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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 09:22
Un des terroristes les plus notoires de l’Occident, protégé par l’administration étatsunienne.

Chuck STROUSE
Illustration : affiche cubaine "Nous avons posé la bombe. Et alors ?" (propos prononcés par Posada Carriles)

Dans un clubhouse à Westchester, un bel homme de 82 ans dans un costume sombre sourit pointe son index vers le ciel. La lumière est tamisée mais on distingue ses yeux bleus, ses sourcils gris épais et un ventre proéminent. S’exprimant à voix basse à quelques admirateurs, il a tout l’air d’un guajiro sénescent, avec une exception : ses bras, sa poitrine et sa mâchoire sont couverts de cicatrices, provoqués par des balles d’assassins.


Il s’agit de Luis Posada Carriles, héros de l’exil cubain, ex-agent de la CIA et terroriste légendaire.


Le meurtrier présumé d’au moins 74 innocents sera bientôt jugé au Texas, bien que le juge ait repoussé la date du procès la semaine dernière. Ne ratez pas ce procès. S’il est acquitté, cela prouvera le degré d’ineptie, d’hypocrisie et de corruption du gouvernement. Et s’il est condamné, la peine prononcée sera probablement le minimum et aura un impact significatif sur les procès à venir des assassins du 11 septembre.


« Le fond de l’histoire est que le Ministère de la Justice tente de le poursuivre pour d’horribles actes de terrorisme, » dit Peter Kornbluh, porte-parole de National Security Archive de Washington DC. « Mais toute cette affaire est, comme on dit en espagnol, una vergüenza – une honte. »

Il existe de nombreux éléments qui prouvent que Posada a tenté d’assassiner le dirigeant d’un pays, qu’il a ourdi des complots qui ont provoqué la mort de plusieurs dizaines de personnes et tué un touriste dans un attentat contre un hôtel. Pourtant, il n’est poursuivi pour aucun de ces crimes, parce que le gouvernement (US) a entaché la procédure et fait disparaître de nombreux documents cruciaux. Au final, Posada sera accusé d’avoir menti aux autorités, soit une simple petite tape sur les doigts, chose qui aurait soulevé un tollé si Posada avait été, par exemple, un Arabe. Mais Posada est Cubain, et toute la différence est là.


Posada est né à Cienfuegos. Il a étudié la chimie et a travaillé à Akron, Ohio, avant la révolution cubaine de 1959. Il est retourné sur l’île mais, comme de nombreux autres exilés cubains, a rapidement déchanté devant la politique de Fidel Castro. Il est donc reparti aux Etats-Unis. Sa soeur, colonel de l’armée Cubaine, est restée.


Ensuite, avec l’aide de millions de dollars des contribuables étatsuniens, Posada s’est lancé dans une campagne sanglante de 50 ans contre le gouvernement de Castro. Il a fait exploser des bombes dans la capitale de l’île et a coordonné l’attaque de 1961 de la Baie des Cochons à partir de l’Amérique centrale. Après l’échec de l’invasion, il a rejoint un groupe d’exilés qui ont suivi une formation d’élite à l’Académie militaire de Géorgie ; il en est sorti deux ans plus tard comme espion et lieutenant.


Il a ensuite tenté de tuer Castro avec une arme à feu dissimulée dans une caméra et des explosifs cachés dans un flacon de shampoing. En 1976, il a organisé l’explosion en plein vol d’un avion de ligne cubain, le vol 455 de la compagnie Cubana, qui transportait 73 passagers. Six ans plus tard, sous la pression des Etats-Unis, il fut acquitté par un tribunal vénézuélien qui a ensuite bizarrement changé d’avis et a décidé de refaire un procès. Mais entre-temps, l’espion avait corrompu ses gardiens et avait réussit à s’échapper. Vingt ans plus tard, il organisait des attentats dans des hôtels à la Havane, provoquant des millions de dollars de dégâts et la mort d’un touriste italien.


« C’est une guerre » a-t-il déclaré à Ann Louise Bardach dans une interview de 2006 qu’elle relate dans son livre Without Fidel : A Death Foretold in Miami, Washington, and Havana, « une sale guerre ».

Bien sûr, Posada a de fervents supporters aussi bien au sien du gouvernement qu’à l’extérieur. En quelques jours, ses partisans ont récolté des milliers de dollars pour assurer sa défense en organisant ce qu’ils ont appelé un « radio marathon » sur Radio Mambi (radio de Miami virulemment et violemment anti-cubain – NdT). « Luis Posada est un type super, » a déclaré un des dizaines de vieux exilés qui se sont exprimés en sa faveur. « Sa guerre va libérer Cuba ».


Incroyablement, ces sentiments ont fait basculer les procureurs et le Congrès. Même le FBI, qui a dépensé des millions de dollars sur plusieurs dizaines d’années à enquêter sur Posada, s’est débarrassé de manière inexplicable des preuves qu’il avait accumulé. De plus, l’administration Reagan a embauché Posada dans le scandale Iran-Contra.

 

Les pressions exercées par le gouvernement des Etats-Unis ont même eu des effets à l’étranger. Un tribunal panaméen a condamné Posada pour complot en vue d’assassiner Fidel Castro lors d’un sommet Ibero-Américain. Puis, en 2004, la Présidente du Panama Mireya Moscoso a gracié Posada. Il a quitté le pays juste avant l’invalidation de la grâce par la Cour Suprême du Panama. (Mireya Moscoso a gracié Posada la veille de la fin de son mandat suite à des élections qu’elle a perdues. Elle s’est ensuite réfugiée à Miami en traînant toute une série de casseroles. De mémoire, elle est « recherchée » par la justice panaméenne – NdT)


Tout a commencé lorsque Posada est entré illégalement aux Etats-Unis par la mer et demandé l’asile politique. Au mois de mars 2005, probablement après avoir été averti qu’il risquait d’avoir des ennuis, il a annoncé qu’il allait quitter le pays. Mais lorsque toute l’attention médiatique est retombée, il fut arrêté. Le crime dont on l’accuse n’est pas celui d’avoir tué les 73 passagers du vol Cubain ou le touriste à la Havane ; le crime dont on l’accuse est d’avoir menti aux officiers des services d’immigration sur son voyage aux Etats-Unis et son entrée illégale sur le territoire.


Il était arrivé à bord d’un voilier appelé Santrina, et non par le bus comme il l’avait déclaré lors de son interrogatoire. Selon les procureurs, il a menti aussi sur son passeport.


En 2006 et 2007, une sous-commission du Congrès et un grand jury de Newark ont examiné le passé meurtrier de Posada. Le reportage de Bardach fut un élément clé présenté au dossier. Il avait virtuellement avoué sa culpabilité, en déclarant que le meurtre du touriste italien « était un accident déplorable, mais je dors comme un bébé. » Le gouvernement a voulu saisir les notes et les enregistrements de l’auteure. Soutenue par le New York Times, qui avait publié son article (co-écrit avec Larry Rohter), Bardach a refusé et un long procés a suivi. (Bardach n’a pas voulu commenter cette affaire).


Ensuite, le dossier contre Posada est pratiquement tombé à l’eau. Sous les pressions du Président George W. Bush et d’un Congrès Républicain fanatiquement anticommuniste, la sous-commission et le ministre de la Justice des Etats-Unis n’ont rien fait. Puis le 8 mai 2007, un juge de district, Kathleen Cardone a fini par libérer Posada, en accusant les procureurs de « fraude, tromperie et manipulation ».


« les tactiques du gouvernement dans cette affaire sont si honteuses et scandaleuses qu’elles sont en violation avec la notion la plus élémentaire de justice », a-t-elle écrit.


L’année suivante, une Cour d’Appel a invalidé la décision de Cardone et a ordonné un nouveau procès. Mais cette fois-ci Posada n’allait pas être accusé d’entrée illégale sur le territoire mais d’avoir menti à des agents fédéraux. Une petite couche fut rajoutée lorsque les notes de Bardach réapparurent et on a rajouté l’accusation d’avoir menti aussi au sujet des attentats à la Havane.


Pire : lors de la préparation du procès, la Cour a cédé aux pressions des procureurs et a mis sous scellés la quasi totalité des documents relatifs à Posada. Le 10 juillet (2009), le Miami Herald et Associated Press ont tenté d’intervenir. Leur raisonnement était le suivant : le gouvernement ne peut pas sceller arbitrairement des documents s’il ne sont pas classifiés « secret ». Mais la Cour a repoussé leur demande et a placé sous scellés plus de 300 documents cette année.


« C’est mauvais, » dit Adolfo Jimenez, avocat du Miami Herald et d’Associated Press. « Tout est fait pour tenir le public dans l’ignorance ».

La juge Cardone a récemment annoncé que le procès durerait probablement deux mois.


Un groupe de gauchistes agités, le Comité National Pour la Libération des Cinq Cubains, a annoncé des manifestations pendant toute la durée du procès. Et au mois d’Octobre dernier, le National Security Archive de Kornbluh a publié un document gouvernemental déclassifié qui révèle que Posada a même trahi sa propre communauté en exil. Sous le nom de code de Pete, il informait la CIA sur les activités de dirigeants dont le feu Jorge Mas Canosa (CANF – Cuban American National Foundation – fondée par Rondald Reagan et avec mucho dinero - NdT).


Voilà où nous en sommes. Le gouvernement a détruit une bonne partie des preuves. Une juge fédérale respectée a déclaré que les procureurs étaient coupables de fraude. Et tout en laissant pourrir un procès important, le gouvernement préfère se battre contre la presse (Bardach, le Herald et Associated Press)


Les procureurs pourraient même perdre les quelques miettes de charges qui leur restent contre un de plus dangereux idéologues du monde occidental. Mais Kornbluh garde espoir. « Ce procès pourrait confirmer ce que tout le monde sait. » dit-il. « Luis Posada est une source majeure de terrorisme ».


Chuck Strouse


Traduction VD pour le Grand Soir


ARTICLE ORIGINAL
http://www.miaminewtimes.com/2010-0...

EN COMPLEMENT
Luis Posada Carriles : un poseur de bombes au soleil. premier interview de Posada Carriles dans le New York Times, par Ann Louise Bardach, 1998 http://viktor.dedaj.perso.neuf.fr/s... )

Le terroriste qui (devrait) embarrasser l’Amérique, de Viktor Dedaj
http://www.legrandsoir.info/Le-terroriste-qui-devrait-embarrasser-l-Amerique.html

Interview d’Ann Louise Bardach sur son livre (audio et texte en anglais), Oct. 2009
http://www.democracynow.org/2009/10/16/journalist_ann_louise_bardach_on_how

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 08:50
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12 février 2010

Interview parue en Algérie dans El Watan.



El Watan – Que pensez-vous de l’initiative de parlementaires algériens de criminaliser le colonialisme français ? Vous surprend-elle ?


Olivier Le Cour Grandmaison – Cette initiative semble obéir, d’abord et avant tout, à des considérations de politique intérieure auxquelles s’ajoute, c’est essentiel de le rappeler, un lourd contentieux avec la France en raison du vote, il y a 5 ans maintenant, de la loi du 23 février 2005 qui sanctionne une interprétation positive du passé colonial français. Le tableau ne serait pas complet si on omet un discours important prononcé le 7 février 2007 à Toulon par Nicolas Sarkozy, lors de la campagne des présidentielles. Rédigé par l’inévitable Henri Guaino (conseiller du président Sarkozy, ndlr) – qui s’est aussi illustré en écrivant le tristement célèbre discours de Dakar prononcé au mois de juillet de la même année par le chef de l’Etat – ce premier discours se caractérise par la réhabilitation de tous les poncifs les plus éculés relatifs aux bienfaits de la colonisation française réputée synonyme de civilisation.


Eu égard à la personnalité de l’orateur et à ses responsabilités présentes, de telles déclarations sont sans précédent depuis la fin de la guerre d’Algérie. Jamais le représentant de la principale formation politique de la droite parlementaire n’avait entrepris de restaurer ce passé en de semblables termes. En persévérant dans cette voie, motivée par des considérations électoralistes évidentes – « aller chercher les électeurs du Front national un par un », comme N. Sarkozy l’a déclaré – le président de la République et ceux qui le soutiennent ont contribué à l’avènement de la situation qu’ils dénoncent maintenant. En cette matière, la duplicité le dispute à l’aveuglement, mais peut-être est-ce l’inverse.


Serait-ce une réponse tardive, comme d’aucuns le disent, à l’article 4 de la loi du 23 février 2005 (déclassé un an après) ?


Contrairement à ce que l’on peut lire ici et là dans certains journaux français, la loi du 23 février 2005 n’est pas abrogée. Seul son article 4 a été retiré suite aux protestations d’universitaires et d’historiens français notamment. Demeurent tout le reste, notamment l’article 1er qui fait référence à « l’œuvre accomplie par la France » dans les colonies. Pour les amateurs d’exception française, en voilà une remarquable mais sinistre puisque ce pays est le seul pays démocratique et la seule ancienne puissance coloniale européenne à avoir agi de la sorte. Sur le fond, indépendamment des motivations partisanes des députés algériens, engager des poursuites contre des Français qui ont commis des crimes contre l’humanité pendant la guerre d’Algérie me semble parfaitement légitime. D’autant plus que, comme maître Nicole Dreyfus n’a cessé de le rappeler et de le plaider, ces crimes, par leur nature même et en raison de leur exceptionnelle gravité, s ont imprescriptibles, ce pourquoi ils ne devraient pas être concernés par les lois d’amnistie.


Le projet de loi des députés algériens n’est pas encore connu, l’APN ne s’est pas encore saisie de ce projet que l’on assiste à une levée de boucliers en France. Comment l’expliquez-vous ?


A quelques semaines des élections régionales, cette initiative est, au fond, une aubaine pour les responsables politiques de la majorité. Cela leur permet d’apparaître, auprès de l’électorat le plus radicalisé sur ces questions, comme les vaillants défenseurs de l’honneur de la France pour mieux concurrencer le Front national. Voilà qui peut utilement faire oublier le récent fiasco du pseudo-débat sur l’identité nationale. Sans doute est-ce pour cela qu’Eric Besson a très vite réagi pour tenter de reconstituer ainsi son capital politique fortement entamé par cette initiative désapprouvée par une majorité de Français et contestée dans son propre camp.


Pour le secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens combattants, Hubert Falco, c’est une initiative « particulièrement inquiétante », « incompréhensible » et « outrancière »...


Ce qui est outrancier, indigne, historiquement faux et politiquement irresponsable, c’est le fait de réhabiliter le passé colonial de la France, en Algérie notamment. Là est la violence première et symbolique infligée aux victimes du conflit algérien et à leurs descendants français et algériens. C’est ajouter aux crimes de guerre et aux crimes contre l’humanité, commis par l’armée française avec l’aval des responsables politiques de l’époque, le mépris de toutes celles et de tous ceux qui ont été torturés, massacrés et portés disparus. L’indignation de monsieur Hubert Falco est donc sordidement partielle, partiale et partisane.


Selon l’historien Benjamin Stora (Libération du jeudi 11 février 2010) « les contentieux mémoriels se sont développés et aggravés ». Est-ce aussi votre avis ?


Ils se sont effectivement aggravés en raison de la loi du 23 février 2005, des déclarations scandaleuses de Nicolas Sarkozy et de ceux qui le soutiennent. De ce point de vue, tous sont à la fois responsables et coupables de cette situation.


Le 25 septembre 2009, le secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens combattants, Hubert Falco, avait confirmé la création d’une fondation pour la mémoire de la guerre d’Algérie. Cette fondation avait été annoncée par François Fillon le 25 septembre 2007. De nombreux historiens ont manifesté leur opposition, estimant qu’« une fondation pour la mémoire » n’est pas « une fondation pour l’histoire ». Est-ce la bonne démarche pour construire « une histoire partagée », « fondement indispensable d’une relation apaisée entre les descendants de familles héritières de mémoires contradictoires » comme l’ont écrit des historiens (un texte publié par le Monde du 5 octobre 2007) ?


Cette fondation s’inscrit dans le droit fil de la loi scélérate du 23 février 2005 dont elle est le prolongement institutionnel. A ce titre, elle ne fait que confirmer l’offensive actuelle de la majorité et son désir de soumettre, sous prétexte de mémoire, l’histoire de la guerre d’Algérie à des impératifs de politique intérieure. C’est pourquoi tous ceux qui sont attachés à l’indépendance indispensable de la recherche doivent refuser d’être associés, sous quelque forme que ce soit, à cette initiative.



* Interview parue dans El Watan le 12 février 2010 :
http://www.elwatan.com/spip.php?art...


* Olivier Le Cour Grandmaison enseigne les sciences politiques et la philosophie à l’université d’Evry-Val-d’Essonne et au Collège international de philosophie.. Dernier ouvrage paru : La République impériale. Politique et racisme d’Etat, Fayard, 2009. Il a aussi publié Coloniser. Exterminer. Sur la guerre et l’Etat colonial (Paris, Fayard, 2005) ; Sur la réhabilitation du passé colonial de la France (in La fracture coloniale, ouvrage collectif La Découverte, 2005) ; Les citoyennetés en Révolution (1789 -1794), (PUF, 1992) ; Les Etrangers dans la cité. Expériences européennes (La Découverte, 1993) ; Le 17 octobre 1961 : un crime d’Etat à Paris (collectif, éditions La Dispute, 2001). Haine(s). Philosophie et politique (PUF, 2002).

 

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TRIBUNES & IDÉES
Une tentative insupportable de 
réhabiliter la mythologie colonialiste
25 janvier 2010

Pourquoi la loi du 23 février 2005 sur la colonisation doit être totalement abrogée  ?


Le 23 février 2005. La majorité de droite à l’Assemblée vote une loi « portant reconnaissance de la nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés » qui, pour la première fois dans l’histoire de la République, sanctionne une interprétation officielle, apologétique et mensongère du passé colonial de la France.


En effet, l’article 1er de ce texte est ainsi rédigé  : « La nation exprime sa reconnaissance aux femmes et aux hommes qui ont participé à l’œuvre accomplie par la France dans les anciens départements français d’Algérie, au Maroc, en Tunisie ainsi que dans les territoires placés antérieurement sous la souveraineté française. »


Suite aux nombreuses protestations d’universitaires et d’historiens, tardivement rejoints par les député(e)s de l’opposition qui ont fait preuve d’une distraction pour le moins singulière et suspecte, l’article 4, l’un des plus controversés de ce texte, a été retiré par l’ancien chef de l’État, Jacques Chirac.


Cet article, qui ajoutait l’injonction autoritaire au scandale initial, prévoyait ceci  : « Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord. » Stupéfiante volonté de soumettre l’histoire, son enseignement et les professeurs à une vision partisane du passé qui ramenait aux pratiques de la IIIe République, lorsque celle-ci exigeait des instituteurs qu’ils vantent inlassablement les mérites de la colonisation.


23 février 2010. Malgré ce recul significatif, la loi demeure, en particulier l’article 13 qui prévoit l’octroi d’une « indemnité forfaitaire » et non imposable – délicate attention – aux « personnes » ayant « fait l’objet, en relation directe avec les événements d’Algérie » de « condamnations ou de sanctions amnistiées ».


Apparemment technique et anodine, cette disposition, libellée en des termes délicatement euphémisés qui restaurent la novlangue officielle des années cinquante, a bénéficié aux activistes de l’OAS condamnés à des peines de prison. Il s’agit d’une revendication depuis longtemps soutenue par l’Association pour la défense des intérêts moraux et matériels des anciens détenus de l’Algérie française (Adimad), qui réunit d’ex-militants de cette organisation terroriste. Un arrêté du premier ministre, en date du 29 décembre 2005, « relatif à la composition de la commission de l’indemnité forfaitaire » établie en application de cet article, fixait la liste des personnalités appelées à siéger. Parmi elles se trouvait Athanase Georgopoulos, membre de l’OAS et créateur, début 1961, de la zone 3 de cette organisation, à Oran. Exilé en Espagne franquiste, il est rentré en France en 1969.


Comme le déclarait avec emphase le ministre délégué aux Anciens Combattants, Hamlaoui Mekachera, le 15 février 2005  : « Pour la première fois, plus de quarante ans après la fin de la guerre d’Algérie, la loi, expression de la volonté générale, manifeste la reconnaissance par la nation de l’œuvre matérielle et culturelle accomplie par nos compatriotes en outre-mer. »

 

Il n’est pas de précédent, en effet, et pour les amateurs d’exception française, en voici une remarquable mais sinistre au regard des principes libéraux supposés limiter les pouvoirs de la puissance publique  : la France est à ce jour le seul État démocratique, et la seule ancienne puissance impériale européenne, où des dispositions législatives qualifient de façon positive l’histoire coloniale. Sans précédent, mais pas sans conséquences, car l’existence même de cette loi, qui est l’aboutissement d’une offensive politique d’ampleur menée sur le terrain mémoriel, a contribué à libérer comme jamais certains écrits et certaines déclarations tendant à la réhabilitation de la période impériale de la France.


Épilogue d’un combat passé désormais  ? Prologue, bien plutôt, comme le prouve notamment le discours prononcé le 7 février 2007 à Toulon par Nicolas Sarkozy en tant que ministre candidat à l’élection présidentielle.


Inspiré par son conseiller Henri Guaino, il déclarait alors  : « Le rêve européen a besoin du rêve méditerranéen. Il s’est rétréci quand s’est brisé le rêve qui jeta jadis les chevaliers de toute l’Europe sur les routes de l’Orient, le rêve qui attira vers le sud tant d’empereurs du Saint Empire et tant de rois de France, le rêve qui fut le rêve de Bonaparte en Égypte, de Napoléon III en Algérie, de Lyautey au Maroc. Ce rêve ne fut pas tant un rêve de conquête qu’un rêve de civilisation. »


Eu égard à la personnalité de l’orateur et aux responsabilités qui sont aujourd’hui les siennes, de telles déclarations sont sans précédent depuis la fin de la guerre d’Algérie, en 1962. Jamais le représentant de la principale formation politique de la droite parlementaire n’avait entrepris de restaurer ce passé en de semblables termes. Face à cette offensive, l’actuelle opposition doit d’ores et déjà prendre l’engagement public qu’elle abrogera la loi du 23 février 2005 en cas de victoire aux prochaines élections nationales.


* Paru dans l’Humanité, le 25 février 2010.

* OLIVIER LE COUR GRANDMAISON, UNIVERSITAIRE. Dernier ouvrage paru  : la République impériale. Politique et racisme d’État, Éditions Fayard, 2009.

 

 

Source: Europe Solidaire sans Frontière

 

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 08:46

 Des cars au départ des Côtes-d'Armor mardi

1 mars 2010  


Le meeting régional de la liste «VraimenT A Gauche !» aura lieu à Lorient demain, à 20 h 30, salle Cosmao-Dumanoir.

Parmi les intervenants : Laurence de Bouard, tête de liste régionale, OlivierBesancenot, porte-parole du NPA, Christian Sunt, porte-parole du MOC (Mouvement des objecteurs de croissance), André Ollivro, combattant anti marées vertes...

À cette occasion, un déplacement en car gratuit est organisé au départ de Guingamp (17 h, place du Vally),

de Saint-Brieuc (17 h 45, place de la Liberté) et

de Loudéac (18h 30, palais des congrès).

Inscriptions, tél.06.64.63.26.56.

 

(De Quimper c'est devant la boulangerie de Gourvilly)

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 12:11
Le 20 mars il y aura MAP Ministère des affaires populaires à Kermoysan.
Au Npa on ne colle pas sur leurs affiches.
Ce n'est pas le cas du PS et des Verts.

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Voici ce que nous proposons : pourquoi ne pas se partager les panneaux?
Pourquoi continuer de se recouvrir soigneusement, se prendre tout le panneau ?
Avec LO cela marche depuis des années.
 Mais la gauche traditionnelle (PS,PC, Vets, Udb) a la folie des grandeurs!


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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 08:52



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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 08:32
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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 10:05



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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 10:03
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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 09:45

Créé le 23.02.10 à 17h21
Mis à jour le 25.02.10 à 12h44 

Le porte-parole (NPA), Olivier Besancenot le 18/02/2010 en meeting a Nanterre pour les elections regionales
Le porte-parole (NPA), Olivier Besancenot le 18/02/2010 en meeting a Nanterre pour les elections regionales /JEAN MICHEL TURPIN/

VOS QUESTIONS - Le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) vous a répondu...

Olivier Besancenot, porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste et tête de liste NPA aux élections régionales en Île-de-France, vous a repondu...

Retrouvez ses réponses ci-dessous.

Quels sont les hommes qui vous on inspiré? Pourquoi?
ninocarlos

Il y en a beaucoup: de Marx à Che Guevara, sans oublier Blanqui, Frantz Fanon, Malcolm X. Il y a aussi des femmes comme Louise Michèle ou Rosa Luxembourg et beaucoup d'autres encore. Tous ont en commun de ne jamais avoir renoncé à vouloir changer de monde. A l'heure des résignations et des renoncements à gauche, l'idée de révolutionner la société pour construire une autre organisation sociale et démocratique est toujours d'actualité. Par ailleurs, assister au "retour" de Marx au sein même des milieux financiers pour comprendre le monstre dont ils sont eux même les héritiers, est une petite revanche sur l'histoire bien appréciable.
Et comme disait le Che "Hasta la victoria siempre !"

Trouvez-vous constructif de proposer des mesures en France sans tenir compte du contexte international ? Pénaliser les entreprises françaises, ce ne serait pas avant tout favoriser les entreprises étrangères. Si je vous rejoints sur un meilleur partage des richesses, je trouve vos raisonnement trop centrés sur la France, faisant fi de ce qui se passe à l'étranger.
-Chevre
-

On a un peu répondu au dessus. Dans un premier temps l'espace européen pourrait être la bonne taille pour échapper justement aux lois de la concurrence car ce sont ces dernières qui ont justifié toutes les politiques gouvernementales qui nivellent les acquis sociaux vers le bas. En France comme ailleurs il n'y a pas de raisons qu'on se partage que la misère. Nous proposons de prendre le meilleur des législations sociales ou démocratiques qui existent dans chacun de nos pays pour en faire bénéficier à tous. C'est un choix de civilisation.

Dans "C'est parti" le film sur la fondation du NPA, on voit Abdel parler de la nécessaire prise en compte de la religion par une force politique de rupture avec le capitalisme. Il a gagné ?
alex14655

C'est un débat pas un combat, et surtout ce n’est pas du cinéma.

Bonjour, Mr Besancenot que pensez-vous du conflit total? Qu'elle solution apporter a ce type de problème? Merci.
CAC40

Tout d'abord CAC40, sache que ton prénom me dit quelque chose. Aucun licenciement ne doit avoir lieu ni aucune fermeture de site. C'est vrai aussi pour ceux de Dunkerque qui se mobilisent encore aujourd'hui. Le directeur de Total nous présente les fermetures de site comme une conclusion logique du Grenelle de l'environnement. Il oublie de nous parler de ses 8 milliards de bénéfice, de quoi pourtant maintenir les emplois, la production, quitte à envisager sa reconversion à terme, et même augmenter les salaires. Nous pensons qu'il est grand temps d'unifier tous les secteurs énergétiques-Total, GDF Suez, EDF, Véolia, Areva, etc...- dans un seul et même service public de l'énergie. Ce service public qui aurait le monopole de la production et de la distribution, est la seule réponse pour avoir un point d'équilibre entre les questions sociales et environnementales.

Salut Olivier, Je partage nombre de tes idées et apprécie beaucoup ton discours, en particulier sur les thèmes de la répartition Capital Travail et celui qui en découle naturellement, la sauvegarde des systèmes de solidarité et de répartition (Sécurité Sociale, Retraite, assurance chômage etc... ). Par contre, j'ai un doute sur le passage de la théorie a la pratique. Penses tu réellement qu'il est possible de "sortir" du capitalisme a l'échelle d'un seul pays? et comment? Ne pouvons-nous pas craindre de nous isoler du reste du monde en allant dans ce sens comme le furent les pays communistes en leur temps? Merci
Thom Nissa

A l'échelle d'un seul pays cela parait peu probable et surtout pas souhaitable. Les mesures que nous préconisons de répartition capital / travail, nous les proposons à l'échelle européenne: un salaire minimum européen basé sur les revenus nationaux les plus élevés; des services publiques européens; droit de véto des comités européens d'entreprise contre les licenciements... Par ailleurs, rien n'empêche un vrai gouvernement de gauche (imaginons que cela arrive un jour en France) de donner l'exemple en commençant à exproprier des grands secteurs de l'économie ceux qui spéculent et font du profit, et  donner à la population les moyens de contrôler la comptabilité des entreprises et des banques.

Bonjour, on peut se tutoyer ? Comment expliques-tu qu'il n'y ait aucune idée ou programme qui ne se détache de ces élections, quelque soit le parti politique, NPA compris ? On ne parle que des polémiques, des votes sanctions, des personnalités. La faute aux médias ou les partis ont aussi leur part de responsabilité ? Merci.
Patoche34

Ecoute Patoche nous faisons en tous les cas tout ce que l'on peut pour faire émerger au moins une proposition radicale: la gratuité des transports collectifs. Cette mesure appliquée à l'ensemble des régions couterait environ 2,5 milliards d'euros. Le seul budget des régions n'y suffirait pas. Mais quand on sait qu'en Ile de France, l'état s'apprête à mettre jusqu'à 35 milliards d'euros sur la table pour le projet du grand Paris (dont la population ne verra pas ou peu les bénéfices), on se dit qu'il y a là matière à comparaison. La réalité c'est qu'une seule année de bénéfices d'une ou deux banques vaut déjà des années de transports collectifs gratuits pour tous. Cette mesure doit s'accompagner de nouveaux moyens pour renforcer les infrastructures et la qualité de ces transports et permettre notamment de relier la banlieue à la banlieue. Le problème Patoche, c'est que pour l'instant seules les polémiques sont gratuites.

Bonjour, Ce qui va me retenir de voter pour vous c'est le fait que vous ayez une candidate voilée sur les listes. Je n'ai rien contre la liberté de culte et qu'on le montre. Mais quand on devient un élu de la République, on représente le peuple et donc on se doit de respecter la laïcité de cette république. On ne peut pas représenter l'intérêt du peuple si on affiche déjà une préférence. Voilà à part ça je pense que la lutte est nécessaire surtout quand on voit les hommes et femmes qui nous gouvernent, qui sont démagos, hypocrites et qui nous font croire à un avenir meilleur alors qu'ils nous censurent et nous méprisent ! J'attends votre réaction par rapport à mon questionnement, ça m'aidera à faire mon choix ! Merci
profencolère

Le monde entier sait maintenant qu'une candidate parmi nos 2000 porte le foulard pour des raisons privées qui sont liées à son choix religieux. Un débat complexe existe dans la gauche radicale et perdure pour tenter de synthétiser toutes les données de la discussion sur le rapport entre émancipations et religion-et toutes ses formes d'oppression. Il s'agira de trouver un point d'équilibre entre laïcité, féminisme, islamophobie.

 Ce débat nous le perpétuerons après les élections jusqu'à notre congrès dans un climat serein et apaisé. C'est à dire loin de toutes les polémiques indignes dont nous avons fait l'objet. Le gouvernement a instrumentalisé cette candidature  après le flop de son débat sur l'identité nationale et juste avant un nouveau projet de restriction des droits contre les sans-papiers. Par ailleurs, il ne peut pas y avoir deux poids, deux mesures. Depuis le début de la république, 400 élus en soutane ont siégé  à l'assemblée.

 Aujourd'hui les régions dirigées par la gauche subventionnent au delà de ce que leur impose la loi des lycées privés d'obédience majoritairement catholique. Personne ne semble s'en offusquer de la même manière. A la fin de cette campagne, chacun pourra découvrir que des conseillères siègent déjà avec un foulard pour d'autres partis comme le PS ou le PC. Preuve que ce débat dépasse de loin les seuls rangs du NPA. Je ne sais pas si cela t'aidera à faire ton choix mais nous t'invitons quoi qu'il en soit à participer à cette discussion.

N'est il pas temps de réunir les partis réellement à gauche (hors PS) avec L.O ou parti de gauche et Pc afin de gérer les affaires locales, régionales ou nationales? Faire la moyenne des valeurs et principes communs et passer à l'offensive pour sortir les travailleurs du marasme! Merci et bon courage
ahmid  

Oui il serait grand temps de passer à l'offensive pour sortir les travailleurs du marasme. Les tentatives d'unir la gauche radicale n'aboutissent pas au niveau national car nous sommes en désaccord sur le type de rapports à établir avec le PS. Pour notre part, nous pensons qu'une gauche anticapitaliste  doit assumer une réelle indépendance vis à vis des partis institutionnels. C'est la seule garantie de garder sa liberté et de maintenir une cohérence entre notre militantisme au quotidien et les projets que nous sommes amenés à voter dans les institutions. Nous ne nous voyons pas par exemple dire à des travailleurs licenciés le lundi qu'il faut récupérer les subventions publiques données à leur groupe pour interdire les licenciements, et voter le mercredi suivant de nouvelles subventions à un nouveau groupe. C'est ce que sont amenés à faire les partis qui co-gèrent les régions avec le PS.
 
Honnêtement, vous le voulez ou pas le pouvoir ? les responsabilités vous intéresses ou pas ? Car si c'est pour gueuler, manifester, revendiquer, se présenter à des élections, et au final ne pas vouloir tirer les ficelles, c'est encore pire que de dénoncer les autres politiques qui eux se présentent pour êtres aux responsabilités....
Fleur de lavande

Honnêtement Fleur de lavande, j'ai l'impression d'avoir répondu à cette question un peu plus haut. Quant aux ficelles, s'il s'agit de les tirer pour les autres, cela ne m'intéresse pas. Nous militons pour que la population prenne en main son propre destin et s'immisce sur la scène politique, là où se décide son avenir, c'est à dire là où les politiciens professionnels, qui adorent tirer les ficelles, ne voudraient pas qu'on aille.

Mr Besancenot, qu'auriez vous fait à la place de la politique actuelle si vous aviez gagné en 2007 ?
Fleur de lavande  
 

On aurait fait payer la crise à ceux qui en sont responsables, les financiers et les riches industriels capitalistes. En un mot, on aurait fait l'exact opposé de ce que fait le gouvernement actuel qui exonère d'impôts les plus riches, leur distribue des aides publiques à gogo, et leur emprunte au final toujours plus d'argent avec des taux d'intérêts toujours plus faramineux. Du coup, la crise financière devient économique avec des situations de quasi faillite comme en Grèce par exemple. Nous taxerions donc les profits, nous annulerions le bouclier fiscal, nous établerions des plans de sauvetage pour le peuple et pas pour les banques , nous empêcherions de spéculer sur la dette publique.

Avec toute cette agitation : quand travaillez-vous et combien de temps par mois ?( pour ma par 60h00 par semaine)
jarsstseb 

Suite à ma fracture déplacée du doigt dûe à l'intervention "musclée" d'un gendarme lors d'une manifestation contre la privatisation de la poste fin décembre , je suis en arrêt. Je reprends mon métier de facteur juste après les élections. A la poste, je travaille toujours. Je ne bénéficie d'aucun mandat. Je travaille donc à 70 % , à temps partiel, ce qui me laisse le temps de continuer mon activité militante et publique. Au total, mes semaines à moi aussi sont bien chargées.

Bonjour, L'ouverture des frontières aux personnes est elle dans votre programme ? Si oui, et si vous êtes au pouvoir, pensez vous qu'il y aura plus de personnes désirant entrer en France qu'en sortir ?
cyclarc 
  
Nous sommes favorables à la liberté de circulation et d'installation donc à l'ouverture des frontières. Les frontières ne protègent de rien surtout pas du racisme, elles n'empêchent surtout pas des centaines de milliers de personnes de tenter, malgré tout, et au péril de leur vie, de trouver refuge parce qu'elles fuient la misère ou les guerres. Des milliers de personnes meurent chaque année dans le détroit de Gibraltar en tentant cette expérience. En un mot, aucun pays n'a réussi à empêcher les mouvements migratoires, à part peut-être l'ex-RDA (de ce point de vue, ça n'était pas franchement un exemple). En plus d'être inefficace  elles sont injustes.
Cela fait plus d'un siècle que la proportion d'immigrés oscille entre 7 et 9 % environ. Le thème de l'immigration est instrumentalisé par les politiciens pour tromper la population sur les vrais responsables de la crise.

Croyez vous vraiment que votre parti un jour sera capable de diriger la France car pour l'instant on ressent plutôt le parti contestataire mais qui ne veut surtout pas prendre les commandes. Etes vous capable ou non pas de réponse alambiquée svp
lukes

Pour faire simple, d'abord il n'y a pas de honte à contester quand on voit le degré des attaques contre la population, les travailleurs, les habitants des quartiers, les sans-papiers. Savoir dire non est aussi une responsabilité quand on se dit de gauche. Mais nous savons dire oui également à un programme anticapitaliste qui répartirait les richesses pour augmenter les salaires, interdire les licenciements, renforcer nos services publics et nos protections sociales. Ce programme, nous souhaitons qu'il devienne majoritaire dans l'opinion et qu'à terme il soit appliqué. Nous participerions donc à des gouvernements qui appliqueraient de telles mesures. Mais cela implique que le pouvoir lui même soit refondé et fonctionne du bas vers le haut, sous le contrôle de la population. Rien d'alambiqué là dedans, juste du social et de la démocratie.

Charles Dufresne
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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 09:27
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Exigeons un vrai débat public sur le démantèlement des installations nucléaires



A nos côtés, demandez l’ouverture d’un débat public contradictoire, équitable envers toutes les parties prenantes, honnête et non truqué, sur le démantèlement des installations nucléaires et le devenir de leurs déchets radioactifs.

Signez la pétition :

 
http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/petition-debat-demantelement.html

Faites suivre largement ce lien à tous vos contacts (proches, ami-e-s, collègues, ...) pour les inciter à signer eux aussi la pétition !

Soutenez nos actions, faites un don en ligne :
http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/don-en-ligne.html

Il existe 121 installations nucléaires en France, imposées aux Français sans aucune consultation démocratique. 14 d’entre elles sont arrêtées. Se pose aujourd’hui la question de leur démantèlement et du devenir de leurs déchets radioactifs.

Les autorités tentent d’occulter cette question en morcelant les dossiers enquête par enquête. Le 6 juin 2007, le Réseau "Sortir du nucléaire" a obtenu gain de cause devant le Conseil d’Etat, qui a annulé le décret autorisant le démantèlement de la centrale de Brennilis (Finistère), aucun débat public n’ayant eu lieu.

 A plusieurs reprises, le Réseau "Sortir du nucléaire" a demandé aux ministres concernés l’ouverture d’un débat public sur la question globale du démantèlement des installations nucléaires et du devenir de leurs déchets, conformément aux directives européennes en vigueur.

Pourquoi engager précipitamment les opérations de démantèlement, alors que les travailleurs seront beaucoup plus exposés à la radioactivité et qu’il n’existe à ce jour aucune installation pour le stockage des déchets les plus radioactifs ? Demandons un vrai débat public sur le démantèlement des installations nucléaires !

Je vous remercie chaleureusement pour votre participation et votre soutien !

Très cordialement,

Philippe Brousse - Directeur du Réseau "Sortir du nucléaire"


--

Réseau "Sortir du nucléaire"

Fédération de 870 associations,

agréée pour la protection de l’environnement

9 rue Dumenge, 69317 Lyon Cedex 04 - France

Tél : 04 78 28 29 22 - Fax : 04 72 07 70 04

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