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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 10:15

L’appel massif à la défense du fret met le gouvernement et les institutions européennes face à leurs contradictions : prétendre défendre l’environnement tout en cassant le transport ferroviaire public.

Le Grenelle de l’environnement avait décidé de freiner les projets autoroutiers, sauf ceux qui étaient déjà en cours de réalisation ou pour lesquels les décisions avaient déjà été prises.


Au final, poursuite des projets autoroutiers et destruction du transport de marchandises par le rail. Cela s’inscrit dans un contexte où les attaques libérales du gouvernement français et des institutions européennes contre l’ensemble des services publics (santé, éducation, transports, etc.) provoquent de plus en plus rapidement des contradictions insurmontables.


Lors de la rencontre nationale du 6 février de Urgence climatique Justice sociale (UCJS), collectif dont fait partie le NPA, un appel pour des mobilisations populaires en défense du fret ferroviaire a été rendu public.


Cet appel initié par SUD-Rail a été finalisé avec dix associations et partis politiques dont le NPA. Il pointe les conséquences des politiques concernant le Fret ferroviaire « libéralisé » suite aux décisions prises par les gouvernements européens depuis 1991, par ailleurs en contradiction complète avec les annonces « écologiques » du gouvernement Sarkozy et celles de la direction de la SNCF. Ce dernier, au fil des restructurations, dilue le service public de transport ferroviaire dans une holding (old dingue ?) purement capitaliste.


La politique menée a pour conséquence première la disparition du transport ferroviaire par wagons isolés (jugé non rentable financièrement) qui va encombrer les routes d’encore plus de camions. Une véritable réussite pour le Grenelle de l’environnement ! Mais cela ne risque pas de déranger la SNCF, principal transporteur routier en France avec ses filiales.


Ensuite, cette politique va supprimer à court terme 5 000 emplois de cheminots et mettre une pression supplémentaire sur les agents restants, afin de casser la réglementation du travail applicable et donc dégrader leurs conditions de travail. C’est un des aspects d’un récent rapport de la Cour des comptes qui « dénonce » les rigidités réglementaires qui occasionnent « des surcoûts inacceptables ».


La SNCF réfléchit d’ailleurs aux possibilités de transfert de ses agents vers des filiales ou des sociétés privées.
Le dernier exemple en date est la création d’un Opérateur ferroviaire de proximité sur la région Auvergne, avec la disparition de 400 emplois de cheminots qui pourraient être reversés dans une société privée. La direction Marchandises SNCF-Geodis refuse de donner la moindre information aux représentants du personnel sur quoi que ce soit au prétexte du secret commercial.


Enfin, la religion libérale va dégrader encore plus la sécurité des circulations, déjà mise à mal par la séparation de 1997 entre la SNCF et RFF (Réseau ferré de France). De nombreux incidents, mettant en cause des sociétés privées ferroviaires fret, ont déjà été constatés et tus. À ce jour, il n’y a pas encore eu d’accidents graves, heureusement ! Mais la politique du risque calculé à déjà montré sa dangerosité dans d’autres pays (Italie, Angleterre, etc.).


Cet appel conclut que, comme pour tous les services publics, la libéralisation a un coût social : pour la communauté (transports routiers plus importants donc plus de pollution) et pour les cheminots (suppression de postes et dégradation des conditions de travail), au profit d’une minorité qui, dans ce cas, joue au cheminopoly.


Emparons-nous de cet appel pour mener campagne auprès des salariés et des usagers, et défendons une politique des transports sociale et écologiste.


Jean Massil

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 10:11

fin de droits- deux889.jpg

Si la crise est en partie responsable de l’augmentation des plans sociaux et des chiffres du chômage, la nouvelle convention Unedic est à l’origine de l’explosion du nombre de personnes qui se retrouvent sans aucun revenu.


Un million de chômeurs en fin de droits en 2010, soit 30 % de plus en un an, dont 400 000 n’auront aucun revenu car ils ne sont pas éligibles au RSA ni à l’allocation spécifique de solidarité1 (ASS). Et ce ne sont pas les annonces faite par Laurent Wauquiez, le 25 février, qui changeront quelque chose car le gouvernement et le patronat persistent dans leur refus de prolonger l'indemnisation des chômeurs en fin de droits.


Cette situation est bien évidemment le résultat de la crise du capitalisme – 2 200 plans sociaux en 2009 – mais elle découle aussi des conditions d’indemnisation. En effet, pour toucher l’ASS d’un montant de 460 euros, il faut avoir travaillé au moins cinq ans dans les dix dernières années. Résultat, seul un chômeur sur deux est indemnisé.


C’est donc bien le problème de la dégradation des conditions d’indemnisation qui est posé : pour ceux qui justifient de quatorze mois de cotisations, la durée d’indemnisation est passée de 30 mois en 1992 à 14 mois en 2009, soit une diminution de plus de la moitié.


Et le montant global des allocations chômage versées ne cesse de baisser depuis 2004 (27 milliards en 2004, 22, 7 en 2007, alors que le nombre de chômeurs, lui, n’avait pas baissé…).


Le directeur général de Pôle Emploi reconnaît d’ailleurs les effets de la nouvelle convention d’assurance chômage : « On bénéficie plus vite du régime d’indemnisation mais on en sort aussi plus vite ».


Cette situation est aussi le bilan de la politique « d’activation des dépenses passives » décidée par le Medef et ses complices syndicaux : au lieu de servir à l’indemnisation des chômeurs, l’argent des cotisations est l’objet d’un véritable détournement puisqu’il sert à engraisser de nombreuses boîtes privées auxquelles sont sous-traitées certaines recherches d'emploi et qui font du business sur le dos des chômeurs (Ingeus, par exemple).


Pour résoudre le problème, les propositions du patronat et du gouvernement sont une véritable provocation : certains contrats aidés pourraient être réservés en priorité aux chômeurs en fin de droits et les patrons qui les embauchent bénéficieraient de nouvelles exonérations de cotisations… Cela permettrait donc d’avoir le privilège de bénéficier de contrats précaires, à mi-temps et payés au Smic !


Dans le même mouvement, le gouvernement en rajoute en choisissant la répression et ressort la chasse aux fraudeurs. Dans le cadre de la loi Loppsi 2, trois amendements ont été adoptés visant à renforcer les possibilités de contrôle et donc à transformer les salariés de Pôle Emploi en flics.


Concrètement, les agents en charge de la lutte contre la fraude seront assermentés et pourront dresser en cas d’infraction des PV qu’ils transmettront au Procureur de la République. Le secret professionnel sera levé entre différents services. Sans attendre le vote de ces amendements, Pôle Emploi a déjà commencé à s’organiser pour « améliorer » la chasse aux « fraudeurs ».


Cette disposition s’inscrit dans le cadre de la convention tripartite Unedic-État-Pôle Emploi signée début 2009, où il était clairement affiché un indicateur « d’effectivité du contrôle de la recherche d’emploi » avec un suivi du taux de radiation.


Les quatre organisations de chômeurs (AC, Apeis, MNCP et CGT privés d'emploi) ont donc décidé de lancer un appel commun réclamant la prolongation des droits des chômeurs arrivés en fin de droits ou qui vont y arriver et l’assouplissement des conditions d’accès à l’ASS. Pour financer ces mesures d’urgence, les associations de chômeurs rappellent que l’argent existe : « Il s’agit à tous le moins des 5 milliards d’exonérations de cotisations sociales sur les bas salaires, des quelque 4 milliards de ces exonérations dues au régime favorable des heures supplémentaires que le gouvernement a instauré ».


Le NPA soutient cet appel. Aucun revenu inférieur à 1 500 euros net !


Lucas Maldini


1. L'ASS, prend le relais de l’allocation chômage sous certaines conditions.

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 09:58
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Le blogueur:

 En illustration sur les fables que nous servent les libéraux sur "la concurrence libre et non-faussée" qui soi-disant favoriserait le consommateur!  Ce cas est édifiant : la concurrence du secteur public (et de qualité) dérange le secteur privé correspondant ? Un service public de qualité ose déranger un secteur où il y a du profit à faire? Le privé n'a qu'à lever les sourcils, et on démantèle le servive public, qui s'écrase. Et hop on supprime le problème.

Déjà Thatcher voulait régler son compte à la BBC, ce sera fait sous un gouvernement travailliste encore plus libéral  ! 

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La BBC donne raison à Rupert Murdoch. Estimant que son succès sur le Web menaçait le pluralisme, elle va réduire le périmètre et le budget de son site. Mieux : elle s'emploiera à renvoyer les internautes vers ses concurrents. Une victoire pour les médias privés, qui dénonçaient la place du service public dans l'information en ligne.


Ces décisions ont été annoncées mardi dans le rapport stratégique de la BBC. Elles s'inscrivent dans un plan général d'économies, qui prévoit notamment la baisse du budget des chaînes de télé et la fermeture d'une radio musicale.


Pour expliquer sa nouvelle stratégie sur le Web, la BBC n'avance pourtant pas des arguments budgétaires, mais démocratiques.

La BBC veut laisser une place au privé sur le Web

Le rapport présente Internet comme un espace public que se partagent les différents médias. Et le partage actuel serait trop déséquilibré en faveur du service public.


Le site de la BBC est nettement plus populaire, plus riche en contenus et mieux référencé que ceux, au hasard, du Times et du Sun, les deux quotidiens de Rupert Murdoch.

Pour rééquilibrer le partage du Web, les dirigeants de la BBC sont donc prêts à se dévouer et à faire des sacrifices :

  • Le nombre de pages et de rubriques du site sera réduit de moitié ;
  • Le site se transformera en « fenêtre vers le Web » : chaque page devra proposer au moins un lien vers un autre site et, au total, le taux de clics vers des sites extérieurs devra doubler, passant de 10 à 20 millions par mois ;
  • Le budget du site baissera de 25%.

Evidemment, c'est aussi une question d'argent. Pour les patrons des médias privés, le succès du site de la BBC ne s'explique pas simplement par sa qualité, mais par sa stabilité financière : le financement public, via la redevance, fausserait la concurrence.

Murdoch dénonce le financement public du site de la BBC

En résumé, la BBC va donc s'employer à limiter la popularité de son site et à augmenter celle de ses concurrents privés.

C'était ce que réclamait Rupert Murdoch, propriétaire en Grande-Bretagne non seulement du Times et du Sun, mais aussi du groupe de télévision par satellite BSkyB.


Son fils, James Murdoch, patron du groupe familial News Corp pour l'Europe et l'Asie, s'en était pris à la BBC en août dernier. En invoquant, lui aussi, le bien commun :

« Dans ce paysage médiatique, le développement du journalisme financé par l'Etat est une menace pour le pluralisme et l'indépendance de l'information, qui sont si importantes pour notre démocratie. »

Les stratégies de la BBC et de Rupert Murdoch sur le Web sont pourtant radicalement différentes. Contrairement au service public, il mise sur des sites payants, réservés aux abonnés, et il veut bloquer le référencement de ses journaux sur Google.


Les revendications de Rupert Murdoch contre la BBC étaient soutenues par les conservateurs, donnés favoris aux élections. L'éventualité de leur retour au pouvoir a peut-être poussé les dirigeants du service public à prendre d'eux-mêmes les devants.



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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 09:44

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une ouverture ou … trois fermetures ?

Les vacances ont été l’occasion pour le Snuipp d’être enfin reçus par les représentants de la municipalité pour évoquer le dossier de la fermeture de 3 écoles à Quimper.

 Il est urgent que la mairie ne fasse plus planer sur ces écoles la menace de fermeture alors que parents et enseignants s’y opposent, choqués par la brutalité des décisions prises en l’absence de toute concertation.

Dès le mois de décembre, à l’annonce de la fermeture de 3 écoles quimpéroises, Le Snuipp avait demandé audience au maire de Quimper.

 

Mme Cariou adjointe aux affaires scolaires, Mme Conan directrice de cabinet de M. Poignant et Mme Le Goualher, du service enfance nous ont donc accueillis pendant les vacances, dans un climat serein afin d’échanger sur cette carte scolaire avant l’heure.

 

Sur le projet de fermeture, nous avons pu réaffirmer plusieurs points :


- Fermer ces écoles ne renforcera pas les autres écoles publiques. Les petites structures sont aussi efficaces que les écoles plus importantes au niveau pédagogique. 


- La décision positive doit être prise avant la carte scolaire et le mouvement pour ne pas laisser les enseignantes de ces écoles dans l’incertitude pour leur affectation. 


- Les avis des enseignants et parents de ces écoles doivent être pris en compte afin d’envisager des solutions pour pérenniser l’implantation des services publics dans le centre-ville et sur Ergué-Armel.

 

Nous avons appris lors de cette réunion que l’Inspection académique avait garanti que les six postes récupérés après fermeture resteraient sur la ville de Quimper.

 

Voilà une promesse orale qui nous semble bien curieuse : la carte scolaire n’est pas une opération de marchandage mais la transcription des évolutions démographiques (et aussi de la rigueur budgétaire !).

 

Nous avons aussi regretté les annonces concomitantes de fermeture de deux écoles maternelles et d’ouvertures de nouveaux locaux pour la petite enfance : doit-on sacrifier les écoles maternelles pour créer des crèches à Quimper ?

 

Sur la classe passerelle, qui occuperait l’école maternelle des Pommiers fermée, nous avons émis des réserves sur le fond et sur la forme :

 

- Même si ce n’est pas l’intention de la ville, nous craignons que cela ne fragilise encore la scolarisation des enfants de 2/3 ans (objectif affiché de l’Inspection Académique.) Il n’y aurait qu’un ½ poste d’enseignant alloué pour encadrer cette « classe » de 20 enfants en partenariat avec une éducatrice jeunes enfants et les services de la petite enfance de la ville. Nous ne croyons guère à un système où le partenaire Education Nationale se désengagera dès qu’il le pourra... 


- Nous ne sommes pas opposés à davantage de relations entre la petite enfance et l’école maternelle, il faut cependant que la passerelle soir reliée à une école Publique. Le projet actuel ne le prévoit pas.

 

Certes, un dialogue s’est engagé avec la municipalité après beaucoup de maladresses, de concertations non engagées, mais ce que nous attendons maintenant c’est une ambition pour l’école publique qui ne passe pas par la politique du bulldozer.

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 09:17

Par LCR Belgique le Jeudi, 04 Mars 2010



Les femmes sont les premières victimes de la crise du capitalisme.


Elles sont majoritaires parmi les pauvres et dans les boulots précaires, gagnent en moyenne moins que les hommes, touchent une plus petite pension et sont les plus durement touchées par les politiques anti-sociales qui veulent faire payer la crise aux travailleurs-euses, agravant encore plus les violences qu'elles vivent déjà au quotidien.


Au début de la crise, les pertes d'emplois massives touchaient des secteurs majoritairement masculins, comme l'industrie lourde ou l'automobile. Pourtant, à l'époque, les travailleuses constituaient déjà 30% des salarié-e-s en chômage économique alors que leur proportion parmi le personnel de ces secteurs était bien moins élevée.


Au troisième trimestre 2009, les chiffres deviennent plus parlants; sur les 39.000 nouveaux-elles chômeurs-euses enregistré-e-s, 31.000 sont des femmes!


Celles qui gardent leur travail s'affrontent à l'augmentation des cadences et de la flexibilité que les patrons imposent en prétextant la crise, avec toutes les conséquences négatives en chaîne sur leur santé, leur salaire, leurs droits sociaux ou leur pension.


Beaucoup de secteurs majoritairement féminins, comme le nettoyage ou la grande distribution, leur imposent des temps (très) partiels, souvent avec des horaires variables ou coupés. Ainsi, 50% des femmes salariées travaillent à temps partiel contre 11% des hommes. Partant d'une situation déjà moins enviable avant la crise, la détérioration des conditions de travail pour tout le monde est encore plus importante pour les travailleuses.


Les inégalités entre hommes et femmes se ressentent aussi dans la vie privée. Même lorsqu'elles ont un emploi, les femmes doivent s'occuper en plus du ménage et du soin aux enfants ou aux personnes dépendantes. Faute de services publics accessibles et adaptés en quantité et en qualité, les femmes sont ainsi plus nombreuses à sacrifier leur autonomie financière en se retirant du marché de l'emploi de façon temporaire ou définitive pour assumer ces tâches.


Celles qui peuvent se le permettre s'en déchargent... sur d'autres femmes moins bien lotties parce que peu qualifiées, sans papiers ou discriminées sur base de leurs origines, qui n'ont pas d'autre choix que d'accepter ce genre de travail, souvent au noir ou en titres-services.


Les budgets d'austérité votés par les gouvernements vont encore restreindre l'offre et la qualité de services publics, faisant encore plus reposer sur les épaules des femmes le poids des tâches "domestiques".


Au chômage, au travail, à la maison ou à la retraite, les femmes ont des conditions de vie plus difficiles que les hommes. Les inégalités dans leurs carrières expliquent l'écart salarial et leurs pensions en moyenne 20% plus basses que celles des hommes. Majoritaires parmi les cohabitant-e-s, elles reçoivent des allocations sociales réduites alors qu'elles ont cotisé autant que les isolé-e-s lorsqu'elles étaient salariées.


A la tête de 85% des familles monoparentales, elles ont encore plus de difficulté à trouver un logement ou un travail et à se construire une vie sociale. Sans compter les violences sexistes qu'elles vivent, des insultes aux coups et mutilations, en passant par le harcèlement, les viols, les pressions morales et sociales... voire le meurtre.


En période de crise, ces injustices et ces inégalités ont tendance à augmenter. Le capitalisme utilise le sexisme et l'oppression des femmes pour diviser les travailleurs et les travailleuses. Or, trop souvent, la lutte pour l'égalité entre hommes et femmes passe au second plan lorsqu'il s'agit de résister aux attaques patronales et gouvernementales.


Plus que jamais, il est donc nécessaire de faire converger les fronts de luttes contre le sexisme, le racisme et le capitalisme en se mobilisant largement, toutes et tous ensemble, pour l'égalité des salaires, des conditions de travail et des conditions de vie entre hommes et femmes à travers:

  • la réduction du temps de travail sans perte de salaire, sans augmentation des cadences ou de la flexibilité et avec embauche compensatoire
  • l’interdiction des contrats précaires et leur conversion en emplois statutaires ou en CDI à temps plein
  • l’augmentation et l'indexation automatique des allocations sociales et des salaires calculés sur base de la fonction
  • la suppression du statut "cohabitant" et du contrôle des chômeurs/euses
  • la prépension à 55 ans et la pension à 60 ans maximum pour toutes et tous, avec une allocation de 75% du revenu sur les 5 meilleures années et une juste reconnaissance des métiers pénibles des femmes.
  • la défense, l’extension et l'amélioration de tous les services publics, particulièrement dans les secteurs de l'accueil de l'enfance, de l'aide aux personnes et de la lutte contre les violences sexistes
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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 09:11

L'eau, ressource essentielle à la vie, est un patrimoine commun de l'humanité. Il s'agit de le préserver des intérêts particuliers et de la logique marchande.

 


Aujourd'hui, toutes les études pointent un surcoût d'au minimum 25% pour la gestion déléguée du service de l'eau, surcoût payé par les usagers, alors que ce mode de gestion ne permet pas de savoir ce qui est facturé précisément.


La différence entre le prix facturé et le coût réel du service est dénoncé par un nombre grandissant d'élus et d'associations d'usagers et constitue un véritable scandale financier.


Les collectivités territoriales et les usagers sont laissées seuls face aux géants de l'eau (Véolia Environnement-Générale des Eaux, Suez Environnement, Saur), eux qui n'ont bien souvent ni les moyens financiers ni les moyens techniques de leur indépendance. Les nombreux cas de corruption avérée d'élu ont provoqué le vote de la loi Sapin contre la corruption en 1993.


Les géants de l'eau tiennent sous leur coupe le secteur entier du service de l'eau (production, distribution, assainissement) et son corollaire (actions de protection de la ressource et de reconquête de la qualité de l'eau). Il n'y a pas de concurrence réelle sur ce marché, véritable oligopole.


Les géants de l'eau ont mis en œuvre une véritable stratégie de raréfaction des compétences aidés en cela par l'État qui a supprimé les services compétents (DDE,DDA) via la RGPP. Pilotant de l'intérieur et de l'extérieur tous les organes de décision officiels, ils imposent les normes techniques d'aujourd'hui et de demain, écartant les techniques ou les usages alternatifs préjudiciables à leur activité.


Ils se placent comme des acteurs incontournables pour présider demain au contrôle des usages de l'eau.


L'effet dévastateur à long terme des micro-polluants a été récemment mis en lumière. L'Europe rend dorénavant obligatoire leur prise en compte dans le processus d'assainissement et ce dès 2015. Cette obligation va entraîner une hausse massive de la facture des usagers et pose les questions de la pertinence du modèle actuel de gestion de l'eau et de la nécessaire solidarité entre collectivités territoriales.


Les effets du dérèglement climatique risque d'accroître encore les tensions autour des ressources souterraines profondes en eau y compris en Europe et met en péril la paix dans le monde.


Nos élus défendront une gestion directe du cycle étendu de l'eau (production, distribution, assainissement, actions de prévention et de reconquête de la qualité de l'eau) sous contrôle des usagers dans toutes les instances où la région est représentée. Nos élus conditionneront l'attribution de subventions à l'existence d'une gestion directe ou à un transfert rapide et planifié vers ce mode de gestion.


Nos élus créeront un observatoire de l'eau chargés d'accompagner techniquement (observatoire du prix de l'eau, information, soutien pour la gestion directe ou la migration de la gestion déléguée vers la gestion directe) et administrativement (veille législative) les collectivités territoriales et les associations d'usagers. Ce comité pourra être saisi par les collectivités territoriales ou les associations d'usagers afin de contrôler l'activité des exploitants privés. Les usagers seront représentés au sein de ce comité d'experts. Les travaux de ce comité seront publics.


Nos élus défendront la coordination la plus large possible entre les services de l'eau des collectivités territoriales. Ils militeront en faveur d'une mise hors marché de l'eau, c'est à dire la création d'un monopole public de la gestion de l'eau et la création d'une entreprise publique de l'eau à partir de la nationalisation sans indemnités des entreprises privées. Cette entreprise publique sera financée par son activité commerciale auprès des entreprises en France et à l'étranger, son budget sera équilibré par l'État. Son conseil d'administration sera composé pour un tiers des représentants de l'État, un tiers des représentants du personnels et un tiers des représentants des usagers.


Nos élus militeront pour que l'accès à l'eau soit reconnu droit inaliénable de l'être humain et donc garanti par la puissance publique pour que nul ne puisse plus en interdire l'accès à quiconque a contrario de la situation actuelle où un portefeuille mal garni peut nous interdire l'utilisation d'une ressource élémentaire.


Nos élus défendront l'application stricte du principe pollueur/payeur a contrario de la situation actuelle où les particuliers payent 85% de la redevance « pollution » à l'agence de l'eau Loire-Bretagne alors qu'ils ne génèrent que 15% de la pollution.


Nos élus s'opposeront à la tarification préférentielle pour les gros consommateurs.


Nos élus militeront en faveur d'une dotation inconditionnelle d'autonomie de 55 m3 pour un foyer de deux personnes, à moduler selon la taille du foyer, puisque l'eau est une ressource essentielle à tous.


Nos élus militeront en faveur d'une gouvernance mondiale de l'eau pour faire face aux conflits d'usage des ressources en eau et préserver la paix.


Nos élus militeront en faveur d'un nouveau modèle de gestion des ressources en eau : traitement de la pollution à la source – y compris les effluents domestiques – et arrêt du gâchis des eaux souterraines profondes par le recyclage des eaux superficielles (ex: toilettes sans eau et eau hygiénique au robinet).


Nos élus militeront en faveur pour le renforcement des moyens de la police de l'eau, l'intensification des contrôles et la fin de l'auto-surveillance des installations par les industriels.

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 08:54
vendredi 05 mars 2010

Avant le vote, les têtes de liste aux élections régionales doivent s'exposer à de gros risques financiers. Dans l'incertitude. Et dans un cadre réglementaire très strict.

Enquête

Les gros budgets


Le budget de la liste de Bernadette Malgorn (majorité présidentielle) frôle les 450 000 €. Le tout a été réuni « par emprunt personnel », ainsi que par « une contribution de chaque colistier », indique Mathieu Guillemin, son codirecteur de campagne : « 4 000 € pour les candidats en position éligible, 600 € pour les autres. » La même règle avait déjà été appliquée, « en 2004, pour la liste Rohan ». Ce gros budget est essentiellement mangé par les frais d'impression et la communication, « notamment Internet ».


Celui de Jean-Yves Le Drian (PS) « restera sous la barre des 400 000 € », précise Pierrick Massiot, directeur-adjoint de la campagne. Des fonds réunis par l'apport des partis (PS et PC) et, surtout, « par un emprunt personnel de Jean-Yves Le Drian, comme en 2004 ». Ils ont d'abord servi « à payer tous les documents », les salaires des permanents de la campagne, un cabinet de conseil en communication ainsi que l'organisation.


Les moyens


Pour la liste de Guy Hascoët (Europe Écologie Bretagne), le budget est bloqué « au plus juste, à 350 000 € », note Laurent Hamon, mandataire financier. Des fonds réunis par emprunt bancaire d'un candidat tête de liste, en position éligible, avec caution des deux partis (Verts et UDB).


Pour Bruno Joncour (MoDem), il s'élève à « environ 100 000 € », en plus des 80 000 € de base, réunis par emprunts personnels « de plusieurs candidats éligibles », constate Boris Guillou, le mandataire financier.

Pour Gérard Perron (Ensemble pour une Bretagne à gauche, solidaire, écologique et citoyenne), on en reste à 100 000 €, « dont 62 000 € seulement pour les bulletins et professions de foi », pointe Alain Guichard, directeur de campagne. Ils ont été réunis par des dons individuels et un emprunt souscrit par la tête de liste.


Les petits


Pour Christian Troadec (Nous te ferons Bretagne), le ticket des 80 000 € a été « divisé en trois » entre Gauche alternative, Parti breton et Alliance écologiste indépendante. S'y ajoutent quelques militants et donateurs. La quasi-totalité va « aux frais d'imprimerie ».


Pour Bretagne phare du nouveau monde (Alexandre Noury), le budget se limite « à 45 000 € » réunis par emprunts des candidats et dons des militants. Du coup, « nous n'enverrons pas de bulletins par La Poste, on ne les trouvera que dans les bureaux ».


Et les tout petits


Pour Laurence de Bouard (Vraiment à gauche), le budget est de 30 000 €, essentiellement apportés par le NPA, le Nouveau parti anticapitaliste. Pas d'emprunts, mais des appels à dons.


Comme pour Lutte ouvrière qui estime que sa campagne ne devrait pas dépasser « 7 000 € à 9 000 € ». Elle sera financée par souscription, avec des petits dons « allant de 10 € à 30 € ». Par économie, le bulletin LO ne sera disponible que « dans les bureaux de vote », il ne sera pas adressé aux électeurs.


Charles Laot et ses colistiers de Terres de Bretagne font, eux aussi, au plus strict minimum : « 15 000 € en tout et pour tout », grâce à « des dons de sympathisants ». Pas de profession de foi ni de bulletins de vote. Par économie. Mais aussi par respect pour l'environnement : « Ça représente 45 t de papier, soit deux semi-remorques ! » Alors, ils appellent leurs électeurs à imprimer eux-mêmes leur bulletin de vote, en le téléchargeant sur Internet.


 

Christophe VIOLETTE.
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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 08:40

5 mars 2010


Pas d'augmentation des salaires qui pourtant frôlent le Smic, des conditions de travail difficiles... Les salariés du groupe Doux «saturent». La CFDT leur suggère, entre autres, de baisser les cadences.


Les représentants du personnel CFDT du groupe Doux se sont réunis, hier, à Lorient. Il y avait autour de la table des délégués de La Vraie-Croix, de Chantonnay (85), de Pleucadeuc, Sérent, Père Dodu (Quimper), et de Châteaulin (29).


«Les négociations annuelles de début d'année n'ont duré qu'une journée. Autant dire qu'il n'y a pas eu de négociations. D'ailleurs, la direction a annoncé qu'il n'y aurait pas d'augmentation cette année. On nous a laissé entendre que c'était impossible puisque 1.500 personnes dans le groupe ont engagé une action judiciaire concernant le temps de pause et que Doux allait être obligé de débourser de fortes sommes», explique laCFDT.


«Ce n'est pourtant pas normal de mélanger pouvoir d'achat et acquis sociaux. En plus, ça pénalise 3.500 salariés dont 80% sont au Smic. Parce que le Smic nous a rattrapés depuis un moment. Avec plus de 30 ans de maison, chez nous on gagne encore le Smic! Sans compter que la participation en 2009 a été de 80 centimes d'euros...».

Des actions en vue

Les délégués CFDT sont remontés: «La direction du groupe avait annoncé davantage de dialogue social. On voit ce que ça donne dans les faits». S'oriente-t-on vers une grève de protestation? «Aujourd'hui, ça semble très difficile. Tout le monde a peur de perdre son emploi. Chacun a des difficultés financières. On ne va pas emmener les gens au casse-pipe avec huit jours de grève.


En même temps, on a perdu confiance dans cette direction qui continue à engranger des pertes quand nos concurrents font des bénéfices sur des marchés similaires. Depuis 1990, on a fermé 17 sites et on n'est pas plus compétitifs pour autant. Nous préparons donc des actions au niveau du siège du groupe. Il y aura des débrayages sur les sites qui sont amenés à travailler le samedi. Et nous invitons les salariés à ne pas trop s'investir dans leur travail et à gérer leur santé».

  • Flore Limantour
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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 08:23

5 mars 2010


La CFDT fait le point ce matin sur la situation de l'ADMR 29. À la fédération, placée sous procédure de sauvegarde, les événements s'enchaînent. ÉlieBidet, le directeur, a quitté l'entreprise. Un tiers des salariés (140 personnes) pourrait être licencié.
 

Syndicat majoritaire du réseau, la CFDT du Finistère s'est, désormais, pleinement saisie du dossier «Aide à domicile en milieu rural» (3.700 salariés, 28.000 personnes aidées). Hier, elle a rencontré le conseil général, principal financeur du réseau composé d'une fédération et de 92 associations.

Le réseau perdrait 400.000 € par mois

En décembre, la fédération a été placée, seule, sous procédure de sauvegarde, par le tribunal de grande instance de Brest. MeRobert, administrateur judiciaire nommé alors, devrait rendre les conclusions du bilan économique et social étendu à l'ensemble du réseau le 15 mars. Mais Élie Bidet, directeur de la fédération, ne sera pas là pour en prendre connaissance. Par rupture conventionnelle de contrat, il a quitté son poste. Il n'est, à ce jour, pas remplacé, comme on nous l'a confirmé à l'accueil du siège plabennecois. Christian Maguet, président, ne communique toujours pas et Thierry Rivoal, directeur adjoint, ne sera pas joignable avant lundi, nous a-t-on dit. Impossible, donc, de faire un point avec les instances décisionnaires ou dirigeantes. Des pistes, des solutions, pour sauvegarder ce qui peut l'être du réseau finistérien -il perdrait actuellement 400.000€ par mois-, ont été avancées.

52 associations débitrices de la fédération

Les associations locales, débitrices de la fédération, seraient invitées à rembourser cette dernière. Si elles n'en ont pas la capacité, elles doivent se faire connaître auprès du TGI de Brest qui décidera du placement sous procédure de sauvegarde ou en redressement judiciaire, voire en liquidation judiciaire.


Cinquante-deux des 92 associations du département seraient concernées. Concernant la fédération, c'est sur le poste le plus important -les charges de personnel- que des économies devront être faites. Après étude de l'expertise comptable, il aurait été préconisé la suppression d'un tiers des 140 postes existants. Sans préciser lesquels. Ambiance!


Compte tenu des proportions que prennent les événements, l'Union nationale des ADMR a missionné dans le Finistère, un homme, Charley Trigano. Pour quoi faire? Impossible à vérifier, hier. L'homme aurait annoncé avoir «tout pouvoir» sur les services de la fédération. Considérant qu'en cas de défaillance du réseau, il pouvait être question d'un problème de sécurité publique, la CFDT 29 a rencontré, Pascal Mailhos, préfet du Finistère, il y a trois semaines. Le conseil d'administration de l'ADMR 29, où la cohésion ferait toujours défaut, s'était, lui, réuni pour la dernière fois à la mi-janvier. Il aurait trouvé un créneau pour se rassembler à nouveau mardi et contesterait les chiffres avancés par le cabinet d'expertise comptable. Le «feuilleton», abracadabrant, continue.

  • Karine Joncqueur
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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 20:33



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