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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 08:34
pole-emploi487.jpg


La fusion de l’ANPE et de l’Assedic aggrave encore la situation des chômeurs, dont le nombre ne cesse d’augmenter


Malgré tous les discours sur la « sortie de crise », le chômage continue de progresser et touche 2,6 millions de personnes – soit plus 25 % en un an (pour la catégorie A, qui prend en compte celles qui ne travaillent pas du tout). Les prévisions indiquent un taux de 9,7 % pour le 4e trimestre 2009.


Pas un secteur de la population n’échappe à cette augmentation, et le chômage de longue durée augmente aussi (+2,5 %) et concerne 1,2 million de personnes. Cette augmentation va, de fait, poser de façon aiguë la question des chômeurs arrivant en fin de droits et n’ayant ensuite plus que l’allocation de solidarité spécifique (ASS), s’ils en remplissent les conditions, ou le RSA.


Cette hausse déjà importante le serait encore plus sans les divers dispositifs et manœuvres visant à rayer un maximum de chômeurs des listes de Pôle emploi : les sorties pour arrêt de recherche d’un emploi ont augmenté de 5,6 % et le nombre de radiations administratives de 4,9 % (40 000 personnes concernées).


Dans l’écrasante majorité des cas, les radiations (et la suspension du revenu qui va avec) sont dues à des absences à une convocation…
Plusieurs cas particuliers permettent aussi de ne pas comptabiliser les chômeurs, comme les entrées en formation (+ 7,9 %) ou les conventions de reclassement personnalisées (CRP).


Enfin, le gouvernement joue sur l’augmentation des contrats aidés (+22 000 en un an) qui renforcent la précarité notamment dans l’Éducation nationale et les hôpitaux.


En parallèle et sans surprise, les offres enregistrées par Pôle Emploi ont diminué de 8 % en un an.


La situation économique est bien évidemment en partie responsable de ce chiffre, mais vient s’y ajouter une désorganisation totale due à la fusion ANPE-Assedic. L’argument officiel est de dire : « heureusement que la fusion se fait pendant la crise, sinon ce serait encore pire ». Au contraire, au-delà de l’objectif idéologique, la fusion en pleine crise du capitalisme a des conséquences catastrophiques.


Alors que Pôle Emploi va bientôt avoir un an, le bilan est un échec total. Des milliers de dossiers d’indemnisation, pour lesquels les personnels font des heures supplémentaires le samedi, sont en souffrance. Les chômeurs sont littéralement baladés d’un site à un autre sans jamais obtenir la bonne réponse, la plateforme téléphonique (3949) étant complètement saturée. Malgré cela, Sarkozy a décidé d’accélérer le calendrier  et la fusion doit être réalisée au 31 décembre…


Le but du gouvernement est d’afficher à tout prix une façade reluisante, peu importe ce qui se cache derrière. Des salariés s’étaient déjà suicidés en début d’année et on assiste à une nouvelle vague de tentatives de suicide de salariés en Île-de-France et en Paca, ainsi que celle d’un chômeur en Mayenne.


Face à une situation qui commence à ressembler à celle de France Télécom, Laurent Wauquiez, secrétaire d’État à l’Emploi, nous refait le coup du questionnaire pour nous interroger sur nos conditions de travail. Quelle mascarade ! Le gouvernement les connaît parfaitement, mais refuse de répondre aux revendications.


Beaucoup de salariés sont tellement écœurés de ce qu’on leur impose de faire qu’ils n’ont pas envie de se battre. Mais le ras-le-bol est tel que certaines agences se mettent en grève spontanément sans attendre les consignes des directions syndicales (six agences en grève entre le 7 et le 17 décembre en Île-de-France).


Du côté de la justice aussi, la direction de Pôle Emploi est désavouée : un jugement du TGI de Bobigny vient de lui ordonner de reprendre l’information du comité d’entreprise concernant la mise en place de sites « mixtes » avec paiement d’une astreinte de 1 000 euros par jour et par document manquant.

Dans le cadre du collectif « droits nouveaux », une plateforme commune salariés Pôle Emploi-chômeurs se discute. Elle est destinée à être diffusée largement pour afficher les intérêts communs face à ce gouvernement.


Lucas Maldini

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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 08:32
Communiqué du NPA.

A Gaza du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009 un déluge de feu et de fer martyrisait ce petit bout de terre ; bilan de l'offensive Israélienne :1387 tués dont 413 enfants et plus de 5000 blessés, des maisons, des hôpitaux et des écoles détruites.


Les oliveraies et champs agricole détruits, 70% des entreprises et ateliers détruits ruinant l'économie de Gaza. Des centaines de milliers de citoyennes et citoyens ont manifesté contre ce massacre, malgré la « complaisance » des puissances impérialistes américaine et européenne.


La marche dans Gaza le 31 décembre est la continuité de cette mobilisation internationale

Sur décision de L'ONU a été constitué un comité d'enquête dirigé par le juge sud-africain Richard Goldstone qui a produit un volumineux rapport.


Ce rapport adopté par l'assemblée générale de l'ONU, malgré le blocage des USA et l'honteuse abstention de la France, qualifie de « crimes de guerre » les exactions commises par l'armée israélienne à Gaza. Il recommande le renvoi, d'Israël, devant le tribunal pénal international.

Ce sont près de 1.500 personnes en provenance des cinq continents (dont plusieurs centaine venant de France) qui défileront dans Gaza vers le passage d'Erez pour dire : Non au Blocus - Application des recommandations du rapport Goldstone.

Le NPA prendra part à toutes ces initiatives, à Gaza même avec la présence d'une délégation d'une quinzaine de militant-e-s, conduite par trois dirigeants nationaux Vanina Guidicelli, Omar Slaouti, Marc Prunier.

Relayant entre autre l'appel du collectif national à se mobiliser pour dire « Gaza on n'oublie pas » différentes actions (rassemblement/manifestation) se dérouleront à travers la France pendant et après la marche afin d'exiger des sanctions contre Israël et faire condamner les criminels de guerre.

Pour nous au NPA, cette bataille pour faire respecter les droits des palestiniens passera d'abord par notre capacité à toutes et tous à nous mobiliser, à nous organiser, et à construire un mouvement populaire capable d'imposer les droits et la justice pour le peuple palestinien.

C'est aussi le sens de notre investissement dans la campagne Boycott Désinvestissement Sanctions qui doit être aujourd'hui le moyen populaire de faire pression pour qu'enfin cesse l'impunité de l'Etat d'Israël.

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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 08:29


LISTE UNITAIRE, ANTICAPITALISTE ET POUR UNE ECOLOGIE RADICALE
*LAURENCE DE BOUARD, cadre infirmière à l’hôpital de Carhaix, conduira la liste soutenue par le NPA Bretagne, le parti de Gauche 22 et des militants des autres départements bretons du PG et les objecteurs de croissance de Bretagne (ADOC)

*Les représentants de la liste unitaire, anticapitaliste et pour une écologie radicale, soutenue par le NPA Bretagne, le Parti de Gauche des Côtes d’Armor et des militants du Parti de Gauche des autres départements bretons, l'AdOC, des objecteurs de croissance réunis jeudi 17 décembre à Pontivy ont désigné la tête de liste régionale et les têtes de liste des sections départementales pour les élections régionales de mars 2010 en Bretagne.*

Laurence de BOUARD, tête de la liste du NPA aux élections européennes en juin 2009, conduira la liste au niveau Bretagne et dans le Finistère

Elle sera entourée :

-Dans les Côtes d’Armor, par *Xavier COURTAY*, chef de file du
Parti de Gauche 22

-En Ille et Vilaine, par *Françoise DUBU*, tête de la liste de la
LCR aux élections régionales en Bretagne de 2004, membre du NPA 35

-Dans le Morbihan, par *Jean-Marie ROBERT*, objecteur de croissance
et membre de la Coordination des opposants au projet d'aéroport à
Notre Dame des Landes.

C’est une première étape. Cependant, les discussions unitaires étant encore ouvertes, la liste de nos candidates et candidats pourrait encore évoluer.

Notre liste portera dans cette campagne une politique en faveur du monde du travail, des salariés, des chômeurs, des précaires, pour le droit de chacun à vivre de son travail, comme les agriculteurs et les pêcheurs, contre l’accumulation des profits capitalistes qui contraint le plus grand nombre à vivre de plus en plus difficilement.

 Elle proposera également une alternative écologiste radicale, pour promouvoir des choix politiques courageux face aux logiques de rentabilité et de productivité qui se mènent au détriment de notre environnement, de notre santé, de l’avenir de la planète.

Nous voulons porter un programme de rupture, décliné en mesures régionales, en lien avec les mouvements sociaux. Nous appelons l’ensemble des partisans d’une gauche unitaire, anticapitaliste, antilibérale et militants de l’écologie radicale à nous rejoindre.
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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 08:21
vidéo Le Télégramme

Écoles : le débat s'invite au conseil municipal(Ouest France)
samedi 19 décembre 2009

Les prises de paroles se sont succédé pendant une heure. Dehors, un défilé aux lampions a réuni parents et enfants des trois écoles qui fermeront en septembre.

Devant l'entrée de la mairie, le défilé aux lampions a pris des allures de manifestation. « Le conseil municipal avec nous ! » Les parents et les enfants, loupiotes à la main, ont également sorti les banderoles noires : « Fermeture NON ». Les manifestants ne sont pas entrés dans l'Hôtel de ville. Seule une délégation est présente dans la salle du conseil municipal.

Ouverts au dialogue


« Nous pensons qu'une solution satisfaisante est possible pour toutes les parties. Nous proposons la fusion des Pommiers et de Jules-Ferry dans les locaux de Jules-Ferry. » Tristan Pichard, représentant des parents d'élèves des trois écoles publiques qui fermeront en septembre, a pris la parole en début de séance : « Du point de vue du fonctionnement de la démocratie locale, cette affaire soulève des problèmes [...] On nous a traités avec mépris. Mais malgré ce constat et une certaine indignation, nous restons ouverts au dialogue ».


« Effort à faire »


Le débat sur la réorganisation scolaire à Quimper s'est poursuivi en présence des élus. Aussitôt, l'opposition s'est exprimée afin de dénoncer la méthode utilisée par la municipalité, mais le fond. « Nous demandons au maire de revenir sur cette décision, a déclaré Ludovic Jolivet, conseiller municipal UMP.


Le centre-ville a besoin de la vraie vie. » Le Modem, par la voix d'Isabelle Le Bal a regretté le manque de discussions : « Il est important que le conseil municipal débatte avant de prendre ce genre de décision car le conseil municipal, c'est le lieu de la démocratie. »


Concernant la méthode, la municipalité a fait son mea culpa. Daniel Le Bigot, membre de Kemper écologie à gauche, a déclaré : « Nous ne sommes pas à l'abri d'une erreur. »


Le maire, Bernard Poignant a de nouveau répété que dans la manière d'annoncer la nouvelle, « On n'a pas été exemplaire ». Mais il reste sur sa ligne de conduite : « Il y a une sorte d'effort à faire pour contribuer à l'équilibre de l'enseignement public à Quimper. »


Dans la salle, quelques quolibets et commentaires acerbes ont fusé entre les discours. Au bout d'une heure, le conseil a pu reprendre son cours normal avec de nombreux dossiers à l'ordre du jour.


 

Lucile VANWEYDEVELDT.

Quimper (29). Ecoles : Poignant persiste malgré les appels

19 décembre 2009 - Le Télégramme


Statu quo confirmé, hier soir, au conseil municipal de Quimper, sur l'épineux dossier des fermetures d'écoles. Le maire n'a pas cédé aux appels au dialogue et maintient sa décision de fermer les trois écoles Jules-Ferry, Les Pommiers et Petit-Parc.


 

Dans un brouhaha de désapprobation du public, Bernard Poignant n'a pas donné suite, hier soir, à l'offre de dialogue formulée, devant les élus quimpérois réunis, par un parent d'élèves scolarisés dans les deux écoles du centre-ville promises à la fermeture en 2010.


Tristan Pichard lui a pourtant proposé d'ouvrir «une concertation constructive» autour de «la fusion de Jules-Ferry et des Pommiers» sur le site de la première école. Reprenant des arguments formulés ces dix derniers jours, certains élus de l'opposition ont, eux aussi, tenté de convaincre la majorité de «faire machine arrière». Ludovic Jolivet (UMP) a demandé au maire socialiste de «reconsidérer sa position». Même démarche vaine de la centriste Isabelle Le Bal (MoDem), qui a soumis un voeu proposant de «surseoir à la fermeture des trois écoles» et suggéré de «renouer le dialogue».

«Fusionnez !»


«Ne gardez pas cette position buttée, négociez, on a le temps !», a exhorté l'opposant Nouveau Centre, André Guénégan. «Je suis contre», a tonné un autre centriste, Pierre Donnars, faisant valoir «l'intérêt des enfants». «Fusionner, il y aura 94 élèves inscrits en janvier dans les deux écoles», s'est exclamé Georges-Philippe Fontaine.


Du côté de la majorité, le leader du groupe Kemper l'écologie à gauche, Daniel Le Bigot, a jugé nécessaire «de prendre du temps pour engager le dialogue, en l'élargissant à l'ensemble des écoles concernées». Pas franchement une demande de remise à plat de l'épineux dossier.


Le socialiste Gilbert Gramoullé et le communiste Piero Rainero ont, eux, volé au secours de la stratégie Poignant-Cariou. Tout en reconnaissant comme les autres que la méthode a été «trop brutale et trop technocratique».

À scruter les regards, stigmates et attitudes de bien des membres de la majorité, le public fourni se sera, en tout cas, rendu compte que la décision est loin de faire l'unanimité à gauche.

Malaise à gauche

Chahuté lors des réunions de la semaine comme en conseil municipal hier soir, Bernard Poignant fait front. «J'ai une conviction visiblement difficile à faire partager, mais mon devoir, c'est d'anticiper la baisse régulière des effectifs si l'on veut défendre l'enseignement public sur toute la ville», a-t-il réaffirmé hier midi.


«J'ai entendu que l'on fait le jeu du gouvernement, mais on ne peut être passif, sinon on est complice. Je sais que les postes se raréfient dans l'Éducation nationale, il faut justement s'organiser pour ne pas subir», a insisté le maire. Écartant d'un revers de main l'impression tout aussi fondée de parents, selon laquelle les fermetures des trois écoles confortent l'État dans sa réduction pluriannuelle des effectifs enseignants.


Bref, face au statu quo, Bernard Poignant réclame des parents et enseignants «un effort» de compréhension. Il s'estimerait «heureux qu'il n'y ait pas autant de fermetures de classes entre 2009 et 2014» que les 16 suppressions enregistrées entre 2004 et 2009.

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 09:46
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Sous couvert de modernisation de l’État, le service qui permettait de contrôler produits et services proposés aux consommateurs est en voie de démantèlement.


Lundi 30 novembre, 30 % des 3 000 fonctionnaires de la Direction générale de la concurrence, consommation et répression des fraudes (DGCCRF) étaient en grève. Mais il s’agissait d’un baroud d’honneur, car après deux ans de lutte, le décret qui découpe cette administration en morceaux est paru le 2 décembre 2009.


Depuis début 2008, nous avons multiplié les actions de sensibilisation, les « journées mortes » dans les départements, banderoles accrochées durant des mois au fronton des bâtiments, articles dans la presse, adresses aux parlementaires, questions écrites posées au gouvernement, journées de grève nationales.


En mars 2009, une montée massive à Paris des collègues a permis d’occuper le pavé jusqu’à deux pas de l’Assemblée où les ordonnances qui nous démantelaient passaient sans débat. Mais nous ne sommes qu’un des services publics que l’État fait disparaître. Une administration « de la main gauche » qui devient gênante, à qui il faut retirer son envergure nationale et son indépendance des milieux d’affaires et industriels.


Dans le même temps, des animateurs TV ne tarissent pas d’éloges sur les contrôles de notre administration défendant les consommateurs contre les fraudes et les arnaques. Des ministres se flattent, devant les médias, d’agir contre la vie chère dans les DOM ou de soutenir les revendications des producteurs de lait, grâce aux contrôles des prix que notre service est censé effectuer.


Les produits – mais aussi les services – que nous consommons peuvent tuer : souvenons-nous des huiles frelatées, du sang contaminé, de la vache folle, de l’explosion de l’usine AZF, des pratiques de Total Fina Elf. Ils peuvent aussi, plus simplement, nous voler ou nous léser.


Jusqu’à présent, un petit service d’État veillait à l’hygiène des denrées, la sécurité des produits industriels – importés du reste du monde mais aussi fabriqués à notre porte – et déversés par palettes dans les hypermarchés. Il faisait retirer du marché malfaçons et produits trompeurs, luttait contre les escroqueries et les ententes anticoncurrentielles dans les marchés publics, saisissait le pouvoir judiciaire des pratiques méritant sanctions.


Mais trop de dépenses publiques (l’indépendance a un coût), trop de fonctionnaires, ça n’est pas moderne. Le marché doit être « libre », les contrôles entravent la course au profit des entreprises et empêchent d’enterrer des affaires de corruption impliquant des politiques.


Les services qui, comme la poste ou la Sécurité sociale, sont utiles à la population et représentent des conquêtes démocratiques, doivent être cassés.


Alors la langue de bois bat son plein : on « modernise », on met l’« État en mouvement », on le met « au service des usagers », on donne à ses agents «des parcours professionnels enrichis».


En fait de modernisation, on en revient aux fermiers généraux de l’Ancien Régime, lorsqu’on s’apprête à confier au privé jusqu’au prélèvement de taxes publiques (1).


Réduisant les représentants syndicaux à des potiches, le gouvernement regroupe à vitesse turbo (par ordonnances) des services divers, dilapide leurs compétences, et retire à l’État son rôle de garant de l’ordre public économique.


Il le confie à des drones baptisés « Autorités », censées être indépendantes et investies, sans légitimité démocratique, de pouvoirs judiciaires, de régulation et même politique.


Lesvictimes d’accidents de consommation feront des procès s’ils en ont les moyens. La population risque d’être, dans la période qui vient, la proie de metteurs en marché peu scrupuleux, familiers des pratiques déloyales, abusives ou dangereuses.


Catherine Pouillon

1. Exemple du projet d’éco-taxe sur le transport routier.

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 09:43
grece.jpg


Le gouvernement grec s’engage à résorber les déficits en s’attaquant aux dépenses sociales.


Dans un climat d’affolement créé par les agences financières de notation, relayé par l'Union européenne et les médias internationaux, le gouvernement Pasok propose un «dialogue social» aux organisations ouvrières et au patronat, dans un cadre d’«union nationale» pour enfermer les travailleurs. Jeudi 17 décembre est organisée une grève générale.


La dette extérieure (publique et privée) comme la dette publique de la Grèce résultent de politiques déjà anciennes d'exonération fiscale du grand patronat. Déjà, entre 1979 et 1989, la dette publique est passée d'environ 8% du PIB à 33%, tandis que la dette extérieure totale passait de 13 à 38%.


Aujourd'hui, la dette publique atteint 135% du PIB et la dette extérieure 150%. Le nouveau budget chiffre le montant des intérêts de la dette au quart des recettes totales (habituellement surestimées), soit 5% du PIB, presque le double des années 1980.


Cet endettement est en lien avec les dépenses militaires (4 à 4,5% du PIB) ainsi qu'avec un fait soigneusement passé sous silence : l’État grec garantit à 80% les emprunts à court ou long terme faits par les entreprises. Quand les entreprises n'honorent plus leurs obligations, ce paiement pris en charge par l'État se reporte automatiquement sur la dette publique.


Même si le nouveau Premier ministre Georges Papandreou savait lors des élections d'octobre que le déficit public serait autour de 13% du PIB, il a centré sa campagne sur la promesse de ne pas comprimer les salaires et c’est cette promesse qui explique la victoire écrasante du Pasok. Le chômage en Grèce est de 18%, la consommation est en baisse, et le PIB a diminué de 1,7% en un an.


La Banque centrale européenne, en prévision d'une nouvelle crise, veut imposer à tous les pays de l'Union européenne une stricte discipline dans les finances publiques. Mais ce n'est pas la Grèce, dont l'économie ne représente que 3% des pays de la zone euro, qui pose le plus de problèmes, malgré ce que dit la presse, mais plutôt les grands pays comme l'Allemagne, avec une dette et un déficit public croissants (respectivement 78% et 6% du PIB).


Dans ces conditions, Papandreou n'ira peut-être pas jusqu'à la diminution réclamée des salaires, comme en Irlande, mais il tentera d'augmenter les impôts indirects et de diminuer les dépenses sociales, avec comme objectif de ramener le déficit budgétaire à 4% du PIB.


Athènes, Takis Thanassoulas et Andreas Sartzekis

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 09:33


Pour en savoir plus:

link
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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 09:27











VIA CAMPESINA
illustration : "Campesino", Daniel DeSiga, 1976
Discours d’Henry Saragih, Coordinateur Général de la Via Campesina-Ouverture du Klimaforum, Copenhague, le 7 Décembre 2009

Ce soir est une soirée très spéciale pour nous qui nous sommes réunis pour l’ouverture de l’assemblée des mouvements sociaux et de la société civile, ici au Klimaforum.


Nous, le mouvement international de paysans La Via Campesina, venons à Copenhague depuis les cinq coins du monde, après avoir quitté nos fermes, nos animaux, nos forêts, et même nos familles dans les hameaux et les villages pour nous joindre à vous tous.


Pourquoi est-ce si important pour nous de venir de si loin ? Il y a un certain nombre de raisons à cela. D’abord, nous voulons vous dire que ce changement climatique a déjà de sérieux impacts sur nous. Cela cause des inondations, des sécheresses, et l’éruption de maladies qui toutes causent des gros problèmes à nos récoltes. Je tiens à souligner que les paysans ne sont pas à l’origine de ces problèmes.


Au contraire, ce sont les pollueurs à l’origine des émissions qui détruisent les cycles naturels. C’est pourquoi nous, les petits producteurs, nous sommes venus ici pour dire que nous ne payerons pas pour leurs erreurs. Et nous demandons à ceux qui sont à l’origine des émissions de faire face à leurs responsabilités.


Ensuite, je voudrais partager avec vous quelques données sur qui sont vraiment les émetteurs de gaz à effet de serre dans l’agriculture : une nouvelle donnée montre clairement que l’agriculture industrialisée et le système alimentaire globalisé sont responsables de 44 à 57% du total des émissions de gaz à effet de serre.


Ce chiffre peut être décomposé comme suit : les activités agricoles sont responsables pour entre 11 et 15% ; le nettoyage des terres et la déforestation pour 15 à 18% supplémentaires ; l’industrie agroalimentaire, l’emballage et le transport causent entre 15 et 20%, la décomposition de déchets organiques causent 3 à 4%. Cela signifie que le système alimentaire actuel est un gros pollueur.


La question à laquelle nous devons répondre maintenant est : comment résolvons-nous le chaos climatique et la faim, et comment garantissons-nous de meilleures conditions de vie aux paysans, quand le secteur agricole lui-même est responsable pour plus de la moitié des émissions ?


Nous croyons que c’est le modèle industrialisé d’agriculture et l’agri business qui sont à la base du problème, car ces pourcentages que je viens de mentionner proviennent de la déforestation et de la conversion de forêts naturelles en plantations de monocultures, activités menées par des corporations de l’agri business. Non par les paysans. De si importantes émissions de méthane par l’agriculture sont aussi le fait de l’utilisation d’urée comme fertilisant pétrochimique par le biais de la révolution verte, très promue par la Banque mondiale.


Parallèlement, la libéralisation commerciale de l’agriculture promue par les accords de libre-échange (ALE), et par l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), contribue aux émissions de gaz à effet de serre, en raison de l’industrie et du transport agroalimentaires partout dans le monde.


Si nous voulons vraiment nous attaquer à la crise du changement climatique, la seule solution est de stopper l’agriculture industrielle. L’agribusiness n’a pas seulement contribué largement à la crise du climat, elle a aussi massacré les paysans du monde. Des millions de paysans et paysannes partout dans le monde, ont été expulsés de leurs terres. Des millions d’autres subissent des violences chaque année à causes de conflits fonciers en Afrique, en Asie, en Amérique latine.


Ce sont des paysans et paysannes et des gens sans terre qui composent la majorité des plus d’1 milliard de personnes affamées dans le monde. Et à cause de la libéralisation du commerce, de nombreux petits producteurs se suicident en Asie du Sud. Par conséquent, en finir avec l’agriculture commerciale est notre seule issue.


Les négociations actuelles autour du climat, qui se basent sur des mécanismes de commerce du carbone, apporteront-elles des solutions au changement climatique ? A cela nous répondons que les mécanismes de commerce de carbone ne serviront que les entreprises et pays pollueurs, et apporteront des désastres aux paysans et aux peuples indigènes dans les pays en développement.


Le mécanisme REDD (Réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts) a déjà expulsé de leurs terres de nombreuses communautés indigènes et de petits producteurs dans les pays en voie de développement. Et de plus en plus de terres arables sont transformée en plantations d’arbres pour attirer les crédits carbone.


Lors de la COP13 à Bali en 2007, Via Campesina a proposé la solution des paysans sans terre et des petits producteurs au changement climatique, qui est : « les paysans et paysannes refroidissent la planète ». Ici à la COP15, nous venons une fois encore avec cette proposition, en l’appuyant sur les chiffres qui prouvent que cela pourrait réduire pour plus de moitié les émissions mondiales des gaz à effet de serre.


Ce chiffre provient de :

1) la récupération des matières organiques dans le sol réduirait les émissions de 20à 35%.

2) renverser la concentration de la production de viande dans les élevages industriels et réintégrer la production conjointe d’animaux et de récoltes les réduirait de 5 à 9%.

3) Remettre les marchés locaux et les aliments frais au centre du système alimentaire les réduirait d’encore de 10 à 12%.

4) Mettre un terme au nettoyage de la terre et la déforestation enlèverait encore 15 à 18% des émissions.


Rapidement, en retirant l’agriculture des mains des grosses corporations de l’agribusiness et en la remettant entre celles des petits producteurs, nous pouvons réduire de moitié les émissions mondiales de gaz à effets de serre. C’est ce que nous proposons, et nous appelons cela la « Souveraineté Alimentaire ».


Et pour parvenir à cela, nous avons besoin que les mouvements sociaux travaillent ensemble et luttent ensemble pour mettre un terme aux actuelles fausses solutions aujourd’hui sur la table des négociations du climat. Ceci est indispensable, car sinon nous devrons faire face à une tragédie encore plus grande au niveau mondial.


En tant que mouvements sociaux, nous devons mettre notre propre agenda sur la table, car nous sommes les premières victimes climatiques et les premiers réfugiés climatiques, par conséquent la justice climatique est entre nos mains.


Au sommet de l’alimentation de la FAO en 1996, les gouvernements se sont engagés à réduire la faim de moitié d’ici 2015. La réalité est que le nombre de personnes souffrant de la faim a récemment augmenté de manière dramatique.


Nous ne voulons pas que la même chose arrive avec les discussions sur le climat, et voir les émissions augmenter encore d’avantage en dépit de ce que les gouvernements négocient au sein de l’UNFCCC.


Nous invitons tous les mouvements présents à Copenhague à se rassembler pour mettre la justice climatique sur la table. La justice climatique ne sera atteinte que par le biais de la solidarité et de la justice sociale.

Copenhague, le 7 décembre 2009


http://www.larevolucionvive.org.ve/...

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 09:15
par le Réseau "Sortir du Nucléaire"



- Les Bretons ont été "punis" pour avoir eu le courage de refuser le nucléaire

- L’Etat et EDF ont délibérément mis le Bretagne en situation de dépendance

- Il est encore temps de faire de la Bretagne un modèle d’alternative énergétique


A cause de la politique pronucléaire imposée depuis 50 ans, la consommation française d’électricité atteint actuellement des niveaux insensés, et la Bretagne est stigmatisée par les pouvoirs public car elle ne produit que 8% de l’électricité qu’elle consomme.


Or, cette dépendance n’est en rien une fatalité, elle a au contraire été soigneusement organisée par l’Etat pronucléaire et par EDF pour "punir" les Bretons qui, par des mobilisations populaires massives, ont repoussé tous les projets nucléaires, en particulier à Erdeven (en 1974-75), à Plogoff (1978-1981) ou au Carnet (1995-1998).


Mais, au lieu de prendre acte de cette forte demande citoyenne pour une politique énergétique alternative, et de faire de la Bretagne une région avant-gardiste, l’Etat et EDF ont au contraire organisé la dépendance de cette région pour pouvoir aujourd’hui, avec pire des mauvaise foi, stigmatiser le refus du nucléaire. Pourtant, dès 1979, des universitaires et le PSU avaient élaboré le "Plan alter breton" (PAB) qui ferait merveille actuellement s’il avait été mis en oeuvre.


Aujourd’hui, il est encore temps de faire de la Bretagne la preuve exemplaire qu’une politique énergétique propre et durable est possible, basée sur les économies d’énergie (élimination des gaspillages), l’efficacité énergétique (consommer moins pour un même besoin), et les énergies renouvelables.

Et ce d’autant que de nouvelles technologies sont apparues entre temps, comme les hydroliennes qui feraient merveille le long des côtes bretonnes, longées par de forts courants, pour une production électrique équivalente à deux réacteurs nucléaires EPR. (*)


L’option française "centrales nucléaires + chauffages électriques" fait actuellement la preuve de son absurdité, met la France en situation de dépendance et aboutit à la production de déchets radioactifs et à de forme émissions de co2. Aussi, le Réseau "Sortir du nucléaire" clame haut et fort son soutien aux Bretons et à leur demande de politique énergétique alternative… et donc sans nucléaire.


(*) http://www.ecolopop.info/2007/09/sabelle-lhydrolienne-de-benodet/1445

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 09:10

"Si le climat était une banque, les pays riches l’auraient déjà sauvé"

jeudi 17 décembre 2009

 











Le président Hugo Chávez se trouve à Copenhague pour y rencontrer les mouvements sociaux et les collectifs de lutte contre la destruction de la planète ainsi que pour participer à la XVème Conférence de l’Organisation de Nations Unies (ONU) sur le changement climatique. Comme le président Evo Morales, il a réitéré que le capitalisme est la cause fondamentale de la destruction de la Terre Mère.


Le Président vénézuélien a demandé aux représentants des pays présents au sommet de changer le monde. “Sans cynisme, sans double discours, avec la vérité pour point de départ”. Il a accusé les pays riches d’être responsables de l’impasse actuelle, faute de “volonté politique” pour baisser les émissions de C02.


“Si le climat était une banque les gouvernements des pays riches l’auraient déjà sauvé”,


a-t-il déclaré en faisant allusion aux pancartes déployées par les manifestants qui exigent un accord juste pour sauver le monde.

Dans son discours en plénière, il a expliqué pourquoi le socialisme est la voie pour le sauvetage de la Terre face au capitalisme destructeur et déprédateur des ressources naturelles. Il a exhorté les gouvernements de toute la Terre à lutter contre la nature destructrice de ce système.

“Dehors grondent les peuples. J’ai repris quelques uns de leurs slogans.


Le premier : ne changez pas le climat, changez le système. Changeons le système et nous commencerons à changer la planète” a-t-il expliqué.










L’Histoire, selon lui, oblige aujourd’hui les peuples à mener la lutte contre le capitalisme au nom de l’égalité, de la justice et de l’humanisme ; "si nous ne le faisons pas, cette merveilleuse création qu’est l’univers disparaîtra".

Il a averti les gouvernements du monde entier qu’ils ne s’étonnent pas de ce qu’on cherche à imposer un document non participatif. Il y a un groupe de pays qui se croient supérieurs à nous, les pays écrasés, comme nous appelle Eduardo Galeano. Nous ne pouvons rien attendre du système impérial, nous ne pouvons attendre aucune inclusion”.


“Nous n’acceptons aucun texte qui provienne des groupes de travail, du protocole de Kyoto ou de la Convention qui sont les moyens légaux de chercher une solution, il ne me semble pas logique qu’apparaisse un document du néant.


Faisons pression pour que d’ici sorte un document contraignant, qui nous oblige à nous responsabiliser vis-à-vis de la planète".


“On pourrait dire qu’un fantôme parcourt Copenhague, et parcourt en silence cette salle, rôde dans les couloirs. Il sort, revient. C’est le fantôme du capitalisme. Avec leur modèle capitaliste les riches détruisent cette planète. Serait-ce qu’ils ont déjà fait leurs plans pour émigrer dans une autre ?” a dénoncé Chávez.



Chavez a recommandé la lecture du livre “Comment les riches détruisent la planète” du journaliste et chercheur français Hervé Kempf, et a cité l’auteur en avertissant que nous ne “pourrons réduire la consommation matérielle, sur le plan global, sans faire descendre les puissants de quelques marches.


Il est nécessaire de consommer moins et de répartir mieux”.


Il a rappelé à l’assemblée que “7% de la population mondiale est responsable de 50 % des émissions polluantes, alors que les 50 % les plus pauvres sont responsables de 7 % des émissions globales”.

Il a en outre signifié que 60 % des écosystèmes sont abîmés, que 20 % de la terre est dégradée et que la diversité biologique s’éteint. "La planète est en train de perdre sa capacité de s’autoréguler, chaque jour se répandent des déchets qui ne peuvent plus être assimilés. Nous ne sommes pas nécessaires pour que la terre existe, mais sans elle nous ne pouvons vivre. Aidons à la sauver”.


“Avec les pays qui forment l’ALBA (1) , nous exhortons les gouvernements et les peuples de la terre à lutter contre la nature destructrice du capitalisme, nous sommes obligés d’ouvrir la voie du sauvetage de l’espèce humaine”, a-t-il ajouté.

Source : Radio Nacional de Venezuela

Traduction : Thierry Deronne, pour www.larevolucionvive.org.ve

et Jema pour CCAC

(1) ALBA : L'Alliance Bolivarienne pour les peuples de notre Amérique - Traité de commerce des Peuples (ALBA - TCP) (« Alianza Bolivariana para los Pueblos de Nuestra América - Tratado de Comercio de los Pueblos » en espagnol) est une organisation politique, sociale et économique pour promouvoir la coopération dans ces domaines entre les pays socialistes[1] de l'Amérique latine et des Caraïbes. D'abord évoquée par Hugo Chávez, président du Venezuela, lors d'un sommet, en décembre 2001, des chefs d'État de la Communauté des Caraïbes, l'ALBA a été officiellement lancée en avril 2005, par la signature d'un « traité commercial des peuples » entre Cuba et le Venezuela. La Bolivie, le Nicaragua, la Dominique et le Honduras se sont depuis associés à l'initiative, qui visait d'abord à promouvoir une alternative à la ZLEA (Zone de libre-échange des Amériques) promue par Washington. Saint Vincent et les Grenadines en est devenu membre le 17 avril 2009. Enfin, en juin 2009, le nombre de membres passe à neuf, suite à l'adhésion d'Antigua-et-Barbuda et de l'Équateur.

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