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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 08:32
Par Salvatore Cannavò le Mercredi, 03 Mars 2010

Pour raconter le XVIe Congrès de la IVe Internationale, on pourrait commencer en parlant de la reconstitution de la section russe de la IVe Internationale, une sorte de retour aux sources: la IVe Internationale fut fondée à l’initiative de Léon Trotsky, en 1938, dans le sillage de la lutte, et de la défaite, de l’Opposition de gauche au stalinisme, détruite en Russie au cours des années 1920 et 1930.


On pourrait poursuivre en remarquant la présence de nombreuses organisations latino-américaines, à commencer par le courant Marea Socialista, qui intègre le Parti socialiste uni du Venezuela de Chávez et qui a proposé de renforcer l’unité politique et l’unité d’action des courants internationaux pour répondre collectivement à la proposition de la Ve Internationale lancée par le président vénézuélien.


On pourrait insister en soulignant l’importance de la naissance du Nouveau Parti Anticapitaliste en France qui, quelles que soient ses contradictions et ses difficultés de jeunesse, constitue la principale nouveauté de la politique européenne à côté des dynamiques qui, sous d’autres latitudes politiques, traversent la gauche allemande.


Trois éléments importants


Pourtant, pour donner le sens du succès représenté par le XVIe Congrès mondial de la IVe Internationale — qui s’est achevé le 28 février à Ostende, en Belgique, sur la Mer du Nord — nous préférons citer trois éléments :


- D’abord, la participation. Les délégués, les observateurs, les invités venant d’une bonne quarantaine de pays, ont permis de développer un débat alimenté par la présence de tous les continents, de l’Australie au Canada, de l’Argentine à la Russie, de la Chine à la Grande-Bretagne, du Congo aux États-Unis. Réussir à réunir, durant cinq jours, dans un même lieu, de manière totalement autofinancée et sans un quelconque support institutionnel une telle quantité d’organisations n’est pas une chose facile.


- Ensuite le fait, que pour la première fois le nouveau Comité international, élu lors de ce congrès, compte une présence de femmes supérieure à 40 %. Et les jeunes y sont en grand nombre. Le Comité international est maintenant un organisme "fédéral", c’est-à-dire que chaque réalité nationale dispose de ses propres représentants. Il n’y a pas de "rééquilibrages" des organes centraux — l’histoire a enseigné à ce courant international qu’il ne peut pas y avoir de ligne politique imposée d’en haut ni, encore moins, de parti "guide" — la composition du Comité international témoigne donc d’un renouvellement générationnel, d’un changement de mentalités et d’une nouvelle réalité politique et sociale.


- Le troisième élément ce sont les retombés politiques et organisationnelles majeures, tournées vers le futur. En effet, le congrès était tourné vers l’Est, vers l’Asie, avec un rôle fondamental de l’organisation philippine, la présence, déjà mentionnée, des Russes (Mouvement socialiste Vperiod), celle du Parti polonais du travail (PPP) invité, l’orientation du groupe de Hong Kong en Chine et de la nouvelle organisation japonaise en construction vers la création de sections de l’Internationale. Mais surtout avec la présence importante et décisive du Parti du travail du Pakistan (LPP, Labour Party Pakistan), une organisation considérable, dont le congrès national, en janvier, culminait par un rassemblement de plus de dix mille travailleurs, paysans et, surtout, des femmes.


Renouveau


Pour la IVe Internationale ce fut un renouveau, le signe du dépassement des difficultés des années 1990 et de la première décennie du XXIe siècle. Après une série de défections ou de scissions et une perte de perspectives, la discussion autour de la possibilité ou, au moins, de la volonté d’envisager une "nouvelle Internationale" — fruit d’un processus politique possible, amorcé même, par les choix réalisés en France, par les présences, comme celle des Pakistanais ou par le débat qui se déroule en Amérique latine — a fourni une nouvelle impulsion et nouvelle sève au débat interne.


Le processus politique qu’il faut regarder avec attention est celui de la construction de "nouveaux partis anticapitalistes", larges et avec une influence de masse, compris comme "la réponse actuelle à la crise du mouvement ouvrier et à la nécessité de sa reconstruction". Une perspective qui a son caractère international organique, sans pour autant se traduire de manière automatique dans une "ligne", qu’il faudrait suivre partout, servilement.


Une perspective, il faut le souligner, qui coïncide avec l’envie et le projet de renforcer ce courant politique qui a maintenant a plus de soixante-dix ans, mais qui fait encore preuve d’une vitalité certaine. Comme en témoigne sa capacité de consacrer une session des débats — et d’approuver une nouvelle résolution — au changement climatique, considéré comme une des principales nouveautés du siècle qui s’ouvre et un terrain de bataille décisif du conflit "capital-travail".


Du reste, cette attention aux nouvelles thématiques et aux nouveaux sujets du conflit, avait été révélée déjà au congrès précédent avec l’approbation d’une résolution sur le mouvement altermondialiste et sur la question LGBT (Lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels). Il n’y a pas tellement d’organisations marxistes révolutionnaires capables d’intégrer — ni même, qui aspirent à — dans leur programme des questions qui furent à ce point controversées dans l’histoire du mouvement ouvrier. Au contraire, il n’y a aucune autre.


Évidemment il faut garder le sens des proportions : nous parlons dans diverses parties du monde de petites organisations politiques, parfois de petits groupes, même si généralement il s’agit de collectifs militants insérés dans leur réalité nationale, sociale et politique. Mais le fait d’appartenir à un cadre international a permis de préserver jusqu’à présent une certaine vitalité et une capacité de maintenir le fil et la discussion commune. Et donc de répondre présents aux rendez-vous, tel celui de la possible convocation par gouvernement vénézuélien d’un débat pour une Ve Internationale.


Le caractère propagandiste de cette proposition ni la complexité d’une invitation venant d’un chef de gouvernement n’a échappé à personne. Mais en même temps, ce qui a été souligné à plusieurs reprises, l’hypothèse confère nouvelle crédibilité et une nouvelle visibilité à la conception de l’Internationale, au fait que cette dimension est décisive pour affronter la mondialisation capitaliste et sa crise. Et ce n’est pas un hasard si, à côté de la proposition de Chavez, existe une autre, promue des Américains de Znet et que, parmi ses premiers signataires, on voit Noam Chomsky, Michael Albert, Vandana Shiva, Michael Löwy, John Pilger et bien d’autres.


Le congrès a donc décidé de participer à ce débat en maintenant intacte sa conception de l’Internationale, c’est-à-dire d’un organisme fondé sur un programme, une perspective commune (le dépassement du capitalisme), la démocratie interne, l’efficacité sociale et l’indépendance absolue par rapport aux gouvernements. En même temps, l’appel de Marea Socialista de tenir une rencontre internationale à Caracas, en juin prochain, a été accueilli positivement.


De même que question des mouvements sociaux a été au centre de la discussion, avec l’engagement pour le "sommet" de Cochabamba sur le réchauffement climatique, convoqué du président bolivien Evo Morales, les divers Forum sociaux — celui des Amériques à Asunciòn, le Forum social européen à Istanbul et le Forum mondial, en 2011, à Dakar —, le sommet eurolatinoaméricain à Madrid en mai prochain et de celui contre l’OTAN à Lisbonne en novembre 2010.


Une nouvelle impulsion a aussi été donnée à l’Institut de Formation et de Recherche d’Amsterdam, qui s’appuiera sur deux nouveaux centres "régionaux", dont l’importance symbolique saute aux yeux : celui de Manille et celui d’Islamabad.


Sur le plan européen, outre l’importance mentionnée accordée aux sommets de Madrid et de Lisbonne, il s’agit de remettre en mouvement le processus de convergence de la gauche anticapitaliste qui, au-delà de formules et de formes, doit permettre d’avancer la réflexion commune et, surtout, d’initier des campagnes politiques communes.


À ce propos, le congrès s’est prononcé en faveur de l’organisation des conférences thématiques permettant discuter diverses questions en vue de prendre des initiatives communes. Le premier rendez-vous sera dédié à la crise économique et en particulier de la manière de s’opposer efficacement à trois de ses aspects : les licenciements, les attaques que subissent les systèmes des retraites et celles visant les services publics.


* Salvatore Cannavò, membre du Bureau exécutif de la IVe Internationale, fait partie de la direction de l’organisation italienne Sinistra critica (Gauche critique), qui lors de sa conférence nationale en novembre 2009 a décidé d’établir des rélations de "solidarité politique" avec la IVe Internationale, y apportant sa contribution et son expérience historique propre. (Traduit de l’italien par JM)

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 08:28


Le porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste, Olivier Besancenot, a de nouveau exclu dimanche tout accord de gestion avec le Parti socialiste, si son mouvement venait à obtenir des élus aux élections régionales, "pour ne pas voter des choses qui sont contre-nature".



"On pourra envisager la possibilité d'alliances démocratiques comme ça s'est fait dans certaines municipalités", a-t-il toutefois déclaré lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.


Mais il a insisté sur les divergences avec le PS, en redemandant notamment que l'argent des impôts "ne soit utilisé qu'à des services publics", ce qui selon lui "n'est pas le cas", "même dans des régions de gauche". "En Ile-de-France par exemple, au nom du financement des PME et des PMI, on va financer des groupes comme EADS ou Alcatel, qui ne sont pas tout à fait des petites entreprises et qui pourtant licencient", a-t-il déclaré.

 


Il a également affirmé qu'il n'était pas possible pour le NPA de faire alliance avec le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon parce que la condition pour cela était de "co-gérer les régions avec le PS". "C'est demander au NPA de renoncer à son identité politique", a souligné Olivier Besancenot, qui est candidat en Ile-de-France.


"On ne se trompe pas de camp dans ces élections régionales, on veut mettre une claque à la droite", a-t-il toutefois observé.

Il a estimé que malgré des sondages défavorables, l'objectif d'atteindre 5% des suffrages pour avoir des élus restait "accessible, envisageable". "Vous aurez des délégués du personnel, des vigies citoyennes", a-t-il déclaré en s'adressant aux électeurs.


Il a insisté par ailleurs une nouvelle fois sur la volonté du NPA d'imposer la gratuité des transports publics. "La gratuité, c'est pas absurde", a-t-il souligné.

Interrogé sur son avenir politique, il a noté qu'"heureusement", le NPA pourrait survivre sans lui le cas échéant. "Il n'y a pas de politicien professionnel" au NPA, a-t-il souligné, en ajoutant qu'une éventuelle candidature de sa part à la présidentielle de 2012 était "le dernier de (ses) soucis". AP

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 14:58
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La guerre d’Afghanistan plonge l’État pakistanais dans l’instabilité et met à nu sa fragilité. Le Pakistan survivra-t-il à l’épreuve de la guerre d’Afghanistan ? Si la question peut se poser, c’est que pour l’essentiel la crise actuelle n’est pas conjoncturelle. Les fondements mêmes de l’État pakistanais, créé en 1947, s’avèrent inconsistants.


Pour exiger la partition de l’empire britannique des Indes, au moment de l’accession à l’indépendance, les promoteurs du Pakistan ont invoqué la théorie des « deux nations », identifiées à deux religions : islam et hindouisme.


La partition a eu lieu au prix de terribles massacres et de gigantesques déplacements de populations. Le nouvel État indien a refusé la logique religieuse, se définissant laïque et continuant à abriter une importante minorité musulmane. À l’inverse, l’État pakistanais – construction géographique artificielle – a recherché dans l’identité religieuse le ciment de son unité. Ce projet a radicalement échoué.


Premier échec historique : la guerre de 1971. Le Pakistan des origines était composé de deux parties séparées par toute la largeur de l’Inde. L’État était sous le contrôle des élites penjâbis à l’Ouest qui ont refusé tout partage du pouvoir, provoquant la révolte des bengalis à l’Est. Le pays s’est brisé dans un sanglant conflit, donnant naissance au Pakistan actuel et au Bengladesh.


Deuxième échec historique : les conséquences de l’islamisation.


De musulman, l’État pakistanais est progressivement devenu islamiste, les lois étant soumises aux exigences des autorités religieuses, de la sharia. Les minorités, notamment chrétiennes, vivent dans une grande insécurité, et les laïques subissent des pressions croissantes.


Au sein même de la référence musulmane, l’islamisation a ouvert une véritable guerre de religion opposant des sectes armées sunnites et chiites, nourrissant la montée de l’intolérance fondamentaliste, le tout conforté par l’Arabie saoudite et le wahhabisme.


Troisième échec historique : l’appel à l’unité des musulmans n’a pas amoindri les tensions nationales et régionales. Le Pakistan est un puzzle où les élites penjâbis occupent une position de force (administration, armée). Aucune fraction des classes dominantes n’a présenté de projet fédéral commun au Nord-Ouest pachtoun, au Baloutchistan, au Sind, au Pendjab… Le pays reste une poudrière.


Quatrième échec historique : la guerre d’Afghanistan. Pendant plusieurs décennies, la question irrésolue du Cachemire aidant, l’Inde a joué le rôle d’ennemi héréditaire. Aujourd’hui, la frontière « chaude » se trouve à l’ouest et oppose d’anciens alliés (les talibans sont une création des services spéciaux pakistanais). À nouveau, musulmans contre musulmans. Autant le conflit avec l’Inde offrait une légitimité nationaliste à l’État pakistanais, autant la guerre afghane le mine. L’identification « nation » et « religion » a été un facteur de division et non d’unification.


Ainsi, l’État pakistanais apparaît aujourd’hui comme un maillon faible alors qu’il occupe une place décisive dans des tensions géopolitiques qui vont de l’Asie centrale au Moyen-Orient et à l’Asie du Sud. Washington s’en inquiète. Cependant, l’impérialisme états-unien, par son intervention en Afghanistan et son rapprochement avec l’Inde, contribue lui-même à déstabiliser le Pakistan.

Dans une partie du monde marquée par le face-à-face nucléaire indo-pakistanais, les États-Unis jouent le rôle de l’apprenti-sorcier.


Pierre Rousset

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 11:14
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 Rejoindre et amplifier les mobilisations pour la grève dans toute l’Education !

Sud éducation 29 soutient les mobilisations qui se sont déroulées dans plusieurs académies et notamment le mouvement de grève sur l’académie de Créteil et qui a touché des secteurs de la région parisienne à la veille des vacances de cette zone.

 Dans les académies qui rentrent de congé, les personnels s’organisent pour amplifier leur action ou rejoindre le mouvement qui se développe.

Sud éducation 29 vous invite à rejoindre les assemblées générales le jeudi 4 mars à 17h30 à Brest, Quimper et Morlaix

Pour amplifier la mobilisation, pour organiser la lutte :

 - Pour le retrait de toutes les réformes qui visent à démanteler le service public de l’éducation nationale : réforme Châtel des lycées, des LP, du premier degré, de la mastérisation …
- Pour la restitution des postes supprimés et les créations nécessaires de personnels enseignants et agents dans l’Education Nationale de la maternelle à l’université.
- Contre la suppression de 16000 postes à la rentrée prochaine : non aux classes surchargées et au non remplacement des personnels.
 - Pour l’abrogation de la loi de mobilité des fonctionnaires qui autorise les licenciements dans la fonction publique.
- Pour la titularisation de tous les personnels précaires sans condition. - Contre la précarité dans les 1er et 2nd degrés et le supérieur.
- Contre la destruction programmée des COP, CIO, des RASED et des SEGPA.
- Pour un véritable service public de l’éducation Nationale de l’école maternelle à l’université.

Rendez-vous aux AG du jeudi 4 mars à 17h30 avec les autres organisations syndicales (FSU, CGT…) -
-A Quimper, aux halles St François
- A Morlaix, salle Kernegues
 - A Brest, à la maison du peuple
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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 11:06
mercredi 03 mars 2010

Tournées plus longues, repas du midi « sacrifiés », fatigue, manque de reconnaissance...Les facteurs lorientais ont poussé un coup de gueule contre leur direction hier midi.

Des tournées qui « rallongent », des heures supplémentaires « ni payées ni récupérées », assurent les facteurs du centre de Lorient. Les agents de la Poste n'en peuvent plus. « Le personnel est pressuré, fatigué, épuisé, inquiet, en véritable détresse au travail », résument avec force Françoise Lainé et Claudine Hamonic, des syndicats Sud et CGT.

« Cadence intenable »


Les facteurs ont exprimé leur ras-le-bol hier midi à l'issue de leurs tournées. En organisant un pique-nique devant Lorientis, au moment même où, dans les bureaux, la direction départementale de la Poste remettait au centre la palme d'argent pour l'amélioration des conditions de travail. Ce que contestent les facteurs en colère, qui parlent, sans détour, de « détérioration » et de « souffrance ».


Principale accusée, la cadence des tournées. « C'est une cadence théorique, impossible à tenir, inapplicable. Qui conduit à la détérioration de l'estime de soi, car c'est une remise en cause perpétuelle de nos compétences », martèlent Françoise Lainé et Claudine Hamonic. Selon elles, 70 % des agents ont suivi le mouvement hier.


La qualité du service au public s'appauvrit, estiment encore les facteurs. « Nous sortons à peine d'une réorganisation du travail qui s'est traduite par la suppression de sept emplois de facteurs l'an dernier. Et voilà la direction qui nous en prépare une nouvelle pour le printemps. Trois emplois de plus vont disparaître. Nous ne serons plus que 42 facteurs pour huit quartiers à couvrir au lieu de cinq actuellement », déplorent les syndicats Sud et CGT.

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 10:13


"Je ne me voyais pas faire un meeting à Lorient sans passer à la SBFM" résume Olivier Besancenot. Le leader du NPA était en escale pour la 5è fois à la Fonderie de Bretagne aux côtés de Pierre Le Méhanès, figure charismatique de la lutte des ouvriers. Au changement d'équipe, distribution de tracts, avec les drapeaux NPA et CGT mêlés.
Le reportage de Catherine Lozac'h et Patrick Hernot

2 mars 2010 à 17h07 - 

 

Il avait promis de revenir une fois la lutte gagnée. Olivier Besancenot, chef de file du NPA, a fait escale hier à la Fonderie de Bretagne (ex SBFM), à Caudan (56). Une visite qui s'inscrivait évidemment dans son carnet de campagne des régionales.


 

En début d'après-midi, Olivier Besancenot, leader du NPA (nouveau parti anticapitaliste), s'est prêté sous les caméras et les appareils photo à l'exercice de la distribution de tracts à la sortie de la Fonderie de Bretagne. Pour le postier le plus célèbre de France, habitué des lieux, l'usine reste d'ailleurs la SBFM.


Ce matin, il a discuté avec des ouvriers à propos de leur lutte et de la situation actuelle de l'entreprise. Un meeting avant l'heure ? Le charismatique leader CGT, Pierre Le Ménahès, se défend de toute récupération. "Olivier Besancenot a été un soutien sans faille et un relais national important."


Meeting ce soir à Lorient


Entre les deux hommes, la tête de liste du NPA aux régionales, Laurence de Bouard, était presque discrète. Mais l'escale bretonne du fondateur du NPA est bien une visite de campagne. Ce soir, elle reprend sa forme traditionnelle à 20 h 30 à la salle Cosmao-Dumanoir à Lorient. Demain, c'est dans sa région que la tête de liste du NPA en Ile-de-France continuera sa campagne régionale.

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 10:02

Les joueuses de l'équipe des Chosen Few en 2010 (Magali Reinert/Têtue)

En partenariat avec Têtue

(De Johannesbourg) « 100% black et 100% lesbiennes », voilà le slogan d'une équipe féminine de foot d'Afrique du Sud qui réunit des lesbiennes pour jouer au foot et défendre la cause LGBT dans la solidarité et l'entraide. Elles tentent d'oublier grâce au foot les violences dont elles sont souvent victimes, et la précarité. Notre envoyée spéciale TÊTUE les a rencontrées.

Dans la cour de l'ancienne prison des femmes de Johannesbourg, les filles enfilent leurs tenues de foot.


Puis elles descendent vers leur terrain d'entraînement, un terrain vague coincé entre un parking et une station-service au cœur de la mégapole de huit millions d'habitants. L'équipe des Chosen Few regroupe « quelques élues », footballeuses, lesbiennes, blacks, militantes, pauvres, jeunes des townships de Jo'burg. « 100% black et 100% lesbiennes » : c'est leur slogan.


Pour faire partie de l'équipe des Chosen Few, « il faut avoir fait son coming out », savoir jouer au foot et défendre la cause des droits des homosexuels en Afrique du Sud, résume Deekay, joueuse et manager de l'équipe.

Deekay travaille pour Few, un forum pour l'émancipation des femmes, qui a lancé l'équipe des Chosen Few en 2004. L'organisation a ses locaux à deux pas de la Cour constitutionnelle, sur une colline qui accueillait autrefois les deux prisons, pour hommes et pour femmes, de la capitale de l'Afrique du Sud.

« C'est là que j'ai appris à me connaître »

Plus qu'une équipe de foot, les filles décrivent Few comme « leur famille ». Maki joue dans l'équipe depuis 2006. Elle explique :

« C'est là que j'ai appris à me connaître. Avant, je devais me cacher, mentir… Quand j'ai finalement dit à ma famille que j'étais lesbienne, ils m'ont chassée. Je n'avais pas de boulot, pas d'endroit où aller, je n'avais que Few. »

Certaines filles de l'équipe ont été brutalisées, violées, chassées de chez elles. Beaucoup ont arrêté l'école, poussées dehors par une discrimination permanente. La majorité des joueuses est au chômage.

C'est toute l'ambiguïté de l'Afrique du Sud. Le pays bénéficie d'une des constitutions les plus progressistes au monde. À l'instar de toutes les communautés réprimées par le régime d'apartheid, les homosexuels ont obtenu la reconnaissance de leurs droits. Mais la législation est loin devant la réalité.

La goal de l'équipe des Chosen Few en 2010 (Magali Reinert/Têtue)


Aujourd'hui, les joueuses se décrivent toutes comme des activistes et des féministes. Entourées par diverses organisations de défense des droits des homosexuels, elles sont devenues des militantes efficaces, expertes en slogans et banderoles, chanteuses forcenées dans les manifs ou devant les tribunaux.

Elles sont devenues la mascotte des Gay Games de Chicago

Les Chosen Few ont aussi leurs lettres de noblesse dans le monde footballistique. En 2006, elles rapportent la médaille de bronze des Gay Games de Chicago. Rebelote deux en plus tard avec une autre médaille de bronze gagnée cette fois à la coupe du monde de l'Association internationale gay et lesbienne de football à Londres. Cette année, elles se préparent à conquérir Cologne. Deekay se rappelle :

« Un jour, je reçois un coup de fil : “Tu vas jouer au foot à Chicago.” Je ne pouvais pas y croire. C'était la première fois que j'allais à l'étranger. »

L'équipe s'envole en effet vers les Etats-Unis, après avoir bataillé pour trouver les financements et obtenir les visas.

« On était les seules à chanter dans les stades.Tout le monde voulait nous interviewer. »

Avec leurs chants militants sur les conditions des lesbiennes en Afrique du Sud, les Chosen Few sont devenues la mascotte des jeux de Chicago. Elles sont revenues comblées avec une médaille et un mécène qui s'engage à financer leur participation aux prochains Gay Games à Cologne. Elles ont conquis également le public londonien et sont reçues par l'association de football de Londres avec les VIP, se souvient Leigh-Ann, alors entraîneuse de l'équipe. Ntombi raconte en souriant :

« Avant qu'on parte pour Londres, ma mère allait à l'église avec des prospectus sur les Chosen Few en criant : ça, c'est ma fille, elle va aller à Londres, priez pour elle »

L'équipe se prépare à conquérir les Gay Games de Cologne

À chaque fois, le retour est rude. Maki vit aujourd'hui à nouveau chez sa mère à Soweto. Sa famille la tolère dans la mesure où elle fait ses « trucs de lesbiennes ailleurs ». « Mais dans le township, je ne suis pas en sécurité, j'ai toujours peur. Je ne sors pas le soir », précise-t-elle.


Aujourd'hui, il ne reste plus que deux joueuses de l'équipe formée en 2004. Les Chosen Few, c'est une étape vers l'insertion. Les filles reçoivent des formations et certaines trouvent du travail ou reprennent leurs études. Paradoxalement, c'est aussi souvent la fin du rêve.


Maki a eu un peu plus de chance. Elle a trouvé un travail de caissière dans un supermarché d'un quartier aisé de la ville, à deux heures de transport de Soweto. Son patron lui laisse un après-midi par semaine pour jouer au foot. Quand on évoque les Gay Games de Cologne en juillet prochain, ses yeux s'allument. « On ramènera l'or ! »


Deux joueuses de l'équipe des Chosen Few en 2010 (Magali Reinert/Têtue)


Photos : Les joueuses de l'équipe des Chosen Few (Magali Reinert/Têtue)

En partenariat avec :

Têtue

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 09:13

mardi 2 mars 2010


Michel Kéranguéven avec une de ses vaches "Froment du Léon"

Terre-net Média a interrogé neuf agriculteurs-éleveurs candidats aux élections régionales des 14 et 21 mars 2010. Michel Kéranguéven, 52 ans, producteur de lait et de porcs bio à Pont de Buis (Finistère) est candidat à ces élections sur la liste « VraimenT A Gauche » en Bretagne , Liste unitaire anticapitaliste et pour une écologie radicale / Nouveau Parti Anticapitaliste, militants PG et objecteurs de croissance.

1 Elu, quelles fonctions au conseil régional voulez-vous remplir ? Quel « plus » apportera un agriculteur élu conseiller régional dans votre collectivité territoriale ?

La première chose, c'est qu'il faut que la « vraie vie » soit représentée dans les institutions. C'est pour cela que les candidats de nos listes sont à l'image de la société. C'est aussi vrai pour les questions agricoles: il faut que ce soient des paysans qui siègent et pas des « agrimanagers » !


Je souhaite m'occuper de la commission agricole au sein du Conseil Régional. Une partie des aides est ventilée par le Conseil Régional. Une fois élus, nous utiliserons toutes les marges de manœuvre pour les répartir différemment (plafonnement par Uth, et redistribution). Il est urgent que les petites et les moyennes fermes soient réellement aidées, pour arriver vers un système qui permette à tous les producteurs de vivre de leur travail.


De plus en plus de producteurs démontrent que d'autres agricultures sont possibles. Les découvertes techniques et agronomiques efficaces de ces dernières années donnent des pistes pour que les agriculteurs produisent différemment (sans utiliser tous les intrants issus de la chimie de synthèse...) Des pistes de commercialisation différentes existent et doivent être aidées (vente directe, circuits courts ...).

2 Si vous êtes élu conseiller régional, comment envisagez-vous pouvoir mener de front vos fonctions de conseiller régional et celles d’agriculteur?


Nous ne sommes pas des « professionnels » de la politique. J'organiserai mon travail afin de pouvoir mener des responsabilités d'élu et j'aurai recours au service de remplacement. Les émoluments de conseiller régional permettent largement de couvrir ces frais. Je ne m'engage pas en politique pour m'enrichir.


Voter pour les listes soutenues par le NPA, c'est exprimer sa colère dans les urnes et donner la possibilité de prendre les mesures nécessaires qui changent la vie des gens ! Je souhaite que ma région puisse développer un autre modèle agricole, permettant aux paysans de vivre, et de produire des aliments de qualité.


3 Quel est le volet agricole du programme de votre parti dans votre région pour les six prochaines années?


Notre liste est très attachée à la promotion d'une autre « agriculture »: le productivisme agricole doit laisser place à une agriculture respectueuse des hommes qui y travaillent et de l'environnement. Cela permettra de récréer des milliers d'emplois, d’installer les jeunes et favoriser la reconversion des actifs de vers une agriculture « autonome ».


Il est temps de sortir du système « Maïs- soja » (plus de 2 millions de tonnes importés en Bretagne, transgénique à 90 % !), qui rend les paysans dépendants des importations des multinationales.
Notre projet régional et national : des paysans nombreux, vivant de leur travail, produisant une agriculture de qualité, dans une campagne vivante !

4 S’inscrit-il en rupture avec la politique régionale de ces six dernières années ? Quel bilan tirez-vous de la politique agricole de votre région ?

Le bilan humain est catastrophique: 200 000 fermes ont disparu en 15 ans, les paysans sont victimes de la chute incessante des revenus. Les faillites se multiplient, le nombre de suicides augmente, pendant qu'un agrobusiness florissant, adossé à la grande distribution, saigne le monde agricole! Sur le plan de l'environnement, la situation est au bord de la faillite: sols et eaux pollués, perte de la fertilité, de la biodiversité. Les aliments, issus de l'agrochimie, posent un grave problème de santé publique, et l'utilisation de ces produits détériore la santé des producteurs.


Dans notre Région, « les roses pâles » et « les verts clairs » mènent de vastes programmes, coûteux et inutiles (aéroport de Notre Dame des Landes, ligne Bretagne Grande Vitesse) engloutissant près de 2 milliards d'€. Nous réorienterons ces budgets vers notre projet pour une agriculture respectueuse des hommes et de l'environnement.


5 La réforme de la fiscalité des collectivités territoriales (création de la Cet) va t-elle modifier les compétences et les champs d’actions des conseillers régionaux en matière de politique agricole ?


Il faudra que la Région envisage de réserver ses aides à l'installation et la reconversion en agriculture autonome, paysanne ou biologique, de proximité. Le Conseil régional maîtrise la restauration scolaire (lycées), c'est l'occasion d'impulser une mutation en privilégiant des produits issus de cette agriculture. Nos élus soutiendront les mobilisations paysannes et seront leur relais dans les institutions. Ils se battront pour une autre répartition des subventions de la Pac.


La réduction des recettes fiscales liée à la diminution de la taxe professionnelle va amputer les capacités financières des Régions. Les agriculteurs en pâtiront. Nicolas Sarkozy et Bruno Le Maire mènent, dans tous les domaines, la même politique : tout pour les riches et les puissants, des miettes pour le reste de la population ! Nos vies valent plus que leurs profits.


Source : Terre-net Média - www.terre-net.fr

Auteur : Propos recueillis par Frédéric Hénin

 


Retrouvez l'ensemble des interviews d'agriculteurs-candidats aux élections régionales en cliquant ici.



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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 08:53

Politique mardi 02 mars 2010

 

Le leader du nouveau parti anticapitaliste (NPA) a démarré sa journée à Lorient, en allant retrouver aux portes de leur usine, les salariés de la fonderie de Bretagne (SBFM).


Pendant le conflit, précédant la reprise par Renault, Olivier Besancenot a toujours apporté son soutien aux ouvriers et il s’est rendu plusieurs fois sur place.


Aujourd’hui, Il a pu dialoguer avec le délégué CGT, Pierre Le Ménahès et avec les fondeurs au moment du changement d’équipe, vers 14 h. Il était accompagné de Laurence de Bouard, et de Jean-Marie Robert, têtes de liste NPA, pour la région Bretagne.


Ce soir, ils animeront un meeting, salle Cosmao-Dumanoir, à Lorient.

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 10:56
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Le 21 février 1965, Malcolm X prenait la parole dans un meeting à New York lorsque trois Afro-Américains tirèrent sur lui.


On soupçonna les Black Muslims, l'organisation politico-religieuse dont il avait été le porte-parole le plus en vue avant sa rupture un an avant. Mais les Musulmans noirs n'étaient pas les seuls en conflit avec lui. Différentes branches de l'appareil d'État américain, des politiciens, le FBI, la CIA, des organisations d'extrême droite ne pouvaient que souhaiter réduire au silence la voix qui exprimait alors le plus fortement la radicalisation en cours des Noirs américains.

Malcolm X, né Malcolm Little, mort ainsi assassiné à 39 ans, venait de loin. Son père avait été tué par des racistes du Ku Klux Klan quand il avait cinq ans. Ce fut ensuite la maison de correction, les petits boulots, la drogue, l'alcool, le jeu, les cambriolages et la prison. C'est là qu'il découvrit les Black Muslims, un mouvement en plein développement qui l'aida à rompre avec l'individualisme acquis dans les bas-fonds et qui, comme l'avaient fait d'autres mouvements nationalistes noirs du passé des États-Unis, allait lui faire entrevoir la possibilité d'une lutte collective pour la libération des Noirs d'Amérique.

Malcolm devint, douze ans de suite, l'un des principaux orateurs de ce mouvement sous le nom de Malcolm X. À son nom d'esclave de Little, il préférait désormais « X », le nom inconnu de la famille africaine dont il était issu. Mais après sa rupture avec les Black Muslims en 1964, ses idées continuèrent d'évoluer. Prenant conscience que les idées prônées par les Muslims étaient devenues un frein à la lutte des Noirs américains, il rompit avec leur orientation religieuse pour se rapprocher d'un islam plus traditionnel, mais surtout il sépara désormais ses activités religieuses et politiques, fondant d'un côté une mosquée et de l'autre une organisation politique à caractère tiers-mondiste, l'Unité afro-américaine.

S'opposant à la non-violence prônée par Martin Luther King, Malcolm X proposait aux Noirs américains de rendre coup pour coup à la violence raciste. Cela coïncidait avec l'évolution du mouvement noir depuis 1963. De plus en plus de Noirs manifestaient leur volonté de ne plus tendre l'autre joue comme le proposait l'aile modérée animée par des congrégations religieuses chrétiennes. Par exemple, à Monroe, des militants noirs mirent sur pied des groupes de défense armés pour se protéger des Blancs racistes.

Malcolm X avait été formé dans une organisation nationaliste qui affirmait à la fois que seul le Noir comptait et qu'il fallait rompre tout lien avec les Blancs. Il commença cependant à envisager non seulement de relier, dans un esprit tiers-mondiste, la lutte des Noirs américains à celle des autres peuples du monde, mais aussi de travailler avec des organisations d'extrême gauche, pourtant majoritairement blanches. À la tête d'une minuscule organisation qu'il avait du mal à faire vivre, Malcolm X allait rester, jusqu'à sa mort, le porte-voix des Noirs américains les plus combatifs, ceux qui à partir de l'été 1964 allaient se soulever dans les ghettos, affrontant, chaque été jusqu'en 1968, la police et parfois l'armée.

L'assassinat de Malcom X ne suffit pas à stopper la radicalisation du mouvement noir. Son exemple et ses écrits inspirèrent d'abord les partisans du Pouvoir Noir, un groupe animé par Stokely Carmichael et Rap Brown, qui dénonçaient eux aussi le pacifisme de Martin Luther King et mettaient en avant la nécessité de la violence pour imposer les exigences du « pouvoir noir ». Malcolm X fut aussi revendiqué par le Parti des Panthères Noires de Bobby Seale, Huey Newton et Eldridge Cleaver qui, dans les années soixante-dix, franchirent une nouvelle étape en mettant sur pied leurs groupes armés destinés à protéger la population noire des ghettos des exactions de la police raciste ; un mouvement que l'État américain allait frapper avec la plus extrême violence, y compris en assassinant ses militants comme ses dirigeants.

Malgré un radicalisme réel, Malcolm X conserva jusqu'à la fin, à côté de préjugés religieux, des illusions sur ce que représentaient les dirigeants des pays ayant acquis récemment leur indépendance notamment en Afrique. Et aux États-Unis, il se cantonna sur le terrain de la lutte pour les droits démocratiques.

Pendant vingt ans, de 1955 à 1975, la révolte des Noirs américains représenta une immense force émancipatrice. Dans le Nord des États-Unis, la majorité d'entre eux appartenaient au monde ouvrier, pourtant aucune des organisations noires importantes, aucune personnalité marquante, et Malcolm X comme les autres, ne chercha sérieusement à placer la lutte des opprimés noirs sur le terrain du prolétariat et de la lutte pour renverser le monde capitaliste.

C'était pourtant la seule perspective qui aurait pu permettre que ce mouvement ne débouche finalement que sur l'accès aux responsabilités d'une partie de la petite et moyenne bourgeoisie noire, mais qu'il ouvre la voie à la libération de toutes les classes opprimées, non seulement aux États-Unis mais dans le monde entier.

Jacques FONTENOY
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