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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 08:34
  et contre les conditions de détention !

USTKE 07/01/2010

 

 


L’année qui s’achève a été exceptionnelle et restera gravée dans l’histoire de notre organisation syndicale.


 

Riche en événements sociaux avec notamment les grèves de Carsud, TDF et Aircal pour ne citer que celles là, elle le fut également sur le plan politique avec l’arrivée dans les institutions municipales et provinciales des élus du Parti Travailliste.


 

Les arrestations suivies des incarcérations de nos camarades dont beaucoup sont encore privés de liberté et parmi eux le président de l’ustke, ont clôturé une année où notre organisation syndicale a été soumise à rude épreuve.

 

Une expérience unique dans l’histoire de notre Pays avec la criminalisation sans réserve d’un syndicalisme de terrain, engagé, qui dérange.


 

Une volonté d’humilier l’USTKE par le pouvoir colonial avec la complicité de la classe politique locale qui dans sa grande majorité est devenue le relais des intérêts des multinationales qui sont légions sur notre sol depuis les derniers accords politiques.


Cette offense à l’endroit des responsables de notre organisation est une dédicace que nous lançons à la mouvance indépendantiste pour rappeler l’urgence de clarifier les orientations des uns et des autres par rapport au projet politique que le seul nom de Kanaky ne peut plus résumer.


 

L’implication de plusieurs responsables indépendantistes met à jour des divergences profondes entre la société à laquelle nous aspirons et celle de ceux qui forts d’une connivence sournoise ont exigé l’arrestation des syndicalistes de l’USTKE.


 

Cette complicité sans réserve de la majeure partie de la classe politique indépendantiste à la répression orchestrée par l’Etat colonial contre l’ustke est une des révélations de l’année 2009 qui s’est achevée.


 

De la même façon, la montée lors des dernières élections municipales et provinciales du Parti Travailliste créé à l’initiative de l’USTKE est la réponse de militants qui ne se reconnaissent plus dans les orientations illisibles prônées par les responsables de la mouvance indépendantiste.


 

L’arrivée de quatre représentants du Parti Travailliste au Boulevard Vauban (siège du Congrès de la Nouvelle Calédonie), trois élus à la Province Nord et quatre élus à la Province des Iles, après seulement deux années d’existence est l’autre révélation politique de l’année 2009.


 

Ajouté à cela, les péripéties rencontrées en 2009 et notamment l’incarcération de nos camarades a mis en évidence une situation insupportable qui est celle des conditions de détention au Camp Est, héritage du bagne calédonien.


Si par le passé notre organisation était déjà intervenue à plusieurs reprises par le biais de ses représentants syndicaux pour dénoncer cet état de fait, la situation depuis, loin de s’être améliorée, n’a pas cessé d’empirer. C’est la dernière leçon de l’année qui s’est achevée.


 

La présence de nos camarades en tant que détenus a permis de dresser un état alarmant du Centre Pénitentiaire où l’insalubrité se conjugue avec surpopulation. Une situation que vivent nos camarades avec plus de 420 détenus dans une prison censée en accueillir 192.


Une population carcérale composée à plus de 95% de kanaks et qui l’année passée a totalisé plus de 16 évasions. Un record inégalé sur l’ensemble du territoire Français. La véritable image de la France coloniale dans le pacifique.


 

Au moment où débute cette nouvelle année il nous faut continuer à nous battre pour la libération dans les meilleurs délais de nos camarades dont chaque jour passé en prison constitue une atteinte à la libre expression du droit syndical, au droit de grève et au final à la prétendue démocratie tant exhibée par la patrie des droits de l’homme.


 

Il nous faut nous mobiliser à nouveau pour dénoncer et œuvrer pour un changement radical des conditions de détentions.


 

En réponse à une tournée récente en France du collectif pour la défense des droits et des libertés et pour la libération des syndicalistes, une délégation de sept parlementaires (sénateurs et députés européens) et élus de la République est présente en Kanaky depuis le 5 janvier dernier jusqu’au 16 janvier prochain pour se faire sa propre opinion sur les conditions de détention au Camp Est et apporter son soutien aux syndicalistes de l’USTKE.


 

Durant leur séjour, il est demandé à l’ensemble des structures de l’organisation, fédérations, unions provinciales et communales de l’USTKE de rester mobilisées dans le cadre d’un programme diffusé par le bureau confédéral et consultable auprès de leurs responsables.


 

La solidarité de toute l’organisation est nécessaire dans ce contexte particulier et c’est ensemble que nous saurons apporter la réponse adéquate à toute cette répression.


Le Bureau Confédéral

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 08:32
Photothèque Rouge/dr

Le gouvernement poursuit la libéralisation des services publics au détriment de l’intérêt général, des agents et fonctionnaires et des usagers. L’État est non seulement le premier employeur, et notamment de précaires, mais il est également devenu le premier licencieur.

Les contre-réformes qui touchent l’hôpital, la poste, l’éducation, les systèmes de protection sociale et de retraites, EDF, la SNCF, les services de l’Insee, de la Météo, de l’Office national des forêts… répondent à une même logique globale et cohérente, aux niveaux local, national et européen.


Ces attaques ont pour but de réduire les dépenses de l’État, les effectifs et la dette tandis que les baisses d’impôts asséchent les recettes. Les différentes lois ont pour points communs de préparer l’adaptabilité au marché et la mise en œuvre de gestions managériales. Les usagers deviennent des clients qui perdent une égalité, certes imparfaite, face aux services publics.


Sous le prétexte fallacieux de moderniser l’État, le gouvernement met en place la destruction des services publics, de la fonction publique ainsi que des solidarités.


Les missions, l’égalité et la continuité du service public ne sont plus que des références pour les discours officiels, la dette publique, les effectifs des fonctionnaires et leur statut jugé « rigide et archaïque », lui étant insupportables ! Ce mouvement est amplifié par certaines collectivités qui préfèrent déléguer leurs missions de service public au privé.


Dès l’été 2007, la révision générale des politiques publiques (RGPP) a été un excellent outil de « réorganisation » qui passe par une mobilité des personnels, notamment par le biais des délocalisations, de l’individualisation, de pressions hiérarchiques, d’agents payés au mérite, de suppressions de postes, de moyens et d’effectifs : un fonctionnaire partant à la retraite sur deux n’est pas remplacé.


Ce qui représente la disparition de près de 160 000 emplois de fonctionnaires sur quatre ans à partir du budget 2009.
Sur le plan budgétaire, la Loi organique relative aux lois de finances (LOLF) est une mise en œuvre de lacontractualisation et d’une logique d’indicateurs et d’évaluation sous l’impératif de la culture du résultat.


La LOLF par sa globalisation des crédits, ses calculs en équivalents temps pleins, a ouvert en grand la porte aux mutualisations, aux réductions d’effectifs et fait des objectifs et autres indicateurs associés une référence obligée.


Dans le cadre de services publics qui régressent socialement, de combats qui sont aujourd’hui défensifs et qui ont du mal à prendre un tournant offensif par rapport aux salariés et aux usagers, les réponses du NPA sont importantes et essentielles. Il s’agit à la fois de se battre contre tous les licenciements, de lutter pour une réduction substantielle du temps de travail et d’agir pour la création d’emplois socialement et écologiquement utiles.


C’est dans le cadre du changement de mode de production et de consommation, d’un changement social, écologique et démocratique de la société, que se pose la question des services publics, non seulement de leur défense mais aussi de la création de nouveaux, tels que celui de la petite enfance ou du 3e âge.

 


Aujourd’hui, pour répondre à la distribution de l’eau et de l’énergie, pour préserver la nature, pour instaurer l’aide aux personnes dépendantes et créer un service public du transport, il est nécessaire de placer l’ensemble des services publics et de la fonction publique au centre d’une perspective sociale et publique en permettant l’autogestion et des prises de décisions faites par l’ensemble des usagers.


Le 21 janvier à l’appel de la CGT, de la FSU et de Solidaires que nous descendrons nombreux dans la rue pour refuser les attaques perpétrées contre les services publics et la fonction publique.


Nina Lehair

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 08:29

Source : Libération.fr - 7 Janvier 2010

Le Conseil d'État autorise les citoyens à s'opposer aux OGM ECO-TERRE. Depuis hier 4 janvier, il a enfin son mot à dire. Le citoyen consommateur était jusqu'alors tout juste bon à subir le voisinage ou à avaler les OGM que le gouvernement choisissait d'autoriser ou pas.

C'est un «bouclier environnemental», se sont réjouis hier mardi au téléphone le président (PS) du Conseil général du Gers, Philippe Martin et l'Attila de organismes génétiquement modifiés, José Bové.

La plus haute juridiction du pays, le Conseil d'État vient en effet de décider que le département du Gers était parfaitement fondé à «se déclarer opposé à tous essais privés ou publics, à toutes cultures de plantes génétiquement modifiées en plein champ» sur son territoire.

Qu'il est aussi fondé à «émettre le souhait» que les maires de son ressort prennent tous les arrêtés possibles contre ces cultures et à leur venir en aide en cas d' «éventuels contentieux».

Le Conseil d'État ne tranche juridiquement pas la question des OGM. Il autorise le département du Gers qui s'y est le premier opposé, et donc éventuellement tous les départements de France, leurs communes et par conséquent tous les Français à mener la bataille politique.

La délibération du Conseil général de Philippe Martin développant ces thèmes date du 11 juin 2004. Le préfet du Gers s'est alors dépêché d'y faire opposition au motif que cette question des OGM n'était pas de sa compétence.

Le tribunal administratif de Pau et la cour d'appel de Bordeaux ont successivement abondé dans son sens: ces cultures et leurs effets supposés sur la santé publique étaient censés rester du seul ressort de l'autorité ministérielle.

Les Sages du Conseil d'État viennent de décider tout le contraire: «Le département du Gers dans lequel l'activité agricole est significative (...) porte sur un objet d'intérêt départemental», disent-ils.

La Chambre de Commerce et d'Industrie du Gers qui s'apprête à proposer une charte de «territoire sans culture OGM» ne le contredira pas.

Philippe Martin, fort de l'appui de 16.732 de ses administrés, était tout prêt à organiser un référendum départemental sur la présence d'OGM dans le Gers. Il avait donc été retoqué. Ce référendum pourrait-il désormais avoir lieu ? Oui, sauf qu'il n'est plus d'actualité. Le Grenelle de l'Environnement et le moratoire sur le maïs OGM Mo810 sont passés par là.

«Mais un moratoire n'est pas une interdiction définitive, reprend Philippe Martin. Il peut être levé». Le président du Conseil général imagine encore que le gouvernement pourrait décider de revenir sur les actes du Grenelle de l'Environnement et de «lâcher un peu la bride» au cou des semenciers. Selon lui «les citoyens auront dès lors les moyens de droit de s'y opposer. C'est une arme supplémentaire» que vient de leur donner le Conseil d'État», dit-il.

Pour l'heure, le secrétaire national adjoint aux questions d'environnement du PS qu'il est, entend amener son parti à une plus grande «social-écologie». Philippe Martin n'est pas peu fier de l'aboutissement de son combat.
GLv
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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 08:27

par ATTAC
La directive sur les services, dite « Bolkestein », de 2006 a été sérieusement amendée par le Parlement européen sous la pression des mobilisations de rue, amenant entre autres la disparition dans le texte du principe du pays d’origine.

 Ce principe, rappelons-le, aurait ouvert la porte à la possibilité de rémunérer des travailleurs pour une prestation de service dans un pays aux conditions du pays d’origine de leur entreprise.

À l’occasion de la transposition de la directive en droit français, qui est en cours, réapparaissent des dispositions destructrices de droit social et menaçant les services publics existants.


1. Le gouvernement français a décidé de ne pas faire une transposition globale pour ne pas relancer le débat sur la libéralisation des services dans leur ensemble. Aucune loi cadre n’est définie. C’est dans l’opacité que se poursuit la révision des textes nationaux, comme le dit le rapport Bizet au Sénat : « Les modalités de transposition des directives posent un problème de contrôle parlementaire et donc de démocratie. »


2. Cette transposition aura des conséquences sur le démantèlement des services publics. L’incertitude sur le sort de certains services sociaux d’intérêt général (SSIG) est soigneusement entretenue par les déclarations ambiguës de Bercy sur des « secteurs sociaux qui seraient concurrentiels ».


Les élu-es de la gauche du Parlement européen avaient fait reconnaître, dans un protocole interprétatif du traité de Lisbonne, la diversité des modèles nationaux, régionaux et locaux d’organisation des services d’intérêt économique général et leur possible protection face à la construction de ce grand marché des services.


Cet effort louable risque de ne pas peser lourd face à un jugement de la Cour de justice (C-180-184/98) qui indique que "constitue une activité économique toute activité consistant à offrir des biens et des services sur un marché donné".


Avec une telle définition, la plupart des services publics pourraient être soumis aux règles du marché intérieur contenues dans les traités, et donc soumis à la directive services. L’exigence d’une directive-cadre protégeant réellement les services publics, exigence portée notamment par les syndicats en Europe, est plus que jamais d’actualité.


Le haut-commissaire à la jeunesse a rappelé dans une note que la mise en application de la directive participerait à la redéfinition des aides d’État aux associations, aides « incompatibles avec les traités de l’UE sauf si elles sont considérées comme n’affectant pas la concurrence dans les échanges intra-communautaires ».


3. De plus, le principe du pays d’origine, sorti par la grande porte, revient par la fenêtre. Déjà, dans plusieurs décisions, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) s’était prononcée en défaveur des droits sociaux nationaux. Maintenant, en marge de la transposition de la directive services, le principe du pays d’origine revient dans le droit européen sous la forme d’un règlement intra-communautaire (CE 593/2008) concernant les contrats transfrontaliers, notamment dans les contrats de prestations et d’emplois de services.


Par ce texte, en vigueur depuis le 17 décembre dernier, les entreprises contractantes ont toute liberté pour choisir quelle loi nationale s’appliquera au contrat conclu et notamment celle « de la résidence principale » de l’entreprise prestataire, autrement dit du pays d’origine comme dans la première version de la directive Bolkestein. Il est à craindre que cette disposition, qui vise en premier lieu les contrats commerciaux, puisse s’appliquer au droit du travail, considéré dans ce règlement comme un banal contrat commercial.


Par ailleurs, la transposition devrait affecter aussi de nombreuses professions comme les avocats, les architectes, les géomètres..., dans leur autonomie comme dans leur fonctionnement interne.


Le dumping social, les menaces contre les droits sociaux sont donc au menu des députés. De plus, le 28 décembre 2010, la Commission européenne présentera un rapport pouvant proposer une extension du champ d’application de la directive.


Pour Attac, l’exigence d’une directive-cadre pour les services publics est toujours d’actualité. En l’absence d’une telle initiative, le Parlement français devrait décider de sortir explicitement du champ d’application de la directive services tous les services publics existants, y compris les services sociaux locaux, en s’appuyant d’ailleurs pour ce faire sur les amendements à cette directive introduits par le Parlement européen.


Les droits sociaux nationaux, droit du travail, protection sociale, conventions collectives, doivent être protégés, ce qui implique le refus, quelle que soit la méthode adoptée, de l’application du principe du pays d’origine. Tout cela ne pourra évoluer que si la discussion s’ouvre en Europe sur une convergence par le haut des droits sociaux, l’application pour tous et toutes des normes sociales les plus élevées.


Cette lutte s’inscrit dans le cadre plus général du combat contre la « stratégie de Lisbonne » que le Conseil de l’UE veut relancer jusqu’en 2020 : Attac France entend y être présente, avec les Attac d’Europe.

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 08:19
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Communiqué du NPA

 
Les parents d'élèves des écoles du centre ville et du Petit Parc ne baissent pas les bras. La mobilisation citoyenne s'amplifie.

Le mariage symbolique, samedi 9 janvier, de Jules Ferry et des Pommiers montre, s'il en est besoin, que l'énergie collective et démocratique n'est pas à cours d'idées et d'enthousiasme. Il faut que la municipalité revienne sur sa décision de fermeture des écoles et prenne en compte les propositions des parents.
Depuis le début, le NPA soutient le mouvement, il sera donc présent ce samedi avec les parents d'élèves et les Quimpérois qui le voudront.
 
P°le comité NPA
Janine Carrasco
Le rendez vous est fixé à 10h30 à la Glacière parking de la Providence pour se rendre en cortège jusqu'à la mairie.
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 10:59
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 Derrière certains produits verts, une pollution sauvage


Un certain nombre des produits verts qui ont la faveur des milieux écologistes, comme la voiture électrique ou les éoliennes, utilisent des métaux appartenant à la famille dite des « terres rares ». Or, celles-ci s'extraient souvent avec des méthodes particulièrement polluantes.

Il existe dix-sept métaux de ce type. Ils jouent un rôle important dans de nombreux secteurs : les moteurs de voiture, l'électronique, les industries militaires et nucléaires. On en trouve dans les lasers, les composants électroniques, les écrans plats ou les iPods. Mais aussi dans certains produits verts comme les batteries rechargeables pour véhicules hybrides.

La demande de terres rares est donc en pleine croissance. Le néodyme permet de produire des aimants surpuissants pour moteur électrique et donc pour les éoliennes et les turbines hydroélectriques. Le cérium est utilisé pour les pots catalytiques.

 Il n'y aurait pas d'ampoules à basse consommation sans terbium. Ce dernier fait partie des terres rares les plus recherchées. Alors que le lanthane coûte quelques dollars par kilo, le terbium peut monter jusqu'à 400 dollars le kilo.

Or, ces terres rares sont pour le moment extraites presque exclusivement en Chine, dans des mines parmi les plus dévastatrices de l'environnement ! Le New York Times a ainsi indiqué comment les méthodes d'extraction recourent à des injections d'acides qui finissent par se retrouver dans les cours d'eau et les rivières, où ils détruisent les plantations de riz, les élevages de poissons et polluent les stations d'épuration.

 Sur les gisements épuisés de terres rares, il devient impossible de relancer des cultures de riz. Même le ministère chinois de l'Industrie et de la Transformation technologique l'a admis. Pour lui, ces mines sont « dévastatrices pour l'écologie et l'environnement ».

Que la population chinoise paye au prix fort la pollution des zones où ces mines sont exploitées ne fait pas ciller les grandes puissances dont les entreprises tirent profit des terres rares. Ce qui les agace, c'est que ce quasi- monopole donne un atout à la Chine. Ils craignent que la Chine finisse par freiner ou stopper les exportations de ces métaux.

Les parlementaires de Washington se sont aussi inquiétés de la dépendance de l'armée américaine vis-à-vis de la Chine et ont lancé un programme d'étude pour trouver des alternatives. Il existerait des gisements de terres rares aux États-Unis, en Afrique du Sud et en Australie, guère exploités pour le moment.

En attendant, bien des écologistes, qui exigent de chacun son « bilan gaz carbonique », seraient bien inspirés d'exiger aussi le « bilan pollution » des produits verts dont ils se font les promoteurs.
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 10:56
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Yves Rocher, PDG d'une multinationale de la cosmétique, a été enterré en grande pompe dans le village où il possédait son entreprise principale et dont il avait été maire pendant 40 ans. (En Bretagne, note du blogueur).

Qui se souvient que ce philanthrope avait, en 2005, licencié 133 ouvrières à Ouagadougou, au Burkina Faso, et mis la clé sous la porte d'une des usines qu'il possédait en Afrique, au prétexte qu'elles revendiquaient de meilleures conditions de travail et des salaires corrects ?

Installées, par plus de 40°, dans un hangar sans aération et mal éclairé, elles travaillaient 10 heures par jour, assises sur des bancs, avec interdiction de parler et de se lever pour se dégourdir les jambes. Elles ne bénéficiaient ni de visites médicales ni de congés maternités... Obligées de fournir parfois en deux mois la production exigée auparavant en six, et mises par contre en chômage technique sans rémunération...

Et cela pour un salaire de 15 euros par mois, le tiers du salaire local, payées à l'heure et non au mois...

Encore un bienfaiteur de l'humanité qui s'en va !
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 10:52
buffet mélanchon

Le Front de gauche, coalition électorale qui regroupe essentiellement le PCF et le Parti de gauche de Mélenchon auquel s'est associée la Gauche unitaire dont le chef de file est Christian Picquet, ancien dirigeant de la LCR, rendra publics les noms de ceux qui conduiront ses listes aux élections régionales, lors d'un meeting unitaire à Paris.

Force est de constater que jusqu'au dernier moment la bataille pour les places, puisqu'il s'agit de cela et uniquement de cela, est encore rude au sein de ce Front de gauche, et plus particulièrement entre les partisans de Marie-George Buffet et ceux de Mélenchon. Ce dernier revendique toujours la tête de liste en Ile-de-France, que réclame de son côté le PCF pour y présenter Pierre Laurent, successeur pressenti de Marie-George Buffet à la tête de son parti.

Que des représentants de partis se disputent des postes n'est à priori pas illégitime. Mais ils ne donnent aucune raison de fond qui pourrait justifier un choix en faveur de l'un ou de l'autre et son utilité du point de vue des intérêts des classes populaires.

Mélenchon avance, non sans aplomb, que son nom serait plus rassembleur que celui de son rival. Le PCF rétorque qu'historiquement il a plus de justifications à postuler à la représentation de la région Ile-de-France. Cela n'est pas faux, si l'on prend en compte l'implantation passée et même actuelle du PCF.

Mais ces différends, qui tournent autour de la personnalité de chacun, laissent de côté la question de savoir en quoi ces listes et le choix de l'un ou de l'autre leader aideraient les classes populaires et les travailleurs à s'orienter pour obtenir un meilleur rapport de forces face à la droite et face au patronat. En quoi elles les aideront à y voir plus clair, à distinguer qui est réellement de leur côté et qui se range dans le camp de leurs adversaires ou de leurs faux-amis.

En fin de compte, cette bataille de chiffonniers, au sein du Front de gauche, vise surtout à se positionner pour qu'au deuxième tour de ces régionales, chacune des composantes du Front de gauche puisse demander au PS l'aumône de quelques places d'élus au second tour. Mais le PS sera alors seul maître du jeu. Il pourra imposer ses choix, aussi bien celui de ses alliances, avec ou sans Bayrou, que celui de sa politique s'il garde la majorité dans telle ou telle région.

Car, c'était annoncé dès le départ, aussi bien le Parti de gauche que le PCF appelleront à battre la droite au second tour, ce qui n'est qu'une façon hypocrite de se rallier par avance au PS et d'avaliser sa politique, là où il sera en situation de la mener. C'est un ralliement sans condition, sans même un droit d'inventaire concernant cette politique.

Or on en a fait l'expérience à de multiples reprises, ce n'est pas la politique du PS qui préparera le monde du travail à affronter les futurs combats. Des combats qui, pour aboutir à des résultats favorables aux salariés, devront se mener sur un tout autre terrain que le terrain électoral.
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 10:49

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Le 10 janvier, la population de la Martinique est appelée à se prononcer par référendum pour ou contre une transformation de son statut qui l'autoriserait plus ou moins à prendre des décisions localement, à faire des lois, sans en référer à Paris.


Si le oui l'emporte, l'île fonctionnera sur la base de l'article 74 de la Constitution. Elle deviendra une « collectivité » au lieu d'être un département, avec des pouvoirs élargis pour les notables locaux. Dans le cas contraire, l'île restera dans le cadre de l'article 73 de la Constitution, c'est-à-dire que les lois et règlements nationaux seront applicables de plein droit, sous réserve de quelques aménagements, constituant également une forme de pouvoir local.

Entre le 73 ou le 74, les différences sont donc bien minces. Mais les notables et politiciens locaux, pour qui les résultats du vote ne sont pas sans importance quant à la suite de leur carrière, ont pris position et débattu durant des semaines.

Les uns, comme le président du Conseil régional et indépendantiste Alfred Marie-Jeanne, ont mis en avant les avantages que donnerait l'article 74 ; les autres, principalement la droite mais aussi la fédération martiniquaise du Parti Socialiste et Serge Letchimy, maire de Fort-de-France et membre du Parti Progressiste Martiniquais, parti fondé par Aimé Césaire, défendent l'article 73.

Du côté des travailleurs et des quartiers pauvres, beaucoup sont plutôt favorables à l'article 74, pensant qu'il est plus logique que les décisions concernant la vie économique et sociale soient prises sur place, plutôt qu'à Paris, à 7 000 km de là.

Cela étant, le sentiment qui domine dans une très grande partie de la population est la méfiance envers l'indépendantisme ou toute forme d'évolution du statut de l'île.

 Méfiance également envers ce que les politiciens de tout bord vont faire du pouvoir local qu'ils réclament ; car s'ils veulent pouvoir faire des lois locales ou en adapter d'autres, ils se gardent bien de dire lesquelles, dans quel domaine et pour changer quoi ?

Les tenants de l'article 74 affirment que ce statut sera plus efficace pour gérer les affaires de la Martinique. Mais ces « affaires » ne sont pas les mêmes, selon qu'on est ouvrier, chômeur, érémiste ou patron, propriétaire de grands domaines agricoles ou encore riche négociant dans l'import-export.

Avec le « 73 » comme avec le « 74 », les nouveaux lieux de pouvoir seront peut-être un peu plus proches des travailleurs et de tous les pauvres de Martinique. Reste que pour obliger les responsables à agir dans le sens des intérêts populaires, il faudra que ceux-ci demandent des comptes et fassent entendre leur voix.
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 10:46
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Condamné depuis fin octobre 2009, quelques jours après la réélection du dictateur Ben Ali, à six mois de prison à la suite de ce qui apparaît comme un coup monté, le journaliste opposant Taoufik Ben Brik n'a toujours pas pu obtenir une date de procès en appel.

Incarcéré dans des conditions qu'on peut imaginer à 30 kilomètres de Tunis, il a été transféré à 130 kilomètres, ce que son épouse Azza Zarrad dénonce comme une tentative de l'éloigner de sa famille en rendant les visites encore plus difficiles.

Elle dénonce également, dans un blog, les coupures de téléphone et de connexions internet dont sa famille et elle-même sont l'objet. Elle évoque aussi le problème de l'état de santé du journaliste ; ses amis et sa famille n'ont eu de cesse de réclamer sa libération, particulièrement en raison de la maladie grave dont il est atteint et pour laquelle aucun suivi n'est assuré au fond de sa geôle.

Une journée de grève de la faim a été organisée le 5 janvier en Tunisie, mobilisant une cinquantaine de journalistes tunisiens, d'avocats et de militants des droits de l'Homme. La police avait néanmoins pris les devants en encerclant le domicile de journalistes et opposants connus, afin d'empêcher un regroupement.

Curieusement, on n'entend plus parler de remous dans les sphères gouvernementales françaises, ni du côté de Kouchner, encore moins du côté de Frédéric Mitterrand, le ministre de la Culture qui a sans sourciller participé fin décembre à Tunis à la mise en place d'une « cité de la Culture ».

 Son entrevue avec un membre du gouvernement de Ben Ali aurait, selon ses dires, permis « un échange de vues très élargi, plein de confiance » et se serait déroulée « dans un climat de confiance et d'amitié ».

La confiance et l'amitié... entre la clique de Ben Ali et celle de Sarkozy, apparemment rien de plus normal. Quant à l'échange de vues, il n'est pas allé jusqu'à un regard sur les militants et opposants qui croupissent en prison.
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Contactez le NPA du Finistère

 

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