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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 09:04



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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 08:59
Communiqué du NPA.

Le NPA soutient toutes les initiatives et mobilisations le 25 novembre, contre les violences faites aux femmes.


La distribution d'un téléphone d'urgence, relié à Mondial Assistance, à 20 femmes de Seine-Saint-Denis ne saurait masquer le fait que les décisions politiques restent cantonnées au domaine répressif, dont on sait qu'en période électorale c'est un des thèmes favoris de Sarkozy.


Le dramatique événement survenu à Meaux, vendredi 20 novembre, où un femme a été aspergée d'essence et brûlée vive par son mari, comme Sohane il y a quelques années, rappelle, s'il en était besoin la nécessité d'une mobilisation permanente contre les violences faites aux femmes, appuyée sur des dispositifs engageant l'ensemble de la société et bénéficiant des moyens nécessaires.


En 2008, en France, 156 femmes sont mortes victimes de violences, soit un décès tous les deux jours et demi et entre 2006 et 2008, 330 000 femmes ont été frappées par leur conjoint. Selon une enquête récente, chaque année, 48 000 femmes majeures subissent un viol.


Pour lutter contre ces crimes qui frappent la moitié de l'humanité, des pays, comme l'Espagne, ont adopté une « loi organique contre la violence de genre ».


Depuis 2007, git sur le bureau de l'Assemblée nationale une proposition de loi-cadre contre les violences faites aux femmes à l'initiative du Collectif national pour les droits des femmes. Pour l'instant, rien n'a vraiment bougé du côté de la représentation parlementaire.


Et pourtant, il y a urgence d'adopter une loi-cadre dotée de moyens suffisants pour mettre en place une vraie politique de prévention, des dispositifs permettant l'accueil, la protection, l'accompagnement des femmesvictimes de violence ainsi que des mesures pour poursuivre les auteurs de violence.


Le NPA soutient la proposition du CNDF afin de lutter contre tous les phénomènes de violences dans la société contribuant à perpétuer l'opression des femmes.

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 08:49




Selon Nicolas Sarkozy, « Faire entrer Albert Camus au Panthéon, ce serait un symbole extraordinaire. » Mais qu’irait donc faire Camus le libertaire dans l’obscure crypte d’une ancienne église ? Camus reviens, ils sont devenus fous !


Il y a des manipulations politiciennes, des tripatouillages macabres, des détournements de valeurs qui font particulièrement gerber. L’attaque du président de la République contre les restes d’Albert Camus atteint des sommets dans l’obscénité.


Les mots nous manqueraient presque devant l’abîme insondable creusé par la vulgarité de ceux qui nous gouvernent. Face à cette monstruosité décomplexée, à cette médiocrité rampante, rappelons quelques vérités qui devraient stopper net toutes les manœuvres en cours.


En 2008, avec le concours notamment de la librairie du Monde libertaire et du Centre international de recherche sur l’anarchisme, la bibliothèque municipale de Lourmarin, village où est enterré Albert Camus, présentait une exposition intitulée Le don de la liberté : Albert Camus et les libertaires.


Une initiative qui fut suivie par un colloque sur le même thème. Dans le même temps, les éditions Egrégores ont publié Albert Camus et les libertaires (1948-1960), livre où sont rassemblés et commentés de nombreux textes de et sur Camus qui ne laissent planer aucun doute sur l’engagement du Prix Nobel de littérature 1957 aux côtés des anarchistes.


C’est en rencontrant Rirette Maîtrejean (1887-1968), co-éditrice du journal L’Anarchie avec Victor Kibaltchich (alias Victor Serge), qu’Albert Camus fut initié à la pensée libertaire. Rirette était correctrice à Paris Soir. Albert y était rédacteur et secrétaire de rédaction. Au marbre comme pendant les mois d’exode, en 1940, avec Rirette et les typos, correcteurs et imprimeurs (souvent anarcho-syndicalistes), Camus eut le temps de découvrir les traditions libertaires en France.


Peu à peu, Camus, le « camarade absolument parfait », fit la connaissance des anarchistes responsables de diverses publications françaises (Le Monde libertaire, Défense de l’Homme, Liberté, Le Libertaire, Témoins…) ou étrangères (Volonta, Solidaridad Obrera, Arbetaren, Die freie Gesellschaft, Reconstruir, Babel…).


Camus collabora régulièrement à certains de ces journaux et rencontra ses animateurs. Il profita même de son séjour à Stockholm, lors de la remise de son prix Nobel en 1957, pour se faire interviewer par Arbetaren et visiter les locaux de la Sveriges Arbetaren Centralorganisation (SAC), l’organisation anarcho-syndicaliste suédoise.


Dans les années 1930, le « Pied-noir » Albert Camus semblait avoir déjà des prédispositions pour les analyses libertaires. Il s’était fait viré du parti communiste, en 1937, parce qu’il soutenait Messali Hadj, leader du Mouvement nord-africain (MNA), parti rival du FLN ( anachronisme, le FNL date de 1954 : note blog Kemper ) qui entretenait des contacts avec le mouvement libertaire et les syndicalistes révolutionnaires de La Révolution prolétarienne (où Camus allait écrire).


Le drame espagnol touchait aussi particulièrement Camus. Appels, articles et meetings se succédèrent pour venir en aide aux militants antifranquistes. En février 1952, salle Wagram à Paris, il participa à un meeting pour soutenir cinq militants anarcho-syndicalistes de la CNT condamnés à mort. Dans Le Libertaire du 26 juin 1952, il publia un texte pour exposer les raisons de son refus de collaborer avec l’UNESCO où siégeait un représentant de l’Espagne franquiste.


Albert Camus s’exprima régulièrement dans Témoins, revue antimilitariste et libertaire qui était ouverte à tous les courants anars. Une activité qui l’engagea naturellement aux côtés de l’anarchiste Louis Lecoin, dans les colonnes de la publication Défense de l’Homme, mais aussi dans la lutte pour l’obtention d’un statut en faveur des objecteurs de conscience.


Écrit par Camus, le projet de statut fut approuvé par les membres du comité de secours aux objecteurs de conscience et diffusé par les militants pacifistes et libertaires, notamment dans un numéro spécial de la revue Contre-courant.


De très nombreux textes politiques et philosophiques aident à bien cerner le Camus qui affirmait : « Bakounine est vivant en moi ». En mai 1952, dans une lettre adressée à Gaston Leval, Albert Camus affirmait que la société de demain ne pourra pas se passer de la pensée libertaire. En 2009, cette évidence devient de plus en plus criante. Que les libertaires retroussent leurs manches si nous ne voulons pas que tous les rêves de Sarkozy deviennent très vite nos pires cauchemars.


L’idée qu’on pourrait profaner la tombe d’Albert Camus pour x ou y desseins glauques suffit à nous remplir d’effroi et de dégoût. Nous étouffons littéralement dans ce pays où règnent sans partage les détrousseurs de cadavres et autres charognards.


« Le monde où je vis me répugne, mais je me sens solidaire des hommes qui y souffrent », disait l’auteur de L’Homme révolté qui aurait de quoi être dégoûté et révolté dans la France d’aujourd’hui.


À lire : Albert Camus et les libertaires (1948-1960), éditions Egrégores, 268 pages. 15€.


En illustration, une affiche de la Fédération anarchiste annonçant une conférence autour du livre Albert Camus et les libertaires

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 08:28



Démantèlement de la centrale de Brennilis :

remise de la lettre-pétition
 
vendredi 27 novembre et

appel à rassemblement à 15 heures

 mairie de  Loqueffret


 La prolongation de quinze jours supplémentaires de l’enquête publique pour
le démantèlement de Brennilis ne pourra masquer l’absence criante d’un débat public national sur la question du démantèlement avant l’enquête publique.


 Les représentants des associations* à l’initiative de la lettre-pétition
  remettront les signatures recueillies vendredi 27 novembre 2009 à Mme la
  présidente de la commission d’enquête et appellent les citoyens à se
  joindre à eux à 15 heures à la mairie de Loqueffret.

*Agir pour un environnement et un développement durables, Bretagne vivante, Consommation Logement et Cadre de Vie, Eau et rivières de Bretagne, Groupement mammologique breton, Sortir du nucléaire Cornouaille, Vivre dans les monts d'Arrée*

Sortir du nucléaire Cornouaille
53, impasse de l'Odet
29000 Quimper
http://sortirdunucleairecornouaille.org
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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 09:39


Dans le cadre du mois du film documentaire

La Cinémathèque de Bretagne présente

Marée noire, Colère rouge

Chronique de la lutte des bretons contre le mazout de l'Amoco-Cadiz 1978

De René VAUTIER

Le Mardi 24 novembre 2009 à 20 H 30 au Cinéma Les Studios à Brest


1978. Un documentaire de René Vautier - Format : 16 mm - Sonore - Couleurs - Durée : 54 min. - 16mm - couleurs.
Son : Soazig CHAPPEDELAINE & Frédéric NERY - Montage : Soazig CHAPPEDELAINE - Mixage : Antoine BONFANTI - Musique : Gilles PETIT
Production : Unité de Production Cinéma Bretagne (UPCB)

Le document s'ouvre sur une relation minutée de l'accident du pétrolier et de ses conséquences, et dénonce d'entrée le racket pratiqué par les remorqueurs allemands de haute-mer tandis que la caméra balaye le littoral en s'attardant sur des clapotis huileux, oiseaux mazoutés, etc... Face à cela, la colère du peuple breton et des élus locaux qui ne furent jamais consultés. Les réactions sont multiples et vont du suicide de pêcheurs ruinés à la prise de conscience et à l'analyse politique d'experts scientifiques locaux, en passant par des manifestations de colère des cultivateurs, lycéens, étudiants. Tous avaient des solutions pratiques et efficaces pour enrayer la marée noire ; aucun n'a été écouté.

La projection sera suivie d'une discussion avec Michel GLEMAREC, professeur honoraire (E.R.) directeur de l'IEM et du laboratoire d'océanographie biologique, et Bernard FICHAUD, enseignant/chercheur en géographie qui furent témoins et acteurs au procès de Chicago pour les communes sinistrées.

Soirée ayant le soutien du Réseau des luttes locales de Brest.

Entrée libre à tout acheteur d'un des DVD édité par La Cinémathèque de Bretagne , stand sur place . Pensez à vos cadeaux de Noël ! Liste des titres disponibles sur le site de l’association).
Entrée de 4 € à tous ceux qui souhaitent et peuvent participer aux frais de cette soirée.


Renseignements : 02 98 43 38 95 - 02 98 46 25 58
www.cinematheque-bretagne.fr
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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 09:35



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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 09:06

 

 PARIS — Les militants communistes ont voté l'autonomie vis-à-vis du PS d'un Front de gauche PCF-Parti de gauche-Gauche unitaire au premier tour des régionales dans 16 régions, tandis que 4 régions se sont prononcées pour une alliance avec les socialistes, a indiqué dimanche le PCF.

> Le dépouillement du vote n'était pas terminé dans deux des 22 régions
> métropolitaines, Poitou-Charentes et Bourgogne, où "les choses sont très
> serrées", a déclaré à l'AFP Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF. Les
> derniers résultats devraient être connus lundi matin.
>
> Les quatre régions à avoir choisi de s'unir avec le PS dès le premier tour
> des régionales sont : Basse-Normandie, Bretagne, Champagne-Ardenne et
> Lorraine.
>
> Lors des conférences régionales (7 et 14 novembre) qui avaient précédé le
> vote déterminant des militants, quatre régions (Bourgogne,
> Champagne-Ardenne, Lorraine et Poitou-Charentes) s'étaient prononcées pour une union avec les socialistes.

> Avec près de 41.000 adhérents qui ont voté de jeudi à samedi - 14.000 de
> plus que lors du vote sur la stratégie du PCF pour les européennes, la
> "mobilisation a été très importante", a souligné M. Dartigolles qui n'a pas
> pu fournir le taux de participation des militants.

> "Nous sentons une très grande mobilisation des communistes pour aller vers des rassemblements et des projets régionaux bien ancrés à gauche", a-t-il ajouté.
>
> Le porte-parole a également pointé le "danger d'une recomposition politique" avec "des tentations d'alliance qui ne permettraient pas d'avoir des
> politiques régionales courageuses et efficaces face à la crise", une
> allusion à de possibles unions entre PS et MoDem, que le PCF rejette.
>
> En 2004, le PCF qui compte 185 conseillers régionaux, était parti avec les
> socialistes au premier tour dans 14 régions.
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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 13:28
UNE BOMBE DÉSARMORCÉE EN ULSTER

 


"Le but était de tuer des policiers, ça ne fait aucun doute pour moi ", a dit le commissaire Alasdair Robin, dénonçant "les terroristes et les criminels qui veulent nous ramener aux heures les plus sombres de notre histoire".


Les affrontements entre groupes pro-britanniques et nationalistes ont fait quelque 3.600 morts avant la conclusion d'un accord de paix en 1998, suivie de promesses de désarmement des principaux mouvements d'activistes des deux camps, notamment l'Armée républicaine irlandaise (IRA).


Des actes de violence sporadique éclatent encore en Ulster, où deux soldats et un policier britanniques ont été tués en mars par des groupuscules républicains dissidents opposés au processus de paix.

 


______________________________________________________


Irlande du Nord: embuscade contre des policiers britanniques

(Suisse romande, dimanche)


Des inconnus ont ouvert le feu sur des policiers britanniques samedi soir dans un petit village d'Irlande du Nord, près de la frontière avec la République d'Irlande. Cet incident fait craindre un regain de violence dans la province britannique.


Les policiers ont répliqué à ces tirs, a indiqué la police. Aucun membre des forces de l'ordre n'a été blessé dans cette embuscade, a-t-elle précisé.


L'attaque s'est produite dans le village de Garrison, à 40 km d'Enniskillen où onze personnes avaient été tuées en 1987 dans un attentat attribué à l'IRA - l'une des attaques les plus meurtrières du conflit irlandais.


Un député local de l'assemblée d'Irlande du Nord a mis en cause des dissidents républicains, opposés au processus de paix en cours dans la province. Cette attaque a provoqué le "dégoût" dans cette région, a ajouté Tommy Gallagher, membre du parti catholique modéré SDLP.


L'Ulster est pacifié depuis les accords du Vendredi Saint de 1998 entre indépendantistes catholiques et protestants habitant cette province britannique.


Mais l'assassinat, revendiqué par des républicains dissidents, de deux soldats britanniques et d'un policier en mars dernier, pour la première fois depuis dix ans, font craindre une résurgence de la violence par des milices paramilitaires.


Avant les accords de 1998, la violence en Irlande du Nord avait fait plus de 3500 morts en trois décennies.

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Voici ce que disaient en mars des camarades irlandais, qu'on ne peut soupçonner de terrorisme, vu qu'ils condament depuis toujours l'échec du "militarisme Républicain" (c'est à dire de l'IRA) en Irlande.

 

 

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Action armée en Irlande


Le Sinn fein rejoint Michael Collins*



* Michael Collins, voir le film du même nom, chef de l'IRA avait eu à "gérer" une guerre civile, entre ceux qui acceptaient la partition du pays (un mur quoi) et ceux qui la refusaient.


12 Mars 2009 John McAnulty (Socialist Democracy )

 


Il y a eu une réponse unanyme au meurtre de soldats britanniques dans le comté d'Antrim et à Graigavon.

Ils ont tous dit:

Les militaristes républicains n'ont rien à offrir

Les militaristes n'ont aucun soutien

Le processus de paix dans le Nord est en sécurité

 


Une seule de ces assertions est vraie!
C'est vrai que les militaristes n'offrent aucun progrès aux travailleurs irlandais. Par contre qu'ils n'aient aucun soutien et que le processus soit garanti n'est pas vrai. C'est précisément parce que le processus s'effrite qu'ils gagnent du terrain.


Il est impossible de trouver quelqu'un, hors des cercles du Sinn Fein, qui croie que l'issue du processus soit une Irlande réunifiée. Ce qu'ils espèrent c'est que l'état croupion du Nord devienne une société plus égale.

C'est comme cela depuis le début. Les droits démocratiques sont devenus des droits religieux égaux en sectarisme. Ce qui ne donnait pas encore assez à la base unioniste.

 

Le DUP a promis de laisser démocratiser la police et la justice et au Sinn Fein on a fait des promesses autour d'un musée des grèves de la faim, un stade pour les sports gaëliques et une loi pour la langue irlandaise.

Il a été impossible d'obtenir de l'administration du DUP qu'elle tienne ses promesses et Sinn Fein n'a pas réussi à bloquer l'exécutif. Les britanniques ont donc offert des compensations: 12 000 livres par victime de la terreur d'état. Les Unionistes ont râlé et cela a été reporté. Assèchement des pot-de-vin.

 

Au plan économique, les tirs ont obligé Sinn Fein et et le DUP a remettre une visite aux USA pour récolter des investissements. Tous ces voyages, des échecs, servent à cacher l'absence de stratégie économique réelle pour le Nord de l'Irlande.


Ceci n'a pas conduit à un rejet de masse de l'accord chez les nationalistes. Les capitalistes irlandais soutiendront tout plan impérialiste. L'église catholique a vu sont pouvoir renforcé par l'accord. La classe moyenne profite de "l'égalité" de recrutement dans les services publics. Sinn Fein bénifie lui-même d'une cohorte de "travailleurs sociaux" payés par l'état.


Une minorité des républicains a rejeté SF et la partition espérant réanimer une campagne militaire contre l'occupation anglaise. Cela n'a pas eu d'effet, après la démoralistion des nationalistes, due à des décennies de militarisme et de répression d'état, à cause de leur division et par l'absence de soutien populaire. Et surtout l'absence totale de programme politique les a handicapés.

 

Ils ne sont pas encore nombreux, mais ils ont assisté au départ des derniers militaristes de chez les provos. Plus généralement, il y a une répulsion grandissante face au parfum  de corruption autour Sinn Fein. Une grande partie de la jeunesse de la classe ouvrière ne voit rien venir du nouveau monde promis.

Et puis la surveillance a baissé. Les services secrets connaisssent les anciens, mais pénètrent peu les nouveaux milieux. Il y a aussi de nouveaux réseaux disponibles pour donner de l'argent, des renseignements, des planques et caches d'armes.


Leurs opposants ont raison de dire qu'ils n'ont rien à offrir. Dans la plus pure tradition de la force physique du républicanisme, la "vraie Ira" RIRA, se vanterait presque de n'avoir pas d'organisation politique derrière.


Sans aucune hésitation, ils ont inclu un livreur de pizzas dans leur liste de cibles, sans la moindre idée de combien ces cibles innocentes ont démoralisé leur supporters et sali le nom du républicanisme par le passé.

 

Ils n'ont aucun autre argument que " trahison " pour le gigantesque échec des décennies de lutte armée et la relative facilité avec laquelle leurs ex camarades ont été absorbés par l'appareil d'état colonial. Pire que tout, ils semblent aveugles au fait que les capitalistes du Sud sont les plus fanatiques défenseurs de l'accord et le principal mécanisme par lequel la dissolution des provos a été obtenue.


Dans le cadre traditionnel de la force physique, ils ont une seule stratégie: leur force n'est rien face au monstre de l'armée anglaise, mais ils sont persuadés qu'une simple activité de basse intensité est suffisante pour balayer le nouveau Stormont (gouvernement).

 

Ils pensent aussi en mettant ainsi la pression, pouvoir défaire Sinn Fein et récupérer ses supporters.


Politiquement, il est extrêment douteux que l'action armée puisse renverser l'état croupion. Il est vrai qu'il est en ruine depuis le début, mais il s'écroule à droite, vers plus de réaction, dans l'intérêt de l'impérialisme, dirigé par la réaction unioniste et la capitulation républicaine. Le militarisme peut seulement aiguiser les contradictions, accélérer le processus, dans ce cas l'amener encore plus à droite.

 

Un signe de cette "droitisation" est l'appel de Martin Mac Guinness à informer la police et à soutenir la répression.

 

Sinn Fein a peu de choix. Ils sont eux mêmes la cible des républicains. S'ils admettent que l'accord a foiré, leur parti s'écroule. Ils doivent soutenir  la répression dans l'espoir que l'état les arrête tous. A la moidre hésitation, ils risquent de se faire virer de l'administration. David Cameron a prévu qu'il voulait substituer à l'allance gouvernementale "forcée" actuelle, une alliance "volontaire", c'est à dire Unioniste.


Nous allons vers un basculement à droite.

A cour terme les militaristes on renforcé l'accord impérialiste.

Le DUP a félicité Sinn fein mais cela ne veut pas dire qu'ils vont soutenir des réformes. Leur base va réclamer l'expulsion de SF de l'administration.


Le processus va continuer d'aller à droite. Les actions militaire n'offrent rien, mais pas plus leurs opposants : soutenir la répression et dénoncer toute critique comme du terrorisme.

Les manifs des syndicats après les meurtres le montrent.

La vague d'hystérie n'était pas tounée contre une poignée de militaristes. Le rejet de la société corrompue établie par l'accord de paix est énorme, il faut donc convaincre les travailleurs que son  rejet ne peut conduire qu'au bain de sang. C'est plus l'accord inconditionnel avec l'impérialisme que la critique de l'activisme militaire qui est recherché.

 

 

L'accord dans le Nord, n'est pas démocratique. Il se base sur le rejet populaire d'un militarisme qui a échoué et par une acceptation aveugle de l'état par d'ex anti impérialistes. Ceux-ci en combattant toute critique, poussent les plus marginalisés de cette société vers la croyance que l'unique solution serait la violence.


C'est donc aux socialistes et aux démocrates de monter que les anciens radicaux ont tort et de créer une opposition politique.


Notes:

Nationalistes: Le peuple catholique, mais tous les catholiques ne sont pas nationalistes, plus on est riche et plus on aime les britanniques. Les politiciens nationalistes, tant du Sud que du Nord acceptent de fait la présence britannique.


Républicains: Au sein des "nationalistes" une minorité, les républicains, sont "extrémistes", veulent réunifier l'île. Leur fondateur, Wolfe Tone, partisan de la Révolution française, était protestant. Anarchistes, trotskystes et PC sont traditionnellement républicains. L'extrême gauche "moderne" elle, reconnaît deux états.


Nord de l'Irlande est un terme nationaliste, Irlande du Nord ( et donc du Sud), en français et Ulster sont pro-anglais, puisqu'ils divisent l'Irlande.


Les nationalistes acceptent le terme "6 comtés", tout en sachant que l'Ulster historique, d'avant la partition en comptait 9, que les anglais n'ont pas pris pour des raison de "purification ethnique": garder une majorité de protestants. Cette majorité ethnique n'existe en fait qu'autour  de certaines régions urbaines. La majorité du territoire est de fait nationaliste, ce qui est rarement évoqué, d'où la possibilité de la guérilla rurale.


Par contre protestant, orangiste, unioniste et loyalistes (les extrémistes) sont souvent interchangeables, hélas.

 

Unioniste: partisan de l'Union avec la Grande Bretagne, par exemple Tony Blair s'est déclaré unioniste. Comment croire à la "neutralité" de l'armée dans ces conditions?


Orangiste: membre d'une loge maçonnique anti-catholique.


Droits Civiques: à l'image des noirs américains, tentative d'obtenir pacifiquement l'égalité des droits avec les protestants en 1969. Leurs leaders étaient souvent des étidants gauchistes, trotskistes. Le refus des protestants et des anglais, a renforcé le camp militariste en perte de vitesse.


Provos: "provisoires", de Ira et Sinn Fein "Provisoires", les seuls connus actuellement. En fait la branche "nationaliste" lors de la scission de 1970, face aux "officiels" soit-disant "marxistes" car pro Moscou, proches de l'UDB ici.


Socialistes signifie "gauche de la gauche" et labour, "socialiste".



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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 13:02


 

  Après le succès de la Votation citoyenne et avant le passage devant
les députés, le projet de privatisation de la Poste rentre dans une
phase décisive.

Le changement de statut de La Poste en Société Anonyme
serait un coup mortel pour le Service public postal auquel la population
est extrêmement attaché.

   C'est pourquoi le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) du Finistère
apporte son soutien total à la grève reconductible (SUD, CFTC et FO ont
déposé des préavis de grève illimitée) qui commence à La Poste à partir
du 24 novembre pour le retrait du projet gouvernemental de privatisation
de la Poste.

Le NPA appelle les usagers de la Poste à se joindre aux manifestations
le 24 novembre à 11h devant la Préfecture à Quimper et les sous
préfectures de Brest et Morlaix.

    D'autres secteurs seront en lutte cette semaine comme l'Education
nationale, le NPA souhaite la convergence de ces luttes.

NPA Finistère
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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 11:21
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Face à la politique de la droite, l’unité doit être sans concessions vis-à-vis de la gauche de gestion et de renoncement, incarnée par le PS et Europe Écologie.

Tout au long de ces derniers mois, le NPA a mené une politique unitaire offensive, et c’est lui qui a été à l’origine de la première réunion unitaire. Il ne s’agit pas d’une quelconque posture visant à démontrer on ne sait quoi, mais bien de la compréhension qu’une telle politique est une nécessité profonde et durable.


Dans une situation marquée tout à la fois par la crise globale du capitalisme, une politique brutale de la droite sur le terrain social comme sur les questions des droits démocratiques et la démission des forces traditionnelles du mouvement ouvrier syndical et politique, il importe d’apporter des réponses à la hauteur des enjeux.


Il s’agit pour nous de mener un combat frontal contre la politique du gouvernement dans l’indépendance politique vis-à-vis de la gauche de renoncement et d’adaptation au système incarnée par le PS ou Europe écologie.


Mais l’unité s’entend pour nous avec un contenu. Pour ces élections, il nous faut de manière indissociable lier un positionnement anti-crise et anti-droite, la défense sur les terrains programmatique et stratégique d’une orientation clairement alternative à la gestion socialiste des régions.

Du côté du PCF, la position est claire, pas d’accord possible avec le NPA. Les multiples déclarations de ses dirigeants ne laissent aucune ambiguïté sur le sujet et c’est pour des raisons politiques de fond que le Parti communiste nous évince aujourd’hui du cadre unitaire. Le préalable mis par ce parti, la gestion commune des régions avec le Parti socialiste, est inacceptable pour le NPA.


Ce n’est pas une coquetterie de notre part vis-à-vis d’un PS abstrait, mais l’appréciation du cours de ce parti, des politiques qu’il défend. C’est peu dire que nous sommes en désaccord avec le bilan de la gestion socialiste dans vingt régions.


Il s’agit par exemple des multiples subventions publiques à des grands groupes privés ou le financement de la formation professionnelle contrôlée par le Medef, pour ne prendre que ces deux exemples.


La cerise sur le gâteau, c’est l’évolution même des débats au sein du PS avec la perspective de nombreuses alliances avec le Modem au deuxième tour des élections régionales.


Là encore, il ne s’agit pas d’un procès d’intention, mais d’une politique d’ores et déjà annoncée par de nombreux présidents socialistes sortants. Pour notre part, nous avons la volonté d’appliquer les points essentiels de notre programme, pas de faire le contraire de ce pourquoi nous sollicitons les suffrages des électeurs.


C’est aussi avec cette vieille pratique qu’il faut rompre, si l’on souhaite réellement susciter un renouveau à gauche.


Le PCF participe à la gestion de seize régions et entend continuer, voire étendre cette politique. Il l’a dit et redit avec une belle constance. Ce n’est pas, ce ne sera pas notre orientation.


Fondamentalement, c’est pour cette raison que depuis deux mois, le PC a refusé toute discussion programmatique. Et il y a bien évidemment un lien entre programme et stratégie: ou bien défendre une politique de rupture avec le système, ou bien un programme «socialo-compatible», il n’y a pas moyen de ruser, car pendant la campagne électorale, la gestion va continuer.


Dans le cours même de la discussion, nous avons essayé de lever les obstacles à un rassemblement de l’ensemble de la gauche antilibérale et anticapitaliste à ces élections.


Certains auront même trouvé que nous sommes allés trop loin dans les concessions. Mais parce que nous souhaitons réellement l’unité, nous avons modifié nos positions en cherchant des compromis (*). Il n’est en revanche pas possible d’accepter l’oukaze du PCF. Ce dernier porte donc la responsabilité du processus d’éclatement du cadre unitaire.


Pour ces raisons, disons-le clairement, les possibilités d’un accord national sont aujourd’hui réduites. Mais que ce soit au niveau national ou dans les régions, le NPA, dans les semaines qui viennent, poursuivra les discussions en cherchant à rassembler toutes les forces disponibles pour une telle politique. Ni adaptation au cadre proposé par la direction du PCF ni satisfaction d’un repli solitaire, qui ne constitue pas notre politique. Voilà les deux écueils qu’il faut éviter.


Guillaume Liégard


Voici la proposition que le NPA a faite lors de la réunion du 16 novembre où le Front de Gauche n'est pas venu :


"La possibilité de participer aux exécutifs régionaux dépend donc des rapports de force politiques et sociaux qui conditionnent la politique qui pourrait y être réellement mise en œuvre.


Nous avons la volonté d’appliquer les points essentiels de notre programme, pas de faire le contraire de ce pourquoi nous sollicitons les suffrages des électeurs. Nous refuserons donc de participer à un exécutif dominé par le PS ou Europe Ecologie qui mènerait une politique libérale conforme aux exigences du patronat et de l’Union Européenne.


Nous refuserons bien évidemment toute alliance avec le Modem ou une quelconque organisation de droite. Notre campagne, comme notre politique si nous sommes élus, n’ont pas d’autre objectif que de permettre aux travailleurs et aux classes populaires d’imposer leurs exigences contre la politique du patronat et de la droite, de porter ces exigences.


Dans le cadre des mesures d’urgences contre la politiques des classes dirigeantes face à leur propre crise, nous proposons quelques mesures de rupture, sur lesquelles nous ferons campagne et que nous sommes prêts à porter dans les conseils régionaux en aidant les mobilisations et en nous appuyant sur elles :


- les transports gratuits et 100 % publics,
- le refus des subventions au patronat et la récupération des aides versées aux entreprises qui licencient,
- un service public de la formation professionnelle et l’arrêt du financement de la formation contrôlée par le Medef, -
- l’arrêt des fonds publics pour les lycées privés, le refus de la précarité pour les personnels des régions…
C’est sur ces points clés programmatiques que s'établit notre stratégie dans les conseils régionaux . Notre campagne comme la politique de nos élus viseront à créer les conditions de leur mise en oeuvre.
"


Il est tout de même significatif qu'au plan national, personne ne veuille de cette formulation qui représente de la part du NPA une concession de taille. La raison de fond, c'est que le PCF a justement une longue tradition de gestion conforme aux exigences du patronat et de l'UE.

 Il a participé de nombreuses fois à des gouvernements dominés par les socialistes, que ce soit à la tête de l'Etat ou, actuellement, dans 16 des 22 régions. Il ne veut ainsi rien écrire qui l'empêche de continuer. Pourquoi les autres partenaires n'osent refuser cela ? C'est bien dommage.

Considérant qu'il n'était en fait pas invité à une réunion excluant explicitement d'un point de vue "stratégique" sa démarche concernant les exécutifs de région, le NPA n'était pas présent à la réunion du 18 novembre convoquée par le Front de Gauche.

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