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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 09:27
L’Empire du milieu, comme son nom ne l’indique pas
Gérard LUCON

Plus le temps passe et plus l’utilisation de cette appellation, lorsqu’on mentionne la Chine, me semble affligeante. Il est vrai que, lorsqu’on écrit sur un pays, il est normal de chercher des appellations permettant d’éviter les redites. Entre la « perfide Albion », le « pays des 1000 lacs », le « royaume chérifien », la « patrie de Goya », ou celle de n’importe quel autre homme célèbre d’ailleurs, d’aucuns laissent passer dans ces labels leur respect ou leur mépris, leurs connaissances ou leur indigence.

La langue chinoise est ainsi faite que chaque idéogramme, chaque composition d’idéogrammes a un sens, une logique, une explication. Autant pour notre langue le mot France est abstrait dans son sens propre, autant pour la langue chinoise la façon dont les pays sont appelés a un signifiant, réel ou symbolique.


Chine s’écrit « 中国 » et se prononce Tzhong Guo. Décodons ces deux idéogrammes. Le premier, « 中 », Tzhong, est composé d’une flèche « ŀ », qui indique la cible, et d’un carré « 口 » qui porte deux significations, la bouche et les limites (dont la frontière). Le second « 国 », Guo est composé du même carré, « 口 » mais dans une dimension plus grande, ce carré ayant en son sein le symbole « 玉 » qui signifie jade, pierre précieuse, richesse.

Ces deux idéogrammes associés donnent « 中国 », c’est-à-dire « mon pays », « là ou sont mes richesses ».


De la même manière les chinois ont donné un sens, une caractéristique aux autres pays, en voici quelques exemples, où le respect domine :

La France s’écrit « 法 国 » et se prononce Fa Guo. Le premier idéogramme signifie la Loi, le respect de la Loi, le second est le même que pour la Chine, l’ensemble signifie le pays qui respecte la Loi.


L’Angleterre s’écrit « 英国 » et se prononce Ying Guo. Le premier idéogramme signifie brave, héroïque, il est composé des symboles de l’homme adulte auquel on ajoute le symbole du milieu, puis on coiffe cela avec le symbole de la végétation, et l’ensemble signifie le pays des conquérants.


Les USA s’écrivent « 美国 » et se prononcent Mei Guo. Le premier idéogramme signifie la beauté, l’élégance, il est de nouveau composé de l’homme auquel on ajoute le mouton connu pour son pacifisme, et l’ensemble signifie le beau pays.


L’Allemagne s’écrit « 德国 » et se prononce Teuh Guo. Le premier idéogramme signifie la vertu, la moralité, il est composé du chiffre 10, auquel on ajoute l’œil, ce premier ensemble indiquant la droiture (vu par dix yeux) puis on ajoute en dessous le cœur, ce qui nous amène à un cœur droit, enfin on précède le tout du radical indiquant le chemin, et l’ensemble signifie le pays de la vertu.


Alors de grâce, même si l’évolution des pays ci-avant mentionnés les a éloignés du sens positif que leur ont donné les chinois, cessons d’affubler la Chine de ce triste label que représente « l’Empire du milieu », avec toute la connotation négative que porte cette locution, quand on sait que le respect semble être la règle dans la façon dont les chinois décrivent les autres pays.


Gérard Luçon


Sinologue

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http://www.legrandsoir.info/L-Empire-du-milieu-comme-son-nom-ne-l-indique-pas.html
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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 10:40
Le retour de l'injustice climatique
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La nouvelle mouture de la taxe carbone, préparée par le gouvernement après la censure du Conseil constitutionnel, conserve tous les défauts de la première.


Après le camouflet infligé par le Conseil constitutionnel au gouvernement, celui-ci prépare un nouveau texte législatif sur la contribution climat énergie, ou taxe carbone.


La principale objection du Conseil concernait l’exonération dont bénéficient des entreprises qui participent au marché des droits à polluer et qui, au moins jusqu’à 2013, recevront gratuitement des quotas d’émission de gaz à effet de serre (GES). Les diverses exonérations du premier texte concernent 93 % des émissions de GES, ce qui montre bien la complicité du gouvernement avec les lobbies industriels les plus pollueurs.


Mais d’autres points posent également problème et n’ont pas été signalés par le Conseil constitutionnel, comme l’exonération pour le secteur électrique, ouvrant les portes à l’industrie nucléaire. Par ailleurs, il se déclare prêt à minorer fortement la taxe pour préserver la compétitivité économique de certains secteurs industriels.


Le problème de fond d’une telle taxe demeure, surtout pour les particuliers, qu’on veut obliger à modifier leurs comportements, sans leur offrir les infrastructures publiques nécessaires, que ce soit dans les transports, l’habitat et le chauffage, la nourriture et l’agriculture.
Le Medef profite de l’occasion pour repartir à la charge pour n’être soumis à aucune contrainte, malgré la crise climatique. Le casse-tête du gouvernement se situe bien là.


Pour être en conformité avec l’avis du Conseil constitutionnel, il doit taxer des entreprises « soumises » aux quotas européens d’émissions de GES. Celles-ci ne veulent pas avoir l’impression de devoir payer deux fois (en réalité une seule fois jusqu’en 2013, et même au-delà pour certaines d’entre elles). Il faut donc trouver un nouveau moyen de diminuer leurs impôts, puisque désormais, la suppression de la taxe professionnelle ne suffit plus aux chefs d’entreprise.


D’où l’idée de Jean-Louis Borloo d’instaurer un système de bonus-malus pour les entreprises : après avoir fixé un taux d’émission moyen, celles-ci seront taxées si elles le dépassent ou, dans le cas contraire, récompensées par une aide à l’investissement.


Le gouvernement parvient à satisfaire encore plus les intérêts des patrons que dans le projet précédent, dans la mesure où une partie des entreprises non seulement ne seront pas taxées, mais en plus recevront de l’argent public pour les remercier de s’être converties au capitalisme vert.

Rien n’est encore fixé, mais c’est dans cette direction que semble aller le gouvernement qui pourrait cette fois recevoir l’aval du Conseil constitutionnel. Une concertation entre le gouvernement, les représentants de l’industrie, les partenaires sociaux et les ONG environnementales devrait avoir lieu début février, pour la présentation d’un nouveau projet au printemps. Il n’est donc pas trop tard pour qu’une mobilisation sociale ait lieu contre la taxe carbone, et plus globalement contre la politique fiscale de Sarkozy.

Elle doit être l’occasion d’expliquer à quelles conditions des écotaxes sont possibles : seulement si elles sont intégrées dans une refonte globale de la fiscalité assurant l’égalité sociale et s’en prenant aux profits des gros pollueurs ; seulement s’il est d’abord assuré l’accès gratuit aux besoins premiers que sont les transports en commun, le chauffage, l’énergie et l’eau. Alors, on pourra envisager une fiscalité visant à encourager les changements de comportement des individus.

Vincent Gay
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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 10:35

Edition : Dijon / Bourgogne

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L’homosexualité semble encore taboue pour de nombreuses personnes. Preuve en est, la polémique autour d’un film d’animation poétique (en cours de création) destiné aux élèves de CM1 et CM2 rennais : "Baiser de la Lune". Son thème? L’amour entre personnes de même sexe. Le sujet abordé de façon pourtant simple et légère semble déranger certains esprits "bien pensants". Néanmoins, le projet filmique a également ses défenseurs, à Rennes comme à Dijon...


 

Quand les amours d’un poisson font des vagues...


Voici le synopsis que l'on peut lire sur le site officiel du film : "Prisonnière d'un château de contes de fée, une chatte, «la vieille Agathe», est persuadée que l'on ne peut s'aimer, que comme les princes et princesses. Mais cette vision (étroite?) de l'amour est bouleversée par Félix, qui tombe amoureux de Léon, un poisson-lune, et par la lune, amoureuse du soleil : deux amours impossibles pour «la vieille Agathe». Pourtant, en voyant ces couples s'aimer, libres et heureux, le regard de la chatte change et s'ouvre à celui des autres. C'est ainsi qu'elle quitte son château d'illusion et se donne enfin, la possibilité d’une rencontre..." Pour financer son projet, Sébastien Watel, le producteur et réalisateur, fait appel mi-janvier à des partenaires institutionnels, ainsi qu’à une souscription publique.

 

Une polémique politiquement correcte ?


Quelques jours plus tard, un appel à pétition intitulé "Halte aux incitations homosexuelles dans les écoles primaires" est lancé sur le site du journal Les 4 vérités. Cet hebdomadaire de droite libérale considère que "l'intégrité mentale (des enfants) est menacée par ce genre de projet, avec la complicité active de la puissance publique"(Source : Têtu). Cette pétition a été adressée à la région Bretagne et à la ville de Rennes, qui sont partenaires du film. Si les partenaires locaux soutiennent Sébastien Watel, le ministère de l'Education nationale, en revanche, a demandé le retrait de son logo du site. Le ministère de la Jeunesse et des sports, qui a pourtant financé le projet, a effectué une demande identique.


Cette pétition utilise des mots forts et des phrases chocs pour clamer son indignation : "Les parents français sont fondés à refuser que la propagande pernicieuse et l’idéologie du lobby homosexuel pénètrent dans les écoles et jusque dans les classes de leurs enfants", déclare par exemple cette dernière. Ou encore : "En voilà assez ! Ce sont nos enfants qu’il s’agit de défendre, c’est leur intégrité mentale qui est menacée par ce genre de projet, avec la complicité active de la puissance publique !" Un texte qui indigne bon nombre de personnes à commencer par les homosexuels.

 

Amalgame entre homosexualité et perversité ?


Romain Chappaz, l’un des responsables de l’association homosexuelle dijonnaise Cigales y voit un texte "abscon" : "On revient en arrière avec cette pétition, elle fait l’amalgame entre l’éducation aux sexualités et la perversité : elle considère l’homosexualité comme une perversion ! Ces gens s’étonnent que les enfants se posent des questions sur la sexualité ; c’est insultant pour les enfants eux-mêmes !" Romain Chappaz insiste sur le non-sens du texte : "Le rédacteur considère l’homosexualité comme une propagande, or c’est méconnaitre que ce n’est pas un choix mais une orientation sexuelle qui fait partie intégrante de l’identité."


Des personnes comme Béatrice Bourges, porte-parole du Collectif pour l’enfant, sont révélatrices de l’esprit des signataires : "Cette intrusion dans l’intimité et la conscience de si jeunes enfants, au mépris du respect qui leur est dû et sans égard pour la responsabilité éducative de leurs parents, ressemble fort à un conditionnement. Elle n’est pas légitime au regard des obligations de service public de l’Education nationale." Des réactions d’un autre âge, niant que l’homosexualité est une réalité selon Romain Chapaz : "Les cours de sexualité ne sont pas faits pour produire plus d’homosexuels mais pour se respecter les uns les autres".


Des syndicats bourguignons ouverts d’esprit


En tout cas, les syndicats dijonnais ne semblent pas le moins du monde être dérangés par ce genre d’initiative. Bien au contraire, le Sgen-CFDT de Bourgogne (Syndicat général de l’Éducation nationale) et le SNUipp-FSU  (Syndicat National Unitaire des Instituteurs, Professeurs des écoles et Pegc) encouragent l’enseignement des thèmes tels que homosexualité à l’école primaire et sont favorables au film "Baiser de la Lune". Pour Mathilde Micard, secrétaire 1er degré du syndicat Sgen-CFDT, tout ce qui concerne la problématique de la sexualité doit être abordé à l’école avant l’entrée au collège : "Parler tôt de l’homosexualité et expliquer que l’on peut tomber amoureux d’une personne du même sexe permet d’éviter les problèmes au collège et d’assumer sa sexualité." L’âge des élèves n’apparait donc pas comme un problème, d’autant qu’à 9 ou 10 ans, les enfants sont assez grands pour comprendre certaines choses : "Les enfants posent beaucoup de questions. Dans beaucoup des séries qu’ils regardent le thème de l’homosexualité est présent."


La démarche est également encouragée par le SNUipp-FSU 21: "Quelle que soit la différence enseignée, tout rentre dans le cadre de ce que l’on peut enseigner aux élèves", déclare Olga Jacques, la secrétaire départementale du syndicat. Là aussi, l’enseignement précoce est préconisé : "Il vaut mieux aborder le thème de l’homosexualité avec les enfants. Ceux-ci sont susceptibles d’avoir un de leur camarade avec deux mamans par exemple, c’est bien de les sensibiliser et de dédramatiser les choses. Cela permet d’éviter des situations difficiles à l’adolescence."

 

Le silence crée l'homophobie


Pour Romain Chappaz, c’est ne pas en parler qui crée l’homophobie : "Des cours d’éduction aux sexualités permettent de créer des citoyens respectueux. Considérer l’homosexualité comme tabou, c’est créer des homophobes." Il rappelle également les effets négatifs que le manque d’éducation sexuelle peut engendrer : "On dénonce l’impact négatif de la pornographie sur les représentations sexuelles et féministes des jeunes mais c’est souvent le seul moyen qu’il ont pour assouvir leur curiosité. Les cours de sexualité donneraient un autre espace aux jeunes pour en discuter."

 

Notons que le syndicat  FSUIPP-FSU21 propose une brochure sur l’homosexualité à destination des enseignants. Un thème qui, n’en déplaise à certains, n’est donc pas absent des cours de primaire. L’association Cigales réalise elle aussi des interventions en milieu scolaire :"Nous avons un partenariat avec le lycée le Castel qui a inscrit la lutte contre l’homophobie dans ses actions prioritaires", révèle Romain Chappaz.

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 10:32




Rectificatif : YOD, musique traditionelle évolutive - Monts d'Arrée

Pour les régionales, le NPA Bretagne fera campagne avec les Objecteurs de Croissance et l’association « Militer pour la gauche » qui regroupe d’anciens et actuels militants du Parti de Gauche.

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 10:29



Pour la première fois dans l'histoire de l'Admr, un débrayage de grande ampleur touche depuis ce matin l'ensemble du réseau. Plus de 500 salariés et bénévoles de l'Admr se serrent depuis ce matin 9 h, dans l'immense salle du Juvénat à Châteaulin. Vers 11 h, ils s'apprêtaient à se rendre à la permanence du député Christian Ménard.

 

Une délégation reçue par Christian Ménard

La discussion est très animée, entre le syndicat Cfdt, à l'origine de ce débrayage, et la salle. Des divergences apparaissent notamment sur la conduite à tenir ce soir, alors qu'une réunion en cercle restreint doit se tenir au même endroit à partir de 20 h, pour présenter le bilan économique et social de la fédération. Le syndicat Cfdt n'est pas partisan de s'inviter à cette réunion.

"Il faut aller au taquet", clame une salariée

"Si des salariés se présentent, ils risquent de conduire à l'ajournement de la réunion, et l'on risque de rentrer dans un conflit direct et dur. Est-ce que nous voulons", a notamment prévenu Régis Thuault, élu du comité d'entreprise de la fédération, plus favorable à l'idée d'une action en justice pour dénoncer l'entrave à l'information. En face, certaines voix jugent l'attitude du syndicat trop attentiste. "Il faut aller au taquet", clame cette salariée. Pour l'heure, aucune décision officielle n'est prise. Mais il ne fait aucun doute que la réunion de ce soir sera ajournée en cas d'intrusion.


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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 10:29



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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 10:26



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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 10:18
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Depuis sa création en novembre 2008, le Collectif national de résistance à Base élèves (CNRBE) a accompli un travail crucial de veille et d’information, mais a également été à l’origine d’actions concrètes pour s’opposer au fichage des enfants.

Le Collectif national de résistance à Base élèves (CNRBE) a soufflé sa première bougie il y a quelques semaines. En novembre 2008, une première réunion à Paris avait alors permis de regrouper des collectifs locaux, des organisations nationales, des directeurs isolés, des parents offusqués et des citoyens concernés pour organiser la résistance à la mise en place du fichier central de l’enfance scolarisée.


Depuis, le CNRBE a soulevé des montagnes mais la lutte est loin d’être terminée. C’est dans ce contexte que s’est organisée, les 23 et 24 janvier, à Bobigny (Seine-Saint-Denis), la troisième rencontre nationale du CNRBE qui a réuni une centaine de personnes, venues de toute la France : syndicalistes, responsables d’associations de parents d’élèves, avocats, journalistes et enseignants.


Des directrices et directeurs continuent de refuser de renseigner la Base élèves malgré les sanctions financières, les déplacements et les pressions de toutes sortes.


Le collectif a soulevé un lièvre : l’existence de la Base nationale des identifiants élèves (BNIE) qui, sans aucun encadrement légal, permet de conserver les données des élèves pendant 35 ans.


Près de 2 000 parents ont déposé une plainte au tribunal parce qu’ils étaient dépossédés de leur droit d’opposition à l’immatriculation forcée de leur enfant. Une trentaine de collectifs locaux ont interpellé sans relâche les élus, les responsables syndicaux et associatifs, la presse…


Un dossier a été déposé auprès du Comité des droits de l’enfant des Nations unies. Un recours est en cours d’instruction au Conseil d’État, seul organe habilité pour mettre en cause un règlement gouvernemental.


Le CNRBE appelle à poursuivre l’action contre le fichage généralisé de l’enfance, l’intrusion de systèmes informatiques qui numérisent et enferment les élèves dans un carcan implacable, sans échappatoire, auquel bientôt seront accrochées leurs « performances » et leurs « compétences » dans tous les domaines.


Le collectif organisera le samedi 27 mars une journée d’information dans toutes les régions, pour permettre aux parents, aux enseignants et à l’ensemble des citoyens de rejoindre l’action du comité et de s’opposer à la mise en place des fichiers. Un dépôt de plaintes national sera organisé le mercredi 19 mai.


Véronique Deker


http://retraitbaseeleves.wordpress.com  

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 10:15
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Depuis 1975, on pouvait penser que la question de l’IVG était réglée.


Dès le début des années 1970, on avait manifesté et obtenu la loi Veil puis on avait continué la lutte pour de meilleures conditions d’avortement et des délais plus longs. En 2001, c’était fait avec une autorisation passant de douze à quatorze semaines d’aménorrhée(après les dernières règles) et un accès facilité pour les étrangères et les mineures.


Après 35 ans de luttes, on pensait qu’il ne pouvait plus rien arriver à l’IVG et que le droit à disposer de son corps était acquis.

C’était sans compter sur ce gouvernement et ses lois hospitalières qui visent à détruire l’hôpital public et tous les actes qui n’apportent pas de profits. Or, l’avortement est toujours très peu remboursé, et il est très facile de supprimer un centre d’IVG dont le public est minoritaire et ne se manifestera pas trop fort.


La pression sociale contre le droit à l’avortement et à la contraception existe toujours. Les libéraux ont trouvé appui et convergences avec la droite conservatrice et les catholiques intégristes, qui sont toujours très présents sur l’opposition à l’avortement, comme on a pu le voir en Espagne.


Depuis 2009, l’alerte est donnée. Les centres ferment les uns après les autres pour être regroupés dans des « grands » centres qui étaient déjà débordés et qui ne bénéficieront d’aucune augmentation de personnel pour assurer un accueil des femmes correct et dans les délais. La grande solution du gouvernement est l’IVG médicamenteuse qui pourrait être un autre choix pour les femmes.


Mais aujourd’hui le choix n’existe plus. Souvent, les hôpitaux n’acceptent les femmes – quand il y a de la place et quand le centre d’IVG existe – que jusqu’à douze semaines d’aménorrhée et l’IVG médicamenteuse est limitée à huit ou neuf semaines d’aménorrhée.


Ce combat est donc toujours d’actualité. Il faut se battre pour la liberté de toutes les femmes à disposer de leur corps.
Le 8 mars, soyons nombreux et nombreuses à défendre ce droit.


Léa Guichard

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 10:13
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Pour les trois syndicats (CGT, FSU et Solidaires) qui appelaient à la grève et à manifester contre la casse des services publics le 21 janvier dernier, la journée a été « un succès ». Selon eux, il y a eu entre 25 et 30 % de grévistes et les 130 manifestations sur tout le territoire ont rassemblé environ 100 000 manifestants.


À Toulouse, Orléans, Paris, Lyon, Clermont-Ferrand ou encore Perpignan, les mêmes mots d’ordre retentissaient : non à la révision générale des politiques publiques (RGPP), non aux suppressions massives d’emplois (100 000 emplois supprimés depuis 2007) et à la mobilité forcée. Pour une fonction publique de qualité au service de la population.


Deux secteurs étaient particulièrement représentés dans ces manifestations : l’éducation nationale et la santé. Deux secteurs qui connaissent depuis plusieurs années des coupes claires dans leurs effectifs, mettant ainsi à mal le service rendu au public.


Concernant la santé, les dernières annonces de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) de suppressions de 4 000 emplois et de fermetures d’hôpitaux, y compris de maternité, confirment la volonté du gouvernement de détruire l’hôpital public.


L’accès aux soins est ainsi de plus en plus difficile pour les salariés, les précaires et les plus fragilisés.


Cette journée de mobilisation et de grève des agents de la fonction publique a mis aussi en lumière les revendications autour des conditions de travail de plus en plus dégradées et des salaires gelés.


Cette journée ne sera pas suffisante pour mettre un coup d’arrêt à la politique de destruction des services publics menée depuis des années par les gouvernements successifs, mais elle prouve que le personnel et la population y sont attachés. Seule une mobilisation d’ampleur permettra de stopper cette destruction.


Nous devons nous organiser ensemble, salariés et usagers, pour défendre, améliorer et contrôler nos services publics. Ceux-ci doivent être étendus à d’autres secteurs essentiels tels que le logement, le gaz, l’électricité, l’eau, les transports collectifs aujourd’hui privés, l’accueil et l’assistance des personnes âgées, etc.


Nous devons imposer les principes de solidarité et de répartition des richesses, contre la loi du profit et la logique capitaliste qui font que les riches sont toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres.

Sandra Demarcq
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