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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 09:28
mercredi 2 décembre 2009
discours-sarko-cinq423.jpg

Entamé dans des locaux de police à Épinay-sur-Seine et à Bobigny, conclu au Perreux-sur-Marne par une conférence au titre évocateur d’ Agir pour la sécurité des Français, consacrée à la vidéo­surveillance et à la prévention, le mardi 24 novembre était une énième journée sécurité pour Sarkozy.


Elle ne pouvait, bien entendu, que se passer dans les quartiers populaires, des fois que l’électeur n’ait pas fait le rapprochement entre les deux thématiques.


À quatre mois des élections régionales, le président a clairement affirmé que la question serait au centre de la campagne, déclarant qu’ « il faudra que chacun se positionne : est-ce qu’il donne la priorité à la lutte contre la délinquance ou à ses fantasmes ? »


Il faut dire que le thème du pouvoir d’achat étant devenu légèrement hors sujet pour l’UMP, le plus simple est de se recentrer sur les fondamentaux.


La priorité du moment : nous surveiller tous, partout et tout le temps. L’État entend en effet consacrer 20 millions d’euros en 2010 à la vidéosurveillance rebaptisée vidéoprotection, et tripler d’ici 2011 le nombre de caméras jusqu’à atteindre 60 000.


En septembre, le gouvernement a permis que le préfet d’un département se substitue aux maires qui refuseraient l’installation de caméras sur le territoire de leur commune.


Et Sarkozy d’ajouter « Que ceux qui sont contre la vidéoprotection le disent ! Qu’ils disent qu’ils enlèveront les caméras de leurs régions s’ils sont élus... » Ce n’est pas Bertrand Delanoé et le PS qui risquent de le contredire.


Et pour un tour d’horizon complet des boucs émissaires, Sarko est intervenu sur l’immigration : « Je ne veux pas faire d’amalgame odieux entre immigration et sécurité.


Mais tant que je serai président, il n’y aura pas de régularisation globale des sans-papiers. » Alors pourquoi systématiquement placer immigration et sécurité dans la même phrase ?


En dehors de ces thèmes, le contenu de la conférence ne faisait globalement que rappeler l’adoption d’une vingtaine de textes liberticides depuis 2002 et l’arrivée de Sarkozy à l’Intérieur. Au rang des sujets abordés figuraient notamment la lutte contre les trafics ou la délinquance des mineurs et la protection des établissements scolaires.


Content de lui, le président s’est même accordé un rapide bain de foule. L’occasion pour une vieille dame de l’interpeller : « il faut tout faire pour éviter un retour du FN », a-t-elle réclamé.


L’UMP a trouvé la solution : appliquer son programme… Le NPA en propose une autre, nous battre tous ensemble pour combattre ce qui fait exister la tentation FN, ce qui fait exister la tentation de la délinquance : la violence sociale, la misère et l’exploitation ! 


Aurélien Smirnoff

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 09:25
Communiqué du NPA.

Barack Obama a donc annoncé l'envoi de 30 000 soldats supplémentaires en Afghanistan, s'ajoutant aux 117 000 déjà présents, en invoquant la menace d'Al-Quaïda, la sécurité des USA et l' « intérêt national vital ».


A ce mensonge d'état, dans la continuité de Bush, le prix Nobel de la paix en ajoute un autre, la promesse d'une intervention brève.


Comment le croire alors que depuis 8 ans que la guerre d'Afghanistan dure, les effectifs des troupes d'occupation n'ont cessé d'augmenter ?


Comment le croire alors qu'Hamid Karzaï, l'homme de main des USA, s'est imposé pour se faire réélire président par la fraude et que, lui et son gouvernement, pratiquent la corruption généralisée, corruption alimentée par les troupes d'occupation et l'aide des ays de l'OTAN ?

 

Qui peut croire que les Usa et leurs alliés veulent défendre la démocratie et la liberté ?


Loin de préparer un retrait rapide des troupes, l'escalade militaire décidée par Obama prépare un enlisement supplémentaire et une régionalisation du conflit en lien avec le Pakistan, allié des USA.


N. Sarkozy s'est empressé de saluer un « discours courageux, déterminé et lucide », réaffitmant l'engagement e la France, laissant entendre que son gouvernement pourrait répondre favorablement à la demande d'Obama alors que déjà près de 4 000 soldats français participent à cette sale guerre.


La situation dramatique du peuple afghan ne peut qu'être aggravée par la fuite en avant militaire décidée par Obama et le Pentagone.


Les renforts envoyés par Obama augmenteront la facture de la guerre de 30 milliards de dollars, et Sarkozy s'est déjà engagé à apporter la contribution de la France, facture qui sera payée par les peuples.


Cette guerre de l'OTAN n'a rien à voir avec la démocratie et la paix.


Le NPA, hostile à l'escalade militaire, exige les retrait des troupes de l'OTAN d'Afghanistan.

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 09:18



À l'approche du 49e congrès de la CGT qui doit se dérouler à Nantes la deuxième semaine de décembre, la direction de la confédération ne semble guère préoccupée. Pourtant, bien des militants de la CGT, même sans être vraiment contestataires à l'égard de Bernard Thibault, ressentent un malaise face à l'orientation toujours plus attentiste de leur direction.

La CGT est, et de loin, le syndicat qui possède la base la plus militante, la plus nombreuse et la plus combative. Mais ses dirigeants rêvent d'être des interlocuteurs du gouvernement, au même titre que les autres confédérations qui elles, n'ont rien à prouver, et qui ont montré qu'elles étaient prêtes à signer n'importe quel compromis.

L'attitude très modérée de Thibault et de la direction de la CGT n'est pas un trait de caractère, c'est un choix politique. C'est ce choix qui crée le malaise confus qui existe au sein de secteurs entiers de la CGT. Et c'est ce mécontentement qui aura bien du mal à se faire entendre lors du prochain congrès.

Car s'il y a bien longtemps que les congrès de la CGT sont formatés et préparés pour avoir l'aspect décidé par la direction, cette année la place à la contestation a encore été réduite.

 Les mille militants qui devraient assister à ce congrès ont été choisis, dans la plupart des cas, sans qu'il y ait eu d'élection de délégué, mais plutôt par une simple désignation des instances dirigeantes.

 Il est rare que le choix des dirigeants des unions départementales ou des fédérations ait été soumis à des assemblées, à qui on demandait simplement de les entériner.

 Et c'est encore plus rarement que le choix des délégués a pu être issu d'un choix tranché par la base entre différents candidats. Et parfois, quand bien même des candidats se faisaient connaître dans les délais annoncés, ils se voyaient répondre que le délégué avait déjà été choisi.

 Ce choix a même pu se porter sur de nouveaux adhérents, ayant quelques mois d'adhésion à la CGT, sans expérience militante et même parfois sans grande activité syndicale, en lieu et place de militants expérimentés, qui auraient pu représenter vraiment leur syndicat.

La vigilance des instances a été encore plus loin, puisque parfois, le choix fait à des échelons inférieurs de la confédération a été remis en cause par la haute direction, les responsables locaux étant priés de présenter un autre délégué ayant l'aval des états-majors centraux.

L'appareil de la CGT ne s'en est même pas caché, puisque dans une brochure intitulée « Le congrès, c'est nous », on peut lire : « Le processus de désignation des délégués des syndicats au congrès relève d'une coopération active entre fédérations et unions départementales. C'est cela qui permet que la participation au congrès soit représentative de la diversité du salariat et des adhérents de la CGT (mixité, présence des jeunes, et reflets des diversités d'origine et d'expériences...) ».

La désignation des délégués par l'appareil, dans les congrès de la CGT, ne date pas d'aujourd'hui. Les discussions d'orientation, dans un temps pas si éloigné, étaient taxées de fractionnisme. Mais cette année, les choses ont été plus verrouillées.

La direction est consciente du mécontentement latent de nombreux militants qui, sans pour autant avoir de perspectives claires dans cette période où la démoralisation du monde du travail est profonde, aspireraient à une autre orientation, au moins plus radicale dans la forme. La direction a donc décidé de limiter le plus possible les expressions de ce malaise.

Par ailleurs, les instances dirigeantes seront verrouillées. L'ensemble du bureau confédéral sera par exemple renouvelé et ramené à huit membres au lieu de douze. Bernard Thibault peut donc être sûr d'avoir l'appareil qu'il désire.

C'est aux côtés de leurs camarades de travail que les militants de la CGT qui le souhaitent pourront donner une toute autre allure à la lutte sociale et aux combats qui immanquablement se produiront, dans un avenir peut-être pas si lointain.
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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 09:14


Des responsables syndicaux de quatre pays d'Afrique de l'Ouest (de la CSA du Sénégal, la CSTB et la CSA du Bénin, la CGTB du Burkina Faso et la CGTM et la CLTM de Mauritanie), ainsi que de la CGT de France, se sont réunis à Dakar du 17 au 19 novembre pour débattre et échanger leurs expériences dans la défense des droits des migrants.

Ces syndicats africains ont apporté leur soutien et salué le combat des 5 000 grévistes d'Ile-de-France, en grève depuis sept semaines pour obtenir leur régularisation et leurs droits de salariés.

Ils ont dénoncé les accords « de gestion concertée des flux migratoires et de co-développement » entre la France et leurs pays, qui conditionnent les aides au développement à la collaboration policière de ceux-ci afin de faciliter les expulsions venant de France. Le Mali, qui pour le moment refuse de signer une telle convention, est menacé de ne plus recevoir d'aides humanitaires venant du gouvernement français.

Ces responsables syndicaux ont également dénoncé la politique dite « d'immigration choisie », organisée uniquement en fonction des besoins de l'économie et de la société françaises sans tenir compte des besoins des pays d'origine.

Ces responsables syndicaux ont interpellé publiquement leurs gouvernements respectifs demandant que ceux-ci interviennent auprès de l'État français afin que les revendications des travailleurs sans papiers soient rapidement satisfaites.
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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 09:09


Après la journée du Sidaction le 30 novembre, l'ouverture des Restos du cœur, puis le Téléthon qui va avoir lieu le week-end suivant, l'accent est mis une fois encore sur « la solidarité et la générosité des Français », il serait plus juste de dire : l'altruisme de ceux qui vivent en France et qui n'ont pas besoin d'avoir leur carte d'identité française en poche pour donner leur quote-part.

Les chiffres montrent que cette générosité ne s'est pas démentie au fil des années, puisque les dons aux organismes d'aide au financement de la recherche médicale se montent, toutes associations confondues, à 3 milliards d'euros par an.

Pierre Bergé, homme d'affaires proche du PS, a reproché au Téléthon d'aspirer une trop grande partie des dons du public au détriment des autres organismes d'aide à la recherche, comme le Sidaction qu'il préside.

Une bonne part de la population n'en a pas moins su répondre présent, sans avoir les moyens de discerner quelle cause est plus prioritaire que l'autre. Et les enquêtes révèlent que ce sont les donateurs les moins riches qui donnent le plus et qui sont les plus nombreux à verser leur obole.

 Les chercheurs ne peuvent que se féliciter de ces dons qui les ont aidés dans leurs recherches, mais tous expliquent que cela est malheureusement très insuffisant, et qu'il leur faudrait bien plus pour aller plus vite et plus loin.

C'est qu'à ce palmarès de la générosité il y a un donateur de plus en plus défaillant, c'est l'État. Ce serait pourtant à lui de prendre en charge l'essentiel de la recherche.

La ministre de la Recherche, Valérie Pecresse, essaye d'atténuer les effets de cette carence en expliquant que l'État participe malgré tout à cette solidarité puisque les dons sont déduits partiellement, de 60 à 75 %, des impôts des donateurs.

 Mais c'est dérisoire par rapport à ce qu'on serait en droit d'attendre d'un État. D'autant qu'au lieu d'aider la recherche à la hauteur de ce qui serait nécessaire, il consacre des sommes considérables à aider les entreprises, y compris sous couvert de subventions prétendument destinées à la recherche, et qui viennent abonder les profits de ces entreprises et de leurs actionnaires.
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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 08:58




En Suisse, le parti populiste de droite UDC vient de remporter une pitoyable victoire, le 29 novembre, en parvenant à la suite d'une campagne xénophobe à une majorité de oui à l'initiative populaire réclamant l'interdiction des minarets.

Dans vingt-deux cantons sur vingt-six, les plus ruraux, le « oui » l'a emporté en moyenne à 57,5 % et une participation de 53 %, le score montant jusqu'à 70 % en Appenzell-Rhodes intérieures et extérieures, les cantons qui ont attendu 1989 et 1990 pour accorder le droit de vote aux femmes aux scrutins cantonaux. L'Union démocratique du centre, l'UDC, nom français du parti populaire suisse (SVP), continue, après son score de 29 % aux élections législatives d'octobre 2007, de surfer - malheureusement avec un certain succès - sur les préjugés racistes et anti-étrangers les plus nauséabonds.

Déjà, il y a quelques mois, l'UDC avait mené une campagne sur le thème de l'identité nationale à l'aide d'une affiche montrant des moutons blancs, fièrement campés sur le drapeau suisse, expulsant d'une ruade un... mouton noir. Toujours centrée sur le drapeau suisse, leur propagande récente pour l'initiative représentait une inquiétante silhouette sombre en burqa, plantée devant une forêt de noirs minarets, évoquant irrésistiblement des missiles et transperçant le drapeau helvétique.

Apparemment, les responsables de l'UDC sont les premiers surpris par leur victoire. Mais ceux qui ont répondu « oui » ont exprimé sans doute pour beaucoup leurs préjugés réactionnaires, mais aussi leur peur confuse des conséquences de la crise économique et de la « concurrence » des travailleurs immigrés, assimilés aux musulmans en général.

Visiblement satisfait du succès de ce coup de propagande, l'ancien ministre de l'UDC, Blocher, se dit prêt à continuer sur le thème de la lutte contre l'immigration, comme le faisaient ses semblables il y a trente ou quarante ans lorsque l'immigration de travailleurs italiens enrichissait le patronat suisse du BTP.

De leur côté, les porte-parole de la bourgeoisie suisse se montrent désolés, non de la réponse haineuse que la question stupide a provoquée, mais des conséquences économiques possibles du vote.

Après la revue Économie Suisse qui rappelle qu'au « Danemark une seule caricature de Mahomet avait créé des dommages de plus d'un million de francs » et le dirigeant de l'Union suisse des arts et métiers qui s'inquiète que les « pays musulmans » fassent la différence entre « une question de société et les affaires économiques », il y a aussi Suisse Tourisme qui craint pour les 2 % de riches émirs du Golfe, dont les épouses sont d'ailleurs vraisemblablement les seules malheureuses en Suisse à avoir été « vues » sous une burqa.

Au-delà de ce vote xénophobe d'une partie des électeurs suisses, l'extrême droite des pays voisins se sent pousser des ailes. La Ligue du Nord italienne réclame à son tour une consultation sur ce sujet, les extrêmes droites autrichienne et flamande se réjouissent, Marine Le Pen prétend voir « une leçon pour les élites ». Jusqu'au godillot sarkozyste Xavier Bertrand qui se déclare « pas certain qu'on ait forcément besoin de minarets » en France.

Pas plus, en effet, que de clochers, de temples et autres édifices qui, à leur manière, rappellent que des hommes et des femmes de ce pays affichent encore une dépendance à « l'opium du peuple ». Mais sans doute pas moins. En particulier, dans un pays comme la Suisse, les buildings des banques et des multinationales font jusqu'à présent plus d'ombre, et créent infiniment plus de dommages à la société.

 
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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 08:51


Les marches contre le chômage, les précarités et les licenciements entamées le 20 Novembre par l’occupation de la mairie de Brest pendant dix jours, suivie de la mairie de Morlaix, font une halte à

Quimper

vendredi 4 décembre.


Ce sera l’occasion pour le collectif Quimpérois composé d’AC!, CNT, FSU, Solidaire, les Verts, les Alternatifs et le NPA


de se retrouver aux ex-ASSEDIC à partir de 11h00


pour informer les chômeurs de leurs droits, ainsi que les revendications avancées lors des marches.


Nous reviendrons également sur la manifestation régionale qui se déroulera à Rennes le Samedi 5 décembre à 15h00 place de la gare.


Un départ collectif de Quimper est organisé à 12h00 du parking de la providence.


Pour tout renseignement supplémentaire, nous invitons les chômeurs, précaires et salariés à nous rejoindre vendredi au Pôle emploi de Ty Douar, ou de nous contacter à l’adresse ci-dessous.

Le collectif AC! Quimper


22, rue Jean Jaurès
29000 Quimper

tél.: 02 98 90 50 92 – 06 83 51 82 98

ack1per@free.fr

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 08:49

Le substitut du procureur a semé le doute par le biais du communiqué de presse parut dans le Télégramme et Ouest France. De fausses informations ont relayé la stratégie de démobilisation du substitut du procureur.

Une seule et unique info est donc à retenir:

Rassemblement, 3 décembre à 15h30, devant le tribunal de Quimper en soutien au défenseurs de l'hôpital de Carhaix coupables de résistance aux fermetures illégales de services du centre hospitalier de Carhaix.

Si le procès devait être reporté, il ne le sera qu'à 16h00 demain. Dans ce cas, les défenseurs de l'hôpital imposeraient une rencontre avec le préfet du Finistère pour l'arrêt des poursuites de l'état envers les manifestants.

La communication visant à la démobilisation, instiguée par le substitut du procureur, doit nous renforcer à démontrer notre détermination.
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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 09:35












Patrick MIGNARD
illustration : t-shirt chez www.goeland.fr

Le pouvoir sarkozien s’inquiète de la « violence des jeunes », essentiellement « ceux des cités », et de la délinquance de ces mêmes jeunes.


Le « caillassage » des flics dans les cités est devenu la règle, pour une pas dire une véritable culture urbaine. Et les promesses électorales du candidat aujourd’hui président sont restées, bien évidemment, lettre morte.

Alors, à grand renfort de communication médiatique, dans le plus pur style de la pratique politicienne, on met en scène les acteurs dans un cadre sécurisant – et sécurisé- censé remettre les pendules à l’heure….


UN DIALOGUE, MAIS QUEL DIALOGUE ?


Un dialogue c’est quand des gens ont à se dire quelque chose.

Que peuvent bien vouloir se dire des jeunes et des policiers ?

Les uns, les jeunes, -ceux montrés du doigt - sont en galère, méprisés tous les jours dans leur exclusion professionnelle, sociale, dans les contrôles policiers vexatoires, dans les médias. Dans ce milieu d’exclusion, où règne un chômage endémique, se développent des activités souterraines constituées de trafics qui font vivre toute une population, sans cesse pourchassées par les autorités.


On peut toujours leur dire qu’ « on les aime », et en particulier que « les policiers les aiment », ce qui est une façon polie de les prendre pour des imbéciles. Entre le discours officiel devant les caméras et la réalité du terrain, ils savent faire la différence.


Les autres, les policiers, sont les instruments d’un système politique. On ne discute pas avec des policiers – avez-vous déjà essayé ?-, ils ne sont pas là pour ça, mais pour faire respecter une règle, une loi, un ordre. Ce ne sont pas uniquement des instruments, ce sont aussi des individus, avec leurs peurs, leurs rancoeurs, leurs fantasmes, leurs haines… et quand on sait que rares sont celles et ceux qui sont policiers par conviction philosophique – ou alors ils déchantent vite – tous les dérapages sont possibles.


Gardiens de l’ordre, d’un ordre inégalitaire et d’exclusion – l’ordre marchand – ils demeurent le pilier essentiel de la stabilité sociale, surtout en période de décadence comme aujourd’hui. Ils ont pour mission de réprimer toute violence sociale directement issue de la violence des rapports sociaux. L’Etat garant de cet ordre, dont ils sont le bras armé, est prêt à tout leur céder pour ne pas les mécontenter et s’assurer leur soutien.


On a donc, pour ce fameux « dialogue » les victimes d’un ordre et ceux qui en sont – militairement - les défenseurs.

On ne voit pas trop où peut être et ce que peut-être ce dialogue.


UN DIALOGUE EN VUE DE QUOI ?


Là est la vrai question. Quel est le véritable objectif ?

S’agit-il de négocier, de trouver un terrain d’entente ? Bien évidemment que non. Il n’y a rien à négocier. Il s’agit uniquement de convaincre les jeunes qu’ils vivent dans une société qui s’impose à eux avec ses règles et que les policiers sont chargés de les faire respecter.

Or, cela, les jeunes le savent,… tous les citoyens le savent. Il n’y a rien de nouveau.


Le dialogue, ou plutôt la mise en présence des jeunes avec des policiers a-t-il un autre objectif ? Probablement, ne serait ce que, à partir de l’hypothèse qui consiste à dire que l’ « on se respecte quand on se connaît », dédramatiser la rencontre entre deux mondes hostiles. On a là les limites du « dialogue ».


En fait il ne s’agit pas d’un véritable dialogue mais d’une mise « en condition psychologique » destinée à créer un choc pour montrer que derrière l’uniforme, la violence, il y a des hommes en chair et en os… et non des « robocops » téléguidés. Mais le fait de les transformer en « robocops » en dit long sur leurs véritables missions.


Cela suffit-il ?


En effet, s’il y a bien des hommes en chair et en os sous les uniformes, ils n’en sont pas pour autant détachés des ordres qu’ils reçoivent… or là est l’essentiel. Il sont la « violence légitime » qu’un système inégalitaire et exploiteur impose à une population en voie d’exclusion, soumise à des règles économiques et sociales qui les instrumentalise…. Toute violence lui est – à cette population - bien entendue interdite, « violence illégitime »… La contestation ne pouvant s’exprimer qu’au travers de procédures politiques qui garantissent que… rien ne change.


Autrement dit, toutes les meilleures intentions du monde – même si elles sont sincères, ce qui est rare – ne sauraient transcender la réalité sociale dans laquelle vivent les acteurs de ces rencontres.

D’ailleurs, ne nous méprenons pas, ce genre d’initiative ne fait pas long feu… Aussitôt engagé, aussitôt terminé.


Le dialogue Jeunes-Policiers est un serpent de mer médiatico politique qui permet après de graves incidents de donner l’illusion de l’apaisement et avant une consultation électorale de montrer au citoyen naïf que la paix règne dans la société.


SAUVER LES APPARENCES


En fait, ce fameux dialogue n’a qu’une seule fonction : sauver les apparences et reculer les échéances. Apparences qui se fondent sur le mythe républicain de l’égalité politique donc implicitement sociale, ce qui est un leurre, et de la neutralité de la police qui défendrait en toute sérénité l’ « ordre démocratique et républicain » ( ?). Les apparences, celles d’une société harmonieuse où règne un ordre « républicain » fondé sur des valeurs incontestables.

Posé comme cela, alors oui, on peut imaginer un dialogue…


Or la réalité est toute autre.


La Police, et toute l’histoire de la République le montre n’est que l’instrument armé d’un système d’exploitation. Bien sûr, elle n’est jamais montrée comme cela, elle est présentée plutôt sur le registre du « sauveur », du « protecteur », du « défenseur de la veuve et de l’orphelin » voire de la « victime »… parfois sous les traits du « super héros » sans peur et sans reproche… le mythe hollywoodien du super flic…


Les quelques missions qu’elle assure « type pompier » permettent à cette Police d’avoir une « image positive » largement surexploitée pour couvrir son autre fonction, essentielle, la répression.

Or, c’est cette fonction principalement qui caractérise la Police, n’en déplaise à ses syndicats. C’est cette fonction dont ont conscience les jeunes – et pas qu’eux.


Un policier punit, surveille, cogne, arrête avant de protéger, conseiller, sauver. Ces trois dernières fonctions sont assurées par les pompiers, les sauveteurs, les médecins. Les précédentes ne le sont que par la Police/Gendarmerie et pour maintenir un ordre, légitime ou illégitime, démocratique ou dictatorial, moral ou amoral,…le policier obéit aveuglément à celui qui le paye. Faut-il citer des exemples dans l’Histoire récente ?


On voit dés lors que tout dialogue avec la Police est biaisé, faux. Le seul dialogue qui puisse être envisagé ne peut avoir lieu qu’avec les donneurs d’ordre de la Police, les autorités politiques… car ce sont elles, et elles seules, qui prennent les décisions et utilisent les policiers comme des pions – ce qui permet à ces derniers, devant l’Histoire, d’échapper à toute responsabilité (« on n’a fait qu’obéir aux ordres ! » - mais alors on change de niveau, on change d’échelle).


Vouloir établir un dialogue entre Police et jeunes n’est qu’une manipulation, une manière pour l’autorité politique de se défausser sur des individus qui n’ont aucun pouvoir, aucune possibilité d’initiative, qui ne peuvent que jouer un rôle qui ne leur appartient pas.


Patrick MIGNARD
Novembre 2009


URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Police-Jeunes-l-impossible-dialogue.html
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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 09:28

Manifestation des Lycéens jeudi 3 décembre à Rennes

mardi 1er décembre 2009, par NPA 35


 

L’Assemblée Générale des lycéens rennais mobilisés a décidé d’une manifestation le 3 décembre.

Cette manifestation sera une nationale. Toutes les villes mobilisées ont déjà décidé de poursuivre le mouvement à cette date !

 

Mardi dernier, plusieurs milliers de lycéens, étudiants et profs ont manifesté partout en France contre la casse généralisée de l’éducation auquel se livre le gouvernement. A Rennes, nous étions plus de deux mille lycéens, et entre 2500 et 3000 en tout.


Voici pourquoi nous appelons à poursuivre cette mobilisation :


Sur la nouvelle Réforme des Lycées :


→ Elle remplacera 2 heures de cours par 2 heures d’accompagnement pour tous. Nous serons divisés en 3 groupes : Approfondissement, Soutien et Réorientation.


Alors que nous voulons un accompagnement personnalisé en fonction des élèves, non pas forcé mais pour tous ceux qui le souhaitent et qui en ont réellement besoin, les heures d’approfondissements ne visent qu’à créer une élite en écartant loin des autres élèves, souvent en difficulté, les bons élèves, ce qui ne fera que renforcer les inégalités déjà existantes. Les moyens devraient être concentrés pour les plus faibles et non servir à les réorientés contre leur gré ou à renforcer les plus forts.


→ Elle vise à renforcer l’autonomie des lycées, leur laissant le droit de gérer les 2 heures d’accompagnement comme ils le souhaitent. Alors que les lycéens réclament plus d’égalité entre lycées, cette mesure au contraire ne fait qu’accroitre les inégalités. Certains lycées prépareront leurs élèves à des études prestigieuses ou aux grands concours, d’autres les prépareront juste aux objectifs nationaux.


→ En 1er, 60% du temps scolaire (Français, Histoire-Géo, LV1, LV2, EPS, ECJS) sera commun à toutes les filières. Ceci d’après le gouvernement pour « permettre des réorientations en cours d’année ». Mais ces réorientations n’iront que dans un sens : des filières dites d’élite (filière S par exemple), vers les filières moins bien considérées.


En effet, comment un élève de L pourrait passer en S s’il n’a pas suivi de cours de maths de l’année !? Les stages pendant les vacances ne sont pas une solution car ils ne permettront jamais de rattraper tout un programme, encore moins durant les seules périodes de repos durant l’année !


L’objectif du gouvernement est de spécialiser les diplômes. En terminale, il n’y aura plus d’histoire-géo en S, et à partir de la 1er, plus aucun cours de maths en L.


Quant aux ES, en divisant la spé d’économie en deux matières (une plus axée sur le social, l’autre sur l’économie), le gouvernement essaye de faire passer à nouveau un projet qui était déjà dans la réforme Darcos (la division des SES entre économie et social), et qui va détruire cette filière.


Le but c’est de lié beaucoup plus notre diplôme ainsi que nos spécialités, à la poursuite d’étude dans le supérieur. Par exemple, quand on aura fait spé éco, on partira en gestion, alors qu’en ayant fait spé SES, on partira en sociologie. Avec un Bac S on aura moins de débouchés, et le Bac L n’en offrira pas plus qu’aujourd’hui.


En fait, dès 15 ans on devra décider de notre avenir, et si on s’est planté, on ne pourra se réorienter que dans un sens !


Des diplômes moins généralistes (et donc plus spécialisés), c’est beaucoup moins de possibilités pour la poursuite d’étude, car on ne pourra pas suivre dans toutes les filières, et c’est la concurrence entre tous, car la spé choisie aura un rôle primordial, surtout dans les filières sélectives (prépas, BTS, IUT, …).


→ Elle prévoit un rapprochement avec le monde des entreprises. Si nous ne sommes pas contre un temps réservé à des stages de découverte volontaire du monde du travail, nous sommes contre des stages de formation en entreprise à la carte préparés par le gouvernement.


De plus cette année ce sont encore 16.000 postes qui seront supprimés ! On nous ment en osant prétendre qu’il n’y a aucun problème d’encadrement, qu’il n’y a aucun problème a étudier dans des classes de 40 ! Cette politique qui pousse toujours plus loin la recherche d’économie, nous y sommes opposés.


Pour nous il n’y a pas de réforme sans moyens, pas d’éducation sans un bon encadrement. Les classes de 40 nous n’en voulons pas ! C’est un lycée avec des classes limitées à 25 élèves que nous voulons. Et pour ça il n’y a pas de miracle il faut des profs.


On nous répète qu’il n’y a pas d’argent pour l’éducation, pourtant le gouvernement veut supprimer la taxe professionnelle (impôt sur les entreprises) qui génère 12 milliards par an, alors qu’embaucher les profs nécessaires à une limitation de 25 élèves par classe lui coûterait 10 fois moins (1,3 Milliard).


Pour les voies professionnelles : Le passage des BEP et Bac Pros à 3 ans, sous prétexte de gagner un an en fait perdre un an de formation. Alors que le taux de réussite en Bac pro et BEP est faible, comment faire en 3 ans ce que l’ont faisait avant en 4 sans une baisse de la réussite des élèves ou de la valeur de leur diplôme.


Enfin sur les mesures sécuritaires. En mettant des flics dans nos lycées, le gouvernement veut mater toute possibilité de révolte chez les lycéens. Sous prétexte d’incident isolé ou de problème dans les lycées défavorisé qu’il à lui même participé à créer il veut imposer ses mesures à l’ensemble des lycées. Le gouvernement qui ne comprend définitivement plus les lycéens préfère tenter de les mettre au pas par la force.

 



L’Assemblée Générale des lycéens rennais mobilisés revendique :


Le retrait de la réforme Chatel !

Une vraie réforme pour les lycéens !

Le retour des BEP et des Bac Pro en 4 ans !

Arrêt des suppressions de postes, embauche de tous les personnels nécessaires, des budgets à la hauteur des besoins !

25 élèves par classe sans sélection !

Le refus des mesures sécuritaires !


Cette éducation là, si tu n’en veux pas...

MOBILISE TOI !!!


Sources :

http://syndicaliste.forumactif.net/manifestation-des-lyceens-jeudi-3-decembre-a-rennes-n39.htm

http://sud-lyceen-35.over-blog.fr/

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Dimanche 28 avril

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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