Gaza est sous attaques quotidiennes. Ainsi, « l’armée la plus morale du monde » a donc fait exploser en petits morceaux, déchiqueté, calciné ou brisé, sous les balles de ses tireurs d’élite, au moins 1.400 jeunes au cours des neuf années et demi passées. On n’ose pas penser au nombre des mutilés et des handicapés.


Dans leur étude Palestinian Suicide Bombers: A Statistical Analysis (Les auteurs d’attentat-suicides palestiniens : une analyse statistique), Sean Yom et Basel Saleh ont découvert que beaucoup d’entre eux avaient été l’objet d’attaques violentes de l’armée israélienne à la suite desquelles ils avaient été blessés, ou arrêtés, ou un proche avait été tué.


D’octobre 2000 à mars 2004, plus de 2.800 victimes palestiniennes et 25.6000 blessures non mortelles ont été infligées par les forces israéliennes. La vengeance, souvent alimentée par des perspectives économiques détériorées et l’imposition de politiques répressives, offre aux recruteurs une réserve de volontaires. Persuader des individus de ne pas soutenir ni participer à la violence impliquerait nécessairement « une amélioration de la santé structurelle de la société palestinienne. »


Tu parles ! La politique israélienne consiste à broyer les Palestiniens dans la pauvreté et la désespérance, à leur voler tout ce qu’ils possèdent et à les laisser pourrir dans un enfer organisé par les sionistes. Loin de permettre que la santé de la société palestinienne s’améliore, ils serrent la vis de l’oppression toujours davantage. Dans la période couverte par l’étude, ils ont délibérément détruit quelques 4.700 demeures palestiniennes tout en poursuivant leur programme normal d’assassinat, de dépossession, d’enlèvement et toutes les autres atrocités qui font leur renommée.


Depuis 1967, selon l’ICHAD (Israeli Committee Against House Demolitions – Comité israélien contre la démolition des maisons), Israël a démoli, au total, 24.145 maisons dans les territoires occupés, dont 4.247 (chiffre de l’ONU) pendant l’Opération Plomb Fondu. Les Palestiniens ont tendance à avoir de grandes familles. Réfléchissez au nombre de personnes qui se sont retrouvées sans-logis.


L’analyse globale du professeur Robert Pape, Dying to Win (Mourir pour gagner), basée sur son travail pour le « Projet de Chicago sur le Terrorisme par suicide », avance l’idée que l’attentat-suicide exerce un pouvoir coercitif « pour obliger les démocraties modernes à retirer les forces militaires des territoires que les terroristes considèrent comme leur patrie (…). En fin de compte, le terrorisme par suicide est principalement une réponse à une occupation étrangère. »


Occupation inclut contrôle du territoire, comme à Gaza, pas nécessairement occupation militaire. Et bien sûr, lorsqu’il s’agit d’Israël, nous ne parlons pas d’une démocratie, mais d’une ethnocratie infâme.

La religion n’a pas grand-chose à voir avec le terrorisme par suicide. Pape réfute la vision souvent répétée que l’Islam est la racine du problème. « La racine pivotante est plutôt la politique militaire américaine. » Et la notion que le fondamentalisme islamique est tendu vers la domination du monde est « un pur fantasme ».


De nombreux attentats-suicides sont simplement motivés par le désir de vengeance. Selon un chercheur, une répression gouvernementale dure « ne doit pas être perçue seulement comme une réaction à l'attentat-suicide », mais « elle le précède souvent et elle en est une cause majeure. »


Un samedi soir en 2001, Saeed Hotari s'est fait exploser à l'entrée d'une discothèque de Tel Aviv, tuant 21 adolescents et en blessant 132. Hotari était l’un des neuf enfants d'une famille palestinienne pauvre vivant en Jordanie et était en Cisjordanie depuis deux ans dans l’espoir d’y trouver une vie meilleure. Il a laissé un message disant : « Si nous ne nous battons pas, nous allons souffrir. Si nous nous battons, nous allons souffrir, mais eux aussi. »


Le bombardement de la discothèque a été l’une des raisons citées par le gouvernement israélien pour la construction du Mur d'Apartheid.

En 2003, une avocate palestinien, Hanadi Tayseer Jaradat, 29 ans, a tué 21 civils dans le restaurant Maxim à Haïfa. Elle a agi pour venger l'assassinat de son frère et d’un cousin (certaines sources disent qu’il était son fiancé) par les forces israéliennes.


Le chirurgien Abdel Aziz Rantissi, co-fondateur du Hamas, a averti : « Les Israéliens n'auront ni stabilité ni sécurité tant que l'occupation ne finira pas. Les attentats-suicide sont l'avenir d'Israël. » Rantissi a été assassiné en 2004 dans une attaque à l'hélicoptère contre sa voiture. Une mère et une fillette de cinq ans ont été tuées dans l'attaque et quatre autres passants blessés.


Combien une personne peut-elle encaisser avant de craquer ?


L'arrestation, la détention sans procès équitable, l'humiliation constante, la perte des maisons, le chômage et autres souffrances familiales des mains de l'armée israélienne ne sont pas les seuls stimuli. Yahya Ayyash, surnommé « l'Ingénieur » et considéré comme le Père de l'attentat-suicide, est devenu chef artificier du Hamas et pendant plusieurs années en tête de la liste des personnes les plus recherchées par Israël. Issu d’une famille relativement aisée, il a obtenu une licence en ingénierie électrique à l’Université de Birzeit et envisageait de préparer une maîtrise en Jordanie, mais les autorités israéliennes l’en ont empêché.


Voyant ses ambitions contrariées, Ayyash a rejoint le Hamas. « Ne râle pas, va au ciel » a dû être sa devise. Avec des produits chimiques ménagers, il a fabriqué un mélange explosif appelé la Mère de Satan. Ses engins ont été utilisés dans nombre de « massacres » et il est rapidement devenu un héros, échappant de peu, de nombreuses fois, à la capture. On affirme qu’il fut responsable de la mort d’environ 90 Israéliens, un prix élevé à payer par l’occupant pour avoir volé à ce jeune ses droits à voyager et à étudier – des droits que nous, en Occident, tenons pour acquis.


Finalement, en 1996, le Shin Beit, le service de sécurité intérieure d’Israël, a éliminé Ayyash en persuadant un cousin de lui donner un téléphone portable piégé qui a explosé dès qu’il s’en est servi. 100.000 personnes ont suivi ses funérailles. 40 Israéliens de plus ont été ensuite tués dans des bombardements de représailles.


Pourtant, les Israéliens se délectent à viser les étudiants palestiniens. Il y a cinq ans, ils ont enlevé de force quatre étudiants de l’Université de Birzeit et les ont illégalement renvoyés dans la Bande de Gaza. Ils devaient être diplômés à la fin de l’année scolaire.


Il y eut un tollé de protestations venant du monde entier et l’armée israélienne a accepté de les laisser revenir à Birzeit, mais à la seule condition qu’ils signent un accord de retour dans la Bande de Gaza à la fin de leurs études. Ce qui a révélé aux yeux de tous le projet d’Israël de séparer la Cisjordanie de la Bande de Gaza, même si les deux territoires sont internationalement reconnus comme ne faisant qu’un. En vertu du droit international, chacun a le droit de choisir librement son lieu de résidence à l’intérieur d’un territoire. Il y a dix ans, environ 350 étudiants de Gaza faisaient leurs études à Birzeit, mais aujourd’hui, il n’y en a pratiquement aucun et le régime raciste bloque les étudiants de Gaza d’aller dans les huit universités palestiniennes de Cisjordanie.


Apprendre, à Noël dernier, que Berlanty Azzam, originaire de Gaza et étudiante en quatrième année en Gestion des Affaires à l’Université de Bethléem, était soudain « expulsée » par l’armée israélienne et renvoyée à Gaza ne fut pas une surprise. Berlanty, jeune chrétienne, vivait en Cisjordanie depuis 2005 et avait résisté à toutes les tentations d’aller voir sa famille à Gaza de peur ne pouvoir revenir à Bethléem.


La jeune fille de 21 ans n’était qu’à quelques semaines de l’obtention de son diplôme lorsqu’elle a été arrêtée après avoir postulé pour un emploi à Ramallah. Dans une tentative délibérée de lui voler son diplôme, l’armée la plus morale du monde l’a menottée, lui a bandé les yeux, l’a chargé dans une jeep, l’a ramenée à Gaza et l’a abandonné, tard dans la nuit, dans l’obscurité.


Dans le cas d’une autre étudiante en dernière année d’université, les soldats israéliens se sont fréquemment déchaînés dans le camp de réfugiés de Bethléem où elle vivait, saccageant les maisons et arrêtant arbitrairement les résidents. Ils ont emmené les membres de sa famille, un par un. D’abord sa cousine de 14 ans et meilleure amie a été tuée par un tireur israélien alors qu’elle était assise devant chez elle pendant un couvre-feu.


Ensuite, les Israéliens ont arrêté son frère aîné, un artiste de 22 ans, et l’ont incarcéré pendant 4 ans. Puis ils sont revenus pour son frère de 18 ans. Puis ils sont revenus pour prendre son plus jeune frère – le « bébé » de la famille, juste 16 ans. Voici les circonstances (merci de noter, M. Kennedy) déchirantes sous lesquelles cette étudiante faisait ses études.


Par chance, les conseils d’une équipe chaleureuse d’enseignants de l’université l’ont maintenu dans le droit chemin. L’armée la plus morale du monde avait peut-être volé leurs études à ses frères, mais elle était déterminée à terminer les siennes.


Bien que les Palestiniens prennent leurs études très au sérieux, tous les étudiants cruellement entravés par les Israéliens ne réagissent pas comme le fit Yahya Ayyash. Toutefois, il doit y avoir une limite à l’injustice et à la frustration qu’un jeune peut supporter avant de craquer.


Les attentats-suicide modernes semblent avoir débuté en 1980, pendant la guerre Iran-Irak, lorsqu’un jeune iranien s’est fait exploser contre un char irakien, mais ce sont les attaques dévastatrices du Hezbollah, deux ans après au Liban, qui ont attiré l’attention du monde. Les forces US et l’envahisseur israélien furent promptement expulsés. La technique s’est exportée dans tout le Moyen-Orient et au-delà.


La menace d’attentats-suicides a reculé en Terre Sainte tandis que les atrocités militaires israéliennes ont augmenté. Les dirigeants du régime, voyant le naufrage de l’image de marque Israël, se sont lancés dans toute une série imaginable de sales coups – au point même de tenter d’annexer les sites saints du patrimoine islamique – dans une tentative effrénée de provoquer une troisième intifada et de se poser une fois de plus en victimes du terrorisme. Quelque chose va lâcher. De nombreux Palestiniens vont craquer, et personne ne sera surpris qu’un autre Ayyash émerge.


Ici, en Occident, peu d'entre nous peuvent pleinement comprendre qu’une personne brillante, intelligente, commette un attentat-suicide. Nous n’avons pas une botte sur la gorge. Nos portes d’entrée ne sont pas enfoncées en pleine nuit par des brutes militaires, nos familles ne sont pas enlevées, nos maisons ne sont pas détruites au bulldozer et nos terres ne sont pas confisquées.


La morale de l'histoire est sans doute la suivante. C’est à vos risques et périls que vous piétinez les droits et les libertés d’autrui, et que vous foulez au pied leurs rêve

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 09:50

22 mars 2010


Samedi, à l'appel de l'intersyndical CFDT - CFTC - SPELC (syndicat professionnel de l'enseignement libre catholique), environ 150 personnels de services, d'éducation et d'administration de l'enseignement privé se sont rassemblées à Rennes pour réclamer de meilleures conditions de rémunération.

 « Les négociations pour la mise en place des nouvelles classifications traînent depuis trois ans et n'ont toujours pas abouti. Les quelques avancées salariales proposées sont accompagnées d'augmentation du temps de travail et de remises en cause des avantages acquis. 70% des salariés de l'enseignement catholique sont à temps partiel. La précarisation de nos emplois s'accompagne de salaires de misère», souligne Jacqueline Leroy, présidente du SPELC d'Ille-et-Vilaine.

Note:
Certes, certes, mais les mêmes syndicats "tolérés" par les patrons, (la preuve absence de CGT )  sont contre toute atteinte à la sacro-sainte école privée qui exploite honteusement ses personnels, et vivent du contribuable, incroyants compris. Ils soutiennent quand même la hiérarchie catholique dans son détournement d'argent public à son profit? Cherchez l'erreur. Nationalisation de l'enseignement privé et statut fonction publique pour tous les personnels !
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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 09:36

22 mars 2010 

Emploi, salaires et retraites seront au coeur des revendications, demain, à l'occasion de la journée nationale de grève et de manifestation relayée dans le Morbihan par la CGT, la CFDT, l'Unsa, FSU et Solidaires.


«Ces trois thèmes sont interdépendants. On ne peut espérer un salaire décent sans un emploi qui l'est tout autant. Et on ne peut imaginer une retraite décente, sans avoir auparavant eu un emploi et un salaire décents», insiste Joël Bouglouan, secrétaire départemental FSU. «Un peu partout dans le Morbihan, les négociations annuelles obligatoires sont au point mort. La seule façon de débloquer la situation est de se mobiliser», rappelle Didier Baugas, secrétaire départemental de la CGT. «Dans tous les secteurs d'activité, le mécontentement gagne du terrain», ajoute Christian Jiquel de la CFDT. «Le pouvoir d'achat continue de se dégrader et dans le même temps, les banques et les actionnaires se comportent comme avant la crise. Un plan de rigueur s'annonce. Nous ne voulons pas que seuls salariés payent», déclarent de concert les organisations syndicales.

Force ouvrière ne participera pas

Force ouvrière 56 ne s'associera pas aux manifestations. Dans un communiqué, l'union départementale Force ouvrière du Morbihan «condamne qui s'oppose à une défense réelle et franche des revendications des travailleurs». Ainsi, l'organisation tient «à souligner l'inefficacité des journées d'action à répétition, dites "journées saute-mouton".


Pratique

Quatre lieux de rendez-vous sont prévus le mardi23: à


Lorient, à 10h30, à la maison des syndicats, boulevard Cosmao-Dumanoir

Vannes, à 10h30, à la Rabine

Pontivy, à 11h, à la Plaine 

Palais, à 11h, au port.

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 09:32

22 mars 2010 -


Catherine, Jean-Luc et Johan, adeptes de l'émission «Là-bas si j'y suis», de Daniel Mermet, sur France Inter, organisent, dimanche, à Saint-Brieuc, une discussion sur le thème: «Je hais les dimanches».


«On avait de plus en plus de sollicitations. Alors on a créé un vrai repère AMG», explique Jean-Luc Wilmar. Les «AMG», ce sont les «auditeurs modestes et géniaux» selon la formule chère à Daniel Mermet, dont l'émission sociale et très engagée captive ou irrite, c'est selon, les auditeurs de France Inter. Émission qui ne laisse en tout cas pas indifférent et suscite des déclinaisons locales sous forme de «repères». En fait, des cafés-débats ouverts à tout «citoyen»: «L'objectif est que tout un chacun puisse s'exprimer. Que les gens ne repartent pas avec des réponses ou des certitudes mais des questions et des envies», expliquent Catherine Rigollet et Johan Corduan, associés avec Jean-Luc dans l'organisation quasi spontanée de ces rendez-vous.

Sombre ou joyeux dimanche?


Quasi spontanés, car deux «numéros zéro» ont été testés, à l'automne, dans un salon de thé du Légué, sur le thème respectif de la fermeture des maisons d'arrêt et de la religion. Le 28 mars, la discussion portera sur le dimanche. «Dieu existe-t-il? Je ne sais pas mais allez donc trouver une pharmacie le dimanche... Cette petite phrase de Woody Allen illustre bien le débat», souligne Jean-Luc Wilmar. Débat qui portera sur le travail dominical mais aussi sur l'aspect social, culturel ou poétique de ce jour très particulier de la semaine. En tout cas, l'assurance de passer une bonne fin d'après-midi et de ne pas se retrouver seul à broyer du noir entre quatre murs... Pratique

Dimanche, à 17h, au pub Le Picadilly, rue de la Gare, à Saint-Brieuc.

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 09:01

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Les « climato-sceptiques » seront là aussi longtemps que la planète continuera de chauffer.

Régulièrement, les climato-sceptiques reviennent sur le devant de la scène, propulsés par des médias en manque de contradicteurs sur un enjeu de société majeur : le dérèglement climatique. Ils crient au complot des élites, à l’imposture, se glissent dans chaque petite faille qu’ils peuvent détecter alors que les scientifiques disposent d’un ensemble de données convergentes qui prouve que la menace est réelle.


S’il y a complot, il faudra nous expliquer comment le Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), qui fait autorité en la matière, a réussi à embarquer les 194 pays membres depuis plus de 20 ans ! Rappelons que chaque rapport du Giec fait l’objet d’un vote en assemblée plénière : à ce jour, tous les rapports ont été votés à l’unanimité, même par les États-Unis ou l’Arabie saoudite qui n’ont pas particulièrement intérêt à ce qu’on dénonce les méfaits des hydrocarbures.


Les climato-sceptiques avancent des arguments peu étayés et souvent faux. Ils jouent sur le fait que la science progresse par des débats et des théories qui peuvent se contredire. Pourtant la compilation des données scientifiques a permis de créer des modèles climatiques capables de rendre compte des évolutions du passé. Et de rapport en rapport, les tendances climatiques prévues par les simulations informatiques du Giec se révèlent justes…


Le débat glisse donc du terrain scientifique à celui de l’idéologie : pour ceux qui ne veulent rien changer, il s’agit de croire et de faire croire, que l’on pourra rester assis sur la branche que l’on est en train de scier.
De fait, le dérèglement climatique est une très mauvaise nouvelle pour le système et ses promoteurs. Les libéraux qui vivent le monde comme un terrain de jeu et d’enrichissement mettant à disposition les ressources naturelles et les êtres humains, ne peuvent voir que d’un mauvais œil une réalité qui invite à la modération, voire à l’abstinence pour certaines productions.


Par conséquent, la tentation est très forte de nier le réchauffement climatique, car c’est une donnée qui s’oppose à leur stratégie de vie. S’équiper d’œillères rend alors possible la fuite en avant. Ne pouvant plus aujourd’hui nier le réchauffement sans se discréditer (ce qu’ils ont pourtant fait pendant longtemps), ils nient maintenant l’implication des activités humaines dans le processus ou, à bout d’arguments, la dangerosité d’un basculement climatique.


Le succès que les négateurs rencontrent auprès d’une partie importante de la population est inévitable. Le désir de ne pas remettre en question ses conditions de vie quand on s’en satisfait est vieux comme le monde. Et la perspective d’un avenir incertain n’est pas facile à accepter.


Car la nécessaire réduction des émissions de gaz à effet de serre suppose de repenser radicalement nos modes de production. Cette transition, pour qu’elle soit à la hauteur des enjeux, implique un véritable bouleversement de nos modes de vies. Certains pensent pouvoir le faire par une simple reconversion du système au moyen d’un capitalisme vert. Nous pensons que l’impératif de diminution de 75 % des émissions de gaz à effet de serre pour les pays industrialisés ne sera pas réalisable en maintenant la logique d’accumulation propre au capitalisme.


L’heure de comprendre que nous butons sur les limites de la biosphère a largement sonné. Le réchauffement climatique n’est qu’un des aspects de la crise écologique globale (chute de la biodiversité, pollutions, surexploitation des stocks, dégradation des sols…). Il est évident que cette crise va servir de prétexte pour nous imposer des restrictions qui ne servent qu’à entretenir un système en faillite.


Mais ne nous trompons pas de combat : il faut lutter contre les réformes injustes et inefficaces comme la taxe carbone, mais nous devons comprendre en parallèle que la transformation de la société ne pourra pas se faire sans une redéfinition des rapports entre les sociétés et leur environnement. Cette donnée nous impose de sortir du productivisme et de la surconsommation qui découle de la logique du « toujours plus » inhérente au capitalisme. Cette évolution ne pourra pas se faire sans justice sociale, car on ne pourra pas demander à certains de changer de mode de vie si d’autres continuent de dilapider les ressources.


En matière d’écologie, le programme du NPA pourrait se résumer ainsi « Protéger les ressources - Partager les richesses ».

Pierre Kohmiju
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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 08:28

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18 mars 2010

Les mouvements sociaux s’amplifient sur l’ensemble du pays. Les travailleurs et citoyens marocains en lutte ont besoin d’un soutien international indéfectible.


Depuis juillet dernier, 850 travailleurs de l’Office chérifien des phosphates (OCP) sont en lutte continue contre leur licenciement abusif par leur employeur, géant groupe étatique qui domine le marché mondial du phosphate.


L’OCP, à travers sa filiale Smesi, n’a pas hésité à licencier les 850 travailleurs parce qu’ils ont décidé de créer un bureau syndical pour défendre leurs droits. Derrière cette décision, la direction de l’OCP veut surtout augmenter sa rentabilité et remettre en cause tous les acquis sociaux des phosphatiers gagnés dans le passé et imposer une précarité à outrance, notamment en multipliant les CDD par l’intermédiaire des sociétés d’intérim.


Un comité de solidarité national (CSOS) a vu le jour, regroupant des représentants des travailleurs en lutte et des militants de différentes villes du Maroc et de différentes forces de la gauche radicale. Plusieurs initiatives ont été prises  : manifestations et rassemblements notamment à Khouribga, ville minière et centre de production du phosphate, à Casablanca devant le siège de l’OCP, et à Rabat devant le ministère de tutelle et le siège du Parlement. Une caravane de solidarité a également été organisée par l’Association marocaine des droits humains (AMDH) et a connu un net succès.


Le pouvoir marocain, face à ces revendications légitimes, n’a apporté qu’une seule réponse  : la répression (des dizaines de blessés et plusieurs poursuites judiciaires). Le pouvoir au Maroc prouve encore une fois qu’il n’a pas changé de nature, dix ans après la mort de Hassan II  : une dictature répressive qui défend les intérêts du grand capital, emprisonne les militants (le groupe des étudiants de Marrakech – groupe de Zahra – et d’autres détenus politiques croupissent encore dans les geôles du pouvoir marocain), bafoue la liberté d’expression et interdit les journaux indépendants (fermeture de Journal Hebdo, titre phare de la presse indépendante), etc.


Dans le contexte actuel marqué par une situation économique qui se dégrade et des inégalités sociales qui ne cessent de se creuser, et face au non-respect continu des droits fondamentaux des classes laborieuses, les luttes sociales au Maroc s’amplifient. Les travailleurs de l’OCP continuent de se battre, convaincus que seule la lutte paie. Le combat des diplômés chômeurs, organisés dans plusieurs associations, dure depuis des années, malgré la répression féroce et les procès iniques.


Les habitants des quartiers populaires à Casablanca, les sans-logis à cause des intempéries, s’organisent pour exiger que l’État prenne ses responsabilités. Le mouvement étudiant, malgré la répression et les arrestations, se bat contre la réforme de l’enseignement qui a transformé les universités en des usines à chômeurs ou à main-d’œuvre pas chère et corvéable à souhait.


Le mouvement de grève dans l’Éducation nationale, à Zagora et ailleurs, revendique sans relâche la gratuité de l’enseignement.


Les militants politiques et syndicalistes, des droits humains (notamment l’AMDH), les altermondialistes (Attac-Maroc) luttent au quotidien contre les politiques libérales préconisées par les institutions financières internationales et mises en œuvre par le gouvernement marocain  ; contre la politique répressive du pouvoir  ; pour défendre les intérêts des classes populaires.

Face à cette situation, la solidarité internationale doit continuer et s’amplifier car il s’agit d’un moyen de pression important sur le pouvoir marocain, mais également un élément important d’encouragement des travailleurs en lutte.


Mahmoud Tawri

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