Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 07:28


C'est à plus de 83 % que les conducteurs de trains ont fait grève le vendredi 20 novembre en Bretagne.

À Rennes ce sont même plus de 90 % des conducteurs qui ont débrayé. La direction qui ne s'attendait pas à une telle mobilisation n'a pas pu, même en réquisitionnant les cadres, faire assurer le service minimum. De nombreux trains ont été supprimés, y compris des TGV.

Depuis des années la productivité a beaucoup augmenté, de nombreuses journées dépassent aujourd'hui les neuf heures d'amplitude, pour atteindre dix heures, voire dix heures et demie par jour.

 Les semaines de six jours de travail consécutifs se succèdent au point que de nombreux travailleurs se plaignent de la fatigue. Et à la rentrée de septembre ce sont 122 trains régionaux qui ont été rajoutés.

Si ces trains supplémentaires sont utiles pour les usagers, la direction de la SNCF n'ayant pas embauché de personnel, il nous faut assurer plus de trains avec le même nombre de conducteurs. Alors, à la fatigue accumulée se sont ajoutées des cadences encore plus intenses : des aller-retour qui se succèdent sans même avoir le temps de se restaurer ou même d'aller aux toilettes.

 Il y a un tel manque d'effectif que nombre de collègues, surtout les plus jeunes, se retrouvent avec leurs horaires de travail donnés au jour le jour, voire le matin pour l'après-midi.

Les syndicats CGT et CFDT-FGAAC avaient posé un préavis de grève et le ras-le-bol que l'on sentait venir depuis plusieurs mois a pu s'exprimer collectivement.

 Dès le jeudi 19 novembre les conducteurs de trains se sont réunis pour voter la grève et, toute la journée du vendredi, les plus anciens et aussi les plus jeunes ont pris le temps de discuter de tous les problèmes auxquels ils sont confrontés. Cela faisait longtemps que ce n'était pas arrivé.

Les neuf emplois obtenus, les quelques aménagements des journées de travail sont des reculs de la direction. Alors, même si certains regrettent que la grève n'ait pas été reconduite, cela sonne pour elle comme un avertissement.

Bien des collègues d'autres secteurs se sont aussi reconnus dans cette grève et ce n'est donc que partie remise.
Partager cet article
Repost0
27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 07:23


Tous à Quimper le 3 décembre

Communiqué du NPA Kreiz Breizh :


Le NPA Kreiz Breizh appelle la population du centre Bretagne à participer au rassemblement solidaire en faveur des défenseurs de l'hôpital de Carhaix prévu le jeudi 3 décembre à 15h30 devant le tribunal de Quimper. Nous étions des milliers dans les rues de Quimper, Rennes, Chateaulin ou Morlaix à nous faire entendre pour le droit de naitre, de se soigner et de travailler au pays face à la fermeture des services de l'hôpital de Carhaix.

Le tribunal administratif de Rennes nous a donné raison. Le constat aujourd'hui est : Pas de poursuite à l'encontre de cette fermeture illégale mettant en danger la vie d'autrui,
mais en revanche acharnement judiciaire de l'état sur ceux à qui la justice a donné raison.

Les défenseurs de l'hôpital de Carhaix comptent leurs amis. Le masque est tombé lors du dernier conseil municipal lors du vote de la motion permettant au maire de demander au préfet l'arrêt des poursuites contre les défenseurs de l'hôpital dans un but de pacification.

Mais après avoir soutenu la lutte de l'hôpital du bout des lèvres il y a un an et demi par populisme, les quatre membres de l'opposition UMP se sont abstenus pour la fin des poursuites à l'encontre des manifestants que nous étions tous. "La pacification" était pourtant le slogan de la liste UMP aux dernières élections municipales. Hélas, la mémoire politique des membres de l'opposition UMP apparait aussi limitée que leur sens de la solidarité.
Partager cet article
Repost0
26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 14:01

 



Le breton de Sicile était un théologien chrétien du 5è siècle connu pour son égalitarisme. Il venait de Grande Bretagne et a écrit en Sicile mais son nom est inconnu.


Il a écrit six oeuvres, toutes d'après la phrase de Saint Mathieu : "Si vous voulez être parfait, partez, vendez vos biens et donnez-les aux pauvres"       St Mathieu 19:21).


Son travail le plus connu, De Divitiis (Sur les riches), liait l'existence de la pauvreté à celle de la richesse. Il divisait les gens en 3 catégories, les riches, les pauvres et ceux qui ont assez; il était pour la redistribution de l'excès de richesse des riches afin que tout le monde ait assez. Il résumait ceci dans un slogan: "Tolle divitem et pauperum non invenies": Abolissez les riches et vous ferez disparaître les pauvres... car une poignée de riches est la cause de beaucoup de pauvres. Il peut être considéré comme le premier socialiste. Il était proche de son compatriote Pélage*, bien que Pélage soit éloigné des doctrines plus radicales du Breton de Sicile. 

 

*Saint Germain d'Auxerre (ou l'auxerrois), militaire romain, fut chargé d'aller combattre (par les armes et la parole)  l'hérésie "égalitaire" pélagienne en Grande Bretagne vers 430. Nombreux St Germain en pays celtique (Plogastel St Germain). Tandis que St Augustin l'attaquait de son vivant. Le message de Pélage, est que tout Chrétien peut atteindre à la sainteté par ses propres forces et par son libre arbitre. Cette doctrine fut condamnée car elle niait la grâce et le péché originel. Le théologien catholique Henri de Lubac a dénoncé le fait qu'à trop exalter le libre-arbitre, on produit une « religion humaniste », croyante ou athée.


A la même époque "s'évissait" en Armorique (Nord Ouest de la Gaule) une "commune" paysanne, la ou les "Bagaudes", nom gaulois, réprimée par les romains. Il a été envisagé que les immigrants bretons renforçaient la bagaude. Il y a au moins un exemple de soldats bretons libérants des esclaves.

 

Source: Wikipédia et  "The age of Arthur", J Morris 1973.

 


Partager cet article
Repost0
26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 07:37
463_image.jpg

Proclamation par Mahmoud Abbas d’un État palestinien indépendant, poursuite de la colonisation par Israël, derrière la confusion qui semble régner en Palestine, c’est l’échec du processus d’Oslo qui apparaît le plus clairement.

Les semaines qui viennent de s’écouler ont été chargées en « actualité proche-orientale ». Des déclarations d’Hillary Clinton à celles de Mahmoud Abbas en passant par l’annonce, par Israël, de la poursuite de la colonisation et la « menace » de la déclaration unilatérale d’un État palestinien indépendant, la confusion règne.


Si l’on suit la chronologie des faits, c’est Hillary Clinton qui semble avoir mis le feu aux poudres: fin octobre, elle qualifie de « geste sans précédent » la proposition israélienne d’un gel « partiel et temporaire » de la colonisation, estimant que cette « offre généreuse » permet une reprise des négociations.


Cette position est perçue comme une provocation par les Palestiniens et comme un blanc-seing par Israël. Dans les jours qui suivent, Abbas annonce que, dans de telles conditions, il ne se représentera pas à la présidence de l’Autorité palestinienne, semant le trouble jusque dans le camp palestinien. De son côté, le gouvernement israélien affirme qu’il poursuivra les projets de colonisation en cours et autorise la construction de 900 nouveaux logements à Gilo, colonie proche de Béthléem.


C’est dans ce contexte que l’hypothèse de la déclaration unilatérale d’un État indépendant est émise par des responsables palestiniens tandis que d’autres affirment que l’époque de la « solution à deux États » est révolue.


Dans le même temps, la Commission électorale palestinienne annonce le report des scrutins législatifs et présidentiels, initialement prévus en janvier. Cette apparente confusion est tout autant révélatrice de l’impuissance de la direction palestinienne et de son absence de stratégie que des limites objectives du Processus d’Oslo.


Les deux hypothèses émises par les dirigeants palestiniens, même si elles apparaissent à l’opposé l’une de l’autre, se rejoignent en effet sur un point : elles semblent prendre acte de l’état de mort clinique du prétendu « processus de paix ».


Pourquoi la menace d’une déclaration unilatérale d’indépendance ? Une telle proclamation pourrait en effet s’avérer être un piège pour les Palestiniens, au vu de la réalité du terrain : déclarer l’indépendance virtuelle des bantoustans reviendrait en effet, de manière paradoxale, à entretenir l’illusion selon laquelle il existerait une quelconque souveraineté palestinienne dans des territoires pourtant contrôlés, en réalité, à 100 % par Israël.


Mais pour certains dirigeants palestiniens, déclarer un État dans les frontières de 1967 et demander sa reconnaissance par l’ONU contraindrait l’ensemble des États membres à « prendre leurs responsabilités ». La réponse de l’UE et des États-Unis n’a pas tardé : ils ont « pris leurs responsabilités » et rejeté le projet palestinien.


Derrière l’apparente confusion, c’est en fait le mythe de la « solution à deux États au terme d’un processus négocié » qui s’effondre. C’est ainsi qu’avec une lucidité déconcertante, Saeb Erakat, chef des négociateurs palestiniens, déclare dans le Monde du 10 novembre que « la chose la plus rationnelle que les gens peuvent faire, c’est de se reconcentrer sur l’idée de devenir des citoyens israéliens, pour être égaux en droits (…) dans un État israélien qui s’étend du Jourdain à la Méditerranée ».


Même si les propos d’Erakat, dont l’avenir politique dépend de la poursuite des négociations, sont davantage une menace qu’un programme de mobilisation, ils sont révélateurs et annonciateurs de changements d’ampleur dont l’ensemble du mouvement de solidarité avec les Palestiniens devra tenir compte.


Commission Moyen-Orient Palestine

Partager cet article
Repost0
26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 07:29
ParMMF lemercredi,25novembre2009



D'après un texte officiel des Nations Unies; «la violence contre les femmes et les filles est un problème de dimension universelle.


Au moins une femme sur trois dans le monde a été battue, contrainte d’avoir des rapports sexuels, ou a subi d’autres formes de sévices au cours de sa vie - l’auteur de cette violence étant généralement une personne connue de la victime».


En 1981, les mouvements féministes ont choisi la date du 25 novembre comme journée de lutte contre la violence, en mémoire des trois soeurs Mirabal, militantes dominicaines brutalement assassinées sur les ordres du dictateur Trujillo.


Mais il faudra attendre le 17 décembre 1999 pour que l'Assemblée générale des Nations Unies proclame le 25 novembre comme « Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes». Nous publions ci-dessous le texte de présentation de la Marche Mondiale des femmes sur son 4e axe de campagne pour 2010 (Réd. LCR-Web)

Violence contre les femmes

La violence envers les femmes est structurelle. Il s’agit d’une caractéristique inhérente au système patriarcal et capitaliste dont les hommes, les groupes d’hommes, les institutions patriarcales et les Etats se servent pour contrôler la vie, le corps et la sexualité des femmes.


Bien que la violence touche les femmes en tant que groupe social, il faut comprendre ses différentes formes, l’époque où elle a lieu et les raisons qui l’engendrent car chacune des violences commises est insérée dans un contexte différent.


Selon les idées reçues, la violence survient dans des situations extrêmes et localisées et elle ne concerne que des individus. Or, elle nous touche toutes, puisque nous avons toutes déjà eu peur, changé notre comportement ou limité nos choix sous la menace de la violence.


Les idées reçues font aussi croire que la violence envers les femmes est un problème spécifique des classes populaires et des cultures « barbares ». Cependant, nous savons que la violence envers les femmes est transversale et qu’on la retrouve dans toutes les couches sociales quelles que soient la culture, la religion et la situation géopolitique.


Bien que plus fréquente dans la sphère privée – sous forme de violence domestique, que ce soit sexuelle, physique, psychologique ou abus sexuel - la violence contre les femmes et les fillettes est également présente dans la sphère sociale entre autres sous forme de féminicide, harcèlement sexuel ou physique au travail, différentes formes de viol, marchandisation du corps des femmes, trafic de femmes et de fillettes, prostitution, pornographie, esclavage, stérilisation forcée, lesbophobie, négation de l’avortement sûr, des options reproductives et de l’autodétermination, etc et . Le silence, la discrimination, l’impunité, la dépendance des femmes vis-à-vis des hommes et les justifications théoriques et psychologiques font en sorte que la violence envers les femmes devienne tolérable et s´aggrave.


On a recours à la violence, à la menace ou à la peur de la violence pour exclure les femmes de l’espace public. Les femmes payent de leur vie le fait de travailler en dehors de la maison au lieu de rester chez elles comme le dicte la culture patriarcale, le fait d’aller à l’école ou à l’université, d’ « oser » vivre leur sexualité ouvertement ou de se prostituer par manque d’options.


Dans un contexte de criminalisation des mouvements sociaux, la répression contre les femmes revendicatrices prend très souvent la forme d’une violence sexuelle. De plus, la discrimination contre les femmes est aggravée par la superposition avec d´autres formes de discrimination telles que celles dûes à la couleur de leur peau, leur langue, race, ethnie, classe (et situation financière), religion, sexualité….


La violence contre les femmes est enracinée dans le système patriarcal et le capitalisme qui imposent un besoin de contrôle, d’appropriation et d’exploitation du corps de la femme. Le patriarcat se fonde sur deux principes : la notion selon laquelle les femmes sont la propriété des hommes (c´est à dire, les femmes seraient au service des hommes et ne devraient jamais leur dire non) et la séparation des femmes en deux catégories : les « saintes » et les « putes ».


Dans ce système, celles qui ne se conforment pas au rôle de « saintes », bonnes mères et épouses sont punies et subissent des violences. Par exemple, des hommes se justifient souvent d’avoir agressé leur épouse verbalement ou physiquement parce que le repas n’était pas prêt ou parce que les vêtements qu’ils voulaient porter n’avaient pas été lavés.


On exerce aussi des violences sur les femmes considérées « putes » pour les punir et, dans ce cas, les agresseurs et la société justifient l’agression en alléguant soit que la femme marchait seule la nuit, soit qu’elle est lesbienne et qu’on doit lui apprendre à être hétérosexuelle ou encore que sa tenue était indécente...


En tant qu’élément de la culture patriarcale, la masculinité est associée à l’agressivité et on apprend aux jeunes hommes qu’être violents (et ne pas montrer ses émotions) c’est être « véritablement un homme » ; on les pousse, dans certains cas, à s’unir à des gangs sexistes ou racistes.


De nouvelles formes de violence à l’égard des jeunes femmes, comme l’harcèlement sexuel des écolières et des étudiantes, et des violences de groupes dans les écoles voient le jour et s’amplifient instaurant des relations et des divisions de rôles sexistes entre filles et garçons. Ces stéréotypes dévastateurs ne sont pas remis en question publiquement.


La notion imposée par le patriarcat selon laquelle les femmes sont la propriété des hommes a aussi un aspect économique qui s’exprime par l’union du patriarcat et du capitalisme et qui impose une division sexuelle du travail en déterminant les rôles « naturels » des femmes et des hommes. Ainsi, les femmes sont considérées une main-d’œuvre très bon-marchée, toujours disponibles pour s’occuper des autres et exécuter le travail que cela engendre.


Nous assistons donc à deux niveaux de domination de la femme par le système patriarcal et capitaliste : d’une part, l’exploitation du travail de la femme et d’autre part, la violence qu´elle subit et qui vise à maintenir la domination de l’homme. Par conséquent, nous ne pouvons pas parler d’élimination de la violence envers les femmes sans demander l’éradication des systèmes patriarcaux, capitalistes et colonialistes.


La violence envers les femmes et la misogynie s´intensifient tandis que les acteurs et les politiques de la globalisation néolibérale renforcent leur prise sur l’économie. Le féminicide (1) s’accroît lorsqu’on favorise et signe des accords de libre-échange dans les Amériques (comme le ALENA – Accord de libre-échange nord-américain – par le biais duquel les locaux de travail, comme les usines, profitent de la flexibilité des lois du travail et de l’environnement) : de nombreuses femmes mexicaines sont assassinées, par exemple, quand elles franchissent la frontière des Etats-Unis et dans la ville frontalière de Ciudad Juárez.


L’attaque aux droits reproductifs et aux services de santé augmente alors que les services sociaux sont privatisés ou supprimés du budget. Etant donné la globalisation de l’industrie sexuelle, on trafique de plus en plus de femmes plus jeunes. Les femmes sont violées au cours des guerres déclarées au nom de la « propagation de la liberté » et des invasions réalisées par les puissances étrangères (comme l’invasion américaine en Afghanistan) « se justifient » au nom de la défense des droits des femmes.


Comment pouvons-nous lutter contre la violence envers les femmes ?


Dans de nombreux pays, il existe déjà des lois et des conventions internationales telles que la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discriminations à l'égard des femmes (CEDAW) qui ont pour but de «protéger» celles-ci.


Cependant, elles sont insuffisantes car, dans la plupart des cas, elles ne sont même pas appliquées. De plus, ces lois et conventions traitent la violence à l’égard des femmes comme si c’était un problème à nous, un problème que nous devrions gérer tandis que, comme nous l’avons vu auparavant, c’est le rôle des hommes dans la violence qui doit être remis en question et le fait que la violence est structurelle qui doit être dénoncé.


Nous savons que les mesures punitives sont nécessaires mais insuffisantes pour éliminer la violence ; dans les pays où elles existent, les femmes n’appartenant pas à la classe moyenne, urbaine et blanche y ont difficilement accès.


Il faut exiger la responsabilisation des Etats, revendiquer des politiques publiques pour les femmes qui ont survécues aux violences, pour les femmes et enfants trafiqués, les groupes minoritaires (femmes de couleur, d’une religion spécifique, etc.), les femmes rurales, les migrants et les autochtones. Nous avons besoin de mesures pour enrayer et punir les actes de violence avant même que ceux-ci ne soient réalisés.


Nous devons aussi débattre le rôle des gouvernements et des Etats. Aujourd’hui, l’Etat est à la fois protecteur et oppresseur, à la fois porteur d’intérêts généraux et défenseur des privilèges, mais aussi patriarcal et violent envers les femmes, les peuples autochtones, les migrants, les personnes colorées (2).


D´une part, la police fait respecter de nombreuses politiques que nous avons revendiquées, d´autre part elle exécute la violence envers les femmes, réprime les mouvements sociaux et n’est pas impartiale en termes de questions sociales et raciales. Nous reconnaissons les contradictions inhérentes à ce contexte dans la mesure où beaucoup de femmes ne peuvent compter que sur l’Etat, qui représente le pouvoir extérieur et supérieur, pour se défendre contre la violence au sein de leur communauté et famille. L’Etat que nous réclamons est un Etat qui promeut les libertés et droits pour tous et toutes, qui intervienne dans l’économie et qui soit structuré et ait des formes diversifiées de démocratie participative et un contrôle citoyen.


Les femmes continuent de résister individuellement et collectivement. Toutes les fois qu’une femme agit de façon à dénoncer la violence envers elle-même ou envers les femmes de sa communauté, elle casse le paradigme dominant. Nous devons soutenir sa résistance, condamner et dénoncer les hommes qui commettent des violences à l’égard des femmes.


Nous devons aussi confronter publiquement les hommes et la société sur la violence envers les femmes, dénoncer la complicité entre les hommes, les Etats et les institutions telles que les forces armées et les religions. Il faut mobiliser la société civile, penser stratégiquement et promouvoir des actions radicales afin de prévenir et dénoncer le violence masculine envers les femmes. Dans ce procès, les femmes du secteur non lucratif – qui proposent des services essentiels pour donner du pouvoir et de l’attention aux femmes – et les mouvements locaux forts – ayant comme protagonistes les femmes des communautés – jouent un rôle décisif.


Nous, membres de la Marche mondiale des femmes, voulons nous engager dans des débats et actions politiques d’envergure qui promeuvent des changements dans nos cultures patriarcales et devancent la violence afin d´être véritablement préventifs. Nous connaissons déjà l’étendue et l’intensité de la violence ; par conséquent, il ne faut pas attendre encore une dénonciation, mais placer ce thème à l’ordre du jour au sein des groupes de femmes, organisations mixtes, radios communautaires, ainsi que dans les journaux et les autres moyens de communication des différents mouvements.


C’est la raison pour laquelle nous sommes d’avis que le mouvement féministe doit élaborer une auto-organisation de femmes, forte et d’envergure, pour lutter pour notre autonomie (économique, sexuelle, reproductive, personnelle, etc.) et autodétermination.


Les groupes de femmes se consolident lors des réunions, conversations, débats, manifestations et cours d’autodéfense. L’objectif n’est pas de reconnaitre la violence sexiste comme étant un problème propre à certaines femmes, mais de nous fortifier toutes, en apprenant et réapprenant à résister, à construire et reconstruire nos vies, sans violence.


Nous reconnaissons que le fait que des mouvements mixtes – urbains et ruraux – se disposent à braver la violence envers les femmes est un pas important dans la lutte en question. Ainsi, nous déclarons notre solidarité à la « Campagne Mondiale pour en finir avec les violences envers les femmes » de la Via Campesina qui a été lancée lors de sa cinquième conférence internationale qui s’est tenue au Mozambique, en octobre 2008. Nous reconnaissons l’importance du fait que non seulement les femmes mais aussi les hommes s’engagent à responsabiliser les hommes pour la violence à l’égard des femmes.


Pour faire face à la violence envers les femmes, nous demandons :


- L'adoption de mesures démontrant l'engagement des différents acteurs à reconnaître les femmes comme des individus et des citoyens de plein droit, dès l'enfance. Par exemple : l'utilisation d’un langage inclusif dans le matériel didactique, la promotion de l’éducation non-sexiste rompant avec la division sexuelle et hiérarchique des rôles entre garçons et filles, des campagnes de sensibilisation populaire et la garantie des espaces de participation politique ;


- Le soutien financier des mouvements et groupes de femmes sans buts lucratifs qui appuient celles qui se remettent de discriminations, abus et violences ;


- Que les mass media, en tant que porte-paroles du système patriarcal et capitaliste, soient tenus responsables de la mauvaise représentation, appropriation et abus du corps féminin ;


- La prévention de la violence envers les femmes et les fillettes par le biais d´ activités de sensibilisation qui expliquent comment la violence a lieu, quelles en sont les causes et comment elle se manifeste, et également à travers l'encouragement de l'auto-organisation des femmes ;


- La condamnation de l’utilisation systématique du corps des femmes comme butin de guerre lors des conflits armés ainsi que du rejet de leur famille et communauté qui les considèrent coupables de la violence qu’elles ont subie et auquel elles doivent faire face (elles et leurs enfants, fruits des viols);


- La punition des auteurs des violences exercées envers les femmes – que ce soit dans la sphère privée ou publique .


Et nous réaffirmons notre engagement à:


- Dénoncer les diverses expressions de violence patriarcale dans les différents pays telles qu´entre autres le féminicide, les mutilations génitales, le lévirat – sororat (3), les crimes d’honneur, le tourisme sexuel, le trafic des femmes et des enfants, la stérilisation forcée, et les situations de violence que les femmes engagées et actives dans les luttes, les femmes incarcérées, les lesbiennes et les femmes handicapées;


- Travailler pour transférer vers les hommes auteurs de violences la stigmatisation qui retombe actuellement sur les femmes victimes ;

- Dénoncer la marchandisation du corps des femmes et poursuivre le débat sur la prostitution, en particulier lors de la Coupe du monde 2010 ;


- Donner de la visibilité à toutes les formes de résistance des femmes contre la violence des hommes, surtout au niveau collectif, de manière à rompre la culture du silence qui entoure cette violence au sein de nos communautés ;


- Combattre la violence par des actions de sensibilisation auprès des mouvements sociaux alliés ainsi que par des campagnes d’éducation populaire favorisant la prise de conscience féministe ;


- Mettre en évidence les liens existant entre les politiques patriarcales qui entretiennent la violence envers les femmes (telles que l’impunité des agresseurs, le refus de l’autodétermination reproductive, la criminalisation des femmes activistes, l’interdiction de l’avortement, etc.) et les acteurs et politiques néolibérales. Il faut, par exemple, mettre en lumière le rapport existant entre le féminicide et les accords de libre-échange ;


- Travailler avec des mouvements sociaux mixtes (auxquels femmes et hommes participent) ayant comme principe directeur la construction d’un contexte dans lequel la violence envers les femmes ne soit pas acceptable et l´établissement d’espaces sans violence .


Marche Mondiale des Femmes


http://www.marchemondiale.org/


Notes


(1) Le génocide, misogyne et exceptionnellement brutal des femmes, très souvent accompagné par la violence sexuelle et l’impunité des agresseurs.

(2) Par exemple, dans les maisons d’arrêt aux Etats-Unis, le taux d’emprisonnement été de 773 pour les hommes blancs, 4,618 pour les hommes noirs et 1,747 pour les hispanos en 2007. En ce qui concerne les femmes, le taux été de 95 pour les blanches, 348 pour les noires et 146 pour les hispanas. (Sabol, William J., Couture, Heather, Bureau of Justice Statistics, Prison Inmates at Midyear 2007, Washington, DC: US Department of Justice, 2008).

(3) Mariage forcé d'une veuve avec son beau-frère ou d'un veuf avec la sœur de sa femme défunte.

Partager cet article
Repost0
26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 07:25


VENDREDI 27 NOVEMBRE – 21h00 - gratuit

Un film réalisé par Jacques Willemont – Bretagne - 2008 - 80 minutes - VF

Terre de luttes et de rébellions, Nantes « la Rouge » et la Loire-Atlantique ont connu, lors des événements de mai 68, une alliance singulière entre les mondes ouvriers, paysans et étudiants.


Le film retrace cette histoire exemplaire et sonde la trace que cette vague d’espoir en un monde meilleur a laissée dans la mémoire et dans les aspirations des acteurs anonymes et des porte-parole du mouvement.

La projection sera suivie d’un débat animé par Henri Guillou et Pascal Petit

Partager cet article
Repost0
25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 17:11
sans-papiers.jpg
Après Besson et Hortefeux, c’est au tour de Xavier Darcos, en bon petit soldat du sarkozysme, de venir nous jouer sa partition anti-immigrés.

Xavier Darcos, ministre du Travail, «menace» de fermeture administrative les entreprises qui font appel à des travailleurs sans papiers. Une telle décision, si elle était sérieusement envisagée, aurait pour effet de paralyser une grande partie de l’économie et la fermeture immédiate de centaines d’entreprises du BTP, du nettoiement ou de la restauration.


Qui peut croire un instant que ce gouvernement au service des patrons veuille prendre des mesures pour faire respecter les droits des salariés et lutter contre le travail au noir?


Qui peut croire un instant que ceux-là mêmes qui organisent le dumping social, les délocalisations, la mise en compétition entre salariés, les heures supplémentaires non payées, en fin de compte la baisse générale du «coût de la force de travail» voudraient tout à coup rétablir des règles sociales qu’ils s’évertuent depuis toujours à mettre en cause pour protéger et accroitre leurs profits?


La déclaration du ministre du Travail, suivie de quelques heures par celle d’Éric Besson, annonçant une circulaire permettant la régularisation de tout au plus 1000 travailleurs sans papiers, sont une seule et même opération, parfaitement dans la continuité du fumeux débat sur l’identité nationale.


Alors que des régions entières sont touchées de plein fouet par les effets de la crise, que les plans de licenciements pleuvent et que la casse des services publics rencontre une hostilité croissante dans la population, la droite à recours à la bonne vieille recette du bouc émissaire en s’en prenant aux immigrés.


Dans un tel contexte, la grève des travailleurs sans papiers est un exemple pour tous. Depuis sept semaines, ils luttent avec courage et détermination pour imposer leurs droits, en dépit des provocations patronales et policières, et du quasi mutisme des médias.


L’existence de comités de soutien, d’un cadre unitaire et de réunions hebdomadaires des délégués, des piquets de grève ont permis d’organiser efficacement la solidarité. La mobilisation ne faiblit pas et le nombre des grévistes s’élève à plus de 5200.


Pour autant, le gouvernement, après avoir concédé quelques avancées sur les conditions de régularisation des intérimaires et des agents de sécurité, vient de décider unilatéralement de rompre les négociations et de s’en tenir à une circulaire qui ne concernerait qu’un millier de salariés.


Il s’agit là d’une véritable provocation, à l’encontre des grévistes, mais également des organisations, partis et syndicats qui les soutiennent. C’est, au-delà des travailleurs sans papiers, l’ensemble du mouvement ouvrier qui est visé dans ces attaques.


Face à l’intransigeance du patronat et du gouvernement, il est urgent de renforcer la lutte en lui donnant les moyens de s’étendre et de renforcer les liens avec la population. Une grande initiative centrale s’impose aujourd’hui pour donner plus de visibilité au mouvement et pour que les grévistes se rencontrent, comme cela avait été le cas à l’occasion des deux meetings organisés lors de la grève des travailleurs sans papiers de l’an passé.


Enfin, il est temps d’organiser la convergence des différents fronts de lutte pour la régularisation de tous les sans-papiers. Les combats menés par RESF pour les droits des enfants et des familles, celui des collectifs regroupés au sein du ministère pour la Régularisation de tous les sans papiers, comme celui des grévistes d’Ile-de-France se rejoignent.


L’appel de l’UCIJ à manifester, dimanche 29 novembre à Paris, va dans ce sens. Il permettra à toutes celles et tous ceux qui en ont marre des contrôles au faciès, de la xénophobie et du racisme d’État, des centres de rétentions et de la traque aux sans-papiers, de se retrouver aux côtés des grévistes. Il est temps que la peur change de camp!


Alain Pojolat


Ucij: "Uni(e)s contre l’immigration jetable" est un collectif unitaire qui regroupe plus de 70 associations, partis et syndicats.

Partager cet article
Repost0
25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 17:09


.
Partager cet article
Repost0
25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 17:03
>

 
FINISTÈRE
  Régionales. Une union PS-PC se profile dès le premier tour
  24 novembre 2009 (Le Télégramme)



  Comme on pouvait le prévoir, les militants communistes bretons n'ont pas
  choisi de rompre les ponts avec les socialistes dès le premier tour des
  régionales.

Mobilisés à plus 70%, ils ont voté majoritairement (1.052 voix,
  soit 56%) pour une stratégie de confrontation préalable des projets de
  gauche.

Si un accord peut être trouvé sur le contenu d'un programme, il ne
  sera alors «pas exclu» que les communistes participent à une liste d'union
  avec le PS, dès le 14 mars. L'autre option proposée aux militants a recueilli
  793 voix.

  Elle consistait à refuser d'entrée de jeu toute possibilité de liste commune
  PS-PC au 1ertour, et à tenter de rassembler la «gauche de la gauche». Cette option, qui avait la faveur des instances nationales du PC, était,
  toutefois, difficile à mettre en oeuvre en Bretagne où les autres
  composantes ont déjà décidé de partir de leur côté (NPA de Besancenot et
  Partide gauche de Mélenchon d'un côté, Verts et UDB de l'autre).

 Quoi qu'il en soit, les communistes organiseront, le 13décembre, à Rennes, une rencontre régionale ouverte à toutes les formations de gauche. Les
  socialistes ont fait savoir qu'ils viendraient.

On semble ainsi s'orienter vers le même schéma que celui de 2004, avec une gauche éclatée entre union PS-PC, union Verts-UDB et extrême-gauche.
Partager cet article
Repost0
25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 09:05



Partager cet article
Repost0

Contactez le NPA du Finistère

 

faou

 

UNE-190.JPG

 

cgt-gg.jpg

 

affiche_Peillon_Fioraso_BAT_0_0.preview.jpg

 

encart npa taille normale

 

 

nukleel-nam-bo-ket.jpg

accueil
*

Brest

06 42 22 96 37

brest.npa@gmail.com

 

Quimper

06 59 71 42 21

quimper.npa@gmail.com
 

Le blog sur les

questions maritimes

L'autre grenelle de la mer

 

Le blog de solidarité avec

les camarades arabes

Revolution arabe 

 

fermoez-fesse.jpg

Recherche

Actions !

Pour plus de détails voir les liens: 

 

diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

sortir-copie-1.jpg


manifestants-hopital-SUD-copie-1


Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


foto2-205-ebf3f

 

Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

laniion.jpg

  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

anti-r-1-r-copie-1.jpg

 


robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

nddk.jpg

 

yy.jpg

 

st nnonon

 

grece.jpg