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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 09:23
jeudi 07 janvier 2010

Un rassemblement des parents d'élèves de Jules-Ferry, des Pommiers et du Petit-Parc doit avoir lieu samedi. L'adjointe aux écoles a reçu mercredi une délégation des écoles du centre-ville.

Les parents de Jules-Ferry et des Pommiers proposent la fusion

Une délégation de parents d'élèves de l'école des Pommiers et de l'école Jules-Ferry, dont la fermeture a été annoncée par le maire, Bernard Poignant, a été reçue mercredi après-midi en mairie par Denise Cariou, adjointe aux affaires scolaires, et Nathalie Conan, directrice de cabinet.


Les cinq délégués ont exposé leur proposition d'une fusion des deux écoles du centre-ville plutôt que le transfert à l'école Stang-ar-C'Hoat. « Nous avons été écoutés, mais avons-nous été entendus ?, s'interrogent les délégués. On sent juste un frémissement. »


Ils apprécient cependant cette première rencontre depuis la réunion tenue le 20 novembre, avant l'annonce des fermetures, au sujet de l'avenir des deux écoles : « On avait déjà parlé de la fusion, mais Denise Cariou a semblé découvrir notre proposition. »


Une « expression publique » de la municipalité vendredi

De son côté, la municipalité n'a pas donné d'indications sur la suite qu'elle donnera à cette entrevue, mais une « expression publique » est annoncée vendredi au cours d'une conférence de presse. « Nous faisons le tour des élus », précise Nathalie Conan. Une réunion de la majorité municipale doit notamment se tenir ce jeudi soir.


Les parents d'élèves comptent toujours organiser une action commune samedi matin avec les parents d'élèves de l'école du Petit-Parc. Le « mariage » des deux écoles du centre-ville donnera lieu à un simulacre de cérémonie vers 11 h 30 devant la mairie. Le chanteur Gérard Delahaye sera de la partie.


Les parents d'élèves ont prévu de débuter un cortège à 10 h 30 sur le parking de la Glacière : « Cela concerne tous les Quimpérois, souligne Tristan Pichard. Il s'agit de savoir s'ils veulent une école en centre-ville. Ce n'est pas juste pour le confort d'envoyer nos enfants à pied à l'école. Réveiller la Belle endormie, c'est mettre des enfants dans le coeur de la ville. »


Un défilé avec les écoles d'autres villes le 24 janvier


Les parents d'élèves de l'école du Petit-Parc, qui étaient réunis mercredi soir, ont vivement réagi à un texte publié dans le magazine municipal. Celui-ci indique que la décision de fermeture a été prise après des réunions de travail associant les parents. Rappelant n'avoir été informés que le 9 décembre par courrier, ils comptent « réclamer un démenti », indique Hervé Maugis. Ces parents veulent par ailleurs interpeller Maryllise Lebranchu, tête de liste socialiste dans le Finistère pour les élections régionales.


Ils joueront samedi les « témoins » de la cérémonie de « mariage » organisée entre Jules-Ferry et Mademoiselle Pommiers devant la mairie. Et prévoient déjà une autre manifestation le dimanche 24 janvier en coordination avec d'autres écoles menacées dans d'autres villes (notamment Indré en Loire-Atlantique et Chantilly dans l'Oise). Des défilés auraient lieu simultanément dans chacun des villes, en lien avec le Collectif national des écoles publiques de proximité. D'ici là, un défilé pourrait être organisé dans Ergué-Armel, où habitent la plupart des parents d'élèves du Petit-Parc.

 

Even VALLERIE.
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 08:57
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Lors de ses vœux pour 2010, Sarkozy a affiché une sollicitude pleine d’hypocrisie pour ceux qui souffrent de la situation économique. Mais ce sont de nouvelles attaques contre les droits sociaux et démocratiques de la population qu’il prépare pour continuer à servir les responsables et profiteurs de la crise.

"L’année qui s’achève a été difficile pour tous. » C’est par ce mensonge, incroyable de cynisme que Sarkozy a introduit ses vœux pour 2010, le soir du 31 décembre. Au même moment, on sablait le champagne à la Bourse de Paris où le CAC 40 a gagné plus de 22 % en un an, un record depuis 2005.


Les actions du secteur qui a le plus licencié et mis au chômage partiel ses salariés, celui de l’automobile équipementiers compris, affichent un bond annuel de 75 %, avec en particulier, pour Renault et Peugeot, une hausse de 95 %. Quant à celles des banques qui ont bénéficié à plein des largesses de l’État au plus fort de la crise, elles engrange une hausse de 70 % sur un an.


Autant dire que la sollicitude de Sarkozy pour, selon ses mots, « ceux qui ont perdu leur emploi » n’est pas seulement hypocrite, c’est une véritable provocation. En effet, toute son action et celle de son gouvernement ont été consacrées à permettre aux responsables de la crise de continuer à faire d’insolents bénéfices en licenciant des centaines de milliers de travailleurs et en réduisant le salaire, par le chômage partiel, de centaines de milliers d’autres.


Une politique qui, loin d’« éviter le pire », comme s’en est vanté Sarkozy, n’a fait que préparer une nouvelle aggravation de la crise !


Mensonges et autosatisfaction ! Feignant d’ignorer la chute de sa cote de popularité, en deçà des 40 %, ainsi que les revers subis par son gouvernement au cours de ces dernières semaines, comme, en particulier, le rejet par le Conseil constitutionnel de la taxe carbone qui aurait dû entrer en vigueur le 1er janvier, Sarkozy s’est félicité sans la moindre retenue des réformes « accomplies ».


Il a prétendu sans rire que « des problèmes qui paraissaient insolubles, comme les bonus extravagants ou les paradis fiscaux, [étaient] en voie d’être résolus » et que le sommet de Copenhague, un échec de l’aveu de tout le monde, était un succès.


Il a égrené les atteintes aux droits démocratiques et sociaux qu’il a réussi à imposer dans tous les domaines (suppression de la taxe professionnelle, réforme du lycée, autonomie des universités, RSA, casse du système hospitalier, réforme de la justice…) comme autant de succès. Mais s’il a évité d’en citer les bénéficiaires, le Medef, tout en rendant hommage au « grand sens des responsabilités » des « partenaires sociaux », dont font partie avec celui-ci les directions des confédérations syndicales, il a, en revanche, attaqué à mots couverts ceux qui s’opposent à cette régression sociale et qui représenteraient, selon lui, « l’immobilisme ».


Attaques contre les retraites, réforme territoriale, coupes claires dans les dépenses de l’État utiles à la population sont au menu de son année 2010. Voilà pourquoi Sarkozy veut une « France rassemblée », voilà pourquoi il a longuement insisté sur son souhait de nous voir « rester unis », adressant ses vœux, en particulier, « à nos soldats, séparés de leur famille qui risquent leur vie pour défendre nos valeurs et garantir notre sécurité ». Façon hypocrite de justifier la sale guerre de la France en Afghanistan !


Eh bien, ce sera sans nous et sans des millions d’autres, travailleurs, jeunes, chômeurs, toutes celles et ceux qui – et c’est ce que nous souhaitons pour l’année 2010 – vont reprendre confiance dans leur force collective et affirmer avec force les droits du plus grand nombre contre l’arrogance insolente des classes privilégiées et de leurs mandataires !


Galia Trépère

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 08:42
costumes de mariage fin du XIX
La famille Petitparc sera le témoin du mariage de
Monsieur Jules Ferry et de Madame Pommiers



Rendez-vous sur le parking de la Glacière à 10h30 samedi 9 janvier.
Le cortège se dirigera ensuite vers la mairie place St Corentin.

Pour la manifestation n'oubliez pas vos tenues Petit Parc, les pétitions, chansons, tracts et chocolat chaud pour les petits (et les gourmands!)
Par dupetitparc - Publié dans : Actions - Communauté : Dupetitparc
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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 10:05
Orage Privas 22 juil 2003 (2)
Hier soir les parents d'élèves de la famille Petitparc se réunissaient pour faire le point et préparer l'avenir.
La détermination était plus que jamais au rendez vous : ceux qui pariaient que les vacances  émousseraient notre combativité en sont pour leur argent !
Pourtant cette détermination s'est muée en colère lorsque nous avons découvert l'article dans le dernier Mag' de la mairie au sujet de la fermeture des écoles.
Cet article est un tissu de mensonges.
Le Maire, M. Poignant, directeur de publication de ce magazine municipal, prend clairement ses adminsitrés pour des idiots. Ce n'est pas acceptable.
Nous allons demander au magazine un droit de réponse et faire un communiqué de presse sur le sujet dans les plus brefs délais.
Par dupetitparc - Publié dans : Humeurs - Communauté : Dupetitparc
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Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /2010 09:50
Technique de regroupement à l'oeuvre(*)
La stratégie de poursuite des regroupements peut prendre bien des formes.
Une d'entre elles depuis 2003 consiste à inciter les élus à demander eux même la fermeture d'une de leurs écoles pour installer à leur place des garderies-crèches municipales (plusieurs maires de grandes villes s'y sont déjà risqués). Les Caisses d'Allocations Familliales (CAF) ont fait savoir qu'elles aideraient ceux qui s'engageraient dans cette voie. Ces garderies seront dans un premier temps gratuites (leur coût sera payé par les impôts locaux, c'est à dire réparti sur toute la population communale). Mais cela risque à terme de privatiser l'école maternelle.

C'est tout à fait ce que propose aujourd'hui M. Poignant et Mme Cariou !

Où est la démocratie ?(*)
Depuis 1999, il fallait une étude d'impact pour fermer un service public. Cette étude avait pour but d'analyser les conséquences économiques, sociales qu'entrainerait une fermeture (décret 99-895 modifiant le décret 82-389). Cette contrainte était un frein aux fermetures.
Depuis le décret 2004-374 du 29 Avril 2004, cette contrainte a été supprimée.
Lors d'une question au Sénat et à l'Assemblée Nationale en janvier 2005 "Ecole et Territoires" demande pourquoi le Ministère de l'Intérieur a supprimé l'étude d'impact qui était nécessaire avant toute fermeture de service publique?
Réponse : parce que l'on gagnait trop souvent sur cette base devant le tribunal administratif !

Malgré de grands discours sur l'aménagement du territoire, la concertation, le dialogue, l'écoute, le gouvernement retire l'étude d'impact juste parce qu'elle le gêne dans sa politique de récupérations de postes.

Il est regrétable que la municipalité de Quimper, à priori en opposition avec ces idées, utilise de tels outils alors qu'elle a été élue sur un programme pronant l' Agenda 21, les conseils de quartier et la démocratie participative !

Seule notre mobilisation, celles des parents, des enseignants, des citoyens peut faire barrage à cette politique de destructions de nos écoles publiques sous de faux prétextes.





(*)Réf : Ecoles et territoires existe depuis 1997 ( composée d'association d'élus, d'associations départementales, association nationale des Elus de Montagne) considère la proximité du service publique de l'éducation comme un outil de la vie et d'aménagement du territoire.





Par dupetitparc - Publié dans : Humeurs - Communauté : Dupetitparc
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Dimanche 3 janvier 2010 7 03 /01 /2010 20:47
Des recherches pédagogiques, sociologiques, cliniques et psychologiques ont démontré depuis toujours l'importance des petites structures et de la diversité des enfants dans l'acquisition de l'autonomie et les processus d'apprentissages.

Pourquoi la petite structure est elle bénéfique à l'enfant ? (forum à l'initiative du Collectif pour la Défense et la Promotion de l'école publique de proximité: témoignages d'enseignants, de chercheurs).
L'équilibre entre la permanence et la déstabilisation du groupe (départ des plus grands et arrivée de plus petits) sont deux éléments indispensables à la construction de nos enfants.
L'enfant a le temps de se construire une réelle identité, il a les mêmes interlocuteurs pendant plusieurs années.
La multiplicité des intéractions, confrontations, discussions, sont une garantie de l'apprentissage et de son épanouissement.
La répétition est importante, les grands expliquent  et réexpliquent aux plus petits.
Pour apprendre il faut pouvoir se projeter. Les plus grands ont le témoignage de leur croissance et du chemin parcouru. Les petits ont le modèle sous les yeux de ce vers quoi ils vont.
Il est plus facile de mener certains projets originaux dans ces petites écoles (quelquefois même à l'initiative du ministère de l'éducation ! )


L'apprentissage en classe unique est bénéfique à l'épanouissement de nos enfants, toutes les études effectuées prouvent que les résultats de ces enfants sont bons, qu'aucun retard particulier n'est signalé. L'autonomie est clairement reconnue.

Pourquoi les parents choisissent des petites structures à classes uniques?
C'est tout d'abord un choix conscient et cohérent.
Ils s'engagent dans un projet de continuité avec un enseignant, des méthodes pour plusieurs années . Cohérence éducative.
Ils s'orientent vers des structures à taille humaine où l'on respecte le rythme de l'enfant dès son plus jeune âge.
Le traumatisme de le rentrée est moindre car on retrouve le même milieu et les mêmes interlocuteurs.
Il y a une harmonisation et une continuité nécessaires  au bien être de l'enfant.

Pourquoi nous battre contre la fermeture de notre école , de nos écoles est si important ? ( Rapport CREPSC)
Car il faut défendre et promouvoir les initiatives au sein des petites structures scolaires, sociales, territoriales et humaines. Ces petites structures sont une réponse pertinente aux inconvénients d'une concentration excessive.
Car il faut favoriser les rencontres, les liens, faciliter les échanges d'expériences, aider les petites structures à vivre et évoluer.


Le problème de l'école rurale, de banlieue et de l'école tout court, dépasse de très loin un simple problème économique ou pédagogique. C'est de la réalité et de l'existence de groupes humains dont il s'agit. Et ces groupes humains l'ont très bien compris quand, brutalement, sans que les autorités ne comprennent toujours bien pourquoi, ils se sont mis à défendre une école considérée comme archaïque par certains, mais qui est devenue leur école et non plus celle de l'Etat.

Nous avons rencontré ce mercredi l'adjointe à l'enfance et aux affaires scolaires, Denise Cariou, et la directrice de cabinet de Monsieur Poignant, Nathalie Conan-Mathieu. L'entretien, très courtois, dura une heure et demie pendant laquelle, pour la première fois, nous avons eu la sensation d'être écoutés... mais pas forcément d'être entendus !

Si nous avons pu exposer notre point de vue, avancer nos arguments en faveur d'un regroupement des deux écoles, maternelle et primaire, remettre à plat un certain nombre d'élements facheux quant à la méthode employée par l'équipe municipale dans cette affaire, pour autant aucun geste allant dans le sens d'une remise en cause de la décision de fermeture n'a été esquissé. Ce n'est pas encore un dialogue mais au moins avons nous pu monologuer face aux deux représentants de la mairie qui nous ont écoutés poliment avec le souci évident d'apaiser la situation.

Nous devons y voir un signe encourageant. Ce changement d'attitude montre que la mairie a pris conscience que nous sommes des interlocuteurs à ménager et qu'elle ne peut plus agir avec la même brutalité et le même mépris que lors de nos premiers contacts en décembre (lettre du 8 décembre, réunion du 18). De notre côté, nous avons cherché à nous montrer ouverts au dialogue, réclamant, avant toute chose, un peu de temps pour entamer une réelle discussion sur le sujet et que notre proposition de fusion soit au moins prise en considération. Si, pour le moment, aucun signe de la part de Mme Cariou et Mme Conan ne laisse présager que la décision de fermeture pourrait-être suspendue, il est clair que le bruit que nous faisons (amplifié par les médias) depuis quelques semaines les dérange et perturbe l'harmonie au sein de la majorité municipale. Si pour nous la question est de savoir où iront nos enfants en septembre prochain, pour eux l'enjeu est purement politique et concerne l'avenir de l'équipe dirigeante à la mairie. En accentuant notre pression, nous pouvons les faire reculer et les obliger à ouvrir une table ronde sur la question de l'organisation scolaire à Quimper où nous aurons, enfin, notre mot à dire.

Il faut être le plus nombreux possible samedi matin et que le mariage soit une réussite, que la presse en fasse échos comme d'un moment joyeux et fédérateur. Pour cela, chacun doit rameuter un maximum de personnes ! Parlez-en à vos voisins, aux grand-parents, à votre travail, peu importe. Au vu des tensions au sein de la mairie, il y a fort à parier qu'une simple démonstration de force samedi suffise à faire reculer le maire. Si nous parvenons à montrer que la question a dépassé le cadre des simples parents d'élèves et mobilise les Quimpérois, inquiets pour l'avenir de leur ville, la partie est gagnée. Ils sont à point ! Si l'opinion montre clairement son mécontentement, c'est gagné. Alors, ne chômez pas, parlez-en autour de vous, faites passer le mot : Jules Ferry et Mademoiselle Pommiers se marient, et c'est un mariage d'amour et on ne peut rien contre un mariage d'amour !


Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 13:19


Le mariage sera célébré le samedi 9 janvier.
Et pour ce jour de fête, nous aurons la joie immense d'avoir à nos côtés...

                                    ... Gérard Delahaye,

ainsi que la famille Petitparc.

Venez nombreux !!!


Faire-part 

Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /2010 13:16

 Voeux 2010

... et que nos souhaits soient exaucés !!

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 08:40
 Quelques questions et réflexions sur le processus du Forum Social Mondial
Par Olivier Bonfond le Mercredi, 06 Janvier 2010



Dans quelques semaines, le slogan « Un autre monde est possible » soufflera ses 10 bougies. Mais l’heure n’est pas aux réjouissances : ce mouvement se voit dans l’obligation de se poser les bonnes questions, afin de trouver les réponses adéquates à la crise capitaliste actuelle, qui nous éloigne encore un peu plus de cette société tant attendue, où la justice sociale sera garantie et la nature respectée.

Démasquer le mythe ne suffit pas à le désarmer

Même si on ne peut en aucun cas s’en réjouir, la crise capitaliste actuelle, mais aussi et surtout la gestion de celle-ci, a fait tomber les masques. Les gouvernements ont montré leur vrai visage : quand les mouvements sociaux réclament la satisfaction de leurs droits sociaux, les caisses sont vides, mais quand les détenteurs de capitaux sont en détresse, il devient possible de trouver – et de leur donner – plusieurs centaines de milliards de dollars en quelques semaines.


Un nombre croissant de citoyens prend conscience que quelque chose ne va pas et qu’il faut faire « autrement ». Par exemple, selon une étude de l’Institut Globscan réalisée dans 20 pays, le nombre de personnes qui pensent que le système capitaliste reste le meilleur système possible est passé de 63% en 2005 à 36% en 2009 (1) 1. Par ailleurs, le mouvement altermondialiste qui s’est développé au cours des années 1990 et 2000 a suscité beaucoup d’espoirs. Il a entre autres choses permis de contester le néolibéralisme à l’échelle internationale et de réhabiliter la nécessité et la possibilité d’une alternative globale (« Un autre monde est possible »). Enfin, différentes luttes sociales à différents endroits, en particulier en Amérique latine mais pas seulement, nous ont montré qu’il est possible de « gagner » et que le mot alternative n’est pas un vain mot.


Pourtant, il faut être réaliste. Cette tendance positive est loin de suffire. L’offensive néolibérale, après une courte « pause », plus au niveau du discours que des actes, est repartie de plus belle. A Copenhague à la mi-décembre 2009, malgré une mobilisation importante sur la question du climat, les dirigeants nous ont rappelé une fois de plus que ce n’est pas la rue qui gouverne.


Après avoir organisé le « hold-up du siècle », au vu et au su de tout le monde, sans pour autant que cela ne provoque de révoltes populaires qui auraient été plus que légitimes, les puissances financières et industrielles ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin… Famine, exclusion, précarité, inégalités, destruction de la planète, gaspillage, dérèglement climatique, tous ces « scandales » vont continuer, faute de volonté politique, à se propager sur l’ensemble de la planète.


L’humanité reste donc sur le chemin de la barbarie.

Quelle place pour le mouvement altermondialiste et le processus Forum social mondial (FSM) dans cette dialectique ? Est-il possible que le FSM continue de jouer un rôle positif, voire déterminant, dans la construction d’un monde socialement juste et respectueux de la nature ? Quelle place pour les mouvements sociaux dans ce combat ? Voici quelques questions et réflexions afin de nourrir le débat.

Comment élargir le processus FSM ?

En grande partie grâce au processus FSM, de nombreuses organisations se sont rencontrées, ont appris à se connaître et à travailler ensemble. La création et le renforcement de différents réseaux internationaux, ainsi que leur coordination, ont fortement progressé ces dernières années et cela constitue sans doute un des aspects les plus positifs de cette dynamique. Cependant, comparativement à l’organisation et à la solidarité des puissants de ce monde, nous sommes encore loin du compte.


De nombreuses luttes très importantes partout dans le monde ne se reconnaissent pas dans le processus FSM et/ou n’y prennent pas part. Par exemple, les zapatistes du Mexique, que certains considèrent comme les initiateurs du mouvement altermondialiste, n’en font pas partie. Le chemin qu’il reste à parcourir est donc encore long pour, non seulement intégrer plus de mouvements sociaux dans le processus, mais aussi et surtout faire en sorte que cette intégration et cette implication aient un impact réel sur la dynamique des mouvements sociaux et leurs luttes.


En 2010, avec une trentaine d’activités internationales se revendiquant du FSM, une des priorités devra être de faire en sorte qu’un maximum de mouvements sociaux deviennent des acteurs du processus, en l’intégrant et en se l’appropriant. Dans cette optique, l’idée proposée par le Conseil international du FSM est d’avoir un thème commun à toutes les activités de 2010 : « les réponses des mouvements sociaux face à la crise ». Cette stratégie a l’objectif d’accumuler les expériences et les propositions, et de les centraliser lors du prochain FSM qui se tiendra à Dakar au Sénégal en 2011, avec l’espoir que cette édition constitue un nouveau départ pour le mouvement et ses actions. A suivre…

Comment rendre le processus plus attractif ?

Contrairement à ce que ressasse le discours dominant à son sujet, le FSM reste un processus intéressant et a des aspects positifs indéniables. Cependant, sous peine de perdre en légitimité et de s’enliser dans la répétition de rencontres, agréables mais stériles, le FSM va devoir résoudre une série de faiblesses et de contradictions importantes.


Premièrement, il reste fondamental de populariser et de visibiliser les alternatives. Le slogan « Un autre monde est possible » a maintenant 10 ans et pourtant, aujourd’hui encore, la majorité de la population mondiale reste imprégnée de la logique de la fatalité et de la peur. Les raisons à cela sont nombreuses, et beaucoup sont d’ailleurs extérieures au processus lui-même, mais quoi qu’il en soit, l’objectif de montrer qu’il n’est ni irréaliste ni utopique de vouloir construire un monde meilleur n’est pas encore atteint. Il faut donc continuer le travail de sensibilisation et les efforts pour que les forums soient réellement populaires et rencontrent les préoccupations et les luttes réelles des travailleurs et travailleuses.


Deuxièmement, il faut absolument augmenter la cohérence des événements FSM en tant que tels. Les graves erreurs commises lors du FSM de Nairobi (2) 2 ont eu un impact très négatif sur bon nombre de citoyens et d’organisations qui ont perdu confiance dans le mouvement altermondialiste. Bien sûr, on pourra toujours trouver des erreurs, des faiblesses et des contradictions dans chaque forum social, mais l’important est d’apprendre des erreurs passées et de tout faire pour limiter au maximum ces erreurs et pour que le FSM soit un exemple de cohérence, une source d’inspiration, un lieu où l’on voit et où l’on vit l’alternative.


A ce niveau, les citoyens, les ONG, les mouvements sociaux qui se revendiquent du changement doivent intégrer l’alternative dans leurs analyses bien sûr, mais aussi dans leurs pratiques et leurs actes. Belém a clairement marqué un saut qualitatif par rapport à Nairobi, et la préparation du FSM 2011 de Dakar semble sur une bonne voie, mais rien n’est jamais acquis et, sans devenir méfiant, il s’agit de rester vigilant. Beaucoup de personnes pensent qu’un échec en 2011 sera fatal pour les mouvements sociaux africains et pour le mouvement dans son ensemble. Ils n’ont peut-être pas tort…


Enfin, il faudra faire en sorte que le FSM se tourne beaucoup plus vers l’action. Le débat, l’analyse et l’élaboration des alternatives sont des étapes nécessaires, mais elles doivent aboutir à des actions concrètes. Le FSM doit être capable de répondre à cette critique et se situer beaucoup plus dans la construction que dans la « vitrine » de l’alternative. Rappelons ici que ce que les puissants craignent avant tout, ce n’est pas tellement de combattre des idées qui « flottent dans l’air », mais les actions organisées et les tentatives de réaliser ces idées.

Comment faire en sorte que le processus continue à se radicaliser ?

Depuis la crise qui a explosé en 2008, et en particulier depuis le dernier FSM de Belém en janvier 2009, il est très clair que le processus se radicalise. Certaines positions, minoritaires, voire combattues il y a encore quelques mois, sont maintenant acceptées par de plus en plus de monde, comme par exemple le fait que le FSM doit avant tout être un espace utile pour les mouvements sociaux et favoriser l’action. Cela a des implications concrètes, notamment au niveau du Conseil international, qui décide d’avoir une réflexion de fond sur la nature et les objectifs du processus (3) 3. Par ailleurs, pour la première fois depuis le début du processus du Forum social mondial, toute une série de mouvements sociaux se sont exprimés clairement sur la question du capitalisme.


Différentes déclarations le montrent très clairement, par exemple celle de l’Assemblée des mouvements sociaux (AMS) à l’occasion du FSM de Belém : « Pour faire face à la crise, il est nécessaire d’aller à la racine du problème et d’avancer le plus rapidement possible vers la construction d’une alternative radicale qui en finisse avec le système capitaliste et la domination patriarcale » (4) 4. Cette radicalisation est très positive, notamment pour l’AMS, qui s’est développée en lien avec le Forum social mondial et a comme caractéristique d’être un espace ouvert pour la construction d’agendas communs et a pour objectif de lutter conjointement contre le capitalisme dans sa phase néolibérale, impérialiste et militaire (de guerre globale et permanente), et contre le racisme et le patriarcat.


Si, pour l’AMS, des alternatives socialement justes et respectueuses de la nature ne pourront se mettre en place que dans le cadre d’une rupture avec le système capitaliste, cela ne doit pas empêcher de collaborer positivement avec des ONG qui, en favorisant le dialogue avec les institutions financières internationales ou en prônant un capitalisme à visage humain, se placent dans une autre perspective. L’absence de consensus sur l’alternative à construire n’est pas nécessairement signe de blocages. Il est en effet possible de collaborer de manière large et unitaire sur des revendications précises comme la taxe Tobin ou encore la régulation du système financier.


Mais il faut rester vigilant : la « dialectique de la conquête partielle » n’est jamais loin. L’histoire nous a montré à de nombreuses reprises que la capacité d’adaptation et de récupération du système capitaliste est immense. Ce qui est important dans ce contexte, c’est d’inscrire ces revendications partielles dans une perspective de transformation radicale de la société et non dans une optique d’aménagement du système actuel, qui a suffisamment prouvé son caractère destructeur, humainement et écologiquement. Pour le CADTM comme pour d’autres mouvements sociaux, c’est aussi cela être cohérent.


Personne ne peut prédire l’avenir, tout comme personne ne peut prédire l’avenir de l’humanité. Mais nous pouvons être sûrs de deux choses. D’une part, l’élargissement, la cohérence et le niveau de radicalité du processus décideront en grande partie du rôle que pourra jouer le FSM. D’autre part, FSM ou pas, les mouvements sociaux, les opprimés, les exploités, les exclus continueront de lutter pour leurs droits et leur dignité. Et ce qui compte vraiment, c’est de rendre ces luttes victorieuses. Le FSM ne pourra au mieux qu’être un outil au service de ces luttes.

20 décembre 2009


Notes:


1) Pour plus d’infos sur le bilan du FSM de Nairobi, http://www.cadtm.org

2) Une première étape importante sera Porto Alegre en janvier 2010, où un débat stratégique de trois jours sera organisé sur le bilan et les perspectives du processus dans son ensemble.

3) Pour plus d’infos sur cette activité : http://www.forumsocialmundial.org

4) Pour lire la déclaration de l’AMS : : http://www.cadtm.org/Nous-ne-payero... et pour une analyse des autres déclarations et du FSM de Belém, lire l’article « Le rebond du FSM », interview d’Éric Toussaint par Pauline Imbach, http://www.cadtm.org

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 08:34

Source: AFP
BREST - Les salariés des usines d'incinération Géval (filiale de Veolia) à Brest et à Briec en grève illimitée depuis cinq jours, ont été rejoints mercredi par leurs collègues du site de Concarneau (Finistère), a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

La quinzaine de salariés de Concarneau, qui réclame également une augmentation de salaire de 200 euros, a voté la grève illimitée.


Sur le site de Brest -où une partie des déchets est stockée provisoirement, l'autre acheminée vers d'autres usines-, la combustion des ordures ménagères qui alimente le réseau de chaleur de la communauté urbaine de Brest a été stoppée.


A défaut d'ordures, l'usine fonctionne avec 48 tonnes de fioul par jour pour alimenter le réseau fournissant du chauffage à 21.400 équivalent logements (établissements publics et CHU de la ville compris).


"Deux équipes sont sur le pied de guerre pour faire vivre le réseau tant que l'usine ne redémarre pas", a affirmé à l'AFP Gildas Bainville, responsable technique de Dalkia Brest, l'entreprise en charge du chauffage.


Cette autre filiale de Veolia a mis en service plusieurs chaufferies de délestage qui consomment elles aussi 48 tonnes de fioul par jour pour assurer la continuité du chauffage public.


"Ca n'a pas d'impact sur le consommateur et les ménages paient le même prix", a précisé M. Bainville.


"On croque beaucoup d'énergie pour ne pas honorer les négociations mais, au final, la facture sera plus lourde que ce que nous demandons comme augmentation", a déclaré à l'AFP le délégué syndical FO Jean-Paul Martin.

FO réclame une revalorisation des salaires, alors que la direction de Géval, basée à Rennes, renvoie les salariés aux négociations annuelles obligatoires prévues le 19 janvier.


(©AFP / 06 janvier 2010 18h09)

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 08:30


Edito des bulletins d’entreprise

Le 4 janvier 2010


En guise de vœux de nouvel an, le gouvernement nous présente plutôt l’addition. Après une année 2009 « difficile pour tous », il faudrait poursuivre les « efforts » a déclaré Sarkozy. Difficile pour tous !


C’est vite dit, même s’il a peut-être eu personnelle¬ment ses petits déboires, comme avec sa taxe carbone, annulée par le Conseil constitutionnel qui voyait mal comment justifier un impôt prétendument destiné à lutter contre la pollution mais épargnant les principaux pollueurs, les industriels. Ses amis patrons, banquiers et actionnaires, en tout cas, ont eu avec la crise plus de peur que de mal.


Le cours de leurs actions en bourse termine 2009 en forte hausse, grâce aux milliards d’aides de l’Etat. Quant aux efforts, ils ne seront pas non plus pour les patrons qui vont bénéficier de la suppression de la taxe professionnelle : un cadeau de 5 milliards d’euros par an.


Mais pour nous les annonces pleuvent. Santé : le forfait hospitalier passe de 16 à 18 € ; nouvelles réductions ou suppressions de remboursements de médicaments ; augmentation de 5 % en moyenne des tarifs des mutuelles. Voyages : tarifs à la hausse de +1,9 % pour les TGV dès ce mois-ci.


Retraites : nouvel allongement de la durée de cotisations, voire recul de l’âge de départ. Et côté « prospérité » : l’augmentation annuelle obligatoire du Smic se limite au 1er janvier à 0,5 %, à peine 6 € par mois, tandis que les indemnités journalières pour les accidents du travail deviennent en partie imposables, ce qui revient à les réduire.


Mais l’année 2009 ne se résume pas à l’avalanche d’attaques contre nous, dont on nous promet la suite. Elle a commencé par la grève générale en Guadeloupe et Martinique. Pendant un mois et demi, les travailleurs des Antilles avaient paralysé l’économie. Gouvernement et patronat ont dû céder sur les augmentations de salaires, 200 € pour tous, et autres revendications des grévistes.


De ce côté-ci de l’Atlantique, on a vu quelques patrons licencieurs accueillis sous des jets d’œufs ou contraints à leur tour à des heures sups non payées dans leur bureau, sous surveillance ouvrière ! Ce qui nous laisse quelques bons souvenirs. La lutte des Continental, qui ont rappelé leur patron à l’ordre en semant un peu de désordre dans les autres usines du groupe ou à la sous-préfecture de Compiègne, et ont imposé de substantielles indemnités.


Les New Fabris, qui ont un temps réchauffé le climat social avec leurs bonbonnes de gaz. Et bien d’autres luttes bien réelles même si elles n’ont pas eu la faveur des médias. Sans compter les manifestations qui ont rassemblé en février et mars quelques millions de travailleurs et qui auraient dû avoir une suite, si les dirigeants des confédérations syndicales n’avaient pas tout fait pour les enterrer.


L’année s’est terminée par la grève courageuse des plus exploités d’entre nous, les travailleurs sans-papiers, laquelle dure toujours, depuis plus de deux mois. Ils sont 6 000 à occuper leurs lieux de travail ou agences d’intérim pour en finir avec les menaces permanentes d’une rafle, d’un contrôle d’identité ou d’une expulsion, pour exiger d’avoir enfin les mêmes droits que tous.


Ce qui a manqué en 2009, c’est surtout que toutes ces luttes se rejoignent, au lieu de rester isolées ou échelonnées dans le temps au fur et à mesure des attaques patronales, entreprise par entreprise, secteur après secteur.


C’est là que nous pouvons nous promettre de faire mieux en 2010. Car avec toutes les mesures qu’on nous annonce, les luttes ne vont pas manquer dans les mois qui viennent.


Pas plus que ne manquent les raisons d’une colère générale : contre les dizaines de milliers de suppressions d’emplois encore programmées dans le public comme dans le privé ; contre le blocage des salaires depuis des années, amputés par la multiplication du chômage partiel et la précarité, face aux hausses des prix et des tarifs publics.


A nous de faire qu’en 2010 les luttes deviennent contagieuses, se coordonnent et se rassemblent. Elles pourraient alors devenir cette lame de fond face à laquelle patronat et gouvernement seront contraints de céder. Une simple révolte ? Non, une bonne Révolution à prendre.


http://www.convergencesrevolutionnaires.org/


De : Fraction L'étincelle

Note du blogueur: La "fraction" l'étincelle a quitté Lutte Ouvrière (ou s'en est fait virer) pour rejoindre le processus qui a donné le NPA.
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 08:28
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Par Rédaction Basta (5 janvier 2010)


Le Mouvement pour les droits et le respect des générations futures (MDRGF) est assigné en justice par la Fédération nationale des producteurs de raisins de table, membre de la FNSEA.

 La fédération de producteurs s’estime victime d’un préjudice et réclame au MDRGF la somme de 500 000 euros suite à la publication d’analyses sur la teneur en pesticides des raisins de table. L’étude, publiée fin 2008, avait révélé que 99% des échantillons de raisins prélevés dans des hypermarchés [1] contenaient des résidus de pesticides, et 20% d’entre eux contenaient au moins les traces de dix pesticides différents, dont des produits interdits depuis plusieurs années (lire notre article : des pesticides en grappes).

Pour l’avocat du syndicat agricole, Patrick Gontard, cette étude a « jeté l’anathème sur l’ensemble d’une profession ». Les 7000 producteurs de raisin se seraient « brusquement retrouvés devant un marché totalement fermé, ne pouvant plus écouler leur production tant auprès des grandes enseignes que chez les petits distributeurs ».


Le MDRGF indique pour sa part avoir rendu publics des résultats d’analyses réalisées par un laboratoire indépendant en novembre 2008, en collaboration avec quatre autres associations européennes. Le terme juridique de « dénigrement » revêt dans cette plainte un caractère commercial, qui ne peut lui être imputé.


Pour le réseau ETAL (Encadrement et la transparence des activités de lobbying), dont le MDRGF est membre, « le développement en France de ces actions en justice est dangereux. Elles ont pour but de dissuader des associations, chercheurs ou medias de faire leur travail d’investigation et d’expertise indépendante. Or les associations à but non lucratif n’ont pas les mêmes moyens humains et financiers que les représentants d’intérêts industriels. » L’audience se déroulera devant le Tribunal de grande instance de Paris, le 6 janvier.

Notes

[1] En Allemagne, France, Hollande, Hongrie et Italie

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 08:18
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    L'HÔPITAL ET LA SANTE PUBLIQUE VONT MAL

 
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      Depuis plus de 20 ans, réformes après réformes, soutenues par la logique implacable de transformer l'hôpital public en entreprise et la Sécurité  Sociale en assurances privées, les politiques se désengagent de plus en plus du service public d'Etat. Conséquences : le système de santé, ainsi que la prise en charge des soins sont aujourd'hui en péril. Pour le gouvernement, (Loi BACHELOT) et pour le MEDEF, un seul mot d'ordre « La santé du bon peuple coûte cher, il faut en réduire les coûts, la rentabiliser et mettre la main sur LA Sécu », conquête sociale sans précédent du peuple. 

  Pour cela 3 objectifs :


  *Réduire au maximum les remboursements de la Sécurité Sociale, (Leclerc et autres visent déjà les médicaments non remboursés.) - *Rentabiliser les lieux de soins, - *Réduire l'offre de soin.

  Ainsi la santé devenant une marchandise comme une autre, l'hôpital une entreprise comme une autre, l'une et l'autre doivent être managées comme n'importe quel site de production.


   Conséquence de cette logique, l'hôpital ne soigne plus, mais il  produit un soin.

 
 

  Logique implacable, dont seule la partie visible apparaît, mais d'ores et déjà, ses conséquences sur les personnels, les usagers et sur la santé  publique bref sur nous, se font sentir et elles sont de plus en plus désastreuses.

  *A tour de bras on ferme des services pour les centraliser et mieux maitriser leur « management ». C'est la fin programmée des services de proximité, au plus près de la population. -maternités et autres-

  *Sous prétexte de libre choix certaines pathologies sont renvoyées sur le privé lucratif, soit disant plus économe que le public, (ce qui est faux car les calculs budgétaires ne sont pas les mêmes) mais surtout ce sont les pathologies les moins onéreuses en terme de matériel et personnels qui sont visées.

 *Réduction  scandaleuse de l'offre de soins publics : – Remboursements, capacités d'accueil et de prises en charges etc....- .

 *A travers l'industrie pharmaceutiques et les groupes d'assurances, entrée massive des cotations en bourses, avec un mot d'ordre : RENTABILISATION A TOUT PRIX.


Pour eux, la santé publique, est une manne juteuse et NOTRE SANTE,  un  « business » comme un autre.

 *Appel à la charité publique pour la recherche, le financement de certaines pathologies ou la prise en charge des populations  les plus démunies (pièces jaunes – Téléton – SIDA – personnes âgées)

  *Prétextant les 35 heures, on organise la réduction drastique des personnels et le passage de certains services en sous traitance : ménage, maintenances diverses, entretien etc...

 *Appel aux intérimaires, dont on connait le coût, réduisant ainsi la sécurité  des services. L'effectif à flux tendu devient catastrophique en cas de maladie (d'où la vaccination antigrippe des personnels, non pas dans un but de santé publique mais de management). Une telle organisation augmente considérablement les dysfonctionnements et les risques d'erreurs que SEUL le soignant doit à présent assumer.

  * Mise en place de l'autoévaluation, de l'individualisation des responsabilités etc... outils qui visent à fragiliser  encore plus les personnels. Conséquence :  une meilleure prise en main administrative sur eux.

  *Cerise sur le gâteau, création d'un ORDRE INFIRMIER (cher à Pétain) avec cotisations OBLIGATOIRES. Les soignants sont obligés de payer pour ce qui, demain pourra, NON PAS LES DÉFENDRE, mais les JUGER et les CONDAMNER.


Reconnaissance professionnelle ? NON ! Instance supérieure de contrôle à la bonne subordination des soignants ? OUI !

 

   Les métiers de la santé sont difficiles, très féminisés, aux conditions de travail particulièrement pénibles, le « ras le bol », le « burn-out” gagnent de plus en plus de terrain dans les services, quels qu'ils soient et ce ne sont pas quelques médiateurs ou « cellules de crises » quelconques qui résoudront les problèmes.


   C'est par l'union et les luttes que nous pourrons être entendus. 


Le NPA, exige la mise en place d'une véritable politique de santé pour TOUS c'est à dire : l'accès gratuit et universel aux soins – le déblocage de fonds publics pour la recherche – l'arrêt du dictat des trusts pharmaceutiques et des assurances privées. – l'arrêt immédiat des suppressions de postes, le retour à une sécurité sociale solidaire. Le NPA, source de propositions, est aussi un porte voix pour les salariés en lutte.  

 

  Nous vous invitons le Mardi 2 février 2010, 20 h 15

à une soirée-débat : salle du Coat ker QUIMPERLE

 
 
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        ATTENTION DANGER

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    SECURITAIRE ET SOINS  NE FONT PAS BON MENAGE.

 
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    " L'Homme doit être mis au centre des préoccupations comme référence essentielle » . (rapport Demay)

 

Depuis la nuit des temps la « Folie » fait peur et des personnes atteintes de "déraison » ont été rejetées, enfermées voire tuées (nazisme). Depuis la nuit des temps la société s'interroge : Qu'est-ce que la folie ? Comment la soigne-t-on ? Comment la guérit-on ? Que font ces "malades » dehors ? Sont-ils dangereux ?


Depuis le 2 décembre 2008, à Antony (92), un président de la République a donné SA réponse.


« Nous allons d’abord, chère Roselyne, réaliser un plan de sécurisation des hôpitaux psychiatriques. Nous ferons en ce domaine un effort de 30 millions d’euros. Ces investissements serviront à mieux contrôler les entrées et les sorties des établissements et à prévenir les fugues. Quand un patient hospitalisé d’office sort du périmètre autorisé par son médecin, l’équipe soignante doit en être immédiatement informée.


Certains patients hospitalisés sans leur consentement seront équipés d’un dispositif de géo-localisation qui, si cela se produit, déclenche automatiquement une alerte.


Ce système est déjà utilisé à l’hôpital, par exemple dans les unités qui soignent des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Il devrait rassurer les personnels et alléger leurs tâches. »

 
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    Et la profession de s'interroger, non sans inquiétude, QUI SOMMES NOUS ? 

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    Des Gardiens de l'ordre social ou des Soignants à  part entière  ?

  • Pourquoi alors tant de difficultés à faire sortir la folie de ses clichés et de son ghetto ?
  • Pourquoi existe-t-il encore des lieux de discrimination et de rejet sécuritaire ?
  • Pourquoi le soin en psychiatrie est-il si mal connu et reconnu voire méprisé, nié, au point que ni la communauté européenne, ni l'Etat Français n'ont d'exigences en matière de formation ?
  • Pourquoi les médias ne s'intéressent-ils à la maladie mentale que lors de faits divers particulièrement sordides et spectaculaires ?
  • Pourquoi ce retour à la stigmatisation et à l'enfermement ne rencontre-t-il pas plus de résistance ?
  • Pourquoi ce constat dramatique de la dislocation du lien au sein des équipes qui fragilise les personnels en les individualisant, ne soulève-t-il pas plus de réactions ?
  • Pourquoi les conditions de travail, les nouvelles valeurs "managementales » qui détruisent le lien thérapeutique, outil de travail du soignant, ne rencontrent-ils pas plus d'opposition ?
 

  Car à travers un quotidien aseptisé, sécurisé au maximum, c'est la mise à distance avec l'autre dont il s'agit, ainsi que la réapparition de la stigmatisation, des ignorances et  de ses peurs.

 

  En cela le discours d'Antony est issu directement de cette veine là  : s'appuyer sur l'obscurantisme et la peur pour faire passer le projet politique sécuritaire et de renfermement, beaucoup moins couteux  qu'un réel dispositif de prévention de santé publique et beaucoup plus électoraliste.

 

  Pour le NPA, au contraire, la prévention n'est pas un filet sécuritaire sur un secteur géographique donné, sur une population donnée, mais la mise en place de conditions de vie  environnementales, sanitaires, sociales, psychologiques satisfaisantes. 


  « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires …...  (Déclaration universelle des Droits de l'Homme) »

 

Pour le NPA, le service public solidaire est une priorité, tout comme la santé publique et la prise en charge des soins. Notre système de santé nous appartient ne nous le laissons pas voler. Unissons-nous dans les luttes et la résistance.

 

  Nous vous invitons le mardi 2 février 2010 à 20 h 15

pour une soirée-débat  salle du Coat ker QUIMPERLE

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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 10:07



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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 10:03
Grippe A un peu d humour

Communiqué du NPA.

La campagne de peur orchestrée par le pouvoir n’aura servi à rien: le gouvernement est aujourd’hui confronté aux scandaleux échec de sa politique de vaccination systématique contre le virus H1N1.


Aussi en cette période de soldes, il tente de revendre à la sauvette à d’autres pays les stocks de vaccins et d’antiviraux inutiles, et bientôt inutilisables, pour les malades, mais très utiles pour accroitre les profits de Sanofi-Pasteur, GSK, Novartis, Baxter.


Selon le Professeur Bernard Debré, député UMP de Paris, la facture des dépenses de vaccins contre la grippe H1N1, et d’antiviraux«Tamiflu» inutilisés, pourrait s’élever à près de deux milliards d’ euros soit bien plus que tous les déficits cumulés des hôpitaux de France.


Le NPA dénonce les choix politiques d’un gouvernement qui dépense sans hésiter des centaines de millions d’euros dont les seuls bénéficiaires seront les actionnaires des laboratoires pharmaceutiques, alors même qu’il refuse les financements minimum aux hôpitaux publics, avec pour conséquences des fermetures de services, d’hôpitaux de proximité, et qu'il contraints les hôpitaux à des suppressions d’emplois.


Ces choix doivent être combattus. Il faut immédiatement arrêter la stratégie absurde de vaccination systématique. Annuler les commandes de vaccins non encore produits, et donner au système de santé les financements dont il a impérativement besoin!


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