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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 15:17
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«Un révolutionnaire d’actualité» (Libération)

«C’est une très grande perte», vient de réagir, «avec beaucoup de tristesse», Alain Krivine, cofondateur de la LCR auprès de Libération.fr. «Il appartenait à toute une génération militante qui avait fait ses preuves en 1968. Il n’a pas, lui, abandonné le drapeau de la révolte et de la résistance, il incarnait la continuité du combat révolutionnaire», décrit-il, à propos de celui qui conjuguait à la fois «théorie marxiste, sans en faire un dogme sectaire», et «militantisme de terrain». «Un révolutionnaire d’actualité», ajoute Krivine, soulignant son enthousiasme lors de la mise sur pied du NPA: «c’était la culture, la joie de vivre, la convivialité.»


Cliquez pour la vidéo
retrouver ce média sur www.ina.fr


Lors de la campagne présidentielle de 1969: Alain Krivine et Daniel Bensaïd (Source:ina)

«Il n'était pas un prof»

Contacté par Libération.fr, Pierre-François Grond, membre du comité exécutif du NPA, se souvient de l’avoir rencontré pour la première fois , «en 1982-1983», lors d’un stage d’été de la Ligue: «il était à la fois l’idéologue de la Ligue et jouait au foot avec nous, mettait les tables en place.» Proche d’Olivier Besancenot, il salue la mémoire de «celui qui a permis, dans les années 90, de réactualiser le marxisme à partir des grands bouleversements qui se sont produits». «Il a transmis ce retour à Marx, en mariant l’ancrage dans l’Histoire et une certaine modernité», ajoute Grond: «Il ne donnait pas une pensée toute faite mais des lignes de compréhension du monde, il n'était pas un prof.»

Les communistes, Marie-George Buffet et Pierre Laurent, saluent «une des figures les plus marquantes du courant révolutionnaire français», un «homme de grande culture», «simple et attachant» qui «n’aura eu de cesse de revisiter l’apport de Marx à la lumière de l’expérience historique et des enjeux théoriques et politiques de notre époque».

Evoquant un «grand penseur», «inspiré par la défense d’un marxisme ouvert et généreux», le porte-parole du PS, Benoît Hamon rend hommage à un «infatigable débatteur» qui était «un des théoriciens les plus solides intellectuellement» du mouvement trotskiste, «en France et dans le monde».

Le secrétaire national du PS, Christophe Cambadélis, qui avait un temps milité à l’OCI (Organisation communiste internationale), autre école du trotskisme, dit de Bensaïd, qu’il «appartenait à cette catégorie de militants politiques pour qui la pensée politique n’était pas une compilation de slogans et de formules, mais une dialectique de raisonnements bien construits». «Il était un penseur exigeant et attentif aux autres, cherchant toujours à comprendre avant de condamner [...] Sa voix et sa plume manqueront aux débats passionnés de la gauche», écrit-il dans un communiqué intitulé «Salut Bensa!».

Le NPA organisera une soirée d’hommage militant le samedi 23 janvier à Paris.


Daniel Bensaïd est mort (L'Humanité)


Le philosophe, théoricien de l’ex-LCR et du NPA, interrogateur infatigable de la démocratie et du marxisme, est décédé à Paris ce matin, des suites d’une longue maladie.

« Ma génération était tout naturellement inscrite dans le mouvement ouvrier ou les récits de la résistance pendant la guerre d’Espagne ou d’Algérie. La génération symbolisée par Olivier Besancenot est entrée en politique dans les années quatre-vingt-dix, après la chute du mur de Berlin. Ses références à elle sont le zapatisme ou le mouvement altermondialiste ». Le philosophe, à l’heure de la transformation de la LCR en NPA, ne désespérait pas de voir « ces cultures converger vers une culture politique commune ».


Longtemps membre de la direction de la LCR et un des principaux dirigeants de la IVe Internationale (organisation communiste trotskiste fondée en 1938), il était engagé dans tous les combats internationalistes.


Né le 25 mars 1946 à Toulouse, ce philosophe, enseignant à l’Université de Paris VIII, a publié de très nombreux ouvrages de philosophie ou de débat politique, animé les revues "Critique Communiste" et "ContreTemps", et participé à la création de la Fondation Louise Michel.


Le NPA indique qu’il organisera une soirée d’hommage militant samedi 23 janvier à Paris.


En 2002, dans un entretien à l’Humanité conduit par Jean-Paul Monferran, Daniel Bensaïd revenait sur notre histoire :


"Évidemment, l’on n’a pas encore mesuré la portée des dégâts provoqués par ce que j’appelle le stalinisme, toute une séquence de déceptions, de désillusions, de défaites - des pires défaites, celles qui viennent de son propre camp -, avec toutes les blessures intimes qu’elles provoquent".


Ensuite, il y a la thèse selon laquelle le socialisme ouvrier et populaire tel qu’il est né au XIXe siècle aurait été progressivement capturé et détourné par le " pacte républicain " : l’Affaire Dreyfus, le Front populaire, etc.


Il y a sans doute là un élément de vérité, mais pourquoi ce " pacte " se déferait-il seulement aujourd’hui ?


Le philosophe interrogeait alors l’histoire immédiate : "L’expliquer par la conversion des composantes majoritaires de la gauche à une forme de social-libéralisme est une thèse certes séduisante, mais la question plus fondamentale qui me semble être posée est de savoir comment ce " pacte républicain ", qui s’était noué aussi autour de la question scolaire par exemple, a fonctionné dans le cadre politico-stratégique de l’État-nation.


Loin de moi l’idée que les États-nation auraient été dissous dans un marché sans rivages ni frontières, mais leur affaiblissement patent, en même temps qu’une redistribution des fonctions, des attributs de souveraineté, des instances de décisions, etc., aboutit à une situation d’incertitude stratégique. S’il existe, pour moi, des repères qui ne sont pas effacés, qui demeurent des lignes et des expériences fondatrices - la Révolution française, 1848, octobre 1917 - ; en revanche une page, si ce n’est blanche, du moins pour l’instant à peine ouverte, concerne ce que seront les données stratégiques du XXIe siècle. Nous sommes au tout début d’un nouveau cycle d’expériences : il s’agit d’être disponible à leur égard pour apprendre ce qu’elles ont à nous apprendre, mais rien ne se fera dans l’effacement d’une histoire et d’un héritage".


Dans le dernier ouvrage auquel il a participé, Démocratie, dans quel état ?, avec Giogio Agamben, Alain Badiou, Jean-Luc Nancy ou Jacques Rancière, il discutait âprement avec Alain Badiou, pour qui une vraie démocratie consiste en une « politique immanente au peuple », préférant chercher « les modes de représentation garantissant le meilleur contrôle des mandants sur les mandataires », que s’en remettre à l’utopie d’une assemblée générale et permanente du peuple.


Tout récemment encore, en février 2009, il publiait dans l’Humanité une tribune sur Gaza intitulée Sarkozy, Kouchner, où serez-vous ?, où les auteurs écrivaient notamment "vous vous êtes ensuite rendu coupable, Nicolas Sarkozy, de complicité de crimes de guerre. Par vos vaines allées et venues entre le Caire, Damas, Jérusalem, vous avez donné à Israël le temps de poursuivre les bombardements sur la population civile de Gaza".


Auteur et penseur infatigable, il a d’abord publié des livres co-écrits avec


Henri Weber : « Mai 68, une répétition générale » (1968),

avec Camille Scalabrino : « le Deuxième souffle, problèmes du mouvement étudiant » (1969),

avec plusieurs autres théoriciens : « Contre Althusser » (1974),

avec Michael Löwy et Charles-André Udry « Portugal, une révolution en marche » (1975).

Puis des ouvrages écrits seul et édités par La Brèche, les Editions de la Ligue : « Les Haillons de l’utopie » (1980), « Stratégies et partis » (1987), « Mai si, 1968-1988, rebelles et repentis » (celui-là en collaboration avec Alain Krivine) (1988).

Enfin, des livres plus personnels : « Moi, la révolution » (Gallimard 1989), « Walter Benjamin, sentinelle messianique » (Plon 1990), « Marx l’intempestif » (Fayard 1995), et « la Discordance des temps » (Editions de la Passion, 1995).

Et aussi : « le Pari mélancolique » (Fayard 1997).

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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 15:13
PORTRAIT

Daniel Bensaïd, 58 ans, philosophe. Soixante-huitard sentimental, tête pensante de la Ligue communiste révolutionnaire, il a conservé sa foi de moine-soldat anticapitaliste.


Par EMMANUEL PONCET


Le philosophe Daniel Bensaïd (ici en 2008), l'un des intellectuels de la LCR et du NPA, est

Le philosophe Daniel Bensaïd (ici en 2008), l'un des intellectuels de la LCR et du NPA, est décédé mardi matin. (AFP / MIGUEL MEDINA)


Le philosophe Daniel Bensaïd, théoricien de l'ex-LCR et du Nouveau Parti Anticipaliste, est décédé à Paris mardi matin, des suites d'une longue maladie. Nous republions ci-dessous un portrait de lui, datant d'avril 2004.


Et si la chasse aux soixante-huitards se calmait provisoirement ? Ils ont tout sapé, tout gagné, tout occupé. Rien laissé, rien lâché, rien transmis aux générations suivantes, a-t-on beaucoup écrit. Mais, depuis le frémissement éditorial et historiographique (entre autres Edwy Plenel, Benjamin Stora, en ce moment Bernard Kouchner et Cohn-Bendit) consécutif aux non-dits de jeunesse de Lionel Jospin, le procès récurrent fait à la disparate cohorte 68 prend un tour moins hargneux. Peut-être plus juste. Du genre : «Regardez, ils deviennent presque modestes en se racontant.»


Ou, plus psy : le soixante-huitard, comme tous les pères putatifs est, selon une formule consacrée, celui qui ne répond pas aux questions qu'on ne lui pose pas. Justement, Daniel Bensaïd répond aux questions. Simplement. Il dit des trucs bêtes et explicites comme : «Il ne faut pas oublier que nous étions la première génération médiatisée. Sur les barricades, certains négociaient déjà les photos à Paris Match.»


Ce n'était certainement pas lui. Personne ou presque ne connaît ce philosophe. Maître de conférences à Paris-VIII. Globe-trotter militant. Eminence grisonnante à la Ligue communiste révolutionnaire (LCR). Il fait pourtant de régulières et prolifiques apparitions éditoriales depuis 1995. Il court les réunions politiques et les forums sociaux de Narbonne à Porto Alegre. Voix féminine, accentuée Sud-Ouest. Corps frêle, visage émacié, santé très fragile. Il se meut aussi discrètement dans l'espace que ses ex-congénères l'occupaient (l'espace).


Longtemps tribun séducteur, il ne manie plus la faconde charismatique des leaders médiamythiques de 1968. Il se pose un peu coquettement comme la figure inversée du séducteur libéral-libertaire. Il s'insurge contre les visions autosatisfaites de 68 comme celle d'Henri Weber («la génération de 68 n'a pas trop lieu de clamer sa douleur»). Mais ni contrition reniante genre Jospin, ni récit épique façon Génération, le style Bensaïd, c'est surtout de raconter sereinement les «z'événements», au café, comme s'ils allaient naturellement se remettre à leur juste place historique.


«On a beaucoup exagéré 68, dit-il, parce que nous étions en manque. En manque d'événements fondateurs. Nous voulions rejouer l'Affiche rouge.» Sous la modestie, on croise quand même un joli Who's Who médiatico-mondain de gauche.


Lorsqu'il effectue son stage de Capes de philosophie au lycée Jean-Baptiste-Say, à Paris, en 1970, il croise un jeune agitateur nommé Michel Field. Plus tard, au lycée La Fontaine, sa costagiaire s'appelle Sylviane Agacinski, future femme de Jospin. A l'Ecole normale d'Auteuil, c'est le jeune rocardien prometteur Patrick Viveret. Du beau linge d'époque, auquel s'ajoute la longue liste du staff de Rouge, fameux journal de la Ligue et vivier de médiastars à venir : Edwy Plenel, futur directeur de la rédaction du Monde ; Dominique Pouchin, ex-directeur adjoint de la rédaction de Libération ; Bernard Guetta, chroniqueur à France Inter ; Hervé Chabalier, PDG de Capa ; etc., etc.


Le plus drôle des années Rouge reste la rencontre avec Jean-Luc Godard. Il vient lui demander un soutien financier comme à Jean-Paul Sartre, Michel Piccoli ou Delphine Seyrig avant lui. «Le réalisateur du Mépris et de Pierrot le Fou m'intimidait [...], écrit-il, il déclara abruptement que le mouvement d'une caméra était comme une caresse autour de l'image, alors que le geste mécanique du journaliste qui ramène brutalement à la ligne le chariot de son Underwood ou de sa Remington était celui que l'on fait pour gifler un enfant. Il n'y avait rien à ajouter.»


L'air de rien, ce discret name dropping dessine les contours d'une génération intello-médiatique qu'il feint d'avoir observé de loin. Une distance ambiguë que l'on retrouve dans son amitié contrariée avec Edwy Plenel. Ils se sont tant aimés. C'est Plenel qui le pousse à écrire aux alentours de 1988. C'est la femme de Plenel, Nicole Lapierre, qui l'édite aujourd'hui (1). Mais entre-temps l'amitié entre les deux hommes s'est manifestement distendue.


«Edwy a toujours eu la passion du journalisme. Mais la logique impersonnelle de la production médiatique est dévorante. Entre nos visions du monde, la distance s'est creusée. Pour autant, Edwy n'est pas devenu cynique», assure-t-il.


Bensaïd est décidément plus au calme dans son habit de moine soldat du trotskisme parcourant le monde. Il fait figure à la Ligue communiste de sage tutélaire qu'on consulte mais qui met aussi les mains dans le cambouis. Il s'est d'abord opposé au casting Besancenot. «J'avais peur qu'on échoue lors du recueil de signatures, comme en 1981 et 1988 avec Alain Krivine.» Peur du côté virginal et anonyme du jeune postier. Aujourd'hui, il semble ravi, malgré les piètres résultats des régionales.


«Olivier a levé l'hypothèque d'une génération encombrante». Parfois, il prend un verre avec cet étrange héritier du trotskisme aimant Zebda, très demandeur de collectif «alors que nous étions des francs-tireurs». Il lui téléphone pour corriger certaines prestations télévisées. «Un jour, il avait dit que La Poste n'avait pas pour but d'être rentable. Je lui ai dit de trouver une autre formule moins choquante.»


Un autre membre de la Ligue, Philippe Corcuff, politologue à Lyon-II, le définit comme «un authentique intellectuel organique», ne dissociant jamais la théorie de la pratique. «Philosophe rustique», corrige une note un peu méprisante de la fondation Saint-Simon. «Moléculaire plutôt», conclut Bensaïd qui dit être tombé dans le communisme comme dans un bain chimique. Sa mère, surtout, chez qui «on chantait rouge». Ouvrière modiste, elle est pétrie de lectures sentimentales hugoliennes. Son père, juif et boxeur lit plutôt l'Equipe.


Il pleure parfois, devant Autant en emporte le vent. Après Oran, la famille s'installe près de Toulouse. Enfance dans le Bar des Amis, le café familial sur la route de Narbonne. Observatoire sociologique précieux. Tapis de cartes Cinzano. Le «rejeton du bistrot» côtoie charnellement les ouvriers et réfugiés politiques espagnols. Vaccination à vie contre les mythologies prolétariennes. Au comptoir, Pierrot, le résistant communiste flingueurconduit gratis son patron le dimanche au champ de courses. Sensible au «mépris social», il n'a pas signé la pétition pro-intelligence des Inrockuptibles. En 1960, la mort précoce de son père le plonge dans une «méditation morbide» qui lui épargne, affirme-t-il, «les conflits de l'adolescence».


La mère reprend péniblement le café. Elle sera contrainte de faire des ménages pour assurer son minimum retraite. Lui entre dans le tourbillon parisien, étudiant et militant en 1966. Il rencontre sa femme, Sophie, avec laquelle il vit toujours, dans le XIe arrondissement de Paris. Et tous les acteurs de sa génération. Second rôle sensible, antihéros récurrent, il ne veut crânement pas sortir de l'utopie. Sa vision du monde reste clairement partagée. Certains diraient rigide. «Il y a un désir de ne pas se rendre, c'est sûr...», confesse-t-il. Mais,«Entre ceux qui prennent des coups sur la gueule et ceux qui en donnent, la frontière est tout de même facile à définir, non ?».

(1) Une lente impatience, Stock.


Daniel Bensaïd en 5 dates

25 mars 1946

Naissance à Toulouse.

1962

Adhésion aux Jeunesses communistes consécutive à la manifestation de Charonne.

Octobre 1967

Assassinat de Guevara.

1995

Publication de Marx l'intempestif (Fayard) et de la Discordance des temps (éditions de la Passion).

15 février 2003

Première manifestation mondiale contre la guerre.

Le théoricien de la LCR, Daniel Bensaïd, est mort


LAURE EQUY


Le philosophe marxiste et théoricien de l’ancienne Ligue communiste révolutionnaire (LCR), grande sœur du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Daniel Bensaïd, est décédé ce matin à 63 ans. Il était gravement malade depuis plusieurs mois.


Après avoir cofondé la JCR (Jeunesse Communiste Révolutionnaire) en 1966, puis compté comme l’un des principaux acteurs du mouvement de Mai 68, Daniel Bensaïd a participé à la création de la LCR, en avril 1969, dont il a longtemps été membre de la direction. En 2008 et 2009, il avait aussi contribué à la création du NPA, né en février dernier, dans la foulée de la dissolution politique de la Ligue.


Philosophe, enseignant à l’Université de Paris VIII, il a publié de nombreux ouvrages de philosophie ou de débat politique, dont «Prenons parti pour un socialisme du XXIe siècle» (Editions Mille et une nuits, 2009), en collaboration avec Olivier Besancenot. Animateur des revues Critique Communiste et ContreTemps,«il a participé activement à  la création de la Fondation Louise Michel et mené sans concession  le combat des idées, inspiré par la défense d’un marxisme ouvert, non  dogmatique», rappelle le NPA, dans son  communiqué.

«Un révolutionnaire d’actualité»

«C’est une très grande perte», vient de réagir, «avec beaucoup de tristesse», Alain Krivine, cofondateur de la LCR auprès de Libération.fr. «Il appartenait à toute une génération militante qui avait fait ses preuves en 1968. Il n’a pas, lui, abandonné le drapeau de la révolte et de la résistance, il incarnait la continuité du combat révolutionnaire», décrit-il, à propos de celui qui conjuguait à la fois «théorie marxiste, sans en faire un dogme sectaire», et «militantisme de terrain».


«Un révolutionnaire d’actualité», ajoute Krivine, soulignant son enthousiasme lors de la mise sur pied du NPA: «c’était la culture, la joie de vivre, la convivialité.»

 

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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 14:51
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Gravement malade depuis plusieurs mois, notre camarade Daniel Bensaïd est décédé ce matin.


Militant révolutionnaire depuis l’adolescence, il avait été l’un des fondateurs de la JCR (Jeunesse Communiste Révolutionnaire) en 1966 puis l’un des animateurs du Mouvement du 22 Mars et l’un des acteurs du mouvement de Mai 68 avant de participer à la création de la Ligue Communiste, en avril 1969.


Daniel Bensaïd a été longtemps membre de la direction de la LCR. Engagé dans tous les combats internationalistes, il a aussi été l’un des principaux dirigeants de la Quatrième Internationale. Il avait activement participé à la création du NPA.


Philosophe, enseignant à l’Université de Paris VIII, il a publié de très nombreux ouvrages de philosophie ou de débat politique, animé les revues Critique Communiste et ContreTemps, participé activement à la création de à la Fondation Louise Michel et mené sans concession le combat des idées, inspiré par la défense d’un marxisme ouvert, non dogmatique.


Les obsèques se dérouleront dans l'intimité.


Le NPA organisera une soirée d’hommage militant le samedi 23 janvier prochain à Paris.

Cette après midi mardi 12 janvier à 15h
et demain mercredi 13 à la même heure,
 
Daniel Mermet rediffuse son émission "Là bas si j'y suis" consacrée à Daniel Bensaïd autour de son ouvrage "La lente impatience".

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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 13:55
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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 13:32
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Entretien avec Edmond Mauduy délégué CGT à Air France

lundi 11 janvier 2010 (21h51)



"Edmond ne cache pas sa colère et sa stupeur à la fois sur ce qui s’est passé au CCE et sur la façon dont les médias se sont emparés de l’affaire.


Edmond : La CGT est majoritaire à Air France et à ce titre a géré majoritairement le CCE. Quand elle avait la responsabilité de la gestion les comptes étaient clairs et équilibrés. Personne n’avait à se plaindre mais voilà si on était majoritaires nous n’avions pas plus de 50% des sièges et en 2007, une coalition CFDT, FO, CGC a pu enlever la majorité de gestion…et en 2 ans ils ont tout dilapidé !


Devant cette situation, et avant même de connaître l’étendue des dégâts, la CGT pressentant ce qui était en train de se passer, a demandé un audit et la démission des fautifs. C’est grâce à cette attitude que les responsables de cette situation ont été contraints successivement à la démission laissant en dernier ressort la CFDT seule assumer la débâcle.

La CGT a demandé et obtenu, sans attendre les résultats de l’audit, la désignation d’un bureau provisoire de gestion afin de remettre de l’ordre dans les comptes.


Les chiffres (20 à 25 millions de déficit) et les raisons avancées (pour 95% une gestion catastrophique et pour 5% une utilisation frauduleuse) par la presse sont exacts on peut simplement se demander comment elle a eu le rapport avant tout le monde puisque les élus au CCE ne l’ont eu que dans l’après midi de ce lundi.


L’autre question que l’on peut se poser c’est pourquoi un média comme France Inter a parlé ce matin « des syndicats » sans jamais citer précisément les organisations qui ont trempé dans cette gestion et celle qui a dénoncé cela.


Il y a même pire, ce matin France 2 a fait son reportage sur le sujet en filmant le bureau et les drapeaux de la CGT, accréditant ainsi l’idée que les fauteurs sont chez nous alors que c’est justement nous qui dénonçons le scandale !!!


La chaine avait promis un démenti qui bien sûr n’est pas venu !

Nous allons nous exprimer collectivement sur cette question mais je peux déjà vous dire que la CGT ne lâchera pas sur cette question. Il en va des droits des salariés, de la justice sociale et ce ne sont pas les gesticulations médiatiques qui vont arrêter notre combat.

 
http://www.rougemidi.org/spip.php?article4519

Un des commentaire:


Juste une information pour le commun des mortels. L’ancienne équipe impliquée dans le scandale était composée des organisations syndicale suivantes : CFDT, FO, CGC. Aujourd’hui la nouvelle équipe du CCE c’est le SNPL, ALPA ( syndicat des pilotes, le même qui avait viré la CGT du CCE d'Air France en 2007), la CGT, FO et la CGC. On reprend FO et la CGC, pourtant mis en cause aujourd’hui avec la CFDT pour leur mauvaise gestion et en plus on sert la soupe au SNPL syndicat corporatiste des pilotes, très ( très ) marqué à droite, avec le soutien de la CGT qui participe elle aussi au bureau du CCE. Sans commentaire.
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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 08:38
 ...tentent de dissimuler l’augmentation en flèche de leurs tarifs (Tribune)
DIVERS










Tribune a récemment découvert que les compagnies ferroviaires venaient de frapper durement les passagers en imposant des augmentations sans précédent depuis la privatisation de British Rail [mise en œuvre par le conservateur John Major en 1993, n. du t.], tout en prétendant avoir limité ces augmentations au minimum.


Pour certains usagers de Londres et de Birmingham, les tarifs des périodes creuses ont augmenté de 30%. Pendant ce temps-là, le maire conservateur de Londres, Boris Johnson, autorisait une augmentation stupéfiante de 710% (d’une livre à 8 livres 10) pour certains tarifs enfant en heure creuse dans les trains de surface.


Les compagnies ferroviaires privatisées se sont autorisé ces changements en dissimulant certains tarifs sur leurs pages web, en publiant des informations mensongères et en communiquant rarement leur nouveaux tarifs aux médias.


C’est la première fois que des compagnies privées ne divulguent pas à l’Association des Opérateurs Ferroviaires des informations sur les augmentations moyennes des tarifs dérégulés, ce qui permet difficilement d’établir des comparaisons.


Le parti travailliste a vertement reproché au maire de Londres de ne pas s’être montré plus intransigeant avec les compagnies ferroviaires lorsqu’elles ont étendu le bénéfice de la Oyster card (carte Orange électronique) au-delà des limites du Grand Londres.


Il est cependant évident que le secrétaire d’État aux transports, Lord Adonis, « fit preuve de connivence », selon l’expression du syndicat des transports TSSA, en donnant carte blanche aux compagnies ferroviaires pour leur permettre d’augmenter leurs tarifs dérégulés, ceci afin de compenser les pertes consécutives à l’introduction de réductions marginales sur les abonnements réglementés.


Les compagnies se sont autorisé des augmentations invisibles considérables en augmentant les tarifs dérégulés au-delà de l’inflation et en réduisant les plages horaires en heures creuses, instaurant par exemple de nouveaux tarifs pleins en fin d’après-midi à Londres et à Birmingham.


Les pires contrevenants sont les transporteurs des régions de Londres, du Sud-Ouest et des Midlands. Désormais, ceux de Londres et du Sud-Ouest font payer plein tarif entre 16 heures et 19 heures, ceux des Midlands entre 16 h 45 et 18 h 45.


Un passager qui voyage après 10 heures du matin ne peut prendre le voyage retour qu’en dehors de ces tranches horaires, ou alors payer plein tarif, comme s’il s’était rendu dans la capitale ou à Birmingham pendant les heures de pointe. Principales victimes : les retraités, les familles résidant hors du Grand Londres et les enfants.

Ceux qui utilisent la carte Oyster verront leur compte automatiquement imputé aux bornes d’accès aux quais.


Les sites web présentent des informations mensongères. La compagnie London Midland stipule toujours que les tarifs heures creuses entrent en vigueur après 10 heures du matin, tandis que l’organisme de régulation Transport for London (qui vient d’annuler un investissement de 20 millions de livres pour faciliter l’accès des handicapés aux stations, n. du t.) s’enorgueillit d’avoir maintenu le tarif heures creuses à une livre pour les enfants dans les trains de surface. Une simple vérification montre qu’on est passé d’une livre à 8 livres 10 pour les zones 1 à 9 durant les nouveaux horaires plein tarif.


D’autres compagnies, comme Virgin, ont réduit les places disponibles en tarif heures creuses, si bien que les usagers devront débourser davantage.

Passenger Focus, l’association de consommateurs indépendante, estime que des milliers de tarifs ont changé et qu’il ne lui a pas été possible de les vérifier tous.


David Hencke

chroniqueur parlementaire

Tribune, 7 Janvier 2010


ARTICLE ORIGINAL
http://www.tribunemagazine.co.uk/2010/01/07/rail-firms-try-to-hide-real-cost-of-rocketing-fares/


Traduction : Bernard Gensane

URL de cet article

http://www.legrandsoir.info/En-Grande-Bretagne-les-compagnies-ferroviaires-tentent-de-dissimuler-l-augmentation-en-fleche-de-leurs-tarifs-Tribune.html
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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 10:10
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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 10:05



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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 10:02
 Les contre-réformes à marche forcée
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Retour sur les faits marquants de l’année en quelques mots.

Automobile


La crise arrivée en France fin 2008 fait ses premières victimes dans le secteur de l'automobile. Renault, Peugeot, mais également les sous-traitants et les équipementiers licencient pas milliers et recourent sans compter au chômage partiel, avec toutes les conséquences dramatiques sur les travailleurs et leurs familles. Face à cette catastrophe économique, le gouvernement choisit de donner des milliards aux patrons du secteur plutôt qu'aux travailleurs. Continental, Michelin, Goodyear, Ford, Freescale, PSA, Dunlop... des centaines de salariés tentent d'empêcher les licenciements ou d'en réduire les conséquences en obtenant de meilleures indemnités. Le 17 octobre, ils convergent à Paris pour une manifestation devant la Bourse.

Bachelot


Des accidents sur-médiatisés durant l'été sans remise en cause du système de santé et une loi Hôpital, patients, santé, territoire (HPST) réformant les hôpitaux : cette année 2009 aura vu l'actualité de la santé au devant de la scène sociale.


Sarkozy exigeait « un patron, un seul, le directeur » pour les hôpitaux. La transformation de l’hôpital public en entreprise rentable dénoncée par l’appel des 25 n’est en effet qu’une partie du projet global et cohérent qu’est le projet de loi Bachelot, projet de marchandisation de la santé. La loi prévoit également grâce à la création des Agences régionales de santé (ARS), la réduction de la place du service public hospitalier au profit de la médecine libérale, des cliniques privées et du secteur médico-social associatif. Il organise enfin la restructuration des hôpitaux publics accompagnée de la fermeture des services d’urgence, de chirurgie et des maternités des hôpitaux de proximité.


Heureusement la résistance s'organise et du chef de service à l'aide-soignant, la mobilisation se construit et permet, malgré le vote à l'Assemblée nationale, de poursuivre la bataille encore aujourd'hui et tout au long de cette année 2010.


EDF GDF


En mai, les agents d'EDF et de GDF se sont mobilisés pour obtenir 5 % d'augmentation, une prime de 1 500 euros et la fin de l'externalisation des missions. Grève, coupures, application des tarifs heures creuses se succèdent et les seules réponses de la direction sont les poursuites disciplinaires, les procès en référé.


La répression policière fut de la partie alors que les grévistes s'apprêtaient à tenir une assemblée générale devant le siège de l'Unité réseau Paris et de l'Unité client, la police a arrêté 74 salariés. Aujourd'hui, plusieurs salariés ont commencé l'année comme ils l'avaient terminée, en grève de la faim afin de s'opposer aux sanctions qui sont encore prises quelques mois après le mouvement à l'encontre des syndicalistes et de certains salariés.

Identité nationale


À quelques mois des élections régionales, le gouvernement en perte de vitesse ressort les vieux procédés nauséabonds. Besson, le caniche de Sarkozy, s'y colle en lançant un « débat sur l'identité nationale » fin octobre. En plus de racler les poubelles du FN, il compte bien diviser les travailleurs qui résistent contre les mesures injustes et les licenciements, en prenant les immigrés et en particulier les musulmans comme boucs émissaires.


Les débats comme le site gouvernemental ouvert pour l'occasion sont le creuset des dérives les plus racistes. Mais la réaction existe et un collectif de chercheurs lance une pétition pour la fermeture du ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale.

Hadopi


Rejetée en avril par une Assemblée nationale déserte, la loi Hadopi est présentée à nouveau et adoptée en septembre. Prétendue protectrice des droits des auteurs, cette loi liberticide contre les internautes est surtout un moyen de conforter les majors de l'édition.

IVG


Après la fermeture de plusieurs centres IVG en Île-de-France, un collectif de soutien se met en place contre la fermeture du centre IVG de l'hôpital Tenon dans le 20e arrondissement de Paris. Entre les manques d'effectifs et de budget, l'IVG risque de devenir un droit virtuel dans le pays.

Jungle


Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, avait juré en 2002 qu'il fermerait le centre de Sangatte qui accueillait les réfugiés, souvent afghans, souhaitant passer en Grande-Bretagne. Résultat, des milliers de migrants se sont trouvés dans une situation encore pire.


Campant depuis des années autour de la gare de l'Est à Paris avant de retrouver ceux qui restent autour de Calais dans l'attente d'une possibilité de passer le tunnel. Mais une fois encore, Besson a répondu présent pour les pires ignominies. Le 22 septembre, avec les forces de l'ordre et sans oublier les caméras, il fait arrêter 278 migrants dont 132 mineurs et déclare « Je remercie les CRS d'avoir agi avec délicatesse ». Il va encore plus loin en novembre en expulsant trois Afghans vers leur pays en guerre et réitère en décembre.

Lait


À partir du mois de mai et jusqu'à l'automne, les producteurs de lait se battent pour vivre dignement. Avec des revenus en chute de 30 % en un an, ils refusent la politique du gouvernement qui consiste à privilégier les grosses exploitations au détriment des petits producteurs et des consommateurs qui continuent de payer le lait au prix fort.

Millions


À l'appel des syndicats, près de deux millions de manifestants défilent dans toute la France le 29 janvier pour exiger du gouvernement un changement de cap. Le 19 mars, le record est battu et près de trois millions de personnes manifestent. De nombreuses entreprises du privé rejoignent la grève. Mais ce succès est bradé par les syndicats qui se contentent d'appeler à une prochaine manifestation le… 1er mai !


Celle-ci, bien que réussie, marque un premier recul, confirmé lors des manifestations suivantes les 26 mai et 13 juin, pour lesquelles il n'y a même pas d'appel clair à la grève. Les syndicats jouent là un bien triste rôle, éteignant un mouvement qui aurait pu être massif. Cela est notamment reproché à la CGT lors de son congrès en décembre.

NPA


Au lendemain de la dissolution de la LCR, le NPA voit officiellement le jour le week-end du 12 février. Son congrès de formation est placé sous le signe des luttes et de l'internationalisme avec la participation de camarades du LKP et de nombreuses organisations anticapitalistes de tous les pays.


Revendiquant entre 9 000 et 10 000 membres fondateurs, le jeune parti est très vite confronté aux élections européennes en juin et obtient un score honorable avec 4,8 % au niveau national. Mais au sein même du NPA, les tactiques du parti concernant les élections sont l'objet de nombreux débats qui se poursuivent pour décider de la ligne à adopter pour les élections régionales de 2010.


Pour autant, la vie ne s'arrête pas aux échéances électorales, et malgré une situation sociale parfois morose, le NPA lance sa campagne pour l'emploi en octobre, soutient les luttes aussi bien de l'automobile, du secteur de la santé, des sans-papiers... sans oublier la campagne Boycott désinvestissement sanctions contre Israël.

Pôle Emploi


Alors que sous l'effet de la crise, le chômage monte en flèche en 2009 pour atteindre près de 10 % de la population à la fin de l'année, la fusion calamiteuse des Assedic et de l'ANPE  aggrave largement la situation. Conseillers non formés, submergés par des dossiers qu'ils n'ont pas le temps matériel de traiter, plateforme téléphonique aux abonnés absents, cette situation insupportable aboutit à des grèves d'ampleur en fin d'année des agents de Pôle Emploi.

Poste


Le gouvernement Fillon choisit de s'attaquer au service public postal en fixant à l'automne le débat parlementaire sur la privatisation de La Poste par le biais d'un changement de statut et de l'ouverture du capital. Bien sûr, comme à chaque privatisation, les belles promesses ressurgissent, identiques en tous points à ce que Sarkozy avait promis pour EDF GDF. Seulement, la résistance des postiers et des usagers permet d'organiser une immense votation citoyenne afin d'exiger un véritable référendum sur le changement de statut de La Poste. 2 300 000 personnes s'expriment lors de cette votation. 97,5 % de non contre le changement de statut ont fait de cette mobilisation un véritable succès.

RSA


Prenant la place du RMI, de l'allocation pour adulte handicapé et de celle pour parent isolé, le RSA aggrave la précarité de milliers de personnes, tout en offrant une main-d'œuvre au rabais pour les patrons.

Répression


Alors que Julien Coupat croupit dans une geôle depuis la fin de l'année 2008, 2009 voit l'État se déchaîner contre tous ceux qui résistent. Manifestants arrêtés le 19 mars ou encore à l'issue du contre-sommet de l'Otan à Strasbourg début avril, enquête pour incitation à la haine raciale à l'encontre d'Élie Domota, syndicalistes d'EDF GDF ou de Continental traînés en justice, la répression du mouvement social et l'intimidation montrent que le gouvernement met tout en œuvre pour écraser la résistance dans l'œuf.

Sans-papiers


Sur-exploités et sous-payés par des patrons qui profitent de leur situation, harcelés par la police qui se livre à de véritables rafles au faciès pour respecter les « objectifs » de reconduites à la frontière de Besson, 1 500 sans-papiers se mettent en grève le 12 octobre avec le soutien des syndicats.


Ils réclament une circulaire globale de régularisation « on bosse ici, on vit ici, on reste ici ! ». Malgré la répression qui s'abat sur certains piquets, malgré le froid, ils sont environ 6 000 à la fin de l'année et de nouveaux piquets se créent, notamment à Joinville-le-Pont. Leur combat est un coin enfoncé dans le système, une épine dans le pied du gouvernement et leur détermination est exemplaire pour les anticapitalistes.

TVA


Sarkozy n'hésite pas à grever encore davantage le budget de l'État en baissant la TVA dans la restauration. Résultat, 3 milliards de cadeaux aux patrons du secteur, mais quasiment pas d'embauches ni d'augmentation de salaire pour les salariés.

Universités


La loi LRU brade la formation des enseignants à travers la mastérisation qui va déconnecter les concours de recrutement de la formation et renforcer la précarité. Elle vise à soumette au bon vouloir des présidents d'université les conditions de travail des enseignants-chercheurs et la répartition entre recherche et enseignement.


Plusieurs grandes manifestations, les 19 février et 19 mars, ont contraint François Fillon au rôle de pompier de service : réécriture du décret de Valérie Pécresse sur les enseignants-chercheurs et engagement à ne pas recourir à des suppressions de postes en 2010 et 2011. Mais la réécriture n'est pas le retrait et le gouvernement ne revient pas sur les 1 030 suppressions de postes planifiées pour 2009.

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