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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 10:30

18 mars 2010


Le juge des référés du tribunal de grande instance de Quimper rendra vendredi, à 14 h, so, ordonnance sur l'illégalité ou non de la grève des enseignants de l'Afobat 29 à Quimper qui demandent la réintégration d'un animateur injustement licencié selon eux. Et si il est compétent dans ce dossier. Ce matin, la direction et la CGT se sont retrouvés devant le juge à l'issue d'une semaine de médiation. Celle-ci s'est soldée par un échec. La direction ne s'est pas rendue à la réunion hier. 

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 10:26

18 mars 2010


Mardi, le président Maguet est sorti de son mutisme. Cinq minutes. Objectif, rassurer une base susceptible d'aller voir ailleurs. L'ADMR 29 a estimé ses fonds propres à 5 M€ : des biens immobiliers qu'elle va mettre en vente.


Les bâtiments de Quimper, Ergué-Gabéric et du Poher, comme d'autres biens immobiliers appartenant au réseau ADMR 29 (92 associations locales et une fédération), vont être mis en vente. La structure carhaisienne, financée à 70% par la fédération, n'a été inaugurée qu'en 2008 mais l'ADMR 29, qui perd environ 400.000 € par mois, a besoin d'argent frais. Les dettes de la fédération - charges sociales du réseau et autres - sont gelées depuis des mois. Avant même le placement sous procédure de sauvegarde, le 7décembre. Christian Maguet peut bien faire l'annonce, comme mardi, de lignes de trésorerie positives à un instant T, les dettes ne s'évaporeront pas d'un coup de baguette magique. De la poudre aux yeux, donc, comme cette réunion à destination des représentants des associations locales, programmée à Châteaulin, en aval du CA fédéral. Et très suivie. Ils ont été plus de 200, en quête d'informations précises, à se déplacer. Pour rien de concret. Ils n'ont rien su, par exemple, des modalités du plan social qui va amputer la fédération d'un bon tiers de ses salariés. «Le CE doit être le premier informé».

Bagarre d'experts-comptables


Ils ont assisté, surtout, à une bagarre d'experts entre le cabinet Muselier, - mandaté par l'Union nationale ADMR, depuis sa prise en main récente de la fédération finistérienne -, et le cabinet Price, choisi pour un audit par le CA fédéral, bien avant. Le premier a contesté les conclusions du second, pour qui près d'un tiers des associations locales est au bord du dépôt de bilan. «Il n'y avait aucune raison valable de nous réunir ce soir. Ils veulent noyer le poisson», a-t-on entendu. Autre surprise du chef: les administrateurs fédéraux parlent désormais de mutualiser les biens des associations locales et ceux de la fédération. De regrouper juridiquement ces entités. Pas en Union économique et sociale (UES), comme le souhaite la CFDT 29. Non, ce serait ouvrir une brèche dans la gestion opaque du réseau. Mais regrouper quand même.

Préserver les intérêts des sociétés satellites

Un changement de stratégie qui va à l'encontre des préconisations de Me Robert, administrateur judiciaire nommé dans le cadre de la procédure de sauvegarde de la fédération. Mais qui permettrait de préserver les intérêts financiers des sociétés satellites de l'ADMR, comme NSI (Nouvelle société informatique). Elle est chargée de concevoir toute la logistique informatique de l'ADMR, comme la téléassistance et la télégestion (activités de Filien ADMR, dont RobertCleuziou, trésorier du CA fédéral finistérien, est aussi actionnaire).


Avant quelques mouvements fin 2009, Jean Vernhet, délégué national ADMR, omniscient, en était le président. Au 10janvier, Jean Delanoy, directeur des services informatiques de l'ADMR, a été nommé président-gérant de NSI. On reste en famille. Mardi aussi, un Comité d'entreprise s'est tenu à Saint-Ségal. «Nous n'avons obtenu aucune réponse à nos questions. On nous prend pour des c... Les salariés de la fédération, du réseau, n'en peuvent plus. Ils seraient presque soulagés de savoir que c'est fini...». Le plan de communication de l'Union nationale ADMR est en marche. Usant humainement, il fait son oeuvre.

  • Karine Joncqueur
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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 10:19
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17 mars 2010 


 

Une quarantaine de personnes, parents d'élèves, représentants syndicaux et élus se sont rassemblés à 17 h 30 devant l'inspection académique du Morbihan à Vannes (56).


Ils demandent la mise en place d'une filière bilingue français - breton dans les collèges publics sur le secteur de Vannes. Une délégation a été reçue par l'inspecteur d'académie.

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 10:04
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Par Nolwenn Weiler (17 mars 2010)


Suite à une étude menée dans l’Etat du Gujarat, à l’ouest de l’Inde, la firme Monsanto feint aujourd’hui de découvrir que son coton transgénique (le « coton Bt ») se révèle... inefficace. Les insectes contre lesquels est censé lutter ce coton OGM ont développé des résistances aux pesticides inoculés dans les plantes. Annoncé depuis longtemps par diverses ONG, ce risque d’apparition de résistance est documenté scientifiquement depuis plusieurs années déjà. Monsanto et ses chercheurs sont, en fait, en retard de dix ans.


Ça c’est de l’innovation !


Cultivé à partir 1998 en Chine, le coton Bt fait l’objet d’études scientifiques qui ont, dès 2006, mis en évidence le développement de résistance chez les insectes « L’adoption généralisée du coton Bt exerce une forte pression sélective sur les populations de ravageurs et accélère le développement de résistance », résume Lillian Ceballos dans son ouvrage Plantes insecticides : évaluation de l’impact sur les insectes auxiliaires. « Depuis 2001, l’évolution de la résistance au coton Bt dans les populations d’un ravageur important du coton a été mise en évidence dans le comté du Qiuxian. Des suivis au champ indiquent que la densité de la population du papillon a augmenté de 3 à 20 fois dans la région entre 2003 et 2007 », ajoute-il. On n’imagine pas une seconde que les pointilleux scientifiques de la firme Monsanto aient pu ignorer ces diverses publications.


L’autre problème des OGM qui, semble-t-il, vient d’apparaître, c’est l’émergence de ravageurs secondaires. En détruisant les ravageurs primaires, les OGM leur laissent place nette. Là encore, l’exemple de la Chine, pionnière en matière de culture de coton Bt, a été soigneusement étudié.


Les résultats sont sans détour :« Des informations détaillées sur les dépenses en pesticides révèlent que bien que les cultivateurs de coton Bt économisent 46% des pesticides pour le contrôle du ver de la capsule par rapport aux cultivateurs conventionnels, ils dépensent 40% de pesticides en plus pour tuer les ravageurs secondaires émergents. (…) Les dépenses supplémentaires pour contrôler les ravageurs secondaires compensent presque les économies fréquemment citées dans la littérature réalisées sur le pesticide principale », peut-on lire dans l’ouvrage de Lillian Ceballos.


Et il termine de nous rassurer en précisant que « certains entomologistes suggèrent que cela va prendre cinq à dix ans pour que la population de ravageurs secondaires prolifère à un niveau qui cause des problèmes économiques significatifs.  »


Malgré cela, on peut parier que les consultants continueront de chanter les louanges du « progrès » OGM pendant que paysans et agriculteurs continueront de payer les nouveaux pesticides que Monsanto aura préparé pour lutter contre les problèmes que ses OGM auront créés. A quand des études sur la patate OGM BASF ?

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 09:49

Par NPA le Mercredi, 17 Mars 2010 PDF Imprimer Envoyer


Premier fait marquant du premier tour des élections régionales en France: un niveau d'abstention record de plus de 50% de l'électorat, taux qui monte à 70% dans la banlieue parisienne. Les partis traditionnels, UMP et PS en tête, ont tout fait pour que les préoccupations réelles de la population soient absentes de cette campagne. Cette abstention massive, en particulier dans les classes populaires, marque ainsi un désaveu cinglant des partis qui se succèdent au pouvoir. Les résultats des listes UMP montrent que le gouvernement de Sarkozy et sa politique antisociale sont de plus en plus impopulaires.


Par ailleurs, la campagne a été pourrie par le déferlement d’un racisme violent orchestré par la droite afin de faire diversion: lancement du débat nauséabond sur "l'identité nationale", attaques répétées contre les musulmans, violence contre les sans-papiers, sans parler des propos haineux de ministres... Mais c’est le FN qui a raflé la mise! Avec 6,1% pour le Front de Gauche, 3,4% pour le NPA et 1,1% pour Lutte Ouvrière, la gauche radicale subit de plein fouet l'abstention massive et la volonté des électeurs-trices de sanctionner nationalement la droite en se servant d'un PS qui ne s'est pourtant pas distinguée d'elle dans la gestion des régions où elle gouverne. (LCR-Web)

Déclaration du NPA au soir du premier tour

Deux enseignements majeurs sortent de ce premier tour des régionales:

- L’ampleur de l’abstention choisie par des millions de jeunes, de travailleurs, de chômeurs qui ont en grande partie voulu signifier leur désaveu vis-à-vis des partis qui se succèdent au pouvoir et qui sont responsables de l’aggravation de leurs conditions d’existence;

- La vigueur du rejet de la droite et de Sarkozy au pouvoir, complices des grands actionnaires et des classes les plus riches, qui font payer la facture à la majorité de la population, qui détruisent les services publics et les acquis sociaux, a nourri la poussée du PS et d’Europe Ecologie.

Ce rejet de la droite a permis au PS et à ses alliés qui gouvernent 20 régions depuis 2004 de ne pas être sanctionnés sur leur bilan.

Par ailleurs, la campagne de premier tour qui s’achève a été pourrie par le déferlement d’un racisme inquiétant dont le FN a largement bénéficié.

Nous remercions les électrices et les électeurs qui se sont exprimés en faveur des listes présentées par le NPA ou des listes unitaires auxquelles il participe. Globalement notre score est décevant même si certaines listes semblent obtenir un score encourageant. Nous analyserons plus en détail ces éléments et leurs causes dans les jours qui viennent.

Pour dimanche prochain, nous appelons les électrices et les électeurs à confirmer et amplifier les résultats du premier tour en infligeant la défaite la plus importante possible aux listes soutenues par Sarkozy et l’UMP. Sanctionner la droite est une nécessité absolue, même si nous pensons que les futures majorités de gauche ne seront pas plus un rempart contre la politique de Sarkozy qu’elles ne l’étaient ces dernières années. Cependant, ce ne sera pas suffisant pour bloquer sa politique.

A l’image de ce qui se passe en Grèce, sous un gouvernement socialiste, cela risque fort d’empirer dans les semaines qui viennent. Pas question de payer leur crise ! Comme le font les jeunes, les travailleurs, les chômeurs et les retraités grecs, il faut préparer un troisième tour social !

Le 23 mars doit constituer une première étape de la convergence des luttes pour les retraites, les salaires, l'interdiction des licenciements. Et c'est bien autour de ces exigences que nous voulons construire l'unité la plus large contre la droite, les patrons et les banquiers.

Paris, 14 mars 2010, 20H15.


Comité exécutif du Nouveau parti anticapitaliste.



Résultats des listes soutenues par le NPA

Alsace  --- liste NPA --- Yvan Zimmermann --- 8.550  --- 1, 64%

Aquitaine --- liste NPA --- Philippe Poutou --- 27.264 --- 2, 52%

Auvergne --- liste NPA Alterékolo --- Alain Laffont --- 20.031 --- 4, 19%

Basse Normandie ---  liste NPA PG --- Christine Coulon ---  24.046 --- 4, 99%

Bourgogne --- liste NPA PG FASE --- Sylvie Faye-Pastor --- 22.290 --- 4, 32%

Bretagne --- liste NPA-MOC-MPG --- Laurence de Bouard --- 27.401 --- 2, 49%

Centre --- liste NPA --- Michel Lasserre --- 20.341 --- 2, 60%

Champagne-Ardennes --- liste NPA PG ---  Anthony Smith --- 18.448 --- 4, 87%

Franche Comté --- liste NPA --- Laurence Lyonnais --- 13.086 --- 3, 28%

Haute Normandie --- liste NPA --- Christine Poupin --- 14.633 2, 56%

Ile de France --- liste NPA --- Olivier Besancenot --- 90.312  --- 3, 13%

Languedoc-Roussillon --- liste FG NPA --- René Revol  --- 76.414 --- 8, 59%

Limousin --- liste FG NPA --- Christian Audouin --- 36.634  --- 13, 13%

Lorraine --- liste NPA --- Jean-Noël Bouet  --- 14.819 --- 2, 24%

Midi Pyrénées --- liste NPA MOC --- Myriam Martin --- 29.319 --- 2, 89%

Nord Pas Calais --- liste NPA --- Pascale Montel --- 36.869 --- 3, 00%

Pays de Loire --- liste FG NPA --- Marc Gicquel --- 58.897 --- 5, 00%

Picardie --- liste NPA --- Sylvain Desbureaux --- 17.254 --- 3, 00%

Poitou Charentes --- liste NPA FASE --- Myriam Rossignol --- 11.431 --- 1, 85%

Provence Alpes CA --- liste NPA Alternatifs --- Pierre Godard --- 30.810 --- 2, 11%

Rhône Alpes --- liste NPA Myriam Combet --- 41.537 --- 2, 43%



Une claque pour Sarkozy

Le résultat est sans appel: la droite au pouvoir a essuyé un échec cuisant et il faut s’en réjouir. Une victoire, même relative, au premier tour des régionales aurait conforté Sarkozy dans la poursuite de sa politique de casse sociale. Le score des européennes (même médiocre au regard de la participation aux votes) avait incité l’équipe au pouvoir à accélérer les mauvais coups. Avec 26% environ des suffrages exprimés, elle est derrière le Parti socialiste dans quasiment toutes les régions, sans aucune réserve de voix pour le second tour. Même les huit ministres en lice ont été défaits, parfois plus que les autres candidats de l’UMP. Une preuve de plus que, malgré les enjeux régionaux, c’est bien la politique du pouvoir qui a été désavouée.


L’impopularité grandissante de ce gouvernement et de son président qui se croyait tout-puissant, explique ce mauvais score électoral de l’UMP. Dimanche dernier, une partie de l’électorat a souhaité sanctionner la politique dévastatrice de Sarkozy et Fillon. Aussi l’idée du «tout sauf Sarkozy» a grandi: si on ne peut pas, pour l’instant, arrêter les attaques de la droite dans la rue, on peut la sanctionner dans les urnes. Le vote utile, doublé d’un vote sanction, a fonctionné à plein, plus qu’une adhésion de fond en faveur du Parti socialiste.

Ainsi, le PS rafle la mise et, dans une moindre mesure, Europe Écologie qui réussit moins bien qu’en juin 2009, obtient autour de 12% des voix. Les aspirations écologistes légitimes de la population expliquent ce résultat, même si Europe Écologie n’incarne en rien un parti «anti-système», différent de la gauche institutionnelle aux manettes dans les régions.


Et si beaucoup pensent, dans ce pays, que les élections ne changent rien, ils n’ont pas fait payer au PS et à ses alliés la gestion, en réalité libérale, des régions et ce, d’autant que le PS s’est bien attaché à ne pas mener de campagne électorale. Sa posture étant uniquement celle d’un parti gestionnaire qui sait bien tenir les cordons de la bourse!


Pour marquer son ras-le-bol, il a paru plus «utile » alors de saisir un bulletin PS, voire EÉ. Le type même de scrutin (absence de proportionnelle, donc peu de chances de faire élire des représentants de partis politiques plus petits et non présents dans les institutions) amplifie le phénomène.

Mais ce qui marque à nouveau cette élection, c’est évidemment l’abstention massive (autour de 54%, un chiffre jamais atteint aux régionales). Que révèle-t-elle? Elle confirme un désamour profond et durable entre une grande partie de la population, la classe politique et ses institutions.


À quoi sert de voter si on ne voit jamais d’amélioration dans son quotidien? Certes, tous les partis sont concernés et ont été touchés par l’abstention. C’est pourtant encore et toujours parmi les classes populaires, au sein de la jeunesse que l’on s’abstient le plus. C’est-à-dire ceux et celles pour qui la note de la crise est particulièrement salée. Ce mouvement abstentionniste semble profond et risque d’être durable. La crise actuelle avec ses conséquences sociales désastreuses ne peut qu’approfondir la tendance.


Dans ce contexte, comment s’étonner du score du Front national. Si ce «retour » du FN a de quoi inquiéter, ce n’est malheureusement pas une surprise. Si les frontistes ont repris du poil de la bête (immonde), ils le doivent en partie à l’UMP avec son débat glauque et nauséabond autour de l’identité nationale et sa désignation haineuse de boucs émissaires que l’on va toujours chercher, en période de crise, du côté des immigrés, des sans-papiers et des jeunes des quartiers, et non pas des capitalistes fauteurs de crise. Au-delà des élections, il est urgent et nécessaire de reconstruire un front antifasciste et antiraciste large.


Pour la suite, même si on ne se fait aucune illusion sur l’alliance électorale de type gauche plurielle qui se dessine aujourd’hui entre le PS, Europe Écologie et le Front de gauche, et même si la défaite de la droite dimanche 21 mars est quasi annoncée, il faut qu’elle soit la plus cinglante possible: le NPA appelle donc à battre la droite et l’extrême droite dans toutes les régions. À nous de convaincre maintenant que cela ne sera pas suffisant et que les prochains rendez-vous devront être sociaux et dans la rue.


Myriam Martin



NPA: Des bilans à tirer

Disons-le clairement, les résultats obtenus par le NPA à ces élections régionales ne sont pas bons.


La moyenne sur l’ensemble des 21 régions où nous étions présents s’établit à 3,4%. Si on ne tient pas compte des trois régions où le NPA a fait alliance avec le Front de gauche, les résultats s’établissent à 2,85% contre 4,98% de moyenne nationale lors des européennes de 2009. C’est donc un très net affaiblissement.


Dans aucune de ces dix-huit régions, nous ne franchissons la barre des 5%, même si avec 4,99% il s’en faut de quelques dizaines de voix en Basse-Normandie. Dans les trois régions où nous faisions liste commune avec le Front de gauche, les résultats sont un peu meilleurs.


C’est surtout vrai dans le Limousin avec 13,13% où la liste se maintiendra au second tour suite aux positions inacceptables du PS. En revanche, en Pays de la Loire, pour quelques dizaines de voix là encore, la liste n’atteint pas les 5%, bien loin des scores cumulés des élections européennes.


L’abstention qui s’élève à 53, 6% a une nouvelle fois particulièrement touché les quartiers populaires avec des chiffres de participation n’excédant pas les 30% dans de nombreuses villes, parfois moins. Toutefois, lors des élections européennes de 2009, l’abstention avait atteint 59, 37%.


D’une élection à l’autre et même si les deux scrutins ne sont pas de même nature, il y a donc eu une petite augmentation de la participation de 5,8%. L’abstention ne saurait donc expliquer notre baisse. Sur les dix-huit régions conduites par une tête de liste NPA, nous perdons 258 000 voix, soit 35% des suffrages de juin 2009. Les études sur la composition et la structuration des électorats permettent de tirer de premiers enseignements (voir notamment l’étude du CSA sur son site). À ces élections, les votes en faveur du NPA apparaissent clairement comme issus de l’électorat classique de l’extrême gauche. Dit autrement, c’est surtout parmi les ouvriers et les employés que nous perdons du terrain.


Autre modification majeure par rapport à toutes les précédentes consultations, la forte asymétrie dans le rapport homme/femme de notre électorat. À ces régionales, le ratio s’établit à 65 électeurs pour 35 électrices contre une parité parfaite auparavant. Difficile de ne pas faire le rapprochement avec la présence et la médiatisation d’une candidate voilée sur une liste du NPA.


Mais cette explication, si elle est bien réelle, ne saurait expliquer la faiblesse de nos résultats. Globalement, c’est d’ailleurs l’ensemble des scores à la gauche du PS qui sont décevants, l’extrême gauche en général étant particulièrement touchée. La faiblesse de la mobilisation sociale à cet automne a bien sûr pesé lourd. Fondamentalement, face à la brutalité de la crise, face à la violence de la politique du gouvernement Sarkozy, nous n’avons pas démontré qu’il était utile de voter pour nous.


Le rejet des conséquences de la crise demeure pourtant fort dans ce pays. Face à la droite et sa politique de destruction sociale, il y a urgence à imposer des politiques de rupture, des politiques anticapitalistes et donc indépendantes du Parti socialiste. À nous désormais de trouver les voies pour rendre notre projet audible plus largement.



Régionales :
le vote du Front de gauche et d’Europe écologie

Avec ce premier tour des élections régionales, Europe Écologie s’installe comme deuxième force politique de gauche et le Front de gauche parvient à enrayer le déclin du PCF.


Si la poussée du PS est manifeste, ce n’est pas le seul enseignement des régionales pour la gauche. En accordant 12, 47% des suffrages à Europe Écologie et 6,95% au Front de gauche présent dans dix-sept régions (dont trois en alliance avec le NPA), électrices et électeurs de gauche ont voulu marquer leur préoccupations écologistes et sociales à des socialistes sourds à ces aspirations.


Même si son score est inférieur à celui obtenu aux européennes, le rassemblement Europe Écologie s’installe au plan électoral comme la seconde force politique à gauche. Les raisons de ce succès sont multiples. Au premier plan, des préoccupations écologistes fortes dans la population, liées pour l’essentiel à l’inquiétude sur l’avenir de l’humanité du fait de la crise climatique.


Même si le programme des Verts et de leurs alliés ne porte pas une réponse à la hauteur des enjeux ce qui supposerait de rompre avec le modèle de production capitaliste, il n’en demeure pas moins qu’ils incarnent l’écologie plus que quiconque. Les écolos captent en même temps une aspiration au renouvellement de la classe politique même si cela ne correspond pas à la réalité car les principaux responsables de ce courant politique sont largement mouillés dans le jeu institutionnel, en alliance avec le PS, dans les conseils régionaux sortants et au gouvernement entre 1997 et 2002.


Du côté du Front de gauche, le résultat est plutôt bon dans le contexte. Il est difficile de comparer d’une élection à l’autre car en 2004, le PCF a présenté des listes indépendantes dans sept régions alors que le Front de gauche était présent cette fois dans dix-sept d’entre elles.


Mais pour prendre deux exemples comparables, le PCF perd en pourcentage en Île-de-France, en Auvergne et en Limousin (ici malgré une alliance large allant jusqu’au NPA) et gagne des points en Aquitaine. Aux régionales, le Front de gauche enregistre une moyenne de 6,95% contre 6,45% aux européennes mais avec des résultats très contrastés et des pointes dans les bastions traditionnels PCF. Le fait est qu’en choisissant l’alliance avec le Parti de gauche, le PCF, lors de ces deux élections, a enrayé son déclin continu entamé dans les années 1980 sans pouvoir toutefois inverser la courbe et rencontrer une dynamique nette.


« (Les) élus (du Front de gauche) agiront sans trêve pour que les régions soient des boucliers face à la politique antisociale du pouvoir et des lieux d’innovation pour des politiques alternatives au libéralisme » indiquait l’éditorialiste de l’Humanité, le 16 mars. Un discours déjà entendu en 2004 quand le PCF, allié du PS, prenait la direction d’une écrasante majorité de régions et qui ne s’est pas traduit dans les faits.


Le Front de gauche est confronté à d’épineuses questions. Celle du leadership entre Jean-Luc Mélenchon et les dirigeants communistes avec une concurrence qui ira crescendo en avançant vers les présidentielles. Celle des rapports avec le PS, tant le risque est fort de décevoir les espoirs populaires dans un gouvernement d’union de la gauche relooké. Malgré tout, nous sommes prêts à la fois à poursuivre le débat avec le Front de gauche sur les perspectives politiques et à agir ensemble pour bloquer la politique de Sarkozy tout de suite, et d’abord en œuvrant au succès de la mobilisation pour la défense des retraites.


Fred Borras


Paru dans Hebdo TEAN # 47 (18/03/10).

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 09:31
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La censure en France


Les commentaires autour de la mort de Jean Ferrat ont rappelé l'existence en France d'une censure de fait s'exerçant sur les radios et la télévision publiques. Elle a été particulièrement virulente dans les années soixante, sous le régime gaulliste, mais elle s'est poursuivie au-delà.

Ainsi, cinq des chansons de Jean Ferrat ont été censurées, officiellement ou officieusement. En 1963, le directeur de l'ORTF « déconseilla » le passage sur les ondes de la chanson Nuit et Brouillard, titre repris du film d'Alain Resnais qui dénonçait les camps de concentration nazis et qui, parce qu'il montrait la responsabilité de l'appareil d'État français dans la déportation de millions de personnes, avait été retiré du Festival de Cannes en 1955.

En 1965, Potemkine, écrite à la gloire de la mutinerie des marins du cuirassé de la Mer Noire avant la révolution de 1905 en Russie, était interdite lors d'une émission à la télévision en direct : « Chantez autre chose », lui demanda-t-on alors. Ferrat refusa et il ne parut pas à l'émission. Puis en 1968, Ma France, chanson s'en prenant au gouvernement, fut à son tour interdite d'antenne, de même que, l'année suivante, Au printemps, de quoi rêvais-tu ?, inspirée de Mai 68.

Cette censure continua même après la démission de De Gaulle, puisqu'en 1975, la chanson sur la fin de la guerre du Vietnam, Sur un air de liberté, disparut lors de la diffusion d'une émission pré-enregistrée, suite à la demande de Jean d'Ormesson, directeur du Figaro.

Il ne fait aucun doute que les sympathies de Ferrat pour le Parti Communiste ont contribué à faire censurer des chansons jugées trop sensibles, comme Nuit et Brouillard, trop critiques vis-à-vis du pouvoir ou trop favorables aux mouvements de révolte des peuples. D'autres que lui firent aussi les frais de leurs opinions politiques. En 1962, le magazine Faire face fut retiré des programmes de l'ORTF, suite à la diffusion d'une émission sur le communisme. En 1964, l'émission La caméra explore le temps fut supprimée par ordre ministériel, pour cause de non-compatibilité politique entre le pouvoir et le réalisateur communiste Stello Lorenzi, après qu'un épisode consacré à l'affaire Cicéron eut été censuré car jugé trop critique envers la résistance française. L'année suivante, plusieurs séquences de Cinq colonnes à la Une furent aussi censurées, dont un reportage sur les cinq semaines de grève aux Chantiers de Saint-Nazaire en 1957.

Jean Ferrat ne fut pas non plus le seul chanteur à avoir été victime de la censure, puisque Boris Vian (avec Le Déserteur), Georges Brassens (dont Le Gorille), Mouloudji et Léo Ferré l'avaient subie avant lui, dans les années cinquante. Ferré sortit d'ailleurs un disque intitulé Chansons interdites, c'est-à-dire interdites à la radio, le principal mode de diffusion de l'époque. Ils avaient eu pour seul tort de contester (en chansons !) l'ordre établi.

Marianne LAMIRAL

Sujets à ne pas aborder...

Les débuts de la Ve République, sous la présidence de De Gaulle, ont été un âge d'or pour la censure, que ce soit à la radio, à la télévision ou au cinéma. Ce qui ne veut pas dire qu'elle n'existait pas avant : les saisies de journaux critiques par rapport à la politique de répression en Algérie étaient chose courante sous le gouvernement du « socialiste » Guy Mollet et de ses successeurs du « Front républicain ».

L'opposition à la guerre d'Algérie fut la première cible. Ainsi, en septembre 1960, 121 intellectuels publièrent un texte dans lequel ils condamnaient le colonialisme français et appelaient à soutenir le peuple algérien qui luttait pour son indépendance. Le gouvernement en interdit la publication intégrale et saisit un journal qui le publia. Il imposa aussi à la RTF de faire le noir complet sur ce manifeste et d'évincer des programmes ou films présentés tout signataire de ce texte. Jean-Paul Sartre, un des signataires, ne pourra revenir à la télévision qu'en 1969, après la démission de De Gaulle. Le livre La Question d'Henri Alleg, dénonçant la torture en Algérie, qui avait été immédiatement saisi après sa parution en mars 1958, ne put être réédité que trois ans plus tard. Le film de Pontecorvo, La Bataille d'Alger, sera interdit pendant cinq ans, entre 1966 et 1971.

Les films donnant une vision des deux guerres mondiales s'éloignant de la version patriotique qui dominait eurent aussi affaire avec la censure. Dans Les sentiers de la gloire, Stanley Kubrick dénonçait les fusillés pour l'exemple durant la Première Guerre mondiale. Sorti en 1957, le film ne fut projeté en France que dix-huit ans plus tard. Le chagrin et la pitié de Marcel Ophüls, qui relate la chronique d'une ville française sous l'occupation, ne put sortir en salle qu'en 1971, deux ans après son tournage, dans un seul petit cinéma du Quartier Latin ; et ce n'est qu'en 1981 que la télévision le programma.

Critiquer le catholicisme, même dans ses aspects les plus odieux et ouvertement condamnés, était susceptible de censure. En 1967, le régime gaulliste poussa le ridicule jusqu'à interdire le film de Jacques Rivette, La Religieuse, qui reprenait le texte de... Diderot, le philosophe du Siècle des Lumières : place à l'obscurantisme !

... et autocensure

Si la censure officielle a sévi à la RTF (Radio télévision française), devenue en 1964 ORTF (Office de radiodiffusion télévision française), le contrôle du pouvoir sur l'information s'est aussi opéré par d'autres biais. À partir de 1959, les conférences de rédaction du journal télévisé de l'unique chaîne eurent lieu au ministère de l'Information. Et lorsqu'Alain Peyrefitte en devint ministre en 1962, il créa le Service de liaison interministérielle pour l'information (SLII), qui convoquait quotidiennement des représentants de chaque ministère et les patrons des rédactions de la RTF, afin de bien informer ces derniers d'où soufflait le vent. Plus tard, il nomma même son directeur de cabinet, directeur adjoint de la télévision.

Avec la fin du régime gaulliste, la censure officielle s'est moins fait sentir à la radio et à la télévision. Elle est devenue plus sournoise car, la plupart du temps, elle provient des réalisateurs ou des présentateurs eux-mêmes qui sont passés maîtres dans l'art de pratiquer l'autocensure. On « n'invite » pas à la télévision tel artiste non-conformiste, comme ce fut le cas pour Jean Ferrat, on écarte les sujets qui risqueraient de déplaire au gouvernement ou de provoquer des réactions (le conflit du Moyen-Orient par exemple). On glisse ainsi rapidement, quand on ne fait pas silence, sur les mouvements de grève ou de colère des travailleurs pour s'attarder longuement sur les mésaventures d'une quelconque vedette de cinéma, etc. Et cela se pratique sur toutes les chaînes de télévision ou les stations de radio, privées ou publiques, même celles dont le possesseur ne s'appelle pas Bouygues ou n'est pas un ami du président...

M. L.
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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 09:12
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21 mars 1960, le massacre de Sharpeville

Le 21 mars 1960, dans le ghetto noir de Sharpeville, près de Johannesburg, la police tirait sur plusieurs milliers d'Africains qui manifestaient contre le système des « pass », ou passeports intérieurs, dont le port était devenu obligatoire pour tous les membres de la majorité noire.

La fusillade fit officiellement 69 morts et plus de 180 blessés, hommes, femmes et enfants, dont la majorité furent touchés dans le dos alors qu'ils s'enfuyaient devant les balles. Elle devait marquer un tournant important dans la lutte contre l'apartheid.

LE MIRAGE DE LA « DESOBEISSANCE CIVILE »

C'est au début du 20e siècle que les pass avaient été généralisés par l'administration coloniale anglaise, pour réguler les mouvements de la main-d'œuvre noire en fonction des besoins des plantations et entreprises européennes. Puis, après la victoire électorale du Parti National en 1948 et l'introduction du système institutionnel de ségrégation raciale de l'apartheid, l'usage des pass avait été raffiné avec le racisme bureaucratique caractéristique du nouveau régime.

Après 1952, non seulement le pass devait contenir trace de tous les événements de la vie de celui qui le portait, y compris de la moindre infraction commise contre les lois racistes, mais il devait être visé régulièrement par l'employeur et par la police. Quiconque était pris en défaut s'exposait à des peines, dont la nature dépendait de l'humeur et du sadisme des policiers, et à une déportation assurée dans le homeland (ou « réserve ethnique ») auquel il était assigné.

Sharpeville Massacre

En même temps qu'un symbole haï de l'apartheid, surtout après son extension aux femmes, le pass était devenu, au cours des années 1950, l'instrument principal de la menace que l'appareil d'État raciste de l'apartheid faisait peser sur l'ensemble de la population noire.

Pendant ces années, la principale organisation nationaliste, l'ANC (Congrès National Africain), ses organisations sœurs dans les minorités indienne, métis et européenne, ainsi que les militants du Parti Communiste illégal qui y étaient actifs, avaient prôné une stratégie non-violente empruntée à l'expérience du Parti du Congrès de Gandhi, en Inde. Pour les leaders nationalistes, cette stratégie visait à leur permettre de s'appuyer sur la mobilisation des masses pauvres, sans risquer de débordement qui aurait pu conduire à un affrontement avec les classes possédantes, dont ils ne voulaient pas.

Toute une série de campagnes avaient été ainsi organisées sous le signe de la « désobéissance civile », avec pour objectif de rendre les lois racistes de l'apartheid inopérantes. Au début, ces opérations avaient reçu l'adhésion enthousiaste de la population noire, ce qui avait permis à l'ANC et aux organisations qui lui étaient liées de gagner un soutien populaire important. Mais comme rien de tout cela ne semblait ébranler le régime, le mouvement avait fini par s'essouffler.

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LA FIN D'UNE PERIODE

En 1959, dans un contexte de recul général, les rivalités entre dirigeants de l'ANC et les frustrations de certains de ses partisans avaient fini par donner lieu à une scission. Ainsi était né le PAC (Congrès Pan-Africain). Tout en s'adressant avec un langage apparemment radical (pour des « États-Unis d'Afrique ») à ceux des membres de l'ANC qui trouvaient la direction de celui-ci trop attentiste, le PAC n'en restait pas moins sur le terrain d'un nationalisme étroit, fortement marqué d'anticommunisme, et aussi partisan des méthodes de la désobéissance civile que l'ANC.

Déterminé à faire un coup d'éclat, le PAC passa seul à l'offensive le 21 mars 1960, reprenant à son compte la campagne de l'ANC contre le pass. Partout, la tactique devait être la même : les manifestants devaient se présenter simultanément sans leur pass à un poste de police et réclamer leur arrestation - le but étant de paralyser l'appareil répressif sous un raz de marée humain.

Des milliers de manifestants répondirent présents à Orlando et à Evaton, deux townships proches de Johannesburg, où les choses se passèrent pacifiquement. Le premier affrontement eut lieu à Langa, un township de la région du Cap, où la police ouvrit le feu, faisant trois victimes. Puis ce fut le tour de Sharpeville, où la manifestation tourna au bain de sang.

Ce massacre déclencha un vent de colère dans les townships. Un peu partout des émeutes éclatèrent. Mais les organisations nationalistes eurent tôt fait de les encadrer, rappelant qu'il ne s'agissait pas de sortir du cadre de la non-violence. Les deux figures les plus connues de l'ANC, le chef zoulou Albert Luthuli et le professeur ZK Matthews, déchirèrent leur pass lors d'une cérémonie publique, le 28 mars, tandis que la population noire était appelée à faire grève en restant chez elle, dans les townships.

Deux jours plus tard, le gouvernement du Parti National passait à l'offensive, décrétant l'état d'urgence. L'ANC, le PAC et diverses autres organisations opposées à l'apartheid étaient interdites - au titre de la « loi de suppression du communisme » - les contraignant ainsi à passer dans la clandestinité. On estime que 18 000 militants et sympathisants de ces organisations furent arrêtés à cette occasion. L'état d'urgence devait durer cinq mois et décimer les rangs des cadres tant nationalistes que syndicaux, dont beaucoup se virent réduits à l'emprisonnement ou à l'exil. Quant aux masses pauvres, privées de leaders et de perspectives, elles n'eurent plus qu'à enterrer leurs morts.

Dans les mois suivants, les dirigeants de l'ANC et du PAC devaient prendre un tournant à 180 degrés, passant du jour au lendemain de la stratégie de la non-violence à celle de la « lutte armée », avec la création de « branches militaires » dont les actions terroristes, plus ou moins symboliques, allaient être pendant la décennie suivante la principale forme d'intervention politique des nationalistes. À la non-violence, qui se servait des masses en les laissant désarmées face aux balles, faisait donc place la lutte armée qui en faisait des spectateurs passifs, voire des otages !

Il faudra attendre la renaissance du mouvement ouvrier noir, au début des années 1970, et surtout la mobilisation consécutive à l'explosion du township de Soweto, en 1976, pour que les masses pauvres prennent le devant de la scène, sans d'ailleurs que les nationalistes l'aient voulu, et qu'elles entreprennent leur longue marche pour mettre à bas le système de l'apartheid, finalement victorieuse.

François ROULEAU
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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 08:51
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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 08:38
LIBERATION:  16/03/2010

Par SYLVAIN MOUILLARD

Des Palestiniens manifestent en jetant des pierres sur des policiers israéliens à Jérusalem-est,


Des Palestiniens manifestent en jetant des pierres sur des policiers israéliens à Jérusalem-est, le 16 mars 2010 (AFP David Furst)


Les images sont connues. Des manifestants palestiniens, souvent très jeunes, visages couverts, jetant des pierres sur des soldats israéliens. Ces scènes se sont produites ce mardi à Jérusalem-est, dans un climat de tension grandissant. Vendredi, le ministre de la Défense israélien Ehud Barak annonçait en effet un bouclage total de la Cisjordanie. Depuis, la situation s'est nettement tendue.

Les Palestiniens manifestent notamment pour «la défense de Jérusalem», au cœur des frictions avec Israël. Ils protestent en particulier contre l'inauguration de la synagogue historique de la Hourva, reconstruite dans le quartier juif de la Vieille ville et perçue comme une nouvelle provocation israélienne.


Julien Salingue, enseignant et doctorant au département de sciences politiques de l'université Paris 8 de Saint-Denis, analyse les facteurs de la mobilisation.

Un climat général pesant

«La colère se cristallise autour des déclarations de Netanyahu sur les 1600 nouveaux logements à Jérusalem-Est, mais on ressent quelque chose de beaucoup plus profond au sein de la population palestinienne», explique Julien Salingue.

Pour le chercheur, «la colère montait depuis quelques semaines à Jérusalem et dans d'autres villes de Cisjordanie, avec des manifestations régulières. Deux villages symboliques du nord de la Cisjordanie, Bilin et Nilin, sont déclarés "zone fermée" par les Israéliens tous les vendredis, ce qui déclenche des manifestations».

Qui manifeste?

Des incidents (jets de pierres, tirs de grenades assourdissantes et lacrymogènes, de balles caoutchoutées) ont été rapportés dans plusieurs lieux de Cisjordanie, notamment dans le camp de réfugiés de Choufat et dans le quartier arabe d'Issawiyeh.



«C'est toute la jeunesse des camps de réfugiés qui sort. Ils ont entre 10 et 15 ans, et veulent en découdre avec les soldats israéliens», analyse Julien Salingue, qui réfute toute «récupération politique». «Le mouvement qui est en train de naître ces dernières semaines n'est contrôlé par personne. Il n'y a plus de parti ou de factions dans le paysage politique palestinien qui puisse de toute façon prétendre le faire


Julien Salingue voit plusieurs analogies avec la situation en 1987 et 2000, lors des deux premières Intifadas: «On a la même répression, la même impasse sur le plan diplomatique. La deuxième analogie, c'est d'un point de vue générationnel. Comme par le passé, le soulèvement est le fait de gens très jeunes. Les personnes qui manifestent aujourd'hui n'ont connu que l'occupation. Leur colère traduit une absence totale de perspectives.»

«En revanche, en 1987, il y avait une organisation très structurée, autour de comités locaux dans les villages, dont on est très loin aujourd'hui. Le mouvement national palestinien est en état de décomposition», nuance-t-il.

Peut-on craindre une troisième Intifada?

Moussa Abou Marzouq, le chef-adjoint du bureau politique du Hamas, a déclaré depuis Damas que «l'Intifada (soulèvement, ndlr) doit bénéficier de la participation de toute la société palestinienne». Des milliers de Gazaouis ont aussi participé à «une journée de la colère» pour dénoncer l'inauguration de la synagogue de la Hourva.


Pourtant, comme l'explique Julien Salingue, «une organisation politique ne peut pas décréter l'Intifada. Celle de 1987, considérée comme la référence, est née d'en bas, dans les camps de réfugiés. En septembre 2000, c'était la même chose. On a assisté à une explosion populaire dans les territoires palestiniens». Si «le Hamas a tout intérêt à apparaître comme l'organisation qui prépare le soulèvement, il ne peut en aucun cas être vu comme étant à l'origine de ce mouvement», analyse-t-il.


Pour l'instant, note le chercheur, «il est trop tôt pour dire qu'on est passé à un stade supérieur. Mais les événements d'aujourd'hui peuvent être le déclencheur d'un mouvement plus profond, notamment s'il y a un mort palestinien dans la rue au cours des prochains jours». Un responsable de la police israélienne a quant à lui déclaré que ces heurts ne s'apparentaient pas à une «troisième intifada», disant espérer «un retour à la normale dimanche».

Comment expliquer cette radicalisation?

Le chercheur décèle trois facteurs. «La colonisation continue, ce qui signifie des expropriations et des limitations de déplacements. Il n'y a pas non plus de véritable embellie économique dans les territoires palestiniens pour la très grande majorité de la population. Enfin, la rue palestinienne accorde très peu de confiance à un processus négocié. Il y a un décalage flagrant entre la rhétorique diplomatique et ce qui se passe sur le terrain.»

Quelle est la position israélienne?
REUTERS/Ammar Awad

Selon la police israélienne, qui avait mobilisé 3 000 hommes dans la Ville sainte ce mardi, 60 Palestiniens ont été arrêtés et 14 policiers blessés, dont quatre ont été hospitalisés. Du côté des services d'urgence du Croissant rouge palestinien, on avance le chiffre de 16 manifestants blessés et hospitalisés. Des dizaines d'autres auraient été soignés sur place.


Malgré ce déploiement de force impressionnant, la situation reste délicate: «Au checkpoint de Kalendia, par exemple, les soldats israéliens sont plutôt habitués à faire face aux manifestants. A Jérusalem, la situation est beaucoup plus compliquée à gérer. Du côté israélien, on essaye de canaliser les choses, pour éviter d'être débordé et qu'il y ait des morts.»

Julien Salingue s'interroge néanmoins sur les récentes décisions de l'Etat hébreu: «S'il voulait mettre le feu, le cabinet Netanyahu ne s'y prendrait pas autrement. Il enchaîne les provocations: construction de 1600 nouveaux logements, inauguration d'une synagogue dans la Vieille ville de Jérusalem...»


Quant à une éventuelle action de la communauté internationale, le chercheur observe qu'«il ne semble pas y avoir de remise en question de la politique israélienne». L'envoyé spécial américain George Mitchell a lui reporté d'ici la fin mars sa visite prévue mardi au Proche-Orient.

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 08:30
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Les élections régionales ne sont pas terminées que l'on peut déjà en tirer quelques enseignements importants pour les mobilisations à construire.

Une droite clairement sanctionnée dans les urnes

Le premier tour des élections régionales a été marqué par l'abstention massive de millions de personnes. Cette abstention signifie en grande partie le désaveu des catégories les plus populaires, celles qui payent le plus durement la crise, vis-à-vis des partis qui se succèdent au pouvoir.

Dans ce cadre, il faut se réjouir du rejet de la droite et de Sarkozy, complices des grands actionnaires et des riches, qui font payer la facture à la majorité de la population, qui détruisent les services publics et les acquis sociaux.
C'est avant tout ce rejet qui a nourri la poussée du Parti Socialiste et d’Europe Ecologie, rejet qui a permis au PS et à ses alliés qui gouvernent 20 régions depuis 2004 de ne pas être sanctionnés sur leur bilan.

Par ailleurs, la campagne  a été pourrie par le déferlement d’un racisme inquiétant – débat sur l'identité nationale, contexte islamophobe - dont le Front National a largement bénéficié.

Globalement les scores de la gauche radicale sont en repli, voire décevants, même si certaines listes obtiennent un score encourageant. L'absence de luttes sociales d'ampleur a sans aucun doute pesé, de même que la volonté d'infliger le plus massivement possible une claque aux ami-e-s de Sarkozy.

Dimanche prochain, il faut confirmer et amplifier les résultats du premier tour en infligeant la défaite la plus importante possible aux listes soutenues par Sarkozy et l’UMP.  Sanctionner cette droite est une nécessité, même si nous pensons que les futures majorités de gauche dans les régions ne seront pas plus un rempart contre la politique de Sarkozy qu’elles ne l’étaient ces dernières années.

Il est l'heure de construire une riposte d'ensemble


Cependant, cela ne sera pas suffisant pour bloquer sa politique. Ces dernières semaines, les résistances, les luttes, reviennent haut et fort sur le devant de la scène, s'invitant même dans le débat électoral.
Simplement au cours de la semaine dernière, plusieurs grèves ont eu lieu, dans les hôpitaux publics, les crèches municipales, l'éducation nationale et la justice, contre les suppressions d'emplois, le manque d'effectifs et les réorganisations en tout genre mettant à mal les derniers services publics.

 La colère est aussi présente dans de nombreuses entreprises privées où les travailleurs se mettent en grève pour leurs salaires comme chez Ikea ou chez Danone, contre les licenciements ou fermetures de boîtes, comme à Total où les salariés refusent la fermeture de la raffinerie de Dunkerque alors que ce groupe pollueur vient d'annoncer 9 milliards de profits... 

Toutes ces luttes montrent que les salariés du privé comme du public ne sont pas résignés. Alors, c'est vrai : ces luttes sont souvent isolées, mêmes si elles recueillent la plupart du temps un large soutien de l'opinion.  Il y a urgence à aider, à soutenir, à développer de façon  la plus unitaire possible ces résistances et à les faire converger.

Le mardi 23 mars, journée de grève et de manifestations contre les licenciements, la réforme des retraites et pour les salaires, doit être la première étape pour la construction d'un mouvement d'ensemble. Aucune défaite de la droite dans les élections n'arrêtera les attaques contre nos droits et acquis. Comme pour le Contrat Premier Embauche (CPE), il y a quelques années, seule une large mobilisation dans la rue peut obliger la droite à remballer sa politique.

Toutes et tous ensemble  !
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