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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 08:42












Esther VIVAS
illustration : www.spookdesign.fr

La crise alimentaire a laissé sans nourriture des millions de personnes dans le monde.


Au chiffre de 850 millions de personnes souffrant de la faim, la Banque mondiale en a ajouté 100 de plus suite à la crise actuelle. Ce « tsunami » de la famine n’a rien de naturel, il est au contraire le résultat des politiques néolibérales imposées depuis des décennies par les institutions internationales. Aujourd’hui, le problème n’est pas le manque d’aliments en quantités suffisantes mais bien l’impossibilité d’y avoir accès, du fait des prix élevés.


Cette crise alimentaire laisse derrière elle une longue liste de gagnants et de perdants. Parmi les plus affectés on retrouve les femmes, les enfants, les paysans expulsés de leurs terres, les pauvres urbains...


En définitive, ceux et celles qui constituent la masse des opprimé/es du système capitaliste. Parmi les gagnants se trouvent les multinationales de l’industrie agro-alimentaire qui contrôlent du début jusqu’à la fin toute la chaîne de production, de transformation et de commercialisation des aliments. Ainsi, alors que la crise alimentaire frappe principalement les pays du Sud, les multinationales connaissent une forte croissance de leurs profits !


Monopoles


La chaîne agro-alimentaire est contrôlée à chaque étape (semences, fertilisants, transformation, distribution, etc) par des multinationales qui accumulent des bénéfices élevés grâce à un modèle agro-industriel libéralisé et dérégulé.


Un système qui compte avec le soutien explicite des élites politiques et des institutions internationales qui placent les profits de ces entreprises au-dessus de la satisfaction des besoins alimentaires des personnes et du respect envers l’environnement.


La grande distribution, à l’image d’autres secteurs, se caractérise par un haut niveau de concentration capitaliste. En Europe, entre les années 1987 et 2005, la part de marché des 10 plus grandes multinationales de distribution représentait 45% du total et on prévoit qu’elle atteindra 75% dans les 10-15 années à venir.


Dans des pays comme la Suède, trois chaînes de supermarchés contrôlent autour de 91% du marché et au Danemark, Belgique, Etat espagnol, France, Pays-Bas, Grande-Bretagne et Argentine, une poignée d’entreprises dominent entre 45 et 60% du marché.

 

Les méga-fusions sont monnaie courante dans ce secteur. De cette façon, les grandes multinationales, basées dans les pays occidentaux, absorbent les chaînes plus petites dans toute la planète, s’assurant une expansion à l’échelle mondiale et tout particulièrement dans les pays du Sud.


Cette concentration monopolistique permet de garantir un contrôle déterminant sur ce que nous consommons, à quel prix, leur provenance, la manière dont les produits sont élaborés, avec quels ingrédients, etc. En 2006, la deuxième plus grande entreprise au monde par le volume des ventes a été Wal-Mart, et dans le top 50 mondial de ces firmes figurent également Carrefour, Tesco, Kroger, Royal Ahold et Costco.


Notre alimentation dépend chaque jour un peu plus des intérêts de ces grandes chaînes de vente au détail et leur pouvoir s’illustre dramatiquement dans les situations de crise.


De fait, en avril 2008 et face à la crise alimentaire mondiale, les deux plus grandes chaînes de supermarchés des Etats-Unis, Sam’s Club (propriété de Wal-Mart) et Costco ont choisi de rationner la vente de riz dans leurs établissements pour gonfler les prix.


Chez Sam’s Club, on a limité la vente de riz a trois variétés (basmati, jasmin et long grain) ainsi que la vente des sacs de riz de 9 kilos à 4 kilos par client. Chez Costco, la vente de farine et de riz a été limitée. En Grande-Bretagne, Tilda (principal importateur de riz basmati au niveau mondial) a également établi des restrictions sur la vente.


Avec ces mesures a été mise en évidence la capacité des grandes chaînes de distribution d’influencer l’achat et la vente de produits déterminés, de limiter leur distribution afin d’influencer la formation des prix. Un fait qui ne s’était plus produit aux Etats-Unis depuis la IIe Guerre mondiale lorsque des restrictions avaient été imposées sur le pétrole, le caoutchouc, les ampoules, mais non sur les aliments.


Changements d’habitudes


Une autre dynamique qui a été mise en relief avec la crise alimentaire a été le changement d’habitudes au moment des achats. Devant la nécessité, de la part des clients, de se serrer la ceinture et d’aller dans les établissements aux prix plus bas, les chaînes de discount ont été les grandes gagnantes. En Italie, Grande-Bretagne, Etat espagnol, Portugal et France, ces supermarchés ont vu leurs ventes augmenter de 9 à 13% au premier trimestre 2008 par rapport à l’année antérieure.


Un autre indicateur du changement de tendances est l’augmentation des ventes des « produits blancs » qui s’élèvent, selon les chiffres du premier trimestre 2008, en Grande-Bretagne, à 43,7% du volume total des ventes, 32,8% dans l’Etat espagnol, 31,6% en Allemagne et au Portugal et autour de 30% en France. Ce sont justement ces « produits blancs » qui offrent le plus de bénéfices aux grandes chaînes de distribution et qui permettent une plus grande fidélisation de leur clientèle.


Mais, au delà du rôle que la grande distribution peut jouer dans une situation de crise (avec les restrictions à la vente de certains produits, les changements d’habitudes d’achats, etc), ce modèle de distribution exerce au niveau structurel un contrôle étroit qui a un impact négatif sur les différents acteurs qui participent à la chaîne de distribution alimentaire : paysans, fournisseurs, consommateurs, travailleurs, etc.


De fait, l’apparition des supermarchés, hypermarchés, chaînes discount, express, etc. tout au long du XXe siècle a contribué à la marchandisation de nos habitudes alimentaires et à la soumission de l’agriculture et de l’alimentation à la logique du capital et du marché.


Esther Vivas

Esther Vivas est membre de la direction d’Izquierda Anticapitalista-Revolta Global dans l’Etat espagnol. Elle a publié en français « En campagne contre la dette » (Syllepse, 2008) et est coordinatrice des livres en espagnol « Supermarchés, non merci » ! et « Où va le commerce équitable » ?


Cet article a été traduit de l’espagnol pour www.lcr-lagauche.be .


URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Les-supermarches-et-la-crise-alimentaire-mondiale.html
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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 08:33

La représentante du patronat Parisot, et le chef du gouvernement Fillon, seront au Quartz à Brest à l’occasion de la tenue des « Assises de la Mer », une grand messe consensuelle où se congratuleront mutuellement patrons et politiciens professionnels.

Ce n’est pas là qu’on verra l’arrêt de la dégradation des conditions de travail des marins ou des pêcheurs.

Laurence Parisot, c’est elle qui ose déclarer : « La liberté de penser s’arrête où commence le Code du travail ».


C’est elle qui fait semblant de découvrir le scandale des caisses noires du patronat. L’UIMM, une des organisations du MEDEF, a constitué des caisses d’argent sale pour plus de 600 millions d’euros, utilisé notamment pour briser les grèves ouvrières.


Mais ni Mme Parisot ni ses amis n’ont été mis en examen.
Ils peuvent continuer à défendre les stock options, les parachutes dorés, leurs augmentations de salaires faramineuses et les intérêts des actionnaires.


MANIFESTONS NOMBREUX

Mardi 1er DECEMBRE

à 12h00 à Brest
devant le QUARTZ ,

Boulevard CLEMENCEAU
à l’appel de

SOLIDAIRES, CGT, FSU

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 08:29

C’est peut-être le rendez-vous de la dernière chance pour les salariés des Papeteries de Mauduit de Quimperlé. Les syndicats des PDM doivent être reçus par le préfet, à Quimper.


L’ambiance pourrait être tendue. Vendredi, les responsables des organisations syndicales ont annoncé que l’État ne participerait pas au financement des 45 dossiers préretraites déposés par la direction du groupe américain.


FO, la CGT et la CFDT craignent du coup des licenciements supplémentaires dans le cadre des 106 suppressions de postes annoncées en septembre par la direction dans « le projet de réorganisation » de l’entreprise.


Ce lundi, alors que la production tourne au ralenti depuis quelques jours, une majorité de salariés devrait se rendre à Quimper par le train. Rendez-vous a été pris pour un point de regroupement à 8 h  au Coat-Kaër, avant de se diriger vers la gare. (d'après Ouest France)

 

Manif aujourd'hui lundi 10h


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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 20:39



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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 08:54

VIH/SIDA :de quoi parle-t-on ?


L’infection par le VIH (virus de l’immunodéficience humaine), davantage connue sous le terme de séropositivité, n’implique pas la présence de symptômes.


Le VIH est en revanche transmissible par voie sexuelle ou sanguine, et peut déboucher sur le sida.


Le sida, ou Syndrome de l’immunodéficience acquise constitue le stade avancé de l’infection VIH, se traduit par la destruction des cellules immunitaires, rendant l’organisme vulnérable à des maladies dites opportunes, qui peuvent dès lors être mortelles.


Après plus de 25 ans d’épidémie de sida, et la mobilisation d’une partie du mouvement LGBTI et du milieu de la santé pour informer et combattre la maladie, il n’existe toujours pas de prise en charge mondiale de la pandémie.


Au lieu de la mise en œuvre d’un accès aux soins et aux outils de prévention, nous assistons à la promotion de politiques répressives et moralistes rappelant les premières heures du sida, quand il était désigné comme la maladie des homosexuels, des héroïnomanes, des hémophiles et des Haïtiens.


D’après l’Onusida, plus de 25 millions de personnes sont mortes depuis l’apparition de la maladie et elles sont près de 35 millions à l’heure actuelle à vivre avec le sida, dont plus des deux tiers dans les pays en voie de développement. La situation est totalement inégalitaire : aux populations du Nord, les traitements et tous les outils de prévention ; à celles du sud, la prévention, souvent accompagnée de programmes moralistes prônant l’abstinence et la fidélité, l’accès encore trop restreint aux traitements, et l’espoir d’un vaccin dans un temps indéterminé.


Les acteurs de la lutte contre le sida


Très rapidement après la découverte du sida, la mobilisation collective autour des personnes touchées ou de la communauté homosexuelle s’est organisée pour faire face à l’épidémie.


Lutter contre le VIH/sida est donc devenu un des principaux défis auxquels l’humanité est confrontée, et cette lutte répond à une triple exigence : une exigence humaine et éthique, puisque le sida, avec la tuberculose et le paludisme, est la première cause de mortalité en Afrique subsaharienne ; une exigence économique et


sociale, puisque cette maladie exacerbe la pauvreté, les inégalités et la vulnérabilité des individus, et enfin une exigence stratégique et politique, qui nécessite une coopération internationale dans la lutte.
Aides (1984) et Act-Up (1989) sont les principales structures militantes sur le terrain de la lutte contre le sida et les IST (Infections sexuellement transmissibles) en France.


Elles ont accompagné toutes les mobilisations entourant les politiques de santé : prévention, accès aux soins, lutte contre la stigmatisation et la judiciarisation de l’épidémie. Elles sont composées et dirigées par les personnes touchées et leurs proches, et non par des médecins. À l’inverse des structures caritatives, elles ont notamment permis de libérer la parole des malades, et d’en faire des acteurs à part entière de la lutte contre le VIH.

Labos gagnants, malades perdants !


La production de médicaments génériques, en dépit de l’hostilité des grands groupes pharmaceutiques, semble acquise pour certains pays, comme le Brésil ou la Thaïlande. Reste qu’un tiers seulement des personnes infectées dans les pays en développement a accès aux traitements. Les laboratoires privés, via les brevets, continuent de freiner l’accès aux traitements pour le plus grand nombre.


Au Nord comme au Sud, leurs stratégies visent le profit maximum au détriment des malades. Ainsi, en novembre 2008, les malades du sud-ouest de la France ont dû faire face à une « rupture de stock » du Truvada (antirétroviral permettant de préserver le système immunitaire) pendant dix jours.


Pourquoi ? Parce que le laboratoire a préféré écouler ses stocks dans les pays de l’Union européenne où ce médicament est vendu plus cher, même si cela ne correspond pas aux besoins immédiats. Ainsi, deux logiques s’affrontent : d’un côté la recherche du profit, de l’autre la satisfaction des besoins essentiels. Les choix politiques en termes de santé et de prévention structurent le débat et la situation des populations touchées par l’épidémie.

Maladie et ordre moral : non à la stigmatisation et à la répression !


Longtemps désigné comme le « cancer gay » ou la « maladie des pédés », le sida ne semblait devoir toucher que certaines populations (homosexuels, drogués, hémophiles, migrants, etc.). L’universalité de la contamination a fait tomber tout un tas de barrières.


Dans la lignée des mouvements de libération des femmes et des homosexuel-le-s, le mouvement de lutte contre le sida a su rapidement promouvoir des campagnes de sensibilisation osant parler franchement de sexualité et de prévention. À travers les mobilisations homosexuelles autour de la reconnaissance des couples de même sexe, la lutte contre le VIH a redessiné les contours de la sexualité dans le débat public.


Cependant, depuis plusieurs années, de multiples législations criminalisant la transmission du VIH apparaissent au niveau international. Dans ce contexte, le retour et le maintien des politiques de santé les plus réactionnaires sont favorisés. Sous prétexte d’agir pour la protection collective des personnes, c’est de la dégradation de la situation des personnes séropositives qu’il s’agit.


La pénalisation de l’homosexualité participe à l’exclusion et à la vulnérabilité au sida. Du fait de l’homophobie et de la transphobie, l’accès aux soins et aux programmes de prévention leur sont trop souvent refusés. Ainsi, environ 80 pays à travers le monde punissent encore l’homosexualité par des lois homophobes soutenues par l’État, et cinq d’entre eux prévoient la peine de mort pour « actes homosexuels ». Comment avoir accès au dépistage et aux soins dans ces conditions ?


En France, les discriminations envers les séropositifs perdurent. Dans le cadre de l’emploi, de la famille et même dans les relations affectives, il reste toujours compliqué de parler de son statut sérologique, on s’expose au rejet et à la stigmatisation. Le VIH continue de susciter des craintes irrationnelles, dont les séropositifs sont les premières victimes.

La santé est politique !


Les politiques antisociales, racistes et moralistes fragilisent, stigmatisent et précarisent les personnes séropositives. Les solidarités communautaires construites dans les années 1980-1990 autour du sida ne suffisent plus, et l’État ne doit pas se défausser sur les associations de terrain. Une nouvelle logique de solidarité et de conquêtes de nouveaux droits sociaux doit s’imposer.


Loin d’aller dans ce sens, c’est la logique de rentabilité qui est imposée dans le système de santé, avec l’introduction de la tarification à l’activité puis de la loi Hôpital, patient, santé, territoire. Les conséquences directes étant un manque de lits et la fermeture de services jugés non rentables, comme le service infectiologie de l’hôpital Saint-Joseph à Paris.


À terme, c’est l’accès aux soins qui est menacé. Il va sans dire que le forfait hospitalier et les franchises médicales remettent en cause la gratuité des soins pour tous.


Les séropos sont les premiers à pâtir de ces politiques. En effet, le VIH/sida touche particulièrement les populations les plus opprimées et les plus précarisées : classes populaires, immigrés, trans, usagers de drogues… qui doivent en plus faire face aux pratiques discriminatoires des employeurs et aux refus de soins de certains médecins.

Quelques dates

Fin des années 1970 : apparition du sida
1981 : Premiers cas d’infections opportunistes chez des patients homosexuels touchés par un déficit immunitaire.
1982 : la maladie est désignée sous le nom de Sida
(ou Aids en anglais) et apparaît la première association de lutte contre la maladie aux États-Unis.
1983 : apparition du premier test de dépistage
1984 : fondation de l’association Aides en France
1987  : première campagne de prévention grand public et fin de l’interdiction de la publicité pour les préservatifs ; autorisation de la vente libre des seringues dans les pharmacies ; premières consultations de dépistages anonymes et gratuits.
1988 : première journée mondiale de lutte contre le sida.
1989 : fondation d’ Act-Up Paris.
1996 : apparition de la tri-thérapie.
2002 : la loi Kouchner permet aux malades d’obtenir des sièges au conseil d’administration dans les hôpitaux.
2004 : mise en place des « états généraux » des personnes touchées par le VIH/sida (7 000 découvertes de séropositivité en France). L’année 2005 est décrétée année du sida comme Grande Cause nationale.
2006 : mobilisations autour du fichier Edvige.
2008 : dénonciation des discriminations dont sont victimes les homosexuels par rapport au don du sang ; mobilisation contre les franchises médicales.
2008-2009 : lutte contre la pénalisation de l’homosexualité et contre la pénalisation de la transmission du virus.

Nos revendications


Accès gratuit aux soins pour toutEs. Abrogation du forfait hospitalier et des franchises médicales.
Revalorisation de l’allocation adulte handicapé et de tous les minimas sociaux .
L’hôpital n’est pas une marchandise. Retrait de la loi Hôpital, patient, santé, territoire, pour un vrai service public de santéet une réelle prise en compte du point de vue des malades.
Le marché ne nous sauvera pas du sida. Abolition de la propriété privée des brevets médicaux, nationalisation des laboratoiresprivés, et création d’un service public du médicament.
Gratuité de tous les moyens de contraception.
Arrêt des condamnations à mort perpétrées par le gouvernement Sarkozy en expulsant les sans-papiers séropositifs.
Pour un accès universel aux soins : régularisation de tous les sans-papiers.
De vraies sanctions contre les refus d’accès aux soins.
Droit de masquage dans les dossiers médicaux.
Non à la criminalisation des séropos.
Arrêt des poursuites pour contamination.
Une réelle stratégie de prévention, ni stigmatisante ni moralisante.

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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 08:53
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Malgré sa dangerosité, le bisphénol est toujours utilisé dans les produits pour enfants.


Le bisphénol A est un œstrogène de synthèse. Depuis les années 1950, il est utilisé pour durcir le polycarbonate. Il est si couramment utilisé que 98% des américains en ont dans les urines, mais aussi dans le sang du cordon ombilical, le liquide amniotique.


Il est classé «reprotoxique niveau 3», c'est à dire toxique pour la reproduction, par l’Union européenne. Il est pourtant utilisé dans les vernis intérieurs des boîtes de conserve, certains emballages alimentaires, les fontaines à eau, et aussi dans les biberons. Mais l'usure, le brossage, et surtout le chauffage libèrent dans le lait des nourrissons de grandes quantités de bisphénol.


Des études de plus en plus nombreuses montrent que cet œstrogène de synthèse, un perturbateur endocrinien donc, favorise les cancers du sein et de la prostate, la baisse de la production des spermatozoïdes, les problèmes d’attention et d'agressivité chez les enfants, l’obésité, le diabète, les problèmes thyroïdiens. Il participe très probablement à la montée très préoccupante des cancers hormono-dépendants, seins, prostate, à laquelle nos sociétés font face.


Le 18 octobre 2008, sous la pression des organisations de consommateurs, le Canada interdit le bisphénol dans les biberons, assiettes et bols pour enfants. À l'opposé de ce principe de précaution, en 2006, l'autorité européenne de sécurité des aliments, l'Efsa, remonte les doses journalières admissibles de 10 à 50 microgrammes par kilo de poids corporel et par jour.


Pourtant de nombreuses études ont montré des effets néfastes pour des doses très inférieures. Et surtout, on sait maintenant que pour les perturbateurs endocriniens, notamment chez le nourrisson en pleine différenciation sexuelle, à doses extrêmement faibles, les variations de doses comptent parfois autant que les doses elles-mêmes.


Le débat fait rage. En 2005, 90% des études financées sur fonds publics retrouvent des effets néfastes. 0% de celles financées sur fonds privés! Une remarque qui n'est pas anodine, quand on sait que de nombreux experts de l'Efsa ont travaillé ou sont financés par l'industrie agroalimentaire. Pas d'autre solution que d'interdire le bisphénol alimentaire, notamment pour les plus petits.


En France, au nom du principe de précaution, souvent à l'initiative d'élus verts, comme à Paris, Clermont ou Nantes ou du NPA, comme à Canteleu, des conseils municipaux prennent position contre le bisphénol dans les biberons.


Interdiction des biberons au bisphénol dans les crèches, information aux parents dans les journaux municipaux, distribution de biberons en verre incassable, donc sans bisphénol, aux nouveaux parents.


Il y a quinze jours, sous la pression du Réseau environnement santé, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments, qui avait elle aussi conclu à l’absence de risques du bisphénol, accepte de revoir le dossier.

Une bataille qui doit d’abord nous faire avancer vite vers l’interdiction du bisphénol dans tous les biberons, jouets et produits alimentaires pour enfants.


Frank Cantaloup

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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 08:50
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Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne, voit dans la situation actuelle «des signes encourageants de reprise », mais s’attend à ce que l’économie suive une «route chaotique» dans les temps qui viennent. Il ne fait ainsi que traduire un sentiment prévalant dans la classe dominante.


La rentabilité retrouvée des entreprises obtenue en taillant dans leurs coûts et leurs effectifs réduit les débouchés des fournisseurs et les revenus des travailleurs mis sur la touche. D’où les «plans de relance» destinés à éviter que ce processus se propage.


Ces plans ont plus ou moins réussi à arrêter la chute de la production, sans pour autant résoudre les problèmes à l’origine de la crise. Il demeure ainsi, au sein de l’économie mondiale, une série de bombes qui peuvent exploser à tout moment, en provoquant de nouveaux dégâts.


La première bombe est celle de l’immobilier américain. Car une bonne partie des titres «toxiques» détenus par les banques du monde entier est constituée de prêts hypothécaires «made in USA».


La valeur de ces titres demeure au plus bas. Les grandes banques – trop grosses pour qu’on les laisse couler – ont été rescapées par la Banque fédérale (Fed), qui a garanti leurs dépôts et pris à son compte une partie de leurs titres toxiques.


À cela s’ajoute la situation précaire de bien des banques locales, spécialisées dans l’immobilier commercial dont une centaine a déjà fait faillite, et des dizaines d'autres sont menacées. Or, ces banques financent aussi, en grande partie, les PME, censées créer les emplois nouveaux.


Lors des récessions précédentes, l’immobilier a joué un rôle important dans la reprise. Or, actuellement, bien que l’économie US soit «officiellement» sortie de la récession, la construction continue d'être un boulet, plutôt qu’un moteur. Pourtant l’État continue de subventionner les primo-accédants à un logement et de se porter garant de leurs emprunts.


La politique des banques centrales qui consiste à donner au système bancaire un accès au crédit quasiment illimité à un taux presque nul est à l’origine d’une autre bombe à retardement.


La Bourse est rapidement remontée grâce à un afflux de capitaux à la recherche de gains rapides et faciles et la bulle ainsi engendrée risque de se dégonfler d’un moment à l’autre. Les intermédiaires financiers de tous poils, soudain réveillés, poussent évidemment à la roue, leurs commissions – sonnantes et trébuchantes, quoi qu’il arrive – augmentant avec le nombre et le volume des transactions.


Les facilités de crédit des banques centrales sont à l’origine d’un autre type de bombe, le carry trade, qui consiste à s’endetter en dollars, à un taux pratiquement nul, et à prêter dans une autre devise, à un taux (un peu) plus élevé. Le succès de cette pratique suppose que le dollar va continuer de se dévaluer, ce qui semble raisonnable, étant donné le déficit extérieur persistant des États-Unis.


Mais toutes les spéculations ont pour point de départ des arguments «raisonnables». Il se peut que le dollar s’effondre, et c’est alors une bombe d’un tout autre genre qui explosera, provoquant des dégâts que personne n’ose même imaginer.


Mais il se peut aussi qu’il connaisse un regain de santé, probablement passager, suffisant pour ruiner ceux qui ont misé sur le carry trade, et donc pour mettre en difficulté, une fois de plus, les banques qui leur ont prêté, contre rémunération, des capitaux pour spéculer.


Si on tient compte en outre de la dette des administrations publiques et de la «relance» à tout va en Chine, qui risquent de mener à une crise de surproduction généralisée, on peut dire que le capitalisme est loin d’être sorti du bourbier dans lequel il nous a entraînés.

Bernard Guerrien


Bernard Guerrien est chercheur en économie au laboratoire SAMOS à Paris 1 (voir www.bernardguerrien.com). Il participe au groupe d'étudiants et d'enseignants critiques http://www.autisme-economie.org

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 19:05





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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 07:34
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Obama, Sarko le climat & les bonimenteurs



À quelques jours de l’ouverture du sommet international de Copenhague, le 7 décembre, les services de communication gouvernementaux et les médias dominants mettent en scène une confrontation aiguë opposant d’un côté Obama et Hu Jintao, de l’autre Sarkozy et Lula.


Si les grandes puissances, et donc les plus gros pollueurs, peuvent mener des politiques qui correspondent à leurs intérêts nationaux, aux rythmes et aux rapports de forces dans leurs États respectifs, de là à dessiner un pôle vertueux autour de la France, donc de l’Union européenne, et du Brésil, c’est aller un peu vite en besogne.


Et c’est oublier que le paquet climat-énergie de l’Union européenne a fixé en 2008 des objectifs de réduction des gaz à effet de serre (GES) inférieurs aux préconisations du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC), et que l’UE donne la priorité aux mécanismes marchands qui ont pourtant montré leur inefficacité.


Avant donc de présenter un conflit entre puissances, il faut rappeler qu’il existe désormais un large accord pour que le sommet de Copenhague n’accouche d’aucun accord contraignant les États à respecter des quantités précises de réduction de GES.


Tout au plus, une déclaration politique commune permettra aux chefs d’État de noyer le poisson et de repousser encore d’un an d’éventuelles décisions plus précises. Mais dans un an, seront-ils à même de mener des politiques plus ambitieuses alors qu’aura peut-être été adoptée par le Sénat américain une loi dont les objectifs sont ridiculement bas : 17 % de réduction d’émissions de GES en 2020, ce qui est inférieur à ce à quoi les États-Unis auraient dû parvenir en 2012, s’ils avaient ratifié le protocole de Kyoto.


Une étude récente résume les impasses des projets en cours : si les objectifs états-uniens et européens servaient de base à un accord international, la température augmenterait de 3,3 à 4,9°C en 2100, bien au-dessus des 2°C au-delà desquels les risques deviennent majeurs.


Les discours écologistes et quasi tiers-mondistes de Sarkozy ne doivent aveugler personne. Il propose que les fonds d’adaptation aux pays du Sud pour faire face au dérèglement climatique s’élèvent à 450 milliards d’euros sur vingt ans, soit 22,5 milliards par an.


Or selon le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), il faudrait 86 milliards de dollars annuels. On est aujourd’hui loin du compte avec les propositions du gouvernement français, d’autant que l’épineuse question de la gestion de ces fonds reste posée, le FMI et la Banque mondiale se portant volontaires.


Il reste à montrer que les peuples ne sont pas dupes. Que des solutions existent pour sauver le climat et assurer la justice sociale à l’échelle planétaire. Que cela ne viendra pas d’un accord entre puissants, mais de vastes mobilisations populaires, associant divers secteurs des sociétés, au Nord comme au Sud.


Le sommet alternatif de Copenhague et la manifestation internationale du 12 décembre doivent être un premier pas en ce sens.


Vincent Gay

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 07:33
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Lors d’une rencontre internationale des partis et mouvements de gauche le 20 novembre 2009 à Caracas, le président de la République Bolivarienne de Venezuela, Hugo Chávez Frías, a proposé la création d’une Cinquième Internationale, «qui suivrait la Quatrième Internationale fondée à Paris en 1938» et a convoqué une seconde rencontre mondiale à Caracas en avril 2010, qu’il souhaite beaucoup plus large.


«Il n’y a pas de temps à perdre. S’il revient au PSUV (Parti socialiste uni du Venezuela) et à un autre parti de ce monde de constituer le premier noyau, nous le ferons. Mais je suis sûr que seront plus nombreux ceux disposés à la tâche, qui est d’une extrême urgence, parce que la crise mondiale s’accélère», a-t-il expliqué.


Cette proposition a étésoutenue par les représentants présents du MAS de Bolivie, du FMLN du Salvador et du FSLN du Nicaragua. Les représentants d’autres organisations présentes, dont le Bloc de gauche (Portugal), Die Linke (Allemagne) et le Parti de gauche (France), ont annoncé qu’ils soumettrons ce projet à leurs organisations, alors que nombre de partis communistes présents, en particulier les PC grec et brésilien, se sont déclarés opposés.


Parlant au nom du PT brésilien, Valter Pomar a expliqué que c’est le Forum de Sao Paolo qui constituait sa priorité et non une cinquième Internationale.

 


La proposition d’une nouvelle Internationale a créé pour le moment plus de débats en Amérique latine qu’en Europe, mais elle concerne l’ensemble de la gauche anticapitaliste internationale.


Dans son discours devant le Congrès du PSUV le 21 novembre, Hugo Chávez a réitéré sa proposition: «Je demande à ce Congrès extraordinaire du Parti Socialiste Uni du Venezuela(PSUV) qu’il mette dans son agenda en débat la proposition de convoquer les partis politiques et courants socialistes pour créer la Ve Internationale socialiste comme une nouvelle organisation qui corresponde au temps et aux défis que nous vivons, et qui soit un instrument d’unification et d’articulation de lalutte des peuples pour sauver cette planète».

 

Nous publions aussi l'article de réaction de François Sabado pour le Bureau exécutif de la IVème Internationale : http://www.npa2009.org/content/chavez-pour-une-ve-internationale

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Revolution arabe 

 

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diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

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Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


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Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

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  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

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robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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st nnonon

 

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