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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 13:08

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 12:57

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«Les semailles de la Grande-Bretagne»


«Une aire goudronnée et entourée de barbelés et d’acier est le seul panorama qu’offre la fenêtre de ma cellule. On me dit que c’est la cour d’exercice. Comment voulez-vous que je le sache? Cela fait quatorze mois que je suis au bloc H et je ne suis pas sorti une seule fois prendre un bol d’air frais. Aujourd’hui, je suis en «isolement cellulaire». Cela m’arrive trois jours par quinzaine et on m’enlève mon seul bien, trois couvertures et un matelas, pour me laisser une unique couverture et un pot de chambre.


On me laisse ainsi passer la journée, de 7h30 jusqu’à 20h30. Ce que je fais dépend du temps. S’il fait assez chaud, je peux m’asseoir par terre, fixer les murs blancs et passer quelques heures à rêver. Mais autrement, je dois passer la journée à tourner continuellement en rond dans la cellule pour empêcher le froid de me pénétrer jusqu’aux os. Même après le retour de ma literie à 20h30, il faut plusieurs heures avant que la circulation revienne dans mes pieds et mes jambes.


Il y a très peu d’autres moyens de passer le temps et j’ai donc de nombreuses heures de réflexion et de contemplation : les bons moments et les mauvais, ce qui m’a amené ici, mais, surtout, pourquoi je suis ici. Pendant les moments de faiblesse, j’essaie de me convaincre que l’uniforme de la prison et l’acceptation du règlement ne seraient pas si mal. Mais la volonté de résister brûle trop fort au fond de moi.


Accepter le statut de criminel reviendrait à me dégrader et à admettre que la cause que je soutiens est mauvaise. Quand je pense à tous ceux qui ont sacrifié leur vie même, mes souffrances paraissent insignifiantes. Il y a eu de nombreuses tentatives pour casser ma volonté, mais chacune renforce ma détermination à tenir bon. Je sais que ma place est ici avec mes camarades.


Je pense à la seule coupure dans la monotonie, les quarante minutes que je passe à la Messe le dimanche – «tendez l’autre joue», «aimez votre prochain» – et je me pose des questions, car au fil des mois je sais que je suis devenu de plus en plus amer. Il y a maintenant en moi une haine si intense qu’elle me fait peur.


Je la vois aussi sur le visage de mes camarades à la Messe : je vois la haine dans leurs yeux. Un jour, ces jeunes seront pères et ces attitudes seront transmises inévitablement  à leurs enfants.

Voici les graines que la Grande-Bretagne a semées : ses actes finiront par sceller le sort de son règne en Irlande.


C’est effrayant de voir des hommes déjà vieux à dix-huit ou dix-neuf ans. Des jeunes, forts et sains de corps et d’esprit il y a un an, qui ressemblent à des coquilles rétrécies d’êtres humains. Chaque facette de la vie des blocs H a le même but : user notre résistance. Les cellules froides et vides, le manque du moindre confort et le refus de soins médicaux : l’objectif est la répression, mais ils n’y arriveront pas.


Ils auront beau retenir notre corps dans les conditions les plus inhumaines, tant que notre esprit restera libre, notre victoire est assurée! »

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 10:27

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Cinéma mardi 09 avril 2013

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Le psychiatre et psychanalyste Christophe Dejours revient sur le recours systématique à la « valeur travail » dans les discours politiques.

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Que se cache-t-il derrière ?

Comment exalter le travail tout en laissant le sous-emploi se développer ?

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La projection sera suivie d’un débat avec l’association L’Appel des Appels du Finistère.

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Mardi 9 avril, 20 h 30, cinéma Le Bretagne, Saint-Renan, 3,50 €.

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http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Saint-Renan.-Film-documentaire-penser-le-travail-une-urgence-politique_40779-2181502------29019-aud_actu.Htm

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 10:13

mardi 09 avril 2013

Des enquêtes démontrent que des étudiantes se prostituent pour financer leurs études. Le coût de la vie et la précarité grandissante mettent des jeunes femmes dans la galère.


« Étudiante 21 ans se propose de vous accompagner... » Sur certains sites, les annonces fleurissent. Et pas seulement au printemps. Toute l'année, des jeunes femmes, inscrites à l'université, vendent leurs charmes pour subvenir à leurs besoins. « Elles disent qu'elles sont escort girls mais on se doute qu'elles vont plus loin », estime Charlotte, en master de droit à Agen.


Combien sont-elles ? Les chiffres précis n'existent pas. Plusieurs universités ont essayé de mesurer l'ampleur du phénomène. Poitiers, Montpellier, Paris et Rennes ont lancé des enquêtes qui ont clairement révélé l'existence de la prostitution à l'université.


Le service interuniversitaire de Rennes a envoyé des milliers de questionnaires à des étudiantes, en 2011. Ils portaient sur la précarité dans laquelle elles pouvaient vivre. Environ 1 500 réponses sont revenues. 130 jeunes femmes se disaient prêtes à vendre leur corps pour payer leur loyer et leurs factures. Une trentaine sont passées à l'acte.


« Difficultés pour les approcher »


À Montpellier, en 2009-2010, une enquête a aussi mis en évidence que des étudiantes avaient recours à des relations tarifées : « Sur 651 personnes interrogées, treize avaient accepté de l'argent en contrepartie d'un acte sexuel. » Ce chiffre rapporté à la population étudiante totale, soit 2,3 millions de personnes, ferait « apparaître une prostitution de l'ordre de plusieurs dizaines de milliers de jeunes femmes », selon un rapport parlementaire de 2011, présenté par l'ex-députée socialiste des Côtes-d'Armor, Danielle Bousquet.


Ces données n'ont pas été approfondies. Les services sociaux ont des difficultés à approcher les étudiantes concernées et celles-ci n'en parlent pas. « C'est dommage, déplore une infirmière. Qu'elles sachent au moins que nous sommes là si elles veulent sortir de ce bourbier. »


Depuis des années, l'Unef et d'autres syndicats tirent la sonnette d'alarme.

 

Environ 10 % de la population étudiante, soit 230 000 personnes, vit dans la plus grande précarité. La crise s'est accélérée, les petits jobs deviennent rares et les budgets pour le logement et l'alimentation explosent. Fin 2012, l'Unef rappelait que « les bourses et les aides cumulées plafonnent à 493 € par mois, insuffisant pour vivre décemment ».


La prostitution a d'abord été facilitée par les annonces sur Internet. En 2005 déjà, une enquête menée par Loïk Villerbu, directeur de l'Institut de criminologie de Rennes, expliquait qu'elles peuvent, sur le Net, « se créer un personnage imaginaire, au risque de se mettre en danger si elles tombent sur des hommes violents et déterminés ».


Le Bureau d'aide psychologique universitaire de Rennes avance une autre explication. « Peut-être que les pratiques sexuelles à risques se sont banalisées avec les fêtes alcoolisées, s'interroge le docteur Danièle Olive. Pour celles qui ne le voient pas, le glissement vers la prostitution est alors possible. »

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Serge LE LUYER.
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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 10:06

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9 avril 2013 

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Les opposants au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes (44), toujours aussi déterminés à la veille de la remise du rapport de la Commission de dialogue, ont annoncé, hier, leur intention de ressemer les terres de la zone du projet, dès samedi.

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Deux cortèges sont prévus, en milieu de matinée, qui se rendront en différents endroits pour mettre en place, des cultures potagères, céréalières ou encore des poulaillers. Des reconstructions de cabanes sur les emplacements de fermes évacuées et rasées à l'automne 2012 sont également prévues, ont indiqué les opposants.

 

En prévision d'une éventuelle reprise des expulsions, ces derniers ont renforcé les barricades qui empêchent de pénétrer sur la ZAD, alors que les repérages d'hélicoptères de la gendarmerie ont repris de plus belle.

 

S'agissant des conclusions du rapport de la Commission de dialogue remis aujourd'hui au Premier ministre, un opposant de la ZAD, Benoît, a déclaré : « Dans tous les cas, demain (aujourd'hui NDLR), ce ne sera pas une bonne surprise pour nous.

 

Nul ne sait s'il y aura une reprise des expulsions et je pense qu'eux-mêmes ne le savent pas encore. On estime que ce serait une erreur monumentale de le faire ».

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http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/n-d-des-landes-les-opposants-ressemeront-des-samedi-09-04-2013-2063421.php

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 09:17

 

Communiqué du 8 avril 2013 : 


Le 1er mars 2013, le Conseil d’Etat a rejeté les deux recours déposés concernant, d’une part, le démantèlement de la centrale nucléaire de Brennilis et, d’autre part, l’entreposage des déchets radioactifs issus notamment des démantèlements, appelé ICEDA, au Bugey (01).


EDF va ainsi pouvoir reprendre prochainement le démantèlement des échangeurs de Brennilis et leur transport vers le site du Bugey.


Les échangeurs sont au contact du fluide de refroidissement radioactif et permettent de transférer la chaleur provenant de la réaction nucléaire à la turbine vapeur qui elle-même entraîne l’alternateur produisant l’électricité.


Le métal de la multitude de tubes et des parois des échangeurs était en contact direct avec les produits radioactifs et a été fortement irradié. Des radioéléments, et notamment du plutonium, s’y sont déposés. A l’origine, le démantèlement de ces échangeurs aurait dû attendre une période de décroissance

 

radioactive de 40 ans, mais pour des raisons politiques et économiques, celui-ci a été avancé par décret en 2011. Les échangeurs de Brennilis sont au nombre de 16, pèsent 37 tonnes, soit une masse brute de 600 tonnes et, une fois conditionnée pour son transport, de plusieurs milliers de tonnes !


Et ce n’est qu’un début car il va rester ensuite à démanteler le bloc réacteur et le bâtiment du réacteur proprement dit…


Pour rejoindre le centre ICEDA du Bugey, les déchets nucléaires issus du démantèlement vont devoir traverser la Bretagne, probablement les départements du Finistère, du Morbihan et de Loire-Atlantique, puis le centre de la France et la vallée du Rhône, mettant en péril, et pour une très longue durée, toutes les zones traversées en cas d’accident, d’attentat,… ou de catastrophe naturelle !


Ce déplacement de déchets radioactifs n’a aucun sens, car il ne règle ni le problème du démantèlement, ni le problème de déchets nucléaires dont on ne sait que faire.


La moins mauvaise solution consiste à laisser le réacteur en l’état et à se donner les moyens de le surveiller durant de nombreuses décennies, jusqu’à ce qu’une solution aux déchets radioactifs soit trouvée, ou que la décroissance naturelle de la radioactivité les rendent moins nocifs (10 périodes, soit pour le cobalt 60, majoritaire dans la cuve, 50 ans).


Parce que le démantèlement et le transport des déchets radioactifs mettent en danger toutes les populations des régions traversées, la Fédération anti-nucléaire Bretagne appelle tous les citoyens à se


Rassembler le samedi 13 avril pour bloquer

symboliquement un transport de déchets issus de Brennilis à :


Brennilis : 9h 30, devant la centrale,

Quimper : 11h, place de la Résistance

Lorient : 13h, place Aristide Briand

Vannes : 15h, esplanade du Port.


La Fédération anti-nucléaire Bretagne appelle également à un grand rassemblement à Brennilis, le dimanche 28 avril, à l’occasion du 27ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, pour exiger l’arrêt immédiat du nucléaire civil et militaire avant la catastrophe.


12h : pique-nique au camping de Nestavel, 14h : rassemblement devant la centrale


Fédération Anti-nucléaire Bretagne

6 rue de la Tannerie – 56000 VANNES


Email : fan-bretagne@laposte.net  Tel : 06 65 72 31 66


La Fédération Anti-nucléaire Bretagne a été constituée le 27 octobre 2012 à Pontivy. Elle a pour but de structurer et d’amplifier l’action régionale du mouvement anti‑nucléaire breton, et d’agir pour l’arrêt immédiat du nucléaire.

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Contacts presse : 

  

Alain Rivat : 06 28 01 20 33

Chantal Cuisnier : 06 84 14 58 87 

Cedric Cadoret : 02 56 22 02 37

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Plateforme disponible sur les sites:

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www.stop-nucleaire56.org 

www.sortirdunucleairecornouaille.org

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 08:38

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Par Alan Thornett le Vendredi, 16 Juillet 2004

 

La grève des mineurs en Grande Bretagne de 1984 a été la plus grande confrontation du mouvement ouvrier britannique avec l'Etat depuis la grève générale de 1926.

 

Pourquoi s'est-elle achevée par un échec et que peut-elle nous enseigner encore aujourd'hui pour contrebalancer le "réalisme" de la bureaucratie syndicale?


Vingt ans après la grande grève des mineurs, le mouvement syndical britannique panse toujours ses blessures.

 

La défaite de la grève de 1984/5 a représenté un coup terrible pour le mouvement ouvrier dans son ensemble. Au cours de ces 20 dernières années, le nombre de syndiqués a diminué de 50% et une partie significative du secteur productif britannique a été démantelée.


Les lois anti-grèves, créées à l'occasion de cette grève sont toujours de vigueur.

 

L'émergence dans le mouvement syndical de l'époque d'une couche de jeunes militants qui s'opposaient au "réalisme" et à la cogestion des directions bureaucratiques n'a pas pu empêcher les dégâts. Pour pouvoir avancer, aujourd'hui, il nous faut poser la question de la responsabilité de l'échec de 1985.


La grève des mineurs imprègne toujours les mémoires: la haine sans borne du Parti Conservateur de Thatcher contre les mineurs qui l'avaient battu lors des luttes de 1974; la détermination des 160.000 mineurs qui ont fait grève pendant un an; les heurts violents avec la police; les nombreux piquets de grèves et les barricades en flammes de Orgreave... La répression fut féroce: quelques 7.500 mineurs ont été arrêtés et 40 parmi eux ont été emprisonnés, dont deux à perpétuité. Deux grévistes ont perdu la vie.


La direction de la lutte, assumée par les leaders Arthur Scargill et Peter Heartfield du syndicat des mineurs NUM, ainsi que le travail du WAPC qui mobilisait 10.000 femmes dans les régions minières qui ont manifesté à Londres en 1984, ont marqué les esprits.


La grève a démarré avec l'annonce de la fermeture des puits de Corton Wood dans le Yorkshire et elle s'est vite étendue dans toutes les régions minières à l'exception notable de la région de Nottingham, aux mains des "jaunes". La droite du syndicat NUM a voulu organiser des élections pour décider de la grève, mais, vu l'hostilité des médias, cela aurait entraîné la fin de ce mouvement hautement spontané. Les mineurs votaient avec les pieds et c'était efficace. Corton Wood fut un conflit-test pour tout le secteur, ce qu'Arthur Scargill n'arrêtait pas de souligner à juste titre.


Le NUM comptait à cette époque 210.000 membres dans 170 mines. Avec la privatisation du secteur de l'électricité et du gaz, le NUM avait perdu beaucoup de membres, le pire recul jamais connu par un syndicat britannique. Le NUM était considéré comme la garde prétorienne du mouvement ouvrier, un syndicat qui a profondément ébranlé le capitalisme britannique au cours deux grandes grèves pour des augmentation de salaires en 1972 et en 1974.


Quand les mineurs ont commencé leur action en 1972, les mines n'étaient plus du tout des bastions militants, mais grâce à une solidarité exemplaire, le gouvernement a été obligé de céder. La grève de 1974 n'était pas moins spectaculaire. Pendant que le pays était paralysé le Premier ministre Edward Heath organisait des élections avec comme slogan: "Qui doit gouverner la Grande Bretagne?". Les travailleurs lui ont fort bien répondu. Ces grèves ont eu une forte influence sur la combativité du mouvement ouvrier britannique dans les années 1970.


L'année 1980 a démarré avec une grève nationale de 100.000 sidérurgistes qui allait durer 15 semaines.

 

Les piquets ont fait figure d'exemple pour les mineurs. Mais, malgré l'obtention d'augmentations de salaire, les sidérurgistes n'ont pu empêcher certaines fermetures d'usines.


Entre-temps, les Conservateurs ont lancé leur plan baptisé "Ridley": des sommes illimitées ont été dégagées pour briser les grèves et la police a été entraînée et mise à disposition en tant que force paramilitaire. Lorsque la grève des mineurs a éclaté, la directive était d'abord de ne pas attaquer frontalement mais d'isoler les grévistes en s'attaquant en premier lieu à d'autres secteurs.


Ainsi, l'offensive répressive contre les mineurs a été précédée par une attaque contre les imprimeurs et leur syndicat, le NGA. La bataille fut rude. Mais le NGA a été trahi par la coupole syndicale TUC (Trade Union Cuncil) qui avait renoncé à se battre contre les lois anti-grève. D'autres défaites ont suivi. Mais la principale victoire des Conservateurs dans les années 80 a été celle remportée sur les mineurs.


Arthur Scargill a été le dirigeant syndical le plus déterminé dans l'histoire du mouvement ouvrier britannique. Il fut le meneur et l'âme de la grève et a lutté jusqu'à la fin amère. Quand les médias le harcelaient en évoquant les grèvistes "violents", il prenait leur défense en déclarant: "Je ne condamnerai jamais des jeunes mineurs courageux qui luttent pour défendre leur emploi". Mais il n'entretenait que de faibles liens avec les dirigeants du TUC et d'autres syndicats. Il n'a pas réalisé grand chose pour obtenir leur soutien.


La grève des mineurs a été menacée dès le début par le danger de son isolement par rapport au reste du mouvement syndical. La plupart des dirigeants syndicaux ont en effet connu une évolution droitière depuis 1979 et le concept de "nouveau réalisme" gagnait de plus en plus de terrain. Selon les principes de ce "nouveau réalisme", les grèves étaient considérées comme une mauvaise option car elles réduisaient les chances du Labour Party de remporter les élections. Les dirigeants du NUM n'ont jamais été bien conscients du danger représenté par cette droitisation.


La stratégie de Scargill consistait avant tout à suivre les même modèles d'action qu'en 1972 et 1974.

 

Mais, à cette époque-là, les mineurs étaient suffisamment forts pour ne compter que sur leurs propres forces. Après quelques semaines de grève, le gouvernement a été obligé de s'asseoir à la table de négociation. Ce n'étaient donc pas la détermination et la solidarité qui ont manqué à la grève de 1984, mais elle a souffert des circonstances beaucoup plus difficiles dans laquelle elle s'est déroulée. Le gouvernement s'était bien mieux préparé et s'était doté de grandes quantités de réserves de charbon.


Cette fois-ci, la question clé était celle de la solidarité du reste du mouvement ouvrier, pour briser l'isolement. Un deuxième front était nécessaire. D'autres syndicats devaient se mettre en grève, non pas simplement en solidarité avec les mineurs, mais pour défendre leurs propres emplois. Le gouvernement a tout fait pour empêcher qu'une telle solidarité se concrétise.


Au début de la lutte, il y avait de nombreuses opportunités pour d'autres syndicats de se joindre à la grève des mineurs. Mais le gouvernement concluait des compromis l'un à la suite de l'autre avec les différents syndicats concernés. Ainsi, un accord de paix sociale a été conclu avec le syndicats des chemins de fer. Certains dirigeants syndicaux ont même déclaré que faire la grève en solidarité avec les mineurs était  une tactique nuisible.


Par la suite, deux grèves ont toutefois éclaté parmi les dockers qui refusaient de décharger le charbon importé de l'étranger par le gouvernement. Cette lutte aurait pu briser l'isolement des mineurs car les dockers luttaient eux aussi pour leur emploi. Mais leur grève s'est arrêtée sans aucun résultat juste au moment où le gouvernement commençait à montrer des signes de panique. Peu après les mineurs, les dockers étaient d'ailleurs à leur tour battus.


Au cours du cinquième mois de grève, grâce à la nouvelle législation anti-grève, les autorités ont saisi les avoirs du NUM dans le sud du Pays de Galles et ce à la veille du congrès du TUC, juste au moment où la nécessité de la solidarité se faisait le plus clairement ressentir, et alors que les syndicats réagissaient contre les lois anti-grève.


Le NUM avait préparé une motion de solidarité avec les mineurs mais, la veille du congrès, Scargill s'est accordé avec la direction pour retirer la motion et la remplacer par un appel au boycott des transports de charbon aux centrales de Nottinghamshire. Même s'il y avait une volonté de boycott, l'action était difficile à mettre en pratique. Le retrait de la motion privait les mineurs du soutien du reste mouvement ouvrier.


La défaite finale du mouvement ouvrier britannique fut très lourde de conséquences et elle a déterminé la situation politique et industrielle du pays pour les vingt années suivantes. La grève a été brisée grâce à l'émergence du "nouveau réalisme" au sein des syndicats, une évolution entretenue par le Parti Travailliste sous la direction de Neil Kinnock, qui a condamné la grève des mineurs entre autres " raisons " parce que "les travailleurs n'avaient pas formellement voté en faveur de la grève"...


Les Conservateurs ont quant à eux immédiatement compris que la défaite des mineurs ouvrait la voie à d'autres lois anti-grève. Celles-ci ont vu le jour sans que la direction de la TUC ne lève le petit doigt. Ces lois anti-grèves sont parmi les plus réactionnaires de tous les Etats membres de l'Union européenne.


Une victoire de la NUM aurait impulsé un renforcement d'une aile de gauche dans les syndicats et aurait consolidé la gauche dans le Parti Travailliste autour de Scargill et Tony Benn. La défaite a par contre été la base de la percée du "New Labour" blairiste au milieu des années 90 et la pratique du "partenariat social" dans les syndicats. Aujourd'hui, le défi pour la gauche et le syndicalisme de combat britannique est grand pour reconquérir tout le terrain perdu. n

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Alan Thornett est rédacteur de la revue “Socialist Resistance”, membre de l’ISG, la section britannique de la IVe International et animateur de la coalition pluraliste de la gauche radicale “Respect”.

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http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?option=com_content&view=article&id=599:1984-la-grande-greve-des-mineurs-britanniques&catid=99:Luttes%20sociales&Itemid=53

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 14:41

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Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 189 (03/04/13)

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Mois après mois, les chiffres du chômage ne cessent d’augmenter.

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Février 2013 n’échappe pas à la triste règle : le nombre des inscrits a augmenté de 26 500 pour atteindre 5, 7 millions (toutes catégories confondues). Une situation qui ne s’inversera pas au vu des politiques menées.


 Cela devient une habitude : le chômage enfle sans discontinuer depuis 22 mois avec plus de 1 000 nouveaux inscrits par jour en moyenne et le chômage de longue durée, charriant pauvreté et dépressions, fait toujours plus de ravages.

 

Selon la Tribune, la France a connu 52 mois de hausse du chômage sur 60, et signale que le niveau officiel (catégorie A) par rapport à 1997 (3, 195 millions de chômeurs, « record absolu ») est déjà atteint depuis juillet 2012 avec les DOM qu'il est courant d'oublier dans les chiffres officiels…

 

Autre cap symbolique : celui des 5 millions de chômeurs inscrits dans les catégories ABC, cap qui est en passe d'être franchi. Enfin, dernier record, celui du nombre de personnes accueillies par les associations d'entraide.

 

Les « vieux », les jeunes, les femmes… et toujours plus longtemps


 Les premières victimes de cette nouvelle hausse sont les plus de 50 ans qui sont frappés de plein fouet : + 9 100 par rapport à janvier. Ils sont désormais plus de 967 000 dont 52 % de femmes au chômage. À cela , il faut ajouter les 90 500 « seniors » indemnisés de métropole (chiffre non précisé pour les DOM) bénéficiant toujours de la dispense de recherche d'emploi, non catégorisés et donc non comptabilisés dans les chiffres globaux. Progression aussi pour les moins de 25 ans, qui sont désormais 77 3600 (+ 9, 9 % sur l'année) à « pointer au chômage ».

 

Les chiffres sont également particulièrement mauvais concernant les perspectives de retour à l’emploi.

 

Le nombre de chômeurs de longue durée a en effet bondi de 14 % en un an et de 1, 4 point sur un mois. Au mois de février, plus de deux millions de personnes sont au chômage depuis au moins un an et le nombre des inscrits depuis plus de 3 ans a progressé de 18, 3 %. De plus, 16 % des demandeurs d’emploi sont bénéficiaires du RSA. La durée moyenne d’inscription sur les listes de Pôle Emploi était de 482 jours, en hausse de 2 jours par rapport au mois de janvier, mais en hausse de 19 jours par rapport à l’année précédente. Et évidemment, les radiations sont de plus en plus nombreuses en ce mois de février : + 17 400 pour un total de 36 400 radiations administratives.

 

L'inversion de la courbe du chômage est officiellement la priorité du gouvernement.

 

Mais pour que ce soit véritablement le cas, c'est la politique mise en œuvre par Hollande et Ayrault qui devrait être inversée. En effet, pour combattre véritablement le chômage, il faudrait une politique qui n'ait pas peur de s'attaquer au patronat et aux plus riches, par l'interdiction des licenciements et la réduction du temps de travail afin de permettre à toutes et tous de travailler.

 

Le chômage n'est pas une fatalité mais bel et bien le produit des politiques mises en place depuis plus de 30 ans et accentuées par les politiques d'austérité !

 

Sandra Demarcq

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 14:13
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Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 189 (03/04/13)

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Lors du Comité technique d’établissement de l’Établissement public de santé mentale de Gourmelen, la direction a présenté un supposé déficit de plus d’un million d’euros.

 

Elle nous a annoncé des suppressions de postes, la diminution des jours de RTT et le remplacement des postes qui se libèrent par des contrats d'avenir sans perspectives d'embauche future.


Elle se dit prête à négocier dans les instances avec les syndicats qui accepteront d’entrer dans la concertation…

 

Face à cette provocation, les syndicats CGT et Sud ont donc appelé à une assemblée générale. Plus d’une centaine de salariéEs, dont les conditions de travail ne cessent de dégrader, ont répondu à l’appel. Face à ce qui est vécu comme un véritable scandale, l’assemblée générale a décidé de déposer un préavis de grève illimitée dans le but de pouvoir organiser différentes actions.

 

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Les salariéEs ne sont pas dupes


Le mardi 2 avril était organisée une manifestation jusqu’à la délégation territoriale de l’Agence régionale de santé, pour leur rappeler la responsabilité de l’ARS dans ce supposé déficit. Une pétition de soutien aux propositions décidées par l’AG a été lancée pour permettre aux collègues assignéEs au service minimum, mais en grève, de participer symboliquement à l’action.

 

Cette pétition réclame que la direction récupère le versement de l’activité d’un service décentralisé, que le budget 2013 soit indexé sur l’inflation, la fin des « débasages », le financement d’une autre unité de soins à la hauteur de son coût réel de fonctionnement, et la réduction de la charge financière des emprunts grâce à la vente immobilière prévue depuis 3 ans.


S’il y a un déficit, ce qui reste à prouver, c’est à cause du manque de financement. L’annonce de la suppression de 35 000 postes dans le secteur de la santé signifie aussi des gels de postes à l’EPSM. Les salariéEs ne sont donc pas prêts à laisser dépouiller leur hôpital. Comme ils l’écrivent sur leur banderole, « Non au plan d’austérité de la direction ! »
Correspondante

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 14:10

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Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 189 (03/04/13)

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La lutte de Notre-Dame-des-Landes est à la croisée des chemins. Le gouvernement est tenté d’expulser massivement avant les prochaines grandes manifestations des opposantEs et les élections.

 

Y renoncer signifierait pour lui un recul majeur. Le succès de la lutte dépend donc de notre mobilisation dans les semaines à venir.


Après l’échec de la répression massive à l’automne, le gouvernement est entré dans une stratégie d’usure des opposantEs : le harcèlement policier et judiciaire s’est ajouté aux rigueurs de l’hiver pour les habitantEs de la Zad, désormais menacéEs d’expulsion par la fin de la trêve hivernale. Pour les militantEs des comités de soutien, les actions contre Vinci et le PS sont synonymes de répression et de procès. Les travaux préliminaires entamés autour de la Zad servent à tester les résistances.


Mais le gouvernement n’a guère le choix s ’il veut expulser massivement car il sera bientôt trop tard. Attendre pour expulser provoquerait, à quelques mois des élections, une nouvelle réaction d’opposition d’une population qui traditionnellement appuie le PS, au moins au second tour. Ce que son bilan catastrophique au gouvernement ne lui permet pas. Dans la région nantaise, il se murmure déjà que le PS et ses alliés sont en mauvaise passe pour les municipales.


Le gouvernement dans le bourbier


Les tractations électorales pour 2014 ont par ailleurs déjà commencé et les soutiens du PS doivent eux aussi s’extraire du bourbier de NDDL. C’est notamment le cas d’EÉLV écartelée entre son opposition au projet et son soutien au gouvernement et aux institutions locales PS.

 

C’est pourquoi ses parlementaires ont fait grand bruit du recours devant la Commission des pétitions européenne : il s’agit de marquer son opposition au projet, et d’offrir une porte de sortie au gouvernement sur l’air de « si le projet est abandonné, c’est du fait de l’Europe ». Les lois européennes sur l’environnement que le PS s’apprêtait à contourner, quitte à payer des amendes, tombent donc à point nommé.


Ce serait une occasion pour Ayrault de sortir de ce projet sans donner l’impression de reculer devant la mobilisation des opposantEs, et tenter de transformer la défaite en match nul pour ne pas encourager d’autres mobilisations. Le rapport de la « Commission de dialogue » pourrait alors servir de prétexte pour repousser le projet après les élections en recommandant de nouvelles études, c’est déjà ce qu’a annoncé son président à la presse. Une manière de différer et d’enterrer le projet.


Battons le fer tant qu’il est chaud !


Dans ce contexte politique contrasté où tout peut basculer, notre capacité à mobiliser pour les échéances à venir sera déterminante afin d’empêcher toute expulsion massive et au-delà pour faire céder le gouvernement. Le succès de la chaîne humaine du 11 mai autour de la Zad est donc essentiel dans la construction du rapport de force.


Il y a dans les semaines qui viennent la possibilité de gagner, de faire reculer Vinci et le gouvernement. Une victoire dépasserait largement la Zad, Notre-Dame-des-Landes et la région : ce serait une victoire pour toutes celles et tous ceux qui s'opposent à la politique du gouvernement et des groupes capitalistes. Elle ferait la démonstration que la mobilisation peut payer. Une victoire pour l'ensemble du mouvement social.


CorrespondantEs NPA 44

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