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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 08:25
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21 mars 2010

Le second tour confirme le premier tour. L’abstention, bien qu’en léger recul, reste à un niveau record. L’UMP et Nicolas Sarkozy sont de nouveau sanctionnés ce soir.


Cette sanction sans appel s’exprime par un vote sur les listes de gauche.Ce résultat n’est évidemment pas un chèque en blanc donné aux futures majorité de gauche, pas plus qu’il ne constitue une approbation à la politique menée par le Parti Socialiste et ses alliés.


Dans la région Limousin, où une liste NPA/Front de gauche s’est maintenue au second tour face au refus du PS de la Haute-Vienne d’accepter des élus NPA indépendants, la liste selon les premières indications ferait un score très au delà des 13 % du premier tour et près de 20%.


Le FN en réalisant 17% de moyenne dans les douze régions où il se maintenait réalise un score extrêmement inquiétant. Ce résultat s’explique par le débat nauséabond sur l’identité nationale impulsée par l’Elysée et les différentes affaires qui ont émaillé la campagne.


La défaite de la droite est une bonne nouvelle pour celles et ceux qui souffrent de l’entreprise de démolition sociale menée par Sarkozy depuis près de trois ans.


C’est surtout un encouragement à un troisième tour social, à des mobilisations fortes, déterminées et unitaires pour faire reculer le pouvoir, lui infliger une défaite sociale en particulier, sur le terrain des retraites, de l’emploi et du pouvoir d’achat.


C’est en ce sens qu’agira le NPA dans les prochaines semaines.


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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 21:34
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La liste FG NPA progresse de 20 000 voix et gagne 6 points, passant de 13, 1% à 19, 1 % !


Elle a 6 élus (3 PCF, 2 NPA et 1 PG).


PARIS, 21 mars 2010 (AFP) -

I : 547.912

V : 313.551
E : 293.693
Abs : 42, 77%

Listes Voix % Sièges

Christian Audouin (FG-NPA) 56.089  19, 10%      6 élus
Jean-Paul Denanot (PS-EE) 140.819  47, 95%    27 élus
Raymond Archer (UMP-NC) 96.785   32, 95%     10 élus
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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 08:42


Note:

Cet demande est contrairement à chez nous pour un mariage civil "facultatif", non obligatoire, cela signifie que le mariage religieux continue à être prépondérant. A quand la même chose en Israël où les mariages mixtes ne sont pas permis ?

Les commentaires

Il y a douze ans déjà, le 21 avril 1998, Libération traitait de la question du mariage civil au Liban et expliquait l'opposition du côté chiite comme chez les Sunnites et chez les Maronites:

"Du côté des opposants, la mobilisation a été massive et spectaculaire. A commencer par les responsables religieux, qui ont fait preuve d'une rare unanimité, en invoquant chacun le respect de l'autre: du maronite Nasrallah Sfeir au chiite Mohamed Chamseddine."

"C'est du côté sunnite que la réaction a été la plus violente, le mufti de la République, Mohamed Qabbani, appelant au djihad (guerre sainte) contre la loi. Dans un entretien avec Libération, il réitère ses objections: «Ce projet est en contradiction avec la Constitution et les enseignements de l'islam. Il vise à éloigner les gens de la religion et à détruire les fondements des sociétés arabes, en commençant par le Liban. Imposer la laïcité par décret va nous conduire tout droit au même sort que la Bosnie.» Spectre de la sédition confessionnelle. S'adossant à une opinion publique sunnite très hostile, Dar al-Fatwa, le siège du mufti, a organisé un impressionnant rassemblement de 30 000 personnes."



 

Belle manifestation. Le mariage au Liban est une des armes du contrôle des communautés sur leurs ouailles. Toutes les communautés (les 19) en jouissent. Elles gèrent leur propre état-civil, et touchent de l'argent pour des exécuter des actes comme le mariage. Elles sont toutes opposées au mariage civil. Il faut rapprocher cela du mouvement initié par Paul Achkar (salut à toi, Brasileiro) pour faire reconnaître l'existence d'une "communauté de ceux qui ne sont d'aucune communauté", qui existe dans les textes, mais pas dans la réalité.

Malheureusement, tout cela ne concerne qu'un tout petit nombre d'activistes. Les autres font comme si, sauvent les apparences, et vont se marier civilement à Chypre. Les agences de voyages vendent des packages mariage à Chypre pour pas très cher... Le Liban est un pays en trompe l'oeil.



"Ce projet est en contradiction avec la Constitution et les enseignements de l'islam. Il vise à éloigner les gens de la religion "
Le Mufti se trompe sur toute la ligne.
En Tunisie le mariage civil existe depuis 1957 et les tunisiens n'ont pas abandonné leur religion pour autant.
Et puis, le mariage est une affaire personnelle, strictement Les gens doivent pouvoir choisir.

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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 08:35

Le site publie des documents secrets envoyés par des sources qu'il protège avec soin, et a sorti de nombreux scoops.

Deux des responsables de Wikileaks lors de la conférence 26c3 en décembre 2009 (Andygee1/Flickr)


Les médias de qualité reçoivent de nombreux prix, mais seul l'un d'entre eux, WikiLeaks.org, peut se vanter d'avoir reçu celui de « menace pour l'armée américaine », délivré par le Pentagone. Certes, ce dernier, en qualifiant ainsi WikiLeaks, ne souhaitait pas particulièrement le complimenter. Mais ce sont bien les scoops de ce site d'un genre nouveau qui lui valent cette reconnaissance étonnante.

Sélections de scoops Wikilinks

► Un document que Microsoft a fourni à la police, listant les informations que la firme disposait sur ses utilisateurs.

► La liste des membres du parti britannique d'extrême droite le BNP, incluant des policiers.

► Un rapport très gênant pour la firme Trafigura sur le rejet de déchets toxiques -voire mortels- sur les cotes ivoiriennes.

► Les millions de messages SMS interceptés le 11 septembre 2001

► Des documents sur du blanchiment d'argent impliquant la banque Julius Bär

► Des échanges de mails entre des chercheurs du Giec (le « climategate »).

Ce service, lancé fin 2006 par des journalistes et des mathématiciens, est un site à but non lucratif qui propose aux internautes du monde entier de publier des documents intéressants pour leurs concitoyens -« Wiki » est une racine employée dans le jargon du net pour désigner les contenus issus d'un travail collobatif, et « leaks » signifie « fuite ».

Le serveur garantit l'anonymat des sources grâce à un système de cryptage sophistiqué.

Wikileaks a publié des documents du Pentagone

Fidèle à lui même, WikiLeaks a publié ce rapport de 32 pages (en PDF). Il est intitulé « Wikileaks.org- une référence online pour les services de renseignement étrangers, les rebelles, ou les groupes terroristes ? », et est issu du Centre de contre-espionnage de l'Armée.

Ses auteurs s'inquiètent du fait que des employés du Pentagone ou des agents infiltrés peuvent se servir de ce site pour divulguer des documents sensibles ou classifiés.

WikiLeaks a publié à plusieurs reprises des documents internes au département de la Défense américain, et notamment

  • le livre des procédures de Guantanamo, qui détaillait les contraintes subies par les prisonniers
  • des documents sur les équipement et les opérations de l'armée américaine en Irak et en Afghanistan en avril 2007

En trois ans d'existence, le site a publié de très nombreux documents de première importance. « Il a sorti en trois ans plus de scoops que le Washington Post en trente ans », a pu écrire le journal The National, une formule reprise à l'envi par les fondateurs du site.

Victime de son succès, le site manque d'argent

Plusieurs Etats (Chine, Corée du Nord, Thaïland…) ont tenté de bloquer le site, et de grandes entreprises l'ont poursuivi en justice, sans résultat jusque là.

WikiLeaks est surtout victime de son propre succès, ne parvenant pas à financer son développement.

Le site est financé par les donations d'organisations non-gouvernementales ou de particuliers. Il a besoin de 600 000 dollars par an pour fonctionner, mais ne parvient qu'à lever les deux tiers de cette somme. Il a failli fermer au début de cet année.

Dans une récente interview à la BBC, l'australien Julian Assange, un des cinq responsables de WikiLeaks, un blond d'un calme extrême (à gauche sur la photo ci-dessus), défend le projet :

« Pour la première fois dans l'histoire, nous avons une presse vraiment libre pour ce qui est de la publication de documents importants.

La question intéressante qui est aujourd'hui posée, c'est ce que seront les standards de la presse libre au XXIe siècle, alors que tous les médias basculent vers Internet.

Va-t-on vers un ensemble de bonnes lois, à travers le monde, pour protéger la liberté de la presse et donc la démocratie ? Où va-t-on vers un compromis entre différentes lois, dont celles de la Chine ? »

L'Islande, prochain paradis de la protection des sources ?

WikiLeaks dernier a jusque là réussi à déjouer toutes les attaques, mais avec le Pentagone, il va affronter un adversaire autrement plus sérieux. C'est en Islande que se prépare sa défense.

Sous l'impulsion de Julian Assange, une initiative a été lancée par des députés en vue de doter le pays des lois les plus protectrices possibles pour les journalistes. Le moment est propice : depuis la faillite financière de l'Islande, favorisée par l'opacité des pratiques bancaires, l'opinion est avide de changements radicaux et de transparence accrue.

Si l'initiative des députés aboutit, son impact pourrait être international : l'Islande deviendrait peut-être alors le havre de paix des journalistes d'investigation du monde entier.

Photo : deux des responsables de Wikileaks lors de la conférence 26c3 en décembre 2009 (Andygee1/Flickr)

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 08:28
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19 mars par Bernard Conte

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La cure d’austérité drastique à laquelle la Grèce est sommée de se soumettre trouve son modèle dans les politiques d’ajustement structurels qui ont été imposées par le FMI aux pays du sud après la crise de la dette déclenchée par la remontée des taux de la Fed en 1982, note l’économiste Bernard Conte.


A l’époque, comme aujourd’hui, la véritable difficulté consistait à faire accepter aux peuples de supporter le coût de la crise. Mais depuis lors, les politiques permettant de faire passer ces purges amères ont été peaufinées, prévient-il, rappelant que l’OCDE a rédigé à toutes fins utiles un guide décrivant les stratégies à employer en de telles circonstances.


On peut par exemple y lire que « si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement. » Cela ne vous évoque rien ?


Par Bernard Conte, Maître de conférences à l’université de Bordeaux, 12 mars 2010


La Grèce est très endettée et la finance internationale attaque ce maillon faible de la zone euro pour tester la cohésion de l’ensemble, avant éventuellement de spéculer contre d’autres pays pour générer d’énormes profits.

La réaction à cette attaque devrait entraîner la mise « sous tutelle » de la Grèce par la Commission européenne, par ses partenaires au sein de la zone euro et/ou par un éventuel Fonds monétaire européen. A l’instar des pays du Tiers-Monde à partir des années 1980, la Grèce va se voir imposer un programme d’ajustement économique et social drastique, traduisant sa Tiers-Mondialisation qui préfigure sans doute celle d’autres pays européens.

La Grèce enregistre des déficits publics importants qui doivent être financés par l’emprunt dont le cumul accroît le volume de la dette de l’État. Pour rétablir la confiance de ses bailleurs de fonds privés, le pays doit réduire son endettement. A défaut, la prime de « risque », réclamée par les bailleurs, qui s’ajoute au taux d’intérêt « normal » pourrait conduire à un taux usuraire. Georges Papandréou n’a pas le choix, il doit impérativement s’endetter moins, voire diminuer le volume de la dette grecque.


L’exemple du Tiers-Monde en 1982


La situation de la Grèce, liée au « surendettement », n’est pas sans rappeler celle des pays du Tiers-Monde lors de la crise de la dette de 1982. En effet, pour pouvoir faire face à leurs obligations financières, les pays du Sud, en quasi cessation de paiements, ont été « aidés » par le FMI et par la Banque mondiale. Ces institutions ont accordé des prêts aux pays du Sud afin qu’ils puissent rembourser leurs banques créancières. Lesdites banques ont ainsi pu transférer au FMI et à la Banque mondiale une bonne partie de leurs créances « pourries » (ou « actifs toxiques » en langage politiquement correct). En contrepartie, les pays « aidés » se sont vus imposer des programmes d’ajustement structurel, traduction du consensus de Washington |1| d’inspiration néolibérale monétariste.

A travers l’application de ses dix commandements, le consensus de Washington vise à permettre aux pays sous ajustement de recouvrer la capacité d’assurer le service (principal + intérêts) de leur dette extérieure. Il faut, à n’importe quel prix, dégager des fonds pour payer les créanciers.


Réduire le déficit de l’Etat


Cette démarche passe par la compression des dépenses et l’augmentation des recettes de l’État.

L’action sur la dépense publique implique la réduction :

- de la masse salariale de la fonction publique (baisse des effectifs et/ou du niveau des traitements)
- des autres dépenses de fonctionnement (éducation, social...)
- des subventions (services publics, associations...)
- des investissements publics (infrastructures...)

L’augmentation des recettes réclame :

- l’alourdissement de la fiscalité
- la privatisation de services publics rentables (eau, électricité...)

Plus généralement, la croissance est censée élargir les marges de manœuvre par le développement de l’activité économique qui, mécaniquement, augmente les recettes de l’Etat. La croissance peut être tirée par les exportations si la production nationale gagne en compétitivité externe, grâce à la dévaluation de la monnaie nationale, ou, si cette opération se révèle impossible, par la désinflation compétitive (comme pour le franc CFA avant la dévaluation de 1994 |2| ) qui consiste à obtenir un taux d’inflation plus faible que celui des pays concurrents.

La philosophie des programmes d’ajustement est, in fine, d’une part, de tenter d’augmenter la production locale de surplus (par la croissance) et, d’autre part, de réduire la consommation locale dudit surplus afin de l’exporter. En aucun cas, il s’agissait de se préoccuper du bien-être des populations.


Un bilan des ajustements dramatique


Malgré de nombreuses études financées par la Banque mondiale et le FMI, tendant à démontrer que l’ajustement générait de la croissance et, par effet de ruissellement, bénéficiait même aux pauvres. Les conséquences sociales négatives ont été rapidement mises à jour et dénoncées |3| . Ainsi, la pauvreté s’est accrue et les classes moyennes préexistantes ont été paupérisées. Les populations du Sud ont subi les conséquences funestes de l’ajustement pour rembourser des dettes dont elles n’avaient que peu profité.


La Grèce « inaugure » les politiques d’ajustement en Europe


Jusqu’à présent, l’ajustement néolibéral imposé était réservé aux pays « non développés ». La Grèce inaugure le processus de Tiers-Mondialisation de l’Europe en passant sous les fourches caudines de « l’ajustement ». A l’instar des pays du Tiers-Monde, il s’agit de dégager des marges de manœuvre budgétaires pour rembourser la dette extérieure à travers la réduction du périmètre de l’État, la privatisation, la dérégulation, les coupes claires dans les budgets de santé, d’éducation...


La Grèce est un test pour l’Europe néolibérale


L’inconnue reste la réaction populaire. La population va-t-elle accepter l’austérité ? Déjà, des grèves et des manifestations se déroulent. Hier, le 11 mars, plus de 100 000 personnes manifestaient dans les rues d’Athènes. Au Portugal et en Espagne, la mobilisation sociale s’opère. L’ajustement va-t-il buter sur l’obstacle social ? D’autant plus que les conséquences des troubles sociaux pourraient atteindre le domaine politique avec l’émergence et l’éventuelle arrivée au pouvoir de forces politiques situées en-dehors du « consensus » : droite « molle » - gauche « caviar ». Mais, là aussi, les élites complices peuvent trouver l’inspiration dans l’expérience du Tiers-Monde pour faire « passer » les réformes.


La faisabilité politique de l’ajustement


Dans les années 1990, de nombreux travaux ont été menés, au sein de l’OCDE, sur la faisabilité politique de l’ajustement néolibéral |4|. Christian Morrisson prévient : «  l’application de programmes d’ajustement dans des dizaines de pays pendant les années 1980 a montré que l’on avait négligé la dimension politique de l’ajustement. Sous la pression de grèves, de manifestations, voire d’émeutes, plusieurs gouvernements ont été obligés d’interrompre ou d’amputer sévèrement leurs programmes » (p. 6). Il convient de minimiser les risques et adopter une stratégie politique adéquate.

 

Prendre des mesures politiquement et socialement peu risquées


A partir de plusieurs études-pays, Christian Morrisson met en avant «  l’intérêt politique de certaines mesures [...] : une politique monétaire restrictive, des coupures brutales de l’investissement public ou une réduction des dépenses de fonctionnement ne font prendre aucun risque à un gouvernement. Cela ne signifie pas que ces mesures n’ont pas des conséquences économiques ou sociales négatives : la chute des investissements publics ralentit la croissance pour les années à venir et met sur-le-champ des milliers d’ouvriers du bâtiment au chômage, sans allocation. Mais nous raisonnons ici en fonction d’un seul critère : minimiser les risques de troubles » (p. 16). Peu importe, « dans la réalité, les entreprises du bâtiment souffrent beaucoup de telles coupures [dans les investissements publics] qui multiplient les faillites et les licenciements. Mais ce secteur, composé surtout de petites et moyennes entreprises, n’a quasiment aucun poids politique » (p.17). «  La réduction des salaires et de l’emploi dans l’administration et dans les entreprises parapubliques figure, habituellement, parmi les principales mesures des programmes [d’ajustement] » (p. 29).


Selon Christian Morrisson, cette mesure est « moins dangereuse politiquement » que d’autres «  et elle touche les classes moyennes plutôt que les pauvres » (p. 29). En cas de troubles (grèves...), « le gouvernement a toutefois les moyens de faire appel au pragmatisme des fonctionnaires. Il peut, par exemple, expliquer que, le FMI imposant une baisse de 20 pour cent de la masse salariale, le seul choix possible est de licencier ou de réduire les salaires et qu’il préfère la seconde solution dans l’intérêt de tous. Les expériences de plusieurs gouvernements africains montrent que ce discours peut être entendu » (p. 29). Ce qui est vrai en Afrique l’est certainement sous d’autres cieux.


Agir sur la qualité des services publics


« Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement et l’école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l’établissement voisin, de telle sorte que l’on évite un mécontentement général de la population » (p. 30). Sans commentaire !


Diviser et opposer pour imposer


« Un gouvernement peut difficilement [ajuster] contre la volonté de l’opinion publique dans son ensemble. Il doit se ménager le soutien d’une partie de l’opinion, au besoin en pénalisant davantage certains groupes. En ce sens, un programme qui toucherait de façon égale tous les groupes (c’est-à-dire qui serait neutre du point de vue social) serait plus difficile à appliquer qu’un programme discriminatoire, faisant supporter l’ajustement à certains groupes et épargnant les autres pour qu’ils soutiennent le gouvernement. » (p. 17). Comme « la plupart des réformes frappent certains groupes tout en bénéficiant à d’autres, [...] un gouvernement peut toujours s’appuyer sur la coalition des groupes gagnants contre les perdants » (p. 18). Il faut donc diviser et opposer pour imposer.


Un régime « dictatorial » serait idéal pour imposer les réformes


«  Une comparaison pour les pays d’Amérique latine entre des régimes démocratiques comme la Colombie, l’Équateur, le Pérou, et des régimes militaires, comme l’Argentine et le Chili, en 1981-82, montre que les troubles sont plus rares lorsque le régime est militaire [...] La comparaison entre les deux expériences de l’Argentine sous un régime militaire (en 1981) et en démocratie (1987) est parlante : le niveau de protestation a été trois fois plus élevé en 1987 et il y a eu beaucoup plus de manifestations » (p. 12). Ainsi, un régime dur serait idéal pour imposer les réformes. Le néolibéralisme serait-il entrain de déraper ?

Au total, la Grèce préfigure bien la Tiers-Mondialisation de l’Europe.


Bernard Conte
"La Tiers-Mondialisation de la planète"


Notes

|1| Voir :Le consensus de Washington

|2| Bernard Conte, Dévaluation du Franc CFA et équilibre des paiements courants, DT n°20, C.E.D., Bordeaux, 1997

|3| Voir par exemple : Cornia, Giovanni Andrea, Richard Jolly, and Frances Stewart. Adjustment with a human face. Protecting the vulnerable and promoting growth vol 1. Oxford : Clarendon Press, 1987

|4| Cf. Christian Morrisson, La faisabilité politique de l’ajustement, Paris, Centre de développement de l’OCDE, Cahier de politique économique n° 13, 1996. (jusqu’à la dernière note, les numéros de page des citations se réfèrent au présent document).

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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 08:20


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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 20:10

Pékin vient d’autoriser le commerce de céréales alimentaires transgéniques. La décision suscite une controverse, dont un journal officiel rend compte de façon étonnante.


11.03.2010 | Jin Wei | Guoji Xianqu Daobao (International Herald Leader)

   

“La Chine va se transformer en un champ d’expérimentation pour les céréales transgéniques étrangères”, “un cauchemar national”… Cela fait déjà plusieurs mois que la certification de certaines céréales transgéniques a été annoncée par les autorités. Elle suscite pourtant encore sur la Toile de nombreuses inquiétudes, qui sont en passe de se transformer en véritable panique. Certains forums de discussion ont même lancé des pétitions “contre les céréales transgéniques”. Le 27 novembre 2009, le ministère de l’Agriculture a délivré les certificats de sécurité sanitaire pour deux variétés de riz et une va­riété de maïs transgéniques. Dans le cas du riz, ces certificats ont été remis au Pr Zhang Qifa et à ses collègues de l’Université agricole de Chine centrale. Il s’agit d’une première en la matière.

La délivrance d’un tel certificat est l’étape la plus difficile à franchir avant le lancement commercial. Elle signifie la fin de la phase expé­rimentale pour la production de cette variété, qui obtient ainsi l’aval des autorités agricoles concernées. La Chine, principal producteur et consom­mateur de riz au monde, semble prête à accepter la culture à but commercial de riz transgénique. “Alors qu’on est encore loin d’être parvenu à un consensus au niveau mondial, nous nous lançons inconsidérément dans la culture à grande échelle de riz transgéniques”, s’inquiète Zheng Fengtian, directeur adjoint de l’Institut du développement de l’agriculture et du monde rural à l’université du Peuple, à Pékin. Les doutes concernent essentiellement les conséquences au niveau environnemental et sanitaire de la culture du riz transgénique, explique Xue Dayuan, chargé de mission sur la biodiversité au ministère de la Protection de l’environnement. Jiang Gaoming, chercheur à l’Institut de botanique de l’Académie des sciences de Chine, explique que ce riz est obtenu en insérant un gène insecticide qui permet aux cellules du riz de fabriquer de la toxine Bt (Bacillus thuringiensis). Les insectes sont empoisonnés lorsqu’ils mangent ce riz, aux effets répulsifs. “On peut se demander si, sur le long terme, l’ingestion de ce riz n’aura pas des conséquences néfastes pour l’homme”, s’interroge Jiang Gaoming.

Ces dernières années, l’innocuité des aliments transgéniques a donné lieu dans le monde à une vive controverse. En 2007, des scientifiques français ont démontré que le MON 810, une variété de maïs transgénique produite par le principal semencier mondial, l’entreprise américaine Monsanto, pouvait causer des lésions hépatiques et rénales. En 2008, des scientifiques américains ont de leur côté prouvé que des souris blanches nourries sur une longue période avec du maïs transgénique présentaient une déficience de leur système immunitaire. Le 22 dé­cembre 2009, en France, le Haut Conseil des biotechnologies a estimé que “les inconvénients globaux d’une mise en culture du MON 810 [l’emportaient] sur ses avantages”.


“Ce riz sera sur la table des Chinois d’ici cinq ans”


Croissance des terres cultivées en OGM (voir ce graphique en plus grand)


Selon Jiang Gaoming, les OGM font l’objet d’incertitudes sur au moins trois points : les réactions en chaîne qu’ils peuvent provoquer au sein des organismes vivants, les risques qu’ils font peser sur la chaîne alimentaire et la difficulté à les éliminer en cas de pollution, de multiplication et de prolifération incontrôlée. “Dans ce contexte, prendre l’initiative de modifier génétiquement l’aliment de base de 1,3 milliard d’êtres humains apparaît extrêmement risqué. Nous n’aurons aucun moyen de gérer la situation en cas de problème.”


Par ailleurs, Xue Dayuan pense que les exportations de céréales chinoises pourraient souffrir de la commercialisation de riz OGM en Chine. En effet, plusieurs pays, en Europe notamment, imposent des restrictions assez sévères aux aliments transgéniques. “Ces dernières années, des expérimentations de culture de riz transgénique en plein champ ont eu lieu dans la province du Hubei, mais celles-ci n’étaient pas assez contrôlées et des semences transgéniques ont été vendues à n’importe qui, sans aucune limitation”, explique Xue Dayuan. Il redoute que la commercialisation du riz transgénique entraîne des dérapages similaires, et que du riz transgénique soit planté dans des endroits non adaptés, en polluant des cultures locales. “Les dangers éventuels liés au riz transgénique sont à prendre en compte sur le long terme”, ajoute-t-il.

Face à toutes les voix qui s’élèvent pour émettre des doutes sur ces cultures, le détenteur du certificat de sécurité pour une variété de riz transgénique, le Pr Zhang Qifa, est sorti de sa réserve. Le 6 janvier, il a affirmé que “le riz transgénique [serait] sur la table des Chinois d’ici cinq ans”. Invités récemment à un débat sur le site officiel Renmin Wang, trois membres du Conseil national sur la biosécurité du ministère de l’Agriculture ont critiqué les avis négatifs des médias et de l’opinion publique. Ils ont vanté les mérites du riz génétiquement modifié, qui, notamment, réduit l’usage des pesticides et augmente les rendements.


Cependant, Fang Lifeng, responsable du programme “alimentation et agriculture” chez Greenpeace Chine, n’est pas du tout de cet avis. En effet, après avoir collecté et étudié de nombreux cas de cultures transgéniques similaires, son organisation estime qu’il est trop tôt pour affirmer que les OGM permettent une réduction des doses de pesticides utilisées. Ainsi, bien que le coton modifié résistant aux insectes se soit révélé efficace contre le charançon du coton au cours des toutes premières années de sa commercialisation, la situation s’est vite assombrie. Comme l’a relayé la presse en 2009, dans la province du Jiangsu, où la culture du coton transgénique s’est généralisée depuis cinq ans, on assiste à une invasion d’autres insectes phytophages, comme la punaise rouge, la mouche blanche, l’araignée rouge ou le puceron. Paradoxalement, la quantité de pesticides utilisée a dû être augmentée.

Le rendement du riz transgénique Bt inventé par les chercheurs de l’Université agricole de Chine centrale devrait être supérieur d’environ 8 % à celui d’un riz normal. Mais Fang Lifeng fait remarquer que l’exemple du coton prouve que les variétés transgéniques ne sont pas plus productives que les autres, voire peuvent l’être moins. “Pourquoi les Etats-Unis, qui sont à la pointe des ­biotechnologies agricoles, n’ont-ils pas des rendements céréaliers à l’hectare supérieurs à ceux de la Chine ?” renchérit Jiang Gaoming. En Chine, les rendements céréaliers sont de 4,17 tonnes par hectare, contre seulement 1,88 aux Etats-Unis. “Si la tentative de recourir aux OGM échoue, c’est la population chinoise qui paiera les pots cassés. Mais, si cet essai est concluant, l’agriculture chinoise, et même toute notre économie, tombera alors entre les mains des Etats-Unis et des autres pays occidentaux”, affirme de son côté Zhang Hongliang, professeur à l’Université centrale des nationalités.

La souveraineté céréalière du pays serait menacée


Les associations Greenpeace Chine et Third World Network tirent également la sonnette d’alarme dans un récent rapport intitulé “A qui appartient vraiment le riz transgénique chinois ?”. Selon elles, aucune des huit variétés de riz génétiquement modifié en cours d’étude en Chine ne serait actuellement couverte par un brevet individuel. Ces huit variétés utilisent au moins 28 techniques déposées dans plusieurs pays étrangers, dont les droits appartiennent respectivement aux multinationales américaines Monsanto et DuPont de Nemours, ainsi qu’à l’allemande Bayer. “Lorsque ces biotechnologies brevetées à l’étranger sont utilisées à des fins scientifiques, cela ne pose pas de problème, mais, dès lors qu’il y a commercialisation, d’énormes sommes risquent d’être réclamées. Cela constitue une véritable bombe à retardement pour la souveraineté céréalière de notre pays”, fait observer Fang Lifeng.

La réponse apportée par le ministère de l’Agriculture à ces nombreux détracteurs est des plus simples. L’octroi d’un certificat est décidé au terme d’une procédure pluriannuelle très stricte, à l’issue de laquelle le Conseil national sur la biosécurité du ministère de l’Agriculture décide ou non de valider le produit. Mais l’identité des membres du Conseil sur la biosécurité reste secrète. Fang Lifeng a vainement demandé à plusieurs re­prises aux autorités concernées qu’elles rendent publique la composition de ce conseil. “Pourquoi ne pas dévoiler l’identité de ces experts ? Quand il s’agit de projets aussi importants, touchant à la vie quotidienne des gens, la population devrait au moins avoir le droit de savoir”,“Parmi eux, beaucoup ont déposé des demandes de brevets. Le Conseil compte peu de défenseurs de l’environnement et de la sécurité alimentaire. De fait, les intérêts représentés en son sein sont aussi une grande source d’inquiétude.”

La culture d'OGM dans le monde (voir cette carte en plus grand)
s’indigne-t-il. Nous avons demandé une entrevue au ministère de l’Agriculture à ce sujet. Mais, à ce jour, nous n’avons pas obtenu de réponse. D’après Zheng Fengtian, deux tiers des membres du Conseil seraient des scientifiques spécialistes des OGM.


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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 12:19
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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 12:17



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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 12:14

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La bonne nouvelle de ces dernières semaines c’est que les résistances, les luttes reviennent haut et fort sur le devant de la scène, s’invitant même dans le débat électoral.


L’exaspération est grande contre les politiques du gouvernement et du Medef dont l’unique objectif est de nous faire payer leur crise pour maintenir leurs richesses et un taux de profit acceptable par les actionnaires.


Au cours de la seule semaine dernière, plusieurs grèves ont eu lieu, dans les hôpitaux, les crèches publiques, l’Éducation nationale, la justice, contre les suppressions d’emplois, le manque d’effectifs et les réorganisations en tout genre qui mettent à mal les derniers services publics.


La colère gronde également dans de nombreuses entreprises privées où les travailleurs se mettent en grève pour leur salaire comme chez Ikea ou Danone, contre les licenciements ou fermetures de boîtes comme chez Total où les salariés refusent la liquidation de la raffinerie de Dunkerque alors que ce groupe pollueur vient d’annoncer plus de 8 milliards de profits. Toutes ces luttes montrent que les salariés du privé comme du public ne sont pas résignés et qu’ils refusent de payer la facture d’une crise dont ils ne sont en rien responsables.


Alors il est vrai que ces luttes sont souvent isolées mêmes si elles recueillent la plupart du temps un large soutien de l’opinion. Il y a donc urgence à aider, soutenir, développer de la façon la plus unitaire possible ces résistances et à les faire converger.


Il y a urgence à organiser une riposte généralisée, seule capable de faire reculer ce gouvernement et le patronat.


Le 23 mars prochain, journée de grève et de manifestations contre les licenciements, la réforme des retraites et pour les salaires, doit être la première étape pour un mouvement d’ensemble !


Sandra Demarcq

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