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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 13:25
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De passage à Dakar au Sénégal, lundi 6 décembre, Eric Besson, ministre de l'Immigration, a tenu une conférence de presse devant des anciens combattants. Il a rendu hommage aux tirailleurs sénégalais, dont il a loué le combat pour la libération de la France. À leur sujet, il a déclaré « inacceptable » (c'est bien le moins !) le massacre qui avait eu lieu au camp de Thiaroye en décembre 1944.

À l'époque, au moins trente des mille soldats africains entassés dans ce camp avaient été tués par l'armée française, parce qu'ils s'étaient révoltés afin d' obtenir leur prime de démobilisation.

Le second temps fort de la visite de Besson au Sénégal a été la remise, « pour aider à la pratique du sport », d'un chèque de 131 millions de francs CFA, soit 200 000 euros...

En effet Besson est aussi ministre du Développement solidaire. Il est vrai qu'avec des budgets aussi dérisoires, on ne risque pas de s'en rappeler.


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Par ailleurs Bresson reconnaît l'existence de "contrôles d'identité au faciès", attention Eric!

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Encore par ailleurs, voici ce que disent les Indivisibles" dans un blog de Libération:
Miss France est-elle compatible avec l’identité nationale?


 Le 6 décembre, le site du Point titrait sans rire: «Diversité: Miss France 2010 sacre une métisse kabyle». Pourquoi diable Malika Ménard serait-elle une métisse kabyle? Un prénom arabe, un nom de famille français… Mais comme il s’agit de Miss France, le mythe colonial des kabyles –plus intégrables car plus proches des Européens– n'est probablement pas loin !


 

Pourtant, l’article propose une autre «origine»: «Avant de mourir, je rêverais de voir une Beurette devenir Miss France», confiait Geneviève de Fontenay, la mère du concours Miss France, quelques jours avant l'élection. Et d’expliquer: «Le concours Miss France a, en effet, tendance à rebuter les jeunes Françaises d'origine maghrébine en raison du défilé en maillot de bain», expliquait Geneviève de Fontenay, impuissante à lutter contre les préjugés religieux. Nous voilà rassurés sur la «diversité»: Malika Ménard serait donc une «Beurette» affranchie des préjugés de l’Islam?
 
Le lendemain, au Grand journal de Canal Plus, c’est peut-être en s’autorisant de sa propre origine, marocaine, que le journaliste Ali Baddou n’hésite pas à poser directement la question à celle-ci: «Et comment est-ce que vous prenez le fait d'être un symbole, parce que Madame de Fontenay vous a présentée comme ça: première Miss Beur, je ne sais pas ce que ça veut dire, mais en tout cas elle était fière...?».  Et la nouvelle Miss France de répondre: «Je suis française, moi, hein. Je n’ai aucune origine. C'est juste... mes parents ont trouvé ce prénom joli, avec une jolie signification.»  En effet, Malika veut dire «Reine» en arabe.


Le Point corrige donc: «En dépit d'un prénom arabe, Malika Ménard est 100 % française, contrairement aux premières informations qui nous sont parvenues.»  En dépit? Il n’est donc pas évident qu’on puisse être pleinement français et porter un prénom arabe? En revanche, on n’irait pas qualifier de métis italien l’auteur de l’article, Emmanuel Beretta, malgré son nom. Future journaliste elle-même, Malika Ménard l’a bien compris: «Personne ne m'interrogerait sur mon prénom si comme des milliers de jeunes Françaises nées à la même époque que moi, je portais un prénom américain à la "Megan", "Kelly", ou "Brooke", largement relayés en France par des séries télévisées. »


D’ailleurs, certains s'échinent encore à tenter de démasquer les origines maghrébines de Miss France. Nous avons ainsi pu lire, dans des commentaires sur Internet, que nombreux sont ceux cherchant dans son visage, en particulier dans son nez prétendument «sémitique», des traits orientaux afin de déterminer s'il s'agit d'une «vraie» ou d’une «fausse» française.


Il est vrai que Malika Ménard aggrave son cas: «En plus, ma mère et ma grand-mère maternelle ont vécu au Maroc». Arrivé en France à 17 ans après une jeunesse au Maroc, Éric Besson appréciera, lui qu’un «jeune», Yassine Belattar, Républicain et musulman, natif de Conflans-Sainte-Honorine, et qui a toujours vécu en France, interpellait ironiquement le 4 décembre: «Quelle est votre définition d’être français puisque vous êtes arrivé après les autres en France?»


Or c’est justement pour lutter contre de tels préjugés que notre collectif, «Les indivisibles», a été fondé –sur le constat que les Français non-blancs, semblaient ne pas être reconnus comme Français à part entière.
 
Songeons au récent récit de Mustapha Kessous, journaliste au Monde, qui témoignait du racisme ordinaire dont il était la cible. Là où Malika se contente d’un prénom arabe, Mustapha fait le doublé avec son nom de famille. Français à 50%? Et puis évoquons ce jeune étudiant de Sciences-Po, Anyss Arbib, agressé par un CRS après des manifestations fêtant la qualification de l'Algérie au Mondial de Football 2009. En manifestant pour l'Algérie, il l'avait bien cherché, non? Celui-là, à coup sûr, c'est un Français allégé, à 0%?
 
L’identité française serait-elle donc un fromage qu’on divise en parts, au gré des origines? C’est bien ce que suggère le débat sur l'identité nationale: tout se passe comme si on reconduisait sans fin le partage entre «ceux qui arrivent» et «ceux qui accueillent», selon la formule de Nicolas Sarkozy – entre ceux qu’il faut encore et toujours intégrer, bien qu’ils soient déjà Français, et ceux qui n’ont pas à donner de gages d’intégration. Autrement dit, les Français sont égaux, mais certains plus que d’autres.
 
Or Malika apporte une réponse bien différente à la question de l’identité nationale. Elle déclare certes, sur RTL, qu'elle est «100% française», comme pour dissiper des soupçons. Mais quand l’intervieweur l’interroge: «Symbole de l’identité française dont on parle tant en ce moment?», elle répond avec fierté: «Je suis surtout le symbole de la tolérance de mes parents, qui trouvaient que c’était un prénom joli.»

Et de parler «d’ouverture d’esprit»: «Mes parents ne se sont pas posé la question de savoir si ça pourrait me porter préjudice plus tard…» Aussi leur fille se déclare-t-elle fière de son prénom malgré les préjudices qu’elle évoque. Miss Normandie, devenue Miss France, pourrait donner des idées à la région de Brice Hortefeux: imaginez sa tête si un couple d'Auvergnats s'avisait de baptiser son fils Mohammed? L'intégration, ça peut marcher dans les deux sens!
 
Malika Ménard est la première Miss élue par le public; dans le même temps, elle a eu les faveurs du jury et de ce fait est une Miss incontestable. Ne boudons pas notre plaisir, même s'il faut reconnaître que l'institution, bien française, des Miss écorne le principe d'égalité hommes-femmes dont monsieur Besson prétend se faire le défenseur face aux «immigrés» en l'inscrivant dans l'identité nationale…


D'ailleurs, Harry Roselmack n'est-il pas le présentateur préféré des Français et Rama Yade la membre du gouvernement jouissant du plus fort taux de popularité? Décidément, les Français sont de sacrés farceurs quand il s'agit d'identité nationale. Le gouvernement ne devrait-il pas prendre acte de ces votations populaires?
 
Nous lui proposons donc de revoir le processus de naturalisation en abrogeant la loi de 2003 exigeant l'assimilation à la communauté française ainsi que de cesser de proposer lourdement aux candidats à la naturalisation de franciser leur nom et prénom. Car enfin si Malika Ménard avait à demander sa naturalisation aujourd'hui, sa préfecture pourrait tout à fait la lui refuser au motif d'un déficit d'assimilation suite à un refus ostentatoire de changer de prénom...

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 10:35

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Au-delà de la manœuvre électoraliste, le «grand débat sur l’identité nationale» témoigne d’un racisme décomplexé, d’une xénophobie d’État, en phase avec l’idéologie de la «guerre des civilisations» et avec la violente attaque contre les acquis sociaux qui fondent la rupture sarkozyste.

Sur Europe 1, Éric Besson, ministre de la rafle et du drapeau, s’est félicitéde «l’immense succès populaire» du débat sur Internet: 40 000 contributions, dont seulement «6 ou 7% de messages racistes ou xénophobes qui sont enlevés». Il défie quiconque «de trouver un mot, un soupir qui ne soit pas entièrement républicain».


Relevons ce défi. Parmi les internautes conservés, pas du tout racistes et très républicains, l’un affirme qu’être français «c’est d’abord le respect de l’histoire de France, de nos rois, ne pas chasser Charles Martel de nos livres d’histoire, ne pas avoir honte des croisades, ne pas renier l’ère de la colonisation».


Un autre, plus républicain encore, ajoute qu’être français c’est aimer «la France de Clovis, des Celtes, ne pas nier ses origines [...] Savoir que la France n’est pas née de la révolution [...] C’est nos châteaux et nos rois. C’est nos racines chrétiennes indéniables même si je défends la laïcité».


On pourrait en citer d’autres du même tonneau. Rien d’étonnant, car le «débat» est orienté pour stigmatiser l’étranger et le musulman. Dans sa circulaire aux préfets, Besson présente les personnes sans papiers comme «génératrices» de «délinquance». Au fond, ce n’est pas seulement l’immigré qui est stigmatisé comme une menace contre la pureté française.


C’est aussi, et peut-être surtout, ses enfants ou petits-enfants, ceux qui sont nés en France et ont toujours été français, mais qui sont plus souvent contrôlés au faciès et discriminés devant l’emploi, le logement… Et qui du coup sifflent la Marseillaise.


L’embarras de la droite, après le référendum suisse contre les minarets, en témoigne. Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l’UMP, estime que les clochers des églises sont, eux, «un héritage historique», distinguant les «religions qui étaient là avant l’avènement de la République» et «celles qui sont arrivées après».


C’est au nom des «règles d’urbanisme» et de «nos us et coutumes» que Frédéric Lefebvre s’oppose aux minarets et à la burqa. Le prétexte des droits des femmes ne tient pas. Le combat féministe dénonce la burqa, non comme une insulte à «l’identité nationale», mais comme une prison ambulante. Si une loi venait à soustraire la burqa à notre vue, comme le souhaite la droite, elle conforterait l’enfermement familial, nullement la lutte contre toutes les formes d’oppression des femmes.


Pas question pour nous de participer àla mascarade du «débat». Ce n’est pas à l’État de définir notre identité. Nos cultures, nos expériences sociales, nos itinéraires, nos vies, nos métissages, nous ont forgé des identités multiples. Aucune injonction à s’assimiler à un modèle dominant n’est acceptable.


Nos valeurs d’égalité, de fraternité n’ont rien de cocardier. Elles sont par essence universalistes. Boycottons les causeries piégées dans des préfectures où le racisme de comptoir a droit de cité. Les éructations de Besson et du gouvernement reprennent le vieux cri de guerre de la droite nationaliste: dehors les métèques, juifs au début du siècle dernier, musulmans aujourd’hui. Ce «débat», c’est la libération du refoulé.


Des appels ont expriméla condamnation de cette mascarade1. Des historiens ont réclamé dans Libération la suppression du ministère de l’identité nationale. Nous soutenons toutes ces initiatives. Mais c’est une vaste mobilisation antiraciste qui doit balayer la prétention gouvernementale de diviser le monde du travail et de nous dicter notre identité.


Emmanuel Sieglmann


1. Médiapart et Le Monde du 24 novembre

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 10:32
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À quelques semaines du lancement de la campagne régionale, un premier état des lieux s’impose pour le NPA au lendemain de notre consultation nationale et à la veille d’un Conseil politique national le 13 décembre qui lancera la campagne nationale de notre parti.


En l’absence d’un accord national satisfaisant les conditions politiques que nous avons posées, c’est désormais dans les régions que se discutent les listes et d’éventuels accords régionaux.


Il est vrai que les dernières embardées de Jean-Luc Mélenchon qui désormais s’intéresse de près à Europe Écologie, montrent bien que, dans la gauche radicale, les problèmes ne sont pas des oppositions entre unitaires et sectaires, mais bien des choix d’orientation et de cohérence.


Choix d’indépendance vis-à-vis de la gestion libérale menée par le PS. Cohérence dans les partenaires choisis: après avoir fait de la gauche du «non» aux traités constitutionnels l’alpha et l’oméga de sa politique, voilà le leader du Parti de gauche qui part draguer dans les eaux d’Europe Écologie.


Dans un contexte de crise économique et écologique, d’offensive globale du Medef et de la présidence Sarkozy, nous voulons faire de ces élections, en lien avec les mobilisations, un moment de riposte.


Sur le terrain même des offensives de la droite: l’emploi, la répartition des richesses, la lutte des sans-papiers, la relance des opérations guerrières en Afghanistan, le retour d’une offensive sécuritaire aux relents racistes.


À mi-mandat présidentiel, ces élections régionales prendront incontestablement valeur de test national. Il s’agit dès lors pour nous de défendre des mesures marquant une rupture sociale et écologique afin que la crise ne soit pas payée par le plus grand nombre.


La gauche, comme on le sait, gère la plupart des régions. Ces élections auront valeur de bilan pour les majorités sortantes qui associent le plus souvent à une majorité d’élus socialistes, des communistes et des écologistes voire des élus du Parti de gauche.


Le PS avait promis de faire des régions des espaces de résistance aux politiques de la droite. Avec le résultat que l’on connaît: subventions aux entreprises, aux lycées privés, privatisations.


C’est donc avec l’ambition d’un regroupement des forces de la gauche radicale, en indépendance complète avec les politiques social-libérales, que le NPA a abordé nationalement, et maintenant régionalement, ces élections. Il y a aujourd’hui des accords unitaires en gestation dans deux des cinq régions où le PCF se présente directement avec le PS.


En Bretagne, entre autres, le NPA, le PG et des forces du PCF du Morbihan, mettent en place un cadre commun pour aborder cette échéance. De la même façon, en Lorraine, des discussions entre le PG, le NPA, les Alternatifs, et des militants antilibéraux locaux pourraient déboucher sur un accord politique.


Des discussions se poursuivent dans certaines régions, dont celle du Languedoc-Roussillon, un cas un peu à part lié à la personnalité de son président Georges Frêche. Dans beaucoup de régions, le processus de discussion qui s’est poursuivi a été interrompu unilatéralement par le PCF. Pour être complet, il faut également ajouter que les Alternatifs organisent une consultation nationale.


Il reviendra au Conseil politique national du NPA, dimanche 13 décembre, de définir, à partir de la consultation des militants du NPA, le profil et l’activité de notre parti.


Pierre-François Grond

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 10:28
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Du 7 au 18 décembre, se tient à Copenhague la conférence des Nations unies contre le réchauffement climatique dont le but est de déterminer des objectifs et des solutions internationales. Il est d’ores et déjà entendu que ce sommet, loin de « sauver la planète », aboutira à un échec supplémentaire, avec des résultats comparables à ceux de Rio en 1992, de Kyoto en 1996, et des suivants : promesses non tenues, objectifs non atteints, et de toute façon, ambitions insuffisantes.


Alors que tous les signaux d’un échec de Copenhague sont devant nos yeux, les chefs d’État jouent leurs partitions chacun de leur côté. Obama désormais s’engage : il annonce finalement qu’il assistera à la clôture du sommet et fixe des objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre pour les États-Unis : 17 % en 2020, puis 30 % en 2025 et 42 % en 2030 par rapport aux niveaux de 2005.Or, tous les objectifs fixés par le GIEC sont basés sur l’année 1990 ; l’objectif d’Obama par rapport à 1990 n’est en réalité que de 4 %, bien loin des 25 à 40 % préconisés par le GIEC.


Le Parlement européen vient d’adopter un texte, avec l’aval de la plupart des députés d’Europe Écologie, qui classe le nucléaire parmi les énergies à même de répondre à la crise climatique et qui souhaite une extension de la finance carbone.


Quant à Sarkozy, il s’agite, mais ses négociations avec Lula n’aboutissent à rien de précis, seulement des intentions de bonne volonté, à l’image sans doute de la déclaration finale du sommet de Copenhague. Mais en Inde, il cherche à placer quelques réacteurs nucléaires.


Les dirigeants indiens ont prévenu quant à eux qu’ils ne feraient rien tant que les pays du Nord n’auront pas réduit leurs émissions de 40 %, position que l’on peut comprendre, mais qui semble surtout servir de prétexte pour ne rien faire, compte tenu de l’immobilisme des puissances industrielles.
L’incapacité des États à conjurer les périls nécessite de vastes mobilisations des peuples qui ne veulent pas subir les conséquences de cette incurie.

Marchandisation du climat


Confrontés à une des plus graves crises écologiques de l’histoire de l’humanité, les puissants, totalement acquis aux dogmes libéraux et aux sirènes du marché, vont encore une fois tenter de nous imposer des mécanismes marchands pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre. C’est donc l’atmosphère qui va cette fois être privatisée !


Les industriels des pays riches s’en frottent déjà les mains… Eux qui ont réussi à s’enrichir par milliards grâce aux quotas d’émission mis en place après la ratification du Protocole de Kyoto, voient arriver avec gourmandise le prochain accord international et l’extension du marché du carbone à de nouveaux secteurs (les forêts, le nucléaire, le « charbon propre ») et de nouveaux pays.


Le capitalisme est le responsable de la crise que nous connaissons aujourd’hui. Nous ne pouvons donc rien attendre de ses fausses solutions. Elles ne sont qu’une fuite en avant, elles ne permettent pas de diminuer les émissions de gaz à effet de serre, elles aggravent les inégalités, et finalement elles nous font perdre un temps précieux dans la nécessaire lutte pour la sauvegarde du climat.

Illusion technologique


On assure que la science trouvera une solution au réchauffement comme aux déchets radioactifs. Le nucléaire est donné pour une énergie « propre », alors que les déchets sont une grave source de contamination. Les agrocarburants ont pour principal effet d’augmenter l’utilisation de pesticides et la déforestation et de remplir les réservoirs des riches avec la nourriture des pauvres.


L’exploitation des sables bitumineux (pétrole), met en œuvre des procédés complexes, pollue d’immenses quantités d’eau et consomme plus d’énergie qu’ils n’en produisent. La séquestration du carbone en sous-sol aboutirait à creuser sous nos pieds un monde souterrain, et pour quel résultat, puisque les capacités de stockage resteront nécessairement limitées alors que la fringale de pétrole, elle, semble insatiable ?


Sans parler des trouvailles plus ou moins farfelues : couvrir le ciel de miroirs ou de parasols pour renvoyer la chaleur vers l’univers, jeter de la limaille de fer dans les océans ou du soufre dans l’espace pour piéger le carbone, qui laissent croire que la solution est d’abord une affaire technique. Une alternative énergétique ne peut au contraire passer que par une diminution radicale de l’énergie consommée et produite, en premier lieu dans les pays industrialisés.

Plan d’urgence


Face aux fausses solutions avancées par les puissants, nous devons porter un programme d’urgence sociale et écologique qui marque une rupture avec le système capitaliste et cherche à répondre aux besoins sociaux élémentaires de la population.
Les choix opérés pour les transports, l’agriculture, le logement ou l’énergie, nous engagent pour des dizaines d’années. C’est donc dès aujourd’hui que ces ruptures sont à effectuer.


Par exemple, dans le secteur du bâtiment, il s’agit de répondre à la grave crise du logement en lançant la construction de milliers de logements sociaux dans les centre-ville, ce qui diminuerait les déplacements en voiture, pour les ménages. Leur conception écologique permettrait d’éviter de lourdes factures de chauffage. Un tel plan mettrait en œuvre un grand chantier de réhabilitation des logements existants pour diminuer drastiquement leurs consommations de chauffage et développer les énergies renouvelables (solaire, biomasse…).


Mais pour être exécuté de manière juste et efficace, ce plan doit être pris en charge par la collectivité et financé par les profits des groupes énergétiques. Un grand service public du logement serait créé afin de mener à bien ce projet à la fois social et écologique.

Alternative solaire


Le développement des énergies renouvelables est un mot d’ordre aujourd’hui défendu par tous les pays et toutes les grandes entreprises, y compris les plus irresponsables sur le plan écologique.


On entend notamment des discours plein d’emphase sur la conversion de nos sociétés à l’énergie solaire qui se basent sur une réalité : l’énergie solaire est abondante, disponible dans toutes les régions du monde et largement suffisante pour couvrir l’intégralité des besoins de l’humanité (le rayonnement solaire arrivant sur Terre en un an représente 3 000 fois nos consommations d’énergie).


Mais ne nous y trompons pas, leur solaire n’est pas le nôtre !

Les grandes puissances capitalistes cherchent aujourd’hui à s’accaparer une ressource qui, par nature, pouvait sembler difficilement appropriable. C’est pourquoi les projets soutenus par les grandes entreprises sont aujourd’hui pharaoniques.


Un seul exemple, le projet DeserTec lancé par un consortium allemand, consiste à installer dans le désert du Sahara d’immenses usines de production d’électricité, qui serait acheminée vers l’Europe. Un projet purement productiviste avec un arrière-goût nauséabond de colonialisme…
Le solaire est effectivement la principale alternative renouvelable aux énergies fossiles et de son développement massif dépendra notre capacité à limiter la catastrophe climatique. Mais pour allier réponse à la crise écologique et justice sociale, il faudra penser le développement du solaire de manière très différente.


Tout d’abord, l’énergie solaire ne peut pas être le joker technologique nous permettant de poursuivre notre fuite en avant. La réduction drastique des consommations énergétiques est un préalable indispensable à un développement efficace du solaire.


Ensuite, pour être maîtrisée et contrôlée par les usagers, cette source d’énergie doit être décentralisée. Cela signifie qu’il faut en finir avec la conception ultra-centralisée de notre système énergétique. Enfin, pour garantir une solidarité Nord/Sud, les technologies solaires doivent être transférées gratuitement, en dehors de toute notion de brevet, aux pays les moins développés afin de leur permettre un accès à l’énergie et de leur garantir un droit au développement.

Droits des salariés


Répondre réellement à la crise climatique implique une transformation des modes de production et donc du système industriel. Il faut dire clairement qu’à terme, des industries devront fermer. Mais cela n’implique pas que les salariés de ces entreprises seront mis au chômage. Bien au contraire, un tel processus s’appuirait sur les choix et les savoir-faire des salariés, en leur garantissant leur statut, leurs salaires et un droit à la formation rémunérée.


Pour aller plus loin, des politiques capables d’imposer de nouveaux droits face au patronat, permettront également de repenser le travail en lui-même : réduction massive du temps de travail, pour ne pas perdre sa vie à la gagner, organisation collective du travail, articulation entre choix politiques pour la production et organisation du travail au sein des entreprises...

Services publics


Afin de transformer les modes de production et de consommation, et de répondre aux besoins sociaux et environnementaux, il est nécessaire d’ôter des mains du privé et de la loi de la concurrence les principaux secteurs économiques. En effet, la logique de la concurrence empêche toute planification démocratiquement définie et il s’agit d’assurer dans le même temps la transition énergétique, et les réponses aux besoins et droits des salariés, toutes choses incompatibles avec la marchandisation promue par les entreprises privées.


En matière énergétique, il faut donc s’orienter vers la nationalisation des grands groupes du secteur. Mais créer une nouvelle entreprise publique ne suffira pas, l’histoire d’EDF le prouve. Un nouveau service public de l’énergie devra être décentralisé afin de rapprocher les centres de production de ceux de consommation, et remplir des tâches à la fois d’économies d’énergie, et de développement massif des énergies propres, donc sans nucléaire.

Même raisonnement pour le transport.


Pour les passagers, la gratuité, dans un premier temps des transports de proximité, permettrait de repenser l’usage de la voiture individuelle à condition que les transports en commun se développent et soient en mesure de remplacer pratiquement le transport individuel.


Pour les marchandises, plutôt que de fermer les gares et de construire des autoroutes, un service public du rail et des voies d’eau organiserait un maillage dense du territoire, le développement du fret-ferroutage et l’interdiction des transports longue distance de marchandises par la route.

Ce qui implique d’autres transformations, orientées par une relocalisation de la production, une réorganisation du territoire permettant de rapprocher lieux de travail et d’habitat, transformation et distribution alimentaire…

S’il est nécessaire de saisir les enjeux précis des négociations en cours, en particulier pour dénoncer la montée en force des mécanismes marchands et de la finance carbone, la question climatique ne peut se résumer à un jeu entre États et multinationales. L’écologie anticapitaliste doit être à même de fournir les pistes d’un changement global de société.


En effet la crise climatique n’est pas un moment passager, elle impose donc de transformer radicalement l’économie et la répartition des richesses, mais également la façon de produire ainsi que les choix énergétiques.
« Dé-carboner » l’économie impose une baisse drastique de la consommation énergétique et ne peut se faire au détriment des besoins sociaux ni des droits des peuples et des salariés.


Il importe alors de remettre en centre du jeu la démocratie jusqu’au bout : qui décide de ce qu’il faut produire, comment, pour répondre à quels besoins, en fonction de quels impératifs et de quelle organisation du travail ? Mais également, comment doit-on se chauffer, se transporter, organiser les territoires… Toutes questions qui aujourd’hui sont laissées aux mains de quelques dirigeants, d’États ou d’entreprises, qu’il faut se réapproprier collectivement.


L’année 2009 a vu l’émergence d’un mouvement mondial pour l’urgence climatique et la justice sociale, encore fragile et disparate. Il doit dès à présent se consolider et se structurer dans la durée. Car si le réchauffement climatique est déjà là, ses conséquences les plus graves sont encore devant nous.


La manifestation internationale de Copenhague le 12 décembre est un premier pas pour exprimer la réalité de ce mouvement à la face des grands de ce monde. Après Copenhague, tout restera à faire, tous et toutes ensemble.

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 10:17
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Morgan Ody a travaillé à Bruxelles pour le bureau européen du syndicat agricole Via Campesina. Elle est membre de Reclaim The Fields, un réseau de jeunes paysans européens qui veulent retrouver le contrôle de la production alimentaire. Elle vient de s’installer comme agricultrice en Bretagne, en maraichage avec un projet d’AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne).

« Pendant qu’on s’évertue à convaincre la population de changer ses ampoules et de fermer le robinet pour se brosser les dents, d’autres peuvent tranquillement continuer leur travail de pillage de la planète. Et nous faire la leçon pour accepter une petite réduction salariale, quelques heures de travail en plus, au nom de la simplicité volontaire et de la solidarité avec les ours polaires. » Morgan Ody, agricultrice et membre du Réseau de jeunes paysans européens « Reclaim the fields », critique vivement la logique des négociations de Copenhague, qu’elle perçoit comme hypocrite. De quoi lancer un débat animé.


D’ici quelques jours, des milliers de militants d’Europe et du monde entier convergeront vers Copenhague à l’occasion du sommet mondial sur le climat. Alors que les médias donnent la parole exclusivement à ceux qui, parmi les gouvernants, les entreprises et les grandes ONG, appellent à un « accord ambitieux », nous serons nombreux dans les rues de la capitale danoise à agir contre la signature d’un nouveau protocole. Et nous avons de bonnes raisons !

Kyoto 2, la bouée de sauvetage du capitalisme

Le sommet de Copenhague vise à trouver un accord entre les États sur la suite à donner au protocole de Kyoto, qui expire en 2012. Le projet sur la table des dirigeants est très semblable à celui de Kyoto, c’est à dire qu’il est basé sur le commerce du carbone et même étend les sphères auxquelles le marché des émissions pourra être appliqué.

Au prétexte de réduire les émissions de gaz à effet de serre, on a commencé depuis 2005, date d’entrée en application de Kyoto, à faire du carbone une marchandise. L’accord de Kyoto n’est que cela. Toutes les réductions d’émissions auxquelles se sont engagés les pays riches depuis 1997 peuvent se monnayer en échange de la construction d’une centrale hydraulique ici, d’une plantation de palmiers à huile là.

Cet accord a-t-il permis de réduire les émissions ? Non, puisque depuis 1990, le volume d’émission a augmenté de 40%, et cela malgré la dégringolade des économies de l’ex-URSS et des « démocraties populaires » qui ont largement participé à baisser le niveau des émissions en Europe. Jamais la croissance des émissions n’a été aussi rapide que depuis que Kyoto est entré en vigueur. A quoi sert alors ce protocole ? A faire de l’argent pardi ! Et, pour être plus précis, à sauver le capitalisme mondial.

La guerre pour les ressources a commencé

Notre système économique a besoin, pour survivre, de produire toujours plus. C’est le principe même de la croissance et de l’accumulation du capital. Pour cela, il utilise toujours plus de ressources naturelles, des ressources toujours plus rares, qu’il doit arracher aux communautés rurales qui en dépendent.

Ces vingt dernières années, on a donc vu un accaparement exceptionnel des richesses du monde par quelques dizaines de multinationales qui, pour prendre possession des terres, des réserves d’eau, des minerais et des ressources génétiques (semences et races animales) de la planète, n’hésitent pas à assassiner, à jeter en prison, à terroriser et à affamer des centaines de millions de personnes. Le protocole de Kyoto participe à cet élan d’expropriation en lui offrant une légitimité morale et un appui financier.

Les grandes entreprises ont un besoin particulièrement important d’énergie pour pouvoir continuer à produire en masse et à transporter les biens de consommation d’un bout à l’autre de la planète. Le protocole de Kyoto permet aux pays riches d’éviter de réduire leurs émissions en finançant le développement d’énergies soi-disant « propres » dans le Sud. Monocultures d’agrocarburants, barrages géants et méga-projets éoliens sont ainsi mis en place.

L’énergie est ensuite acheminée vers les centres industriels ou les pays riches. De façon quasi-systématique, les populations locales sont chassées de leur territoire et n’ont aucun accès à l’énergie produite. L’aspect durable de ces productions est plus que douteux : les plantations de maïs ou de palmiers à huile pour l’éthanol, par exemple, détruisent la biodiversité, consomment des quantités gigantesques d’eau, sont aspergés d’engrais et de pesticides et s’étendent le plus souvent au détriment de la forêt primaire.

Surtout, ces énergies renouvelables ne permettent en rien une réduction des émissions de gaz à effet de serre, puisque la consommation d’énergies fossiles, loin d’être remplacée, continue elle-aussi de progresser. Il est prévue que la consommation énergétique mondiale augmente de 50% d’ici à 2030, essentiellement grâce à la progression de la production de charbon, de gaz et de pétrole.

 Malgré des investissements massifs, les énergies renouvelables ne constitueraient alors que 2% de la consommation totale [1]. Cette perspective, prise comme référence par l’Agence internationale de l’énergie, est apocalyptique. Elle a néanmoins le mérite de montrer que les beaux discours sur les énergies renouvelables servent plus à légitimer une croissance généralisée de la production d’énergie qu’à sauver le climat.

A Bali et à Poznan, les négociations ont visé à introduire de nouveaux secteurs dans le commerce du carbone : les forêts (via le mécanisme intitulé REDD) et les terres agricoles. Une entreprise polluante en Europe pourra choisir de ne pas réduire ses émissions et compenser en achetant des crédits-carbone à une entreprise en Indonésie qui possède une forêt.

D’ores et déjà, alors même que l’accord n’est pas encore signé, des investisseurs en recherche d’un placement « durable » commencent à acheter des territoires entiers au détriment des populations qui les habitaient [2]. Ils vendent ensuite les crédits-carbone sur des marchés volontaires et font double-profit en commercialisant le bois. La protection de l’environnement est en quelques années devenu l’alibi le plus commun pour expulser des communautés et laisser la place libre aux multinationales. Alors qu’en 2008, 40 milliards d’hectares de terres ont déjà été accaparées par les multinationales et certains pays [3], Kyoto va encore accélérer l’expropriation des territoires des populations rurales.

Pauvres et coupables

Le changement climatique et le commerce du carbone n’offrent pas seulement la possibilité pour les grandes entreprises de s’emparer des richesses du monde, ils permettent aussi de justifier auprès des travailleurs le retour de la rigueur. A Poznan, lors du sommet sur le climat de 2008, de grandes pancartes affichées dans la gare centrale présentaient les 10 commandements du 21e siècle. On pouvait lire :

« Ne prends pas l’avion, Recycle, Utilise le vélo plutôt que la voiture, Évite tous les produits avec emballage plastique, Évite tous les produits venant de loin, N’achète pas à moins d’être sûr que tu as besoin de ce produit, Ne produits pas plus de deux enfants, Ne fais rien qui nécessite des terres ou de l’eau jusqu’ici non-utilisées, Suis tous ces commandement de façon facile et économique, pour toi et les autres ».

Chacun sait que les grands de ce monde ne fréquentent pas les gares, ce message ne leur était donc évidement pas destiné. Pendant qu’on s’évertue à convaincre la population de changer ses ampoules et de fermer le robinet pour se brosser les dents, d’autres peuvent tranquillement continuer leur travail de pillage de la planète. Et nous faire la leçon pour accepter une petite réduction salariale, quelques heures de travail en plus, au nom de la simplicité volontaire et de la solidarité avec les ours polaires.

Cet accaparement massif des richesses et le démantèlement des politiques sociales ont conduit à une explosion de la misère dans le monde. Un tiers des urbains habitent maintenant dans des bidonvilles et un milliard de personnes ont faim (un milliard !). Jamais le fossé entre les plus riches et les plus pauvres n’a été si gigantesque. Le terme « pays en voie de développement » cache pudiquement une vérité autrement plus crue : la pauvreté s’accroit. Dans le Sud, mais aussi dans nos pays soit-disant prospères.

Toujours plus de profits pour une catastrophe toujours plus proche

Pour une fois, soyons clairs : la crise climatique n’est qu’un aspect de la crise environnementale globale, qui elle-même n’est que le résultat de l’accaparement et de la surexploitation des richesses naturelles par une poignées d’entreprises multinationales dans le seul but de faire du profit. La sur-consommation des ressources naturelles, et notamment des énergies fossiles, ne visent pas à alimenter, chauffer, abriter les gens, bref, à répondre aux besoins des populations, mais à produire des voitures, des gadgets, du soja transgénique, des voyages aux îles Baléares, pour nourrir la croissance mondiale.

Nous pillons la planète pour produire de l’inutile ! Et cela alors même qu’une personne sur six ne mange pas à sa faim ! Le monde regorge d’assez de richesses pour assurer à 9 milliards d’êtres humains une vie digne, mais pas pour produire toujours plus de biens superflus dans le seul but de garantir la pérennité d’un système économique et financier basé sur la rémunération du capital (les taux d’intérêt sont le premier maillon qui justifie la croissance économique).

La question posée par le changement climatique est donc celle du partage des richesses. Kyoto, de même que l’accord proposé à la signature à Copenhague, accroissent l’inégalité de l’accès aux richesses naturelles en accélérant la privatisation du monde. C’est pour cela que ces accords sont pour nous inacceptables.

Changeons le système, pas le climat !

C’est sous ce slogan que manifesteront le 12 décembre les partisans de la « justice climatique ». Une manifestation pour dire non aux fausses solutions présentées dans le sommet officiel : non au commerce du carbone, non aux agrocarburants, non au nucléaire... Mais aussi et surtout pour proposer de vraies solutions.

Le 16 décembre, Climate Justice Action tentera de s’emparer de la conférence pour y donner la parole à celles et ceux, peuples autochtones, paysan-ne-s, femmes rurales, pêcheurs artisanaux, qui depuis des millénaires contribuent par leur travail à stocker du carbone dans les sols, à renouveler la biodiversité, à prendre soin de l’eau, tout en produisant ce dont les communautés ont besoin pour bien vivre.


Les solutions face à la crise climatique ne requièrent ni de haute-technologies ni des sommes d’argent colossales ; elles demandent de la volonté et du courage politique. En lieu et place du commerce du carbone, quatre priorités devraient s’imposer pour faire face à la grave crise actuelle :

La réforme agraire, c’est à dire la redistribution des ressources naturelles telles que la terre, l’eau et les semences, au bénéfice des populations. En 2006, lors de la Conférence Internationale sur la Réforme Agraire et le développement Rural, 92 pays se sont mis d’accord sur la nécessité de relancer le processus de réforme agraire dans le monde. Cependant, l’opposition farouche de l’Union Européenne et des États-Unis a bloqué tout progrès dans ce sens depuis lors.

La relocalisation de la production, et notamment de la production alimentaire, en appliquant la souveraineté alimentaire et énergétique. Le transport des marchandises tient une place importante dans les émissions de gaz à effet de serre. Il faut donc soutenir les productions locales, nationales et régionales et autoriser la protection des marchés. L’OMC doit être démantelée et les accords bilatéraux de libre-échange stoppés.

L’annulation de la dette des pays pauvres, qui les contraint à favoriser les productions d’exportation au détriment du bien-être de leurs populations.

La réforme totale du système financier avec notamment l’interdiction pour les banques de créer de la monnaie via le crédit.

Nos gouvernements actuels, englués dans la corruption, ne sont pas ceux par qui le changement aura lieu. Ils jouent tous juste le rôle de marionnettes dociles aux mains du pouvoir économique et financier. L’enjeu majeur des mobilisations de Copenhague est de bouleverser le rapport de force entre les multinationales et les populations, de reprendre le pouvoir (le nom de l’action du 16 décembre est « Reclaim Power ! »), de mettre en lumière la duperie monstrueuse que représente Kyoto et le marché du carbone pour que des milliers, des millions de personnes, rejoignent les luttes pour la réappropriation des territoires, des savoirs, pour des vies dignes et solidaires.

Décembre 2009 n’est qu’une étape dans le processus de renforcement de ce mouvement. Qu’un accord soit signé ou non à Copenhague, nous sommes maintenant en marche.

Morgan Ody

Notes

[1] World Energy Outlook 2009, novembre 2009, http://www.worldenergyoutlook.org/

[2] Des paysans victimes du commerce de carbone sur les forêts, 11 décembre 2008, communiqué de la Via Campesina.

[3] Main basse sur les terres agricoles en pleine crise alimentaire et financière, rapport de GRAIN, Octobre 2008.

ET POUR EN SAVOIR PLUS LE SITE : BASTA


http://www.bastamag.net/spip.php?rubrique6
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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 09:19

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Éducation
jeudi 10 décembre 2009 Ouest france

La mairie de Quimper a annoncé mercredi aux parents d'élèves la fermeture de trois écoles (Pommiers, Petit-Parc et Jules-Ferry). La réaction de la Fédération syndicale unitaire ne s'est pas fait attendre.


Les syndicalistes ne décolèrent pas d’avoir appris ces fermetures d’écoles par la bande alors que les conseils d’école se sont tenus le mois dernier: « On a appris mardi soir qu’il se tramait quelque chose quand les personnels ont été convoqués à une réunion d’information le mercredi matin, retrace Guy Barré (Snu-ipp, syndicat du premier degré).


Sur le fond, la mairie dit que ce sont des écoles en perte de vitesse. Ce n’est pas vrai pour l’école du Petit-Parc qui refuse des élèves chaque année. Si elle ne le faisait pas, on serait conduits à demander l’ouverture d’une 3e classe en février prochain.


À l’école Jules-Ferry, on attend plus d’élèves l’an prochain. Sur la forme, les instances n’ont pas été consultées alors que le Conseil départemental de l’Éducation nationale s’est tenu il y a huit jours. Ça nous ulcère ! La règle c’est que le Comité technique paritaire puis le CDEN sont saisis des ouvertures et des fermetures de classes. Cela devrait être pareil pour les écoles.»


Guy Barré estime en effet que ces mesures se traduiront par des pertes de classes: «deux classes plus deux classes égalent trois classes dans les regroupements. L’Éducation nationale va récupérer des postes, la mairie va récupérer des locaux, des postes d’Atsem (agents spécialisés). Ceux qui sont en attente de titularisation seront victimes de cette mesure. Il n’y aura qu’une cantine au lieu de deux. Idem pour la garderie…»


La situation des parents d’élèves sans voiture préoccupe le syndicat. Il estime que la disparition des écoles du centre va profiter à l’école Saint-Corentin et que celle du Petit-Parc amènera des familles vers l’école Sainte-Thérèse: « Bernard Poignant, maire de gauche, fait un cadeau à l’enseignement privé. »


Thierry Le Goff (Snu-ipp) parle de «déficit de citoyenneté de la part de la mairie et de marque de mépris de la part de l’Inspection d’académie». Il prend le pari que sur six classes dans les trois écoles fermées, «on va perdra la moitié des classes.»


Alors que le nombre d’enfants diminue dans le centre-ville, il estime qu’on peut faire «une politique de ville qui revitalise le centre-ville» et ne pas fermer des établissements qui sont «les écoles historiques de Quimper».

En conséquence, le Snu-ipp appelle à une réaction.

 

CARTE SNUIPP 09 1-1-13d11

 

Écoles. «Déficit de citoyenneté et mépris»

11 décembre 2009 - Le Télégramme


Branle-bas de combat syndical, au lendemain de l'annonce de la fermeture des écoles des Pommiers, Jules-Ferry et Petit Parc . Le Snuipp et le Snes déplorent la méthode, et contestent l'argumentaire.


«Il existe un calendrier, et des instances. Il y a huit jours, un conseil départemental de l'Éducation nationale avait lieu. On nous a parlé de démocratie. Mais pas un seul instant n'a été évoquée la fermeture des écoles quimpéroises!», réagit Thierry Le Goff, du Snuipp.


Avec Guy Barré et Jean-MarcCléry, il rappelle volontiers que les fermetures de classe sont rituellement précédées de visites des inspecteurs de l'Éducation nationale dans les classes. «Ça se passe en décembre. Ils préparent le terrain sur la perte possible d'un poste. Puis, en janvier, un comité technique paritaire se tient, qui arrête une liste d'ouverture et de fermeture de classes. Enfin, le comité départemental de l'Éducation nationale arrête grosso modo la carte scolaire au mois de mars».

«Ils ont travaillé dans le dos des parents»


Fi de cette procédure! À la place, «une annonce précipitée. Pourtant, au niveau des Pommiers et de Jules-Ferry, les collègues avaient des propositions. Les enseignants et les parents ne sont pas obtus. Il aurait été simple de se mettre autour d'une table pour discuter de l'amélioration du système scolaire en centre-ville. Or, l'inspectrice et le maire ont travaillé dans le dos des parents. C'est un déficit de citoyenneté pour la mairie et une marque de mépris de la part de l'inspection académique. Prendre ses responsabilités, ce n'est pas se couper de la population, des parents d'élèves et des enseignants».


toc-toc
«Bernard Poignant fait le jeu de l'école privée!»

S'ils concèdent la baisse d'effectifs aux Pommiers et à Jules-Ferry, ils la réfutent pour le Petit Parc, «qui a deux classes bien chargées. À telle enseigne que la directrice orientait les parents vers les autres écoles du secteur, sans quoi en février prochain, elle en aurait été à demander l'ouverture d'une troisième classe!».


Ils raillent enfin «l'optimisation du réseau scolaire» annoncée par la mairie et l'inspection académique: «Avec eux, 2+2=3. L'inspection va récupérer un poste, voire plus. Et la mairie va récupérer les locaux, des Atsem et des personnels de cantine qu'elle va redéployer. D'autres personnels, qui attendaient d'être titularisés en seront victimes». Pour les deux syndicats, les grands perdants sont les familles.


«Un certain nombre n'a pas de voiture. Et dans le centre-ville, entre Stang ar C'Hoat et leur lieu de résidence, il y a une autre école: Saint-Corentin. On peut prendre les paris: elle va bénéficier de cette fermeture. Idem pour Sainte-Thérèse, située non loin du Petit Parc.


Bernard Poignant, maire de gauche, fait le jeu de l'école privée! En outre, nous sommes désespérés qu'un maire qui se dit progressiste en soit au constat plutôt qu'à la revitalisation du centre-ville. Quant à Ergué-Armel, le quartier commençait à perdre des commerces. On le sinistre un peu plus».


À noter Les parents d'élèves des Pommiers et de Jules-Ferry sont invités à une réunion d'information, mercredi, à 20h, salle des réceptions de la mairie. Pour le Petit Parc, la réunion est programmée jeudi, à 20h également, à la mairie de Ergué-Armel.

  • Thierry Charpentier

 


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Commentaire: Et comment que çà profite toujours à l'enseignement privé. Ainsi à Brest, les mêmes socialistes ont fermé des écoles exigeant ainsi des parents des déplacements (vachement écolo!) et ceux-ci sont bien sûr allés dans l'école la plus proche ...  privée. Et toujours avec cette assurence: de toute façon ils votent pour nous! Merci qui?

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 09:15
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vendredi 11 décembre 2009

Effet boule de neige. En une journée, les parents de l'école maternelle du Petit-Parc se sont organisés pour s'opposer à la fermeture. Ils ne conçoivent pas que leur petite structure doive disparaître pour remplir de gros groupes scolaires.

L'annonce de la fermeture du Petit-Parc, de Jules-Ferry et des Pommiers, à la rentrée prochaine a déclenché un tollé chez les parents d'élèves, hier. Exemple au Petit-Parc. Houleux.

Reportage Résistance immédiate

« Cette école, c'est l'âme du quartier. Ici, nous formons une famille. Ils s'attaquent à une famille ! » Devant la maternelle du Petit-Parc, à Ergué-Armel, hier, les parents d'élèves ne parlent que de la fermeture de l'école à la rentrée prochaine. Ils ont appris la nouvelle dans un courrier signé du maire et de l'inspecteur d'académie, mercredi (lire OF d'hier).


Réactions ? Ils sont « scan-da-li-sés ». Et se sont vite organisés : pétition à la sortie des classes ; banderoles sur la façade ; rédaction d'un courrier au maire ; constitution d'un « comité d'action » ; blogs sur Internet...


« Comme une lettre de licenciement »


D'abord, ils dénoncent la méthode : « Où est la démocratie ? Il n'y a eu aucun préavis. Ce courrier, c'était comme une lettre de licenciement d'une multinationale », s'insurge Jean-Christophe Bernard. Même discours de Stéphanie Lescop : « Ils parlent de concertation, mais les décisions sont déjà prises. »

 

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Aucun problème d'effectifs


Ensuite, ils contestent les arguments de la Ville pour justifier cette fermeture : « Le Petit parc n'est pas en baisse d'effectif, au contraire. Chaque année, les enseignants sont obligés d'envoyer une dizaine d'élèves vers les autres écoles, faute de place. »


Une politique de gauche ?


Dans ce quartier où l'on a voté en masse pour l'équipe municipale de gauche lors des dernières élections, les parents s'estiment trahis : « Le maire n'est pas là pour relayer la politique gouvernementale. Il devrait peut-être investir davantage dans les écoles et le bien-être des enfants que dans des complexes et des parkings », lâche Stéphanie Lescop.


Une école idéale ?


Ils défendent le modèle idéal de leur petite école (54 élèves, deux classes), « où tout le monde se connaît », où certains, comme Jessica, sont eux-mêmes passés, petits. Beaucoup se félicitent de pouvoir y venir à pied. Ou expliquent, comme Sonia, avoir acheté une maison dans le quartier « à cause de la proximité de la maternelle ».


Inquiets pour l'avenir


« Alors vouloir nous faire croire que les grosses écoles répondent à nos attentes, c'est vite dit !, lâche Stéphanie Lescop. De plus, on peut douter de l'accueil qui sera offert aux enfants quand on sait que tout est à la baisse dans l'Éducation nationale. »


« Nous, on va parler ! »


À l'intérieur de l'établissement, la directrice, Élisabeth Marzin, écoute les parents avec intention. Elle aussi ne cache pas son amertume. Mais ne peut l'exprimer, « devoir de réserve oblige ». « Nous on va parler ! », la rassurent les parents.

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 08:56
jeudi 10 décembre 2009 Ouest France

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Il n'y aura pas de loi sur le sujet. Éric Besson, ministre de l'Identité nationale, n'en veut pas.

Elle faisait partie des promesses de campagne de Nicolas Sarkozy. Christine Albanel, ex-ministre de la Culture, voulait la mettre en chantier « en 2009 ». La loi supposée fixer un cadre de référence pour les langues régionales est mort née. Curieusement, ce n'est pas le ministre de la Culture qui l'a enterrée, mais Éric Besson, ministre de l'Identité nationale, répondant, mardi, à une question d'une députée socialiste de la Gironde.

Au lendemain de la visite en Bretagne du commissaire européen Léonard Orban, venu défendre « la richesse de la diversité linguistique », l'annonce ministérielle fait l'effet d'une douche froide chez les défenseurs de la langue bretonne...


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Commentaire: Si l'on comprend bien, ni les cultures immigrées, ni les langues régionales ne font partie de l'identité nationale "correcte", seul le christianisme, et encore, catholique apostolique et romain, semble trouver grâce aux yeux de ces étranges "républicains laïques".



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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 08:42

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11 décembre 2009 -Le Télégramme


Les apiculteurs constatent toujours des pertes de 30 à 40% par an de leur cheptel et accusent les pesticides neurotoxiques et systémiques.


Pendant que tout le monde ou presque succombe à la mode de l'écologie et s'habille de vertes pensées, les abeilles continuent de mourir. Hier, une partie des membres du Syndicat des apiculteurs professionnels bretons (SAPB) s'est réunie à Lorient pour faire un nouveau point sur la situation.


Point de vert à l'horizon qui aurait plutôt tendance à virer au noir. «Les choses n'ont pas évolué depuis que le Gaucho avait fait la une de l'actualité», annoncent-ils à l'unisson. «Tout le monde est persuadé que le Gaucho est interdit, mais ça n'est pas vrai. Il ne l'est que sur le maïs et le tournesol, pas pour les autres cultures. Et puis de toute façon, le Cruiser, un nouveau produit composé de molécules proches de celles qui composent le Gaucho, est sur le marché».

Un problème de santé publique?

Un produit que les apiculteurs jugent même encore plus «sournois» que le Gaucho. «Le Cruiser enrobe la graine. Il se retrouve donc directement au coeur de la fleur», explique José Nadan, président du SAPB. Un produit «dangereux» pour les abeilles mais, et là, les apiculteurs bretons veulent élargir le débat, aussi potentiellement dangereux pour l'homme.


C'est ce qu'explique José Nadan: «Même si les doses sont plus faibles, c'est beaucoup plus toxique. Une seule graine traitée pollue à elle toute seule 5.000 litres d'eau. Lorsqu'on sait qu'on compte environ 100.000 graines par hectare de terre cultivée... On imagine par exemple les conséquences pour les nappes phréatiques ou encore le lait, puisqu'on retrouve des traces de ce produit dans les aliments pour les vaches».

Quels coupables?


Le ministère de l'Agriculture et le lobby agricole sont montrés du doigt par les apiculteurs. «Les belles promesses du Grenelle de l'environnement c'est du vent, tant que le ministère de l'Agriculture ne tranchera pas dans le vif, nous ne pourrons pas faire grand-chose», déplorent les apiculteurs. Depuis un an, notamment, sous l'impulsion du SAPB, les apiculteurs de l'Hexagone se sont réunis au sein d'une fédération nationale espérant ainsi peser plus lourd dans les débats.

  • Gaël Bocandé
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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 08:32

Bras de fer au tribunal entre Ikea et syndicats
vendredi 11 décembre 2009

L'arrêté du 6 mars 1975 prévaut-il sur la loi de janvier 2008 en matière d'ouverture des commerces d'ameublement le dimanche ? Le tribunal de grande instance de Brest doit rendre sa décision ce vendredi matin.

Hier, FO et la CFDT ont assigné l'enseigne en référé pour que le magasin brestois n'ouvre pas dimanche au Froutven. La décision du tribunal de grande instance doit être rendue ce matin.

Deux syndicats, FO et la CFDT, ont assigné Ikea en référé devant le président du tribunal de grande instance de Brest. « Pour des raisons « techniques», nous n'avons pas pu nous associer à la CFDT mais nous sommes conjoints et solidaires dans cette action », précise Jean-Pierre Milin de la CGT.

 L'audience a eu lieu hier matin. L'enseigne veut ouvrir dimanche. Et ce, malgré les foudres des syndicats qui ont déjà manifesté, dimanche, devant l'établissement ouvert.

« L'arrêté n'a pas été abrogé »


Le 20 novembre, Ikea annonçait qu'il ouvrirait les 6 et 13 décembre s'appuyant sur la loi du 3 janvier 2008 qui rend possible l'ouverture dominicale pour les commerces de détail d'ameublement.

« FO demande à la société Ikea de fermer son établissement le 13 décembre, plaide Me Louchart pour le syndicat, et de respecter un arrêté préfectoral. » Celui de 1975, qui stipule l'interdiction d'ouvrir le dimanche pour ce type de magasin. « L'arrêté n'a pas été abrogé. Il est toujours en vigueur. » Le syndicat a formulé une demande d'astreinte de 100 000 € par heure d'ouverture... Pour FO, « Ikea méprise les règles ».

Un gros coup de pub ?


Côté CFDT, la plaidoirie est sensiblement la même. Me Tigréat réclame en revanche « une astreinte de 10 000 € par salarié qui travaillerait de façon illicite le dimanche 13 ». Pour lui, cette affaire n'est ni plus ni moins « qu'un gros coup de publicité d'Ikea ».


La parole est donnée à Me Dolfi au nom de l'enseigne suédoise. Il rappelle que « la loi du 3 janvier 2008 est postérieure à l'arrêté ». Il poursuit en interpellant le tribunal : « On vous demande d'interpréter ce conflit qu'il y a entre l'arrêté de 1975 et la loi du 3 janvier 2008. L'arrêté prévaut-il sur la loi ? » Pour l'avocat, « il n'y a pas lieu à référé ».


« Face à ce coup de force d'Ikea, nous devons réagir, indique la CFDT. Les procédures juridiques sont en cours pour porter plainte contre l'ouverture du 6 décembre. » Gain de cause ou pas, la CGT compte bloquer le Froutven dimanche. La mobilisation s'organise aussi du côté de FO et de la CFDT.

11 décembre 2009  Le Télégramme


S'appuyant sur un arrêté préfectoral de 1975, imposant la fermeture des magasins d'ameublement le dimanche, FO et la CFDT ont assigné Ikéa en référé devant le tribunal d'Instance de Brest. Réponse aujourd'hui.

Rappel des faits.


L'enseigne suédoise a ouvert ses portes zone du Froutven dimanche dernier et a annoncé qu'elle réïtèrerait le 13 décembre.

FO a demandé ce matin que le tribunal ordonne une astreinte de 100.000 € par heure d'ouverture, la CFDT, soutenue par la CGT a pour sa part réclamé une astreinte de 10.000 € multipliée par le nombre de salariés en poste ce jour là.

Ikéa estime que la loi du 3 janvier 2008 autorisant l'ouverture dominicale aux commerces de détail et d'ameublement plaide en sa faveur. Le délibéré sera rendu aujourd'hui. Les syndicats ont d'ores et déjà annoncé que s'ils étaient déboutés, ils bloqueraient toute la zone du Froutven dimanche.

Ikea Brest. Blocage total de la zone du Froutven dimanche

10 décembre 2009 - Le Télégramme


 

C'est ce matin que le tribunal d'instance de Brest doit statuer sur les deux procédures de référés déposés contre Ikea Brest par Force ouvrière d'un côté, la CFDT et la CGT de l'autre. Les syndicats, qui ont bloqué, dimanche dernier, le parking du magasin, veulent obtenir sa fermeture ce dimanche, sous peine d'amende.

Un combat idéologique


Même en cas d'échec de la procédure, les syndicats annoncent, d'ores et déjà, un nouveau blocage. «Cette fois, c'est toute la zone du Froutven qui sera bloquée», prévient la CGT. Un blocage qui condamnera donc aussi l'accès à Jardiland et aux restaurants ouverts sur la zone.

Ces commerces ne sont pourtant pas concernés par l'arrêté préfectoral de 1975, sur lequel s'appuient les syndicats pour condamner l'ouverture du magasin de meubles. «Ils n'ont qu'à s'en prendre à Ikea», lance la CFDT, qui parle d'un combat idéologique contre «le travail le dimanche».

Un précédent en 2008

À Nantes, où des manifestants ont aussi bloqué, dimanche, l'ouverture d'Ikea, c'est l'inspection du travail qui a saisi le juge des référés. Les syndicats se réservent le droit de faire de même. En 2008, une procédure en référé avait été engagée contre un magasin Ikea à Saint-Étienne. Le juge s'était alors déclaré incompétent, donnant ainsi raison à l'enseigne suédoise.

 

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