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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 09:34
mardi 02 mars 2010

Les salariés du site de Socopa Châteauneuf (Socopa a été racheté par Bigard il y a un peu plus d'un an) voient d'un très mauvais oeil la nouvelle organisation du travail.

120 à 150 salariés du secteur froid (sur les 300 concernés) ont débrayé une heure, lundi matin. Leur plus grande inquiétude concerne la perte d'une partie de leur pouvoir d'achat « par l'augmentation substantielle des frais inhérents à une journée supplémentaire de travail dans la semaine ». Une délégation des syndicats a rencontré la direction. « Rien de positif n'est sorti de la réunion. Nous prévoyons donc d'autres actions dans les prochains jours. »

En 2009, deux journées non travaillées ont été enregistrées, et en 2010, une, la semaine passée. « Le tissu social se dégrade. Cette organisation est prévue pour faire face à une baisse d'activité. Cette semaine, les volumes prévus à l'abattage sont ceux d'une semaine normale (21 500 porcs). Châteauneuf est le seul site du groupe à devoir supporter ces journées non travaillées. »

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 08:39

2 mars 2010


Le centième anniversaire de la Journée internationale des femmes sera marqué dans le département par de nombreux rendez-vous avec des artistes et des militantes.


Il y a cent ans déjà que la date du 8 mars est associée à la cause des femmes. « À l'époque, il s'agissait de soutenir la propagande en faveur du vote des femmes», explique Clotilde Sol-Dourdin, présidente du CIDF (Centre d'information pour le droit des femmes). En 1970, le Mouvement de libération des femmes (le fameux MLF) dépolitise la date et la met au service du combat des femmes. « En France, c'est en 1982 que le gouvernement socialiste a proclamé le 8 mars Journée internationale des femmes. Pour nous, cette date est l'occasion de faire le point sur les acquis et les revendications toujours d'actualité», souligne la présidente.

Des avancées à confirmer


Au nombre des premiers (depuis cent ans), l'école ouverte aux femmes, le droit de vote, la loi sur l'avortement, celles qui préconisent l'égalité et, tout récemment, celles qui luttent contre les violences faites aux femmes.


Dans la liste des secondes: «La loi sur l'avortement est menacée, on réduit les lits d'IVG dans les hôpitaux si bien que l'on voit encore des femmes se rendre à l'étranger pour avorter, l'égalité au travail n'est toujours pas établie, ce sont les femmes qui pâtissent les premières de la crise économique...», énumèrent Clotilde Sol-Dourdin, Marie-France Bommert(CIDF), Annie Calvary (CGT), Mado Le Faucheur (CFDT) et leurs amies. Raison de plus pour marquer cet anniversaire...


Dans les Côtes-d'Armor, l'événement sera célébré pratiquement durant tout le mois, à travers de nombreuses manifestations. Toutes les associations qui ont quelque chose à voir avec la cause des femmes mettent la main à la pâte.

Un programme dense


On les trouvera réunies (elles sont une vingtaine) dans un forum, le samedi 13 mars, au CIDF, 10 boulevard Charner, à Saint-Brieuc (de 11h à 16h30). Du 6 au 14 mars, espace La Mennais, à Saint-Brieuc, une exposition artistique présentera uniquement des oeuvres de femmes, ainsi qu'une réalisation commune spectaculaire sur le thème «Les 100 ans des droits des femmes».


À noter encore, parmi de nombreux rendez-vous: la lecture des «Monologues du vagin» d'Eve Ensler dimanche, à 17h, salle des Ursulines à Lannion ; conférence de Françoise Laurant, ancienne présidente nationale du Planning familial, samedi 13, collège Anatole-Le Braz, à Saint-Brieuc ; spectacle de femmes artistes vendredi 12mars, à 18h, à La Citrouille à Saint-Brieuc, et encore d'autres spectacles, conférences, cinéma...


Pratique Programme complet sur www.cidf22.org

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 14:29
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L'Association Républicaine des Anciens Combattants, le Mouvement de la Paix, l'Université Européenne de la Paix, les Amis de L'Humanité de Brest, le cercle Jean-Marie Deguignet de la Libre Pensée 29,  vous invitent  le



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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 10:54



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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 10:51



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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 10:41
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Le PS à la manœuvre. Les associations, ciment des solidarités dans les classes populaires ou simple courroie de transmission au service des pouvoirs publics ?


Le PS a une nouvelle fois fait son choix à Aix-en-Provence en retirant les 50 000 euros de subventions que recevait chaque année l’association CLCV d’Aix (Consommation, logement et cadre de vie).


À l’origine de cette décision des conseils général et régional (dirigés par Guerini et Vauzelle, tout deux au PS), le choix de la présidente de l’association, Nathalie Leconte (PCF), de conduire la liste unitaire anticapitaliste (NPA, PCF, PG) « Aix à Gauche » aux dernières municipales partielles, il y a un peu moins d’un an.


En effet, tandis que le PS d’Alexandre Medvedowsky partait avec le Modem, rompant ainsi l’ancienne « Union de la gauche », le PCF et Nathalie faisaient le choix de construire à nos côtés une gauche de combat, anticapitaliste et écologiste, indépendante du social-libéralisme. Apparemment, « Medve » n’a pas vraiment apprécié que la gauche relève la tête sans lui. Les rumeurs de pratiques douteuses de sa part semblent donc se confirmer puisque dès le lendemain des élections, de premières menaces à l’encontre de l’association ont commencé à être entendues.


Aujourd’hui, le CLCV a dû licencier l’ensemble de ses salariés et ne tourne plus que grâce au bénévolat de quelques retraités. Du côté des quartiers populaires, c’est un outil de résistance qui s’apprête à disparaître.


Face aux expulsions, le CLCV a toujours été un acteur important des luttes pour la rénovation et le relogement de dizaines de locataires. Résister aux politiques urbaines et « sociales » désastreuses de l’UMP au pouvoir était la raison d’être de l’association et de ses salariés et bénévoles. Du côté du PS, plutôt que de résister et de faire de la politique, on s’occupe à régler ses comptes, au détriment de la population.


Alors qu’André Guinde parle d’ « égarement » de ses anciens alliés politiques et que Medve qualifie le CLCV « d’amicale de locataires »(1), c’est toute la gauche de combat, des militants, des habitants, des bénévoles qui étaient présents à la conférence de presse de l’association. Nathalie Leconte y a fustigé l’action des sociaux-libéraux, qui infligent une double peine aux habitants : accompagner le capitalisme et détruire les résistances.


Entre le CLCV et des dizaines d’autres associations qui peinent au quotidien, tel que Radio Zinzine, radio militante associative locale, qui galère depuis plusieurs mois faute de subventions et à qui le conseil général veut retirer l’attribution de ses locaux (2), la gauche associative aixoise est bien mal en point.

 

Dans les semaines et mois à venir, nous resterons solidaires de cette association, qui comme des dizaines d’autres, subit au quotidien les pressions des politiques publiques, butte contre les choix manichéens entre indépendance et subventions. Nous serons « rassemblés dans les luttes et unis pour agir » comme le disait notre slogan de campagne. Cette unité électorale que nous avons conclue, nous continuerons à lui donner une réalité dans les luttes locales. Mais avant tout, ce n’est que par la solidarité et l’action des habitants du quartier eux-mêmes que le CLCV pourra sortir la tête de l’eau, faire plier le PS pour ensuite résister face aux dégâts du capitalisme libéral. Dès la fin de la conférence de presse, plusieurs camarades du NPA ont d’ores et déjà commencé par adhérer à l’association, un premier soutien qui en appelle d’autres !

1. La Provence, dimanche 14 février 2010
2. Une pétition réunissant 3 000 personnes a permis à la radio libre d’avoir six mois de sursis, mais ils ont encore besoin de nous :
www.radiozinzineaix.org

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 10:38
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Ici, pas la queue d’un Georges Frêche et pourtant une liste alliant NPA, PCF, PG, FASE, Alternatifs et décroissants a vu le jour et mène une campagne offensive.


Des points de clivage auraient pu favoriser des listes concurrentes : présence dans l’ancienne mandature de six élus PCF et proposition du PS de les reconduire dès le premier tour ; dossiers « chauds » comme la LGV (ligne grande vitesse dont la région devrait payer une part importante au détriment de la ligne traditionnelle Paris-Orléans-Limoges-Toulouse)  ; subventions aux entreprises (comme « l’avance remboursable » à la société Sonas et sa polémique entre le président de région PS Denanot et Besancenot) et enfin l’épineuse question du rapport à l’exécutif.


La base de l’accord conclu après des discussions longues et « musclées », tient d’abord à la volonté de la base militante des différentes organisations. Quand la grande majorité des cadres et des élu-e-s sortants du PCF voulaient renouveler l’accord avec le PS, c’est plus de 80 % de ses militants qui se prononçaient pour des listes autonomes, démonstration que la rupture avec une cogestion socialiste « pieds et mains liés » est définitivement actée.


Même son de cloche au NPA, lors du débat sur les régionales, la position qui prônait de ne pas faire de la question du second tour et de l’exécutif un préalable à la discussion unitaire, est votée de manière majoritaire.


Comme le souligne la charte conclue entre les différentes organisations : « Notre accord politique s’avérera alors possible, étant entendu que si des points de désaccord se manifestent entre les composantes de la liste (...), ils pourront se traduire par des votes différents. La liberté de vote pour chaque formation et chaque élu est un principe reconnu et admis. » Sur l’ensemble des points du programme, c’est une véritable cohérence qui a été le fil rouge de la construction unitaire.


Avec des avancées de chaque côté pour « ne pas faire manger leur chapeau » aux élus sortants et prendre acte que la situation sociale et politique nécessite une véritable rupture. Restait à donner une image équilibrée à cette liste et c’est un partage des têtes de listes qui a été opéré (PCF en haute-Vienne, PG en Creuse, NPA en Corrèze). La tête de liste régionale revenant au PCF.


Pourquoi ce qui s’est fait ici n’a pas été possible ailleurs ? La question reste d’actualité et c’est timidement que chaque composante au niveau national soutient cette liste atypique. Pourtant, deux meetings se sont déjà déroulés en terre limousine, le premier à Tulle avec Buffet (PC), Coquerel (PG) et Nguyen (NPA) et le second à Guéret avec Mélenchon (PG), Bessac (PC) et... Nguyen. Un troisième meeting clôturera la campagne à Limoges, avec Grond (NPA), Wurtz (PC) et Billard (PG).


Outre ces moments phares, c’est une véritable campagne de terrain alliant tractage commun et réunions décentralisées, coordonnés par l’ensemble des composantes. Même si le programme n’est pas « assez rouge » pour certains, si la perte d’influence élective est synonyme de recul pour d’autres, il faut remettre un peu d’humain dans cette affaire. Le constat est sans appel : confrontation de différentes histoires et cultures politiques, respect commun et un objectif partagé, redonner l’espoir, changer les rapports de forces et proposer une alternative au capitalisme. C’est une aventure où des termes comme solidarité et fraternité reprennent des couleurs : des couleurs rouge vif et vert foncé !

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 10:34
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Le gouvernement prévoit deux mesures pour précariser encore plus la jeunesse : la baisse des cotisations pour la retraite des apprentis, et le Service civique volontaire, nouvelle mouture de l’emploi au rabais.


Alors que le gouvernement annonce pour septembre la réforme du calcul des retraites, un arrêté daté du 22 janvier prévoit de modifier les cotisations des apprentis, en faisant passer le nombre d’heures servant à cotiser pour la retraite de 169 heures de travail par mois aujourd’hui à 151 heures.


Cela signifie une perte de deux trimestres de cotisation pour 15 % des jeunes apprentis, et une perte d’un trimestre pour encore 15 %, soit 30 % des jeunes apprentis touchés !


Les cotisations retraites des apprentis ne sont pas calculées sur la base du temps de travail ou du salaire réel touché, mais par rapport à une assiette forfaitaire.


Les apprentis touchent un salaire limité entre 14 et 70 % du Smic selon leur année d’apprentissage. Par exemple, pour un jeune touchant 14 % du Smic, seul 4 % du Smic par heure de travail servira à alimenter sa retraite. Avec la réforme prévue, les apprentis perdraient 18 heures de cotisation par mois, alors même que le montant de la cotisation est déjà minime !


Cet arrêté réformant la retraite des apprentis entre en totale contradiction avec les déclarations d’intention du gouvernement de doubler le nombre de jeunes en alternance d’ici 2015. Comment prétendre rendre l’apprentissage attractif et dans le même temps réduire les modestes retraites des apprentis ? Cherchez l’erreur. Cette mesure ferait économiser 70 millions d’euros à l’État, en ponctionnant le salaire différé de la jeunesse laborieuse.


Par ailleurs, la proposition de loi instaurant un Service civique volontaire devait être étudiée en seconde lecture au Sénat, jeudi 25 février. Il s’agit, dans la continuité du méconnu Service civil volontaire, instauré par Chirac en 2006 suite aux révoltes des quartiers populaires, d’enrôler la jeunesse dans des emplois sous-payés, sous couvert de civisme.


Les jeunes « volontaires » de 16 à 25 ans bénéficieraient de 540 à 640 euros mensuels, pour 24 heures de travail hebdomadaires. Martin Hirsch annonce qu’une fois la loi adoptée, elle serait appliquée « tout de suite, très vite », sans même attendre les décrets d’application « pour qu’on puisse tout de suite recruter et commencer des missions », c’est-à-dire avant l’été. L’objectif affiché est le recrutement de 10 000 « volontaires » en 2010, 75 000 d’ici 2014.


Les exemples de « missions utiles à la société » avancés sont éloquents : « donner un coup de main dans une maison de retraite » ; « faire du soutien scolaire » ou encore envoyer de jeunes enseignants en Haïti, comme l’a proposé le 16 février Martin Hirsch ! Alors que la loi Bachelot met en pièce les hôpitaux, et que l’enseignement public est actuellement menacé par des réformes d’une extrême gravité, le Service civique volontaire ne peut avoir qu’un sens : toujours plus de précarité !


Romain Bleibtreu

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 09:44
Manif centre ville
A ce jour, nous n'avons toujours aucune garantie de maintien de l'école à la rentrée 2010. Pas le moindre retour quant à nos pistes. Toujours pas de calendrier clairement établi. La pseudo concertation a pourtant commencé il y a déjà plus de 6 semaines !

La mairie attendrait aujourd'hui la carte scolaire fin mars pour se prononcer...


En attendant, le Petit Parc est toujours en campagne et vous invite à
manifester devant la mairie
ce samedi 6 mars à partir de 10 h .

Soyons motivés et nombreux!
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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 09:29

Patrick MIGNARD

Il peut paraître paradoxal que l’enseignement de l’Economie devienne le « parent pauvre » de l’Ecole d’aujourd’hui. En effet, pour un système qui ne jure que par l’économique, réduire comme peau de chagrin la connaissance des bases de ce même système a quelque chose de pas très cohérent.

Pourtant à y regarder de plus près, tout s’explique et même en dit long à la fois sur la conception qu’il a de l’économie et les intentions des gestionnaires de ce système.

 


UN CHOIX PUREMENT IDEOLOGIQUE


Chassez l’idéologique par la porte, il rentrera par la fenêtre.

Les libéraux se font un devoir de tout « objectiver », c’est-à-dire de dépouiller de considérant social, politique, historique, éthique et pour tout dire, idéologique, les phénomènes économiques qu’ils analysent. Les mécanismes « objectifs » du marché se suffisant à eux-mêmes, on ne s’en tient qu’à eux... Tout le reste, échappant à la science n’est que pure, si j’ose dire, spéculation, donc perte de temps, donc perte d’argent.

Une telle attitude nécessite un préalable : considérer l’économique comme un simple mécanisme étranger, extérieur, à la conscience des hommes, un peu comme les lois de la physique indépendantes de la conscience et de la volonté humaines.


La longue gestation qui a donné naissance à la science économique, sous l’influence à la fois de la pensée rationnelle/rationnaliste, scientifique et des impératifs de la gestion du Capital a abouti à une véritable chimère : une science à la fois au cœur, et cœur, de l’activité des hommes, fondant des mécanismes (les marchés) qui les exclue totalement. On a assisté, et on assiste, la pensée libérale en étant le chantre, à un véritable renversement : une science qui s’élabore en reniant son propre objet : l’activité historique des hommes.


Ce choix qui se targuait d’être purement « scientifique » et dégagé de toute subjectivité et idéologie est, paradoxalement, le plus parfait exemple de la démarche idéologique. Pourquoi ?

Parce que, élaborer un science fondée sur une activité humaine indépendamment de ce que sont les êtres humains, dans leur complexité, leur subjectivité, leur imprévisibilité, est une escroquerie intellectuelle.

A moins... à moins, que le choix soit délibéré et motivé par d’autres raisons que la rigueur scientifique.


UNE REFORME PUREMENT IDEOLOGIQUE


Aborder la question du chômage, des inégalités, des fondements structurels de la spéculation... bref de tout ce qui, aujourd’hui, « fait problème », « pose question », c’est, si on veut être rigoureux, donc crédible, réinterroger les fondamentaux du système marchand.


Or, de cela, les gestionnaires du système, MEDEF en tête, ne veulent pas en entendre parler.

S’interroger sur ces questions, c’est raisonner, donc insinuer le doute sur le bien fondé de ce qu’est ce système... un peu à l’image des interdits imposés par l’Eglise au 16e siècle sur les théories de Giordano Bruno – brûlé le 17 février 1600 pour hérésie à Rome - et de Galilée – condamné en 1633 pour la même raison - qui par leur existence et diffusion remettaient en question la vision officielle du monde.


On expurge donc les programmes, on les fait conformes aux intérêts du système marchand, conforme à ce que les politiciens, serviteurs zélés du MEDEF, désirent que nous sachions et ignorions…. Le tout, bien évidemment présenté sous l’aspect d’un allègement des programmes et d’une liberté de choix d’option… Ben voyons !


L’option de trois heures hebdomadaires en classe de seconde disparaît. A la place, les élèves auront, au choix, une heure trente de Sciences Economiques et Sociales ou de « Principes généraux de l’économie et de la gestion », une nouvelle matière.


C’est finalement moins la réduction horaire, plus ou moins compensée que la réorientation de l’enseignement de l’économie qui est significatif…. Et ne nous faisons pas d’illusions,… ce n’est qu’un début.


Il faut dire qu’il est beaucoup plus important que les « citoyens en devenir » que sont les jeunes apprennent « comment vendre au consommateur un produit à l’utilité douteuse, mais qui peut ouvrir de nouveaux marchés », que de connaître les « vraies raisons qui poussent les entreprises, pour conserver les hauts dividendes des actionnaires, à réduire le nombre de salariés ». De même qu’il est plus important de décrire la formation des salaires par un ridicule graphique qui illustre la rencontre entre l’Offre de travail et sa Demande ( ?), plutôt que de s’interroger sur la perte de pouvoir d’achat et la remise en question des systèmes de retraites.


Dans le premier cas, c’est de la « science » ( ?). Dans le deuxième ce sont des « questions de société ». Les premières sont pratiques et rassurantes, les secondes sont troublantes et angoissantes. Bref, les premières sont nobles, les secondes c’est « caca boudin ».


UNE CITOYENNETE ACULTUREE


On peut ainsi entrevoir le profil du futur citoyen : tout dans la calculette et l’ordinateur… rien dans la cervelle.

Mais n’abordera-t-on jamais ces « questions de société » ? Si, probablement, mais de manière douce, pas compromettante, pas dangereuse.


Parfois à l’Ecole, dans les cours de philosophie où l’on traitera, en faisant référence à de « grands anciens » morts depuis longtemps et donc silencieux sur leurs propos d’une autre époque, des grandes questions : la Liberté, l’Egalité, la Fraternité, la Solidarité... Tout cela précautionneusement emballé et méthodiquement coupé de la réalité contemporaine.


A l’ENA, Ecole Nationale d’Administration, où les futurs gestionnaires, directs ou indirects du capital, apprendront, à partir d’une « question de société », à répondre à une autre question qui n’a rien à voir avec la première, tout en donnant l’impression d’y répondre… Voir pour s’en convaincre leurs exploits médiatiques et/ou lors de leurs interventions télévisées et des campagnes électorales.


Le système marchand s’assure, ou espère s’assurer, ainsi d’une paix des consciences avec une masse ignare, inculte des vrais problèmes, incapable de comprendre, ainsi plus facilement manipulable par la démagogie des politiciens, facilement « paniquable » dans le sens souhaité et des cadres tout à fait capables d’esquiver les questions des provocateurs et autres « mauvais esprits » qui voudraient comprendre.


Quand on voit aujourd’hui le degré abyssal d’inculture qui règne dans notre société – sans parler de l’Ecole -, on comprend que désormais l’objectif des dirigeants est d’obtenir une masse manipulable à souhait.


Patrick MIGNARD


URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/La-mise-a-mort-de-l-economie.html
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