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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 10:56



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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 10:49

Du 7 au 11 décembre, la CGT va tenir son 49e congrès confédéral. À l’approche de ce rendez-vous, les critiques fusent à l’égard de la direction.

À l’approche de son 49e congrès, la direction de la CGT n’a que peu de succès à présenter pour son bilan depuis l’an dernier et cela fait plus que transpirer, tant dans les documents préparatoires que dans les réunions de la Commission exécutive confédérale ou les couloirs du siège de Montreuil.


Et pourtant, pas un regret, pas une critique, à peine une interrogation dans le rapport d’activité ! Cela pourrait déboucher sur un record de votes contre ce rapport. Seuls le filtrage des délégations et la comptabilisation des votes (seuls les rejets exprimés dans un compte rendu sont comptabilisés, toutes les autres voix étant considérées « pour »), pourront camoufler les désaveux qui s’expriment à la base.


De la lourde défaite sur les retraites au calamiteux enchaînement des journées d’action espacées qui a dilapidé le potentiel de mobilisation apparu de janvier à mars, la stratégie confédérale basée sur le syndicalisme rassemblé et la priorité donnée au dialogue social comme principal objectif des mobilisations ont largement contribué à la dégradation du rapport de forces de ces derniers mois.


L’organisation et le soutien de la lutte des sans-papiers, à l’initiative d’équipes militantes déterminées mais souvent isolées, sont d’autant plus à saluer que le développement du chômage peut fournir le terreau des pires régressions.


Plus grave encore, l’état de l’organisation reflète le désarroi des équipes combatives et l’incompétence des bureaucrates qui ont pris place dans l’appareil dans les décombres laissés par le stalinisme.


Les batailles bureaucratiques sont visibles tant au niveau d’unions départementales que dans la construction de la direction confédérale où Thibault se constitue une garde rapprochée pour conduire les réformes internes et assurer sa succession. Et les vieilles méthodes ne sont pas oubliées : construction de structures parallèles à celles qui ne sont pas dans la ligne, dé-mandatement de militants critiques.


Syndicalisme en berne


L’affaiblissement du mouvement syndical en général et de la CGT en particulier est sensible dès la fin des années 1970. La succession des gouvernements de gauche, trahissant les espoirs des travailleurs avec l’accompagnement complaisant des directions syndicales, a accéléré les processus de désyndicalisation, la déstabilisation politique des équipes militantes et le rejet viscéral de la « politique ».


Dans le même temps, la casse du monde du travail avec les restructurations, les externalisations, le développement de la sous-traitance, la précarisation de l’emploi et la répression ont individualisé les statuts et fait reculer les résistances collectives. Au final, un redoutable fossé s’est creusé entre les travailleurs et le syndicalisme.


C’est à ces difficultés que prétend répondre la direction confédérale, à sa manière : dépolitisation de l’action syndicale (version CGT du recentrage initié par la CFDT dans les années 1980), soit un refus d’engager un affrontement global contre la politique du gouvernement légitimé par les élections ; organisation systématique de la démobilisation (régimes spéciaux de retraites, grève à la SNCF, manifestations contre la « crise ») ; abandon de tout mot d’ordre capable d’asseoir des mobilisations ; refus de la coordination voire dénonciation des luttes contre les licenciements et fermetures de sites en raison de luttes trop radicales (Continental, New Fabris) ou sous le faux prétexte d’acceptation de primes, soit un renoncement à la bataille pour le maintien de l’emploi (Conti, Freescale) ; contribution à une réforme de la représentativité qui rend les syndicats plus dépendants de l’État et la modification de l’organisation de la Confé-dération visant à aggraver la main mise des sommets de l’appareil sur les structures de base ; tentative désespérée de se tourner vers les jeunes, peu réceptifs au langage et aux méthodes d’un syndicalisme enlisé dans les compromis.


Face à cette situation, de nombreuses critiques émergent des syndicats, des unions locales, voire de certaines unions départementales. Les luttes contre les licenciements et les fermetures de sites mettent en avant des équipes syndicales qui refusent la stratégie confédérale. Les manifestations du 17 septembre et du 22 octobre ont rendu visibles des revendications, une combativité en rupture avec la direction confédérale.

 

C’est une partie de ces critiques éparses que la candidature de Jean-Pierre Delannoy, responsable de la métallurgie du Nord-Pas-de-Calais, exprime en leur donnant la possibilité de se faire connaître, tant dans le congrès que plus largement et de façon plus durable.


La méthode de sélection des délégués (jeunes, femmes, ICT1), triés sur le volet par l’appareil, en font une masse de manœuvre facilement manipulable dans le congrès par la direction. Mais il reste toujours possible que l’air frais d’une lutte, le refus d’une manœuvre bureaucratique fassent sortir le congrès des rails posés par Thibault.


Camille

1. Ingénieurs cadres techniciens

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 10:47
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Début décembre, le gouvernement doit statuer sur le « grand emprunt », une nouvelle manière de racketter les fonds publics au profit des industriels et de la finance.


Sarkozy l’avait annoncé solennellement devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles, le 22 juin dernier.


Opposant « bon » et « mauvais » déficit, il avait confirmé sa volonté de poursuivre les réformes qui s’attaquent aux droits sociaux et aux services publics pour privilégier les « dépenses d’avenir ». Il était alors question, pour ce grand emprunt national, de 100 milliards d’euros et d’une souscription publique auprès des particuliers.


Le montant en sera finalement de 35 milliards, dont 22 milliards seront levés sur les marchés financiers, le reste étant constitué par les montants remboursés à l’État par les banques. Sarkozy, qui voulait en faire une manifestation large d’union sacrée face à la crise, a dû en rabattre sur le projet initial tant son gouvernement et lui-même sont impopulaires, tant il est évident, dans de larges couches de la population, que cet emprunt, dans la continuité des plans de relance, ne serait destiné qu’à servir l’intérêt de ceux-là mêmes qui sont responsables de la crise.


Mais il a tout de même réussi à y associer des personnalités de gauche et les confédérations syndicales. C’est l’ancien Premier ministre socialiste, Rocard, qui a présidé, avec Juppé, de l’UMP, la commission chargée d’étudier les détails de l’emprunt, et toutes les confédérations syndicales se sont prêtées complaisamment à la concertation à laquelle les invitait Sarkozy, en tant que « partenaires sociaux », avec le Medef, comme elles le font sur bien d’autres sujets.


Or si certaines, comme la CGT, estiment ne pas avoir été entendues, ce n’est pas le cas du Medef, qui peut s’estimer satisfait sur toute la ligne.
Les milliards du grand emprunt seront en effet principalement consacrés à la recherche et au développement de « technologies d’avenir », dépenses parmi celles qui coûtent le plus cher aux entreprises sans assurance de rentabilité immédiate. Mais l’État va les prendre à sa charge sans exercer aucune contrainte en contrepartie.


Deux à trois milliards pourraient ainsi être utilisés pour construire un réseau à très haut débit en fibre optique dans les zones moyennement ou peu peuplées du pays. Un investissement lourd que l’État assurera en confiant la réalisation aux industriels du secteur, auxquels il offre par la même occasion un marché énorme.


800 millions sont réclamés par Airbus pour financer les recherches en matière de « transports d’avenir ». Les 16 milliards qui seraient consacrés aux universités et à la recherche – encore un vœu du Medef –, s’inscrivent dans le cadre des réformes qui renforcent les partenariats entre le privé et le public, la constitution de campus d’excellence, toutes choses qui conduisent à la privatisation de l’enseignement supérieur et de la recherche.


Il y a eu beaucoup de critiques, dans les médias et dans la classe politique, mais la grande majorité d’entre elles porte sur l’ampleur des déficits que cet emprunt va encore creuser et sur la nécessité de réduire, de comprimer… les dépenses publiques, d’accentuer les politiques d’austérité, de supprimer un plus grand nombre de postes de fonctionnaires, de sabrer encore dans les régimes de retraite.


Le Medef et le gouvernement sont les premiers à le dire.

Le ministre du Budget, Éric Woerth, a promis à plusieurs reprises des « ajustements très importants » des dépenses publiques dans les prochaines années, et il a annoncé tout dernièrement, en lien avec le grand emprunt, qu’il allait demander des « efforts de productivité » aux opérateurs publics tels que l’Institut géographique national (IGN), la Météo, les Agences régionales de santé ou l’Institut national du cancer.


Le gouvernement sert exclusivement les intérêts des gros actionnaires de l’industrie et des sociétés de finance. C’est essentiellement cette politique qui augmente la dette à des rythmes tels que l’État français va devoir lever
250 milliards d’euros tous les ans à partir de 2010 sur les marchés financiers, c’est-à-dire en empruntant aux mêmes que ceux qu’il a subventionnés grassement, en leur offrant ainsi une nouvelle source d’enrichissement.
C’est une politique qui conduit à sa faillite.


À la catastrophe annoncée, il n’y a qu’une réponse qui corresponde à l’intérêt collectif : l’annulation de la dette publique, l’expropriation des banques et des sociétés de finance pour constituer un service bancaire unique sous contrôle de la population.


Galia Trépère

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 10:40

Ouest France, Le Télégramme, Libération

A Nantes.


Militants syndicaux ou associatifs, salariés du commerce, élus de gauche : 300 personnes se sont rassemblées ce dimanche 6 décembre à 10 h, devant le magasin Ikea de Nantes.

Elles protestaient contre l’ouverture du magasin, pour la première fois un dimanche à Nantes. Les manifestants ont empêché les clients d’entrer dans le magasin. Quelques heurts se sont produits. Pour calmer les esprits, la direction d’Ikea a décidé de fermer les grilles, temporairement, vers 10 h 30.

Vers 12 h 15, les manifestants sont repartis. Le magasin a immédiatement rouvert ses portes.



A Brest. (vidéo Télégramme)

Élus de Brest et de Guipavas, syndiqués CGT, FO et CFDT, ils étaient une centaine dès 9 h ce matin à empêcher -les accès au magasin Ikéa, zone du Froutven.

S’appuyant sur une loi de 2008, mais en dépit d’un arrêté préfectoral de 1975, l’enseigne d’ameublement avait annoncé son ouverture exceptionnelle, les dimanches 6 et 13 décembre.

Malgré le blocus, les clients ont pu accéder à pied au magasin. Beaucoup en sont ressortis avec des sapins de Noël. Souvent sous les reproches des bloqueurs.

Ouverture contestée d'Ikea à Brest ce dimanche (Libération)

SOCIETE - Une cinquantaine de militants CGT, CFDT et FO, s'appuyant sur un consensus au sein de l'agglomération de Brest, ont bloqué dimanche le parking du magasin Ikea de Guipavas pour protester contre l'ouverture du magasin ce dimanche et le 13 décembre. Dimanche matin, des barrières interdisaient l'accès au parking mais les clients qui se garaient sur les parkings voisins pouvaient accéder à pied au magasin situé dans l'agglomération.

Les manifestants ont annoncé leur intention de rester sur place au moins jusqu'en milieu d'après-midi. "Nous sommes en règle. Un amendement législatif de 2008 autorise les magasins d'ameublement à ouvrir le dimanche. On ne le fait pas pour s'adapter au marché local, mais l'ouverture est justifiée en décembre en raison de Noël", a indiqué à l'AFP John Menage, directeur du magasin. "Ikea est le vilain petit canard. On craint un effet boule de neige. Cela casse le consensus qui existe au niveau de l'agglomération brestoise depuis 20 ans, avec une concertation pour l'ouverture deux dimanches par an", a affirmé Alain Queffelec (PS), maire de Guipavas, présent sur la manifestation aux côtés des syndicalistes et d'élus de Brest Métropole Océane. Dans l'agglomération brestoise, l'ouverture des magasins a été autorisée pour le 20 décembre. A Saint-Herblain, dans la périphérie de Nantes, une tentative d'ouverture d'un autre magasin Ikea ce dimanche a tourné court, a-t-on appris de source policière. "Il y a eu une tentative d'ouverture, mais devant la centaine de personnes présentes", syndicalistes appuyés par des élus, "la raison l'a emporté et le magasin a fermé", a-t-on précisé de même source. Sollicitée par les élus, dont le maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault, la préfecture de Loire-Atlantique avait rappelé vendredi que "aucun magasin d'ameublement ne peut déroger à l'obligation de fermeture dominicale dans le département" en l'absence d'"un nouvel accord des partenaires sociaux (qui) pourrait permettre une abrogation de l'arrêté préfectoral du 16 décembre 1968" pris à la suite d'un tel accord.

(AFP)

 

Appréciez ce délicieux commentaire

"s'appuyant sur un consensus au sein de l'agglomération de Brest"
Que voilà une raison intéressante!!!!
autrement dit, la loi on s'en fout; on a la rue avec nous...La démocratie au panier et vive le fachisme (sic).
Attention c'est à double tranchant! Rappelez vous que les meneurs de la révolution ont à peu près tous finis sous la guillotine.

 

Ma pomme:

Et oui, les travailleur(euse)s de Brest ne donnent pas tous leurs dimanches à leurs divins patrons et on t'emmerde!

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 08:50


Communiqué :

L'assemblée régionale des chômeurs et précaires en lutte, réunie ce soir après la manifestation du 5 décembre dans le cadre des marches régionales, dénonce l'attitude de la préfecture qui adécidé d'interdire une manifestation nationale annoncée depuis plusieurs semaines et dont elle était parfaitement au courant.


Interdits de manifester, les quelque 500 personnes présentes ont alors cherché à rejoindre le centre ville pour se faire entendre; mais les forces de police, en nombre impressionnant, n'ont pas cessé de nous intimider, de nous provoquer, de chercher la confrontation pour justifier des arrestations.


Alors que nous cherchions à nous réunir dans une salle qui nous avait été promise dans la maison des associations, nous avons été pris dans un guet apens entre la responsable des lieux qui, sous l'ordre de la mairie de Rennes, nous en a interdit l'accès, et plusieurs dizaines de policiers de la brigade anti criminalité.


Ceux-ci nous ont alors chargé avec violence, tabassé à la tête (traumatismes crâniens), aspergé de gaz lacrymogène, alors que nous n'avions manifesté aucune agressivité. Ils ont arrêté quatre personnes sous le prétexte aberrant de « jet d'essence » (ce qu'aucun observateur un tant soit peu honnête ne pourra confirmer), et un autre pour une soit disant « violence sur agent », arrêtée en réalité dans le tumulte du lynchage.


Ces arrestations ne sont pas hasardeuses, elles s'inscrivent dans une démarche qui vise à inspirer un sentiment de terreur et d'impuissance à tous ceux qui entendent résister aux politiques réactionnaires, sécuritaires et libérales actuelles.


Cette manifestation fait suite à l'interdiction de la manifestation de soutien aux luttes de l'ouest du 17 octobre à Rennes et à la répression du mouvement lycéen du 1er décembre à Nantes (nombreuses arrestations et blessés). Le gouvernement, pour tuer dans l'oeuf les mouvements de résistance actuels, et notamment les luttes de chômeurs et précaires en extension aujourd'hui, est prêt à tout, y compris à suspendre les plus élémentaires libertés publiques: celles de manifester et de se réunir.


On retiendra également le blocus policier de la ville de Brest lors de la récente venue de Fillon, ou encore la fermeture de tous les Pôle Emploi d'une ville, comme à Quimper récemment, à la moindre annonce de rassemblement.


Nous tenons également à ne pas passer sous silence l'attitude particulièrement honteuse de la mairie « socialiste » de Rennes qui prétend soutenir d'une main les chômeurs et de l'autre recourt aux mêmes méthodes policières que le gouvernement (expulsion de la mairie le 27 novembre, salle retirée à la dernière minute à la maison des associations permettant les arrestations par la BAC).


L'assemblée régionale des chômeurs et précaires lance un appel à amplifier les mouvements de résistance actuels:

Elle appelle à un rassemblement dimanche à 14 h devant le commissariat central de Rennes (boulevard de la Tour d'Auvergne) pour obtenir la libération des personnes interpellées et l'abandon de toutes les charges retenues contre elles.


Contact: mcpl2008@gmail.com

 



Témoignage d'un participant :

Je suis très impressionné par la réactivité des personnes présentes à la manif, notamment les organisations politiques qui ont réagit promptement suite aux incidents d'hier. Je n'ai pas dormi de la nuit en pensant aux camarades matraqués et arrétés. Lorsque nous sortions de l'immeuble où était prévue l'AG, j'ai entendu un flic en civil dire à une passante de ne pas restez là de se dépècher de quitter les lieux...étrange non.

Pour autant, la manif en elle même, de mon point de vue, était un succès, les marches en générale l'ont été aussi. Forte mobilisation à Brest et Rennes, actions inégalées à Quimper depuis des années, actions également à Morlaix (occupation de la mairie), Lannion et St-Brieuc, action à venir sur Lorient.

Un succès d'autant plus que nous n'avons jamais eu les faveurs de la presse, et les actions n'ont guère été relayées. Même sur la manif, il n'y a pas grand choses dans les journaux, j'ai regardé France 3 aujourd'hui : rien de rien!!!

Dans la région, nous avions prévu une réunion pour faire le point sur les marches, et voir comment nous continuons le mouvement. Je pense qu'il serait opportun de la faire à Rennes, et de mettre l'accent sur le soutien aux copains matraqués et arrêtés, qui même s'ils ressortent
libres auront surement des démêlés avec la justice.

Pour ma part, je suis témoin de ce qui s'est passé à Rennes : provocation policière, manoeuvres d'intimidation des forces de l'ordre... les mêmes qu'à Brest mardi, ou dans une moindre mesure à Quimper vendredi!!!

Je reste mobilisé, en tant que syndicaliste, militant politique et aussi salarié dans la lutte contre le chômage, les précarités, les licenciements, et ne devrions pas rajouter les repressions sociales et policières. Nous sommes déterminés, la violence n'est pas dans notre camp, mais dans le camp de l'état et des capitalistes. Je pense qu'actuellement toutes les forces militantes doivent être mis dans la guerre qui s'est installée ici contre le chômage

C'est la lutte qui réunit toutes les autres :

contre le chômage bien sur, mais également pour la hausse des salaire et de meilleures conditions de travail,

les luttes écologiques, pour les transports

le racisme, l'égalité femmes-hommes, les descriminations

contre les repressions : sociales, syndicales....

contre le capitalisme



Thierry Riou
AC ! Quimper

Manifestation des chômeurs à Rennes : 4 gardes à vue prolongées

6 décembre 2009 à 20h40 - Le Télégramme


Les quatre personnes interpellées au cours de la manifestation de chômeurs et précaires, qui a réuni environ 400 manifestants samedi à Rennes, ont été placées en prolongation de garde à vue.
  

 

Il leur est reproché différents comportements, comme des violences ou des outrages, au cours de la manifestation qui avait donné lieu à quelques heurts entre manifestants et forces de l’ordre. Leur sort devrait être fixé ce matin. Hier en début d’après-midi, une centaine de personnes, puis une trentaine en fin de journée, se sont regroupées calmement devant le commissariat de police pour marquer leur soutien aux gardés à vue. Hier soir, ils envisageaient de se regrouper aujourd’hui devant la cité judiciaire.
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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 11:06
24 novembre 2009

Sur le site du Ministère de la Santé, Roselyne Bachelot oublie un détail dans son CV : ses douze années passées au service de l'industrie pharmaceutique. Mais qu’a-t-elle fait, exactement, pour SoguiPharm, Ici-Pharma, Astra-Zaneca ? Le plus simple, c'était de lui demander. Sauf que la ministre se fâche et s’échappe en courant...


» Lire la suite

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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 10:50

Communiqué unitaire :

Plusieurs centaines de manifestant-es ont répondu à l'appel national des mouvements de chômeurs et précaires ce samedi à Rennes.

Nos organisations politiques soutenaient cette initiative, pour des emplois stables et de qualité.


Par leurs attitudes particulièrement menaçantes et un déploiement totalement

disproportionné, les forces de police ont tout fait pour empêcher le bon

déroulement de cette manifestation. Qu'ils soient en uniforme ou en civil, les

policiers n'ont eu de cesse de provoquer les manifestants en bloquant l'avancée du défilé. Il aura fallu tout notre sang- froid pour empêcher que cela ne dégénère au cours de la manifestation.

 


Cependant, une fois les organisations politiques parties, les forces de l'ordre ont
appréhendé violemment quelques manifestants qui se rendaient à l'assemblée
générale des chômeurs et précaires en lutte, qui, dès lors, n'a pu se tenir.

Quelques soient les prétextes avancés pour ce déploiement de force,

il est inacceptable. Le droit à manifester ne saurait être limité de la sorte.

C'est encore, une fois de plus un exemple probant de la volonté de criminaliser toute opposition à la politique gouvernementale, que nous tenons à dénoncer.


Alternative libertaire, Breizhistance-PSB, Nouveau Parti Anticapitaliste, le Parti de Gauche, Les Verts
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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 12:52



 Le Télégramme 5 décembre 2009 -

Le collectif quimpérois AC! avait décidé de venir à la rencontre des chômeurs, hier, sur les deux sites de Pôle emploi, pour les informer. En vain...

 Dans le cadre des marches contre le chômage, les précarités et les licenciements, débutées le 20novembre par l'occupation de la mairie de Brest, le collectif quimpérois avait prévu de venir à la rencontre des chômeurs, hier matin. Ils ont trouvé portes closes au Pôle emploi de Ti Douar (ex-Assedic), ainsi qu'à celui de la route de Brest, où ils ont aussi tenté leur chance.
 
 Les informer sur leurs droits

 «On n'était pas là pour les empêcher de travailler mais pour offrir un café aux chômeurs et les informer sur leurs droitsainsi que sur la possibilité de se faire assister», explique Alain Guil, un des membres du collectif représentant AC!, la CNT, la FSU, Solidaires, les Verts, les Alternatifs et le NPA.

«À Brest, cela fait trois mois qu'ils font des occupations comme ça et cela se passe bien. Ils arrivent à revenir sur des dossiers de radiation», renchérit Thierry Riou, autre porte-parole du collectif et membre d'AC! Quimper. «Notamment, lors d'une première inscription, il y a des pièges à éviter. Sinon, cela permet d'enclencher la machine à radier», poursuit Alain Le Guil. Selon lui, la fusion n'a fait qu'aggraver les choses.

«Un conseiller a désormais 2 à 300 dossiers à suivre au lieu de 60. La meilleure façon de faire du suivi, c'est de faire des radiations ou de transférer leurs dossiers à des organismes de placement». «La fermeture de nos accueils fait suite à une consigne de la direction régionale. Nous avions anticipé la veille en prévenant, par téléphone, les personnes qui avaient rendez-vous pour éviter qu'elles ne se déplacent pour rien», a indiqué le directeur du site de Quimper, Pascal Nesnard.

 Manifestation à Rennes
 
 Le collectif invitait également lesdemandeurs d'emploi à le rejoindre pour participer à la manifestation régionale qui se déroulera à Rennes, demain, à 15h. Undépart collectif de Quimper est organisé.

Le rendez-vous estfixé à 12h au parking de laProvidence.
 Pour tous renseignements:

AC! Quimper au 02.98.90.50.92 ou au 06.83.51.82.98.
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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 07:34
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La période de dérèglements climatiques dans laquelle nous entrons progressivement est étroitement liée aux choix politiques que les pays développés ont fait dans l’après-guerre.


Ainsi, le modèle agroalimentaire industriel, loin d’être la seule voie possible, a été fortement privilégié.


La sortie de la guerre, après 1945, a été marquée par une très forte volonté d’intégrer la production et la consommation agroalimentaires dans des schémas d’échanges commerciaux internationaux. Pour ce faire, des politiques de « modernisation » ont été adoptées permettant de faire transiter des « marchandises » agricoles un peu partout, tout en promouvant les investissements massifs en intrants (engrais, etc.),


machines et travaux publics afin de rendre les capacités des sols équivalentes partout (au lieu de respecter les possibilités locales). Ces politiques, motivées par l’impératif du profit, ne se sont jamais préoccupées de leurs conséquences sur la nature.


Mais aujourd’hui, si l’on considère les filières – production, distribution et consommation – dans leur ensemble, l’agriculture est responsable de près de la moitié des émission de gaz à effet de serre. Le modèle industriel est, en effet, friand d’énergies fossiles et de toutes sortes d’intrants (tant pour la production que pour le transport des aliments) ; il surexploite et concentre les zones productives et contribue à la déforestation du fait de la concurrence sur le foncier. L’élevage industriel, à l’origine de 37 % des émissions de méthane, participe largement à l’émission de gaz à effet de serre.


En retour, les conséquences du réchauffement climatique sur l’agriculture risquent d’être énormes : à peine 1°C suffit à déplacer de 200 km vers le nord les conditions de culture. Sans compter les bouleversements que vont subir les forêts et les phénomènes extrêmes, comme les cyclones, qui vont se développer. Face à des effets si importants, on ne peut se permettre de simplement délocaliser les cultures.


Les remodelages à la marge ne peuvent donc pas être efficaces. On ne peut pas vider les campagnes de leurs paysans pour y créer des forêts censées devenir des puits de carbone, tout en plantant des OGM à côté. On ne peut pas continuer de détruire les agricultures traditionnelles des pays du Sud, en y installant des mono­cultures irriguées à côté des nouveaux déserts qui sont la conséquence du changement climatique. On ne peut pas adapter les semences aux dérèglements climatiques, car les semences paysannes et les paysans sont en train de disparaître.


Il faut agir globalement et abandonner le modèle agro­alimentaire actuel afin de promouvoir une agriculture respectueuse de la nature et qui satisfasse les besoins sociaux. On peut développer la production diversifiée (mêler prairies, bois, champs et élevages), qui remet en cause les filières agro-industrielles et éviter les transports de marchandises inutiles en relocalisant partiellement la production. Il est plus qu’urgent que la question de la séparation entre la ville et la campagne soit discutée collectivement.


Faut-il continuer de vivre dans des mégalopoles surpeuplées ou dans des campagnes désertées ? Voulons-nous nous réapproprier le rapport à la nature ou allons-nous céder la place aux experts pour le gérer ? Il est urgent de se réapproprier le travail de la terre et de décider ensemble de ce que l’on veut produire et comment, en lien avec ce que nous voulons et avons besoin de consommer.


Pour faire face aux dérèglements climatiques, nous devons créer un monde où l’on vit, produit et consomme mieux! Il est plus qu’urgent d’inviter ces questions dans le débat démocratique !


Roxanne Milia
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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 07:33
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Salim Messad est à la fois militant du NPA et de AC !, il est un organisateur des Marches contre le chômage, les précarités et les licenciements dans le Rhône.

Comment es-tu arrivé au NPA ?
Je suis militant au NPA 69, à Lyon, depuis un peu plus d’un an. J’ai adhéré au parti suite à un ras-le-bol face aux abus du gouvernement et de Sarko, après seulement un an de pouvoir. Je ne voulais plus subir sa politique mais la dénoncer et m’y opposer. Le NPA devenait donc pour moi une évidence.

Pourquoi la commission précarité ?
En début d’année, nous avons reçu un appel de AC! Rhône pour créer un collectif vigilance chômage, et avec un autre camarade, nous nous y sommes rendus en tant que militants NPA. Et cela s’est tellement bien passé qu’avec le temps, nous avons décidé de rejoindre AC!, qui est depuis un partenaire privilégié dans les luttes en faveur des précaires. Ma participation à la commission nationale précarité ne fut donc que la suite logique des choses, sachant que je suis à la fois sans emploi et sans logement.

Comment les Marches ont-elles démarré et que va-t-il se passer ?
Elles ont commencé après l’appel lancé par les organisations de chômeurs. Grâce à notre double activité militante au NPA et à AC!, nous avons organisé une réunion unitaire locale avec tous les signataires nationaux du collectif Droits nouveaux et c’est comme ça qu’ont démarré les marches contre le chômage, les précarités et les licenciements. À cette occasion plusieurs événements ont eu, ou vont avoir lieu dans la ville et sa banlieue, que ce soient des diffusions de tracts communs avec des salariés de boîtes en lutte, comme Renault Trucks, Sanofi Aventis, la SNCF ou des rencontres avec des centres sociaux de banlieue...

Ce week-end, une soirée bouffe/concert a été organisée pour soutenir financièrement le mouvement. Une centaine de personnes étaient présentes, dont quelques militants du NPA, mais pas autant qu’on espérait. Jeudi 3 décembre, les marcheurs venus de Montluçon et de Clermont-Ferrand vont nous rejoindre, et une première marche aura lieu vendredi 4, entre Vénissieux et Vaulx-en-Velin, deux villes symboles de l’exclusion dans le département. Et enfin samedi 5 décembre, une grande marche partira de Vaulx-en-Velin pour se rendre à la Bourse du travail de Lyon, après un périple de onze kilomètres. On espère à cette occasion rallier le maximum de personnes afin de clore en beauté cette quinzaine de mobilisations.

Comment expliquer que cela ait si bien pris à Lyon ?

Une des raisons de la réussite de l’organisation des marches est notre présence, avec Cédric, au NPA et à AC! Ensuite les signataires nationaux de Droits nouveaux nous ont rejoints, ainsi que Solidaires et des associations telles qu’Attac. Tous ont répondu à l’appel, plus d’autres comme la CNT ou la Fédération anarchiste. Nous avons ensuite contacté les boîtes en lutte de la région via les syndicats CGT et SUD Solidaires, quand ils étaient présents.


Quelles suites à donner au mouvement ?
Le principal objectif est de prolonger le collectif unitaire, voire de l’élargir, et donc de prévoir d’autres actions rapidement, afin de montrer notre détermination à ne pas en rester là. Nos revendications sont claires et précises : gratuité des transports, fin du 3949*, de l’offre raisonnable d’emploi, réduction du temps de travail et la fin du flicage des chômeurs. En gros, on demande un vrai service public de l’emploi et on lutte contre l’institutionnalisation de la précarité. Mais notre plus gros chantier concerne l’implication des précaires dans les luttes,
car jusqu’à présent, on constate une mobilisation des militants, associatifs ou politiques, mais peu de chômeurs, de travailleurs précaires nous ont rejoints. Un fort sentiment de résignation et d’abattement règne au sein des plus démunis de la population, et leur redonner l’envie de lutter collectivement est notre priorité.

Quels sont les liens avec le reste de la France ?

On peut voir qu’il y a une vraie mobilisation des précaires du NPA, et ce dans toute la France. De plus, la commission précarité s’agrandit au fil des mois, et ceci en partie grace aux Marches. Le rôle du parti dans cette lutte devrait être primordial, car la précarité concerne largement notre électorat et les gens qui se reconnaissent dans les valeurs que prône le NPA. Mais il faut constater que pour l’instant le combat que mènent les chômeurs n’attire pas encore tout le parti derrière lui. Le soutien est là, mais dans le concret, ce sont les précaires du NPA qui agissent pour l’essentiel. Il faut reconnaître que la multiplication des luttes ainsi que la proximité avec les élections régionales ne jouent pas non plus en notre faveur.
*Numéro d’appel unique de Pôle Emploi injoignable...

Propos recueillis par Leila Chaibi

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