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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 09:39

23 février 2010 à 16h00 


Echec de la conciliation au conseil de prud'hommes de Quimper (29) cet après-midi. Un animateur du centre de formation des apprentis du bâtiment (Afobat 29) à Quimper, licencié pour un manque de surveillance d'un élève malade la veille des vacances de Noël 2009, avait assigné la direction.


 

Il demandait sa réintégration. Cet animateur de ce centre qui forme quelque 700 apprentis estime son licenciement abusif et n'avoir rien à se reprocher puisqu'il avait appelé un médecin et prévenu un représentant de la direction présent dans l'établissement.


L'Afobat a refusé la conciliation. Surprise cependant, à sa sortie, le président du conseil d'administration du CFA a proposé au comité d'entreprise une médiation sous le contrôle de la préfecture du Finistère et de la direction du travail. Elle est prévue samedi matin.


La quasi totalité des 50 salariés dont l'ensemble des équipes enseignantes et d'animation du CFA ont déposé un préavis de grève illimitée à partir du 2 mars. Ils étaient rassemblés cet après-midi devant le conseil de prud'hommes pour soutenir leur collègue.

  • Jacky Hamard
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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 09:35

24 février 2010

 

Une manifestation contre les restructurations en cours à La Poste a réuni 90 personnes hier, à Landerneau. Les centres de Plouigneau et de Porspoder sont en grève.


Plus de 90 postiers et sympathisants ont manifesté à l'appel de la CGT et de SUD, hier après-midi, à Landerneau, devant la direction du groupement postal du Finistère-Nord contre les restructurations en cours dans les centres de tri.


Parmi eux se trouvaient notamment des facteurs de Plouigneau, en grève depuis 14 jours, des collègues de Porspoder qui débrayent à leur tour et d'autres du centre de Lesneven où un préavis de grève est posé pour le 2 mars.


Des postiers de Landerneau, de Landivisiau, de Saint-Pol-de-Léon et de Brest ont complété les rangs. Tous déplorent la baisse du nombre des tournées effectuées à partir des 33 établissements de tri du Nord-Finistère.


«L'argument de la baisse du trafic, avancé par la direction, ne tient pas la route. Le courrier s'accumule. Les colis diminuent? Pourtant, les collègues au guichet explosent leurs chiffres de vente. Tous ces chiffres sont dictés par la volonté d'accentuer la productivité au détriment des conditions de travail des postiers et de la qualité du service public», soutient Christian Corre (CGT).

Discussion ouverte

Catherine Cepa, directrice du groupement, qui a reçu une délégation de manifestant, ne nie pas les diminutions de tournées. Ni celle du nombre de plis traités: «Elle s'accélère. Entre 6 et 7% de volume en moins en 2009, partout en France».


Ce qui justifie, selon les dirigeants de La Poste, la poursuite des restructurations. «D'ailleurs, la majorité des personnels déjà concernés par ces réajustements l'ont plutôt bien accepté», ajoute Catherine Cepa, prête toutefois à poursuivre les discussions avec les agents réfractaires. «Hormis le transfert des personnels de Plouigneau à Morlaix, tout est négociable».

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 09:13

Le 24 février, sept syndicats de retraités appellent à une journée d'action, avec comme exigence la retraite minimum au niveau du Smic.

Un rassemblement aura lieu à Paris, devant l'assemblée nationale, à partir de 14h.

Le NPA soutient totalement cette journée d'action et de manifestations.

Au moment où le gouvernement s'apprête à repousser l'âge légal de départ en retraite au-delà de 60 ans, à allonger la durée de cotisations, les pensions des retraités subissent une perte de pouvoir d'achat consécutive à la hausse du forfait hospitalier, du déremboursement d'un certain nombre de médicaments, du renchérisseement des tarifs de l'énergie, par exemple.


Plus de la moitié des 14 millions de retraités ne dépassent pas 1000 à 1100 euros de retraite, et parmi eux les femmes retraitées sont particulièrement pénalisées avec quelques centaines d'euros par mois seulement.


La politique du gouvernement en matière de retraite ne peut aboutir qu'à un appauvrissement général des retraités.


Pour la NPA, c'est 1500 euros net qu'il faut revendiquer pour le minimum retraite.

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 09:10


NPA

 

"Le NPA condamne la campagne ignoble contre Ali Soumaré, tête de liste du PS dans le Val d'Oise, à l'instigation d'élus UMP.

Cette campagne s'inscrit dans un climat délétère et raciste que le « débat » sur l'identité nationale n'a fait qu'amplifier.

Plombé auprès de la population par la politique de Sarkozy, l'UMP essaye, par ce moyen, de faire oublier les attaques du gouvernement contre les services publics, les droits sociaux, comme la retraite à 60 ans."


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Les accusations portées par l'UMP contre Ali Soumaré se dégonflent...

NOUVELOBS.COM | 23.02.2010 |

 

 

 

 

Ali Soumaré en campagne (photo de son profil Facebook)

Ali Soumaré en campagne (photo de son profil Facebook)















Le parquet de Pontoise (Val-d'Oise) a indiqué mardi 23 février que deux des condamnations judiciaires, imputées par l'UMP au candidat socialiste Ali Soumaré, n'existaient pas.
Tête de liste PS aux élections régionales dans le département du Val d'Oise, d'Ali Soumaré avait été accusé par Francis Delattre, maire UMP de Franconville, d'être un "délinquant multirécidiviste". Un terme repris dans la foulée par le député Axel Poniatowski, tête de liste de la majorité dans le Val d'Oise.
La mise au point de la justice permet d'y voir plus clair dans les cinq affaires mentionnées par les élus UMP :


1. Un homonyme

Pour l'une de ces affaires (des accusations de vol aggravé et usage de carte de paiement contrefaite), la procureure de la République de Pontoise, Marie-Thérèse de Givry, confirme la version d'Ali Soumaré : il s'agit bien d'un "problème d'homonymie".
"Le jugement du 8 février 2007 n'est pas un jugement rendu par le tribunal correctionnel, c'est un jugement rendu par le tribunal pour enfants et il ne concerne par Ali Soumaré, qui est né le 25 décembre 1980. (…) C'est un problème d'homonymie", a-t-elle expliqué sur France Bleu.


2. Pas d'ordonnance pénale pour "conduite sans permis"

En outre, Marie-Thérèse de Givry confirme qu'une ordonnance pénale, évoquée par l'UMP pour conduite sans permis n'existe pas non plus. "Le dossier pour conduite sans permis par retrait de points est en cours de traitement au parquet et aucune ordonnance pénale n'a été rendue à l'encontre de M. Soumaré", a-t-elle dit.


3. Une "erreur de jeunesse"

Parmi les dossiers évoqués par l'UMP, figure aussi une condamnation à six mois de prison ferme pour un vol commis en 1999. Le candidat PS la reconnaît et parle "d'erreur de jeunesse dont j'ai tiré les conséquences." Il avait alors 18 ans. "Les faits remontent à plus de 10 ans. (…) Selon moi, il y a réhabilitation", commente Me Jean-Pierre Mignard, son avocat.


4. Une condamnation "pas définitive"

Quant à l'autre affaire que reconnaît Ali Soumaré, une condamnation à deux mois de prison ferme en 2009 pour rébellion à agent de la force publique, prononcée en son absence, elle n'est pas définitive, a souligné la procureure de la République. Elle conteste sa culpabilité. "M. Soumaré a fait appel et il est donc présumé innocent, c'est un principe de notre droit", a-t-elle déclaré.


5. Reste une histoire de violences

La dernière affaire concerne des violences aux personnes. Ces faits auraient été commis le 25 mai 2008. L'avocat d'Ali Soumaré assure qu'il s'agit là aussi d'une homonymie. Les élus UMP maintiennent leur version, assurant que la personne en cause est bien née le 25 décembre 1980, comme le candidat PS. Ils citent aussi les noms des deux victimes.
Interrogé par Nouvelobs.com, Me Jean-Pierre Mignard relève que "quand bien même il s'agirait de la bonne personne", le fait que cette affaire ait été transmise à la maison de la justice et du droit indique que la gravité des actes reprochés est relative. Quoi qu'il en soit, la procédure serait encore en cours.


Plainte en diffamation

L'avocat et les proches d'Ali Soumaré ont dit s'interroger sur la provenance des documents produits par l'UMP, que seule la police ou la justice peut, en pratique, obtenir. D'autant plus que la procureure de Pontoise précise que "les décisions rendues par le tribunal des enfants ne sont pas publiques".
Agé de 29 ans, Ali Soumaré s'est fait connaître comme le porte-parole des familles de Villiers-le-Bel, lorsque deux adolescents en mini-moto avaient été tués dans une collision avec une voiture de police le 25 novembre 2007.
Cette affaire a débouché sur un non-lieu pour les policiers mais les familles des deux jeunes gens viennent de déposer plainte à nouveau contre eux pour faux témoignage, se fondant sur des rapports d'expertise de l'enquête initiale.

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 09:05



De Film Bazar

De Jacques Audiard à Riad Sattouf, le cinéma français soutient les travailleurs sans papiers en lutte


« On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici ! »


Un travailleur sans papiers et un travailleur avec carte de séjour, c’est quoi la différence ? Pas visible à l’œil nu, pas visible même avec une caméra. Et pourtant, ils sont là. Ils travaillent, ils construisent nos immeubles, réparent nos rues, posent les rails de nos tramways. Ils nettoient nos bureaux, font le ménage dans nos appartements, s’occupent de nos malades et des plus vieux d’entre nous. Ils lavent la vaisselle et les cuisines de nos restaurants, s’occupent de la sécurité de nos grands magasins, sont la main d’œuvre secrète de nos agences d’intérim…


Avec ou sans papiers, leurs tâches sont les mêmes. Avec ou sans papiers, les obligations des uns et des autres sont aussi les mêmes : ils payent les cotisations sociales, l’assurance-chômage, la sécurité sociale, les impôts… Comme tout le monde. Alors, quelle est la différence ? La différence, c’est qu’un « sans-papiers » au chômage ne touchera pas d’allocation. La différence, c’est qu’un « sans-papiers » cotisera pour la retraite mais n’en touchera jamais un centime…


Les mêmes devoirs, mais pas les mêmes droits. Et cela parce qu’il lui manque un papier, un seul : la carte de séjour.

On peut fabriquer une voiture en Roumanie pour la vendre en France, on ne peut pas délocaliser les métiers du bâtiment ou les services à la personne. Alors on délocalise sur place, on emploie des « sans-papiers ». Un « sans-papiers », c’est d’abord un travailleur sans droits ! Un travailleur qui vit dans la peur d’être expulsé, et qui s’il est licencié, n’a aucun recours mais une seule perspective : la reconduite à la frontière.


Cette injustice est insupportable pour qui attache de la valeur à la devise de la République inscrite sur les frontons de nos écoles. C’est pour cela que nous avons décidé de nous mobiliser aux côtés de ces travailleurs, comme nous l’avions fait pour les enfants de « sans-papiers » avec le film « Laissez-les grandir ici ! ».

C’est avec nos regards de cinéastes que nous voulons à nouveau marquer notre solidarité. « On bosse ici ! On vit ici ! On reste ici ! » proclament les travailleurs sans papiers en grève. L’égalité des droits est l’exigence de tous.

Régularisation de tous les travailleurs sans papiers, c’est ce que nous exigeons avec eux.


Collectif des cinéastes pour les « sans-papiers »





Sur son site, RESF, qui lance une souscription en soutien au mouvement, propose en outre un t-shirt reproduisant le dessin de Tardi .


De Jacques Audiard à Riad Sattouf, le cinéma français soutient les travailleurs sans papiers en lutte


Simple, fort, efficace : dévoilé ce soir à la Cinémathèque française, le film collectif en soutien à la régularisation des travailleurs sans papiers va être projeté en France dans les salles de cinéma, circuler sur le Net, passer à la télévision.


Signé par 350 personnalités du cinéma francophone, parmi lesquels Chantal Akerman, Laurent Cantet, Mathieu Amalric, Lucas Belvaux, Arnaud Desplechin, Charles Berling, Abdellatif Kechiche, Vincent Lindon, Bruno Solo, Riad Sattouf, Jacques Audiard, Juliette Binoche, Rachid Bouchareb, Claire Denis, Abderrahmane Sissako, il donne la parole à des hommes et des femmes sortis de l’ombre en 2008 pour faire valoir leur droit à être régularisés, et qui poursuivent depuis, à leurs risques et périls, une grève au long cours pour y parvenir.


Filmés en plan fixe, sur leur lieu de travail, ils exposent ici clairement, sans pathos, la situation scandaleuse, injustifiable dont ils sont victimes. Leurs employeurs? L’hôtel Matignon, l’Assemblée Nationale, Bouygues, Monoprix, Franprix, Cora, NafNaf, Etam… Payés avec un lance-pierre, ils cotisent pour tout, sans avoir droit à rien : ni vacances, ni papiers. La peur au ventre en guise d’assurance retraite. Pourquoi? A quelques semaines des régionales, les cinéastes, acteurs et producteurs qui se sont associés à ce film ont voulu porter la question au coeur du débat public.


En 2007, nombre d’entre eux étaient déjà à l’initiative de Laissez-les grandir ici !, un film sur les enfants sans-papiers, réalisé avec le soutien du réseau Education sans frontière, et dont ils espéraient de la même manière qu’il produirait des échos dans la campagne présidentielle.

 



On n’en perçut guère. Il semble que cette fois-ci, quelques heures seulement après la première à la Cinémathèque, le buzz ait bien pris. Les partis politiques s’en saisiront-ils?
(...)


http://cinema.blog.lemonde.fr/2010/02/23/de-jacques-audiard-a-riad-sattouf-le-cinema-francais-soutient-les-travailleurs-sans-papiers/#xtor=RSS-32280322

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 09:02








Après les minarets suisses, la burqa mise au centre du débat politique, le foulard d’une candidate NPA dans le Vaucluse, c’est maintenant à un restaurant Quick de Roubaix servant de la viande halal de subir les foudres de la classe politique et les « honneurs » des médias.

La croisade en défense du bacon dans le hamburger serait risible si elle ne prolongeait pas une véritable campagne dans laquelle c’est toujours la même couche de la population, toujours une religion bien précise, qui se trouvent stigmatisées. Personne n’aurait l’idée de s’en prendre aux restaurants casher, ni aux dizaines de milliers de clochers de nos villes et villages, pourtant un symbole religieux évident.

L’œuvre de Sarkozy et Besson

L’offensive raciste est orchestrée depuis le gouvernement. Certes, Sarkozy et Besson ont rangé dans les tiroirs leur « grand débat » sur « l’identité nationale ». Mais uniquement parce qu’ils se sont aperçus que c’est le Front national, et non l’UMP, qui en profitait électoralement.

Sur le fond, la campagne continue. Elle désigne une soi-disant menace à l’identité nationale qui a deux visages : celui du musulman, de « l’arabe », et celui du sans-papiers. Au lieu de régulariser les travailleurs sans-papiers en grève, le gouvernement prépare un nouveau projet de loi pour faciliter les expulsions.

En temps de crise, trouver des boucs-émissaires

Si la droite agit de la sorte c’est parce qu’il y a la crise, et que celle-ci rebondit. Parce qu’en réponse aux licenciements, aux fermetures d’entreprises et au saccage des services publics, les salariés ripostent et font grève, comme dans les raffineries de Total ou les établissements scolaires de Seine-Saint-Denis.

Alors les puissants, les riches s’inquiètent. Ils craignent que s’exprime la force collective des exploité-e-s et des opprimé-e-s. Et dans l’espoir de diviser pour mieux régner, ils utilisent la vieille ficelle des bouc-émissaires.

Mais que fait la gauche ?

L’attitude des dirigeants du PS et de leurs alliés pose problème. C’est un député communiste qui est à l’origine du battage médiatique sur la burqa. C’est le maire socialiste de Roubaix qui a déclenché « l’affaire » du Quick halal. C’est le maire communiste de Bagnolet qui expulse des travailleurs maliens et leurs familles par un froid polaire, en détruisant leurs pauvres biens au bulldozer.

Et dans les conseils régionaux, le PS et ses alliés financent les lycées privés, principalement catholiques, bien au-delà des obligations légales…

Une gauche qui ne lâche rien est une gauche qui affirme une solidarité sans faille autour des luttes des sans-papiers, qui exige la dissolution du Ministère de l'Identité Nationale, et l'abrogation de toutes les lois racistes, qu'elles soient de droite ou de gauche.


Pour l’unité antiraciste des travailleurs et de la jeunesse

Dans les entreprises, les écoles et universités, les quartiers, écartons le piège du racisme, de la stigmatisation des musulmans et des sans-papiers. Pour pouvoir nous défendre efficacement face aux vrais responsables de la crise, à savoir le grand patronat, les financiers et le gouvernement, préservons notre unité par-delà l’origine ou la nationalité, la religion ou l’absence de religion.

Le 14 mars : votez antiraciste, votez NPA

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 09:31



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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 09:29



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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 09:24
Laïcité bafouée par l’État-UMP :
oui à un lycée public dans les Mauges !
manif Beaupréau-JLG.jpg

L’élection de François Mitterrand en 1981 suscita beaucoup d’espoirs. Dans les Mauges (ouest du Maine-et-Loire) les militants, pour la plupart issus de la gauche chrétienne, crurent qu’un lycée public allait enfin pouvoir voir le jour chez eux. Étienne Davodeau le rappelle ironiquement à la fin de sa BD Les Mauvaises gens… 30 ans plus tard, la lutte pour le lycée public continue.


C’est ainsi que 500 personnes (parents et enfants, FCPE, syndicalistes FSU, CFDT, UNSA ou Solidaires, militants politiques) ont manifesté dimanche 7 février devant la préfecture de région de Nantes, à l’appel du Collectif vigilance laïcité et du Collectif pour la promotion de l’école publique dans les Mauges. Une pétition signée sur place par 475 manifestants a été remise au directeur du cabinet du préfet.


Pourquoi une telle mobilisation, et pourquoi maintenant ? Après six ans de mandat et de tergiversations, le conseil régional PS-PCF-Verts paraissait pourtant prêt à porter un projet de cité scolaire regroupant collège et lycée public à Beaupréau, centre géographique de cette région rurale de près de 100 000 habitants, au fort taux de fécondité.


Las, l’opposition du conseil général du Maine-et-Loire dirigé par Christophe Béchu (tête de liste UMP aux élections régionales) et du recteur reste la plus déterminée. Le Préfet de région l’a signifié brutalement : que les élèves des Mauges aillent à Cholet ou Angers s’ils veulent aller dans le public ! Tout au plus admettrait-il quelques filières de formations professionnelles adaptées au faible niveau de scolarité requis par les nombreuses petites entreprises de la région…


C’est que l’enseignement catholique ne veut pas voir écorné son monopole dans le fief que lui a laissé la contre-révolution catholique après les guerres de Vendée. Autour de Beaupréau, seulement 15 % des collégiens peuvent être scolarisés dans le public.


Des dizaines de communes ne possèdent tout simplement pas d’école publique, à cause de l’opposition des maires de droite et de la complicité de l’État. Quand, il y a une vingtaine d’années, les familles laïques ont obtenu à Andrezé l’ouverture de classes publiques, les pressions ont été énormes, allant jusqu’à des représailles, notamment des refus de vente de la part de certains commerçants opposés à « l’école du diable », qui ont fini par pousser les parents du public à quitter le village. Le droit à l’école publique et à la laïcité est tout simplement piétiné dans les Mauges.


La manifestation de Nantes du 7 février traduit indéniablement un regain de mobilisation du camp laïque.


Il est vrai qu’elle s’est tenue à la veille de la campagne des élections régionales : les listes LO, NPA-Front de Gauche-Alternatifs-FASE, Europe Écologie et PS-minorité du PCF n’ont pas manqué le rendez-vous…


Mais surtout, la dictature de l’institution catholique sur les consciences s’effrite peu à peu. L’arrivée de nouvelles populations « rurbaines » (nommés « les survenus » par les conservateurs locaux) renforce cette tendance libératrice. Les revendications portées par le camp laïque doivent être à la hauteur de l’attente des parents.


Comme le rappelle dans un communiqué la liste « Tous Ensemble, la gauche vraiment » à laquelle participe le NPA : « le temps n’est pas aux demi-mesures qui viseraient à la construction de locaux n’abritant que des filières de formation professionnelle ou une simple annexe d’un lycée public déjà existant. Il faut construire les bâtiments, assurer la dotation en personnels d’un lycée général public de plein exercice et y adjoindre un collège ».


Et que ce rêve porté depuis des décennies par des générations de militants et parents laïques devienne enfin une réalité !

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 09:21

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Alors que le gouvernement stigmatise les travailleurs immigrés, le 1er mars, une « journée sans immigrés » est organisée en France afin de « changer le regard sur l’immigration ».

En septembre 2009, le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, suscitait l’indignation  en disant, lors de l’université d’été de l’UMP : « Quand il y en a un, ça va, c’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes ». Confronté au manque d’initiatives des acteurs de la gauche, un collectif1 s’est créé et a décidé d’organiser une action, le 1er mars, une « journée sans immigrés ». Ce jour-là, les immigrés sont appelés à ne pas participer à la vie économique du pays, c’est-à-dire ne pas se rendre au travail et ne pas consommer. « 24 heures sans nous » sera le slogan de cette journée, une action inédite qui a pour but de montrer que l’immigration n’est pas un « problème » mais représente au contraire un apport important à l’économie du pays.


Une action similaire, « A day without an immigrant », a eu lieu, le 1er mai 2006, aux États-Unis sous l’administration Bush, après l’annonce d’un projet de loi prévoyant que « toute personne résidant illégalement aux États-Unis sera considérée comme criminelle, ainsi que toute personne hébergeant ou employant un immigré clandestin ». Près de deux millions de manifestants avaient défilé ce jour-là à Los Angeles.


En France, le mouvement de grève des 6 000 travailleurs sans papiers, qui a débuté le 12 octobre, a fait tomber l’argument mensonger de la droite présentant les immigrés comme des assistés profitant des aides sociales. De nombreux secteurs d’activité sont touchés par ces grèves : sociétés de nettoyage, chantiers du tramway, BTP, boîtes d’intérim, aides aux personnes…


Les grévistes réclament leur régularisation et l’accès aux droits fondamentaux de tous les travailleurs. Ils font éclater au grand jour leurs conditions de travail et leur exploitation indigne. Ils montrent qu’ils sont au cœur d’un système, utilisés comme une main-d’œuvre bon marché par des entreprises privées et publiques tout en étant victimes de la répression policière. Cette grève met les patrons et le gouvernement dans l’embarras car elle montre clairement que la situation des sans-papiers profite aux patrons en leur permettant de dégrader les salaires et les conditions de travail de tous les travailleurs.


L’initiative de la journée sans immigrés du 1er mars se veut une action coup de poing, une occasion de montrer que la France ne peut se passer de l’immigration et de susciter une prise de conscience dans la population. Elle est devenue rapidement très populaire auprès des immigrés et des enfants issus de l’immigration. Les réseaux sociaux, tels que Facebook ou Twitter, ont contribué à ce boom médiatique. Des milliers de personnes se déclarent aujourd’hui prêtes à rejoindre ce mouvement du 1er mars.


Même si on peut se réjouir de cette initiative, aucune manifestation n’est prévue ce jour-là afin, selon les fondateurs du collectif, d’éviter des débordements. Le cadre organisationnel s’est voulu dès le départ informel et flou pour « rester une plateforme la plus large possible, pour toucher le plus grand nombre, de droite comme de gauche » (Nadia Lamarkbi, présidente du collectif). Une lettre a même été envoyée par le collectif à Nicolas Sarkozy pour qu’il se joigne à cette initiative de par ses origines hongroises. On espère que c’est par dérision…


Les personnes victimes du racisme au quotidien sont souvent les plus précaires et les plus pauvres et certaines ont déclaré ne pas pouvoir prendre le risque de s’absenter du travail. Le collectif n’a pas su impliquer les syndicats pour déposer un appel à la grève massive à cause d’une prétendue peur de récupération politique. Il propose à défaut la mise en place d’un brassard solidaire. Un appel à la grève associé à une manifestation aurait permis à un plus grand nombre de personnes, immigrées ou pas, de s’impliquer et de rendre cette action plus visible.


Aucune stratégie à long terme n’a été définie et on peut regretter le manque de revendications. Une telle initiative aurait pu être l’occasion de faire le lien avec la régularisation de tous les sans-papiers, la suppression du ministère de l’Identité nationale.


Les limites de la journée sans immigrés du 1er mars en France ne doivent pas nous empêcher de constater que cette action est une des rares propositions concrètes qui a émergé au moment où le gouvernement utilise le racisme comme arme de division. La gauche française a été malheureusement incapable ces derniers mois d’apporter une réponse conséquente à la question du racisme d’État et aux multiples dérapages du gouvernement.


Le NPA doit à présent se saisir de cette journée et être une force de proposition, soutenir cette action et la rendre plus combative afin qu’elle serve comme point d’appui pour la suite. Dans le contexte que nous vivons, le NPA fait de la question du racisme une priorité et cherche à construire un large mouvement antiraciste.


Laetitia

1. http://www.la-journee-sans-immigres.org

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