Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 11:28
«Le NPA ne veut pas faire le grand écart» (interview à Libération d'Olivier Besancenot)

Après avoir été dépassé par le Front de gauche (PCF et Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon) aux européennes, Olivier Besancenot a engagé le NPA dans une énième tentative unitaire à la gauche du PS. Il répond dans Libération à l’offre nationale arrêtée ce week-end par les communistes.

Le PCF a choisi de partir au premier tour des régionales avec le Front de gauche, sans le PS. En êtes-vous ?


On nous parle d’une offre nationale, mais c’est une politique à géométrie variable. On sait déjà qu’il y aura entre un tiers et la moitié des régions où le PCF ira avec le PS dès le premier tour. Ailleurs, ce seront des listes Front de gauche «élargies», mais la direction du PCF pose comme préalable la constitution de majorités de gestion avec le PS. Le PCF refuse ainsi la main tendue par une partie de la gauche radicale dont le NPA, pour privilégier ses accords avec les socialistes.


Jean-Luc Mélenchon semble prêt à y aller…


On a vu que Jean-Luc Mélenchon se dit partant, on verra. Mais s’il est sorti du PS pour se fixer pour objectif de reconstituer des majorités de gestion avec le PS, ça sert à quoi ?


Que proposez-vous, alors ?


L’offre du PCF n’étant pas acceptable, nous allons proposer demain soir la constitution de listes unitaires de la gauche radicale, indépendantes du PS dans toutes les régions.


En quoi votre projet est-il incompatible avec celui du PS ?


Deux exemples : proposer que des régions portent plainte pour détournements de fonds publics contre les entreprises qui licencient, cela permettrait au moins aux salariés de s’appuyer sur une jurisprudence. Je ne me vois pas aller voir des salariés licenciés pour leur dire qu’on va essayer de récupérer les subventions publiques touchées par leur boîte, et au même moment voter ses subventions dans les exécutifs.


On ne veut pas le faire, ce grand écart. On avait cru comprendre que le PCF non plus… Autre exemple : dans le cadre de la libéralisation totale du trafic des voyageurs, chaque région va devoir se prononcer sur la mise en concurrence des TER ; elles doivent poser un droit de veto.


Intégrer les exécutifs de gauche n’obligerait pas pour autant les élus du NPA à voter les décisions qui les dérangent…


Pour que nos élus aient leur liberté de parole, de proposition et de vote, nous pensons qu’il n’y a pas besoin d’être dans les exécutifs. La direction du PCF explique qu’elle a obtenu la gratuité des transports collectifs pour les chômeurs en Ile-de-France parce qu’elle était dedans. Nous leur avons rappelé qu’en Midi-Pyrénées, lors du mandat précédent, nos deux élus LCR avaient obtenu la même chose en lien avec les mouvements sociaux.


Estimez-vous avoir joué le jeu de l’unité ?


Après les européennes, on a constaté l’émergence d’un bloc de centre gauche autour du PS, Europe Ecologie et Modem. Ces trois courants jouent la concurrence au premier tour pour se disputer le leadership, mais n’insultent pas l’avenir. La discussion est de savoir si, à ce bloc de centre gauche, on oppose un bloc de la gauche radicale, fort de ses nuances et de sa diversité, mais qui assume son indépendance.


Encore une fois, on a l’impression que l’enjeu est de rejeter sur l’autre la responsabilité de la désunion…


L’unité de la gauche radicale, ce n’est pas une fois l’union avec le PS et une fois avec le NPA. J’espère que du côté du PCF ces discussions unitaires n’étaient pas des postures pour faire monter les enchères avec le PS.


N’allez-vous pas faire le jeu de la droite qui part unie ?


La droite part unie car une orientation, l’UMP, a su gagner l’hégémonie politique sur les autres courants. A gauche, certains peuvent se dire : ce qui se passe autour du Modem, d’Europe Ecologie et du PS sera le meilleur moyen de dégager Sarkozy.


C’est une illusion. Nous, nous avons intérêt à créer l’événement en disant : «Pour une fois, on s’assume ensemble, on s’affranchit de la tutelle du PS, et on aura des élus pour contester son hégémonie.» Qu’on ne nous dise pas que faire ça, c’est refuser de battre la droite : il y a des possibilités de «fusions démocratiques» qui respectent la proportionnelle au second tour. On demande un accord au PS sur cette base. Ce qui manque dans les régions aujourd’hui, c’est une bonne opposition de gauche.


Le NPA ne va-t-il pas jouer à gauche le jeu que le FN à longtemps eu à droite ?


Comme allié de la droite, on fait mieux… Si une partie de la gauche institutionnelle n’est pas capable de se remettre en cause et préfère se trouver des boucs émissaires, ce n’est pas de notre faute. Sur le fond politique, on nous traite de diviseurs. Les socialistes savent très bien se tirer dans les pieds tout seuls.


Electoralement, quand le PS et la gauche se portent bien comme aux dernières municipales, nous aussi. Et quand le PS descend, comme aux européennes, nous ne faisons pas une percée fracassante : 5% ! Ceux qui leur grappillent des voix sont du côté du Modem et d’Europe Ecologie.


On ne peut pas nous dire : «Vous êtes les diviseurs qui piquez des voix à la gauche, et vous vous êtes cassé la gueule aux européennes !» Qui a fait la démonstration à gauche qu’il était efficace pour battre Sarkozy ? Un peu d’humilité ! Le problème n’est pas de faire un coup électoral, mais de consolider un bloc anticapitaliste dans les années qui viennent.


Olivier Besancenot, ministre dans un gouvernement de gauche ?


J’entends 10 000 fois dire : «Olivier, avec ta grande gueule tu vas y aller et imposer tes idées.» Il faut expliquer que des accords de gestion, c’est tout sauf un mec qui met un coup de pression à un autre. Dans un exécutif régional ou national, il y a une orientation. Pas deux. On vote quotidiennement pour ou contre telle privatisation, telle subvention à la formation, à l’école privée…


Vous êtes anticapitaliste et n’engrangez pas sur la crise. Vos appels à la grève générale ont tourné court au printemps…


Certains nous avaient annoncé un grand boulevard pour les anticapitalistes au moment du congrès de formation du NPA, en pleine crise et après la première journée de grève générale.


Les mêmes nous expliquent aujourd’hui qu’on est morts et enterrés et que nos militants se sont barrés. La réalité est entre les deux : le NPA est une organisation qui compte 10 000 militants et s’est stabilisée dans une situation de reflux social et politique.


Si on veut éviter un second quinquennat de Sarkozy, il faut fragiliser sa politique maintenant. Je pense qu’on peut remporter une victoire contre la privatisation de la Poste.


Résistons ensemble face à la droite. Pendant dix ans, le PS a estimé que, pour être fréquentables dans les mobilisations sociales, il nous faudrait accepter d’aller dans un gouvernement avec Aubry, Bayrou et Cohn-Bendit. Ça n’a pas marché, tout le monde s’en mord les doigts. Résultat, à mi-mandat, Sarkozy n’a pas enregistré de défaite sociale majeure.


Par Matthieu Ecoiffier, le 27 octobre 2009.

Partager cet article
Repost0
29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 11:26
2276_image.jpg

La loi de finances qui vient d'être votée par les députés entérine les milliards de cadeaux faits aux patrons au détriment des travailleurs.


Le 23 octobre, les députés ont voté une surtaxe de 10 % sur le bénéfice des banques. Une blague ? Presque ! En réalité, la mesure est passée grâce au député UMP, Jean-François Lamour, qui s'est trompé de bouton...


La plaisanterie n'a pas duré longtemps, dès le lendemain Christine Lagarde, la ministre de l'Économie expliquait que le texte serait à nouveau soumis au vote lundi 26. Les représentants de la majorité, cette fois ne se sont pas trompés. Ils ont annulé cet amendement de l'opposition qui ne correspondait pas, c'est le moins qu'on puisse dire, à l'orientation de la loi de finances pour 2010.


«Une loi pour la compétitivité des entreprises», ainsi définie par le rapporteur général du budget, l'UMP, Gilles Carrez. Et, en effet, c'est bien dans l'intérêt des patrons que l'année 2010 va voir les finances de l'État plonger dans les abîmes du déficit. 114 milliards d'euros devrait manquer pour boucler la fin de l'année. À côté de cela, les 30 milliards d'euros du «trou» de la Sécu semblent bien peu de chose. Il est vrai que ceux-là sont plutôt dépensés dans l'intérêt des travailleurs, ce qui les rend insupportables au gouvernement.


La raison du déficit ? D'après Christine Lagarde, ce serait la crise qui est responsable d'une baisse de recettes fiscales. C'est indéniable, les entreprises ont provisionné des pertes pour 2009, qui se traduisent par une diminution de l'impôt sur les sociétés.


Mais fallait-il ajouter à cela la suppression de la taxe professionnelle qui va coûter 12 milliards à l'État1 ? La baisse de la TVA dans la restauration, qui n'a été répercutée ni dans les embauches, ni dans les salaires et à peine dans les additions, et qui grève encore le budget de l'État de 1,8 milliard d'euros ? Sans compter les dispositions concernant le crédit d'impôt recherche en faveur des entreprises (2,5 milliards), la loi Tepa avec ses «allègements» de droits de mutation sur les successions et donations (2 milliards de plus) et le bouclier fiscal qui permet aux riches d'économiser chaque année autour de 700 millions d'euros.


Et comme si cela ne suffisait pas, les députés se sont empressés de voter le 24 octobre un amendement du gouvernement exonérant les routiers et (partiellement) leurs donneurs d'ordre de la taxe carbone. Le manque à gagner pour l'État sera de 300 millions d'euros par an.


Mais au final, il faudra bien que la note soit payée. Et si Sarkozy clame haut et fort qu'il n'augmentera pas les impôts, ses sbires se cachent à peine pour expliquer que ce n'est que partie remise. Le gouvernement compte sur une légère croissance en 2010 pour rétablir la situation.


Mais comme l'écrit Gilles Carrez «L’idée fausse à combattre, enfin, est celle qui suppose que la dette nourrit la croissance à long terme et, ainsi, s’autofinance. […] Une fois la crise passée, il sera donc difficile, voire impossible, de ne pas prendre le chemin de l’ajustement budgétaire ». Autrement dit, l'austérité.


D'autant que les intérêts de la dette qui coûtait au budget 60 milliards en 2008 sont évalués à 80 milliards en 2012 ! Et cela sans compter le «grand emprunt», mesure des plus fumeuses, dont personne ne sait à ce jour ni son montant ni à quoi il va servir...


Pour revenir à une situation plus acceptable, notamment pour l'Europe, il faut couper dans les dépenses. Or contrairement à ce que clament les Sarkophiles, il n'est pas si facile de faire des économies.


Ainsi, la mesure phare de Sarkozy qui consiste à ne pas remplacer un fonctionnaire qui part à la retraite sur deux, ne rapporte que 500 millions d'euros par an. La suppression de plus de 37 000 postes de fonctionnaires (en équivalent temps plein), en 2010, ne permet de payer qu'un quart du cadeau fait aux restaurateurs, un 5e du crédit d'impôt recherche et à peine 1/24 de la taxe professionnelle !


Pour le gouvernement, il ne s'agit pas vraiment de faire des économies mais bien de façonner l'État et le budget dans le sens des vœux du Medef. Ainsi, 16 000 postes supplémentaires seront supprimés dans l'Éducation nationale, mais 863 personnes seront recrutées dans les prisons, ce qui correspond bien au régime de plus en plus répressif mis en place par les Hortefeux et autres Besson sous la houlette de leur patron.


Au final, le budget 2010 continue de faire payer aux travailleurs par le biais des coupes dans les services publics, mais également de la taxe carbone, les milliards offerts aux patrons et aux plus riches.


1. voir Tout est à nous ! n°25

Dominique Angelini

Partager cet article
Repost0
29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 11:23
9919_image.jpg

En annonçant, dès le 5 octobre, la mise à l’ordre du jour du projet de privatisation de La Poste au Sénat le 2 novembre, soit le lendemain de la votation citoyenne où près de 2,5 millions de personnes ont exigé le retrait du projet et un référendum, le gouvernement joue les gros bras.


De plus, affaibli par cette mobilisation citoyenne, il tente de passer en force en limitant le temps de débat parlementaire en utilisant la procédure accélérée.


Cette attitude de matamore est un formidable encouragement à amplifier la mobilisation. La situation reste toutefois compliquée avec une mobilisation populaire réelle mais un calendrier serré.


Il s’agit donc, en quelques semaines, de se donner les moyens d’obtenir une victoire sociale, une première depuis l’arrivée de Sarkozy à l’Élysée.


D’ores et déjà, le comité national contre la privatisation de La Poste organise des initiatives devant les bureaux de poste le 31 octobre et un grand rassemblement devant le Sénat le 2 novembre à 18 heures.


Il lance également « l’acte 2 » de la votation par une nouvelle initiative « J’écris au Président » dont l’objectif est d’adresser plus de 4 millions de cartes postales à Sarko lui rappelant les exigences exprimées le 3 octobre.


La réussite de cette campagne est essentielle, mais elle ne parviendra pas, à elle seule, à faire plier le gouvernement. Il est tout aussi indispensable que le rejet de la privatisation de La Poste s’exprime par une grande démonstration de rue.


C’est pourquoi une manifestation à caractère national doit être décidée au plus vite, avant son passage à l’Assemblée nationale le 14 décembre. Il s’agit certes d’un projet ambitieux mais réaliste.


L’engouement populaire qui s’est exprimé le 3 octobre ne peut et ne doit pas être déçu. Le comité national regroupe plus de 60 organisations, un engagement sans faille de tous doit être le gage de notre réussite.


Nous avons une victoire à portée de main, ne laissons pas passer cette chance !

Partager cet article
Repost0
29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 11:21


Après les maternités condamnées à être fermées si elles ne réalisent pas au moins 300 accouchements par an, ce sont maintenant les blocs opératoires qui devront fermer s'ils ne pratiquent pas au moins 1 500 interventions annuelles.

Sur les 1 075 établissements qui pratiquent des interventions chirurgicales, 182 sont en deçà de ce seuil et devraient fermer leurs portes. Le prétexte invoqué est le même que pour les maternités : « En-deçà, il existe une absence globale de qualité et une perte de chances pour le patient. »

Et l'histoire n'est pas nouvelle, puisque voilà trois ans que le ministère de la Santé est attelé à la tâche de fermer des blocs opératoires, au prétexte de la « qualité des actes » et de la « sécurité des malades ». Seule différence, en 2006, pour le ministre de l'époque Xavier Bertrand, le couperet était à 2 000 interventions annuelles, aujourd'hui il est à 1 500. Mais, au-delà du seuil choisi, c'est bel et bien la restructuration des établissements hospitaliers à la sauce rentabilité qui est visée.

Près des deux tiers des interventions chirurgicales sont assurées par le privé, où il faut pouvoir acquitter des dépassements d'honoraires souvent exorbitants, quand ce n'est pas les dessous de table.

Mais public et privé n'assurent pas les mêmes types d'interventions : c'est le public qui assure les opérations lourdes, tandis que dans la plupart des cas le privé fait du chiffre et s'enrichit avec des appendicites et autres prothèses de hanche.

Alors que, dans de nombreuses villes petites et moyennes, il n'est déjà plus possible de se faire opérer dans le public, cela ne va pas s'améliorer car les 182 menaces de fermeture concernent plus du quart des blocs du secteur public, contre 9 % de ceux des cliniques privées. Les fermetures de blocs vont encore allonger les délais d'interventions pour tous ceux qui doivent être opérés dans le public.

Et elles vont augmenter le nombre de fermetures de maternités car, quand un bloc ferme dans un hôpital, les anesthésistes disparaissent et, avec eux, les possibilités d'accouchement.

Les arguments sur « la qualité des actes » et « la sécurité des malades » sont des faux-semblants. Bien sûr qu'il vaut mieux un plateau pourvu des équipements les plus performants pour une intervention lourde mais, pour la plupart des accidents quotidiens, il faut des hôpitaux de proximité permettant d'intervenir au plus vite, sans avoir à parcourir une longue distance au cours de laquelle le problème peut se transformer en drame.

Et puis, si les salles d'opération de certains hôpitaux publics sont aujourd'hui sous-utilisées, c'est faute de personnel, faute d'embauche et aussi parce que des chirurgiens, après avoir appris leur métier dans le public, l'abandonnent pour des cliniques privées où ils peuvent facturer des dépassements d'honoraires pratiquement sans limite qui leur assurent les revenus dont ils rêvent.

Non ce n'est ni « la qualité des actes » ni « la sécurité des malades » qui sont en jeu, mais la politique d'économies du gouvernement, la guerre qu'il a décidé de mener pour diminuer les investissements de l'État dans les services publics et, entre autres, à l'hôpital.

Comme à Die, où la mobilisation des salariés et des usagers a permis le maintien de la maternité en dépit de la décision des technocrates à la solde du gouvernement, c'est la mobilisation qui permettra d'imposer le maintien des hôpitaux de proximité dont la population a besoin.
Partager cet article
Repost0
29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 11:19


Trois semaines après le début, le 12 octobre, de la grève des salariés sans papiers pour leur régularisation, ils sont plus de 4 000 en grève sur 44 piquets de grève à Paris et en banlieue.

Les médias évoquent très peu cette importante grève et Eric Besson, ministre de l'Immigration, et le gouvernement s'obstinent à refuser la régularisation à ces salariés qui travaillent, cotisent et vivent ici.

Par contre, le patronat commence à s'inquiéter du développement de ce mouvement. La Fédération nationale des travaux publics, fédération patronale dirigée par Bouygues et Vinci-Construction, dont le siège à Paris (8e arrondissement) est occupé par 650 sans-papiers du bâtiment, a demandé à la centaine d'employés qui y travaillent de ne plus venir. Et les patrons du bâtiment viennent de déposer un deuxième référé devant le tribunal de grande instance de Paris pour réclamer l'expulsion des grévistes.

Ce même tribunal vient d'ordonner, le 24 octobre, l'expulsion des grévistes qui occupaient l'agence d'intérim Synergie, rue de Rome (9e arrondissement). Les 280 grévistes évacués par la police se sont aussitôt répartis dans d'autres agences d'intérim. Aujourd'hui ce sont plus de mille intérimaires qui sont en grève, regroupés dans onze agences.

Dans d'autres entreprises, les patrons n'hésitent pas à recourir eux-mêmes à la violence. À la Centrale d'Emballage à Morangis (Essonne) ou à TFN, entreprise de nettoyage à Paris (19e), ils ont envoyé des vigiles et des chiens pour tenter de briser les grèves.

Malgré cela, le mouvement continue de s'étendre, aidé par des régularisés du mouvement de 2008. 45 travailleurs sans papiers occupent le siège de la Sogeres (groupe Sodexo, restauration collective) à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Depuis le dimanche 25, le restaurant Georges, au 6e étage du musée Beaubourg, est occupé par des employés sans papiers de la restauration.

Cette occupation a entraîné la fermeture du restaurant, ce qui met en rage les propriétaires, les frères Costes, qui crient à « la prise d'otages ». Et parmi les nouvelles occupations signalons, le vendredi 23 octobre, celle des locaux du Medef de l'Est parisien à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) par une quarantaine de travailleurs sans papiers chinois, ce qui est nouveau dans ce mouvement. Délogés le jour même par la police, ils ont rejoint d'autres piquets de grève.

Le ministère de l'Immigration a reçu deux fois des représentants des syndicats et des associations qui coordonnent cette grève, mais pour le moment il n'a pas cédé.

Tous ces salariés en grève réclament simplement leurs droits. Le gouvernement doit les régulariser. Travailleurs français-immigrés, solidarité !
Partager cet article
Repost0
29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 11:17


Besson prétend, en lançant encore une fois un pseudo-débat sur « l'identité nationale », « faire baisser l'exclusion » et « améliorer le vivre-ensemble ». Cela ne manque pas de sel, pour un ministre qui se fait remarquer par son acharnement à traquer les immigrés en situation irrégulière et qui confirme qu'il continuera les expulsions !

En fait, entamer ce genre de débat veut dire réactiver la ligne de démarcation entre les « Français » et les autres, donc d'un côté conforter l'exclusion et de l'autre tabler sur les préjugés racistes et xénophobes qui ne demandent qu'à se développer en temps de crise.

C'est aussi tenter encore une fois de faire croire qu'il existerait une communauté d'intérêts entre tous les Français, quelle que soit leur classe sociale. Et c'est là la plus grande duperie pour les travailleurs.

Quelle communauté d'intérêts peut-il y avoir entre la famille Michelin ou la famille Peugeot, et les ouvriers qu'ils mettent au chômage par centaines ? Quelle communauté d'intérêts y a-t-il eu entre les « deux cents familles » et les travailleurs qu'elles ont envoyés sur les champs de bataille de deux guerres mondiales pour sauver « la France », c'est-à-dire la France des capitalistes ?

En France comme ailleurs, la classe ouvrière s'est formée des multiples vagues « d'immigrés », généralement victimes, en particulier dans les périodes de crise, de l'hostilité des premiers arrivés. Et cette hostilité a toujours été soigneusement entretenue par les patrons, que ces « immigrés » aient été, au fil des siècles, bretons, auvergnats, italiens, polonais, espagnols, maghrébins ou d'Afrique noire.

Leur cohésion et leur communauté d'intérêts, les travailleurs les ont forgées par leurs luttes pour améliorer leur sort, quelle qu'ait été leur nationalité. C'est dire que non seulement ce problème de « l'identité nationale » n'est pas le leur, mais que cette notion est un véritable poison, alors que la vraie force de la classe ouvrière est de dépasser les clivages nationaux et les frontières.
Partager cet article
Repost0
29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 11:12


La majorité a voté le 23 octobre l'introduction de la taxe carbone dans le projet de budget de l'État pour 2010 par 42 voix contre 16.

 Le fait que des sondages aient confirmé l'impopularité de cette nouvelle taxe à la consommation n'est peut-être pas étranger au fait qu'un grand nombre de députés de droite se soient trouvé autre chose à faire lors de cette séance et qu'un député UMP des Côtes-d'Armor ait voté contre.

Mais des députés PS et Verts se sont relayés pour proposer des amendements pour, disaient-ils, « améliorer » le texte du gouvernement, sans le remettre en cause et en en admettant le principe.

« Nous entamons aujourd'hui un débat sur le renforcement de la fiscalité écologique : ne boudons pas notre plaisir », a proclamé le député PS Jean Launay.

 Quant à Yves Cochet, ancien ministre Vert du gouvernement Jospin, il a veillé « à ce que cette taxe ait un effet réellement incitatif et soit de nature à modifier les comportements, ainsi que le souhaite d'ailleurs le président Sarkozy lui-même ».

 S'il s'est démarqué du président de la République, c'est qu'il aurait souhaité une taxation double de celle qui a finalement été retenue. « On fait porter aux gouvernements futurs en 2020 la responsabilité d'annoncer une très forte augmentation », s'est inquiété ce député Vert.

Par avance, la ministre de l'Économie Christine Lagarde lui avait répondu que, dans un premier temps, il s'agissait de rendre cette taxe « acceptable ».

 Ainsi, pour son lancement, la taxe carbone sera compensée en 2010 par une diminution d'impôts (ou la remise d'un chèque, pour ceux qui n'en paient pas), censée être d'un montant équivalent à ce qu'un ménage « moyen » aura payé comme taxe carbone pour l'essence et pour son chauffage.

 Mais les salariés contraints d'utiliser leur véhicule pour se rendre au travail, ou pour faire leurs courses du fait de la disparition de commerces de proximité, paieront la taxe carbone plus souvent qu'à leur tour.

 Et ils n'ont pas forcément non plus la possibilité, en tant que locataires, et en tout cas pas les moyens financiers de choisir leur mode de chauffage.

De tels soucis ne risquent pas d'affecter les actionnaires des grandes surfaces. Dans le projet de loi, il était prévu que les Carrefour, Ikea et autres donneurs d'ordres prennent en charge la taxe carbone sur la marchandise qui leur est livrée, mais le gouvernement a fait voter un amendement qui les dispense totalement de cette charge financière.

 Comme quoi, la taxe carbone est bien une taxe à la consommation des classes populaires, aussi injuste que les impôts indirects.
Partager cet article
Repost0
29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 11:07


Vendredi 23 octobre, les députés étaient appelés à voter sur un amendement à la loi de finances 2010 soumis par un député du PS. Il proposait que, vu les bénéfices que les banques annonçaient en dépit de la crise, l'impôt sur les bénéfices leur soit relevé de 10 % pour l'année prochaine. Cet amendement était adopté par l'Assemblée nationale, 44 députés ayant voté pour, et 40 contre.

Ce vote déclencha la panique dans les rangs du gouvernement, où l'on a aussitôt parlé de faire revoter les députés. La ministre de l'Économie Christine Lagarde n'était pas la dernière à le réclamer, elle qui avait déjà fait valoir son opposition à une telle mesure « qui plomberait le système bancaire français ». Rien que ça !

Par chance, un député de la majorité, Jean-François Lamour, a vite fait savoir qu'il s'était trompé de bouton au moment du vote électronique et qu'il voulait en fait voter contre cet amendement... bien que, au moment de la discussion, il soit intervenu pour le défendre. Un exemple sans doute des contradictions de l'esprit humain...

Lundi 26 octobre, un nouveau vote de l'Assemblée a donc eu lieu, puisque la procédure le prévoit lorsqu'il y a des « erreurs », et cette fois-ci le vote est allé dans le sens voulu par le gouvernement.

 Dans le même ordre d'idées, les amendements remettant en cause le bouclier fiscal, et qui rognaient un peu les cadeaux faits aux plus riches, sont passés à la trappe.

Les banques françaises affichent des bénéfices insolents, qui leur permettent de rembourser dès à présent les sommes avancées il y a un an par le gouvernement et de verser des bonus à leurs traders.

 Elles traversent la crise sans y laisser de plumes, alors que c'est la spéculation financière à laquelle elles se livrent qui en est à l'origine. Mais pour le gouvernement, il n'est pas question de les obliger à prendre sur leurs super-profits afin qu'ils servent à colmater le déficit public. Parler de servilité à l'égard des puissances d'argent, c'est encore trop faible.

Partager cet article
Repost0
29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 11:05


Les terres agricoles sont de plus en plus des objets de spéculation : 10 millions d'hectares ont été vendus en 2008 et, selon l'International Land Coalition, qui regroupe des ONG et des agences intergouvernementales, 30 millions d'hectares auraient fait l'objet de négociations au premier semestre 2009, l'équivalent de la surface cultivable de la France.

Des multinationales de l'agro-alimentaire achètent des terres, des industriels, comme Hyundai ou Daewoo, s'y intéressent aussi. Daewoo peut ainsi exploiter la moitié des terres arables de Madagascar, 1,3 million d'hectares - l'équivalent de la moitié de la Belgique - qui lui ont été louées, et pour quatre-vingt-dix-neuf ans, contre des emplois et des infrastructures.

De grandes banques lorgnent aussi sur ce qui, à leurs yeux, devient des « valeurs refuges ». La Deutsche Bank et Goldman Sachs ont investi dans l'élevage en Chine.

Bien évidemment, ces terres agricoles ne sont pas achetées pour y produire de quoi nourrir les populations. Elles serviront à produire pour le marché international, celui qui est solvable.

Ainsi ces terres pourront être utilisées à cultiver de quoi produire des biocarburants, ou bien des roses en plein désert, comme c'est le cas en Éthiopie, où la production de roses destinées aux pays riches est dans les mains d'une entreprise néerlandaise, FloraHolland. Quant aux populations pauvres, qui auront peut-être été expropriées de ces terres pour en permettre le rachat, elles pourront mourir de faim dans le bidonville voisin.

Partager cet article
Repost0
29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 11:04



Aux États-Unis, au moment où le projet de réforme de la couverture maladie voulue par Obama est en discussion au Congrès, un drame, illustrant le pouvoir des compagnies d'assurance sur la santé et même la vie des malades, a été à nouveau rappelé par les médias à l'attention du public. Le fait, remontant à près de deux ans, est bien une preuve de plus qu'il faut changer le système. Voici comment le bimensuel trotskiste américain The Spark le rappelle dans son numéro 856 de fin octobre.



Alors qu'une jeune fille de 17 ans se mourait de leucémie dans le centre médical de l'université de Californie à Los Angeles, son assurance médicale, Cigma, a refusé de donner son accord pour une greffe du foie dont les médecins disaient que c'était la seule chance de la sauver.

Sa famille et ses amis ainsi que des membres de l'Association des infirmières de Californie ont manifesté leur indignation en direction du siège de la compagnie d'assurances à Glendale, en Californie.

Confrontée à la publicité déplorable que cette décision lui valait, la compagnie a finalement changé d'avis et autorisé la greffe... mais trop tard : la jeune fille est morte cette nuit-là, le 20 décembre 2007.

Dix mois plus tard la famille subit un second choc, lorsqu'un juge de Los Angeles rejeta leur plainte contre Cigma comme injustifiée, en affirmant qu'un arrêt de la Cour Suprême de 1987 protège les assurances fournies par les employeurs lorsqu'elles entraînent des dommages sur des personnes et même lorsqu'elles leur coûtent la vie. Cet arrêt affecte 132 millions de personnes qui ont une assurance médicale fournie par leur employeur.

L'un des porte-parole de Cigma, qui a fini par quitter la compagnie, dégoûté d'avoir eu à gérer l'image de celle-ci au moment du drame, a expliqué que « les assureurs ont une grande latitude pour refuser l'accès aux soins sans craindre de représailles ou de conséquences financières ».

Les compagnies d'assurance, qui recherchent le profit maximum, tuent des milliers de personnes chaque année en leur refusant l'accès à des soins vitaux, avec l'appui du gouvernement et de la justice.

Les différents projets de loi discutés au Congrès n'y changeront rien, car ils laissent une large brèche que les compagnies d'assurance pourront exploiter. Ainsi, bien que ces projets de prétendue réforme obligent les compagnies d'assurance à assurer toute personne, quel que soit son état de santé, ces même compagnies seront toujours libres de refuser des soins à qui elles veulent. Et les patients n'auront toujours pas le droit de contester ces refus devant la justice, même s'il s'agit d'un cas de vie ou de mort !

Avec la prétendue réforme dont va accoucher le Congrès américain, la population aura donc l'obligation de s'assurer, mais les assureurs n'auront pas l'obligation de payer les soins !
Partager cet article
Repost0

Contactez le NPA du Finistère

 

faou

 

UNE-190.JPG

 

cgt-gg.jpg

 

affiche_Peillon_Fioraso_BAT_0_0.preview.jpg

 

encart npa taille normale

 

 

nukleel-nam-bo-ket.jpg

accueil
*

Brest

06 42 22 96 37

brest.npa@gmail.com

 

Quimper

06 59 71 42 21

quimper.npa@gmail.com
 

Le blog sur les

questions maritimes

L'autre grenelle de la mer

 

Le blog de solidarité avec

les camarades arabes

Revolution arabe 

 

fermoez-fesse.jpg

Recherche

Actions !

Pour plus de détails voir les liens: 

 

diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

sortir-copie-1.jpg


manifestants-hopital-SUD-copie-1


Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


foto2-205-ebf3f

 

Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

laniion.jpg

  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

anti-r-1-r-copie-1.jpg

 


robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

nddk.jpg

 

yy.jpg

 

st nnonon

 

grece.jpg