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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 09:59
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Un an après le massacre perpétré a Gaza par Israël, au cours duquel 1 400 Gazaouis périrent, 1 400 internationaux se sont retrouvés au Caire, en Égypte, pour se rendre dans la bande de Gaza afin de défiler le 31 décembre au côté des Palestiniens.


Cette marche permettant de rompre l’isolement dont souffre la population de Gaza, soumise à un blocus depuis 2007 suite à l’élection du Hamas, revendiquait la fin de cet enfermement et exigeait que cesse l’hypocrisie de la communauté internationale qui se refuse encore à sanctionner Israël.


Les autorités égyptiennes ont décidé autrement du déroulé de cette mobilisation en déclarant que, pour des raisons de « sécurité », ils n’autoriseraient pas le passage des délégations internationales. Le contexte régional étant la raison réelle de ce blocage. En effet, le gouvernement de Moubarak, entretenant des relations conflictuelles ces dernières semaines avec le Hamas, ne pouvait admettre une initiative qui, à ses yeux, aurait renforcé l’autorité de Gaza.


De plus, l’Égypte se retrouve être aujourd’hui le zélé maître d’ouvrage des États-Unis et d’Israël en construisant un mur de 30 mètres sous terre le long de la frontière séparant Gaza de l’Égypte. La présence de centaines d’internationaux et des médias couvrant cette mobilisation dans la région de construction de ce nouveau mur de la honte ne pouvait être au goût du régime.


Malgré ces déclarations, des centaines de marcheurs ont afflué au Caire, dans l’espoir d’un changement d’attitude du gouvernement égyptien. Les 300 militants de la délégation d’Europalestine furent les premiers a se retrouver sans bus le 27 décembre au soir, ceux-ci étant bloqués par la police égyptienne.


Ils décidèrent alors de camper devant l’ambassade de France au Caire et de faire pression sur la France pour qu’elle obtienne les bus. D’autres délégations se retrouvèrent dans la même situation. Une délégation internationale composée de 250 militants grecs, indiens, américains, belges et français a pu quant à elle partir du Caire en direction de Rafah pour se faire bloquer une heure plus tard et escorter en sens inverse.


Les jours suivants ont permis aux différentes délégations de faire entendre leur voix et de mettre Gaza au cœur de l’actualité grâce à différentes initiatives : manifestation aux côtés du syndicat des journalistes égyptiens, drapeau palestinien arboré en haut d’une pyramide, une manifestation devant l’ambassade d’Israël, ou encore une veillée aux chandelles (organisée par l’AFPS) devant la mosquée Al-Azhar.


Le 31 décembre, jour prévu pour la marche dans Gaza, un rassemblement au centre du Caire a eu lieu, tandis que plus de 50 000 Palestiniens défilaient à Gaza, et que 1 000 anticolonialistes et internationaux défilaient en Israël en direction de la bande de Gaza pour dénoncer eux aussi le blocus.
Le bilan est certes contrasté du fait de l’impossibilité de manifester le 31 décembre avec les Palestiniens de Gaza.


Il est pour autant positif à bien des égards. Ce rendez-vous international a tout d’abord permis de manifester une solidarité nécessaire aux gazaouis, nombreux à suivre ce qui se passait de l’autre côté de la frontière. Il a également eu un impact positif dans la population égyptienne, et auprès des mouvements progressistes égyptiens.


Enfin, ce rassemblement de 1 400 internationaux a rendu visible le potentiel de mobilisation des mouvements de solidarité avec la lutte du peuple palestinien à travers le monde.


Il s’agit maintenant pour nous de construire ce mouvement à l’échelle internationale, sur des bases politiques solides, et en premier lieu de soutenir les revendications des palestiniens eux-mêmes et le travail avec les mouvements de solidarité des pays arabes.


Cette semaine au Caire a permis de renforcer la volonté de milliers de militants internationalistes dans leur volonté de construire une campagne de solidarité avec Gaza, articulée à la dynamique de la campagne BDS, pour dénoncer le blocus et l’absence de sanctions après les crimes de guerre commis l’an dernier par l’armée israélienne.

De Paris à Gaza : Résistance !


Rassemblant des militants du monde entier au Caire, la Gaza Freedom March a incarné tant la vitalité que la dimension internationale du mouvement de résistance et de solidarité avec le peuple palestinien. Des manifestations, rassemblements, veillées, meetings ou projections-débats ont eu lieu partout dans le monde pour marquer ce premier anniversaire des massacres israéliens sur Gaza et exiger la levée du blocus. Créant un pont politique entre Sydney, Paris et Gaza, cette « Marche pour la liberté de Gaza » a été plus qu’un rendez-vous international au Caire : ce fut une mobilisation mondiale.

De New York à Sydney, en passant par Jénine


Des États-Unis à l’Australie, les manifestants de l’an passé ont démontré leur détermination dans le bras de fer politique engagé avec l’État d’Israël en prenant l’initiative de se mobiliser en soutien à la « Marche » et contre le blocus de Gaza, dans de nombreuses villes (Sydney, Vancouver, Los Angeles, Chicago, New York, Londres, Hambourg, Dublin, Rome, Bruxelles, Paris, Barcelone, Bâle, Edimbourg et Paris sont les plus marquantes).

Ces manifestations ont fait écho à celles qui ont eu lieu dans toute la Palestine : de Rafah à Jénine, en passant par Tel Aviv, Jérusalem et Beit Hanoun (ville-frontière au nord de la bande de Gaza, côté israélien), au Caire, et dans bien d’autres villes dans le monde.

De Lille à Marseille, en passant par Cergy


En France, cette dynamique a permis d’organiser des initiatives de rue en solidarité avec les Marcheurs de Gaza exigeant la levée du blocus. Le 27 décembre, près de 1 000 personnes ont manifesté à Paris dans une ambiance offensive. Le 31 décembre, un rassemblement en soutien aux marcheurs bloqués au Caire a également eu lieu devant le Quai d’Orsay. Partout en France (Orléans, Tours, Lille, Lyon, Marseille, Trappes, Chambéry, Montpellier, Clermont–Ferrand, Mâcon, Nancy, Saint-Malo, Romans, Reims, Thionville, Argenteuil-Cergy, Arras, etc.) les mobilisations unitaires ont eu lieu, parfois sur plusieurs jours (voir article Marseille p.12) et à plusieurs endroits sur le même territoire (Val-d’Oise), rassemblant plusieurs milliers de personnes et montrant ainsi l’écho politique et l’ancrage local potentiel du mouvement.


Par exemple, dans le Val-d’Oise, un collectif spécifique s’est monté pour l’occasion, rassemblant un très large spectre d’organisations politiques, syndicales et associatives, organisant des rendez-vous entre le 20 et le 31 décembre, d’Argenteuil à Cergy.


À l’heure où notre gouvernement s’investit dans le blocus en participant directement à la construction du mur entre Gaza et l’Égypte, tout en renforçant les cadres internationaux qui organisent la domination militaire et politique des grandes puissances dans la région (Union pour la Méditerranée, Otan, etc.), nous devons nous appuyer sur cette expérience pour amplifier et ancrer le mouvement.

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 09:57

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Multiples déremboursements, augmentation du forfait hospitalier, création des franchises médicales, la politique mise en œuvre par Sarkozy aura pour conséquence une hausse des cotisations mutualistes.


La Mutualité française qui fédère la plupart des mutuelles et couvre 38 millions de personnes annonce une augmentation moyenne de 5 % des cotisations mutualistes.


En réalité la progression des cotisations s’annonce souvent bien plus importante. Par exemple, la Mutuelle générale de l’Éducation nationale (MGEN), la plus importante numériquement, annonce des augmentations de plus 12 % pour les actifs, 15,5 % pour les retraités et 21,35 % pour les conjoints !


En embuscade, les assurances privées augmenteront aussi leurs tarifs. Mais à court terme, elles ont les moyens d’attendre afin de capturer la clientèle par des publicités tapageuses. Le marché de la complémentaire santé progresse fortement, la hausse du chiffre d’affaires est de 65 % entre 2001 et 2008. Au sein de ce marché les mutuelles à but non lucratif restent majoritaires, elles représentent 57 % de la couverture complémentaire.


Mais ce sont surtout les assurances privées qui bénéficient du recul progressif de la Sécurité sociale : depuis 2001 elles ont grignoté 5 % de la part du marché au détriment des mutuelles et des institutions de prévoyance à but non
lucratif.


Le président de la Mutualité française, Jean-Pierre Davant, dénonce à juste titre la responsabilité du gouvernement dans la hausse des cotisations. En raison des déremboursements de médicaments, franchises et forfaits, une part croissante des dépenses est transférée de la Sécu vers les régimes complémentaires.


Le forfait hospitalier passe de 16 à 18 euros au 1er janvier, certains médicaments ne seront plus remboursés qu’à 15 %.
La taxe de 3,4 % sur le chiffre d’affaires des mutuelles instaurée en 2009 sera pérennisée en 2010, 1 milliard d’euros seront à nouveau ponctionnés aux mutualistes.


L’achat aux laboratoires privés des 93 millions de doses du vaccin contre la grippe A, pour 1 milliard d’euros est financé à moitié par la Sécurité sociale et par les mutuelles qui doivent verser à l’État une participation de 0,94 % du montant annuel des cotisations encaissées.


Actuellement, 7 à 8 % de la population, environ 5 millions de personnes, ne bénéficient pas de couverture santé complémentaire. Il faut craindre avec la Mutualité que « seront encore plus nombreux, ceux qui renonceront faute de moyens à l’acquisition d’une mutuelle et devront à renoncer à des soins. »


Les réponses de la Mutualité françaisequi consistent à demander au gouvernement d’organiser des tables rondes en plus de la proposition faite en juin, lors de son congrès en présence de N. Sarkozy, de se substituer à la Sécu pour la prise en charge des Affections de longue durée (ALD, maladies graves remboursées à 100 %par la Sécu)1, ne suffiront bien évidemment pas à mettre en échec le gouvernement.


Le NPA est favorable à la prise en charge à 100 % des soins par la Sécurité sociale, financée par la suppression des exonérations de cotisations.
Cet objectif revendicatif n’est pas un préalable à l’indispensable riposte unitaire des associations de malades, des collectifs, des mutuelles, des partis et des syndicats pour annuler les déremboursements, forfaits et franchises et pour reconquérir une Sécurité sociale solidaire.


Stéphane Bernard

1. VoirTout est à nous !du 11 juin 2009 : La mutualité cheval de Troie de la privatisation

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 09:54
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Entretien avec Moussa, entré en France en 1991, intérimaire chez Manpower depuis treize ans et Kanté, entré en 1993 et intérimaire dans le BTP chez Lider Interim depuis dix-sept ans. Ils occupent, avec 40 autres sans-papiers, l’agence Manpower de Montreuil.


Pourquoi êtes-vous en grève et quels sont vos objectifs ?

En tant que travailleurs sans papiers, les patrons nous exploitent. On n’est pas payés pour la valeur de notre travail. Certains d’entre nous sont maçons et sont payés en tant que manœuvres. Certains sont grutiers, bancheurs1, coffreurs, etc.

Beaucoup ont des qualifications, mais les patrons payent toujours en dessous de celles-ci. Même quand on est en grève, les patrons peuvent nous appeler pour nous faire venir sur des chantiers dès le lendemain matin. Ce n’est pas juste. On est donc déterminés jusqu’à ce que l’on soit tous régularisés.

Pourquoi veut-on être régularisés ? Parce qu’en partant au travail, pour faire des courses, on a peur de sortir. Chaque jour on se demande si on sera arrêté ou pas. Tous les jours depuis dix ans, quinze ans, on vit avec cette angoisse de ne pas avoir de papiers. Il faut que le monde entier soit au courant de cela pour qu’on puisse avoir nos papiers. C’est franchement difficile. On n’est pas des criminels mais des travailleurs comme tout le monde. On travaille, on cotise et on n’a aucun droit.

Quelles démarches ont été faites pour obtenir des papiers ?

Pour satisfaire aux critères de régularisation, on nous avait dit au départ qu’il fallait dix ans de présence. Certains ont déposé leur dossier. Mais les préfectures ont refusé, arbitrairement. Même chose avec le nouveau critère de cinq ans2. Certains parmi les grévistes ont déposé leur dossier depuis juin 2008.

On leur a dit qu’ils n’obtiendraient pas leurs papiers tant que leur patron ne leur a pas donné leur formulaire Cerfa3. Mais certains d’entre nous ont fourni ce document depuis un an ou plus et leurs dossiers sont toujours bloqués à la préfecture. On n’arrive pas à comprendre pourquoi. On leur fournit ce qu’ils demandent, mais cela ne marche pas. On n’obtient aucune réponse. Ils peuvent nous expulser demain, mais demain on va revenir, on est déjà habitués. Qu’ils nous laissent travailler tranquillement avec des papiers. Les Français pourront bénéficier de notre travail et nous aussi on bénéficiera du travail qu’on fait.

Que pensez-vous de la nouvelle circulaire du gouvernement ?

On a réuni tous les grévistes et on a estimé qu’elle n’était pas bonne car elle fait du cas par cas. Elle demande cinq ans de travail, mais certains, travaillent déjà depuis dix ou quinze ans sans être déclarés, dans des emplois de gardiennage par exemple, mais aussi des femmes qui peuvent même travailler à domicile. Nous, ce que l’on veut, c’est une circulaire qui permette de régulariser tous les travailleurs sans papiers. Les Algériens, les Tunisiens, qui travaillent comme les autres ne sont pas concernés par cette circulaire. C’est pour cela qu’on continue la grève.

Que pensez-vous des évacuations lors de certaines occupations ?

On n’arrive pas à comprendre comment on peut faire évacuer immédiatement par la police un gréviste occupant un chantier sur lequel il a travaillé. Sans autorisation du juge. Quand les policiers viennent sur les chantiers, on leur montre tous les documentsnous donnant le droit d’être là, les fiches de paye, etc. Les policiers ne les regardent même pas. On est traité comme des bandits.

On pourrait leur dire : « nous on travaille ici, et vous n’avez pas d’ordonnance du tribunal », mais on respecte l’État. Si on occupe les chantiers, c’est parce que cela ne sert à rien d’occuper le siège d’une boîte d’intérim où l’on ne travaille pas. Il faut occuper le chantier pour que le patron soit au courant de la grève. Toutes les boîtes qu’on a occupées, on y a travaillé, on en a les fiches de paye.

L’unité et le soutien sont-ils importants ?

Il y a un collectif auquel participent onze organisations au niveau national4. C’est très important pour nous et le soutien de la population aussi. Il y a pas mal de gens qui ont signé la pétition. C’est important que la population comprenne le sens de notre grève : les sans-papiers sont avant tout des travailleurs. Il y a 2 500 entreprises touchées par la grève. Cela monte tous les jours.

Quels conseils aux sans-papiers qui ne sont pas encore en grève ?

On s’adresse à tous nos camarades qui ne sont pas encore en grève. On leur conseille de venir nous rejoindre, de se mettre en grève. Celui qui n’est pas en grève, qui continue à travailler et qui va se faire contrôler, va pleurer ce jour-là en regrettant de ne pas s’être joint à nous.

Propos recueillis par Albert Michel

1. Travail sur les armatures métalliques noyées dans le béton.
2. La nouvelle circulaire du 24 novembre 2009 du gouvernement fixe un des critères de régularisation à une présence en France au moins égale à cinq ans.
3. Dans le cadre d’une régularisation par le travail, l’employeur doit fournir à l’Agence nationale accueil étrangers et migrations (Anaem), un engagement à verser une redevance.
4. Collectif des onze syndicats et associations: CGT, CFDT, FSU, Unsa, Solidaires, LDH, Cimade, RESF, Autre monde, Femmes Égalité, Droits devant !!
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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 09:44
lundi 11 janvier 2010
  

Mlle des Pommiers aime bien son Jules (Ferry). Pourquoi ne pas les marier, ont pensé les parents (d'élèves). La saynette voulait marquer les esprits dans le combat mené contre la fermeture des écoles.

On a l'habitude, place Laennec, de voir des personnes vêtues de leurs plus beaux atours arriver à l'hôtel de ville pour célébrer un mariage. Samedi matin à 11 h 30 s'est déroulée hors mairie, mais tout près de l'entrée, une bien curieuse cérémonie.

Le cortège parti du parking de la Glacière, s'est arrêté place Laennec pour fêter une union un peu spéciale. Un maire qui ne ressemblait guère à Bernard Poignant et qui n'était pas ceint de l'écharpe tricolore, officiait pour la circonstance

« M. Jules Ferry voulez vous prendre pour épouse Mlle. des Pommiers ex des Réguaires pour la chérir et assurer avec elle le bien être des enfants, comme vous l'avez toujours fait.


Jules Ferry acquiesce avec chaleur. Même question à Melle des Pommiers, ex des Reguaires, qui fournit la même réponse. Les mariés sont un peu vieux. Jules Ferry est né en 1883 et Mlle des Pommiers en 1903. Ces deux écoles quimpéroises du centre-ville sont en effet les plus anciennes de la commune.


Max Jacob, par exemple, a appris à écrire à Jules Ferry.

Et pourquoi ce mariage ? Les Quimpérois connaissent l'histoire. Il y a près d'un mois la municipalité a décidé de fermer trois écoles quimpéroises, Le Petit Parc, Les Pommiers, deux écoles maternelles auxquelles s'ajoute l'école primaire de Jules Ferry.


Faute de concertation, les parents d'élèves ont décidé de prendre l'affaire en main et de se faire entendre. C'est pour cette raison qu'ils célébraient hier matin ce mariage « bidon » entre l'école Jules Ferry et l'école des Pommiers. Pourquoi ne pas transférer en effet l'école de Pommiers à Jules Ferry, pensent-ils.


Dans son laïus, le pseudo maire nuance un peu son propos : « ils vivent maritalement depuis plus d'un siècle et ont décidé d'officialiser leurs relations et de vivre sous le même toit. Le lieu du domicile conjugal n'a pas encore été précisé, je crois ? »


Reçus en mairie


Après cette cérémonie bien frisquette, une délégation de parents d'élèves de Jules Ferry, Les Pommiers et le Petit Parc, a été reçue en mairie par Denise Cariou, adjointe à la petite enfance et aux affaires sociales. Cette volonté de dialogue avait déjà été annoncée vendredi lors d'une conférence de presse de Bernard Poignant : « nous avons construit un projet qui a suscité un rejet, d'autres solutions peuvent être présentées »


Et c'est dans le droit fil des déclarations de Bernard Poignant que Denise Cariou a confirmé samedi à midi, lors d'un entretien d'une demi-heure avec les parents d'élèves, qu'une réunion élargie se tiendrait bientôt (la date n'a pas été précisée) pour tenter de trouver une solution commune.


« S'il n'y a pas de limite de temps à la concertation, il est évident qu'il va falloir trouver une solution car le projet de fermeture des trois écoles demeure et c'est celui-là qui sera adopté en cas d'échec des discussions » nous a expliqué Tristan Pichard, représentant à la fois l'école Jules Ferry et les Pommiers (un enfant dans chaque école).


La pendule semble donc avoir tourné. On va passer de la manifestation à la discussion. « Mais si on discute, on discute » a déjà averti Bernard Poignant pour éviter, d'entrée de jeu, les dialogues de sourds.

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 09:38

11 janvier 2010 à 07h44


La grève se poursuit dans les usines d'incinération du Finistère, Brest, Briec et Concarneau. Après deux heures d'échanges, à Brest, vendredi, la direction de Géval (filiale de Veolia) et les délégués grévistes FO des trois sites n'ont pu s'accorder.


 «C'est le statu quo. On nous a simplement proposé d'avancer les NAO (négociations, NDLR) au 11janvier, au lieu du 19 », indiquait Jean-Paul Martin, délégué FO brestois.

 «Nous avons proposé aux grévistes de suspendre leur mouvement et de démarrer dès lundi (aujourd'hui), les négociations de salaires avec les autres partenaires sociaux de Géval (...)», a indiqué Martial Gabillard, directeur régional de la filiale de Veolia.

«Même si un syndicat signe les NAO - la CFDT est majoritaire -, notre mouvement ne s'arrêtera pas pour autant. Nos revendications (augmentation de 200 € mensuels et une harmonisation des salaires des usines de l'Ouest) sont extra-NAO», préviennent toutefois les grévistes.
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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 09:26

Par Sébastien Brulez le Dimanche, 10 Janvier 2010      

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Le 5 décembre dernier, plus de 800 travailleurs provenant de différents secteurs et régions du Venezuela se sont réunis à Caracas pour participer au premier Congrès extraordinaire de l'Union nationale des Travailleurs (UNT).


L'objectif: mettre sur pied une véritable centrale syndicale indépendante capable de peser sur l'orientation du processus bolivarien, dont beaucoup considèrent aujourd'hui qu'il traverse son époque la plus critique.


C'était en quelque sorte le congrès de la dernière chance. Plus de six ans après sa création, l'UNT reste jusqu'à présent une centrale qui existe surtout dans les esprits mais de manière très floue dans la réalité.


Revendiquant près d'un million de membres, elle est cependant peu présente sur la scène nationale et ses divisions l'avaient jusque là empêchée de mener à bien tout processus d'élections internes. “Ce fut d'une certaine manière un congrès miraculeux”, commentait l'un de ses membres quelques jours après la réunion de Caracas.


L'esprit et le discours étaient en tout cas à l'unité et au travail en commun, un peu comme si la gravité de la situation appelait à réagir et vite. “Ce congrès se réalise à un moment crucial pour notre pays et pour l'ensemble du continent”, affirmait l'un des documents discutés par l'assemblée. Cependant les travailleurs connaissent leurs faiblesses: “La classe ouvrière se présente affaiblie face à la conjoncture; elle n'est pas unie en tant que classe pour affronter les batailles à venir. Elle n'a pas réussi a optimiser sa conscience de classe et l'idéologie dominante maintient le contrôle sur la conscience ouvrière et populaire, répandant son discours de 'validité perpétuelle' de l'ordre établi”.


Dans la pratique, le congrès s'est fixé un nouveau rendez-vous le 20 février 2010. L'assemblée a, entre autres, élu une équipe de travail provisoire qui sera active jusqu'au 15 juin au plus tard. Cette épique est actuellement chargée de la restructuration interne de la centrale et de la préparation de la seconde rencontre nationale qui abordera deux points fondamentaux: mettre sur pied le processus électoral interne et réformer les statuts. En effet, une commission électorale a également été désignée par l'assemblée afin de préparer les élections qui devront se tenir dans les prochains mois, avec le 15 juin comme date butoir.

Pas que des amis

Évidemment, une telle initiative indépendante, classiste et ouvertement anti-bureaucrate ne se fera pas que des amis au sein du gouvernement bolivarien. Les médias officiels ont d'ailleurs très peu relayé l'information dans les jours suivants. Mais les travailleurs en étaient conscients bien avant la rencontre: “Bien entendu nous recevrons des critiques, nous nous exposerons à nos ennemis traditionnels que sont l'impérialisme et l'oligarchie mais les ennemis internes nous attaqueront aussi, la bureaucratie et la technocratie qui profitent de leurs postes dans le gouvernement et qui causent tant de mal au processus révolutionnaire. De leur part, nous n'espérons que du mépris et des coups-bas”.


Mais les critiques doivent aussi se faire en interne, l'UNT a perdu un temps précieux ces dernières années entre divisions et laisser-aller. Un travail de formation idéologique profond devient urgent, aussi bien dans les entreprises privées que dans le secteur public.


Dans ce dernier, la bataille de la production est loin d'être gagnée. Bien souvent, les usines “nationalisées” (rachetée par l'État à des prix plus que satisfaisants pour les capitalistes) connaissent une importante baisse de la production, parfois due à l'inefficacité de la gestion, parfois au manque de clarté politique des travailleurs.


Dans certains cas, “les travailleurs se la coulent douce, ils prennent de faux congés maladie, ils pensent que l'État va tout résoudre”, commentait récemment une source impliquée dans le secteur syndical.


Finalement, l'assemblée de l'UNT s'est prononcée en faveur d'une centrale classiste, qui rompt avec les pratiques syndicales clientélistes habituelles, et totalement indépendante tant de l'État que du parti majoritaire, le PSUV (Parti socialiste uni du Venezuela). Quoi qu'il en soit, 2010 sera plus que jamais une année clé pour le processus bolivarien et les militants de l'UNT ne pourraient être plus clairs sur ce point: “La situation est aujourd'hui entre nos mains, soit la révolution bolivarienne devient une référence historique, soit elle succombera et deviendra une caricature de révolution”.


A Caracas, Sébastien Brulez

Photo: Fernando Esteban
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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 09:21

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jeudi 17 décembre 2009, par NPA 35


- Les Bretons ont été "punis" pour avoir eu le courage de refuser le nucléaire


- L’Etat et EDF ont délibérément mis le Bretagne en situation de dépendance


- Il est encore temps de faire de la Bretagne un modèle d’alternative énergétique


A cause de la politique pronucléaire imposée depuis 50 ans, la consommation française d’électricité atteint actuellement des niveaux insensés, et la Bretagne est stigmatisée par les pouvoirs public car elle ne produit que 8% de l’électricité qu’elle consomme.


Or, cette dépendance n’est en rien une fatalité, elle a au contraire été soigneusement organisée par l’Etat pronucléaire et par EDF pour "punir" les Bretons qui, par des mobilisations populaires massives, ont repoussé tous les projets nucléaires, en particulier à Erdeven (en 1974-75), à Plogoff (1978-1981) ou au Carnet (1995-1998)


Mais, au lieu de prendre acte de cette forte demande citoyenne pour une politique énergétique alternative, et de faire de la Bretagne une région avant-gardiste, l’Etat et EDF ont au contraire organisé la dépendance de cette région pour pouvoir aujourd’hui, avec pire des mauvaise foi, stigmatiser le refus du nucléaire. Pourtant, dès 1979, des universitaires et le PSU avaient élaboré le "Plan alter breton" (PAB) qui ferait merveille actuellement s’il avait été mis en oeuvre.


Aujourd’hui, il est encore temps de faire de la Bretagne la preuve exemplaire qu’une politique énergétique propre et durable est possible, basée sur les économies d’énergie (élimination des gaspillages), l’efficacité énergétique (consommer moins pour un même besoin), et les énergies renouvelables.


Et ce d’autant que de nouvelles technologies sont apparues entre temps, comme les hydroliennes qui feraient merveille le long des côtes bretonnes, longées par de forts courants, pour une production électrique équivalente à deux réacteurs nucléaires EPR. (*)


L’option française "centrales nucléaires + chauffages électriques" fait actuellement la preuve de son absurdité, met la France en situation de dépendance et aboutit à la production de déchets radioactifs et à de forme émissions de co2.


Aussi, le Réseau "Sortir du nucléaire" clame haut et fort son soutien aux Bretons et à leur demande de politique énergétique alternative… et donc sans nucléaire.


(*) http://www.ecolopop.info/2007/09/sa...

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 09:18

Rassemblement contre le débat sur l'identité nationale

jeudi 7 janvier 2010, par NPA 35


A l’appel du collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes. Mercredi 13 janvier à partir de 17h30 à la préfecture de Beauregard.

 

Le collectif de soutien aux personnes sans-papiers appelle à un rassemblement et à une distribution de tracts mercredi 13 janvier à partir de 17 heures 30 devant la préfecture de Beauregard contre le débat sur l’identité nationale où se déroule le dernier débat en Ille-et-Vilaine.


Non seulement nous refusons de participer à ce débat mais nous refusons qu’il se déroule. Nous irons donc dire notre opposition à la préfecture de Beauregard.


Comble de provocation, le débat, qui a lieu à l’endroit où se conduit localement la politique d’immigration Besson/Sarkozy (refus de séjour, expulsions,...), a pour objet "Immigration, intégration et identité nationale".





  • Préfecture de Beauregard - Rennes

0:00
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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 09:10

Appel à solidarité et à mobilisation !

vendredi 8 janvier 2010, par NPA 35

 

Procès contre le collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes.


En juin 2008, le ministère de l’Intérieur a porté plainte contre le collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes. Suite à l’enquête préliminaire et à 8 auditions, le Procureur de la République de Rennes a poursuivi 3 membres du collectif, choisi-e-s et désigné-e-s arbitrairement, qui ont comparu le 12 décembre 2008 devant le Tribunal correctionnel de Rennes.


Dans ce procès, le collectif était accusé d’avoir, dans ses écrits, « diffamé et injurié publiquement » la Police aux Frontières, ce service particulier de la police qui cherche les sans-papiers.


En janvier 2009, le collectif a été relaxé par le Juge. Mais le Procureur de la République a fait appel et les trois membres du collectif comparaîtront à nouveau le vendredi 15 janvier 2010 devant la Cour d’appel de Rennes.


Nous craignons que ces poursuites visent surtout à limiter notre liberté d’expression et d’opinion contre la politique d’immigration française. Nous lançons donc un nouvel appel à solidarité et à mobilisation car, si nous sommes condamné-e-s, ce n’est pas notre seule liberté qui sera remise en cause…


RASSEMBLEMENTS DE SOLIDARITÉ


  MARDI 12 JANVIER à 17h30 A la gare, devant les locaux de la police aux frontières


  VENDREDI 15 JANVIER À PARTIR DE 9 heures devant le Parlement de Bretagne à Rennes 


Collectif de soutien aux personnes sans-papiers de Rennes Réunions ouvertes chaque mardi à 18 heures 30 à la MIR, 7 quai Chateaubriand

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 10:28



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vendredi 19 avril

8 h 45


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Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

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  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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