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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 10:27

Huit syndicats de l’Education nationale appellent à une mobilisation contre la réforme du lycée qui prévoit notamment de rendre optionnelle l’histoire-géographie en terminale S.


 

Huit syndicats de l’Education nationale organisent une mobilisation contre la réforme du lycée jeudi, jour où elle doit être entérinée par le Conseil supérieur de l’éducation (CSE).


Le Snes-FSU, premier syndicat des collèges et lycées, et les organisations Snalc-CSEN, Snep-FSU, Snetap-FSU, SNFOLC, CGT Educ’action, Sud Education, SNCL-FAEN «apportent leur soutien aux initiatives prises par leurs sections dans les académies».


Une manifestation est prévue jeudi en direction du ministère de l’Education nationale au moment de la tenue du CSE, avec dépôt d’un préavis de grève, indiquent-ils.


Ils «appellent les personnels à se réunir dans les établissements (assemblées générales, heures d’information syndicale…), à débattre du projet du ministre, à discuter des suites de l’action, ainsi qu’à rencontrer les parents d’élèves, les lycéens et leurs organisations».


Les syndicats rassemblés dans cette coalition hétéroclite «réaffirment leur opposition résolue à ce projet, à son inscription à l’ordre du jour du CSE et en demandent l’abandon».


Le Snes et le Snalc ne veulent pas que les horaires des disciplines (histoire, sciences physiques, etc.) soient «rognés» pour laisser place à «l’accompagnement personnalisé», deux heures hebdomadaires de travail en petits groupes: apprentissage de méthodes, expression orale, soutien ou approfondissement…

A propos de l'histoire-géo

Réagissant à la signature d’une pétition contre la suppression de l’histoire-géographie en terminale S, signée par des universitaires et responsables politiques, le Snalc a déclaré lundi «que la réforme du lycée constitue une agression sans précédent à l’encontre des matières scolaires».


«Cette évolution fait suite à la généralisation du discours "pédagogiste" qui, au nom de pseudo "compétences", tend à brouiller les contenus disciplinaires et sert, pour la énième fois, de prétexte à l’abandon progressif de la transmission du savoir», a indiqué le Snalc dans un communiqué distinct.


La réforme rendra optionnelle l’histoire-géographie en terminale S, recentrée sur les sciences. En revanche, les lycéens de la filière S auront quatre heures d’histoire en première (contre 2h30 actuellement).

(Source AFP)

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 09:13
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Chaque journal télévisé apporte à la rubrique «grippe H1N1» son lot d’images. D’un coté, des reportages dramatisant les cas graves, bien réels, mais peu nombreux, de personnes ayant développé des complications nécessitant des soins lourds et prolongés.


De l’autre les files d’attentes interminables de familles, avec des enfants parfois très jeunes contraints d’attendre des heures, dans des conditions précaires pour accéder à la vaccination.


Ces deux images résument assez bien les contradictions dans lesquelles le gouvernement se débat du fait de ses choix politiques


«Politique de la peur»


R. Bachelot et le gouvernement n’ont guère de scrupules sur les moyens. Faute de convaincre, la peur devient leur principal argument.

Reportages sur des enfants ayant «miraculeusement» survécu, personnes ayant une atteinte grave et peut être définitive de leur système respiratoire, dramatisation sur 2 cas de virus muté…. Le «choc des images» est là pour court-circuiter la réflexion, et la méthode Coué remplace les arguments.


La palme de cette communication par la peur revient sans doute à Roselyne Bachelot se proposant d’emmener des collégiens peu convaincus voir, dans un service hospitalier, des enfants de leur âge aux poumons détruits.


Cet appel à l’irrationnel ne peut qu’amplifier en miroir, la version du «grand complot» des laboratoires ayant sciemment répandu la maladie pour vendre les vaccins et autres arguments délirants largement véhiculés sur internet.

Là où une politique de santé publique devrait chercher à expliquer et à convaincre pour permettre à chacun de comprendre l’intérêt et le risque de choix thérapeutiques, la propagande gouvernementale et son appel à l’irrationnel laissent des millions de familles dans la perplexité et l’angoisse face aux décisions à prendre.


Improvisation et saturation du dispositif de vaccination


Parallélement, le gouvernement s’avère incapable de faire face à l’afflux très modéré de personnes vers les centres de vaccination : files d’attentes et délais deviennent insupportables.


Les conditions dans lesquelles s’effectue la vaccination sont problématiques.

Les réquisitions rendant obligatoire la participation de professionnels censés au départ être volontaire provoquent la colère des intéressés.

C’est ainsi que les étudiants infirmiers ont manifesté devant le ministère, refusant les réquisitions et la suppression de leurs cours qui mettent en péril leurs études.


On mesure devant ces difficultés ce que serait la situation face à une brusque accélération de l’épidémie, ou à une mutation du virus, rendant celui ci plus virulent !


Le pouvoir paye ainsi ses choix politiques: celui d’une vaccination systématique dont le but était prioritairement le maintien au travail à tout prix des salariés (et non le souci de leur santé) dans un contexte d’affaiblissement depuis des années du service public de santé, seul apte à structurer et à coordonner la réponse à une situation exceptionnelle avec l’ensemble des professionnels.


Improvisation également dans les indications du nombre de doses à faire et du type de vaccins à utiliser.

D’autres choix étaient possibles, s’appuyant sur une politique d’information honnête et claire de la population, une vraie politique de prévention, une vaccination ciblée sur des personnes vulnérables, la fermeture temporaire si nécessaire d’entreprises ou d’établissements, avec maintien intégral du salaire.


Mais de tels choix relèvent d’une autre politique.


J.C. Delavigne


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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 09:11
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Dimanche soir, 6 décembre, à l'appel de Greenpeace, des militants de cette organisation, du NPA, du Crilan, d'Europe Ecologie, et de la Gauche unitaire se sont réunis auprès de la gare maritime de Cherbourg pour dénoncer l'arrivée d'un convoi de matières nucléaires destiné à l'exportation vers la Russie.


Un train en provenance de l'usine de Pierrelatte était attendu sur le port de Cherbourg pour y transborder des conteneurs de déchets d'uranium sur le cargo Kapitan Lus, destination la Russie.


Greenpeace réclame un moratoire sur les exportations en direction de la Russie, dans l'attente des résultats d'une enquête commanditée par le ministre de l'Environnement, Jean-Louis Borloo. Or AREVA ne peut plus attendre, ils ne savent plus quoi faire des déchets nucléaires dont les stocks débordent à Pierrelatte.


Sous prétexte d'aller recycler nos déchets en Russie, on ne fait que les abandonner ailleurs, comme l'a prouvé une enquête de Libération pour qui «13% des déchetsradioactifs français produits par EDF se retrouvent en plein airen Sibérie dans une ville interdite d'accès" .


Et selon un rapport du Service de défense de sécurité et d'intelligence économique "depuis 2006, 33.000 tonnes d'uranium ont été exportées vers la Russie (dont 23.540 tonnes d'uranium appauvri) et seulement 3.090 tonnes ont été réexpédiées en France".


C'est pour dénoncer ce mensonge et la reprise des exportations de déchets que Yannick Rousselet, chargé du nucléaire àGreenpeace s'est enchaîné à la voie ferrée pour empêcher l'arrivée du train. Il a été délogé par les forces de l'ordre peu après 7h30 lundi matin, après plus de 2 heures de résistance, et placé en garde à vue.


Le train est arrivé à destination peu avant 8h30.

Le jour de l'ouverture du sommet de Copenhague, au moment où on essaye de nous faire passer le nucléaire pour la solution au réchauffement climatique, on voit aujourd'hui encore les preuves de l'opacité de la filière nucléaire et les preuves de son irresponsabilité.


Le NPA affirme qu'il faut organiser un programme public de développement de l'énergie solaire et des énergies non polluantes, financé par la réorganisation des crédits massivement alloués au nucléaire et sortir ainsi progressivement du nucléaire. C'est l'une des propositions du NPA pour des solutions écologiques et sociale à la crise climatique.


Comité NPA de Cherbourg.

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 08:58

mardi 08 décembre 2009 Ouest France
La cour d'appel de Rennes vient d'ordonner l'arrêt des huit éoliennes de 120 m de haut situées sur les hauteurs de Cast, Châteaulin et Plomodiern.

L'association pour la protection du Menez-Quelc'h et de Saint-Gildas, composée des riverains de ces machines qui fonctionnent depuis octobre 2006, avait déposé en janvier 2008 une demande de référé demandant l'arrêt total des machines.

Ils se plaignaient de maux de tête causés par le bruit des pales. Le constructeur avait fait appel.

Le gérant de quatre machines refuse, lui, d'obtempérer. Il estime que tous les travaux nécessaires ont été réalisés. Mais la cour d'appel précise qu'aucun argument technique n'a été porté à sa connaissance sur ces changements.
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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 08:56
Ikéa : CFDT et CGT engagent une démarche en référé

Concernant le magasin Ikéa, l’intersyndicale CFDT-CGT entend « maintenir la mobilisation » et prévoit « un blocage complet du Froutven le dimanche 13 décembre ». Elle engage par ailleurs « une démarche en référé pour la fermeture du magasin le 13 décembre».


« Malgré les procès-verbaux dressés par les sept inspecteurs de travail présents sur le site le dimanche 6 décembre, M. Ménage, directeur d’Ikéa, s’obstine à ouvrir le 13 décembre prochain et provoque ainsi l’ensemble des acteurs politiques, syndicaux ayant permis l’équilibre établi sur les ouvertures des commerces, depuis 20 ans dans le pays de Brest et plus largement dans le Finistère », déclarent la CFDT et la CGT.

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 08:47
Vent de fronde générale contre la réforme


8 décembre 2009 -Le Télégramme


La fièvre monte dans les IUFM. Une fronde menée de façon inédite par les directeurs eux-mêmes. Ils dénoncent la réforme de la formation des professeurs des écoles menée contre toutes leurs propositions.


«C'est sans doute la première fois que vous voyez un directeur d'IUFM distribuer un tract». Hier, Serge Richard, le directeur de l'Institut universitaire de formation des maîtres, avait du mal à cacher sa profonde irritation. «Je suis d'habitude très réservé et j'applique les consignes, explique-t-il. Mais là, je suis très inquiet sur le contenu de la réforme concernant les professeurs des écoles et c'est un sentiment partagé par l'ensemble des directeurs». En cause, la mastérisation (bac+5) de la formation. Actuellement, les professeurs des écoles suivent le cursus licence, année de préparation, concours et année de formation comme professeur stagiaire. La réforme prévoit l'obtention du master avant le concours et l'année de formation.

«On s'éloigne du métier»

«Nous nous éloignons du métier d'enseignant, souligne Serge Richard. Ce qui se prépare est très dangereux. Les parents d'élèves vont voir arriver des enseignants qui n'auront pas eu la formation au métier. Aujourd'hui, les professeurs des écoles sont formés sur huit champs disciplinaires différents: français, maths, histoire-géo, etc. Après, un titulaire d'un master de biologie pourra réussir le concours sans que l'on n'ait aucune garantie sur le niveau dans les autres disciplines. Enseigner ce n'est pas seulement maîtriser des savoirs, c'est aussi les transmettre et s'adapter à des publics spécifiques, des besoins particuliers».

«Tout était bouclé d'avance»

Le directeur de l'IUFM est d'autant plus remonté que la concertation annoncée par le gouvernement a été faussée. «En juin dernier, la commission nationale de concertation sur cette réforme se réunissait et en juin et juillet des décrets et circulaires étaient publiés. Nous avons été désarçonnés. Nous avons eu la surprise totale de découvrir des propositions à contre sens des réunions de concertation. C'était stupéfiant. Tout était bouclé d'avance. Nous étions d'accord pour accepter l'intégration à l'université, l'idée de la mastérisation mais pas dans ces conditions».

Journée d'action le 15 décembre


L'alerte, sonnée par les formateurs d'enseignants, risque de se propager très vite. Pour les syndicats, ce sont les fondamentaux de l'école qui sont mis à mal. Les enseignants présents hier à l'IUFM ont dénoncé «un mépris affiché insupportable». «C'est la mort annoncée de l'école maternelle». L'irritation a été portée à son comble quand ils ont appris que le projet final serait présenté publiquement le 23décembre prochain, en pleines vacances, le tout étant opérationnel pour la rentrée 2010. Une journée d'action intersyndicale est prévue le 15décembre prochain.

  • Ronan Larvor
Les IUFM en lutte, partout en France (Libération)

La quasi-totalité des 32 Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) étaient mobilisés lundi contre l’actuel projet gouvernemental de réforme de la formation des enseignants.


 

Manifestation de stagiaires et formateurs de l'IUFM d'Aquitaine, le 13 février 2009 à Bordeaux

Manifestation de stagiaires et formateurs de l'IUFM d'Aquitaine, le 13 février 2009 à Bordeaux (AFP Pierre Andrieu)

Les Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) étaient mobilisés lundi, à l’initiative de leurs directeurs, contre l’actuel projet gouvernemental de réforme de la formation des enseignants, via l’organisation de tables rondes et de conférences de presse.


La «quasi-totalité» des 32 IUFM et de leurs quelque 130 sites organisaient des actions décentralisées, sous forme de campagnes d’information, notamment auprès de la presse locale.


A Bordeaux, quelque 200 étudiants et personnels de l’IUFM ont défilé contre «la mort de notre système de formation des maîtres». Une délégation a été reçue au conseil général de la Gironde et une autre s’est présentée devant des élus du conseil régional d’Aquitaine.

Les manifestants ont remis symboliquement aux élus une sculpture faite à partir «de morceaux des ouvrages des grands auteurs de la pédagogie française» représentant «la mort de notre formation», a indiqué à l’AFP Pascal Grassétie, un professeur formateur.


A Toulouse, une vingtaine d’enseignants du collectif «Enseigner est un métier qui s’apprend» se sont rassemblés une heure à la mi-journée sur la place du Capitole pour une distribution de tracts.

«La réforme des IUFM, c’est la fin de la formation, remplacée par le recrutement d’enseignants qui prendront leur poste après une préparation académique à l’université, mais sans formation pédagogique, parfois même sans stage en situation scolaire concrète», a déclaré à l’AFP un enseignant en IUFM, Jean-François Grelier.


Cette mobilisation était organisée à l’appel des directeurs d’IUFM eux-mêmes, ce qui constitue «une première» et révèle «une vraie coupure entre les directeurs et les ministères» de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur, a-t-on expliqué à la CDIUFM.

C’est «un galop d’essai» avant la journée du 15 décembre pour laquelle «on peut parier sur une grève extrêmement suivie dans les IUFM», selon Jean-François Grelier.

Journée de mobilisation le 15 décembre

La journée du 15 décembre est organisée à l’appel d’une large intersyndicale composée notamment des syndicats lycéens, de l’organisation étudiante Unef et des parents d’élèves de la FCPE. Le Sgen-CFDT a déposé des préavis de grève.


Les groupes de travail technique sur cette réforme, qui se sont réunis jusqu’en novembre et auxquels la CDIUFM a participé, laissaient présager «une issue positive», mais les arbitrages rendus le 13 novembre par les ministres Luc Chatel et Valérie Pécresse ont suscité «la déception et l’incompréhension», d’où l’appel à la journée de lundi, a-t-on expliqué.

La réforme en question prévoit le recrutement des professeurs au niveau master 2 (bac+5), des épreuves plus axées sur les disciplines que sur la pédagogie et de confier la formation aux universités via des masters plutôt généralistes.


Les directeurs d’IUFM souhaitent eux «une formation en alternance de qualité, universitaire et professionnalisante, et des concours qui prennent en compte les aspects pédagogiques et didactiques dès les épreuves d’admissibilité». Ils élaboreront des propositions alternatives dans les jours qui viennent.

Réforme des IUFM : les enjeux du refus (Libération Lyon)
ENSEIGNEMENT - Dans l'indifférence quasi générale, la France s'apprête à abandonner la formation très spécifique qu'elle donnait jusqu'à présent à ses enseignants.

Les Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) avaient pris la suite des Ecoles Normales pour former spécifiquement les professeurs d'écoles et de l'enseignement secondaire. A leur place, dès la rentrée prochaine, les formations seront assurées à la fac.

 Elles prépareront les étudiants aux matières à transmettre, beaucoup moins à la transmission elle-même, à la pédagogie. Hostile à cette évolution, le mouvement des enseignants des IUFM ne faiblit guère.

 Mais ne forcit pas non plus, n'emporte pas l'opinion. A cause d'enjeux mal compris, mal expliqués ? Ou d'une formation mal connue depuis la disparition des Ecoles Normales ?

 La conférence des directeurs d'IUFM se mobilise à son tour et une journée était organisée ce lundi partout en France (lire). A Lyon, portes ouvertes en cours. Et sur LibéLyon, petit cours de rattrapage en compagnie d'enseignants de l'IUFM de Lyon, pour ceux qui ne se seraient pas encore intéressés à ce mouvement important pour l'avenir de l'éducation. Ou pour ceux qui n'en comprendraient pas les enjeux...

Quelle formation actuellement ?


Pour l'instant, les professeurs postulants sont recrutés à la sortie de leur licence (bac + 3), puis une première année les prépare au concours. Ils y acquièrent les savoirs disciplinaires généralistes allant de la maternelle au CM2, tout en suivant des stages d'observation, puis de pratique accompagnée.


A ce stade, ils se préparent déjà à leur métier, mais n'ont pas de responsabilité de classe. Puis au terme de cette première année, s'ils réussissent leur concours, ils suivent la deuxième année, en alternance cette fois. Deux tiers du temps à l'IUFM, un tiers en stage, où ils sont suivis, inspectés, conseillés par des collègues, des directeurs d"établissements, des universitaires. Cette deuxième année est payée. Elle comptera pour leur retraite. Ils sont déjà fonctionnaires, achèvent de se former complètement, de se préparer à enseigner, sans avoir à gagner leur vie.


Quelle formation demain ?


A partir de la rentrée, les enseignants, qu'ils se préparent au Capes ou à devenir professeurs des écoles, ne mettront plus les pieds dans des Instituts spécialisés. Ils seront formés à la fac, avec des étudiants qui préparant d'autres métiers liés à l'enseignement. Ils intègreront des filières de master 1 (première année après la licence). Mais ils y accèderont sans filtre, alors que les IUFM observent une sorte de numerus clausus, évitant de former beaucoup plus d'enseignants qu'il n'en faut.


Au début de cette première année année de master, les étudiants passeront, le 15 septembre, les épreuves écrites d'admissibilité à l'année suivante, le master 2. Ils auront ensuite un an, s'ils réussissent le concours, pour préparer leurs oraux, programmés en mai, tout en suivant les mêmes cours d'acquisition des savoirs que leurs camarades de master 1. La dernière année ne leur sera plus payée. "Une forme de sélection sociale", estime Michèle Lusetti, enseignante à l'IUFM de Lyon.


L'enjeu des stages


Pour l'instant, les stages sont obligatoires et très encadrés à l'IUFM. Ils deviendront facultatifs, et payés (3.000 euros pour cent-huit heures). Ce qui pose deux problèmes distincts. "On pourra, dénonce Nicole Orthous, enseignante à l'IUFM de Lyon, terminer son master 2 sans avoir jamais mis les pieds dans une école."


L'un de ses collègues, Michel Driol, ajoute : "Ceux qui n'auront pas de soucis matériels pourront prendre le temps de préparer leurs oraux en master 1 au lieu de faire des stages. Les autres seront en stage, mais ils travailleront réellement, sans avoir le temps d'étudier. Ils seront en responsabilité.


Cela coûtera moins cher mais qui voudrait cela pour ses enfants ?" Verra-t-on dans les collèges des étudiants en master 1 remplacer au pied levé les professeurs malades, sous couvert de stages ? Troisième souci, logistique, les IUFM se chargeaient, avec les rectorats, de placer leurs stagiaires dans les écoles. Qu'en sera-t-il à la fac ? Devront-ils démarcher eux-mêmes les écoles ? Les postes administratifs des IUFM seront-ils transférés aux universités ?


Une identité professionnelle menacée


"Cette réforme, estime Nicole Orthous, signifie la fin de la prise en charge par l'Etat de la formation des enseignants". Une vraie spécificité française disparaitrait. Former des enseignants, comme des infirmières ou des policiers, dans des écoles spécialisées remonte au 18e siècle.


"En transférant à l'université la formation des enseignants, nous nous trouverons avec une diversité de plus en plus grande des publics, pour des formations de plus en plus courtes. Ce qui signifie que cet enseignement sera réservé aux élites, aux étudiants capables de suivre", assure Vincent Massart-Laluc, également enseignant à Lyon. "L'idée qu'il faut retenir, soupire enfin Michel Driol, c'est qu'enseigner n'est plus considéré comme un métier à part entière, qui s'apprend, mais comme une simple transmission de savoir, à un public captif."


Olivier BERTRAND


Le blog du mouvement : http://collectifiufmlyon.blogspot.com/

 

Les IUFM mobilisés contre la réforme de leurs cursus
(Le Monde)

 

La réforme de la formation des enseignants, voulu par la ministre de la recherche, Valérie Pécresse, et par le ministre de l'éducation nationale, Luc Chatel, n'en finit pas de semer le trouble dans les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM). La quasi-totalité des 32 IUFM de France étaient mobilisés contre le projet, lundi 7 décembre, à l'initiative de leurs directeurs.

Ainsi, à midi, l'amphithéâtre de l'IUFM de Paris IV, dans le 16e arrondissement, ne suffisait pas à accueillir tout le monde. Professeurs et élèves y ont débattu des conséquences de la mastérisation du cursus des futurs professeurs. Le principe de la réforme est simple : élever les niveaux des enseignants en les recrutant à bac + 5 contre bac + 3 aujourd'hui. A la sortie, deux sentiments dominent : défiance et inquiétude.


"La mastérisation est d'abord une chance pour les enseignants et les élèves" écrivaient pourtant les deux ministres, le 18 novembre, dans une tribune publiée dans Le Monde. Un discours qui a laissé impassible un corps enseignant échaudé par la politique menée par Xavier Darcos, père spirituel de cette réforme. Ainsi, Thomas, professeur des écoles stagiaire, voit dans ce projet la poursuite de la stratégie du "moins disant économique" : "non-remplacement de professeurs, augmentation du nombre de classes surchargées, suppression du Réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased)...  Au vu de la politique générale du gouvernement concernant l'éducation nationale, on peut légitimement s'inquiéter de toute initiative."


"LE BAGAGE QUE L'ON NOUS PROPOSE EST DÉJÀ TRÈS FAIBLE"


La réforme prévoit le recrutement d'enseignants qui prendront leur poste après une préparation académique à l'université, mais sans formation pédagogique dans les IUFM et parfois même sans stage en situation scolaire concrète. Dans le plan gouvernemental, les stages sont seulement "conseillés". Un changement minime pour Gabriela, selon qui la formation pédagogique délivrée par les IUFM est de toute façon "largement insuffisante".


"Nous avons un jour de formation pédagogique par semaine, explique l'étudiante, le bagage que l'on nous propose est déjà très faible"."Il y a des insuffisances, c'est vrai, admet Thomas, on nous apprend à transmettre des connaissances, mais on ne nous donne aucune clé pour bien gérer un groupe. Ce n'est pas pour autant qu'il faut faire table rase d'un système qui fonctionne, nuance l'étudiant, au contraire, il faut l'améliorer."


Pour Elsa, le virage que prend l'éducation nationale en modifiant son mode de recrutement la conduit vers un "système à l'anglo-saxonne". "Bientôt, à l'issue du concours nous n'aurons plus de poste assuré. Nous devrons postuler auprès des écoles, collèges ou lycées en fonction des besoins, comme dans une entreprise." Une école publique qui suivrait le modèle de recrutement du privé... "C'est cette dérive que nous pouvons craindre."


Eric Nunès

 

 

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 08:39

8 décembre 2009 à 08h23 - Le Télégramme


Le collectif finistérien de résistance à «Base élèves» déposera demain, à 9h, comme dans une vingtaine de départements français, une plainte contre X devant le tribunal de grande instance de Quimper concernant la mise en place du fichier «Baseélèves».


Utilisé depuis 2007, il s'agit d'une application d'aide à l'inscription des élèves et à la gestion pour les directeurs d'école et les mairies de France.


Depuis son instauration, beaucoup craignent un fichage des enfants et des familles. À l'été 2008, le ministre de l'Éducationnationale Xavier Darcos avait d'ailleurs pris la décision de retirer les informations à polémique comme la nationalité, l'année d'arrivée en France, l'enseignement de la langue et la culture d'origine.


Le collectif juge cette collecte illégale et appelle les parents à porter plainte au motif qu'elle nécessite une autorisation de la commission nationale de l'informatique et des libertés, que les familles sont peu informées de son existence et que la sécurisation des données est inexistante.


«Il est désormais impossible de refuser le fichage dans Base élèves», précise le collectif.

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 15:00
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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 14:35


Nantes Correspondant Le Monde


"Notre boulot nous a toujours tirés vers le haut. Si on le perd, on devient quoi ?"


Victime d'un accident vasculaire cérébral en 1995, Guy Douaud, ancien ouvrier pâtissier, a repris pied deux ans plus tard lorsqu'il a intégré Earta (entreprise adaptée de réinsertion des traumatisés crâniens), dans la banlieue de Nantes. Fondé par le professeur de médecine Jean-François Mathé, ce projet social menace de voler en éclats.


Trente licenciements, touchant 23 salariés handicapés, sont annoncés sur un effectif de 96 personnes. La société, spécialisée dans le conditionnement et l'entretien d'espaces verts, affiche près de 200 000 euros de pertes. Le personnel oscille entre colère et incrédulité. "Jusqu'à 2007, la situation était saine, rappelle Sylvie Martin, commerciale, déléguée syndicale FO. La preuve : à l'époque, on a eu une prime d'intéressement égale à un mois de salaire." Les salariés dénoncent des "erreurs de gestion" et "de nombreuses dépenses non justifiées". "Les charges externes ont augmenté de plus de 30 %", pointe Jean-Charles Santos, 49 ans, secrétaire du comité d'entreprise, arrivé en 1999 après une grave épilepsie. "Si on voulait couler l'entreprise, on ne s'y prendrait pas autrement", renchérit un cadre, sous couvert d'anonymat.


"Régression insupportable"


Les salariés redoutent le scénario d'un dépôt de bilan avec reprise de l'activité sous le statut d'établissement et service d'aide par le travail (ESAT). "Dans la structure actuelle, les salaires des personnes handicapées sont financés à 55 % par l'Etat, relève Mme Martin. Dans les ESAT, tous les postes, même administratifs, sont pris en charge à 100 %. Cette option signifierait une régression insupportable pour les personnes handicapées. Car en ESAT, le travailleur handicapé n'est pas reconnu comme salarié."


Daniel Delmas, l'un des deux cogérants d'Earta, refuse "de polémiquer". La crise, dit-il, est seule coupable. "Nos commandes d'activité sont en chute libre. Nos propres donneurs d'ordre subissent de plein fouet la récession économique. En tant que sous-traitant, on se retrouve durement impacté."


"On nous prend pour des moins que rien, fulmine Béatrice Denis, 41 ans, accidentée de la route à 11 mois. On ose nous dire que l'on n'est pas rentable. On veut aussi nous faire croire qu'il s'agit d'un plan de survie, mais comment fonctionner avec un tiers de l'effectif en moins et la suppression du pôle commercial ?"


Depuis l'annonce du plan social, le personnel "valide" et les 76 salariés handicapés gèrent au mieux "les crises d'angoisse et de larmes". "Déjà, pour les personnes en bonne santé, ce sera dur de retrouver du boulot, souligne MmeMais pour les handicapés, c'est terrible. Certains risquent de se retrouver à la rue." "Si demain je me retrouve sur le carreau, pour moi, c'est fini, assène Guy Douaud, 52 ans. Vous m'imaginez de nouveau sur le marché du travail avec un seul bras ?" Martin.

 

Le cri d'alarme des salariés a été répercuté auprès de la direction du travail, la préfecture et les collectivités locales.


Yan Gauchard
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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 11:36
Bernard Thibault veut accélérer la mutation de la CGT(Le Monde)
La CGT s’adoucit en douce (Libération)

"Moins arc-bouté sur une contestation pure et dure, le syndicat, qui entame aujourd’hui son 49e congrès, doit convaincre sa base"...

 

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 De quoi on se demande?

 

 

Alors, on peut poser une question?


Est-ce qu'on a déjà vu une direction "dure" pousser à l'action une base toute "molle"? Pourquoi c'est toujours l'inverse?


Pourquoi la tête est toujours "molle" et la base "dure".


Pourquoi est-ce qu'il "faut bien" toujours, que ce soient les chefs d'en haut qui essaient de convaincre ceux d'en bas, des syndicats et partis de gauche, de bien vouloir "s'adapter", de faire le moins de bruit possible pendant que les riches s'empiffrent, de se résigner à perdre des "avantages acquis" pendant que les profits s'accroissent, d'accepter puisqu'il "faut bien" les "réformes"? Celles de Sarko ici en ce moment, en l'occurence?


Pourquoi, c'est toujours à ceux d'en bas de devoir "faire des efforts" pour faire plaisir à ceux d'en haut, (qui disent même pas merci) et qui ne souffrent pas des crises eux ? Pourquoi les "dirigeants" qui semblent pousser vers cela, semblent-ils plus proches de leurs soit-disant "adversaires" que des gens qui font l'effort de payer des cotisations, pour payer les salaires d'une pléthore de permanents qui n'aiment décidément pas le "conflit" et préfèrent la "négociation". 


Voilà une question qu'elle est bonne et dont on n'aura pas la réponse!

 

Allez j'en risque une:

Parce que  "La mer était mauvaise mais la soupe était bonne!"

Jacques Prévert "La pêche à la baleine"

 


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Contactez le NPA du Finistère

 

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Le blog sur les

questions maritimes

L'autre grenelle de la mer

 

Le blog de solidarité avec

les camarades arabes

Revolution arabe 

 

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diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

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Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


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Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

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  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

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robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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st nnonon

 

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