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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 09:30



Publié le 6 mars 2010 à 19h03. Actualisé le 6 mars 2010 à 20h21.


Laurence De Bouard.


Mener son programme jusqu’au bout, lutter contre la crise… Tels sont les chevaux de bataille de VraimenT à gauche. Une liste « unitaire, anticapitaliste et pour une écologie radicale » menée notamment par le NPA ou les Objecteurs de croissance.


Motivée Laurence De Bouard ? « Plus que jamais ! » La chef de file de VraimenT à gauche compte bien faire parler de sa liste aux régionales. « Nous sommes les seuls situés à gauche de la gauche à proposer un programme, argue-t-elle. Nos concurrents font des propositions mais sans jamais avancer de chiffres. »


« Véritablement indépendants »


Nouveau parti anticapitaliste (NPA), membres du Parti de gauche, objecteurs de croissance… forment les rangs de VraimenT à gauche. Une union qui n’a pas été de tout repos. L’initiative a ainsi été régulièrement montrée du doigt comme « le vilain petit canard » ou « l’artisan de la division de la gauche ». Ces étiquettes, Laurence De Bouard ne les supporte plus. « On est fiers de notre unité. Elle est basée sur les convictions. Et je m’aperçois qu’on est les seuls à être vraiment indépendants du PS ou d’Europe écologie. »

Le message reste clair : hors de question de rallier la liste du président sortant, le socialiste Jean-Yves Le Drian, le soir du premier tour. « Nous refusons de siéger à l’exécutif. Mais nous voulons obtenir des sièges sur la base de ce que nous avons à proposer sans s’asseoir sur notre programme, comme les autres listes. » 


Contre Notre-Dame-des-Landes


VraimenT à gauche entend lutter avec vigueur contre la crise. « Une grande absente dans cette campagne ! On compte pourtant cinq millions de chômeurs. » Laurence De Bouard propose notamment de « remobiliser l’argent public ». « Quand on voit les sommes en jeu dans le cadre d’un projet comme l’aéroport Notre-Dame-des-Landes… Ces budgets peuvent servir à autre chose. » La jeune chef de file NPA cite « la création d’un transport collectif public ». Ce dernier pourrait s’appuyer sur le maillage ferroviaire breton « à l’abandon depuis longtemps ».


Autre domaine, incontournable dans cette campagne : l’écologie. Gauche de la gauche oblige, chez Laurence De Bouard, celle-ci apparaît « radicale ». « On veut des changements profonds. Par exemple, aider les agriculteurs à vivre de leur travail et à revenir une agriculture de proximité et saine. »

 

« Faire autant, voire mieux, qu’aux européennes »


Des idées que VraimenT à gauche compte bien mener au bout. « Chacun assume ses choix. Mais nous, le soir du premier tour, on aura la tête haute ! » Reste à savoir pour quels résultats. En 2004, l’union LCR-Lutte ouvrière avait remporté 4,78%. Aux dernières élections européennes, la liste NPA a totalisé 5,40% en Bretagne. « Pour les régionales, si on fait autant, voire plus. Ce sera une satisfaction. »

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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 10:35



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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 10:34



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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 14:55

VU DU MONDE ARABE • 

Avatar, de James Cameron, est un des grands favoris des Oscars, qui auront lieu le dimanche 7 mars. Pour la journaliste d'Al-Hayat, le film en 3D n'est pas qu'une réussite technique, mais transmet aussi un message fort de solidarité et d'humanisme.


05.03.2010 | Nahla Chahal | Al Hayat

A Bilin, le 12 février dernier, des manifestants se sont habillés tout de bleu et déguisé en Na'vis, les indigènes du film Avatar.

A Bilin, le 12 février dernier, des manifestants se sont habillés tout de bleu et déguisé en Na'vis, les indigènes du film Avatar.


J'avoue que je n'y avais pas pensé avant de voir les photos des militants à Bilin [Cisjordanie]. Dans ce village palestinien, le 12 février dernier, des manifestants se sont habillés tout de bleu et déguisé en Na'vis [les indigènes du film Avatar].


C'était probablement une idée des volontaires internationaux qui les aident depuis des années à organiser des manifestations, chaque vendredi près du mur de séparation [faisant de leur village un lieu symbolique de la résistance pacifique].


Leurs images ont fait le tour du monde, ont été regardées d'innombrables fois sur Internet et ont suscité une quantité de commentaires dont les habitants n'auraient jamais osé rêver.


Dès que je les ai vues, je me suis immédiatement précipitée dans une salle de cinéma pour voir le film, deux mois après sa sortie. J'avais attendu en me disant que j'irais une fois la fièvre retombée. Je l'aurais fait afin de ne pas rater une révolution technique dont on nous dit qu'elle est comparable à ce qu'a été la bande-son par rapport au film muet.


Dans le film, l'objectif des hommes blancs est d'extraire une richesse minérale de la planète Pandora. Derrière tout cela se trouve un trust militaro-scientifico-financier. Celui-ci est prêt à concéder quelque considération pour la population autochtone si cela ne nuit pas à ses affaires, mais également à l'exterminer si elle menace ses intérêts.


"On a essayé de les éduquer, mais ils ont refusé", explique le colonel Quaritsh. Il faut donc lancer une "guerre préventive", par tout moyen, afin de chasser les habitants des terres où ils ont leurs arbres sacrés. Les envahisseurs se moquent des Na'vis, qu'ils jugent naïfs et ingénus parce qu'ils croient en Eywa, un mélange de Mère nature et de mémoire des ancêtres. Ils l'attaquent par le feu roulant de leurs machines, dont ils maîtrisent la technique.


Or le film montre la supériorité morale des Na'vis, fondée sur l'idée d'égalité entre les sexes et la symbiose avec la nature. C'est donc un démenti infligé à la supériorité de l'homme blanc et de sa technologie. On pourrait faire le reproche qu'à la fin, le sauveur est le soldat Sully. Ah, l'homme blanc encore et toujours en position de supériorité ! Or il ne remporte la victoire qu'après avoir "passé la frontière" et pris fait et cause pour les opprimés. Il se sert de sa connaissance intime de la logique de l'envahisseur pour la mettre au service de ses nouvelles valeurs.


Voilà une idée importante. Elle va à l'encontre de la logique du choc des civilisations. Elle permet de toujours croire en l'homme, malgré tout ce qu'il fait. Elle donne une image positive de tous ceux qui passent les frontières, que ce soient les Américains et plus généralement les Occidentaux qui militent contre l'occupation de l'Irak et de l'Afghanistan, les Israéliens et Juifs antisionistes, ou même les historiens et intellectuels qui travaillent quotidiennement à déconstruire l'histoire des vainqueurs.


Il faudrait que les Irakiens voient ce film, puisqu'il parle d'eux. Ils sont l'une des tribus des Na'vis qui s'unissent afin de combattre l'envahisseur. Comme les Palestiniens, les Afghans et d'autres aux quatre coins du monde, qui doivent se défendre contre le trust militaro-financier. Sans parler des Amérindiens, vaincus depuis longtemps déjà.


Les critiques de cinéma concèdent que le réalisateur a accompli une prouesse technique, mais, en parlant du contenu, ils prennent de grands airs pour dire qu'il est bien maigre. Le film serait trop rempli de bons sentiments. Mais depuis quand les bons sentiments constituent-ils une tare ?

 


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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 14:10
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Le 8 mars, cela fera 100 ans que Clara Zetkin, militante de la IIème Internationale, aura proclamé avec ses camarades la naissance de la journée internationale des femmes, en hommage aux ouvrières du textile qui, aux Etats-Unis, avaient mené une série de grèves très dures l’année précédente.
Une journée de lutte qui marquera le début de la Révolution russe de 1917…

Aujourd’hui, ce combat est tout aussi actuel. Au cours du mouvement de révolte du peuple iranien ces derniers mois, c’est une femme, Neda, en lutte contre le régime et pour la liberté des femmes contre l’intégrisme religieux, qui en est devenue un symbole. Le lien entre féminisme et lutte des classes est profond, indissoluble, même si aujourd’hui bien des féministes voudraient l’effacer sous la pression du recul général.

Depuis les années 1970 où il avait connu son apogée en imposant, en particulier, le droit à la contraception et à l’avortement, le mouvement féministe a connu un recul progressif puis, à partir de 2005, une grave crise, principalement à travers l’évolution de Ni Putes Ni Soumises dont la principale dirigeante, Fadela Amara, a fini ministre de Sarkozy.

Cette crise participe du recul général du mouvement ouvrier et de la gauche.
En même temps, le mouvement féministe est devenu de plus en plus mondial, et il pose, comme lors de la Marche Mondiale des Femmes qui commence le 8 mars, le problème des rapports à la propriété et au contrôle des ressources naturelles…

Dans le cadre même du recul, se créent les bases d’un nouvel essor du féminisme, au coeur même des classes exploitées. L’avenir de ce mouvement, auquel nous participons, est pleinement dépendant de sa capacité à se lier au mouvement ouvrier.

Il est patent que le féminisme « réformiste » a révélé toutes ses limites. Son évolution s’inscrit dans une évolution plus globale qui se traduit par l’intégration, l’adaptation de la social-démocratie au capitalisme libéral. Cette adaptation est le plus court chemin vers la remise en cause des acquis, y compris sur le terrain de la lutte pour l’égalité des sexes. Les
concessions minimes obtenues sur ce plan, parité en politique, plus d’égalité professionnelle, de l’éducation à la sexualité, l’ont été au prix d’une capitulation sur le terrain social et politique qui a ouvert la porte à une offensive réactionnaire et laissé le terrain, dans les milieux immigrés ou issus de l’immigration, à l’influence croissante des religieux.

Sur le terrain social et économique, les discriminations, l’oppression s’accentuent à nouveau : les femmes gagnent 27 % de moins que les hommes à qualification égale, leurs retraites sont aussi inférieures de 40 % à celles des hommes. Les femmes sont toujours soumises à la double journée de travail, et ce sont elles qui assument le plus souvent l’éducation
des enfants. Ainsi, 95 % des familles monoparentales sont-elles dirigées par des femmes.

 Mais il y a aussi les violences faites aux femmes, et les nombreuses entraves juridiques et matérielles à la liberté de disposer de leur corps et à
contrôler leur maternité -27 % seulement des pays dans le monde autorisaient en 2003 l’avortement « sans motivation »-, voire le simple droit démocratique de divorcer... Avec la mondialisation, l’immigration économique et climatique a aussi fait augmenter la prostitution, voire la traite, dans des proportions inégalées.

Les avancées, les acquis se perdent, alors que la société regorge de moyens d’améliorer les conditions de vie, d’éléments d’éducation et de socialisation de plus en plus grands. On en arrive même à des reculs comme considérer que le port du voile est une « liberté », ou que la prostitution est « librement choisie »…

Ce recul renvoie au recul général du mouvement ouvrier, de l’unité de la classe des exploités tant il est vrai que la lutte contre l’oppression spécifique des femmes est indissolublement liée à la lutte contre la société de classe.

 L’oppression des femmes n’a pas une cause biologique, mais bien sociale. Elle est née avec l’appropriation privée du travail apparue avec l’esclavage, lorsque les forces productives ont atteint un certain stade de développement engendrant l’apparition de la propriété privée et l’exploitation de la femme et des enfants par l’homme.

Elle ne peut trouver de solution radicale dans le cadre d’un système où règnent la marchandise et la propriété privée, mais au contraire, dans une société où les travailleurs et la population contrôleront ce qui est produit et comment, pour décharger les femmes du fardeau du travail domestique et faire en sorte que le travail social ne soit plus de l’exploitation, mais la participation à un projet collectif librement pensé.

Il est nécessaire aujourd’hui de redonner toute sa force au lien entre le mouvement ouvrier et le mouvement féministe, pour oeuvrer à l’unité de tous les exploités. Cela implique, entre autres, la lutte contre les intégrismes religieux, les justifications morales et physiques à la subordination des femmes, à la négation de leur liberté. Cela implique d’être aux côtés des femmes iraniennes qui se battent contre l’intégrisme et le port du voile.

Le combat pour l’unité des exploités est indissociable de la défense des idées les plus avancées : égalité totale hommes femmes, économique, juridique, sociale, droit à la contraception et à l’avortement libres et gratuits, et aussi une conception matérialiste de la vie et du monde, sans superstitions ni préjugés religieux qui font de la femme un être inférieur entaché par la faute originelle, le péché, et qui doit donc se nier dans son corps pour ne pas « tenter »…

Notre combat, celui de notre émancipation en tant que femmes, c’est le combat pour le socialisme. Notre émancipation est impossible sans notre plein accès au travail social, notre libération des tâches domestiques, donc, sans une société où ces charges seront réellement effectuées par la collectivité et non plus par chaque cellule familiale isolée.

 Une société débarrassée des préjugés sociaux qui brident les libertés et les personnalités, en particulier féminines, où possession et rivalités seront des mots dépassés par des relations libres et collectives. Une société où les producteurs, hommes et femmes, contrôleront autant la production et la distribution des richesses socialisées, la gestion des services publics, que
leur natalité et leurs relations personnelles.

Impossible de combattre la vieille société capitaliste et sa morale, complètement dépassée par rapport aux possibilités matérielles, technologiques, scientifiques, humaines qu’elle ouvre, sans la participation active et enthousiaste des exploités, et en premier lieu les plus opprimées, les femmes.

Combattre la morale bourgeoise qui soumet les consciences dans le cadre d’une société dominée par la propriété privée et maintient les femmes dans un rôle subalterne et dépendant, est une tâche quotidienne que nous menons contre toutes les formes d’aliénation, masculine comme féminine. Elle vise à l’unité du monde du travail, par delà les frontières, pour encourager l’intervention des femmes des milieux populaires à l’action sociale et politique, à visage découvert, libres actrices des luttes d’émancipation.

Monica Casanova


Ce texte est du courant "Débat Révolutionnaire" du NPA , pour en lire d'autres...

L’Histoire oubliée du courant « féministe luttes de classe »

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 10:39



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NPA QUIMPER - dans NPA
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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 10:37



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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 10:31


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Depuis un siècle, le 8 mars est la journée internationale des femmes. Cette année encore, il nous faut nous mobiliser contre les discriminations.

C’est en 1910, lors de la deuxième conférence internationale des femmes socialistes que la décision fut prise, à l’initiative de Clara Zetkin, de célébrer chaque année une journée internationale des femmes dont la revendication centrale était le droit de vote.


Cette date aurait été choisie pour commémorer une grève de couturières américaines de 1857. En fait, c’est la direction du parti social-démocrate allemand qui fixa au 19 mars 1911 la première journée des femmes afin de commémorer dans le même temps la Commune de Paris et la révolution allemande de Berlin en 1848. Cette première journée fut un véritable succès.


Puis, peu avant la Première Guerre mondiale, le 8 mars a été l’occasion de défendre l’internationalisme pour un petit nombre de femmes socialistes.
Le 8 mars 1917 (23 février du calendrier russe), eurent lieu à Petrograd des manifestations d’ouvrières que les bolcheviks ont désigné comme le premier jour de la révolution. Une nouvelle tradition est alors instaurée et la date est reprise par la IIIe Internationale.


Dans les années 1970, les féministes ont largement raillé cette échéance, dans le slogan « fêtée un jour, exploitée toute l’année ». En France, elle est institutionnalisée en 1982, quand Yvette Roudy était ministre des Droits des femmes.


Cette année, à l’occasion du 8 mars, la mairie de Lyon a lancé une campagne qui en dit long sur la façon dont elle envisage la place des femmes dans la société. L’affiche, montrant un homme et une femme sous forme de pictogramme, représente le premier bien plus grand que la deuxième, élevée pour l’occasion sur des ressorts. Au fond, la mairie de Lyon montre, par ce simple dessin, que les femmes ne sont pas à la hauteur, intrinsèquement et qu’il faut les y conduire.


N’aurait-il pas été plus juste de dessiner, sur la tête de l’image représentant les femmes, un couvercle qui l’empêche d’être l’égale des hommes ? Car c’est à ce niveau que se situent les enjeux du 8 mars : c’est en luttant contre les discriminations de toutes sortes, les attaques de toutes parts et les discours stigmatisants que l’on pourra parvenir à l’égalité.


Une étude publiée par l’Insee, le 23 février, Femmes et hommes en début de carrière, explique que les hommes non diplômés gagnent 23 % de plus que les femmes de même niveau en début de vie active. Et, quel que soit le diplôme, l’écart de salaire entre les hommes et les femmes subsiste. Par ailleurs, le recul de l’âge de la retraite aura des conséquences désastreuses pour les femmes qui représentent 80 % des travailleurs pauvres et précaires.


À la maison, les tâches ménagères continuent d’être très largement assumées par les femmes en particulier à la naissance du premier enfant.
Les députés européens ont récemment adopté une résolution visant à harmoniser « par le haut » les droits des femmes. Si cette résolution est un point d’appui, il ne faut pas se faire d’illusions puisqu’il ne s’agit que d’une incitation sans sanctions et sans moyens, tandis qu’en France, des centre d’IVG ferment un peu partout. Ce ne sont que discours et hypocrisie…


De même, la loi contre les violences faites aux femmes, adoptée par l’Assemblée nationale le 25 février, essentiellement axée sur les violences conjugales est très en retrait de la loi-cadre du Collectif national pour droits des femmes avec très peu de mesures de prévention, de formation des personnels et sans moyens. (voir ci-dessous).


Il faut également condamner l’instrumentalisation des discours féministes par le gouvernement à des fins racistes et la loi sur la burqa dans le cadre du débat sur l’identité nationale en est un exemple.


Partout des manifestations ou des rassemblements se tiendront le 8 mars. Plus que jamais, il s’agit d’aller y exprimer notre refus d’un nouvel ordre réactionnaire, de s’y battre, entre autres, pour un véritable service public de la santé, de l’éducation, de la petite enfance et le respect du droit à l’IVG. Enfin, ce 8 mars est aussi une première échéance pour la 3e Marche mondiale des femmes dont les initiatives rythmeront les mois à venir.


Lisbeth Sal


Pour en savoir plus sur le 8 mars :

 

link


www.archivesdufeminisme.fr/article.php3?id_article=80

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 10:25
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En Languedoc-Roussillon, les nombreux propos à connotation raciste de Georges Frèche ne sont pas des dérapages et encore moins le reflet d’un prétendu parler du Sud.


Il y a une volonté délibérée de séduire l’électorat d’extrême droite, assez important dans notre région qui détient depuis longtemps tous les mauvais records (chômage, précarité, pauvreté…) et où les rapatriés d’Algérie sont nombreux.


Cet électorat ne s’y trompe pas puisque les sondages montrent une montée de la liste Frèche aux dépens de la droite et du FN.


Le glissement de Frèche vers la droite se fait aussi lorsqu’il exprime son accord avec Sarkozy sur de nombreux points ou lorsqu’il propose la suppression de 1 000 emplois d’agents municipaux.


Cette dérive est de même nature que celle qui a conduit Besson à devenir un des ministres de Sarkozy. Elle est le résultat d’années d’adaptation du PS au libéralisme, qui fait tomber la frontière entre la droite et la gauche.
Dans un tel contexte, le NPA a pris très tôt l’initiative pour tenter de rassembler la gauche anti-libérale et anticapitaliste.


Il a d’abord fallu s’entendre sur le second tour. Pour le NPA, aucun accord n’étant possible avec Frèche, nous avons annoncé notre intention de nous maintenir au second tour, par des fusions démocratiques avec les listes de gauche non-fréchistes.


Cette position est devenue celle de la liste unitaire mais le débat au sein du PCF et du Front de gauche fut sur ce sujet assez long. La seconde discussion a porté sur la nature de l’alliance à construire. Une partie du Front de gauche espérait une alliance de toute la gauche anti-fréchiste, tandis que le NPA insistait sur la rupture avec la gestion sociale-libérale, ce qui rendait impossible un accord de premier tour avec Europe Écologie ou le PS non fréchiste. Là encore, c’est cette position qui l’a finalement emportée.


Le programme de la liste unitaire intègre ainsi les questions nationales : le Smic à 1 500 euros net, les 300 euros d’augmentation pour tous et l’interdiction des licenciements, en premier lieu dans les entreprises qui font des profits.


Le programme régional met en avant la solidarité des territoires alors que l’adaptation à la mondialisation capitaliste implique leur mise en concurrence. Cela se traduit par la défense et l’extension des services publics, le refus d’appliquer le plan campus ou de financer l’enseignement privé au-delà du minimum légal, le refus de la réforme territoriale, l’arrêt des subventions aux entreprises capitalistes afin de pouvoir aider les coopératives, les circuits courts dans l’agriculture, la reprise de leur entreprise par les salariés en lutte, etc.


La solidité de l’accord conclu entre huit organisations s’est confirmée lorsque la direction nationale du PS a décidé de présenter au dernier moment une liste contre Frèche. Europe Écologie et le PS ont alors donné le spectacle lamentable de discussions de préséance tandis que notre liste a maintenu le cap autour de son programme.


Une dynamique militante s’est désormais enclenché avec un meeting réunissant plus de 3 000 personnes à Montpellier fin janvier et des dizaines de réunions publiques, des dizaines de milliers de tracts distribués sur l’urgence sociale, l’urgence écologique, l’urgence démocratique.


Cette dynamique grandissante rend crédible nos objectifs : pouvoir se maintenir au second tour, être en tête des listes de gauche non-fréchistes, offrir au second tour une alternative contre la droite et contre Frèche. Un espoir est né ! Les dernières semaines de campagne vont être décisives.

Voir programme de la liste sur :

 

lien


www.agauchemaintenant.fr

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 10:22
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À l’appel de la GSEE (secteur privé) et d’Adedy (secteur du public), 2, 5 millions de travailleurs se sont associés à la grève du 24 février (sur 11 millions d’habitants).

Les manifestations ont été partout combatives, comme à Athènes, avec 50 000 personnes dans la rue et des slogans affirmant que ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise et attaquant l’Union européenne et le FMI.

 Ce succès confirme celui de la grève du 10 février, où seule Adedy appelait, et constitue une réponse cinglante aux prétentions des agences financières de notation qui menacent de baisser la note du pays si le gouvernement n’arrive pas à empêcher les mobilisations.

 Mais c’est aussi une réponse à la fable selon laquelle la Grèce vivrait au-dessus de ses moyens. Une véritable insulte alors que la Grèce compte parmi les régions les plus pauvres d’Europe et que bien des travailleurs doivent cumuler deux emplois pour arriver à boucler leur mois.

Face aux mesures annoncées et à venir (un deuxième paquet est exigé par la bourgeoisie européenne, visant notamment le quatorzième voire le treizième mois), la fermeté sur les revendications est décisive.

 En ce sens, les revendications des deux syndicats enseignants du premier et deuxième degré sont un bon exemple : salaire minimum à 1 400 euros, intégration des primes au salaire, budget de l’Éducation porté à 15 % du budget national et représentant au moins 5 % du PIB. Elles ont défilé sous le titre « Ils déclarent la guerre ? Ils vont recevoir la réponse qu’ils méritent ! »

Cela dit, les obstacles à l’extension des luttes sont importants. Il y a d’abord le double discours des directions syndicales dirigées par la Pasok (PS). La GSEE dit « nous refusons de payer le prix d’une crise dont nous ne sommes pas responsables » pour ajouter aussitôt qu’il n’y a pas que les travailleurs qui doivent faire des sacrifices, admettant ainsi que les mesures anti-ouvrières sont nécessaires mais demandant à Papandreou de prendre aussi une ou deux mesurettes contre le patronat.

Second obstacle, décisif, la division du mouvement ouvrier, entretenue avant tout par le KKE (PC) qui a réussi le 24 février une « dynamique mobilisation » tout en restant à part des autres cortèges ! La gauche antilibérale et anticapitaliste a donc la responsabilité historique de pousser réellement au « tous ensemble ». De ce point de vue, l’appel de la coalition Antarsya va dans le bon sens, appelant à étendre les grèves avec assemblées générales de masse et comités de grèves coordonnés.

Il y a urgence, les impasses peuvent vite venir, à l’exemple de cette campagne xénophobe menée actuellement non pas contre les pressions des capitalistes allemands, mais contre « les Allemands », avec évocation de l’occupation nazie. La coordination des travailleurs à toute l’échelle européenne devient prioritaire.

D’Athènes, Andreas Sartzekis
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