Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 14:05


Les membres de l'association Eau Secours 29 (dont fait partie le NPA) ont déposé ce midi à la mairie de Quimper, 3280 signatures recueillies, en faveur du retour en régie publique, du service de l'eau et de l'assainissement, ainsi que du remboursement des surfacturations mises en évidence par le rapport de la chambre régionale des comptes de 2003.

 Une action justifiée selon eux, par l'absence de réponse du maire et président de Quimper communauté, Bernard Poignant à leurs huit derniers courriers. (Ouest France)
Partager cet article
Repost0
9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 09:45

handicap-trois242.jpg


La conception capitaliste du social revient à tirer un maximum de profit par la mise en concurrence des travailleurs des structures pour un coût moindre. La politique du handicap, mise en œuvre actuellement, n’échappe pas à cette règle. Mais il ne faudrait pas croire qu’un gouvernement social-démocrate aurait une autre vision. À travers ces articles et les thèmes abordés, nous démontrons que pour répondre aux besoins sociaux des personnes handicapées, un autre système s’impose.


Le 10 juin 2008, lors de la conférence générale du handicap, Sarkozy veut mettre les personnes handicapées au travail. Mais quel type de travail va-t-on proposer quand on sait que 80 % des personnes handicapées ont un niveau BEP? Des stages et de la précarité pour grossir l’armée des travailleurs pauvres. Le gouvernement, avec l’aide del’Agefiph1, sous prétexte d’insertion professionnelle, desserre les contraintes et multiplie les dérogations pour que les employeurs atteignent plus facilement le quota des 6%: RSA – Sous-traitance EA-ESAT2.


La prétendue revalorisation de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) de 25%, claironnée de toute part, n’est que de la poudre aux yeux quand on additionne les différentes franchises et taxations liées à l’accès aux soins. La réforme des structures médico-sociales inscrites dans la loi Hôpital, patients, santé, territoires (HPST) et le démantèlement de la convention collective 66 va fragiliser autant les travailleurs sociaux que les personnes handicapées (surtout celles qui ont un handicap lourd) accueillies en établissement spécialisé.


De même l’Éducation nationale s’aperçoit qu’elle n’est pas capable d’assurer l’accompagnement scolaire des élèves handicapés et transfère la gestion des auxiliaires de vie scolaire aux associations.


Et quoi de plus révoltant que cette double discrimination d’être femme et handicapée, de tous ces hommes et femmes victimes de guerres de conflits impérialistes qui allongeront la longue liste des dommages collatéraux, de ces sans-papiers qui, fruit de l’exploitation, ont un accident de travail et se retrouvent dans les rues en errance.

Il est temps, il est urgent tous ensemble, personnes handicapées et valides, de construire une autre société.

1. Association de gestion du fonds pour l'insertion professionnelle des personnes handicapées

2. Entreprise adaptée - Établissement et Service d'aide par le travail

Des ressources en dessous du seuil de pauvreté

Xavier Darcos et Nadine Morano, ministres chargés de la politique handicap de Sarkozy, viennent d’adresser aux 824 000 bénéficiaires de l’allocation adulte handicapé (AAH) un courrier (un million d’euros dont 225 000 de frais d’envois) pour rappeler que Sarkozy s’est engagé à augmenter l’AAH de 25 % sur cinq ans et que les critères d’attribution vont changer en 2010. Le gouvernement ne barguigne pas quand il s’agit de faire de la «com».

La réalité c’est que l’AAH à taux plein (681,63 euros aujourd’hui) atteindra à peine 800 euros en 2012. En retenant le critère de l’«employabilité», le gouvernement vise à faire sortir du dispositif actuel un maximum d’handicapés, les contraindre au travail précaire ou au travail protégé et du coup réduire les budgets qui y sont consacrés (5,8 milliards d’euros en 2009).

Les salariés qui se sont retrouvés handicapés à cause de la dégradation toujours plus brutale des conditions de travail ou victimes de maladies invalidantes, n’ont pas eu droit, eux, à la lettre ministérielle. Peut-être que la misérable augmentation en 2009 des rentes accidents du travail et maladies professionnelles et des pensions d’invalidité ne faisait pas trop «com»?

Pour les handicapés c’est toujours la double peine: le handicap plus la pauvreté.

Femmes handicapées : une double oppression

Les femmes handicapées sont victimes d'une double oppression qu'on retrouve dans tous les domaines de leur vie. Les filles handicapées sont plus souvent orientées vers les établissements spécialisés que les garçons handicapés, ce qui freine leur vie sociale.

Elles ont moins souvent un emploi que les hommes (36 % des hommes handicapés travaillent contre 25 % de femmes handicapées) et lorsqu'elles en ont un, c'est un travail précaire, souvent à temps partiel ; certains employeurs ne voient alors pas l'intérêt de mettre en place les aménagements de poste nécessaires, par conséquent elles sont souvent en souffrance au travail.

D'autre part, le montant de l'AAH étant déterminé par rapport au salaire du conjoint, cela n'arrange rien pour l'indépendance financière des femmes handicapées.

Dans le domaine de la vie privée, la sexualité et le désir de maternité des femmes handicapées sont niés, la plupart des services médicaux et des antennes du Planning familial sont inaccessibles.

On le voit bien, les spécificités liées au handicap doivent être prises en compte dans la lutte plus globale contre l'oppression des femmes.

Le handicap de l'école

Aujourd'hui, même si la scolarisation des enfants en situation de handicap va bon train, il n'en va pas de même avec la qualité de l'enseignement fourni, malgré le dévouement des enseignants.

Pour le ministère de l'Éducation nationale, la qualité de cet enseignement reste secondaire : il faut du chiffre. Ainsi, il claironne des créations de postes d'accompagnants (AVS) mais pour ne pas être obligé de les titulariser comme le veut la loi, le ministère met fin à tous les contrats arrivés au terme de six ans et propose aux associations qui crient au gâchis de compétences de reprendre elles-mêmes ces AVS contre une subvention de l'État. Seulement voilà, la subvention s'avère bien insuffisante au regard des associations signataires pour pouvoir remplir les missions d'accompagnement des enfants handicapés scolarisés dont se désengage l'État.

Dans le même temps, le recrutement par contrats aidés des AVS s'est développé dans les inspections académiques, pour de simples raisons de budget. Les enfants en situation de handicap perdent donc progressivement leur accompagnant formé et parfois spécialisé pour de nouveaux accompagnants non formés et dont le contrat à faible quotité horaire, rémunéré au plus bas, décourage de l'investissement que demande ce type de poste.

Travail protégé: du paternalisme à l’exploitation

La loi du 11 février 2005 a changé la donne dans le secteur du travail protégé de manière purement formelle. L’entreprise adaptée (EA) devient une structure du secteur concurrentiel, tandis que les ESAT (ex : CAT1) restent dans la sphère des structures médico-sociales.

Les EA (ex : atelier protégé) sont soumis à des donneurs d’ordre répondant à des critères de profitabilité, avec toutes les pressions sur les travailleurs que l’on peut connaître dans une entreprise normale. La situation dans les ESAT relève encore plus de l’exploitation: les travailleurs ne sont pas des salariés mais des usagers, certains ESAT travaillent encore 39 heures par semaine, avec une période d’essai de six mois renouvelable, et des droits syndicaux interdits.

Que ces structures soient gérées par des associations ou par des sociétés commerciales, avec un salaire équivalent ou supérieur au Smic, la spécificité du handicap est rarement prise en compte. En revanche, la rentabilité pour les EA et le taux à l’activité pour les ESAT sont bien réels. Et que dire des centres de distribution de travail à domicile (CDTD) où le travail à la tâche répond à une logique du 19ème siècle...

Il existe une vraie guerre entre les EA et les ESAT mettant en concurrence les travailleurs. Les premières, touchant moins de subventions de l’État, sont obligées de gonfler leur prix. Quant aux seconds, ils peuvent prendre tous les travaux pour une «bouchée de pain».

1. Centre d'aide par le travail

Augmentation du forfait hospitalier

C’est acté. Le forfait hospitalier passe de 18 à 20 euros, va rendre encore plus fragile l’accès aux soins pour les personnes handicapées. Quid des personnes qui ont les ressources les plus faibles? Les 824000 personnes qui touchent l’AAH, montant en-dessous du seuil de pauvreté, n’ont pas droit à la CMU complémentaire. L’allocataire de l’AAH doit ainsi payer le forfait hospitalier les 60 premiers jours d'hospitalisation.

Ce gouvernement néo-libéral multiplie les restrictions : projet de fiscalisation des indemnités d’accident du travail, déremboursement des médicaments, franchises médicales, plafonnement et taxation des transports sanitaires touchent encore plus durement les personnes handicapées.

Voulons-nous de cette politique de la santé, qui au nom de la prétendue préservation du système, abandonne au secteur privé des pans entiers du surcoût sanitaire lié au handicap ? Cela ajoute de l’exclusion à l’exclusion. De l’appareillage au service à la personne, c’est le secteur privé et ses critères qui tirent profit de cette politique en sacrifiant la santé des personnes handicapées. La loi HPST qui vient d’être votée, réorganise les structures médico-sociales et réduit la santé des personnes handicapées à des chiffres, car le premier critère pour l’autorisation de l’enveloppe budgétaire décidée par lesagences régionales de santé (ARS) est l’efficience financière.

Les revendications du NPA

- Respect des quotas dans le public et dans le privé pour satisfaire aux 6 % de l’obligation d’emploi.

- Pas de salaire en dessous de 1500 euros net pour tous les travailleurs du secteur ordinaire ou du secteur protégé.

- Maintien dans l’emploi des salariés du secteur ordinaire se retrouvant en invalidité.

- Non aux restructurations dans les EA et ESAT. Reconnaissance du statut de salariés aux travailleurs des ESAT.

- Pas de revenus à moins de 1500 euros net. Hausse immédiate de 300 euros des minimas sociaux, dont l’AAH, et les pensions d’invalidité.

- Le droit à l'éducation, pas seulement à la scolarisation, la titularisation des accompagnants (AVS) par le ministère de l'Éducation nationale, le maintien et le développement de l’action des Rased1.

- Gratuité de tous les frais de santé et d’appareillage, suppression des franchises médicales. Contre la privatisation du médico-social, pour le rattachement au service public des structures médico-sociales du privé et du privé non lucratif (foyers de vie, centres de rééducation…).

- Pour un service public d’aide à domicile géré au niveau des communes.

- Pour un service public du logement comprenant des appartements adaptés et des appartements thérapeutiques comme alternative aux foyers de vie.

1. Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté

Partager cet article
Repost0
9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 09:32
Communiqué du NPA.

On connaissait les énormes problèmes rencontrés par Areva sur ces chantiers  en Finlande et à Flamanville ( béton fissuré , soudures défectueuses) mais l'annonce faite conjointement par  les autorités de sûreté nucléaire britannique, française et finlandaise montre que la situation est pire que tout ce que l'on pouvait imaginer.


Les sérieuses réserves émises  concernent le système de sûreté de ce réacteur. Quant on sait qu'il  est  le plus dangereux du monde car il utilise du mox, un mélange d'uranium et de plutonium, il y a vraiment de quoi s'inquiéter. Le système de "contrôle-commande" de l'EPR, mise en cause  par le récent rapport est qualifié  d"'épine dorsale et de cerveau des réacteurs nucléaires" par l'ASN.


Cette nouvelle très grave vient s'ajouter à une longue liste de  dysfonctionnments dans cette entreprise qui accélère sa course au profit : déchets abandonnées en Russie , découverte de stock de plutonium à Cadarache, soutien au coup d'Etat au Niger, notre principal fournisseur d'uranium etc,...


Loin d'être une énergie propre, le nucléaire est au contraire une menace terrible pour l'humanité.  Il est donc aussi urgent d'arrêter l'EPR et  de lancer un plan d'économies d'énergie, en particulier d'isolation de l'habitat et de développer véritablement  les énergies renouvelables, plans dont les financements  doivent être assurés par la taxation des profits des trusts énergétiques.


Les sommes colossales - probablement  dans les 5 milliards d'euros - investies dans ce projet inutile  sont  un énorme scandale car l''EPR est aussi inutile que dangereux.


Qui paiera la  dette de 2 milliards d'euros qu'Areva doit aux autorités Finlandaises ? Pourquoi construire un nouvel EPR alors que la France est déjà en surproduction d'électricité  et que l'on sait maintenant que, pour le même investissement,  on crée plus d'emplois et d'énergie avec les énergies renouvelables qu'avec le nucléaire.  Mais  Areva et le gouvernement refusent de répondre à ces questions.


Face à l'inconscience et à l'irresponsabilité des dirigeants, le NPA appelle tous les citoyens à se mobiliser pour arrêter ce projet.  Il est  temps d'en finir avec la tartufferie du  Grenelle de l'environnement et de  lancer une vaste mobilisation populaire  afin de mettre un terme à ce projet  désastreux  qu'est l'EPR,  et  d'enclencher une dynamique qui nous permettra de sortir de la folie du nucléaire.


Le 8 novembre 2009.

Epr, dernier avatar du lobby électro nucléaire  (par Gérard.H (NPA 28) pour la Commission Écologie)

 

Cela semble simple : il s’agit de fournir massivement de l’électricité bon marché pour le bien-être des populations… Mais considérer les choses ainsi, c’est favoriser la fuite en avant vers plus de production, de consommation, de gaspillage et de déchets. Répondre aux besoins énergétiques des populations, c’est donner la priorité aux économies d’énergie et à la sobriété, dans le cadre d’un indispensable service public de l’énergie.

 

Les avantages très relatifs du nucléaire


1. Le coût réel de l’énergie produite


L’argument qui est toujours avancé, notamment par les opérateurs, c’est le prix peu élevé du kWh. Mais c’est sans compter les budgets investis pour la construction des centrales. En réalité, ce kwh censé être si peu cher, on le paye deux fois : une fois avec nos impôts (et là on paye beaucoup) et une fois au moment de recevoir la facture.


Il faut par ailleurs tenir compte des dépassements des devis initiaux de construction (EPR de Flamanville) et des coûts de mise en service.
S’ajoutent à cela le coût de retraitement et de gestion/transport des déchets, de désactivation et de démantèlement des centrales le moment venu, sans compter les coûts annexes : les dispositifs de sécurité en cas d’incident et les énormes enveloppes, avantages et taxes professionnelles largement répandus afin de faciliter l’acceptation par les populations locales et l’implantation.


2. Cette industrie produit sans rejeter de gaz à effet de serre ?
Cet argument, qui depuis l’accélération de la crise climatique est dans la bouche de tous les nucléocrates, est partiellement erroné, car il ne prend en compte que le moment de production et non le bilan carbone des activités liées au fonctionnement du réacteur (l’extraction du minerai, les milliers de tonnes de CO2 générées par la construction d’une centrale, le transport, etc.). Or, suivant l’origine de l’uranium, une centrale nucléaire allemande génère entre 31 et 61g de CO2 par kwh produit ; en comparaison, l’éolien génère 23g/kwh et l’hydraulique 39 g/kwh.
(cf : www.amisdelaterre.org/Le-nucleaire-n-est-ni-bon-marche.html)

Les trop nombreux désavantages…


1. Des désavantages écologiques 


• Les centrales rejettent des produits chimiques (zinc, phosphore, sodium, sulfates, chlorures, cuivre...), en dépassant parfois les seuils autorisés, jusqu’à quatre fois.
• L’extraction d’uranium, en particulier dans les pays africains, se fait dans des conditions désastreuses, créant des montagnes de déchets radioactifs et polluant ainsi un environnement dans lequel travaillent des milliers de travailleurs et leurs familles.
• Le transport et le stockage des déchets posent de nombreux problèmes.
• Les réserves d’uranium ne sont pas indéfinies et s’épuisent.
• Les risques de catastrophes sont toujours bien réels (rappelons-nous Tchernobyl… C’était le 26 avril 1986).

2. Des désavantages sociaux 


• Le nucléaire a conduit à développer de façon toujours croissante la consommation d’électricité. Dans les immeubles et les logements sociaux, EDF a toujours fait en sorte que le chauffage électrique soit la principale source de chauffage, afin d’offrir des débouchés pérennes à l’industrie électro-nucléaire. Alors qu’il faut être suffisamment solvable pour investir dans les énergies renouvelables, le chauffage électrique a toujours été la seule solution pour les populations les plus pauvres. Et tant pis pour eux quand ils ne peuvent pas payer !


• Les choix urbanistiques et d’aménagement des petites villes ou des villages ont créé une situation de gaspillage puisque rien n’a été conçu de façon collective, provoquant d’importantes pertes énergétiques.


3. Des risques géopolitiques


• Le nucléaire ne sert pas seulement à nous éclairer. Il est aussi nécessaire pour la réalisation de certaines armes. Or, comme pour d’autres ressources, on assiste à un trafic d’uranium, soit mafieux soit plus officiel, Mais cela ne concerne pas seulement la question de l’armement. Ainsi, les déchets nucléaires font toujours l’objet de trafics, souvent au vu et au su des États, qui laissent faire ou qui les organisent.


4. Et tout le reste


• Le nucléaire accapare quasiment tous les budgets, notamment ceux de la recherche, au détriment des autres sources d’énergie et ce depuis des décennies.


• Le nucléaire est très dépendant des variations de température et incapable de s’adapter aux changements rapides. Par exemple, lors des hivers un peu froids, le nucléaire ne peut répondre aux pics de consommation électrique, ce qui oblige la France à acheter son électricité à l’étranger.


• La volonté de relancer le nucléaire donne la priorité à un système centralisateur de production électrique qui n’a de sens que du point de vue des grandes entreprises, avec obligation de lignes à très haute tension, ce qui crée d’importantes pertes en ligne, et empêche sciemment la mise en place d’unités de production plus petites et plus localisées permettant un contrôle des usagers et des salariés.


Enfin, notons que le maintien et le développement du nucléaire ne sont pas que du domaine civil, et qu’ils ont également à voir avec le maintien de la force de frappe nucléaire de la France, qui souhaite garder son statut de puissance nucléaire, engloutissant ainsi des millions d’euros.
L’EPR est présenté comme une troisième génération alors qu’il n’apporte pas grand chose de plus par rapport à l’actuelle seconde génération. Il n’est ni sûr, ni fiable, ni propre, ni rentable.


Le développement d’énergies alternatives décentralisées, émettant peu ou pas de gaz à effet de serre, permettrait d’égaler ou de surpasser la capacité de production du nucléaire, tout en créant beaucoup plus d’emplois, et des emplois pérennes de surcroît ; c’est ce que montrent un certain nombre d’études, notamment celle réalisée à propos de la Normandie qui prouve qu’avec l’argent englouti par l’EPR, il serait possible de produire autant d’énergie et créer 15 fois plus d’emplois (voir Un courant alternatif pour le grand ouest :


www.sortirdunucleaire.org/sinformer/brochures/courant-alternatif/etude-c....



La question posée est celle du contrôle de l’humanité sur ses ressources. L’énergie doit être l’affaire de toutes et tous !

L’EPR en Europe et dans le monde


Le nucléaire reste une source d’énergie marginale au niveau mondial, assurant environ 7 % de la production d’énergie et 16 % de celle d’électricité.


Une hypothèse moyenne envisage la construction d’une centaine d’EPR dans le monde sur une période de vingt ans.
C’est aux États-Unis, à la fin des années 1990, que les industriels du secteur se sont regroupés, les gros dévorant les petits, et que les procédures et réglementations ont été fortement réduites.


Une fois le nucléaire étasunien en ligne de bataille, les autres nations ont emboîté le pas ! Les autres pays développent leur puissance nucléaire, principalement le continent asiatique, et certains comme la Chine ou l’Inde ont d’énormes besoins énergétiques.

En Europe, les situations sont très contrastées :


La France, promoteur de l’EPR, est évidemment pour ! La Hongrie qui ne possède qu’une centrale, aussi.
Le choix de l’énergie nucléaire a été remis en cause dans un certain nombre de pays qui sous la pression de leur opinion publique, s’étaient engagés à fermer plus ou moins progressivement leurs réacteurs .


La Grande-Bretagne, qui avait arrêté son programme nucléaire après avoir découvert du pétrole en Mer du Nord, s’est déclarée prête à réviser ses positions. Tout récemment EDF a même demandé au gouvernement britannique de baisser ses objectifs en énergies renouvelables, notamment éolienne, afin de ne pas compromettre la construction de ses réacteurs EPR !


L’Allemagne a pris la décision début 2002 d’abandonner le nucléaire à l’horizon de 2020, mais le lobby nucléaire espère voir prolonger les durées de vie des centrales et pouvoir construire de nouveaux réacteurs. De son côté, le gouvernement Merkel tente de revenir sur les décisions prises antérieurement et la fin du nucléaire n’est pas encore scellée en Allemagne.
La Belgique n’a pas encore tranché. La loi de 2003 prévoit la fermeture et le démantèlement « sauf cas de force majeure ».
L’Espagne a adopté un moratoire et ne construit plus de nouvelles centrales depuis 25 ans.


L’Italie, 22 ans après avoir renoncé au nucléaire suite à la catastrophe en Ukraine, va se doter de nouvelles centrales…
La Suède, qui s’était prononcée en 1980 en faveur de la fermeture de tous ses réacteurs, est partagée : une coalition de centre-droit a déclaré revenir, malgré une catastrophe évitée de justesse à la mi-2006, sur la décision de fermeture progressive des dix réacteurs que comporte le pays et l’opposition vient d’annoncer son intention de supprimer progressivement le nucléaire si elle arrive au pouvoir en 2010.


La Suisse avait un moratoire sur la construction de centrales mais il n’a pas été reconduit.
Les Pays-Bas ont changé d’avis et prolongent la durée du vie de leur centrale.
La Norvège maintient sa position antinucléaire mais des voix s’y font entendre pour vanter la construction de centrales au thorium.
L’Autriche, le Danemark, l’Irlande et la Grèce sont contre.
Malgré tout : 12 % seulement des Européen(ne)s sont pour le développ
ement de l’énergie nucléaire.

Partager cet article
Repost0
9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 09:19

Régionales: conférence de presse du NPA



Régionales: le NPA, ouvert à l'union, pose ses conditions

PARIS, 8 nov 2009 (AFP) -

 

Le NPA a affirmé dimanche son souhait de poursuivre les discussions avec la gauche radicale pour une éventuelle alliance aux régionales de mars, mais a exclu de participer à des exécutifs régionaux "dominés par le PS et Europe-Ecologie", contrairement à ce que souhaite le PCF.


Le Conseil politique national (CPN) du parti d'Olivier Besancenot, réuni samedi et dimanche à Clichy, s'est prononcé à 66% pour un "accord national"
sur des "listes indépendantes de celles présentées par le PS et Europe-Ecologie" au premier tour avant des "fusions démocratiques" au second, a déclaré Myriam Duboz, membre du comité exécutif du NPA, lors d'une conférence de presse.


Cette motion est en fait un texte amendé de la proposition du Front de gauche (PCF-Parti de gauche-Gauche unitaire) faite le 28 octobre aux formations de gauche radicale.


Principal sujet de discorde entre NPA et PCF, le parti anticapitaliste estime dans sa motion que la participation aux exécutifs "ne sera pas possible dans le cadre d'exécutifs qui seraient dominés par le PS et/ou Europe-Ecologie qui mènent des politiques d'adaptation au libéralisme".


Le NPA ajoute également des mesures programmatiques face à la "recomposition rose-orange-verte au centre qui s'affirme".
Une nouvelle réunion "unitaire" sur les régionales entre NPA, PCF, Parti de Gauche et autres formations de la gauche radicale se tient mardi au siège du parti de Jean-Luc Mélenchon.


C'est la "réunion de la dernière chance", le "dénouement" après un mois et demi de rencontres à l'initiative du NPA, a déclaré Olivier Besancenot. Le porte-parole du NPA a tenu à "rappeler notre volonté d'aboutir à un accord unitaire".


Une consultation des militants NPA sera organisée du 30 novembre au 6 décembre "sur ce qui est sorti du CPN et de la réunion du 10 novembre", a-t-il précisé.


Dix jours plus tôt (19-21 novembre), les militants communistes se seront prononcés sur l'autonomie vis-à-vis du PS d'un Front de gauche élargi. Dans quelques région toutefois, ils pourraient décider de partir avec le PS dès le premier tour.

"Le NPA prêt à partir seul aux régionales" (Le Monde le 6 novembre)

C'est le "dénouement", comme le résume fort bien le NPA. Le parti d'Olivier Besancenot, qui réunit son Conseil politique national (CPN) samedi 7 et dimanche 8 novembre, doit décider s'il s'allie ou non avec le Front de gauche, union du PCF, du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon et de la Gauche unitaire de Christian Picquet.


Voilà un mois et demi que les différentes forces de la gauche radicale se rencontrent pour tenter de trouver un accord sur les élections régionales. Les "discussions unitaires", qui en sont à leur cinquième réunion, paraissaient jusqu'alors patiner, ballottées par un NPA qui soufflait le chaud et le froid.


La résolution soumise au vote par la direction du NPA samedi semble définitivement fermer les discussions. Les amendements proposés au texte du Front de gauche semblent bien écrits pour que l'accord n'aboutisse pas. En appuyant sur le point qui faisait divergence : la participation à la majorité régionale et à son exécutif.


Après avoir estimé, à la mi-octobre, que la proposition du PCF était "inacceptable" et qu'il cherchait à entraîner ses partenaires dans une alliance avec le PS, les amis d'Olivier Besancenot changent de ton quelques jours plus tard en jugeant "positif" un nouveau texte du Front de gauche.


La proposition de ce dernier explique que les listes présentées seraient "différentes de celles présentées par le PS et Europe Ecologie". Qu'elles ont pour objectif de fusionner avec celles du PS et des Verts pour battre la droite, mais en excluant le MoDem. Et que, si "les conditions en sont créées" – si ses propositions politiques sont reprises –, elles pourraient participer aux exécutifs régionaux avec le reste de la gauche.


Les amendements proposés ce week-end par le NPA reviennent sur le compromis trouvé en expliquant que si cette participation est "liée aux conditions qui la rendent possible" comme le précisait le texte du Front de gauche, elle ne sera "pas possible dans le cadre d'exécutifs qui seraient dominés par le PS et/ou les Verts". En clair, elle ne sera jamais possible à moins que les listes Front de gauche-NPA soient majoritaires...


La formule est telle qu'elle ne peut être acceptée ni par le PCF ni par le PG, qui souhaitent peser sur les majorités de gauche. Par ailleurs, le texte précise que des listes "indépendantes" du PS et d'Europe Ecologie seront présentées "dans toutes les régions". Un tacle supplémentaire pour les communistes, qui envisagent dans trois ou quatre régions de s'allier dès le premier tour avec le PS pour sauver leurs élus.


LA DIRECTION DIVISÉE


La discussion du CPN risque cependant d'être animée. La direction du NPA est divisée sur l'attitude à adopter. Certains, comme Pierre-François Grond ou Leila Chaibi, estiment qu'il faut que le NPA s'engage dans une vraie politique unitaire. Et qu'apparaître comme ceux qui provoquent la division de la gauche radicale serait suicidaire. Aux européennes, le NPA, parti seul, s'était fait distancer par le Front de gauche, avec respectivement 4,8 % et 6,4 % des voix.


Face à eux, les proches d'Olivier Besancenot comme la "vieille garde" (Alain Krivine, Olivier Sabado ou Christine Poupin) estiment qu'il faut sortir des négociations et préparer la campagne du NPA. Ils sont épaulés par les courants les plus radicaux tels les anciens militants de Lutte ouvrière, qui trouvent que "la plaisanterie a assez duré" et proposent des amendements encore plus tranchants.


"S'il apparaît que le NPA est responsable de la division, ce sera une catastrophe", plaide Yann Cochin, le chef de la minorité partisane de l'alliance unitaire. Les espoirs sont maigres.

Sylvia Zappi

 

Partager cet article
Repost0
9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 09:13
Partager cet article
Repost0
9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 09:05
Partager cet article
Repost0
9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 09:00
Partager cet article
Repost0
7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 08:40
Partager cet article
Repost0
7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 08:33
5965_image.jpg

Les délocalisations servent souvent de prétexte pour justifier les bas salaires, les suppressions d’emplois...

Pour lutter contre leurs conséquences, il faut interdire les licenciements.


Face aux licenciements, on entend des responsables politiques à droite et à gauche, protester contre les délocalisations qui seraient la source principale du chômage aujourd’hui.


Avec ce genre de raisonnements, arrive rapidement l’exemple «fatidique» d’une entreprise – souvent chinoise – où le coût du travail est infiniment plus bas que «chez nous», expliquant alors «le choix forcé» de tel ou tel capitaliste de quitter la France pour rester compétitif dans «un marché du travail mondialisé».


En réalité, l’investissement français en direction des pays à bas salaires reste marginal et la plupart des investissements se réalisent entre les pays impérialistes eux-mêmes.


Et de fait, il y a plus d’investissements étrangers vers la France que le contraire. Ainsi l’Agence français pour les investissements internationaux (AFII) estime que 100 milliards d’euros ont été investis en France en 2008, pour 32 000 emplois créés. Il y a ainsi, en France, une multitude d’entreprises étrangères venues pour consolider de nouveaux marchés et parce que le coût du travail y est plus faible que dans leurs propres pays.


Et tant que Continental (originaire d’Allemagne), Molex ou Goodyear (États-Unis), Philips (États-Unis, Pays-Bas et Allemagne) jugent que la France est suffisamment rentable, elles restent. Et il serait contradictoire de vouloir s’aventurer à interdire des délocalisations d’entreprises… déjà délocalisées.


Une nouvelle tendance conteste les délocalisations au nom de l’environnement. Encore une fois, il s’agira de mettre en avant l’aberration écologique qui consiste à ne fabriquer des ampoules basses consommation qu’en Chine, mais rarement les exportations de poulets élevés en France par l’entreprise Doux afin d’inonder les marchés d’Afrique et d’Amérique du Sud par containers entiers… grâce notamment à une subvention de la Politique agricole commune de 63 millions d’euros pour la seule année 2008 !


Les délocalisations sont également le prétexte rêvé pour ne pas augmenter les salaires. Mais en France les salaires les plus bas concernent les emplois liés aux services à la personne, la restauration ou le bâtiment, activités non «délocalisables». L’explication est donc ailleurs.


Ce sont les multinationales des pays impérialistes qui ont elles-mêmes exacerbé la mise en concurrence des salariés à l’échelle mondiale1. Cela a «coïncidé» avec le phénomène de la dette des pays capitalistes dominés, auxquels « on a imposé des plans d’ajustement structurels qui faisaient de l’exportation une priorité.


Et maintenant on leur reprocherait ?»2


Les délocalisations témoignent en partie de la barbarie du système. La logique du capitalisme ne s’encombre pas de justice sociale : les enfants de 6 ans peuvent travailler et des transports socialement inutiles détruire la planète, peu importe.


Mais les délocalisations ne suffisent pas à expliquer la montée du chômage. Celui-ci reste la conséquence d’une politique assumée des classes dominantes afin de maintenir des taux de profits maximums.
Face aux fermetures d’entreprises, il est donc vain de chercher des revendications «protectionnistes» qui portent le risque de dérapages nationalistes ou de défense de sa propre bourgeoisie, et ce même sous un vernis de gauche qui prendrait prétexte de «critères sociaux et environnementaux»3.


Il n’y a pas de «bons capitalistes français» face à des capitalistes déloyaux venus des pays à bas coûts… qui la plupart du temps sont les mêmes ! Délocalisation ou pas, nous préférons défendre la revendication d’interdiction des licenciements qui englobe ce cas de figure.


Par la concurrence, les capitalistes nous mettent en guerre les uns contre les autres. Et face à cela, l’exemple d’ouvriers de Renault venus soutenir la grève des travailleurs de Dacia en Roumanie, la manifestation allemande-française-mexicaine des travailleurs de Continental à Hambourg au printemps dernier, c’est-à-dire la solidarité internationale des travailleurs, reste la meilleure perspective à mettre en avant.


Basile Pot

1. Claude Pottier, Les multinationales et la mise en concurrence des salariés L’Harmattan 2003.
2. Michel Husson, Le protectionnisme est ce la bonne solution ? Cahiers de Louise, juin 2006.
3. «Contre le dumping social et les délocalisations : pour un bouclier douanier européen qui dissuade les délocalisations et qui taxe intelligemment les importations en fonction de critères sociaux et environnementaux.» Propositions du Front de gauche pour changer d’Europe.

Partager cet article
Repost0
7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 08:30
PA280032.JPG



La fusion entre la Caisse d’épargne et la Banque populaire, amorcée en janvier 2009, menace des milliers d’emplois. En Île-de-France et en Midi-Pyrénées, les Comités d’entreprise (CE) se sont mobilisés pour stopper la fusion. À Paris, le 31 juillet, la Cour d’appel a donné raison aux syndicats, mais le 27 octobre, le Tribunal de grande instance (TGI) les a déboutés.


Explications de Jean-François Largillière, secrétaire général de Sud Caisse d’épargne.


Quelle est l’origine de la fusion entre la Banque populaire et la Caisse d’épargne et quelles en sont les conséquences pour les salariés et les clients ?


En 1973, il y avait entre 350 et 400 caisses d’épargne. Il en reste aujourd’hui 17, après différentes restructurations qui se sont accompagnées de suppressions d’emplois.


En 2006, il existait encore une trentaine de Caisses d’épargne régionales. Cette même année, alors que Charles Milhaud (encore à la tête du groupe) rêvait de cotation en Bourse pour l’Écureuil, est alors apparu le projet Natixis2, créant une banque de financement détenue à parité entre les Banques populaires et la Caisse d’épargne.


Le rapprochement des deux groupes était déjà inscrit dans les objectifs patronaux.


La crise financière a servi de prétexte pour fusionner les deux groupes. Des PSE3 ont alors commencé à voir le jour dans les entreprises Caisse d’épargne. Depuis la création de la BPCE, le comité de groupe, représentant les personnels des deux banques, n’existent plus. Il est donc très difficile d’obtenir des informations sur les orientations stratégiques patronales.


Avant la création du groupe, on avait déjà commencé à tailler dans les effectifs. Sur 43 000 salariés de la Caisse d’épargne, 5 000 suppressions d’emplois étaient envisagées avant même la fusion. Les deux banques emploient 100 000 salariés et il faut s’attendre à plus de 10 000 suppressions de postes, une fois la fusion effective.


Dans un premier temps, les deux enseignes seront conservées, mais petit à petit les agences fusionneront pour réduire le nombre d’employés. La masse de travail sera ainsi répartie sur un personnel moins nombreux, ce qui détériorera évidemment les conditions de travail.


Le groupe a recruté Jean-Luc Vergne, co-responsable du plan social de PSA (qui a coûté 11 000 emplois) à la tête des ressources humaines. On sait pourquoi il vient... Les salariés sont écœurés par ce qu’on leur demande de proposer aux clients (forfaits, crédits revolving). Ils le font, pour garder leur boulot, pour bouffer, mais ils n’en sont pas toujours fiers, et cela crée de la souffrance. Et ce n’est pas propre à la Caisse d’épargne, ni aux banques.

Comment la contestation s’est-elle organisée ?


En Île-de-France, seuls Sud et la CGT Caisse d’épargne se sont mobilisés. En Midi-Pyrénées, Sud, CGT, CFTC et FO ont également voté une action en justice. Ailleurs, les syndicats ont simplement donné un avis, défavorable la plupart du temps. Mais légalement le patron n’était pas obligé d’en tenir compte.


Donc, la seule façon de retarder le processus de fusion, c’était considérer que les CE n’avaient pas été informés sur les conséquences sur l’emploi et les conditions de travail. Il n’y a eu aucune lisibilité, entreprise par entreprise, par rapport à ça. On a eu des réunions, on a été noyés par des kilos de papiers plus ou moins utiles, mais les vraies questions restent sans réponse.


Donc, on a utilisé la stratégie du report d’avis : tant que le CE n’a pas donné d’avis, le patron ne peut pas passer outre. Cela nous a donné du temps pour faire pression sur les patrons et mobiliser les salariés. Malheureusement, l’Unsa s’est mise d’accord avec la direction et, partout où elle était majoritaire, les CE ont donné un avis. En Île-de-France et en Midi-Pyrénées, Sud et la CGT étant majoritaires, les CE ont voté un report d’avis.

Quelles actions comptez-vous mener suite au jugement du TGI du 27 octobre ?


En Île-de-France, on a été débouté en première instance. Mais, en deuxième instance [le 31 juillet ndlr], on a eu un référé extraordinaire, qui conclut bien que les syndicats n’ont pas été consultés et que c’est la qualité des informations qui permet ou non au CE de se prononcer.


Les juges ont même condamné la direction à 100 000 euros d’astreinte par jour tant qu’elle ne consultait pas le CE avec les éléments manquants. La fusion BPCE n’était donc pas effective en Île-de-France. Mais la Caisse d’épargne de Paris a attaqué sur le fond au TGI, qui nous a déboutés. Il a jugé en fonction du poids de papiers et du nombre de réunions, à l’inverse de la première décision.


Aujourd’hui, on a deux jugements contradictoires et la fusion de la Caisse d’épargne peut se poursuivre. On fera certainement appel. En Midi-Pyrénées, les syndicats ont été déboutés une première fois et attendent l’appel du référé. Voilà où on en est juridiquement. L’action judiciaire peut être complémentaire des luttes, mais il ne faut pas se tromper, ce qui peut véritablement donner du pouvoir aux salariés, c’est le rapport de forces. Le juge se contente d’appliquer le droit.


Or, aucune loi ne permet à un juge d’interdire de licencier dans le cadre d’un PSE. Le droit social reculant tous les jours, aller au tribunal a ses limites. Le combat est ailleurs. Il faut réapprendre aux gens le sens du collectif, pour recréer le rapport de forces. C’est uniquement là-dessus qu’on arrivera à redonner une valeur sociale au code du travail.

1. Banque populaire Caisse d’épargne.
2. Banque de financement et d’investissement du groupe BPCE.
3. Plan de sauvegarde de l’emploi.


Propos recueillis par Gilles Pagaille.

Partager cet article
Repost0

Contactez le NPA du Finistère

 

faou

 

UNE-190.JPG

 

cgt-gg.jpg

 

affiche_Peillon_Fioraso_BAT_0_0.preview.jpg

 

encart npa taille normale

 

 

nukleel-nam-bo-ket.jpg

accueil
*

Brest

06 42 22 96 37

brest.npa@gmail.com

 

Quimper

06 59 71 42 21

quimper.npa@gmail.com
 

Le blog sur les

questions maritimes

L'autre grenelle de la mer

 

Le blog de solidarité avec

les camarades arabes

Revolution arabe 

 

fermoez-fesse.jpg

Recherche

Actions !

Pour plus de détails voir les liens: 

 

diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

sortir-copie-1.jpg


manifestants-hopital-SUD-copie-1


Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


foto2-205-ebf3f

 

Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

laniion.jpg

  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

anti-r-1-r-copie-1.jpg

 


robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

nddk.jpg

 

yy.jpg

 

st nnonon

 

grece.jpg